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	<title>Archives des Nations unies - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Nations unies - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Guerres, hégémonies et génocides &#124; Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Salah Bourjini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘Une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ est le titre des mémoires de l'ambassadeur Salah Bourjini. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/14/guerres-hegemonies-et-genocides-les-memoires-de-lambassadeur-salah-bourjini/">Guerres, hégémonies et génocides | Les mémoires de l’ambassadeur Salah Bourjini</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘Mémoires d&rsquo;une époque de guerres, d’hégémonies et de génocides (1943/2025)’’ (Editions Nirvana, Tunis, 2026) est le titre que le Docteur Salah Bourjini, ancien ambassadeur des Nations Unies, a choisi pour l’ouvrage de mémoires où il évoque ses cinquante ans de <strong><em>carrière diplomatique </em></strong>dont environ trente ans aux Nations Unies. </em></strong></p>



<p><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-18633974"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure>
</div>


<p>L’auteur ayant&nbsp;servi&nbsp;de 1981 à 2010 comme Représentant coordonnateur des Nations Unies dans&nbsp;un Irak en&nbsp;pleines guerres&nbsp;au Koweït post-libération,&nbsp;en Libye sous Kadhafi&nbsp;et en Algérie sous Ben Jedid, et&nbsp;comme&nbsp;directeur&nbsp;des Programmes pour le développement&nbsp;dans les pays arabes au siège&nbsp;du Pnud&nbsp;à New York, son ouvrage paraît dans&nbsp; le contexte&nbsp; géopolitique international&nbsp;très tendue, marqué par la guerre russe contre l’Ukraine, la guerre israélienne contre Gaza et la guerre américano-israélienne contre l’Iran&nbsp;avec&nbsp;leurs répercussions&nbsp;sur la paix et la sécurité dans le monde. &nbsp;</p>



<p>Fort de l’expérience&nbsp; qu’il avait&nbsp;acquis durant&nbsp;plusieurs années en étant aux premières loges de cette région&nbsp;chaude du Moyen-Orient et du Golfe, souvent instable, qui plus est à des périodes cruciales de son histoire, l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;nous mène dans un voyage&nbsp;géopolitique extrêmement&nbsp;mouvementé au cours duquel avait&nbsp;été&nbsp;quotidiennement&nbsp;sur le qui-vive&nbsp;et aux prises&nbsp;avec&nbsp;des situations difficiles, aussi bien&nbsp;dans&nbsp;ses contacts dans les hautes sphères&nbsp;aux Nations Unies à New-York&nbsp;qu’en accomplissant des missions&nbsp;dans ces pays, qui dépassaient&nbsp;souvent, et&nbsp;de loin, celles&nbsp;d’un ambassadeur&nbsp;en poste en période ordinaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dans les arcanes de la politique moyen-orientale &nbsp;</h2>



<p>Sur&nbsp;une distance de quelques 500 pages, l’auteur en consacre&nbsp;environ les&nbsp;deux-tiers pour&nbsp;l’Irak, le Koweït et la Libye, décrivant&nbsp;avec&nbsp;force&nbsp;détails&nbsp;les situations&nbsp;dramatiques&nbsp;vécues&nbsp;dans ces pays&nbsp;par suite de guerres meurtrières, d’embargos économiques, de pénuries&#8230; en raison de la&nbsp;piètre&nbsp;gestion&nbsp;des affaires publiques&nbsp;par les différents gouvernements.&nbsp;</p>



<p>A&nbsp;la lecture&nbsp;de&nbsp;cet&nbsp;ouvrage&nbsp;passionnant,&nbsp;le lecteur découvre les&nbsp;expériences, à la fois excitantes et frustrantes, vécues&nbsp;par&nbsp;l’auteur lors de ses immersions diplomatiques dans les méandres de la politique au Moyen-Orient,&nbsp;se fait&nbsp;une&nbsp;idée&nbsp;de ses&nbsp;multiples&nbsp;contacts&nbsp;avec&nbsp;les dirigeants&nbsp;de&nbsp;ces&nbsp;pays, les nombreuses&nbsp;contraintes&nbsp;auxquelles&nbsp;il avait fait face, parfois au&nbsp;risque de sa vie, en temps&nbsp;de guerre&nbsp;et sous les&nbsp; bombardements, tout comme&nbsp;les efforts déployés&nbsp;par ses services pour&nbsp;aider ces&nbsp; pays&nbsp;à se relever&nbsp;en dépit&nbsp; des contextes&nbsp;extrêmement&nbsp;difficiles qu’ils ont traversés.</p>



<p>Le lecteur&nbsp;se fait également&nbsp;une idée&nbsp;de la manière dont les puissances occidentales, États-Unis en tête,&nbsp;traitent&nbsp;les gouvernements&nbsp;de ces pays, en bafouant souvent le droit international qu’elles appliquent à la tête du client.&nbsp;</p>



<p>L’auteur, qui décrit&nbsp;de manière objective&nbsp;les difficultés endurées&nbsp;par ces pays&nbsp;en en identifiant les responsables,&nbsp;préfère souvent laisser&nbsp;le&nbsp;lecteur&nbsp;se faire sa&nbsp;propre idée&nbsp;sur&nbsp;les causes objectives des multiples drames vécues&nbsp;par ces pays, se gardant&nbsp;d’en imputer&nbsp;les responsabilités aux seules grandes puissances.</p>



<p>Il n’omet, toutefois, pas de souligner que pour ces grandes puissances, les pays du Moyen-Orient ne valent&nbsp;que par&nbsp;leurs ressources naturelles, invitant&nbsp;au passage ces pays à tirer&nbsp;un meilleur profit&nbsp;de leur position géopolitique&nbsp;pour&nbsp;faire entendre leurs&nbsp;voix dans le nouvel&nbsp;ordre&nbsp;international en cours de construction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du Kef à New York en passant par Tunis</h2>



<p>Fort de son extraordinaire expérience internationale, appréciée et reconnue, l’ambassadeur Bourjini développe des réflexions pertinentes sur&nbsp;l’évolution de la situation&nbsp;politique&nbsp;en Tunisie&nbsp;au lendemain&nbsp;des changements&nbsp;survenus après le 14&nbsp;janvier 2011, tenant&nbsp;la&nbsp;classe&nbsp;politique&nbsp;post-révolution, toutes&nbsp;tendances confondues et plus particulièrement les Islamistes, pour responsable&nbsp;des déboires&nbsp;et échecs&nbsp;de la Tunisie au cours des douze dernières années, notamment dans&nbsp;le domaine&nbsp;économique.&nbsp;</p>



<p>Le diplomate&nbsp;consacre&nbsp;également&nbsp;plusieurs&nbsp;pages&nbsp;au&nbsp;drame&nbsp;palestinien, qualifiant&nbsp;de génocide&nbsp;les destructions massives et les souffrances inhumaines infligées par&nbsp;Israël aux Palestiniens&nbsp;depuis le 7&nbsp;octobre 2023, face à une communauté internationale&nbsp;sinon complice du moins passive et impuissante. &nbsp; &nbsp;</p>



