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	<title>Archives des Noureddine Nasr - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Noureddine Nasr - Kapitalis</title>
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		<title>Le ghot, un système hydro-agricole oasien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/le-ghot-un-systeme-hydro-agricole-oasien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 10:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Lahcen Kabiri]]></category>
		<category><![CDATA[nappe phréatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le Sahara, le ghot, l’oasis sèche, le vent creuse la dune de sable et le palmier boit dans la nappe phréatique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/le-ghot-un-systeme-hydro-agricole-oasien/">Le ghot, un système hydro-agricole oasien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Entre savoirs locaux et ingénierie naturelle dans le sud tunisien&nbsp;: dans le Sahara, le ghot, l’oasis sèche, le vent creuse et le palmier boit dans la nappe phréatique. On y accède parfois avec une pelle, des paniers de sable sur les épaules et une connaissance millimétrique du vent. C’est la logique du ghot, en arabe </em></strong><strong><em>غوط</em></strong><strong><em>, un système oasien qui permet de cultiver des palmiers dattiers en exploitant la nappe phréatique superficielle, sans irrigation «moderne» continue.</em></strong></p>



<span id="more-18401594"></span>



<p>Le sujet est revenu sur le devant de la scène ces derniers jours dans un texte partagé sur les réseaux sociaux et signé par l’agronome Noureddine Nasr, relayé également par son collègue marocain Lahcen Kabiri, avec une invitation à recueillir des informations sur d&rsquo;éventuels exemples historiques ou vestiges du système en Tunisie, en Libye et au Maroc.</p>



<p>Le cœur du récit reste toutefois une région symbolique : la vallée de l’Oued Souf, dans le sud-est de l’Algérie. Selon la FAO, le <em>ghot</em> est un système hydro-agricole traditionnel basé sur le creusement des dunes, utilisant les connaissances sur les vents dominants pour créer de grandes cuvettes où planter des palmiers dattiers <em>«au-dessus»</em> des ressources en eau souterraines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rapprocher la plante de l’humidité</h2>



<p>Ce modèle permet également la culture de couches inférieures, telles que des légumes et des arbres fruitiers, et contribue à maintenir la biodiversité et le microclimat local. Il s’agit de l’un des sites reconnus par le programme Globally Important Agricultural Heritage Systems, lancé en 2011.</p>



<p>Dans le récit social qui a ravivé l’attention, la <em>«naissance»</em> d’un <em>ghot </em>est décrite comme une entreprise collective : d’abord, l’identification du point où la nappe phréatique est proche, puis l’ouverture d’une cavité initiale et enfin l’utilisation du vent comme allié, guidé par des barrières et des obstacles mobiles pour favoriser l’enlèvement naturel du sable.</p>



<p>Cette logique est cohérente avec ce que rapportent également des sources universitaires, qui décrivent des palmiers cultivés dans de grands cratères creusés à la main dans les dunes, dont les racines bénéficient de la remontée capillaire de l’eau souterraine. Le principe est simple et, en même temps, sophistiqué : rapprocher la plante de l’humidité, en réduisant au minimum les pertes par évaporation typiques de l’irrigation dans un environnement hyperaride.</p>



<p>Dans cette <em>«oasis inversée»</em>, la protection contre le vent et l’ensablement reste une condition de survie, traditionnellement assurée par des clôtures de palmiers secs et un travail constant d’entretien du bord du bassin.</p>



<p>La question de savoir si le <em>ghot</em> existait également en Tunisie trouve au moins une confirmation documentaire : une publication sur les oasis tunisiennes rappelle que la technique consistant à planter de jeunes palmiers <em>«au niveau de la nappe phréatique superficielle»</em> a existé, citant explicitement le <em>ghot</em> comme une pratique historique. Cette référence est liée, en filigrane, à la profonde transformation de l’oasis tunisienne au cours de la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle et au-delà, de plus en plus dépendante des prélèvements d’eau et des infrastructures.</p>



<p>Dans le gouvernorat de Kébili, des études sur le développement agricole lié aux ressources géothermiques décrivent un réseau important de forages et d’utilisations irriguées, avec de l’eau prélevée dans de grands aquifères profonds puis utilisée, après refroidissement, pour l’irrigation ou dans des systèmes <em>«en cascade»</em> entre serres et palmeraies. Il s’agit d’un modèle éloigné de la logique originelle du <em>ghot</em>, qui peut altérer, à terme, l’équilibre entre les nappes phréatiques superficielles et profondes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pacte entre l’homme, l’eau et le vent</h2>



<p>Si l’image de l’oasis saharienne évoque avant tout la rareté de l’eau, dans le cas du Souf, les études décrivent également un risque inverse : la remontée de la nappe phréatique, alimentée par des pratiques d’irrigation intensives, des dispersions hydriques et l’absence ou l’insuffisance de drainage et de réseaux d’évacuation. Le paradoxe est que le même système créé pour exploiter une nappe <em>«proche et stable»</em> peut devenir fragile lorsque l’équilibre hydrique est rompu, soit par un abaissement dû à la surexploitation, soit par une élévation liée à des recharges artificielles et à une mauvaise gestion de l’eau.</p>



