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	<title>Archives des opération Barkhane - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des opération Barkhane - Kapitalis</title>
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		<title>Mali : fin de partie pour IBK</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 10:08:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré l’intercession de ses pairs de l’Afrique de l’Ouest pour le sauver, le soldat IBK a dû jeter l’éponge devant une mutinerie, qui s’est transformée en coup d’Etat militaire, reprenant à son compte des revendications politiques et sociales qu’il ne voulait pas assumer. Par Hassen Zenati L’affaire s’est jouée en moins de vingt quatre heures....</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Ibrahim-Boubacar-Keita.jpg" alt="" class="wp-image-312601"/><figcaption><em>Ibrahim Boubacar Keïta démissionne pour épargner à son pays «l’effusion de sang»</em>.</figcaption></figure>



<p><strong><em>Malgré l’intercession de ses pairs de l’Afrique de l’Ouest pour le sauver, le soldat IBK a dû jeter l’éponge devant une mutinerie, qui s’est transformée en coup d’Etat militaire, reprenant à son compte des revendications politiques et sociales qu’il ne voulait pas assumer.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-312600"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>L’affaire s’est jouée en moins de vingt quatre heures. Commencée mardi vers dix heures du matin par une révolte dans une garnison proche de la capitale Bamako, elle a rapidement évolué en mutinerie à huis clos, pour finir aux environs de minuit par un coup d’Etat en règle et le limogeage du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Arrêté à son domicile par les mutins qui avaient investi un à un les quartiers de la capitale, ne lui laissant aucune échappatoire, il est apparu à la télévision défait, le visage à moitié mangé par un masque chirurgical, les yeux hagards, s’en remettant <em>«à Allah le tout-puissant pour qu’il vienne en aide et sauve le Mali»</em>.</p>



<p>Auparavant, il avait remis sa démission aux nouveaux maîtres du pays, démis le gouvernement et dissout l’Assemblée nationale, en expliquant que s’il jette l’éponge, c’est uniquement pour épargner à son pays <em>«l’effusion de sang»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans le schéma classique d’un coup d’Etat à l’africaine</h3>



<p>Dans la foulée, les nouveaux hommes forts du pays, dont on connaît peu de choses pour l’instant, ont appelé à une «transition politique civile», et promis des élections dans un <em>«délai raisonnable». «Nous, forces patriotiques regroupées au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), avons décidé de prendre nos responsabilités devant le peuple et devant l’histoire»</em>, a déclaré sur la télévision publique ORTM, celui qui a été présenté comme le porte-parole des militaires, le colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air. Le précédent coup d’Etat au Mali date de 2012, avec le même canevas.</p>



<p>On est bien dans le schéma classique d’un coup d’Etat à l’africaine, dont les conséquences restent incertaines, alors que les pays de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) étaient impliqués dans une laborieuse <em>«médiation»</em> entre le pouvoir et l’opposition, que la France s’inquiète pour ses 5.500 soldats de la force Barkhane, engagée contre les jihadistes du Nord-Mali, et que l’Algérie, qui a une longue frontière avec ce pays, suit avec une attention soutenue une situation, qui peut à tout instant évoluer en drame. Les chefs d’Etat de la Cédéao doivent se réunir par vidéoconférence pour examiner la situation à la suite du coup d’Etat. Ils ont décidé dans un premier temps de fermer leurs frontières avec le Mali, afin de prévenir toute contagion.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le «mandat de trop» d’IBK</h3>



<p>À 75 ans, élu la première fois en 2013, réélu en 2018, IBK aura fait le <em>«mandat de trop»,</em> passant aux côtés des problèmes de fond submergeant son pays : la rébellion endémique des Touarègues du Nord, l’intégration économique et sociale des vastes régions déshéritées du pays, la professionnalisation de l’armée et sa réorganisation, le développement économique du Mali.</p>



