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	<title>Archives des Office de l’élevage et des pâturages - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Office de l’élevage et des pâturages - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : face aux pénuries, le gouvernement tire des plans sur la comète</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/15/tunisie-face-aux-penuries-le-gouvernement-tire-des-plans-sur-la-comete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Oct 2022 12:28:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au lieu d’œuvrer à assurer la disponibilité des fourrages et la fluidité du ravitaillement, ici et maintenant, le gouvernement tunisien préfère continuer à tirer des plans sur la comète.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/15/tunisie-face-aux-penuries-le-gouvernement-tire-des-plans-sur-la-comete/">Tunisie : face aux pénuries, le gouvernement tire des plans sur la comète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Beaucoup d’éleveurs ont de plus en plus de problèmes pour nourrir leurs bêtes, en raison de la hausse des prix des aliments pour bétail sur le marché, et certains d&rsquo;entre eux vont même jusqu’à s’en débarrasser en les vendant à des contrebandiers opérant aux frontières entre la Tunisie et l’Algérie. Au lieu d’œuvrer à assurer la disponibilité des fourrages et la fluidité du ravitaillement, ici et maintenant, le gouvernement préfère continuer à tirer des plans sur la comète.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-4527031"></span>



<p>En effet, c’est ce moment de pénuries tous azimuts qu’a choisi le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Mahmoud Elyes Hamza, pour nous parler de la stratégie nationale de promotion des ressources fourragères et pastorales, dont l’objectif est de réduire le déficit structurel dans ce secteur. </p>



<p>Dans quel délai&nbsp;? Le ministre ne le précise pas, mais il affirme que ladite stratégie est en cours d’élaboration par son département. Et eu égard le rythme de l’administration tunisienne, qui n’est pas l’un des plus rapides au monde, on peut estimer l’achèvement du document et sa mise en œuvre à une dizaine d&rsquo;années, et à une vingtaine d’années sa réalisation. Mais d’ici là, on fait quoi&nbsp;? Et bien, on palabre dans les conférences et on critique le manque de patriotisme des éleveurs qui vendent leurs bêtes.</p>



<p>On aurait pu faire simple et concret, en s’employant à garantir la disponibilité des aliments pour bétail en quantités suffisantes ici et maintenant pour sauver notre cheptel ovin et bovin, mais on préfère faire beaucoup plus compliqué, en faisant reporter la solution des problèmes d’aujourd’hui à un avenir incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les solutions reportées à un avenir incertain</h2>



<p>On ne peut pas reprocher au ministre, qui s’exprimait, vendredi 14 octobre 2022, à une conférence sur <em>«les ressources fourragères et pastorales face aux défis climatiques et géostratégiques»,</em> organisée au Parc des Expositions du Kram à Tunis, en marge du Salon international de l’investissement agricole et de la technologie (Siat 2022), de n’avoir pas pris suffisamment conscience de <em>«l’importante contribution du secteur fourrager dans la réalisation de la sécurité alimentaire»</em>, puisqu’il reconnaît que <em>«la balance fourragère connaît un déficit structurel qui été exacerbé par les années de sécheresse et les répercussions des années Covid-19 et de la guerre en Ukraine sur les prix des matières premières et les chaînes d’approvisionnement».</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AM1umVKlQU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/tunisie-une-fete-de-lagriculture-au-gout-amer/">Tunisie : une fête de l’agriculture au goût amer</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : une fête de l’agriculture au goût amer » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/14/tunisie-une-fete-de-lagriculture-au-gout-amer/embed/#?secret=OlRGPkmKrx#?secret=AM1umVKlQU" data-secret="AM1umVKlQU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce déficit, qui dépasse les 25%, impacte la filière de l’élevage, laquelle joue un rôle important sur le plan économique et social, a encore précisé le ministre, indiquant que les besoins nationaux en produits fourragers s’élèvent à 6200 millions d&rsquo;unités fourragères contre des ressources disponibles (locales et importées) de l’ordre de 5200 millions d’unités.</p>



<p>Autres chiffres avancés par M. Hamza, qui a bien préparé sa leçon&nbsp;: en Tunisie, <em>«la filière de l’élevage participe à hauteur de 38% à la production agricole, représente 15% des investissements agricoles et contribue fortement à la création d’emploi.»</em></p>



