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	<title>Archives des Nicolás Maduro - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Nicolás Maduro - Kapitalis</title>
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		<title>La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 07:59:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE) est en train de se transformer en une milice violente de Donald Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/12/la-police-de-limmigration-est-elle-devenue-une-milice-de-trump/">La police de l’immigration est-elle devenue une milice de Trump ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que le monde entier a les yeux rivés sur l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et la politique de prédation actuelle du président Donald Trump, la situation interne des États-Unis est tout aussi préoccupante. En fait, une série d’incidents révèle le bilan effroyable des abus commis par des agents du Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (Immigration and Customs Enforcement, ICE) notamment des meurtres, des passages à tabac et des enlèvements, dans le cadre de l’application de la politique anti-immigration intransigeante du président américain. Les critiques affirment que cette politique a conféré à l’agence une couverture politique sans précédent.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18226925"></span>



<p>Le meurtre mercredi 7 janvier 2026 de Renee Goode, une Américaine de 37 ans, par un agent de l’ICE a mis en lumière ce qui a été qualifié de comportement débridé de l’agence. En dépit de ce drame, l’administration Trump continue d’insister sur le fait que les agents de l’agence doivent continuer de bénéficier d’une immunité totale dans l’exercice de leurs fonctions.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.thetimes.com/us/news-today/article/minnesota-dispatch-ice-shooting-zqjmxz823" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Times</a> a enquêté sur ce climat délétère qui ne cesse de s’accentuer et d’inquiéter et c’est par ces mots que l’enquête dans l’État du nord des États-Unis a commencé : <em>«Sous le ciel couvert de Minneapolis, dans le Minnesota, où la glace recouvre les trottoirs, ce n’est plus seulement le froid qui coupe le souffle mais aussi le choc et le sentiment de bouleversement»</em>.  </p>



<p>Dans cet État surnommé <em>«Nice Minnesota»</em> pour la politesse, la discrétion et la tranquillité de ses habitants, des barricades de poubelles et de sapins de Noël abandonnés ont été érigées et les rassemblements de manifestants se sont transformés en une sorte de sit-in ouvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les manifestants érigent des barricades</h2>



<p>Les manifestations ont éclaté après la mort de Renee Nicole Goode, une mère de trois enfants de 37 ans. Elle a été abattue à bout portant alors qu’elle tentait de fuir en voiture des agents de l’ICE qui l’avaient encerclée. Ils ont affirmé qu’elle leur barrait la route.</p>



<p>Will Pavia, correspondant du <em>Times à New York</em>, qui a mené l’enquête au cœur de Minneapolis décrit comment l’incident qui a secoué la ville a déclenché une vague de protestations sans précédent, révélant une nouvelle facette d’une communauté longtemps réputée pour son calme et sa retenue.</p>



<p>Pavia décrit ce dont il a été témoin à Minneapolis le lendemain du meurtre. Ce soir-là, le journaliste a vu des étudiants apporter les dernières touches à une barricade qu’ils avaient érigée dans la rue à l’aide de poubelles et de sapins de Noël.</p>



<p>Lorsqu’un jeune homme s’est approché pour inspecter la barricade, il a dit aux étudiants : <em>«Assurez-vous qu’elle soit solide»</em>. Une étudiante a soupiré : <em>«Beaucoup de gens ici ne savent pas comment monter une barricade»</em>.</p>



<p>Le lendemain, des points de contrôle de la circulation avaient été mis en place, des tables chargées de pizzas étaient dressées et le propriétaire d’un vieux camion de glaces distribuait du café et du chocolat chaud aux manifestants. Une pancarte sur un lampadaire proclamait : <em>«Nous ne sommes plus le Minnesota paisible que nous étions».</em></p>



<p>Devant le bâtiment de l’ICE, des manifestants se sont retrouvés face à une rangée d’agents en uniforme militaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La colère publique s’intensifie</h2>



<p>Selon le journaliste du quotidien britannique, de légers affrontements ont eu lieu, au cours desquels des manifestants ont affirmé avoir été aspergés de gaz poivre. Le Département de la Sécurité intérieure a annoncé l’arrestation de 11 personnes pour avoir tenté de bloquer l’accès au bâtiment.</p>



<p>Les manifestations se sont poursuivies et des agents fédéraux armés de pistolets à gaz poivre et de gaz lacrymogène ont affronté une foule importante de manifestants près d’une installation gouvernementale à Fort Snelling, près de Minneapolis.</p>



<p>Will Pavia constate que la colère publique s’intensifie face à la poursuite des opérations de l’ICE dans la ville, suite à la décision du FBI de reprendre l’enquête sur la mort de Goode après avoir exclu les agences de l’État de l’accès aux preuves et de la participation aux interrogatoires.</p>



<p>Le <em>Times</em> indique qu’il y a un contraste saisissant entre les versions de l’incident présentées par l’administration américaine et les autorités de l’État du Minnesota.</p>



<p>Le président Trump et la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem ont décrit la victime comme une <em>«agitatrice proactive»</em> et une<em> «terroriste de l’intérieur»</em> qui a renversé un agent de l’ICE dans l’exercice de ses fonctions.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18226942" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Manifestation-contre-ICE-Minneapolis.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Immunité totale des agents de l’ICE</h2>



<p>Le vice-président J.D. Vance a, quant à lui, &nbsp;qualifié la mort de Goode de tragédie personnelle tout en affirmant que son meurtrier avait agi en légitime défense. Vance a insisté à ce que les agents de l’ICE continuent de bénéficier d’une immunité totale les mettant à l’abri de toute poursuite judiciaire.&nbsp;</p>



<p>À l’inverse, le gouverneur du Minnesota Tim Walz a rejeté ces interprétations, mettant en doute l’intégrité de l’enquête fédérale après l’exclusion des autorités locales.</p>



<p>Cependant dans la rue où des barricades ont été érigées, la scène est tout autre, selon le correspondant du journal, qui cite Julie Stoll, une femme de 51 ans, debout près d’une barricade : <em>«Le Minnesota est connu pour sa générosité et sa gentillesse mais qui se passe est humiliant»</em>.&nbsp;Un autre habitant, Peter Zlebek, 35 ans, ajoute : <em>«Nous sommes gentils mais nous n’acceptons pas d’être piétinés. Ce qui s’est passé est terrible»</em>.</p>