<p>C’est une leçon qui concerne, par analogie, les oasis tunisiennes, où la durabilité est liée à la gouvernance des aquifères et à la qualité de l’eau, ainsi qu’à la lutte contre la désertification et le stress climatique.</p>



<p>Dans les discussions relancées dernièrement, le <em>ghot</em> est présenté comme une<em> «solution basée sur la nature»</em> avant la lettre, un pacte entre l’homme, l’eau et le vent.</p>



<p>La perspective est également économique : valoriser les produits des oasis en tant que patrimoine, récupérer les <em>ghot</em> abandonnés, construire des filières de qualité et des parcours d’écotourisme et d’agritourisme. Mais la survie du système, comme l’indiquent tant les sources institutionnelles que les études techniques, dépend d’une condition préalable : reprendre le contrôle de la gestion de la nappe phréatique, limiter les forages incontrôlés, améliorer le drainage et les réseaux, et planifier l’utilisation de l’eau. Sans ce cadre, le <em>ghot</em> risque de rester une suggestion iconique, idéale pour les photographies aériennes, mais incapable de résister à l’impact de l&rsquo;agriculture intensive, de l’urbanisation et de la crise climatique.</p>



<p>D’après <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/storie_dal_mediterraneo/2026/02/23/nel-sahara-il-ghot-loasi-secca-dove-il-vento-scava-e-la-palma-beve_b53c7fb9-df16-4aad-8bb4-fa394075f0d3.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/le-ghot-un-systeme-hydro-agricole-oasien/">Le ghot, un système hydro-agricole oasien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Bioheat transforme les déchets des huileries en biocarburant   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Mar 2025 07:41:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biocarburant]]></category>
		<category><![CDATA[Bioheat]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[déforestation]]></category>
		<category><![CDATA[huile d’olive]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Nasr]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Khelifi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bioheat est une startup tunisienne créée en 2022 par Yassine Khelifi. Elle valorise les déchets provenant de l’extraction de l’huile d’olive. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/tunisie-bioheat-transforme-les-dechets-des-huileries-en-biocarburant/">Tunisie | Bioheat transforme les déchets des huileries en biocarburant   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><strong><em><a href="https://www.facebook.com/bioheat.tn?__cft__%5b0%5d=AZU_qhFkfSzKBu8UOKvrXju1jV4lKU-2ktGUZwy-Au1zk7nEuBEoFagzrAhhZOfcJ_7wN3FiBxlvhXI-e0JGuCDrb7YvevYcAuBrKi6C6hQ_Dq9r1PXzOTdRybcXGE-dd1gJEbjWSUs5heXjWP_J2ikTU61NDEVXfheo6ATvip-ZkA&amp;__tn__=-%5dK-R">Bioheat</a></em></strong><strong><em> est une startup tunisienne créée en 2022 par </em></strong><strong><em>Yassine Khelifi. </em></strong><strong><em>Elle valorise les déchets provenant de l’extraction de l’huile d’olive et leur </em></strong><strong><em>donne </em></strong><strong><em>une seconde en les transformant en une source d’énergie propre et durable, encourageant ainsi la transition vers des solutions énergétiques respectueuses de l’environnement tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em></em></strong></p>



<span id="more-16037229"></span>



<p>Les résidus d’olives sont transformés en une pâte épaisse qui est ensuite compactée en briquettes cylindriques. Laissées à sécher pendant un mois au soleil et sous serre, celles-ci sont ensuite emballées et vendues pour être utilisées pour cuisiner et se chauffer, ou comme nourriture pour animaux.</p>



<p>Ce biocarburant trouve un marché auprès des restaurants, des maisons d’hôtes et des écoles des régions intérieures, où les températures hivernales descendent parfois en dessous de zéro.</p>



<p>Mais la majeure partie de la production de Bioheat – environ 60% – est destinée à l’exportation vers la France et le Canada.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16037448" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Bioheat.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Noureddine Nasr, expert en agriculture et développement rural, estime qu’environ 600 000 tonnes de déchets d’olives sont produites chaque année en Tunisie, qui sera le troisième producteur mondial d’huile d&rsquo;olive en 2024-2025, avec un rendement attendu de 340 000 tonnes, selon les estimations du Conseil oléicole international.<em> </em><em>«La valorisation de ces déchets peut protéger l’environnement, créer des emplois et générer de la richesse»</em>, a-t-il déclaré à l’agence AFP, ajoutant que la valorisation des déchets d’olives pourrait également contribuer à alléger la forte dépendance de la Tunisie aux importations de carburant, dont elle importe près de 60% de ses besoins, une dépendance qui creuse son déficit commercial et pèse sur les subventions publiques, selon un rapport de la Banque mondiale de 2023.</p>



<p>Au-delà du profit qu’il réalise, Khelifi, ingénieur issu d’une famille d’agriculteurs, a déclaré à l’agence AFP qu’il espère que sa startup contribuera à <em>«réduire l’utilisation du bois de chauffage alors que le pays est confronté à la déforestation et au changement climatique»</em>.</p>



<p>L’entreprise emploie actuellement 10 personnes et vise une production de 600 tonnes de briquettes d’ici à la fin de cette année 2025.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/30/tunisie-bioheat-transforme-les-dechets-des-huileries-en-biocarburant/">Tunisie | Bioheat transforme les déchets des huileries en biocarburant   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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