<p>Les analyses&nbsp;et appréciations de&nbsp;l’ambassadeur&nbsp;Bourjini&nbsp;sont à la fois pertinentes et équilibrées, frappées du sceau de l’honnêteté et de la sagesse. Elles font&nbsp;de&nbsp;son livre une référence pour celles et ceux, historiens, journalistes, diplomates, étudiants, qui&nbsp;veulent mieux connaître&nbsp;les arcanes de la politique étrangère&nbsp;des grandes puissances, le rôle&nbsp;des Nations Unies&nbsp;et les conditions d’avènement&nbsp;d’un&nbsp;nouvel ordre&nbsp;international&nbsp;dont personne&nbsp;ne&nbsp;pourra&nbsp;pour l’heure&nbsp;entrevoir clairement les contours.</p>



<p>Les mémoires de l’ambassadeur Bourjini consacrent également des chapitres à ses débuts&nbsp;dans sa ville natale le Kef à laquelle il&nbsp;est resté toujours attaché.</p>



<p>Né dans&nbsp;une Tunisie&nbsp;en lutte pour son indépendance dans une famille militant dans les rangs du Parti destourien,&nbsp;il s&rsquo;était rapidement investi en politique en s’activant au sein de l’Uget. Muni d&rsquo;une licence de mathématiques,&nbsp;il a pu&nbsp;rejoindre les États-Unis d’Amérique où il&nbsp;avait obtenu son doctorat en économie. Il a cependant préféré rejoindre la Tunisie&nbsp;où&nbsp;il avait été conseiller des ministres du Plan&nbsp;et de l’Economie du temps d’Ahmed Ben Salah et&nbsp;Chedly Ayari, puis directeur adjoint de la coopération multilatérale au ministère des Affaires étrangères&nbsp;entre 1975 et 1980,&nbsp;et professeur d’économie et planification à la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis. A ce titre, il était en charge de la préparation,&nbsp;en coopération avec les départements ministériels concernés,&nbsp;des dossiers de la coopération multilatérale et avait représenté&nbsp;la Tunisie dans des dizaines de conférences internationales.&nbsp;</p>



<p>Cet ouvrage relate la vie et l’œuvre d’un homme d’expérience,&nbsp;généreux&nbsp;dans l’effort et dévoué aux autres, qui&nbsp;a toujours&nbsp;servi la Tunisie et les Nations-Unies, avec discrétion et efficacité, comme tour diplomate qui se respecte, ce qui lui a valu&nbsp;les félicitations&nbsp;de nombreuses personnalités&nbsp;internationales, qui lui ont rendu&nbsp;hommage et, à travers lui, à son pays&nbsp;et à peuple.&nbsp;</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>ONU-Tunisie &#124; Un partenariat renouvelé pour les objectifs de développement durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 19:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[ministère de l’Économie]]></category>
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		<category><![CDATA[société civile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Nations Unies en Tunisie et le ministère de l&#8217;Economie et de la Planification ont officiellement lancé le troisième rapport national volontaire de la Tunisie. Plus qu’un simple bilan sur l’emploi, l’environnement et les inégalités, ce document s’impose comme une boussole stratégique pour orienter les futures priorités nationales. L&#8217;événement, organisé le 31 mars 2026 à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Nations Unies en Tunisie et le ministère de l&rsquo;Economie et de la Planification ont officiellement lancé le troisième rapport national volontaire de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18576471"></span>



<p>Plus qu’un simple bilan sur l’emploi, l’environnement et les inégalités, ce document s’impose comme une boussole stratégique pour orienter les futures priorités nationales.</p>



<p>L&rsquo;événement, organisé le 31 mars 2026 à Tunis, a réuni institutions publiques, secteur privé et société civile autour d&rsquo;une ambition commune : bâtir un développement plus inclusif.</p>



<p>Lors de son intervention, Rana Taha, Coordinatrice Résidente des Nations Unies en Tunisie, a insisté sur trois piliers essentiels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Transformer ce rapport technique en résultats concrets sur le terrain.</li>



<li>Proposer des mesures mesurables et durables face aux incertitudes mondiales.</li>



<li>Rappeler qu’aucun acteur ne peut réussir seul ; la synergie entre l’État et le secteur privé est la clé de cette transition.</li>
</ul>



<p>Les échanges ont ainsi mis en lumière le rôle central du secteur privé et de la société civile, notamment à travers des pratiques responsables, pour accélérer la transition vers un développement durable.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le crépuscule du droit international ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/18/le-crepuscule-du-droit-international/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 06:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il fut un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Ce temps est-il aujourd'hui révolu ? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le premier jour de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, une école de jeunes filles a été bombardée. Plus de 175 victimes. Des enfants, des adolescentes, des vies brisées avant même d’avoir commencé. Ce drame, à lui seul, dit beaucoup plus que de longs discours : lorsque l’école devient une cible, c’est que les règles censées limiter la guerre ont déjà cessé d’exister.</em></strong> <em>(Photo : L’école primaire de filles à Minab (Iran) bombardée le 28 février 2026 par des frappes aériennes américaines).</em></p>



<p><strong>Khemaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18477716"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" style="width:199px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il fut pourtant un temps où les nations prétendaient soumettre la guerre à des règles. Après les catastrophes du XXᵉ siècle, le monde avait tenté d’ériger un rempart juridique contre la barbarie. Avec la création de l’Organisation des Nations Unies et l’adoption des conventions de Genève, l’humanité avait voulu croire qu’il était possible d’imposer des limites à la violence des États. Même dans la guerre, disait-on, certaines lignes ne devaient jamais être franchies.</p>



<p>Certes, ce système n’a jamais été parfait. Les grandes puissances l’ont souvent contourné, et le droit de veto au Conseil de sécurité a régulièrement paralysé les institutions censées le défendre. Pourtant, malgré ses failles, il existait au moins un langage commun : celui du droit, qui permettait de nommer les crimes, de protéger les civils et de rappeler que la force ne devait pas être l’unique loi des relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un édifice qui vacille</h2>



<p>Aujourd’hui, ce fragile édifice semble vaciller. Le véritable vaincu de cette guerre n’est pas seulement l’une des parties engagées sur le terrain : c’est le droit international lui-même. Non pas parce qu’il est violé — il l’a souvent été dans l’histoire — mais parce que sa violation se déroule désormais presque sans conséquence politique. Lorsque les règles sont bafouées sans que les institutions censées les défendre puissent agir, ce ne sont pas seulement des principes abstraits qui s’effondrent : c’est la crédibilité même de l’ordre international.</p>



<p>Tout cela survient à peine quelques mois après le génocide des Palestiniens de Gaza et la destruction barbare de leurs villes, de leurs villages et de leurs camps. Ceux qui s’attendaient à un réveil des consciences découvrent avec stupeur que, pour beaucoup de bien-pensants en Occident, les préoccupations du moment semblent ailleurs : le prix du pétrole, l’état des marchés ou l’organisation des prochaines vacances.</p>



<p>Le Moyen-Orient apparaît ainsi comme un véritable cimetière du droit international. Les principes élaborés au fil de décennies semblent y perdre leur force normative, comme si les tragédies du passé n’avaient rien appris au monde.</p>



<p>La responsabilité morale de cette faillite pèse particulièrement sur les puissances qui s’étaient proclamées gardiennes de cet ordre. La première puissance mondiale, longtemps présentée comme l’architecte et le garant de cet équilibre juridique, donne aujourd’hui le sentiment d’avoir failli à cette mission. Lorsque le défenseur proclamé des règles semble lui-même prêt à les relativiser, le message envoyé au reste du monde est redoutable : pourquoi respecter un droit que ceux qui l’ont façonné paraissent eux-mêmes disposés à contourner ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La loi de la jungle</h2>