<p>Depuis plusieurs mois des manifestants de l’opposition sillonnaient les rues en réclamant des <em>«changements démocratiques».</em> Ils se sont heurtés à une forte répression qui a fait plusieurs dizaines de victimes, et radicalisé le mouvement. Le 10 juillet, la troisième grande manifestation contre le pouvoir a dégénéré en trois jours en troubles meurtriers à Bamako, les pires qu’à connus la capitale depuis 2012. Ils ont fait 11 morts, selon le Premier ministre Boubou Cissé. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma – 15.000 hommes) parle de 14 manifestants tués. La principale coalition d’opposition le Mouvement du 5 juin du Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RPF) parle pour sa part de 23 morts. Les larmes aux yeux, IBK a expliqué qu’il avait œuvré depuis son élection en 2013 «à redresser le pays, donner corps et vie à l’armée malienne», de toute évidence sans convaincre.</p>



<p>Les pays de la Cédéao, qui ont engagé une médiation entre le pouvoir et l’opposition, pour contenir la contestation ont vu leurs propositions rejetées par les adversaires les plus résolus d’IBK, notamment le M5-RPF. Ils ont expliqué avoir <em>«constaté avec regret, que les recommandations de la Cédéao ne tiennent pas compte de la profondeur et de la gravité de la crise et ne correspondent aucunement aux attentes et aspirations du peuple malien».</em> Réfutant les conclusions de la Cédéao, <em>«ramenant la crise à un simple contentieux électoral de deuxième tour du scrutin législatif»</em> – à l’origine de la contestation –, ils ont exigé au préalable la démission d’IBK et appelé le <em>«peuple malien à demeurer mobilisé et déterminé pour la mise en œuvre de son droit constitutionnel à la désobéissance civile»</em>. Ils ont dénoncé <em>«les conséquences catastrophiques de la mauvaise gouvernance du président Keita, les violations récurrentes de la Constitution de son fait et sous son magistère, la confiscation des principes républicains garantissant l’alternance démocratique, en méconnaissance totale du Protocole de la Cédéao sur la démocratie et la bonne gouvernance».</em></p>



<p>Dirigée par l’imam Mahmoud Dicko, la coalition est qualifiée d’islamiste par le pouvoir d’IBK, un qualificatif utilisé comme <em>«un épouvantail islamo-terroriste, selon elle, pour diluer les revendications populaires républicaines et divertir le peuple malien qui a, depuis des siècles, opté pour la tolérance religieuse et la laïcité».</em></p>



<p>Les 15 présidents de la Cédéao avaient appelé les Maliens à<em> «l’union sacrée»</em> pour régler la crise qui ébranle leur pays depuis juin, en affirmant craindre une déstabilisation du Mali, qu&rsquo;ils considèrent comme l’épicentre de la menace jihadiste au Sahel. La médiation a été rejetée aussi par la Plateforme pro-Bamako et la Coordination des mouvements Azawad, qui revendiquent l’autodétermination et la création d’un état indépendant au Nord-Mali. En quelques semaines, IBK s’est retrouvé seul, isolé, au milieu d’une contestation populaire grandissant, qui avait commencé il y trois ans par la dénonciation du comportement de soldats français de Barkhane dans les quartiers pauvres du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La France est totalement coincée</h3>