<p>Cependant, ces chiffres ne justifient nullement la pénurie observée des aliments pour bétails. Au contraire, ils prouvent que les responsables du secteur agricole, lesquels coûtent très cher aux contribuables, ne sont pas suffisamment prévoyants, qu’ils n’anticipent pas les besoins du pays assez à l’avance et qu’ils ne prennent pas les bonnes décisions au bon moment. Aussi la <em>«stratégie nationale de promotion du secteur fourrager et pastoral»</em>, dont on nous rebat aujourd’hui les oreilles, n’aurions-nous pas dû l’avoir préparée et mise en œuvre depuis au moins une dizaine ou une vingtaine d’années&nbsp;?</p>



<p>Non, M. Hamza et ses collègues du ministère de l’Agriculture ne sont nullement pressés. Puisque ladite <em>«stratégie»</em>, on commence à peine à la… préparer. Et dans le cadre de cette <em>«préparation» </em>(espérons qu’elle ne durera pas une éternité), un atelier de réflexion sera bientôt organisé (vous avez bien lu <em>«bientôt»</em>) avec tous les intervenants du secteur <em>«pour s’accorder sur une version consensuelle qui reflète les attentes des professionnels et permet de réaliser les objectifs nationaux en la matière»</em>.</p>



<p>Déjà, pour <em>«s’accorder sur une version consensuelle»</em>, on imagine qu’il faudra une éternité de palabres à n’en plus finir, alors que l’agriculture n’a jamais été une affaire d’opinion, mais une question de bons choix, de stratégies lancées à temps et de rentabilité à court, moyen et long termes. Et cela est une affaire d’ingénieurs agronomes au fait des potentialités du pays et des moyens pour en tirer le meilleur parti. Et de dirigeants politiques assez courageux pour imposer les solutions jugées nécessaires. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le plein d&rsquo;indécence </h2>



<p>La stratégie en préparation devrait contribuer à réduire le déficit de la balance commerciale fourragère, améliorer le rendement du secteur et encourager l’adoption d’alternatives locales aux semences et variétés fourragères importées à travers la valorisation des résultats de la recherche scientifique, nous apprend encore le ministre qui continue de tirer des plans sur la comète, comme si le grave déficit de la balance commerciale du pays, qui a atteint cette année des sommets inédits, pouvait encore attendre les résultats des travaux de ces directeurs centraux qui font la queue devant les stations-services pour faire leur plein d’essence. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H6ivFx3gVM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/12/comment-ameliorer-la-rentabilite-de-lelevage-1-un-secteur-strategique-et-delicat/">Comment améliorer la rentabilité de l’élevage : 1- Un secteur stratégique et délicat</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment améliorer la rentabilité de l’élevage : 1- Un secteur stratégique et délicat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/12/comment-ameliorer-la-rentabilite-de-lelevage-1-un-secteur-strategique-et-delicat/embed/#?secret=JfE4aAluUp#?secret=H6ivFx3gVM" data-secret="H6ivFx3gVM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Parmi ces chers cadres de la nation, il y a le directeur général de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), Ezzeddine Chalghaf, qui a pris part à la même conférence, pour désigner le principal responsable du déficit structurel du secteur fourrager et pastoral en Tunisie. Bien sûr, ce n’est pas lui le responsable parce qu&rsquo;il n’a pas fait son travail en amont et suffisamment à l’avance pour garantir des quantités suffisantes de fourrages pour les bêtes (ce pour quoi il est censé être payé), mais… ce sont la sécheresse et la faible pluviométrie, qui ont eu des répercussions négatives sur les ressources et les cultures fourragères et partant, sur le cheptel, dit-il. Ah, les salopes&nbsp;! Il ne les a pas prévues celles-là, la sécheresse et la faible pluviométrie étant, il est vrai, des phénomènes très rares en Tunisie !</p>



<p>Dans son élan d’autojustification, si cher aux hauts responsables tunisiens, M. Chalghaf a désigné d&rsquo;autres coupables contre lesquels on ne peut rien et qui justifient à ses yeux son incompétence&nbsp;: la pandémie du Covid-19, la guerre russo-ukrainienne et les mesures protectionnistes sur les exportations des matières premières prises par certains pays, lesquels ont provoqué une montée sans précédent des prix et perturbé l’approvisionnement.</p>



<p>Le premier responsable de l’OEP sait pourtant que la Tunisie importe 30% des besoins alimentaires de son cheptel (tourteaux de soja, maïs et orge), mais depuis le temps qu’il sévit au ministère de l’Agriculture, pourquoi ne s’est-il pas employé à réduire cette dépendance, par exemple en développant la culture du soja, du maïs et de l’orge, sachant que la Tunisie dispose d’énormes superficies de terres non exploitées ?</p>