<p>Le danger est immense. Si le droit international cesse d’être perçu comme une norme contraignante, il ne restera bientôt qu’un instrument politique, invoqué lorsque cela arrange et oublié lorsque cela gêne. Dans un tel monde, les États les plus puissants imposeront leur volonté, tandis que les plus faibles n’auront d’autre choix que l’alignement ou la résistance désespérée.</p>



<p>Ce serait alors le retour à ce que l’histoire a connu de plus sombre : un système international dominé par la force brute, où la diplomatie ne serait plus qu’un masque posé sur la loi de la jungle.</p>



<p>La question posée par cette guerre dépasse donc de loin le théâtre des combats. Elle engage l’avenir même de l’ordre mondial : le droit international peut-il encore limiter la violence des États, ou n’est-il déjà plus qu’une illusion fragile, survivant dans les discours mais vaincue dans les faits ?</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FCcred35Uz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/">Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le droit international est désormais une épée aux mains des puissants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/05/le-droit-international-est-desormais-une-epee-aux-mains-des-puissants/embed/#?secret=4hanX0PSmM#?secret=FCcred35Uz" data-secret="FCcred35Uz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><em><br></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pedro Sánchez, voix de la sagesse dans un Occident devenu fou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 10:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
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		<category><![CDATA[Pedro Sánchez]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'espagnol Pedro Sánchez apparaît aujourd'hui comme l'unique voix de la sagesse dans un Occident devenu fou. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pedro Sánchez est aujourd’hui l’unique voix de raison dans une Europe qui a vendu son âme aux fomenteurs de guerres et de génocides israélo-américains,  une Europe en perdition et qui se fait sans cesse humilier par Donald Trump et Benjamin Netanyahu.</em></strong></p>



<span id="more-18434381"></span>



<p>Le Premier ministre socialiste espagnol est le seul à faire entendre sa différence dans une Europe <em>«incapable»</em> de critiquer les méthodes de ce le tandem diabolique qui sème le feu et la mort dans un Moyen-Orient à la dérive, et qui risque de déstabiliser dangereusement le monde.</p>



<p>Sánchez a été jusque-là le seul dirigeant européen à dénoncer l’attaque israélo-américaine en Iran, au nom du respect du droit international, en se démarquant, une nouvelle fois, de ses partenaires sur le Vieux Continent.</p>



<p>Qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien, du financement de l’Otan,&nbsp;du Venezuela ou, plus récemment, de l’Iran, le Premier ministre espagnol adopte régulièrement un discours très opposé à celui du président américain<strong>.</strong></p>



<p>Pour Sánchez, la&nbsp;guerre&nbsp;menée par les États-Unis et Israël depuis le 28&nbsp;février est <em>«irresponsable»</em>, <em>«illégale»</em> et <em>«contrevient aux règles du droit international»</em>. C’est pourquoi l’Espagne n’y contribuera pas, a-t-il expliqué, considérant que les agissements israélo-américains,&nbsp;<em>«qui n’ont bénéficié ni du soutien des Nations unies ni même de celui du Congrès américain»,&nbsp;</em>auront des&nbsp;<em>«conséquences imprévisibles pour la planète».</em></p>



<p>Suite aux menaces du président américain Donald Trump de rompre les relations commerciales avec Madrid en raison de sa position sur le conflit, M. Sánchez a déclaré, lors d’une allocution télévisée à la nation, ce mercredi 4 mars 2026&nbsp;: <em>«C’est ainsi que commencent les grandes catastrophes de l&rsquo;humanité. On ne peut pas jouer avec le destin de millions de personnes.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/04/pedro-sanchez-voix-de-la-sagesse-dans-un-occident-devenu-fou/">Pedro Sánchez, voix de la sagesse dans un Occident devenu fou</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Chronique d’un monde en perte d’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:26:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[écocide]]></category>
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		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous constatons aujourd'hui une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lorsqu’on porte la réflexion sur notre époque, on ne peut que constater une recrudescence dans la perte des qualités essentielles qui définissent l’humanité. Il y a en effet un écroulement des stratégies d’inhibition des pulsions par l’éducation et l’humanisme. Et quand le masque tombe, on découvre que l’homme est un loup pour l’homme, pour emprunter la célèbre phrase de Thomas Hobbes, mais avec une technologie de destruction massive</em></strong>.</p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18348105"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La <em>«perte de l’humain»,</em> à travers les guerres, les catastrophes et les manipulations diverses répandues, a mené à une rupture avec la normalité et à une remise en question de la nature humaine.</p>



<p>Le génocide de Gaza, les conflits armés au Soudan, au Yémen, en Ukraine, en Birmanie (Myanmar)… témoignent de l’horreur et de la déshumanisation qui marquent la mémoire collective. Le <em>«mal du siècle»</em> est souvent lié aux intérêts financiers, à l’armement de plus en plus sophistiqué et dévastateur&nbsp;; il reflète aussi une aversion de la vie, une forme de perte d’essence humaine face au monde dit <em>«moderne»</em>.&nbsp;</p>



<p>Même la technologie, censée être un élément de progrès, risque de devenir un facteur potentiel de <em>«perte de l’humain»</em> en raison de l’utilisation excessive des smartphones, des réseaux sociaux et des jeux en ligne qui entrainent une dépendance, altèrent la communication naturelle et affectent les relations interpersonnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Technologie et perte de l’humain</h2>



<p>L’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le chômage, à titre d’exemple, est une réalité en pleine accélération. Les données récentes confirment des vagues de licenciements ciblées et une transformation structurelle profonde du marché du travail.</p>



<p>La progression de l’automatisation et de l’IA soulève des questions sur la place de l’humain dans le marché du travail et la société, et sur la nécessité de trouver un équilibre pour que ces outils aident l’humain sans le remplacer.&nbsp;Aucun progrès technologique (IA, biotechnologies) ne devrait être imposé sans un débat démocratique sur son utilité sociale et son impact humain, ce n’est pas une fatalité subie. L’abus démesuré et dévié de technologie risque aussi de saturer la cognition par un excès d’informations comme par la désinformation, impactant potentiellement l’attention, le raisonnement et la mémorisation.</p>



<p>La société dite <em>«moderne»</em> façonne de plus en plus nos comportements à travers des normes et ses attentes, mais elle contribue aussi à la <em>«perte de l’humain»</em> lorsque les structures sociales s’opposent à la nature et créent des tensions entre les exigences sociales et l’essence naturelle de l’être humain. Dans un monde complexe, l’indifférence envahissante face aux enjeux éthiques et politiques entraine à une chute de l’humain vers la bestialité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Erosion du droit et impunité</h2>



<p>Le constat de l’érosion du droit international et de l’impunité croissante des dirigeants reflète la crise profonde de l’ordre mondial actuel, souvent décrite comme une amplification dans le recours à la <em>«loi du plus fort»</em>.</p>



<p>Les mécanismes de justice internationale, bien qu&rsquo;essentiels, font face à une hostilité accrue de la part des États dominants et de leurs apparentés. Les leçons du passé sont oubliées. Le droit international est fréquemment bafoué lors de conflits armés, entrainant des bilans humains tragiques. La crise de la Cour Pénale Internationale (CPI) en est une illustration. Bien que la CPI ait franchi des étapes historiques en émettant des mandats d’arrêt contre des dirigeants en exercice (comme Benjamin Netanyahou en 2024), son efficacité dépend largement de la coopération des États. Elle est souvent critiquée pour une application perçue comme <em>«à géométrie variable»</em>, ménageant parfois les puissances.</p>



