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	<title>Archives des Opep - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Opep - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Dr Houda Ben Jannet et la transition énergétique en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 11:06:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dr Houda Ben Jannet souligne la position de la Tunisie comme pont énergétique essentiel entre l’Afrique du Nord et l’Europe.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/dr-houda-ben-jannet-et-la-transition-energetique-en-tunisie/">Dr Houda Ben Jannet et la transition énergétique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors d’une interview exclusive accordée à <a href="https://www.energyconnects.com/videos/video-interviews/2025/july/tunisia-s-energy-strategy-pushes-regional-integration-to-the-forefront/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Energy Connects Studio</a> lors du 9<sup>e</sup> séminaire international de l’Opep, qui s’est tenu les 9 et 10 juillet 2025 au Hofburg Palace, à Vienne, Autriche, le Dr Houda Ben Jannet, directrice générale de l’Observatoire méditerranéen de l&rsquo;énergie (OME), a souligné la position de la Tunisie comme pont énergétique essentiel entre l’Afrique du Nord et l’Europe.</em></strong></p>



<span id="more-17099630"></span>



<p>L’experte franco-tunisienne, figure de proue de la transition énergétique en Méditerranée, a appelé à une coordination régionale renforcée, à des infrastructures évolutives et à l’engagement du secteur privé pour libérer tout le potentiel énergétique de l’Afrique.</p>



<p>La Tunisie s’engage à promouvoir l’intégration transfrontalière et à placer le continent au cœur des flux énergétiques mondiaux, a-t-elle expliqué, en mettant l’accent sur l’interconnectivité, les voies de transition propre et la sécurité énergétique à long terme.</p>



<p>Le Dr Houda Ben Jannet a été nommée directrice générale de l’OME depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2013.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>



<p><a href="https://www.energyconnects.com/videos/video-interviews/2025/july/tunisia-s-energy-strategy-pushes-regional-integration-to-the-forefront/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo de l’interview de Dr Ben Jannet en anglais.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/25/dr-houda-ben-jannet-et-la-transition-energetique-en-tunisie/">Dr Houda Ben Jannet et la transition énergétique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pétrole : la chute des cours enrayée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/04/10/petrole-la-chute-des-cours-enrayee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 13:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’issue de tractations serrées, les pays de l’OPEP+ ont convenu, sous la supervision de Donald Trump, d’une réduction de dix millions de baril/jour de leur production, ouvrant la voie à une remontée des prix du pétrole. Mais l’équilibre du marché n’est pas pour demain. Par Hassen Zenati L’accord a été long à se dessiner....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Petrole.jpg" alt="" class="wp-image-293505"/></figure>



<p><strong><em> À l’issue de tractations serrées, les pays de l’OPEP+ ont convenu, sous la supervision de Donald Trump, d’une réduction de dix millions de baril/jour de leur production, ouvrant la voie à une remontée des prix du pétrole. Mais l’équilibre du marché n’est pas pour demain.</em></strong></p>



<p> Par<strong> Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-293503"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> L’accord a été long à se dessiner. Plusieurs jours durant, depuis la fin du weekend dernier, les principaux protagonistes du bras de fer inédit sur les prix du pétrole : l’Arabie saoudite d’un côté et la Russie de l’autre, se sont livrés à un poker menteur qui a mis à vif les nerfs des opérateurs du marché. Sensibles à la moindre rumeur, les prix ont ainsi joué aux montagnes russes, mais avec néanmoins une légère tendance à la hausse indiquant entre les lignes que l’espoir était encore permis.</p>



<p> L’effondrement des prix du lundi, à la suite de la décision inattendue de reporter la réunion de l’Opep+, a été suivi d’une timide reprise les jours suivants, alimentée par des déclarations optimistes de Donald Trump, indiquant que Riyad et Moscou, deux des trois premiers producteurs mondiaux, étaient biens sur la voie d’un accord.</p>



<p> Finalement, ce dernier a été rendu public jeudi tard dans la soirée : les pays producteurs ont décidé une baisse de leur production de dix millions de barils par jour, soit 10% de l’offre mondiale, devenue pléthorique depuis que le coronavirus, figeant l’économie mondiale, a mis un brutal coup d’arrêt à la demande de pétrole, celle venant de Chine en particulier. L’objectif des producteurs est maintenant d’enrayer la chute vertigineuse des prix, qui avaient atteint leur plus bas depuis 18 ans, à 20-25 dollars le baril. En quelques semaines, depuis janvier, le recul a été de 55% au moins.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Donald Trump joue sa réélection en novembre prochain</h3>