<p>Ce n’est qu’aujourd’hui que M. Chalghaf a donc pris conscience de la nécessité de rechercher des alternatives locales aux produits importés, en parfaite concertation avec les organismes nationaux de recherche scientifique, dont l’Institut national de la recherche agronomique de Tunisie (Inrat). Dans ce cadre et face aux coûts élevés des protéines de soja importés, un Plan national (encore un ?) pour la promotion du secteur des semences fourragères a été mis en place, à travers le développement des cultures des légumineuses fourragères (fèverole, vesce…) et des plantes fourragères (luzerne), nous apprend-il, sans préciser dans quel délai peut-on s’attendre à cueillir enfin les fruits de ce… <em>«plan»</em>. Une décennie&nbsp;? Deux décennies&nbsp;? Mais d’ici là, on fait quoi&nbsp;? M. Chalghaf ne répond pas à cette question&#8230; </p>



<p>Il nous ne nous reste donc qu&rsquo;à accompagner la descente du pays dans l&rsquo;enfer de la crise.   </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour une mise à niveau de la filière lait et viande en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/23/pour-une-mise-a-niveau-de-la-filiere-lait-et-viande-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Apr 2022 08:10:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Etant donné les défis qu’il va falloir relever dans l’avenir sur le court et le moyen terme du fait du phénomène de la mondialisation et de l’ouverture du marché intérieur aux produits animaux venant de l’extérieur, la problématique de la filière lait et viande telle qu’elle est posée en Tunisie exige une action rapide, mais raisonnée...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Lait.jpg" alt="" class="wp-image-162725"/></figure></div>



<p><strong><em>Etant donné les défis qu’il va falloir relever dans l’avenir sur le court et le moyen terme du fait du phénomène de la mondialisation et de l’ouverture du marché intérieur aux produits animaux venant de l’extérieur, la problématique de la filière lait et viande telle qu’elle est posée en Tunisie exige une action rapide, mais raisonnée et planifiée, pour remédier à toutes ses les insuffisances et répondre du mieux possible aux exigences des consommateurs, dont les besoins évoluent sans cesse.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moez Ayadi </strong>*</p>



<span id="more-388687"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Moez-Ayadi.jpg" alt="" class="wp-image-385103"/></figure></div>



<p>La filière de production animale bovine (lait et viande) correspond à une chaîne complexe constituée de maillons multiples allant de la production jusqu’au marché de consommation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un développement lent et poussif</h2>



<p>La Tunisie était au début des années soixante et pendant les trois premières décennies après l’indépendance (1960-1990) en déficit. Durant toute cette période, l’accent a été mis par les pouvoirs publics sur l’aspect quantitatif à travers l’intensification et la diversification des productions animales sans trop s’attarder sur des aspects non moins importants en l’occurrence la qualité des produits animaux, l’économie des productions (coûts et impacts) et l’organisation du marché.</p>



<p>Le secteur de l’élevage, au niveau du maillon de production, a pu ainsi se développer et surtout se diversifier particulièrement pour ce qui concerne les viandes blanches (poulet et dinde) et le lait de vache.<br>Cependant, ce développement n’a pas eu un impact sur les autres maillons de la filière qui sont restés au même niveau de qualité et d’organisation et ont été en quelque sorte un frein pour un développement plus harmonieux des productions animales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hiatus entre production et consommation</h2>



<p>La situation actuelle de la filière des productions animales bovines pose un véritable problème sur presque tous les plans : <strong>(i)</strong> productivité insuffisante du cheptel, <strong>(ii)</strong> qualité initiale des produits animaux tout juste moyenne, <strong>(iii)</strong> coût de production souvent élevé,<strong> (iv)</strong> circuits de transformation insuffisamment adaptés,<strong> (v)</strong> circuit de commercialisation manquant de transparence et (vi) coût des produits finis souvent élevé.</p>



<p>Le consommateur a, entre temps, évolué considérablement dans ses habitudes alimentaires (durant les vingt dernières années) en consommant de plus en plus de lait et de produits dérivés (yaourt et fromage) tout en diversifiant sa consommation de viande (de plus en plus de viandes blanches aux dépens de la viande rouge).</p>



