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	<title>Archives des nitrate d’ammonium - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des nitrate d’ammonium - Kapitalis</title>
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		<title>L’affaire Dali Rtimi et la crise environnementale de Gabès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 12:15:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'affaire du jeune militant écologiste Dali Rtimi  remet la crise environnementale de Gabès au centre du débat national en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/30/laffaire-dali-rtimi-et-la-crise-environnementale-de-gabes/">L’affaire Dali Rtimi et la crise environnementale de Gabès</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le jeune militant écologiste Dali Rtimi (R&rsquo;timi) risque jusqu’à 10 ans de prison après avoir été arrêté, le 23 mai 2025, lors d’une manifestation pacifique contre la pollution industrielle à Gabès, dans le sud du pays, organisée par le collectif <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/05/tunisie-stop-pollution-poursuit-sa-mobilisation-contre-la-pollution-a-gabes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stop Pollution</a>. Cette affaire remet la crise environnementale de Gabès au centre du débat national en Tunisie.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16643330"></span>



<p>Après l’émission, le 26 mai, d’un mandat de dépôt à son encontre, ainsi qu’à l&rsquo;encontre de deux autres activistes, Rtimi est désormais accusé de multiples chefs d’accusation, notamment d’agression contre un agent de la fonction publique – une infraction passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison en vertu de l’article 127 du Code pénal – ainsi que de rébellion et de constitution d’un groupe criminel.</p>



<p>Les groupes de défense des droits humains affirment que ces accusations sont motivées par des considérations politiques et visent à faire taire la dissidence.</p>



<p>Rtimi aurait tenté de protéger d’autres manifestants lorsque la police est intervenue violemment. Lui et deux autres personnes ont été frappés sur place, puis au poste de police, selon l’Association Intersection pour les droits et les libertés.</p>



<p><em>«Ils ont subi de nouvelles violences physiques et psychologiques»</em>, a déclaré Rami Ben Salah, porte-parole de l’association à <em><a href="https://www.newarab.com/news/tunisian-activist-may-face-10-years-jail-over-gabes-protest" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The New Arab</a></em>. Et d’ajouter : <em>«Ils se sont également vu refuser l’accès à un avocat, ce qui constitue une violation flagrante de la loi n° 5 de 2016.»</em></p>



<p><em>«Le corps du jeune homme porte des traces visibles de coups»</em>, a déclaré le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT) dans un communiqué, dénonçant ce qu’il a qualifié de <em>«tentative de masquer les abus policiers et de criminaliser l’activisme»</em>.</p>



<p>Les avocats affirment avoir été harcelés alors qu’ils tentaient de défendre les militants. D’autres sympathisants venus à Gabès en signe de solidarité ont été arrêtés et fouillés, certains étant interrogés pour avoir porté des pancartes de protestation dans leurs voitures, selon des associations locales.</p>



<p>Les arrestations ont ravivé la colère à Gabès, ville côtière souvent décrite comme la zone de sacrifice environnemental de la Tunisie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="btRfkN2vA8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/05/tunisie-stop-pollution-poursuit-sa-mobilisation-contre-la-pollution-a-gabes/">Tunisie : Stop Pollution poursuit sa mobilisation contre la pollution à Gabès</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Stop Pollution poursuit sa mobilisation contre la pollution à Gabès » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/05/tunisie-stop-pollution-poursuit-sa-mobilisation-contre-la-pollution-a-gabes/embed/#?secret=Kiyl4w3aMX#?secret=btRfkN2vA8" data-secret="btRfkN2vA8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La méfiance croissante du public</h2>



<p>La manifestation du 23 mai s’inscrivait dans le cadre de nombreuses actions menées par la jeunesse locale exigeant la démolition des usines industrielles toxiques du Groupe chimique tunisien (GCT), une entreprise publique.</p>



<p>Les habitants affirment que les unités de traitement du phosphate contaminent l’air, la mer et les sols de la ville depuis des décennies.</p>



<p>L’industrie du phosphate a longtemps été un pilier de l’économie tunisienne post-indépendance, mais à Gabès, le coût est exorbitant.</p>