<p>Finalement, on peut dire sans exagérer que <em>«les masques sont tombés»</em> au cours des premières décennies de ce siècle. Cette expression résonne aujourd’hui avec une amertume particulière. Elle marque la fin des faux-semblants diplomatiques et l’entrée dans une ère de réalisme brutal et infernal. Quand les institutions internationales sont paralysées et que les discours sur les <em>«droits de l’homme»</em> ne correspondent plus aux actions sur le terrain, on assiste à plusieurs ruptures majeures. La fin de l’hypocrisie civilisationnelle s’impose désormais à notre esprit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Double standard et indignation sélective</h2>



<p>Après la seconde guerre mondiale, l’ordre international s’était appuyé, approximativement, sur un langage universel de paix et de droit. Aujourd’hui, le masque des <em>«droits de l’Homme»</em> ou de la <em>«défense de la démocratie»</em> tombe pour révéler le double standard, l’indignation sélective selon l’identité des victimes ou des agresseurs. Le pur rapport de force commande à travers la reconnaissance que, pour certaines puissances, le droit n’est qu’un outil rhétorique qu’on utilise contre ses ennemis et qu’on ignore pour soi-même.</p>



<p>Ce véritable retour à l’état de nature révèle une forme de <em>déshumanisation décomplexée</em>. Les dirigeants ne cherchent même plus à nier les crimes ou à s’excuser, ils les justifient par la <em>«nécessité sécuritaire»</em> ou la <em>«survie nationale»</em>. L’impunité devient une stratégie de communication : montrer qu’on peut enfreindre la loi internationale sans conséquences est une démonstration de puissance. La contamination a touché les systèmes politiques nationaux avec le brutal envahissement du populisme, des autoritarismes, des dictatures…</p>



<p>On a longtemps cru que le commerce mondial et les traités techniques suffiraient à <em>«civiliser»</em> les rapports entre États. Le voile de la raison économique s’est défait face au retour des idéologies radicales, de la vengeance et du mépris de la vie humaine. Cette situation crée un sentiment de vertige, celui de vivre dans un monde où les garde-fous n’étaient pas plus que du papier. La question qui se pose alors est de savoir ce qui reste. Est-ce le chaos total, ou la possibilité de reconstruire quelque chose de vrai, d’humain, débarrassé des truquages ?</p>



<p>Pour sortir de la logique du <em>«gain par tous les moyens»</em> et restaurer une dignité humaine bafouée, il ne suffit plus d’ajuster le système international, il faut en réviser les axiomes fondamentaux. Cette refondation repose sur trois piliers : la primauté du vivant sur le profit, une démocratie reconstituée et une éthique de la responsabilité globale. Il s’agit d’une révision systémique basée sur des principes humanistes en inversant la hiérarchie des normes : le vivant avant le chiffre. </p>



<p>Le monde actuel est régi en principe par le <em>«droit commercial»</em> et surtout par la finance. Nous sommes passés d’une économie de production à une économie de marchés financiers, où la valeur d’une entreprise dépend souvent plus de ses algorithmes et de sa capitalisation boursière que de sa main-d’œuvre réelle. Une révision humaniste placerait la dignité humaine et la préservation de la biosphère au-dessus de la liberté débridée dans les échanges commerciaux au profit de plus puissants. </p>



<p>Il est vital de réhabiliter le concept d’économie sociale et solidaire à l’échelle globale. Le succès d’un État ou d’une entreprise ne devrait plus être mesuré par le PIB ou le bénéfice, mais par des indicateurs de bien-être, de santé mentale et d’empreinte écologique. Il conviendrait de déclarer l’eau, l’air, la santé et l’éducation comme <em>«biens communs de l’humanité»</em>, les rendant inaccessibles à la spéculation et au profit privé.</p>



<p>La démocratie représentative actuelle est en pleine crise, car elle est souvent captée par des lobbies économiques et par une manipulation corruptive des élections vidées de leurs principes. La remettre à niveau nécessite un droit de regard sur la nature du progrès, Concernant les dirigeants, il est impératif de créer une réelle responsabilité pénale et politique pour ceux d’entre eux dont les choix bafouent délibérément les droits fondamentaux ou l’avenir des générations futures.</p>



<p>Pour que les masques ne tombent pas sur un vide juridique, le droit international doit évoluer en réformant le Conseil de Sécurité de l’Onu, en supprimant le droit de veto en cas de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité. Aucun État ne devrait être juge et partie. Aussi, faudrait-il renforcer la compétence universelle des tribunaux pour que les crimes financiers et environnementaux majeurs (écocides) soient poursuivis avec la même rigueur que les génocides et les crimes de guerre.</p>



<p>L’éducation des jeunes générations doit servir comme <em>«Éveil à l&rsquo;Altérité»</em>, une remise à niveau qui doit être culturelle avant d’être législative. Le système éducatif actuel forme des <em>«producteurs»</em>, hypothétiquement performants. Une réforme appropriée éduquerait des <em>«citoyens»</em> capables de pensée critique, d&#8217;empathie et de coopération. La philosophie et l’éthique seraient enseignées dès le plus jeune âge comme des outils de navigation essentiels, pour que la science sans conscience ne soit plus la norme.</p>



<p>Dans un monde lancé à toute vitesse vers l’inconnu, la sagesse consiste à savoir faire escale. Marquer un temps d’arrêt. Le gain par tous les moyens a créé un monde riche en objets mais pauvre en sens. Une approche réfléchie et apaisée propose de choisir la tempérance et le respect non comme des contraintes, mais comme les conditions de notre survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une économie de la mesure</h2>



<p>Pourquoi ne pas établir une Charte des Principes pour une Gouvernance Humaniste et Durable à travers la primauté de la Dignité sur la Rentabilité&nbsp;? Aucune décision économique ou politique ne peut être justifiée si elle entraine la déshumanisation d’un individu ou d’un groupe (esclavage moderne, conditions de travail dégradantes, sacrifice de populations au nom de la croissance). L’accès aux besoins fondamentaux (eau, nourriture, logement, santé) est un droit inaliénable qui doit être garanti hors des lois du marché. Le PIB serait remplacé par des indicateurs mesurant le niveau de santé mentale, l’accès à la culture, la qualité du lien social et la régénération de la biodiversité comme Indicateurs de Progrès Humain.</p>



<p>Il s’agit, par ailleurs, de concevoir une Démocratie de la Conscience et de la Transparence, pour tout grand projet technologique ou industriel, une <em>«Convention Citoyenne»</em> disposant d’un droit de blocage ou de refus si l’impact humain ou environnemental est jugé irréversible. Tout outil d’intelligence artificielle ou algorithme influençant l’opinion publique ou les choix de vie devrait être auditable, neutre et soumis au contrôle éthique citoyen.</p>



<p>Il est primordial de réfléchir ensemble à l’établissement d’une économie de la mesure et de la transmission, plafonnant l’accumulation, par la mise en place d’un écart maximal de revenus au sein d’une même organisation afin de restaurer le sentiment de destin commun. La spéculation financière à haute fréquence serait remplacée par un soutien massif aux investissements de <em>«transmission»</em> (éducation, infrastructures durables, recherche fondamentale non-orientée). Le droit international doit s’appliquer de manière universelle. Aucun État, quelle que soit sa puissance militaire ou financière, ne peut s’extraire des traités de protection des droits humains.</p>