<p>Ainsi, partant de la problématique de la filière telle qu’elle est posée et étant donné les défis qu’il va falloir relever dans l’avenir sur le court et le moyen terme du fait du phénomène de la mondialisation et de l’ouverture du marché intérieur aux produits animaux venant de l’extérieur, il devient impératif d’agir rapidement d’une manière raisonnée et planifiée en mettant en œuvre une stratégie qui prendrait en considération toutes les insuffisances de la filière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de mise à niveau de la filière lait et viande</h2>



<p>La stratégie à développer doit couvrir l’ensemble des maillons constituant la filière et préconiser dans la mise en œuvre de ses composantes d’adopter une approche participative de nature à mieux cibler les insuffisances relevées lors de diagnostic et à définir les priorités.</p>



<p>En effet, le diagnostic établi à partir de l’analyse de la filière des productions bovines (lait et viandes) a permis d’identifier les axes sur lesquels reposera la mise en œuvre de la stratégie de mise à niveau globale de cette filière.</p>



<p>Ces axes de développement concernent respectivement :</p>



<p>1- <strong>L’optimisation de l’appareil de production</strong> qui est constitué pour l’essentiel d’élevages de petites taille (83% des éleveurs avec moins de 5 vaches) et des éleveurs assez avancés dans l’âge (40% ont plus de 60 ans) ayant un niveau d’instruction très modeste ne dépassant pas souvent le niveau de l’enseignement primaire. </p>



<p>Ces éleveurs présentent un niveau de technicité limité et se trouvent le plus souvent en déphasage par rapport aux techniques et à la technologie de valorisation des ressources animales et alimentaires. De plus ils ne disposent pas de ressources financières suffisantes et d’un système d’information fiable pour développer leurs activités d’une façon durable. Cette situation leur rend, évidemment, l’accès au marché difficile et les expose de ce fait à la pression des intermédiaires.</p>



<p>Partant de ce constat, il devient clair que le système de production sur lequel repose toute la filière des productions bovines (lait et viande) souffre de multiples handicaps qui freinent en quelque sorte son développement et l’optimisation de son potentiel de production. La mise à niveau et l’optimisation de l’appareil de production doit se focaliser sur quatre axes qui nous semblent importants :</p>



<p><strong>(i) </strong>Incitation au remembrement des exploitations agricoles qui doit permettre de réduire l’état de leur morcellement et augmenter d’une certaine manière leur taille (surface agricole utile);</p>



<p><strong>(ii)</strong> Incitation à l’intégration de l’élevage dans les exploitations agricoles, particulièrement dans les régions à conditions climatiques favorables (étages bioclimatiques humide et subhumide) pour sécuriser le cheptel et le rendre moins dépendant du marché et ses fluctuations pour son approvisionnement en ressources alimentaires.</p>



<p><strong>(iii)</strong> Appuis à l’amélioration du niveau de technicité des éleveurs à travers la formation professionnelle et un encadrement de proximité (utiliser un mode de vulgarisation adapté aux spécificités des éleveurs ciblés).</p>



<p><strong>(iiii)</strong> Appuis à l’organisation professionnelle des producteurs autour des principales thématiques auxquelles ils sont confrontés tous les jours et qui conditionnent le développement de leurs activités, on pourrait citer l’identification du cheptel bovin (30% seulement des bovins identifiés en 2020); les programmes d’amélioration génétique; la préservation de la santé animale; la sécurité alimentaire et la traçabilité; le développement des ressources alimentaires; et la régulation du marché.</p>



<p><strong>2- La mise à niveau et l’organisation de la filière par la restructuration du système de collecte du lait</strong> en impliquant à la fois les producteurs et les industriels directement dans le système; l’instauration et le renforcement du système de paiement du lait à la qualité; la révision de la subvention de la collecte afin de la lier au système de paiement du lait à la qualité; l&rsquo;organisation de certains opérateurs du secteur de la transformation artisanale du lait; la diversification des produits laitiers et le renforcement de la traçabilité à travers la valorisation par des signes de qualité, notamment l’appellation d’origine contrôlée, l’élevage biologique et la production du lait sans allergie (Lait A2).</p>