<p>Alors que la foule se rassemble jour après jour, Zlebek résume l’état d’esprit général : <em>«La situation pourrait empirer et il semble qu’un tournant se profile. Je ne préconise pas cette voie mais je la comprendrais»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fusillades et agressions lors d’opérations de l’ICE</h2>



<p>Plusieurs villes américaines ont été le théâtre de fusillades et d’agressions lors d’opérations menées par les hommes de l’ICE masqués en uniformes de type militaire, notamment des raids contre des lieux de culte, des écoles, des hôtels, des restaurants, des fermes et des magasins. Vingt-quatre heures après la mort de Goode, des agents de la police des frontières ont blessé par balle deux personnes à Portland, attisant encore davantage l’indignation publique.</p>



<p>Le Minnesota Immigration Law Center a déclaré que des communautés entières étaient terrorisées par des hommes armés qui harcelaient et enlevaient des personnes dans les écoles, les lieux de travail, les rues et les domiciles. Le sénateur Jeff Merkley a affirmé que l’ICE n’a rien fait pour améliorer la sécurité des communautés, appelant à une enquête approfondie et à la fin de ces opérations dangereuses.</p>



<p><a href="https://www.propublica.org/">ProPublica</a> (site spécialisé dans le journalisme d’enquête) a également documenté de graves violences physiques contre des citoyens américains et des détenus, notamment des passages à tabac, l’utilisation de pistolets à impulsion électrique et des fusillades, ainsi que des allégations d’agressions sexuelles dans les centres de détention. Des manifestants, des enseignants et des étudiants ont été victimes de gaz lacrymogène lors de raids menés près d’écoles et de commerces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Instauration d’un <em>«règne de la terreur»</em></h2>



<p>Face à ces agissements, des parlementaires ont entrepris de restreindre le fonctionnement de l’agence, notamment en proposant d’exiger des mandats d’arrêt, d’interdire le port de masques lors des opérations et de limiter les fonctions des agents de la police des frontières. La représentante Robin Kelly a annoncé son intention de déposer une motion de destitution contre la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, l’accusant d’instaurer un<em> «règne de la terreur»</em>.</p>



<p>La représentante Alexandria Ocasio-Cortez a averti que l’ICE était devenue <em>«irresponsable»</em>, déclarant: <em>«C’est un cauchemar. Ils agissent en toute impunité. Nous les avons vus assassiner de sang-froid une citoyenne américaine en pleine rue. Cette agence doit être encadrée»</em>.</p>
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		<title>Impérialisme américain &#124; Chassez le naturel, il revient au galop !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 08:32:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'approche néo-colonialiste de Donald Trump, parfois appelée «politique de la canonnière», a suscité une condamnation internationale quasi générale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/imperialisme-americain-chassez-le-naturel-il-revient-au-galop/">Impérialisme américain | Chassez le naturel, il revient au galop !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’enlèvement de Nicolás Maduro par les forces américaines, survenue le 3 janvier 2026 lors de l’opération dite «Absolute Resolve» (Détermination absolue), a provoqué une onde de choc mondiale, probablement en raison de son caractère spectaculaire et aventureux. Car il s’agit bien d’une extraction forcée d’un dirigeant en exercice par une puissance étrangère, en dehors de tout cadre légal international classique.</em></strong></p>



<p><strong>Ridha Ben Slama</strong> *</p>



<span id="more-18211196"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg" alt="" class="wp-image-16957652" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/07/Ridha-Ben-Slama-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Cet évènement est entouré de fortes suspicions de trahisons internes au sein de l’élite dirigeante et militaire vénézuélienne. Le fils du président enlevé, Nicolás Maduro Guerra, a ouvertement dénoncé une trahison au sein du cercle rapproché de son père. Des rapports suggèrent que la localisation précise de Maduro dans une maison sécurisée a pu être livrée par des membres de sa propre garde ou de son entourage direct.</p>



<p>Pourtant, avant sa chute, Maduro avait multiplié les mesures (en vain) pour prévenir toute défection, notamment en renforçant la surveillance des généraux par des agents de contre-espionnage cubains. Malgré cela, l’efficacité de l’opération américaine laisse supposer un effondrement ou une passivité suspecte d’une partie de la hiérarchie militaire au moment de l’assaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour de la politique de la canonnière</h2>



<p>L’histoire et la géopolitique contemporaine, particulièrement au regard de ce qui se manifeste actuellement, confirment que la cohésion nationale d’un pays demeure le facteur déterminant de la souveraineté d’un État. Lorsqu’un <em>«front intérieur»</em> se fissure, à cause des erreurs et des abus du pouvoir en place, il cesse d’être un bouclier, ce qui favorise toutes sortes d’interventions extérieures.</p>



<p>Néanmoins, cette approche néo-colonialiste, parfois appelée<em> «politique de la canonnière»</em>, a suscité une condamnation internationale quasi générale. Les arguments avancés pour justifier cet enlèvement font effectivement l’objet de vives critiques, de nombreux observateurs les qualifiant de prétextes juridiques fragiles ou de motivations cachées. Des points de contestation majeurs sont soulevés par les commentateurs et les juristes. Les griefs avancés de <em>«narcoterrorisme»</em> ne sont pasprouvés. Le président Trump a affirmé que Maduro utilisait des gangs criminels (comme le <em>Tren de Aragua</em>) pour terroriser les communautés américaines. Or, des rapports de renseignement américains d’avril 2025 indiquaient que le régime de Maduro ne dirigeait pas ces opérations vers les États-Unis.Des élus américains ont souligné que si la lutte contre le narcotrafic était le seul motif, des actions similaires auraient dû être menées contre les cartels mexicains, ce qui n’est pas le cas.</p>



<p>Les États-Unis invoquent l’auto-défense contre le trafic de drogue, mais le droit international (malmené sans cesse) ne reconnaît ce droit que face à une attaque armée cinétique. Sans mandat du Conseil de sécurité de l’Onu, l’opération est largement considérée comme une violation de la souveraineté vénézuélienne.</p>