<p>La création d’une instance juridique en tant que tribunal de l’Écocide et des Crimes Économiques pouvant juger les entités (États ou multinationales) dont les activités détruisent les conditions de vie sur terre, ainsi que le bannissement strict de toute technologie de guerre capable de donner la mort.</p>



<p>La mise en œuvre de cet éventail d’options permettrait d’opérer le passage de la conception à la pratique, ce qui nécessite une <em>«bascule de la légitimité»</em>. Cela signifie que les citoyens devront cesser de reconnaitre comme légitimes les entités qui violent ces normes.</p>



<p>Souvent, ce que les cyniques qualifient d’ingénuité ou de candeur est en réalité de la lucidité : choisir de croire en une possibilité meilleure, c’est refuser de laisser les chiffres et la fatalité dicter l’horizon. C’est un acte de résistance.</p>



<p>* <em>Ecrivain. </em></p>
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		<title>‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari &#124; Au cœur des crises qui façonnent le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 07:42:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Ghita El Khyari]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Onu]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ghita El Khyari est autrice ayant travaillé près de vingt ans au sein des Nations Unies, expérience qu’elle transpose dans ses romans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-negociatrice-de-ghita-el-khyari-au-coeur-des-crises-qui-faconnent-le-monde/">‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari | Au cœur des crises qui façonnent le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>‘‘La Négociatrice’’, premier roman de <a href="https://www.ghitaelkhyari.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghita El Khyari</a>, mêle fiction et faits géopolitiques réels. New York s’éveille sous une tempête de neige. Les rues glissent, les trottoirs deviennent boueux. Alya Nasser avance à grands pas, enveloppée dans son manteau. Les Uber refusent, elle persiste. Manhattan est silencieux, figé dans un hiver immaculé. Elle serre son badge, le rend visible, franchit les portiques de l’Onu. Chaque regard est indifférent, chaque mouvement calculé.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18183452"></span>



<p>Dans le bureau de Noah, petit et nerveux, la tension est palpable. Trois points à respecter : reconnaissance, contexte, information cruciale. Alya écoute, prend note. Chaque mot compte, chaque silence pèse. Le vrai enjeu ne se cache jamais dans les phrases simples, mais dans ce qui reste implicite.</p>



<p>À 45 ans, Alya a dédié sa vie à la diplomatie. Kaboul, Birmanie, Haïti : des crises mondiales suivies de nuits courtes et de jours sans repos. Son appartement à New York est minimaliste, rationnel : café, repas commandés, rapports annotés. La vie personnelle passe après l’urgence des conflits. Pourtant, Alya vit pour ces moments : l’adrénaline d’être au centre, la certitude que ses décisions influencent des vies et le destin du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre intime, diplomatie et géopolitique</h2>



<p>Genève l’attend. La Syrie, théâtre d’une guerre civile depuis 2011. Alliances fragiles : Union européenne, États-Unis, Russie, Turquie, Iran. Chaque rencontre, chaque mot devient un fil tendu entre diplomatie et survie humaine. C’est là qu’elle rencontrera Alexeï, son homologue russe. Rivalité et attraction se mêlent. L’invasion de l’Ukraine brouille la frontière entre intime et géopolitique.</p>



<p>Alya connaît la solitude et la discipline. Bureau froid, gris, lumière filtrée, East River argenté au loin. Téléphones qui vibrent, messages qui s’accumulent. Chaque minute est une décision, chaque geste un calcul. Elle suit les crises, alerte ses équipes, prépare ses briefings, relit ses rapports. Elle anticipe, mesure, pèse. Tout est chronométré, millimétré, calibré pour que rien n’échappe à sa vigilance.</p>



<p>Noah, ancien supérieur à Kaboul, désormais chef du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix, structure ses briefings en trois points : premièrement, la reconnaissance ; deuxièmement, le contexte ; troisièmement, l’information cruciale. Avec lui, Alya apprend à lire entre les lignes, à anticiper les pièges et à protéger sa stratégie face à l’intensité du monde.</p>



<p>La diplomatie n’est pas une abstraction. Chaque conflit, chaque accord, chaque parole prononcée peut modifier le cours des événements. Alya s’y plonge avec une discipline quasi militaire. Elle sait que le poids de la responsabilité repose sur ses épaules et que les décisions qu’elle prend affectent des milliers de vies.</p>



<p>La pandémie de Covid-19 a transformé les espaces de travail. Les bureaux sont froids, impersonnels. Mais Alya s’y adapte. Chaque détail, du bruit des flocons sur le pavé au reflet argenté de l’East River, lui rappelle l’urgence et la fragilité des situations qu’elle doit gérer. Elle avance, seule mais jamais isolée, soutenue par une connaissance intime des crises et une détermination sans faille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un thriller humain et politique</h2>



<p>Alya Nasser devient le miroir d’un monde où la diplomatie et la vie personnelle s’entrelacent, où chaque choix est un risque et chaque mot une arme. Le lecteur traverse New York et Genève, suit les négociations syriennes et ressent la tension de la diplomatie mondiale.</p>



<p>La fiction prend ici la dimension d’un thriller humain et politique. Les alliances sont fragiles, les enjeux immenses, les relations ambiguës. Alya Nasser incarne cette réalité : fragile et puissante à la fois, vulnérable et indispensable. Chaque décision peut bouleverser le cours des événements, chaque silence est porteur de conséquences.</p>



<p>Ghita El Khyari offre une plongée inédite dans le quotidien des diplomates et des fonctionnaires internationaux. Elle raconte la diplomatie non pas comme une abstraction, mais comme un art de précision, où émotions, stratégies et enjeux humains se croisent. Alya avance, et le lecteur avance avec elle, au rythme des négociations, des urgences et des dilemmes. Chaque page respire l’adrénaline et l’intelligence de la décision.</p>



<p><a href="https://www.ghitaelkhyari.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ghita El Khyari</a> (née en 1983 au Maroc) est autrice et ancienne diplomate. Elle a travaillé près de vingt ans au sein des Nations Unies, expérience qu’elle transpose dans ses romans, explorant les coulisses de la diplomatie et des organisations internationales. Son premier roman suit une négociatrice de paix en Syrie confrontée à un dilemme personnel, et son second, en cours, met en scène une jeune femme dans le monde humanitaire et le Forum de Davos. Ghita El Khyari a vécu dans plusieurs pays et réside aujourd’hui en région parisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/la-negociatrice-de-ghita-el-khyari-au-coeur-des-crises-qui-faconnent-le-monde/">‘‘La Négociatrice’’ de Ghita El Khyari | Au cœur des crises qui façonnent le monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Soudan &#124; Des héros de l’ombre au cœur du génocide</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/soudan-des-heros-de-lombre-au-coeur-du-genocide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 10:48:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[FSR]]></category>
		<category><![CDATA[Kordofan-Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Omar El-Béchir]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur du conflit contemporain le plus brutal, des Soudanais risquent leur vie pour apporter nourriture et médicaments aux civils.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/soudan-des-heros-de-lombre-au-coeur-du-genocide/">Soudan | Des héros de l’ombre au cœur du génocide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au cœur du conflit contemporain le plus brutal, des milliers de Soudanais risquent quotidiennement leur vie pour apporter nourriture, médicaments et soutien psychologique à des millions de civils. Ces héros de l’ombre restent méconnus et sont surtout très peu soutenus. Le manque de reconnaissance à leur égard est également flagrant. Ils ont été parmi les nominés pour le prix Nobel de la paix mais ne l’ont pas reçu malgré l’énorme courage et la bravoure dont ils font preuve dans le conflit le plus sanglant du monde. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18163993"></span>