<p> La crise s’est nouée lorsque la Russie, agacée par la montée en puissance des producteurs américains de pétrole de schiste, a décidé, sans prévenir, de se dissocier de la décision de l’Opep de réduire sa production pour soutenir les prix sur le marché face à une demande en chute libre dans le sillage de la panne de l’économie mondiale. Pour Moscou, la réduction de la production et son pendant mécanique, la hausse du prix, ne pouvaient qu’avantager les producteurs américains de pétrole de schiste, en souffrance, au détriment des producteurs de pétrole conventionnel de l’Opep.</p>



<p> Pour Donald Trump, la manœuvre russe, en nuisant aux producteurs américains, figurant parmi ses plus fervents soutiens électoraux, était synonyme de catastrophe pour sa candidature en novembre pour un second mandat présidentiel. Il a aussitôt mis tout son poids dans la balance pour amener l’Arabie Saoudite, qui n’avait rien à y gagner et plutôt tout à perdre, à organiser la contre-offensive en déclenchant une guerre des prix dévastatrice grâce à une large ouverture des vannes.</p>



<p> Obsédé par la poussée iranienne au Proche-Orient et au Yémen, où il est mis en échec par les Houthis, alliés de Téhéran, le prince-héritier Mohammed Ben Salmane s’est même dit prêt à aller plus loin encore à partir de début mai, pour prêter main forte au locataire de la Maison Blanche, et s’assurer ainsi de son soutien.</p>



<p> La crise s’est dénouée aussi rapidement qu’elle s’est nouée, à la suite d’un <em>«coup de fil»</em> direct entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Il a permis à ce dernier de reprendre à son avantage le dialogue interrompu avec Washington depuis la guerre d’Ukraine, suivie de sanctions douloureuses contre son pays. Les deux dirigeants ont joué <em>«gagnant-gagnant»</em> sur le dos de Mohammed Ben Salmane, qui a sans doute beaucoup à apprendre encore des règles du <em>«grand jeu»</em> sur l’arène internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La baisse de la production va juste freiner la chute des prix</h3>



<p> L’accord de jeudi est valable pour deux mois, à la suite desquels la réduction sera portée à 8 millions de barils/jour jusqu’en décembre 2020, puis à 6 millions de barils/jour de janvier 2021 à avril 2022. Entre-temps, espèrent les producteurs, les multiples plans de relance massive de l’économie mondiale auront fait leur effet sur la demande et contribué au rééquilibrage du marché.</p>



<p> En réalité, la diminution annoncée de la production, aussi spectaculaire soit-elle, va juste permettre de freiner la chute des prix, en évitant le bradage de la production. La panne économique mondiale a en effet provoqué une chute de 30% au moins de la demande, soit environ 30 millions de barils/jour. Le marché est toujours en surproduction. Des pétroliers désemparés cherchent à stocker un peu partout leur or noir. Mais, les moyens de stockage ayant été saturés, certains producteurs, notamment l’Aramco saoudienne, ont été réduits ces derniers jours à céder leur production à des prix négatifs, en perdant de l’argent, pour ne pas avoir à fermer des puits, ce qui aurait coûté encore plus cher. Pour Riyad, notamment, c’est l’arroseur arrosé.</p>



<p> Seul le Mexique a annoncé qu’il ne souscrivait pas à la démarche de l’Opep+, tandis que les Etats-Unis, qui n’étaient pas partie de la négociation, tout en la suivant attentivement, même de loin, ont refusé de s’associer à la réduction de la production. Donald Trump a argué du fait que la production américaine a déjà beaucoup reculé et qu’il ne pouvait encourager les producteurs à faire plus.</p>



<p> En fait le grand vainqueur de cette passe d’armes reste sans doute Donald Trump. Il a bien manœuvré par Arabie Saoudite interposée, pour faire monter les prix à un niveau compatible avec le maintien en vie d’un très grand nombre de producteurs américains menacés de faillite imminente. À 20 dollars le baril, c’était l’hécatombe certaine, avec ses conséquences sociales et politiques inéluctables, à 40 dollars le baril, selon les projections vers lesquels on se dirige désormais à court terme, la majorité des producteurs pourront reprendre leur souffle et garder la tête hors de l’eau. C’est tout bénéfice pour sa candidature auprès de ces sponsors savent se montrer généreux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Franchir le cap difficile de la pandémie du Covid-19</h3>



<p> Sur le plan diplomatique, le président américain a par ailleurs resserré d’un cran son étreinte sur l’Arabie saoudite, en lui faisant jouer le rôle de boutoir contre la Russie. Il l’a ainsi contrainte à rompre le consensus conclu à Alger en 2016, et qui devait faire de Moscou un<em> «compagnon de route» </em>stable de l’Opep. Cela ne sera pas sans effet sur la politique générale des trois pays au Proche-Orient.</p>