<p>Par ailleurs, bien que Maduro soit contesté dans son pays, il restait le chef d’État de facto et sa destitution concerne les Vénézuéliens seuls. L’idée que cet enlèvement restaurerait la démocratie est fallacieuse, ce qui risque de se passer c’est une fragmentation du pays et une perte de souveraineté.&nbsp;</p>



<p>En fait, l’argument du narcotrafic masque l’objectif réel : reprendre le contrôle des plus grandes réserves pétrolières au monde. Alors que les administrations précédentes cherchaient souvent un consensus (même minimal) avec le Congrès ou les alliés régionaux, l’opération de 2026 a été menée dans le secret total. Le Secrétaire d’État Marco Rubio (dont la famille est d’origine cubaine) a d’ailleurs justifié l’absence d’information préalable du Congrès par le caractère de <em>«maintien de l’ordre»</em> (<em>law enforcement</em>) plutôt que d’acte de guerre.&nbsp;</p>



<p>Ce mode d’intervention directe pour enlever un dirigeant étranger sur son propre sol n’est pas une action inédite, elle s’inscrit dans une lignée historique d’actions américaines. Le cas de Nicolás Maduro présente des similitudes frappantes, tout au moins, avec des cas précédents.</p>



<p>Au cours de l’opération <em>«Just Cause»</em>, 26 000 soldats américains ont envahi le Panama (1989). Les États-Unis avaient inculpé aussi le général Manuel Noriega pour <em>«narcoterrorisme»</em>, il a été jugé et condamné par un tribunal de Miami à 40 ans de prison.</p>



<p>Les prédécesseurs de Trump (comme Bush ou Obama) avaient utilisé des méthodes similaires par l’usage d’opérations extralégales ou secrètes (assassinats ciblés/opérations secrètes) face à des cibles. L’opération en Irak sous la présidence de George W. Bush visait à renverser le régime de Saddam Hussein dans son ensemble, pas seulement à l’éliminer par une frappe ciblée ponctuelle.</p>



<p>L’invasion a débuté en mars 2003 dans le but déclaré de désarmer l’Irak de ses prétendues armes de destruction massive, qui se sont avérées inexistantes. La détention de Saddam Hussein a eu lieu plus tard, lors d’une opération terrestre, suite à une trahison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Volonté d’expansion et d’intervention directe</h2>



<p>L’appétence de Donald Trump charrie avec elle des perspectives inquiétantes, marquée par une volonté d’expansion et d’intervention directe à travers des menaces lancées concernant d’autres pays :</p>



<p>1. Intensification des revendications de Trump sur le Groenland, affirmant le 4 janvier 2026 que les États-Unis en ont <em>«absolument besoin»</em> pour leur sécurité nationale et l’accès aux minéraux critiques. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a exigé l’arrêt de ces <em>«fantasmes d’annexion»</em>, rappelant que le territoire n’est pas à vendre.&nbsp;</p>



<p>2. Pressions sur le président colombien Gustavo Petro que Trump a qualifié d’<em>«homme malade»</em> impliqué dans la production de cocaïne.&nbsp;Il a déclaré qu’une opération militaire en Colombie lui <em>«semblait une bonne idée»</em> si le flux de stupéfiants vers les États-Unis ne s’arrêtait pas.</p>



<p>3. Guerre commerciale contre le Canada qui fait face à des menaces principalement économiques, mais la rhétorique de Trump touche également à la souveraineté : il a imposé ou menacé d’imposer des tarifs de 25% (voire plus) sur les produits canadiens pour forcer le Canada à durcir le contrôle de sa frontière contre le fentanyl (un analgésique qui interagit principalement sur les récepteurs du cerveau). Des observateurs s’inquiètent de ses références répétées au Canada comme le <em>«51<sup>e</sup> État»</em> de l’Amérique, suggérant une remise en cause des normes internationales de souveraineté.&nbsp;</p>



<p>4. Il a prédit aussi que le gouvernement cubain était<em> «prêt à tomber»</em> suite à l’action au Vénézuéla.</p>



<p>5. Des frappes militaires ciblées contre les cartels de la drogue sur le sol mexicain restent une option sérieusement envisagée par son administration.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un goût démesuré pour le spectacle</h2>



<p>Le personnage de Trump, homme d’affaires médiatique devenu un homme politique atypique, témoigne d’un goût démesuré pour le spectacle, les rodomontades, une communication grandiloquente et souvent controversée, s’appuyant sur une image d’anti-establishment, tout en cultivant des positions conservatrices qui divergent parfois du parti républicain classique. Son slogan politique populiste <em>«Make América Great Again»</em> prône un retour à un passé idéalisé.</p>



<p>Outre cet aspect, il ne faut pas omettre qu’il y a des plans déjà <em>«programmés»</em>, par les administrations précédentes et les services de renseignements, qui reposent sur une part de réalité institutionnelle de longue date, tout en marquant une rupture radicale dans l’exécution. L’administration Biden avait augmenté la prime pour la capture de Maduro à 25 millions de dollars début janvier 2025. Trump a doublé cette mise à 50 millions en août 2025 après avoir désigné le régime comme organisation terroriste. Le refus de reconnaître la légitimité de Maduro après l’élection de 2024 était une position partagée par l’administration Biden.</p>



<p>Certains analystes notent que la chute de Maduro était <em>«conceptualisée»</em> dans les documents de sécurité nationale de la Maison Blanche depuis des années, prévoyant une reprise en main du continent.&nbsp;</p>



<p>La nature du système américain est donc fondamentalement le même. Malgré les alternances politiques et les crises apparentes, ses fondements restent constants. Cette approche s’appuie sur plusieurs piliers structurels, les agences fédérales et l’appareil militaire (le <em>«Deep State»</em> pour certains, la <em>«bureaucratie permanente»</em> pour d’autres) assurent une continuité dans les dossiers de sécurité nationale et de politique étrangère.&nbsp;Les simulacres ou les changements d’hommes et de styles, le système américain (politique, militaire, économique ou culturel) demeure constant, souvent lié au pragmatisme, à l’action, au capitalisme libéral, même si des tensions et des conflits internes existent.</p>