<p>Les habitants signalent des taux élevés de cancer, d’infertilité et de maladies respiratoires, ainsi que l’effondrement des écosystèmes marins et la perte de moyens de subsistance traditionnels comme la pêche et l’agriculture.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GqzB5cBp5w"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/lhydrogene-vert-en-tunisie-un-nouveau-mecanisme-de-pillage-et-dexploitation/">L’hydrogène vert en Tunisie : Un nouveau mécanisme de pillage et d’exploitation</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’hydrogène vert en Tunisie : Un nouveau mécanisme de pillage et d’exploitation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/lhydrogene-vert-en-tunisie-un-nouveau-mecanisme-de-pillage-et-dexploitation/embed/#?secret=9kMl2JtlBZ#?secret=GqzB5cBp5w" data-secret="GqzB5cBp5w" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«Juste vivre sans être empoisonnés»</em></h2>



<p>Le mouvement Stop Pollution est né après la révolution de 2011, porté par une jeunesse désillusionnée face à la crise écologique que traverse le pays.</p>



<p>En 2017, le gouvernement s’était engagé à délocaliser les installations les plus dangereuses hors de la ville, mais ce projet n’a jamais été concrétisé.</p>



<p>Une explosion meurtrière dans une usine d’asphalte en 2021, qui a tué six ouvriers, a encore accru la méfiance du public, notamment après la révélation du stockage de nitrate d’ammonium – le même produit chimique à l’origine de la catastrophe du port de Beyrouth – à proximité de zones résidentielles.</p>



<p>De nouveaux projets industriels, notamment une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/21/tunisie-la-societe-civile-soppose-au-projet-dusine-dammoniac-vert-a-gabes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">usine d’ammoniac</a> et une initiative pour l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/28/lhydrogene-vert-en-tunisie-un-nouveau-mecanisme-de-pillage-et-dexploitation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hydrogène vert</a>, ont suscité de nouvelles craintes.</p>



<p>Bien que présentés comme faisant partie de la transition énergétique verte de la Tunisie, les militants avertissent qu’ils risquent de reproduire le même modèle&nbsp;: des projets extractifs imposés aux communautés vulnérables sans consultation ni garanties environnementales.</p>



<p><em>«Nous voulons juste vivre sans être empoisonnés»</em>, scandaient les manifestants la semaine dernière à Gabès.</p>



<p>Dans un pays en proie à l’inflation, au chômage et à l’autoritarisme, la crise environnementale de Gabès a rarement fait la une des journaux nationaux.</p>



<p>Pourtant, pour les associations de défense des droits humains, ces arrestations s’inscrivent dans une répression plus large de la dissidence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z8Or8CqGYU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/10/environnement-pour-quon-nacheve-plus-les-palmiers-a-gabes/">Environnement : Pour qu’on n’achève plus les palmiers à Gabès !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Environnement : Pour qu’on n’achève plus les palmiers à Gabès ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/10/environnement-pour-quon-nacheve-plus-les-palmiers-a-gabes/embed/#?secret=vFyZLS9JRd#?secret=z8Or8CqGYU" data-secret="z8Or8CqGYU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Liban, flux marchands et sécurité frontalière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2020 07:42:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des quartiers entiers de la capitale libanaise sont dévastés à la suite d’une double explosion survenue, le 4 août 2020, au port de Beyrouth. Tous les indices récoltés, jusqu’à présent, pointent du doigt le hangar n°12, où était entreposées 2.750 tonnes de nitrates d’ammonium, un produit hautement explosif, dans des conditions peu précautionneuses. Par Raef...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Port-de-Beyrouth-devaste.jpg" alt="" class="wp-image-311259"/></figure>



<p><strong><em>Des quartiers entiers de la capitale libanaise sont dévastés à la suite d’une double explosion survenue, le 4 août 2020, au port de Beyrouth. Tous les indices récoltés, jusqu’à présent, pointent du doigt le hangar n°12, où était entreposées 2.750 tonnes de nitrates d’ammonium, un produit hautement explosif, dans des conditions peu précautionneuses.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Raef Jerad</strong> *</p>



<span id="more-311257"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Raed-Jerad.jpg" alt="" class="wp-image-311258"/></figure></div>