<p> Les autres producteurs de l’Opep, littéralement étranglés par le plongeon des prix ces dernières semaines, escomptent un bol d’oxygène qui leur permettra de franchir au moins le cap difficile de la pandémie du Covid-19, qui leur impose des dépenses inattendues alors que leurs seules recettes externes leur viennent des hydrocarbures.  Plusieurs ont déjà annoncé des coupes claires dans leur budget 2020 à peine mis en application.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N5tn3KlA9F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/18/le-marche-petrolier-seffondre-leconomie-mondiale-broie-du-noir/">Le marché pétrolier s’effondre, l’économie mondiale broie du noir</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le marché pétrolier s’effondre, l’économie mondiale broie du noir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/18/le-marche-petrolier-seffondre-leconomie-mondiale-broie-du-noir/embed/#?secret=Zi5D0J8YoA#?secret=N5tn3KlA9F" data-secret="N5tn3KlA9F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Pétrole : fin du bras de fer, début de l’entente ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2020 15:15:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«Je n’aurais jamais pensé demander une augmentation des prix du pétrole», a dit Donald Trump effrayé de son audace. Désormais, il le demande, et pour certains il l’exige, afin de soutenir l’industrie américaine de l’or noir en souffrance. Par Hassen Zenati Fin mars, le pétrole a touché le fond avec un baril à moins de...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Donald-Trump-Vladimir-Poutine.jpg" alt="" class="wp-image-292107"/><figcaption><em>Trump appelle Poutine pour stabiliser le marché. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> «Je n’aurais jamais pensé demander une augmentation des prix du pétrole», a dit Donald Trump effrayé de son audace. Désormais, il le demande, et pour certains il l’exige, afin de soutenir l’industrie américaine de l’or noir en souffrance.</em></strong></p>



<p> Par<strong> Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-292104"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Fin mars, le pétrole a touché le fond avec un baril à moins de 20 dollars, son plus bas niveau depuis 2002, contre plus de 60 dollars il y a deux mois à peine. Il était pris en tenailles entre la nouvelle stratégie de la Russie consistant à scier la planche sous les pieds des producteurs de pétrole de schiste américains en tirant les prix vers le bas, et la brutale réaction de l’Arabie Saoudite, qui a déclaré une guerre des prix générale et sauvage pour <em>«punir»</em> Moscou d’avoir refusé de souscrire à sa politique de réduction de la production en même temps que l’Opep, dont la Russie ne fait partie, tout en étant jusque là un compagnon de route. S’y sont ajoutés les effets pervers de la pandémie du Covid-19, qui ont figé l’économie mondiale, provoquant l’assèchement de la demande devant une offre devenue pléthorique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une baisse située entre 15 et 20 millions de barils par jour</h3>



<p> À la fin de la semaine dernière, le journal des milieux d’affaires américains, <em>‘‘Wall Street Journal’’</em>, tirait la sonnette d’alarme : partout dans le monde, hors Chine, dont l’économie commence à reprendre prudemment, les réserves sont pleines et les capacités de stockage saturées. Des traders signalaient qu’au lieu de fermer des puits, qui seraient très coûteux de remettre ensuite en production, l’Aramco saoudienne était prête à vendre à perte pour ne pas perdre la face devant la Russie. La demande mondiale avait reculé de 4,2 millions de barils en février, selon les indications de l’Agence internationale à l’énergie. Depuis, avec les mesures de confinement généralisées en Europe et aux Etats-Unis, la baisse pourrait de situer entre 15 et 20 millions de barils par jour, soit une chute de 15 à 20% par rapport à 2019.</p>



<p> Au total, en quelques semaines, le bras de fer entre Riyad et Moscou aura fait des dégâts considérables dans les budgets des pays exportateurs de l’Opep, mais aussi dans celui des compagnies pétrolières internationales, à leur tête les compagnies américaines, et parmi les producteurs de pétrole de schiste, encore plus fragiles, qui se préparaient à une véritable hécatombe ces derniers jours. À moins de 30 dollars le baril, ils n’ont aucune chance de survivre, disent les analystes, dont certains situent même ce plancher à 50 dollars le baril.</p>



<p> C’est dans ce contexte que le président américain Donald Trump, pris de court par la rapide tournure des événements, s’est décidé à demander un armistice, en appelant lundi 30 mars 2020 le président russe Vladimir Poutine. Objectif : stabiliser le marché pétrolier et œuvrer pour une remontée des prix pour venir au secours des producteurs américains. Les deux chefs d’Etat ont confié à leurs experts le soin d’en discuter les modalités, en attendant une éventuelle conférence ministérielle. L’information a redonné des couleurs aux bourses mondiales qui suivaient avec anxiété les péripéties du champ de bataille.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Guerre des prix du pétrole doublée de la pandémie du Covid-19</h3>