<p>Ce qu’il ne faut pas négliger aussi, concernant cet évènement et d’autres à venir, c’est que l’action présidentielle est souvent pré-configurée par des cercles d’influence extérieurs au gouvernement. En 2026, le rôle des think tanks (comme l’Heritage Foundation ou le Center for American Progress) reste central pour rédiger les programmes politiques et fournir les cadres administratifs prêts à l’emploi dès l’entrée en fonction d’une administration.&nbsp;Sans oublier le rôle du lobby pro-israélien aux États-Unis qui reste un pilier central de la politique étrangère américaine. Une constellation d’organisations aux sensibilités diverses s’active, dont l’American Israel Public Affairs Committee, les chrétiens évangéliques, et la Zionist Organization of America qui adopte des positions plus radicales et proches de la droite israélienne.&nbsp;</p>



<p>En résumé, si les motifs juridiques (narcoterrorisme) étaient effectivement prêts et <em>«programmés»</em> par l’État profond américain depuis des années, le passage à l’acte militaire et l’enlèvement physique de Maduro sont des décisions propres à la doctrine de 2026 <em>«Trump Corollary»</em>, à travers un recentrage hémisphérique et une Europe reléguée au rang de zone secondaire.&nbsp;</p>



<p>L’horizon politique aux États-Unis est dominé par la préparation des élections de novembre 2026. Trump utiliserait des dossiers internationaux pour détourner l’attention des affaires intérieures ou des tensions sociales. Les prochains mois de 2026 s’annoncent marqués par une accélération de la <em>«rupture»</em> trumpiste, tant par des actions unilatérales à l’étranger que par une refonte profonde de la bureaucratie américaine.</p>



<p><em>* Écrivain.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wZDPlzgqnp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/">L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’impérialisme du XXIe siècle ou le nouveau primitivisme des puissances » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/limperialisme-du-xxie-siecle-ou-le-nouveau-primitivisme-des-puissances/embed/#?secret=aN9RiulOR9#?secret=wZDPlzgqnp" data-secret="wZDPlzgqnp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Lutte contre le narcotrafic &#124; L’hypocrisie de Donald Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 07:54:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump veut se présenter à l’opinion publique comme un champion de la lutte contre le narcotrafic. La réalité est tout autre.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/04/lutte-contre-le-narcotrafic-lhypocrisie-de-donald-trump/">Lutte contre le narcotrafic | L’hypocrisie de Donald Trump</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donald Trump veut engager une opération militaire au Venezuela pour chasser du pouvoir Nicolás Maduro parce qu’il le considère comme un «narcoterroriste» mais en même temps, il vient de gracier l’ancien président du Honduras Juan Orlando Hernández impliqué dans le narcotrafic et qui purgeait une peine de 45 ans de prison en Virginie pour être impliqué dans l’entrée&nbsp;d’énormes quantités de drogue aux États-Unis. Allez comprendre ! Avec le très fantasque et erratique président américain, il n’y a aucune logique. Cependant cette attitude contradictoire remet sérieusement en doute la posture de champion de la lutte contre le narcotrafic qu’il veut vendre à l’opinion publique.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18027838"></span>



<p>Ishaan Tharoor, l’éditorialiste du <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/02/trump-honduras-president-pardon-drug-boat-strikes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, est revenu sur ce que l’administration Trump veut présenter à l’opinion publique comme une volonté de s’attaquer à ce qu’elle qualifie de <em>«narcoterroristes»</em> en Amérique latine.  </p>



<p>Les États-Unis ont bombardé de nombreux bateaux dans les Caraïbes et le Pacifique, que les responsables de l’administration Trump accusent de transporter de la drogue vers les côtes américaines, tout en brandissant l’épée de Damoclès contre le régime vénézuélien de Maduro que la Maison-Blanche qualifie de dictateur illégitime et de chef de gang brutal.</p>



<p>Mardi, le président Trump a convoqué une réunion du cabinet pour discuter des plans américains potentiels concernant le Venezuela. Au cours de cette réunion, le secrétaire à la Défense, Pete Higseth, a félicité Trump d’être <em>«prêt à se battre»</em> et a déclaré: <em>«Ce n’est que le début de l’envoi des trafiquants de drogue au fond de l’océan»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux poids, deux mesures</h2>



<p>Tharoor fait remarquer que des événements survenus non loin de Washington racontent une toute autre histoire. Lundi, l’ancien président hondurien Hernández a été libéré de la prison américaine de Hazleton, en Virginie, après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle totale et inconditionnelle accordée par Trump le week-end précédent. Un juge fédéral de New York avait condamné Hernández, président de 2014 à 2022, à 45 ans de prison l’an dernier pour trafic de drogue vers les États-Unis, notamment pour avoir facilité l’introduction clandestine d’au moins 400 tonnes de cocaïne dans le pays.</p>



<p>Trump considère Hernández –tout comme lui– comme une victime de la politique de l’administration précédente, un argument qu’Hernández semblait avancer directement dans une lettre apparemment adressée à Trump via des intermédiaires. Dans une publication sur les réseaux sociaux, Trump a suggéré que le dirigeant hondurien avait été traité très durement et injustement.</p>



<p>Lundi, l’ancienne première dame du Honduras, Ana Garcia de Hernandez, s’exprimant devant son domicile à Tegucigalpa, a décrit son mari en termes trumpiens, affirmant qu’il était la cible d’une <em>«chasse aux sorcières»</em> et accusant les procureurs américains de monter un dossier politique contre lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pré carré américain</h2>



<p>En même temps, Trump avait clairement influencé le scrutin hondurien de dimanche, allant jusqu’à menacer de couper l’aide au pays si son candidat de droite préféré, Nasri Asfurah, ne l’emportait pas. La commission électorale du pays a annoncé lundi une <em>«égalité technique»</em> entre l’homme d’affaires soutenu par Trump et son principal rival Salvador Nasralla, un réformateur de centre-droit que Trump a qualifié sur les réseaux sociaux de <em>«communiste au bord de l’extrémisme»</em>.</p>



<p>Le Honduras n’en est pas à son premier scandale électoral. Avant le vote de dimanche, des candidats de tous bords, y compris la gauche au pouvoir, arrivée loin derrière, ont mis en garde contre d’éventuelles fraudes. La victoire d’Hernandez en 2017 avait été entachée par de nombreuses allégations de trucage des élections.</p>