<p><strong>3- La mise à niveau et l’organisation de la filière des viandes </strong>par la mise à niveau des abattoirs (organisation et fonctionnement, normes d’hygiène, taux d’abattage…); la mise à niveau des marchés aux bestiaux (lieu d’implantation, mode de fonctionnement, contrôle sanitaire, suivie du flux d’animaux…); la mise à niveau du commerce et du transport des viandes (circuit de distribution, réglementation du transport de viandes et produits dérivés…); la mise à niveau de la découpe et le conditionnement des viandes (cahier des charges régissant les ateliers de découpe et d’emballage…); et la mise à niveau de l’industrie de l’emballage et de la transformation des viandes (étude de marché pour l’exportation, normalisation des produits transformés…).</p>



<p><strong>4- L’optimisation de l’encadrement</strong> en repositionnant l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP) et en renforçant l’interprofession dans la filière des productions bovines (Givlait).</p>



<p><strong>5- La formation professionnelle </strong>doit cibler les faiblesses et les insuffisances constatées au niveau de savoir-faire des éleveurs. Elle doit s’appuyer sur un diagnostic et une analyse de terrain à travers lesquels, il devient possible d’identifier le besoin réel et d’organiser, en conséquence, une formation professionnelle qualifiante en adaptant le plus possible les programmes et les cours à dispenser. Les actions à mener dans ce cadre doivent concerner les trois segments de la filière à savoir la production, la transformation et la commercialisation. Par exemple : créer un centre sectoriel de formation professionnelle dans le domaine des métiers des viandes rouges et un centre sectoriel de formation professionnelle dans le domaine de l’industrie du lait et de fromagerie.</p>



<p>L’Etat a un rôle important à jouer dans la mise à niveau de la filière lait et viandes, et ce à travers une politique d’appui volontariste qui doit mettre l’accent sur l’accompagnement en cédant d’une manière progressive le rôle d’encadreur aux organisations professionnelles. En effet, le plan d’action nécessite l’adhésion totale des professionnels et aura des impacts positifs sur la santé du consommateur, la protection de l’environnement contre la pollution par les abattoirs après sa mise en œuvre.</p>



<p>Également, ce plan d&rsquo;action aura des effets sur la qualité du produit final, la normalisation et la transparence des circuits de distribution et du commerce du détail et enfin sur le renforcement du secteur industriel lait et viandes rouges et la création de nouveaux emplois</p>



<p><em>* Docteur ingénieur agronome, maître de conférences en production animale à l&rsquo;Institut supérieur de biotechnologie de Béja, expert international (FAO).</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fr8lCSdQDO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/24/stress-hydrique-et-elevage-bovin-en-tunisie/">Stress hydrique et élevage bovin en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stress hydrique et élevage bovin en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/24/stress-hydrique-et-elevage-bovin-en-tunisie/embed/#?secret=rZGo2H8akT#?secret=fr8lCSdQDO" data-secret="fr8lCSdQDO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/23/pour-une-mise-a-niveau-de-la-filiere-lait-et-viande-en-tunisie/">Pour une mise à niveau de la filière lait et viande en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le son de blé subventionné : un système à revoir urgemment</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/02/le-son-de-ble-subventionne-un-systeme-a-revoir-urgemment/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 12:13:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[son subventionné]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la sécheresse que certaines régions de la Tunisie sont en train de subir et aux prix des concentrés de plus en plus élevés, les éleveurs n&#8217;ont cessé de réclamer du son subventionné (ou sédari) pour alimenter leurs animaux. Toutefois la distribution de ce sédari pose de nombreux problèmes présentés dans cet article et...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Alimentation-animale.jpg" alt="" class="wp-image-338370"/></figure>



<p><strong><em>Suite à la sécheresse que certaines régions de la Tunisie sont en train de subir et aux prix des concentrés de plus en plus élevés, les éleveurs n&rsquo;ont cessé de réclamer du son subventionné (ou sédari) pour alimenter leurs animaux. Toutefois la distribution de ce sédari pose de nombreux problèmes présentés dans cet article et auxquels des solutions sont proposées.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Ridha Bergaoui</strong> *</p>



<span id="more-338367"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Ridha-Bargaoui.jpg" alt="" class="wp-image-298598"/></figure></div>



<p>Le manque de pluie dans certaines régions du centre et du sud du pays a entraîné un déficit au niveau des ressources fourragères et de la végétation des parcours. Afin d’alimenter leurs animaux les éleveurs ont recours aux aliments concentrés industriels. Toutefois, le prix de ces concentrés ne cesse d’augmenter suite à l’accroissement du prix du maïs et du soja importés utilisés dans la fabrication de ces aliments. Ceci a entraîné une détérioration de la rentabilité de l’élevage et a poussé les éleveurs à chercher d’autres alternatives dont le recours au son subventionné appelé également sédari. Celui-ci est malheureusement peu disponible et vendu selon des quotas précis.</p>