<p>La double explosion du port de Beyrouth interpelle par l’ampleur des dégâts occasionnés. Derrière le discours qui vante les mérites de la dérèglementation et de la circulation libre des biens, se profile une dérégulation inquiétante des flux marchands transnationaux.</p>



<p>Les ports, aéroports et passages frontaliers terrestres sont présentés comme le fer de lance d’une économie prospère. Elle est d’autant plus prospère qu’elle réussit à se brancher, toujours plus étroitement, sur les flux internationaux. Ces lieux de transit sont réputés des fenêtres d’ouverture sur l’universel, participant à la fécondation croisée des cultures. Il s’agit là d&rsquo;un fait indéniable et admirable. La frontière, aujourd’hui, dit-on, rassemble et unit plus qu’elle ne sépare et divise.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Habiliter au libre-échangisme</h3>



<p>Le récit idyllique d’une économie-monde opérant dans, et entraînant dans ses sillages, la distribution universelle de ses fruits est de plus en plus contesté, autant que contredit par les faits. Les illusions de la mondialisation économique heureuse se dissipent. Les délocalisations, les défiscalisations et amenuisement des recettes de l’État, l’érosion des tissus économiques des pays les moins compétitifs, les protestations et révoltes liés au chômage et au travail précaire, la montée des conservatismes et des partis radicaux, participent à cette désillusion.</p>



<p>Le constat que les flux transnationaux sont maximisateurs du bien-être collectif et gage d’un monde plus intégré et pacifié se découvre partiel et partial. Il ne représente que la part la plus visible (car la mieux défendue) d’une réalité qui est loin d’être monolithique. On conteste, ou on feint d’ignorer ou oublier que ces passerelles de l’échange sont aussi, et en même temps, des lieux de confrontation, au sens premier comme symbolique du terme. Les foyers de déstabilisations importées se rajoutant, souvent, à celle couvant à l’intérieur. Ils sont convertibles, au gré des conjonctures et des intérêts, en des portes qui laissent se faufiler le brusque et l’imprévu. Comme un talon d’Achille des nations confrontées à des flux, humains, marchands, idéels et financiers, toujours plus denses, dépassant leurs moyens de gestion et leur capacité de digestion.</p>



<p>Il ne s’agit nullement ici de défendre le souverainisme, idéologie teintée de conservatisme et de nationalisme exacerbée. Elle demeure incapable de dessiner, dans ses développements théoriques, une alternative crédible au modèle de l’économie de marché globalisée. Elle s’est avérée, surtout, impraticable. Cuba s’en détourne, aujourd’hui. La Corée du Nord s’y accroche (jusqu’à quand ?) au prix d’une subsistance à la marge de la société internationale et d’une survie en dehors de l’histoire. Le souverainisme de la dynastie Kim n’arrive, d’ailleurs, à s’affirmer et à se perpétuer que par l’emploi de la violence contre les Nord-Coréens. Et par le recours à l’agressivité et à la provocation contre les autres nations.</p>



<p>Pour un bon nombre de pays, notamment du sud, la gestion des flux marchands reste, toutefois, du moins déficiente, sinon chaotique. En dépit d’un mouvement de codification des règles du commerce international, les pays qui rabattent leurs frontières, escomptant s’en tirer des points de croissance et un accès moins coûteux à l’endettement extérieur, ne sont guère soutenus dans leurs efforts pour se doter d’infrastructures frontalières fiables. Il en va, pourtant, de la viabilité et de la vitalité de l’économie de marché globalisée.</p>



<p>Il faut comprendre que ces espaces d’accès au territoire national relèvent, pour des pays souvent instables et institutionnellement déficients, de la sûreté nationale. Or, sans la sécurité des transactions, le commerce se rétracte et la récession pointe son nez.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Victime et coupable(s)</h3>



<p>Le Liban, meurtri suite à la double explosion causée par une cargaison de nitrates d’ammonium stockée, sans grandes précautions, au port de Beyrouth, en offre, aujourd&rsquo;hui, le triste exemple. Il a été conduit, suite à des dysfonctionnements étagés, aussi bien en matière de régulation multilatérale des flux du commerce maritime, que de réactivité de ses institutions internes face à une menace pressante et d’envergure, à héberger sur son propre sol, depuis novembre 2013, un produit hautement explosif. Il n’en avait ni besoin ni, en conséquence, les moyens de gestion.</p>