<p>Alors que le dépouillement se poursuivait, Trump a clairement indiqué qu’il s’attendait à la victoire d’Asfurah et du Parti national hondurien (le parti d’Hernandez). La Maison-Blanche s’est activement employée à renforcer les perspectives politiques des gouvernements ou candidats de droite en Amérique latine et devrait présenter la victoire d’Asfurah comme un nouvel exemple de la tendance dans la région, qui a déjà connu des victoires de la droite (ou des défaites de la gauche) en Bolivie, en Équateur et en Argentine.</p>



<p>L’avocat hondurien des droits de l’homme, Joaquín Mejía, a déclaré à Americas Quarterly: <em>«L’ère Hernández était marquée par des scandales liés au trafic de drogue d’État et aux violences contre les civils, ainsi qu’à l’élargissement des privilèges des élites traditionnelles. La victoire d’Asfurah est susceptible de renforcer l’influence américaine et de rapprocher la politique hondurienne des intérêts géopolitiques des États-Unis. Cela soulèverait des questions de souveraineté et de respect du droit international»</em>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DS2l5r7gU0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/">Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/embed/#?secret=cK15ArrMLL#?secret=DS2l5r7gU0" data-secret="DS2l5r7gU0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Mascarade fondée sur des mensonges</h2>



<p>Compte tenu de la position intransigeante de Trump face à la menace présumée des bateaux de drogue dans les Caraïbes, la libération d’Hernández a immédiatement suscité de vives réactions, note Tharoor.</p>



<p>Le représentant démocrate du Colorado, Jason Crow, écrit sur les réseaux sociaux: <em>«Trump prétend vouloir éradiquer la drogue des rues. Puis il gracie un trafiquant de cocaïne condamné. Les Américains ne sont pas dupes. Ils sont parfaitement conscients de l’hypocrisie du président»</em>. Il fait aussi remarquer que, selon des documents du département de la Justice, Hernandez se serait vanté auprès d’un chef de cartel de la drogue de pouvoir injecter de la drogue directement dans le nez d’inconnus. Les procureurs américains ont écrit dans le mémoire de condamnation qu’il avait causé <em>«un préjudice extrême»</em> et des <em>«souffrances inimaginables»</em> aux États-Unis, recommandant une peine de prison à perpétuité assortie de 30 années supplémentaires.</p>



<p><em>«L’accusé s’est livré à cette conduite odieuse tout en se présentant publiquement comme un allié des États-Unis dans leurs efforts pour lutter contre l’importation de drogues qui ravagent d’innombrables vies dans ce pays. Mais en coulisses, l’accusé a protégé les trafiquants mêmes qu’il avait juré de poursuivre»</em>, précise un autre extrait des documents du département de la Justice.&nbsp;</p>



<p>Mike Vigil, l’ancien chef des opérations internationales de la DEA (La Drug Enforcement Administration, dépendant du département de la Justice des États-Unis chargée de lutter contre le trafic et la distribution des drogues aux États-Unis), avait déclaré au <em>Guardian</em>: <em>«Cela montre que toute la lutte antidrogue de Donald Trump n’est qu’une mascarade fondée sur des mensonges et de l’hypocrisie. Il gracie Juan Orlando Hernandez et s’en prend ensuite à Nicolas Maduro… C’est de l’hypocrisie pure et simple»</em>.</p>



<p>Un ancien agent de la DEA ayant travaillé sur l’affaire Hernandez, s’exprimant sous couvert d’anonymat en raison de la nature sensible du sujet, a déclaré à Samantha Schmidt, chef du bureau du <em>Washington Post</em> à Mexico: <em>«C’est scandaleux. C’est absurde, même d’y penser, et encore plus de le faire!»</em>&nbsp;</p>



<p>Parallèlement, la nature des forces américaines déployées au large du Venezuela et les frappes américaines contre des embarcations légères font l’objet d’une attention accrue. Le <em>Washington Post </em>a rapporté vendredi que Higseth avait donné l’ordre verbal de tuer tous les membres d’équipage d’un navire soupçonné de transporter de la drogue dans les Caraïbes, la première d’une vingtaine de frappes de ce type menées par l’administration depuis début septembre.</p>



<p>L’administration Trump n’a fourni que peu d’éléments de preuve pour expliquer la culpabilité des personnes à bord des bateaux, ni pour démontrer qu’elle protège les Américains des tonnes de drogue introduites clandestinement dans le pays.</p>



<p>Les critiques ont rejeté l’argument juridique embarrassant avancé par l’administration Trump pour justifier ces raids comme faisant partie d’un <em>«conflit armé non international»</em>.&nbsp;</p>



<p>David Cole, professeur de droit à l’université de Georgetown, a déclaré: <em>«Nous ne sommes pas en guerre contre les trafiquants de drogue. L’expression “guerre contre la drogue” est une métaphore et non un terme juridique technique autorisant le meurtre de l’ennemi. Les personnes à bord de ces bateaux étaient des civils et même en cas de véritable guerre, le droit de la guerre interdit de cibler des civils, sauf s’ils sont directement impliqués dans les hostilités»</em>.&nbsp;Et de d’ajouter: <em>«En l’absence de toute justification militaire plausible à ces actions, il est difficile de les considérer autrement que comme un meurtre délibéré, tout simplement»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="p2209oQyBh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/">Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/embed/#?secret=zeIUpjx0Do#?secret=p2209oQyBh" data-secret="p2209oQyBh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 07:55:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir encerclé le Venezuela, Donald Trump a ordonné à la CIA d’y mener des opérations secrètes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/20/trump-ordonne-a-la-cia-de-mener-des-operations-secretes-au-venezuela/">Trump ordonne à la CIA de mener des opérations secrètes au Venezuela</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après avoir encerclé le Venezuela le mois dernier par la marine américaine, Donald Trump a ordonné à la CIA d’y mener des opérations secrètes, révèle le </em>New York Times<em>. Trump accuse le président Nicolás Maduro d’avoir libéré de prison un dangereux gang et de l’avoir envoyé aux États-Unis. Il accuse même celui qui est qualifié de «narcoterroriste» par l’administration américaine d’être à la tête de ce gang. Maduro dénonce de faux prétextes pour faire tomber son régime. Dans tous les cas, l’opération de la CIA réveille de très mauvais souvenirs d’une époque où les États-Unis soufflaient le chaud et le froid sur l’Amérique latine qu’elle considérait comme son arrière-cour. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17698707"></span>