<p> Les signes avant-coureurs d’une intervention américaine étaient apparus à la veille du G-20, présidé par le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, lorsque le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, quasiment sur le ton de la sommation, lui avait demandé <em>«d’être à la hauteur des enjeux»</em>, dans une conjoncture mondiale fortement déprimée. </p>



<p> Depuis plusieurs jours, les conseillers américains à l’énergie, déploraient la <em>«folle guerre des prix»</em> menaçant la rentabilité des producteurs américains, qui risquaient de se retrouver à court d’investissements si cette guerre devait se poursuivre avec une telle violence. <em>«Je n’aurais jamais pensé dire qu’il nous fallait une augmentation du prix du pétrole, mais c’est le cas»</em>, a déclaré le président américain quelque peu désarçonné à la télévision. </p>



<p> Les États-Unis sont devenus depuis 2018 le premier producteur mondial de pétrole devant l’Arabie Saoudite, grâce à l&rsquo;essor de l&rsquo;exploitation des sols de schiste. Pour la Maison Blanche, il est impératif de tenir compte des intérêts du puissant lobby pétrolier américain à quelques encablures d’une élection présidentielle qui s’annonçait facile pour Donald Trump, mais qui s’est révélée de plus en  compliquée avec la guerre des prix du pétrole doublée de la pandémie du Covid19. Il lui faut en même temps tenir compte des réactions du consommateur américain, qui avait bien accueilli la baisse des prix du carburant à la pompe et attendait plus de la <em>«guerre des prix» </em>en cours. L’essence s’écoulait ces derniers jours moins d’un dollar le gallon aux Etats-Unis, du pain bénit pour les automobilistes fuyant le confinement. C’est à la recherche de cet équilibre subtil entre intérêts contradictoires, auxquels il est également sensible électoralement parlant, que Donald Trump s’est décidé à appeler Vladimir Poutine à une trêve que son allié saoudien ne peut refuser, de son point de vue.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Avenir incertain pour les producteurs et pour la demande mondiale</h3>



<p> Pour les producteurs de l’Opep, la rupture de l’alliance entre l’Arabie saoudite et la Russie, connue sous le nom d’Opep+, qui visait à maintenir le prix du baril à 60 dollars sur le long terme, ne peut être que dévastatrice. Elle implique des ajustements budgétaires douloureux et le report de projets d’investissements, au moment où la pandémie qui les frappe s’avère forte consommatrice de cash.</p>



<p> Parmi d’autres, l’Algérie a immédiatement ordonné la révision de ses dépenses budgétaires pour y faire face. La compagnie pétrolière nationale Sonatrach a ainsi annoncé des coupes claires dans ses divers budgets. Le groupe compte réduire de 50% son budget pour 2020 et reporter les projets qui ne revêtent pas un caractère urgent, selon son Pdg Toufik Hakkar. Il table sur une économie de 7 milliards de dollars, soit la moitié du budget d’investissement et de recrutement pour 2020.</p>



<p> Mais l’avenir restera incertain pour les producteurs tant que la demande mondiale de pétrole ne se sera pas redressée, à la fin de la crise sanitaire. Autant dire que le temps risque de paraître très long pour tous ces pays pris à la gorge par des dépenses sociales contraintes, difficiles à différer. Alger, qui assure la présidence tournante de l’Opep et Bagdad souhaitent une réunion urgente des experts de l’organisation pour évaluer la situation du marché pétrolier au vu de la rapide dégradation des prix. Alors que l’Arabie saoudite menaçait lundi soir d’ouvrir les vannes encore plus largement pour porter ses exportations au niveau record de 10,6 millions de barils par jour à partir de mai, et précipiter davantage les prix, les pays de l’Opep et des pays non-membres, notamment la Russie, souhaitent se réunir dès que possible à Vienne, siège de l’organisation, pour définir une politique commune si celle-ci est encore possible.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BUDJiS5BS9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/29/coronavirus-le-jour-dapres-la-recession-mondiale/">Coronavirus : le jour d’après la récession mondiale</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Coronavirus : le jour d’après la récession mondiale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/29/coronavirus-le-jour-dapres-la-recession-mondiale/embed/#?secret=z906tcmlwt#?secret=BUDJiS5BS9" data-secret="BUDJiS5BS9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ugMe6rtjNW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/18/le-marche-petrolier-seffondre-leconomie-mondiale-broie-du-noir/">Le marché pétrolier s’effondre, l’économie mondiale broie du noir</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le marché pétrolier s’effondre, l’économie mondiale broie du noir » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/18/le-marche-petrolier-seffondre-leconomie-mondiale-broie-du-noir/embed/#?secret=RZzSEtBiRf#?secret=ugMe6rtjNW" data-secret="ugMe6rtjNW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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