<p>La cargaison a été chargée depuis la Géorgie, sur un navire délabré battant pavillon moldave, propriété d’un homme d’affaires russe, domicilié à Chypre, en direction de Mozambique, et ayant fait escale en Grèce. La <em>«marchandise»,</em> les tonnes de nitrate d’ammonium, n’arrivera jamais à sa destination finale. Elle ôte la vie à des centaines de Libanais. Elle rend la vie de dizaines de milliers d’autres, en une époque marquée par une double crise politique et économique profonde, encore plus difficile.</p>



<p>Il est assez déconcertant de constater qu’aucune allusion n’est faite, dans les discours officiels et les commentaires médiatiques, à la responsabilité éventuelle, partielle et indirecte (à établir par les enquêteurs), d’aucun de ces six pays. Ils étaient pourtant tous, à des degrés pouvant être, à vrai dire, très infimes, les maillons de la chaîne ayant conduit au drame. Seul le Liban en serait le coupable, en même temps qu’il en est la seule victime. Plus explicitement, la bonne conscience accepterait mieux qu’il en soit la seule victime dès lors qu’il est désigné comme le seul coupable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Menace globale, responsabilité collective</h3>



<p>La négligence avérée des responsables nationaux impliqués dans le maniement de la cargaison de nitrate d’ammonium, la lourdeur bureaucratique et la lenteur de la justice, le confessionnalisme ambiant et son interférence pernicieuse avec la gestion publique, ne doivent pas être utilisés comme les présomptions d’une culpabilité totale et isolée de l’État libanais. Alors que ses blocages et faux pas sont légion, il ne doit pas être inculpé, de surcroît, des manquements des autres.</p>



<p>Le laisser-faire et la corruption, en mer et sur d’autres terres, ont indéniablement contribué à ce que le Rhosus ne quitte jamais le port de Beyrouth depuis son accostage en 2013. Avec la solidarité internationale (salutaire et salué), il est aussi et si urgent d’établir les responsabilités. Celle-là ne devant pas évacuer celles-ci.</p>



<p>Toutes les nations en sont collégialement responsables. La sécurité des flux ne peut logiquement incomber à l’une pour exonérer toutes les autres. Tout le monde a adhéré au libre-échangisme et, de ce fait même, a revêtu ce système de force obligatoire. Le choix, plus ou moins libre et éclairé, au départ, de tous, est devenu un diktat. Tenter ou promettre de s&rsquo;y soustraire est pure populisme. Il est devenu l&rsquo;horizon indépassable de classes politiques contraintes de croire en la fin de l’histoire. Car n’ayant autre alternative à offrir que les <em>«standards internationaux».</em></p>



<p>Toutes les nations sont, également, des victimes potentielles. Car risquant de voir se reproduire, sur leur sol, un jour ou l’autre, l’irréparable. La nécessité d’instaurer une régulation institutionnelle internationale, commandée par d’autres paradigmes que ceux de la bureaucratisation et de la perpétuation des privilèges des plus puissants (États soient-ils ou firmes multinationales), s’impose, après cet accident d’ampleur inédite, à tous.</p>



<p>Hommages à toutes les victimes du pays du cèdre. Morts et blessés du corps et de l&rsquo;esprit. Nation résiliente. Pays gâté par la géographie, comme par l&rsquo;histoire. Sauf contemporaine.</p>



<p><em>* Enseignant-chercheur en science politique. Université de Sousse, diplômé du Cycle supérieure de l’Ecole nationale d’administration (ENA).</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cztloitoVn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/05/letat-tunisien-saura-t-il-tirer-la-lecon-libanaise/">L’Etat tunisien saura-t-il tirer la leçon libanaise ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Etat tunisien saura-t-il tirer la leçon libanaise ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/05/letat-tunisien-saura-t-il-tirer-la-lecon-libanaise/embed/#?secret=xPam0ysbd9#?secret=cztloitoVn" data-secret="cztloitoVn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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