<p>Le <a href="https://www.nytimes.com/2025/10/15/us/politics/trump-covert-cia-action-venezuela.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> cite des responsables américains affirmant que l’administration Trump avait autorisé la CIA à mener des opérations secrètes au Venezuela. Il s’agit d’une escalade dans la campagne de Washington contre le président Maduro, ajoutent ces responsables qui ont requis l’anonymat.</p>



<p>Ces nouveaux pouvoirs confèrent à la CIA la capacité de mener des <em>«opérations meurtrières»</em> au Venezuela, ainsi qu’une série d’activités dans les Caraïbes, soit unilatéralement, soit en coordination avec des opérations militaires plus vastes.</p>



<p>On ignore si l’agence de renseignement prévoit des opérations spécifiques ou si ces pouvoirs constituent une mesure de précaution. Cependant, ils interviennent dans un contexte de pression croissante menée par Washington contre le gouvernement Maduro.</p>



<p>Les documents de renseignement récélés par le journal indiquent que ces pouvoirs, connus sous le nom de <em>«rapport présidentiel classifié»</em>, ont été signés après que Trump a ordonné la suspension des négociations diplomatiques avec le gouvernement Maduro, suite aux accusations croissantes des États-Unis concernant son implication dans le trafic de drogue et ses liens avec un groupe criminel connu sous le nom de <em>«Train d’Aragua»</em>, allégations qui ont été remises en question par des évaluations du renseignement interne.</p>



<p>Si les opérations militaires américaines sont généralement rendues publiques, celles de la CIA restent secrètes, ce qui soulève des questions quant au contrôle parlementaire limité de ces décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des navires de guerre dans les Caraïbes</h2>



<p>La semaine dernière, le Venezuela a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’Onu pour discuter de <em>«l’escalade de l’agression»</em> des États-Unis qui ont déployé des navires de guerre dans les Caraïbes.</p>



<p>Dans une lettre adressée aux Nations Unies, le Venezuela a décrit la situation comme <em>«une dangereuse escalade de l’agression américaine et un déploiement militaire sans précédent des États-Unis dans les Caraïbes»</em>. Le gouvernement du président Maduro n’excluant pas une attaque armée américaine contre le Venezuela à très court terme.</p>



<p>Cette demande vénézuélienne intervient au lendemain du vote des membres du Congrès contre une loi qui aurait restreint la capacité du président américain à recourir à la force militaire létale contre les narcotrafiquants.</p>



<p>Il y a plus d’un mois, Washington a déployé huit navires de guerre et un sous-marin nucléaire dans le sud de la mer des Caraïbes, au large des côtes vénézuéliennes, dans le cadre d’une mission présentée comme visant à lutter contre le trafic de drogue.</p>



<p>À ce jour, l’administration Trump a lancé plusieurs frappes militaires contre des bateaux soupçonnés d’être utilisés dans ce trafic , tuant au moins 21 personnes.</p>



<p>Le président Maduro a dénoncé une <em>«agression armée»</em> accusant Washington d’utiliser le trafic de drogue comme prétexte pour <em>«imposer un changement de régime»</em> et s’emparer des richesses d’un pays possédant l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde.</p>



<p>Le <em>NYT</em> précise que la CIA est habilitée depuis longtemps à collaborer avec les gouvernements d’Amérique latine sur les questions de sécurité et de partage de renseignements. Cela lui a permis de collaborer avec les autorités mexicaines pour cibler les cartels de la drogue. Cependant, ces autorisations ne lui permettent pas de mener des opérations létales directes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evincer Maduro du pouvoir</h2>



<p>La stratégie de l’administration Trump concernant le Venezuela, élaborée par le secrétaire d’État Marco Rubio avec l’aide de John Ratcliffe, directeur de la CIA, vise à évincer Maduro du pouvoir.</p>



<p>M. Ratcliffe a peu parlé des activités de son agence au Venezuela. Il a toutefois promis que, sous sa direction, la CIA deviendrait plus agressive. Lors de son audition pout confirmer sa nomination, il a déclaré qu’il rendrait la CIA moins réticente au risque et plus disposée à mener des actions secrètes sur ordre du président et à aller là où personne d’autre ne peut aller et faire des choses que personne d’autre ne peut faire. </p>



<p>La CIA a refusé de commenter cette autorisation de mener des opérations secrètes au Venezuela, cependant mercredi 15 octobre et après les révélations du <em>NYT</em>, M. Trump a déclaré avoir donné cette autorisation car le Venezuela avait vidé ses prisons pour envoyer les délinquants aux États-Unis, rapporte le <em>NYT</em>.</p>



<p>Le président semblait faire référence aux allégations de son administration selon lesquelles des membres du gang de la prison Tren de Aragua avaient été envoyés aux États-Unis pour commettre des crimes. En mars, M. Trump a proclamé que le gang, fondé dans une prison vénézuélienne, était une organisation terroriste menant une <em>«guerre irrégulière»</em> contre les États-Unis sous les ordres du gouvernement Maduro.</p>



<p>Une évaluation des services de renseignement réalisée en février a contredit cette affirmation, expliquant pourquoi les agences d’espionnage ne pensaient pas que le gang était sous le contrôle du gouvernement Maduro, bien que le FBI ait partiellement exprimé son désaccord. Un haut responsable de l’administration Trump a insisté pour que l’évaluation soit révisée. L’évaluation initiale a été confirmée par le Conseil national du renseignement. Par la suite, le directeur par intérim du Conseil, Michael Collins, a été démis de ses fonctions.</p>



<p>Les États-Unis ont offert 50 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation et à la condamnation de M. Maduro pour trafic de drogue.</p>



<p>M. Rubio, qui est également conseiller à la sécurité nationale de M. Trump, a qualifié M. Maduro d’illégitime et l’administration Trump le qualifie de <em>«narcoterroriste»</em>.</p>



<p>M. Maduro a empêché le gouvernement démocratiquement élu l’année dernière de prendre le pouvoir. Cependant, les accusations de l’administration Trump selon lesquelles il aurait profité du trafic de drogue et que son pays serait un important producteur de drogue pour les États-Unis ont été débattues.</p>