<p>Le correspondant du journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2025/dec/24/sudan-war-volunteers-emergency-response-rooms-aid-food-medicine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> Mark Townsend a mis en lumière dans une enquête ces héros de l’ombre, les présentant comme contribuant à l’une des initiatives humanitaires les plus audacieuses et efficaces dans un contexte d’une guerre qui fait rage depuis le 15 avril 2023 et qui a transformé le pays en théâtre de la pire crise humanitaire mondiale. </p>



<p>Dans une guerre interminable où les lignes de front sont mouvantes et avec l’effondrement des institutions étatiques, ce réseau de solidarité locale s’est imposé comme la seule alternative capable de fournir nourriture, soins médicaux et soutien psychologique à des millions de Soudanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Femmes et enfants victimes de viol</h2>



<p>L’enquête inclut des témoignages directs de volontaires, telle Amira, qui se sont infiltrés dans les zones contrôlées par les Forces de soutien rapide (FSR) pour venir en aide aux femmes et aux enfants victimes de viol, au péril de leur vie.</p>



<p>Chaque matin, Amira franchissait clandestinement la ligne de front mouvante dans l’État du Kordofan-Nord, au centre du Soudan, pour pénétrer en territoire contrôlé par les FSR, un groupe paramilitaire responsable d’innombrables crimes de guerre et génocide, durant le conflit dévastateur qui ravage le pays.&nbsp;</p>



<p>Les deux camps la considéraient avec suspicion. <em>«J’étais constamment interrogée»</em>, a confié Amira au journal britannique avant d’ajouter : <em>«J’étais surveillée tous les jours et même lorsque j’allais au marché, on me demandait d’où venait l’argent»</em>.</p>



<p>Townsend estime que dans ce climat de peur et de méfiance, le Soudan, confronté à la pire crise humanitaire au monde, a offert l’une des histoires les plus inspirantes de l’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’action humanitaire devenue extrêmement dangereuse</h2>



<p>À travers ce vaste pays, des antennes de cellules de crise ont vu le jour, créées par de simples citoyens soudanais pour fournir nourriture et soins médicaux vitaux à des millions de personnes. Amira n’osait même pas révéler à sa mère son appartenance à ce réseau.</p>



<p>Le journaliste explique que l’action humanitaire au Soudan est devenue extrêmement dangereuse, et pourtant, le réseau des cellules de crise s’est développé pour compter quelque 26 000 volontaires œuvrant dans 96 des 118 districts du pays, apportant une aide à plus de 29 millions de personnes soit plus de la moitié de la population.</p>



<p>Le <em>Guardian</em> décrit ce réseau comme unique par sa capacité à transcender les clivages ethniques et régionaux et à gagner la confiance des communautés locales, ce qui en fait un élément crucial du maintien d’une certaine cohésion sociale dans un pays ravagé par la guerre.</p>



<p>Cependant, cette même efficacité a fait des volontaires des cibles directes pour les belligérants. Selon le rapport, au moins 145 volontaires ont été tués, tandis qu’un nombre indéterminé a été arrêté ou a disparu en raison du manque de communication dans de vastes régions du pays. Les volontaires sont également soumis à la torture, aux passages à tabac et à des accusations de partialité politique.</p>



<p>À l’échelle internationale, l’enquête du <em>Guardian</em> révèle un paradoxe frappant. Bien qu’étant l’organisation la plus efficace et la moins coûteuse sur le terrain par rapport aux agences des Nations Unies, les Cellules de réponse d’urgence (CRU) souffrent d’une grave pénurie de financement.</p>



<p>Selon <em>The Guardian</em>, ces cellules ont reçu moins de 1% de l’aide internationale totale allouée au Soudan. La suspension de l’aide américaine a exacerbé la crise, laissant les CRU avec un déficit financier de 77%. Cette situation a entraîné la fermeture de centaines de cuisines communautaires qui permettaient d’éviter une famine généralisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin d&rsquo;aides et non de compliments </h2>



<p>Townsend note dans son rapport que la visite de représentants des CRU à Londres et leur rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères constituent une reconnaissance politique significative de leur courage. Cependant, les volontaires insistent sur le fait que leur véritable besoin est une protection et un financement direct et non des éloges.</p>



<p>Le journaliste britannique ajoute que les CRU ont été nominées cette année pour le prix Nobel de la paix mais, à la surprise de nombreux acteurs humanitaires, elles ne l’ont pas obtenu. Toutefois, les volontaires sont restés imperturbables. <em>«On veut juste aider»</em>, a déclaré Jamal, l’un d’eux.</p>



<p>Il convient de noter que la création de ces services d’urgence est attribuée aux Comités de résistance, apparus lors des manifestations populaires contre le régime d’Omar El-Béchir et qui ont joué un rôle déterminant dans sa chute en avril 2019.</p>



<p>Face à la mobilisation populaire en faveur d’un pouvoir civil durant la période de transition, et malgré la répression croissante et les attaques ciblées contre les manifestants, des initiatives médicales d’urgence temporaires ont vu le jour pour soigner les blessés. Ces initiatives ont constitué le noyau initial des services d’urgence, menées par de jeunes hommes et femmes, pour la plupart membres des Comités de résistance, dans le but d’apporter une aide à leurs communautés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qp8FCFSiUY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=kzOvZ0yg8M#?secret=qp8FCFSiUY" data-secret="qp8FCFSiUY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘L’heure des prédateurs’’ &#124; Quand le chaos devient stratégie mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 07:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Giuliano da Empoli]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Giuliano da Empoli décrit la nouvelle brutalité du pouvoir et raconte un monde dérégulé et en pleine recomposition. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/11/lheure-des-predateurs-quand-le-chaos-devient-strategie-mondiale/">‘‘L’heure des prédateurs’’ | Quand le chaos devient stratégie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em>Le monde bascule. </em></strong>Dans ‘‘L’heure des prédateurs’’ (Gallimard, avril 2025), Giuliano da Empoli décrit cette nouvelle brutalité du pouvoir. Ancien conseiller politique et observateur des coulisses du pouvoir, l’auteur italien adopte la voix d’un «scribe aztèque» pour raconter un monde en pleine recomposition. Sobriété du style, images frappantes, alertes morales : chaque page est un miroir tendu à notre époque : «Aujourd’hui, l’heure des prédateurs a sonné et partout les choses évoluent d’une telle façon que tout ce qui doit être réglé le sera par le feu et par l’épée.» (</em></strong><em>Photo F. Mantovani © Gallimard).</em></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-18074128"></span>



<p>Pour Da Empoli, le chaos n’est plus un accident. Il devient stratégie. Les dirigeants actuels l’utilisent pour fragiliser les adversaires, neutraliser les oppositions et renforcer leur pouvoir. Les purges spectaculaires, les coups médiatiques et les démonstrations de force ne sont plus des accidents, mais des instruments de domination.</p>