<p>Partout dans le pays, les éleveurs ont donc manifesté pour exiger l’approvisionnement des régions et l’augmentation des quotas du son subventionné qui leur sont destinés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un aliment destiné à la sauvegarde du cheptel en période de sécheresse</h3>



<p>La Tunisie subit régulièrement des périodes de sécheresse qui ont des effets parfois très graves sur l’économie du pays avec une chute importante des ressources hydriques affectant les productions agricoles et la survie du cheptel. Le ministère de l’Agriculture, en concertation avec le reste des départements et surtout le ministère du Commerce, dispose d’une stratégie nationale, destinée à gérer les périodes de sécheresse, pour limiter les dégâts, soutenir les agriculteurs et sauvegarder le patrimoine agricole national.</p>



<p>Parmi les composantes de cette stratégie, la distribution d’aliments destinés au bétail afin d’éviter la perte du cheptel. Orge, son de blé, bouchons de luzerne déshydratée et même du foin ont été importés, lors des années de sécheresse, et distribués aux éleveurs pour suppléer au manque du fourrage local et de la végétation des parcours. Le son, produit par les minoteries à partir de la trituration du blé local ou en transit, est le plus demandé par les éleveurs. Il est vendu à un prix très avantageux, à raison de 12,500 dinars le sac de 50 kg.</p>



<p>Pour éviter les spéculations et la vente du son subventionné dans les circuits parallèles, l’Etat a strictement réglementé la commercialisation de ce produit considéré stratégique par les éleveurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un commerce sous haute surveillance</h3>



<p>La distribution et la vente du son sont réglementées par un décret (décret n° 2013-1293 du 27 février 2013, relatif à l’organisation et au contrôle de la distribution du son de blé) qui remplace le décret n° 2001-149 du 19 janvier 2001 relatif au même objet.</p>



<p>Ce décret confie à l’Office des Céréales la tâche de supervision et du suivi de la distribution du son. Une Commission Nationale fixe les quotas mensuels destinés à chaque gouvernorat en fonction des conditions climatiques et des besoins du cheptel. Des commissions régionales veillent à établir les listes des éleveurs et des usines d’aliments concentrés bénéficiaires et des approvisionneurs de la région chargés de la vente du son aux éleveurs. Les usines d’aliments concentrés s’approvisionnent directement des minoteries. La quantité de son affectée à chaque éleveur dépend de l’importance de son cheptel. Les commerçants s’approvisionnent auprès des minoteries. Une commission technique au ministère de l’Agriculture est responsable du suivi de l’opération. Le contrôle de la distribution du son dans les régions est assuré par les équipes régionales multidisciplinaires. Des sanctions sont prévues contre tout contrevenant à la procédure fixée par le décret que ce soit les minotiers ou les approvisionneurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des difficultés récurrentes</h3>



<p>Malgré les différents et multitudes contrôles et la réglementation très stricte régissant le commerce du son subventionné, les brigades de contrôle économique ont, à plusieurs reprises, saisi des quantités importantes de sédari destinés à la contrebande au marché noir. Des malversations et de la spéculation sont rapportés fréquemment par les éleveurs et le prix du sédari a plus que triplé ces derniers jours dans les circuits parallèles.</p>



<p>Les minoteries-semouleries traitent en moyenne prés de 2 MT de blé/an (à peu prés moitié blé dur et moitié blé tendre) ce qui conduit à une production d’environ 230 000 T de son de blé utilisé dans l’alimentation animale. Le son est produit par les minoteries durant toute l’année. Ce son est destiné aussi bien aux éleveurs qu’aux usines d’aliments concentrés. La quantité produite par mois ne correspond pas forcement avec les besoins des éleveurs qui est plus important plutôt en été et en automne et la pression est trop forte surtout que le prix est très intéressant.</p>



<p>Le prix du concentré pour vache laitière est plus de quatre fois plus élevé que celui du son subventionné. Ceci explique l’insistance des éleveurs pour disposer de ce produit, surtout en cette période de crise du lait, alors que cette pression est absente sur les autres aliments comme l’orge fourragère ou les bouchons de luzerne importée.</p>