<p>Bien que l’administration Trump ait publiquement avancé des justifications juridiques peu convaincants pour sa campagne, M. Trump a déclaré au Congrès qu’il avait décidé que les États-Unis étaient en conflit armé avec des cartels de la drogue qu’ils considèrent comme des organisations terroristes. Dans une note au Congrès publiée à la fin du mois dernier, l’administration Trump a déclaré que les cartels de la drogue étaient des <em>«groupes armés non étatiques dont les actions constituent une attaque armée contre les États-Unis»</em>.</p>



<p>La CIA intensifie ses efforts de lutte contre les stupéfiants depuis des années. Gina Haspel, deuxième directrice de la CIA sous M. Trump lors de sa première administration, a consacré davantage de ressources à la traque de drogue au Mexique et en Amérique latine. Sous William J. Burns, directeur de la CIA sous Biden, l&rsquo;agence a commencé à faire voler des drones au-dessus du Mexique, à la recherche de laboratoires de fentanyl, opérations que M. Ratcliffe a ensuite étendues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Actions secrètes de la CIA en Amérique latine</h2>



<p>L’autorisation d’opérations secrètes de Trump pourrait paraître comme une évolution naturelle de ces efforts antidrogue mais l’histoire des actions secrètes de la CIA en Amérique latine et dans les Caraïbes est, pour le moins, mitigée.</p>



<p>En 1954, l’agence a orchestré un coup d’État qui a renversé le président Jacobo Árbenz du Guatemala, inaugurant des décennies d’instabilité. L’invasion de Cuba par la Baie des Cochons, soutenue par la CIA, en 1961, s’est soldée par un désastre et l’agence a tenté à plusieurs reprises d’assassiner Fidel Castro. La même année, la CIA a fourni des armes aux dissidents qui ont assassiné Rafael Leónidas Trujillo Molina, le dirigeant autoritaire de la République dominicaine.</p>



<p>L’agence a également été impliquée dans le coup d’État de 1964 au Brésil, la mort de Che Guevara et d’autres machinations en Bolivie, le coup d’État de 1973 au Chili et la lutte des Contras contre le gouvernement sandiniste de gauche du Nicaragua dans les années 1980.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nMSgextKs1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/">Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/embed/#?secret=Iigt9mna71#?secret=nMSgextKs1" data-secret="nMSgextKs1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Machado «prive» Trump du Prix Nobel de la Paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2025 07:11:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[María Corina Machado]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolás Maduro]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Nobel de la paix]]></category>
		<category><![CDATA[Vénézuéla]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>María Corina Machado, Prix Nobel de la Paix 2025, est une activiste politique pro-américaine, pro-israélienne et islamophobe notoire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/11/machado-prive-trump-du-prix-nobel-de-la-paix/">Machado «prive» Trump du Prix Nobel de la Paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Prix Nobel de la Paix 2025 n’a pas été attribué au président américain Donald Trump, qui en a exprimé publiquement le vœu et pas qu’une seule fois (le lui attribuer aurait été porter un coup fatal à un prix qui a une forte valeur morale). C’est une activiste politique pro-américaine voire trumpiste, pro-israélienne et islamophobe notoire, María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne au président Nicolás Maduro, qui a finalement été distinguée.</em></strong></p>



<span id="more-17637244"></span>



<p>Le comité Nobel a justifié sa décision en soulignant <em>«ses efforts pour une transition pacifique et démocratique»</em> dans un pays confronté à des tensions politiques et sociales profondes.</p>



<p>On rappellera au comité Nobel, qui semble l&rsquo;avoir oublié, que Mme Machado est une fervente partisane du Likoud, le parti raciste israélien. Plus tôt cette année, elle a prononcé un discours lors d&rsquo;une conférence de fascistes européens, dont Geert Wilders et Marie Le Pen, appelant ouvertement à une nouvelle Reconquista, faisant référence au nettoyage ethnique des musulmans et des juifs espagnols au XVIe siècle. Une militante de la paix ne soutiendrait pas un Etat génocidaire et n&rsquo;appellerait pas à une guerre de religions! </p>



<p>Ingénieure et ancienne députée, María Corina Machado s’était imposée comme l’une des principales voix de l’opposition. Après avoir remporté les primaires de l’opposition en 2023, sa candidature à la présidentielle de juillet 2024 a été invalidée par la Cour suprême pour des motifs controversés. Depuis, elle vit dans la clandestinité et fait l’objet de poursuites pour <em>«conspiration»</em> et <em>«incitation à la haine»</em>, des accusations qu’elle rejette.</p>



<p>Le Nobel souligne son engagement pacifique et sa persévérance dans la défense des droits politiques au Venezuela. La distinction intervient alors que ce pays pétrolier connaît une crise économique durable, des pénuries, une forte inflation et un climat politique tendu, avec des contestations électorales et une répression de l’opposition.</p>



<p>Les réactions sont partagées : ses soutiens y voient une reconnaissance internationale de la lutte pour la démocratie, tandis que le gouvernement de Caracas parle d’<em>«ingérence».</em> Plusieurs capitales occidentales, dont Washington et Bruxelles, ont salué la décision et appelé au respect des libertés.</p>



<p>Pour les observateurs, ce Nobel met en lumière la situation politique au Venezuela, mais n’implique pas de changement immédiat dans le fonctionnement du régime de Nicolás Maduro.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/11/machado-prive-trump-du-prix-nobel-de-la-paix/">Machado «prive» Trump du Prix Nobel de la Paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 07:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis lanceraient-ils réellement des attaques de grande ampleur contre le Venezuela, une épine à leurs pieds. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/06/les-etats-unis-vont-ils-envahir-le-venezuela/">Les États-Unis vont-ils envahir le Venezuela ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis lanceraient-ils réellement des attaques de grande ampleur contre le Venezuela, voire l&rsquo;envahiraient-ils, suite à la récente escalade militaire et diplomatique sans précédent entre les deux pays ? Donald Trump roule-t-il les mécaniques en intimidant le régime vénézuélien ? Ou bien le président américain va-t-il mettre sa menace à exécution ? </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17395051"></span>