<p>Mohammed ben Salmane, lors de la fameuse opération au Ritz-Carlton de Riyad, en est l’exemple parfait. L’auteur décrit comment les autocrates contemporains orchestrent le désordre pour s’assurer que tous les autres acteurs suivent leur rythme, une leçon que les démocraties occidentales ont peine à comprendre&nbsp;: <em>«Comme dans le cas de Moctezuma, la docilité des gouvernants n’a pas suffi : les conquistadors modernes ont progressivement imposé leur empire.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Onu, théâtre d’ombres</h2>



<p>Le parallèle avec l’histoire aztèque est frappant : les puissants du monde contemporain, face aux <em>«conquistadors de la tech»</em> et aux nouveaux autocrates, se retrouvent souvent paralysés, incapables de prendre des décisions efficaces.</p>



<p>À New York, au siège des Nations unies, la diplomatie multilatérale semble dépassée. Entre chefs d’État, conseillers et gardes du corps, chaque délégation croit être au centre du monde. L’auteur décrit la scène avec une précision presque clinique : des hommes fatigués, des dialogues codés, des protocoles absurdes, et l’impression que personne ne contrôle rien&nbsp;: <em>«Même les Tuvalu. Même le Timor oriental. Vous commencerez à comprendre pourquoi les Nations unies ne peuvent pas fonctionner. Mais peut-être aussi pourquoi nous ne pouvons pas nous en passer.»</em></p>



<p>Dans ce microcosme global, le chaos n’est pas accidentel : il reflète la transformation profonde du pouvoir mondial, où les règles classiques de la diplomatie vacillent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les nouveaux «conquérants» : tech et IA</h2>



<p>Les seigneurs de la tech ne se contentent pas d’accompagner les mutations du pouvoir : ils redéfinissent les règles du jeu. Les plateformes numériques structurent l’information et façonnent la société. L’intelligence artificielle, outil promis à l’avenir, échappe déjà aux régulations classiques.</p>



<p>Da Empoli insiste sur la fracture entre ceux qui créent les règles et ceux qui les subissent. Les géants du numérique évoluent dans un univers parallèle, parfois en décalage total avec les sociétés qu’ils transforment. Dans ce contexte, le chaos devient calculé, voulu et revendiqué.</p>



<p>Pour le Sud global, le message est clair : rester passif est dangereux. Les pays du Maghreb et de la Méditerranée subissent les secousses des stratégies des prédateurs&nbsp;: <em>«Les guerres régionales, la dépendance énergétique, les migrations forcées et les pressions technologiques sont autant de conséquences directes des stratégies des ‘prédateurs’.»</em></p>



<p>Comprendre ces dynamiques est vital. La stabilité régionale dépend de la capacité à anticiper les mouvements de puissances plus grandes, mais aussi à développer des stratégies propres, capables de protéger les sociétés locales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Livre court, avertissement puissant</h2>



<p>Les dirigeants locaux ne peuvent plus se contenter de suivre les règles dictées par d’autres : ils doivent comprendre les logiques du pouvoir mondial et réagir avec lucidité.</p>



<p>Avec seulement 176 pages, L’heure des prédateurs propose une grille de lecture du présent et un avertissement pour l’avenir. La lucidité de Da Empoli est celle d’un Machiavel moderne, capable d’analyser la stratégie des puissants, tout en gardant une hauteur morale qui invite à la réflexion.</p>



<p>L’écriture, vive et imagée, rend accessibles des concepts complexes : le chaos, l’instabilité planifiée, la montée de l’IA et la domination des géants du numérique. Chaque anecdote – de l’Onu à Riyad, en passant par les interactions entre dirigeants – illustre un monde où le désordre est instrumentalisé.</p>



<p>Comment protéger la démocratie, la paix et la justice dans une ère où le chaos est volontaire ? Da Empoli n’offre pas de solution clé en main. Son essai agit comme un signal d’alarme. Comprendre les logiques de domination, observer les forces à l’œuvre et se préparer devient déjà une forme de résistance.</p>



<p><em>‘‘L’heure des prédateurs’’</em> est plus qu’un essai politique : c’est un miroir tendu à notre époque, une alerte nécessaire face à la brutalité du réel.</p>
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		<title>Le Maghreb face à des vents contraires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/30/le-maghreb-face-a-des-vents-contraires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 11:03:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Sahara Occidental]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2026 s’annonce chaude, notamment pour l'Algérie, la Libye et la Tunisie, qui doivent faire face à des vents contraires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/30/le-maghreb-face-a-des-vents-contraires/">Le Maghreb face à des vents contraires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’année 2026 s’annonce chaude pour le régime algérien qui devra faire de grandes concessions sur des thèmes légitimateurs comme la Palestine et le Sahara occidental, sous les pressions conjuguées des Etats-Unis et des Nations unies. Face à ces vents contraires, la Tunisie serait bien avisée d’entamer la nouvelle année avec un regain de perspicacité et de dextérité politique sur les plans intérieur et extérieur. Explications…</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18005476"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Alors que les Etats-Unis d’Amérique renforcent leur présence au Maroc en la doublant d’une initiative diplomatique internationale visant à mettre fin à ce que de plus en plus de chancelleries considèrent comme une campagne de déstabilisation régionale menée par l’Algérie sous couvert de la prétendue République Sahraouie, la Russie et la Chine se désengagent progressivement de cette campagne désormais considérée subversive et laissent le régime algérien seul face un étau militaro-diplomatique marocco-occidental.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déconvenues diplomatiques</h2>



<p>Il est utile de noter qu’outre l’accumulation des déconvenues diplomatiques au Brics et au Nations unies, en plus de l’épisode révélateur de la libération de Boualem Sansal, la fin du mandat non permanent de l’Algérie au Conseil de Sécurité le mois prochain coïncide avec l’ultimatum de 60 jours dicté par le président Trump pour la conclusion pacifique de la question du Sahara Occidental que la résolution 2797 du Conseil de Sécurité a préconisé dans le cadre de la souveraineté marocaine (5 mentions dans le texte officiel de cette résolution).</p>



<p>Ce, en plus de l’arrivée à partir du 1<sup>er</sup> janvier 2026, en tant que membres non permanents du Conseil de Sécurité, du Bahreïn, du Liberia et du Congo, réfractaires à la fiction d’une république sahraouie.</p>



<p>Il n’est pas à exclure que le processus de partition de la Libye déjà engagé de facto ne soit confirmé <em>de jure</em> pour être suivi à terme par l’Algérie qui malgré ses richesses n’a pas réussi à ériger les fondements d’un Etat national et d’une union de destin entre les régions qui la constituaient avant sa création en un Etat fédéré par la grâce de l’empire colonial français.</p>



<p>La plus grande réceptivité occidentale de la cause indépendantiste kabyle ainsi que les péripéties et les retombées de la proclamation le 14 décembre prochain de l’indépendance de la Kabylie risquent d’accentuer l’onde de choc qui secoue déjà l’Algérie au risque d’entamer un processus d’éclatement et de retour au statut et aux frontières précoloniaux. Les précédents du Soudan, de l’Irak, de la Libye et de la Syrie sont à cet égard édifiants et doivent constituer un avertissement.</p>