<p>A titre indicatif, ci-dessous les prix au détail de quelques aliments :</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Tableau-son-de-ble.jpg" alt="" class="wp-image-338376"/></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Le son, un aliment déséquilibré</h3>



<p>Le son de blé pose certains problèmes digestifs et la quantité à distribuer aux animaux doit être limitée. Il est riche en phosphore (9,9 g/kg) et pauvre en calcium (1,4 g/kg). Le rapport calcium sur phosphore est de 0,14 alors qu’on recommande pour la production de lait un rapport autour de 1. Ce rapport déséquilibré est à l’origine, surtout dans le cas d’une ingestion importante du son, de pathologies graves du squelette et des problèmes de fertilité.</p>



<p>Par ailleurs, le son de blé absorbe beaucoup d’humidité, il fermente facilement et les moisissures s’y développent rapidement. Une attention particulière doit être apportée à sa conservation.</p>



<p>Le sédari ne convient pas à lui seul à l’alimentation des animaux mais doit être utilisé comme composant d’une ration qui doit comporter d’autres aliments. Mélangés ensemble, tous les éléments nutritifs nécessaires à l’animal doivent être présents pour assurer la bonne santé et des niveaux de production convenables. L’utilisation abusive du sédari seul peut gravement nuire à la santé et la carrière de l’animal.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un système éprouvant et peu efficace</h3>



<p>Le système actuel de distribution du sédari subventionné est complexe. Il mobilise une multitude de structures et de commissions de suivi et de contrôle… L’organisation est lourde et disproportionnée. Ce système est inefficace puisque le son subventionné fait l’objet de malversations, de fraudes et de spéculations.</p>



<p>Le son en lui-même est un produit qui ne convient pas, sur le plan nutritif, à alimenter correctement les animaux et risque de porter atteinte à la santé des animaux. En plus c’est un produit qui absorbe facilement l’humidité et se conserve très mal. Il n’est pas toujours disponible puisqu’il dépend de l’activité de trituration des minoteries et que les usines des aliments concentrés en prélèvent une partie importante pour leurs propres besoins.</p>



<p>Pour toutes ces raisons il serait intéressant d’engager une réflexion pour évaluer le système actuel et l’abroger si nécessaire ou alléger les procédures.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelques idées à mettre en œuvre</h3>



<p>À notre avis, le système actuel de soutien aux éleveurs par le biais du son subventionné est trop lourd et disproportionné. Il occasionne beaucoup de perte d’énergie, de temps et de moyens. Il faut abandonner le sédari subventionné, qui pose de nombreux problèmes, et abroger le décret régissant tout ce système compliqué de commercialisation et de contrôle.</p>



<p>Il serait avantageux de remplacer le sédari par l’orge fourragère plus riche et mieux équilibrée sur le plan nutritionnel. Cette orge devra être malheureusement importée puisque la production locale d’orge est insuffisante.</p>



<p>Des enseignants chercheurs de nos institutions de recherche agricole ont mené de nombreux travaux sur la valorisation de sous-produits (sous-produits de l’olivier, sous-produits du palmier, déchets et résidus des industries agroalimentaires…) comme aliments de sauvegarde. Ces travaux peuvent être valorisés pour concevoir un aliment bon marché et équilibré convenant comme aliment de sauvegarde. De petites entreprises peuvent être créées et encouragées pour fabriquer ces aliments ce qui permet de créer de l’emploi pour certains de nos diplômés du supérieur en chômage et de créer une certaine dynamique au niveau régional.</p>



<p>Il est nécessaire également de faire des efforts pour généraliser l’inscription des éleveurs au<em> «registre des éleveurs»</em> et l’identification de tous les animaux. Celle-ci est exigée par la réglementation en vigueur. L’arrêté du ministre de l’Agriculture du 20 septembre 2010 fixe les registres de l’identification des éleveurs et la procédure d’identification des animaux.</p>



<p>L’Office de l’élevage et des pâturages, principal acteur du secteur de l’élevage, doit disposer des moyens humains et matériels nécessaires pour mener à bien l’inscription généralisée et la mise à jour des registres des éleveurs et de leur cheptel. Ces registres serviront pour mieux cibler les aides et le soutien destinés aux éleveurs en difficulté. Ils pourront également être utilisés à d’autres fins comme la vaccination du cheptel, le suivi des mouvements des animaux surtout dans les régions frontalières, la traçabilité des produits d’origine animale …</p>



<p><em>* Professeur universitaire</em>.</p>



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