<p>Ce sont les interrogations auxquelles le magazine américain <a href="https://www.newsweek.com/us-military-action-venezuela-donald-trump-nicolas-maduro-caribbean-2123045" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Newsweek</a> a tenté de répondre dans une analyse de ses journalistes spécialistes de la défense Ellie Cook et John Feng. </p>



<p>Les experts consultés doutent que le renforcement militaire américain actuel dans le sud des Caraïbes et les eaux avoisinantes constitue les premiers pas vers une invasion. Cependant, le magazine américain estime que le déploiement d’au moins trois destroyers, d’un sous-marin et d’un groupe de débarquement amphibie (ARG) composé de Marines représente une nouvelle escalade dans les relations déjà dégradées entre Washington et Caracas, suscitant l’inquiétude du président vénézuélien Nicolás Maduro.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Campagne de lutte contre les cartels de la drogue</h2>



<p>Trump a annoncé mardi dernier que les États-Unis avaient ciblé un navire près du Venezuela. Maduro avait déclaré la veille que son pays était en <em>«alerte maximale»</em> et prêt à répondre à toute éventuelle action militaire américaine.</p>



<p>Des responsables américains ont rapporté le mois dernier que Washington avait déployé trois destroyers équipés de missiles sophistiqués et des milliers de soldats au large du Venezuela dans le cadre d’une campagne de lutte contre les cartels de la drogue et les groupes criminels en Amérique latine.</p>



<p>Le magazine américain a également cité Maduro déclarant qu’il déclarerait une <em>«république armée»</em> si l’armée américaine attaquait son pays, s’engageant à mobiliser 4,5 millions de miliciens pour défendre le Venezuela.</p>



<p>En revanche, le président américain a justifié ce renforcement militaire par sa guerre contre les cartels de la drogue, accusant son homologue vénézuélien de diriger un réseau transnational de <em>«narco-terroristes»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La probabilité d’une invasion reste faible</h2>



<p><em>Newsweek</em> estime que l’absence de relations diplomatiques officielles entre Washington et Caracas et rappelé que les relations entre les deux pays sont extrêmement tendues et dépourvues de toute affinité personnelle apparente entre Trump et Maduro.</p>



<p>Le magazine américain estime que la probabilité d’une invasion est faible, Washington n’ayant pas manifesté clairement son intention d’envahir le pays.</p>



<p>Bien que Maduro ait qualifié le déploiement militaire de <em>«menace historique»</em>, les experts militaires y voient davantage une démonstration de force qu’un prélude à une véritable invasion.</p>



<p>Ces experts estiment que Washington ne se risquerait pas à s’engager dans une opération militaire de grande envergure dans un pays aussi complexe que le Venezuela, caractérisé par des montagnes, des jungles et des centres urbains difficiles à contrôler. Cela est d’autant plus vrai que le nombre de militaires déployés ne dépasse pas quelques milliers de soldats ce qui est insuffisant pour une invasion à grande échelle.</p>



<p><em>Newsweek</em> cite Christopher Sabatini, chercheur sur l’Amérique du Sud à Chatham House à Londres, qui a déclaré au journal britannique <em>The Guardian</em> : <em>«Personne de sensé ne croirait que 4 500 soldats seraient capables d’envahir un pays avec des montagnes, des jungles et plusieurs centres urbains. Ce n’est que du &nbsp;spectacle des deux côtés»</em>.&nbsp;</p>



<p>William Freer, chercheur en sécurité nationale au British Geostrategy Council, a déclaré pour sa part à <em>Newsweek</em>: <em>«Il est toujours difficile de lire les intentions mais l’administration Trump, bien que préoccupée par le rôle du Venezuela dans le trafic de drogue n’a jusqu’à présent montré aucune intention claire d’intervention militaire directe»</em>.</p>



<p>Le magazine indique que les scénarios envisagent généralement un débarquement de Marines américains au Venezuela mais Carlos Solar, chercheur au Royal United Services Institute de Londres, s’est montré sceptique quant à cette option: <em>«Si une telle opération devait avoir lieu, elle serait très tardive»</em>.&nbsp;</p>



<p>Solar s’attend à ce que l’intervention commence probablement par des attaques de missiles Tomahawk à longue portée visant à détruire les défenses et les capacités militaires du Venezuela ciblant les sites d’approvisionnement, les dépôts de munitions, les radars, les centres de communication et les plateformes de drones.</p>



<p>Il ajoute que les États-Unis ont mené des opérations similaires au Moyen-Orient cette année avec une précision et une efficacité remarquables contre des adversaires mieux équipés que les forces armées vénézuéliennes. Il estime que cette approche minimise les pertes matérielles et humaines américaines et affaiblit considérablement les capacités de l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les capacités militaires du Venezuela sont très limitées </h2>



<p>Selon Solar, le Venezuela, en revanche, aura du mal à riposter, étant donné que les capacités de son armée de l’air sont limitées et inefficaces, ses frégates ne sont pas entretenues et ses sous-marins sont obsolètes. Il affirme que les forces américaines prendront le dessus lors de la deuxième phase grâce à des torpilles, des munitions guidées et des missiles antiaériens.</p>



<p>Selon la presse, cette controverse rappelle l’invasion américaine du Panama en 1989, autorisée par le président George Bush père sous prétexte de traduire en justice son dirigeant Manuel Noriega. Washington y a déployé plus de 20 000 soldats, un nombre bien supérieur aux forces américaines actuellement déployés au large du Venezuela.</p>



<p>Au niveau régional, les renforts américains ont été vivement critiqués par plusieurs pays d&rsquo;Amérique du Sud notamment Cuba qui les a décrits comme <em>«une démonstration de force agressive contre la souveraineté des peuples du continent»</em>.&nbsp;</p>



<p>La Havane a affirmé que les allégations des États-Unis liant le gouvernement légitime du Venezuela et son président Nicolás Maduro à des organisations criminelles impliquées dans le trafic de drogue sont tout simplement absurdes et sans fondement.</p>



<p><em>Newsweek</em> rappelle cependant que les États-Unis, tout comme les pays européens et sud-américains, ne reconnaissent pas la victoire de Maduro aux élections de juillet 2024.</p>
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