<p>L’année 2026 s’annonce chaude pour un régime algérien qui devra faire de grandes concessions sur des thèmes légitimateurs comme la Palestine (l’ambassadeur algérien à Washington et ancien ministre des Affaires étrangères ne cesserait de dire aux responsables américains que son gouvernement serait ouvert à toute option concernant le conflit israélo-palestinien, sous-entendant la normalisation avec Israël et l’adhésion aux accords d’Abraham) et le Sahara occidental avec peut-être même dans la foulée son versant oriental avec tous les remous que cela susciterait au sein de l’armée et de l’opinion publique algériennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">ingérences et interférences</h2>



<p>La Tunisie qui a déjà son lot de problèmes socio-économiques et de divergences de plus en plus aiguës de vues avec ses partenaires occidentaux, serait bien avisée d’entamer la nouvelle année avec un regain de perspicacité et de dextérité politique et diplomatique afin de se donner les moyens de naviguer avec le minimum de dégâts dans les eaux de plus en plus troubles et agitées vers lesquelles les vents semblent pousser l’Afrique du Nord et peut être même l’Europe entière.</p>



<p>En dépit des divergences de vues et des griefs réciproques, chaque Tunisien est appelé à mettre de côté les différences pour consolider le front intérieur et bâtir une entente même minimale afin de couper court aux interférences et ingérences étrangères de toute part en vue de prémunir notre pays des effets de la tempête qui se profile à l’horizon qui s’assombrit à vue d’œil.</p>



<p>Si la récente libération de Me Sonia Dahmani et les démarches visant à signifier le refus des autorités tunisiennes de toute ingérence étrangère dans ses affaires intérieures sont des prémices positives, elles gagneraient en crédibilité et en efficacité si elles étaient généralisées d’un côté aux autres prisonniers d’opinion ou, faute d’un consensus sur les motifs de leur inculpation, ceux qui n’ont pas commis d’actes physiques violents ou appelé à attenter à l’intégrité physique de nos forces armées y compris les forces de sécurité intérieure, et de l’autre côté à toute velléité d’immixtion ou d’ingérence extérieure d’où qu’elle vienne car la souveraineté est et doit toujours demeurer une et indivisible.</p>



<p>La préservation de la souveraineté nationale et le renforcement du front intérieur sont désormais une nécessité vitale et de survie pour la Tunisie si elle veut éviter toute secousse préjudiciable ou, pire que Dieu ne le veuille, le sort tragique qui a frappé le Liban, la Somalie, l’Irak, le Soudan et la Syrie.</p>



<p>NB : extrait de la version finale et officielle de la résolution 2797 : <em>«Prenant note à cet égard du soutien exprimé par de nombreux États Membres en faveur du plan d’autonomie proposé par le Maroc et présenté le 11 avril 2007 au Secrétaire général comme la base d’un règlement juste, durable et mutuellement acceptable du différend, affirmant qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait être une solution des plus réalisables&#8230; »</em>.</p>



<p><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
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		<title>Hommage &#124; Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/hommage-mongi-slim-grand-diplomate-et-fin-negociateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 10:07:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[John F. Kennedy]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Slim]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mongi Slim était un diplomate tunisien de calibre international, dont le nom est resté gravé dans les annales de notre diplomatie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/hommage-mongi-slim-grand-diplomate-et-fin-negociateur/">Hommage | Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Feu Mongi Slim était un des rares diplomates tunisiens de calibre international, dont le nom est resté gravé en lettre d’or dans les annales de la diplomatie tunisienne et lié étroitement à son histoire, une diplomatie sage, mais efficace, qui a fait d’un petit pays, comme la Tunisie, un pays hautement respecté et attentivement écoutée et de sa capitale, Tunis, une ville incontournable, lorsqu’il s’agit des questions qui intéressent, de près ou loin, le monde arabe, africain, musulman et méditerranéen et que ses analyses pertinentes étaient hautement appréciées.</em></strong></p>



<p><strong>Kamel Ayari</strong></p>



<span id="more-17949890"></span>



<p>Mongi Slim était un militant authentique pour l’indépendance de la Tunisie, comme ministre de l’Intérieur, déjà, dans le gouvernement Tahar Ben Ammar sous le Bey, en 1956, avant d’embrasser, au lendemain de l&rsquo;indépendance, une carrière diplomatique fort réussie et reconnue par tout un chacun.</p>



<p>En effet, eu égard à ses grandes qualités d’habile négociateur et de fin tacticien, Bourguiba lui confia, en toute assurance, le poste, fort convoité, d’ambassadeur à Washington <em>(photo : avec le président John F. Kennedy)</em> et en même temps représentant permanent de la Tunisie aux Nations Unies à New York, et également encore, chose rarissime, ambassadeur à Ottawa, au Canada : trois importantes et délicates missions, dont il s’acquittait à merveille, d&rsquo;ailleurs, notamment du côté de l’Onu, où il a réussi, par son sérieux et son savoir-faire, à gravir les échelons jusqu’à être élu président de son Assemblée générale, (Bouteflika a occupé lui aussi ce poste, mais bien après), cette qualité très importante lui permettant de contribuer, avec d’autres, bien sûr, à l’indépendance de certains pays africains et lui a procuré beaucoup d’estime et de considération de la part de la majorité des pays membres de l’époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Mongi-Slim-Time-2.jpg" alt="" class="wp-image-17949937"/></figure>
</div>


<p>A cette époque, Mongi Slim faisait la fierté des pays africains et arabes, entre-autres, qui constituaient la majorité au sein de cette haute instance internationale, qui s’activait inlassablement pour apaiser les tensions frappant certaines régions dans le monde et essayait d’instaurer l’ordre et le calme, là où ils sont indispensables.</p>



<p>Dag Hammarskjold, le secrétaire général de l’Onu d’alors, qui était en mission en Afrique, en vue de mettre terme au conflit qui déchirait les deux Congo (Kinshasa et Brazzaville), mourut dans son hélicoptère abattu en plein vol par des parties qui cherchaient à saboter ses efforts et saper la réconciliation entre les deux pays frères. Celui qui devait le remplacer normalement, c’était donc, Mongi Slim, selon tous les sondages et les observateurs internationaux qui s’accordaient à le qualifier de <em>«grand favori»</em>, et le plaçaient, de loin, devant un certain U Thant, un Asiatique (Birman plus précisément) pour lui succéder.</p>



<p>Il suffisait, alors, seulement, comme stipule le règlement en vigueur, que le gouvernement tunisien déposât le dossier de sa candidature et tour était joué et Mongi Slim serait certainement élu secrétaire général avec une majorité écrasante, mais comme Habib Bourguiba n’aimait pas que quelqu’un d’autre que lui soit connu sur la scène internationale, en décida autrement, en le rappelant à Tunis, en 1962, et en lui confiant le portefeuille des Affaires étrangères, permettant ainsi, à cet inconnu U Thant de devenir le nouveau secrétaire Général des Nations Unies. Dommage, c’était pourtant à portée de main. Quel gâchis ! &nbsp;</p>



<p>Mongi Slim sera nommé par la suite représentant personnel du&nbsp;président&nbsp;Habib Bourguiba, avec rang de ministre, en 1964&nbsp;puis ministre de la Justice en 1966. Il meurt le&nbsp;23 octobre&nbsp;1969 et est inhumé au carré des martyrs du&nbsp;cimetière du Djellaz.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=25714862881451826&amp;id=100000643986788&amp;post_id=100000643986788_25714862881451826&amp;rdid=r9TOB4JZux2yOWx3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l’auteur.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/hommage-mongi-slim-grand-diplomate-et-fin-negociateur/">Hommage | Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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