<p>À Paris, l’inquiétude est grande. Pour l’instant, la force Barkhane n’a pas été remise en cause par les responsables du putsch, qui ont affirmé au contraire, leur volonté de respecter les accords internationaux et de travailler dans le cadre du partenariat franco-malien de lutte contre le jihadisme au Sahel. Cependant, la donne politique ayant changé des évolutions peuvent survenir pour aboutir à un ajustement de ces accords militaires et revoir au moins partiellement le partenariat actuel. <em>«Pour la France, ce sera extrêmement compliqué de se maintenir»</em>, croit diagnostiquer un expert de l’Afrique, Antoine Glaser. <em>«La situation est bloquée et la France est totalement coincé»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>La crise malienne, récurrente depuis des décennies, mais relativement bien contenue, s’est soudainement aggravée après l’intervention de l’Otan, conduite par Paris, en Libye. Un flux d’armes s’est déversé de ce pays sur l’ensemble du Sahel, en plus du retour de milliers de soldats subsahariens entretenus par le régime de Mouammar Kadhafi, dont la plupart sont allés conforter les groupes jihadistes contre le pouvoir central.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="myXbYpgaiZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/09/sahel-les-specialistes-de-la-lutte-antiterroriste-dubitatifs/">Sahel : les spécialistes de la lutte antiterroriste dubitatifs</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sahel : les spécialistes de la lutte antiterroriste dubitatifs » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/06/09/sahel-les-specialistes-de-la-lutte-antiterroriste-dubitatifs/embed/#?secret=gqgz8ffGPk#?secret=myXbYpgaiZ" data-secret="myXbYpgaiZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6fuSTg7DTg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/20/face-aux-coups-de-boutoir-des-jihadistes-le-g-5-sahel-se-rebiffe/">Face aux coups de boutoir des jihadistes, le G-5 Sahel se rebiffe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Face aux coups de boutoir des jihadistes, le G-5 Sahel se rebiffe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/20/face-aux-coups-de-boutoir-des-jihadistes-le-g-5-sahel-se-rebiffe/embed/#?secret=Z0zUSNDHqX#?secret=6fuSTg7DTg" data-secret="6fuSTg7DTg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Mali : L’opération Barkhane recentrée et sa stratégie revue</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 09:14:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De Pau, aux pieds des Pyrénées, le 13 janvier 2020, à l’occasion de la réunion du G5 Sahel, Emmanuel Macron a lancé un message assorti d’une menace implicite de retrait, pour faire taire les opposants locaux à l’intervention française au Sahel : la France est au Sahel pour assurer la stabilité et la sécurité, et...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/20/mali-loperation-barkhane-recentree-et-sa-strategie-revue/">Mali : L’opération Barkhane recentrée et sa stratégie revue</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/01/G5-Sahel-Pau.jpg" alt="" class="wp-image-274052"/><figcaption><em>Réunion du G5 Sahel à Pau: Macron et ses pairs du Sahel.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> De Pau, aux pieds des Pyrénées, le 13 janvier 2020,  à l’occasion de la réunion du G5 Sahel, Emmanuel Macron a lancé un message assorti d’une menace implicite de retrait, pour faire taire les opposants locaux à l’intervention française au Sahel : la France est au Sahel pour assurer la stabilité et la sécurité, et n’a pas d’agenda particulier, a-t-il dit.</em></strong></p>



<p>  Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-274046"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> <em>«Je sais qui est tombé pour la sécurité des Maliens, des Nigériens, des Burkinabé. Des soldats français. Les déclarations que j’ai eu à entendre ces dernières semaines sont indignes. Ils sont combattus avec beaucoup de fermeté par vos dirigeants. Ils servent d’autres intérêts, soit ceux des groupes terroristes, soit ceux d’autre pays qui voudraient voir l’Europe plus loin, parce qu’ils ont d’autres agendas, des agendas de mercenaires </em>(allusion à la présence de plus en plus voyante d’armées privées, mises à la disposition de certaines capitales de la région par la Russie, Ndlr).<em> L’armée française est là pour la sécurité et la stabilité. Je n’ai pas d’autres agendas»</em>, a dit le président français. </p>



<p> Lèvres serrées et visage fermé, Emmanuel Macron, excédé, le geste tranchant, entouré de ses homologues du G-5 Sahel : Idriss Déby (Tchad), Mahamadou Issoufou (Niger), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani (Mauritanie), a répondu sans prendre de gants, à l’interpellation d’un journaliste malien qui l’interrogeait sur les oppositions de plus en plus vives affichées par la population contre l’intervention française au Sahel.</p>



<p> Le déploiement des troupes françaises, à la demande du Mali, avait été ordonné par le prédécesseur d’Emmanuel Macron, François Hollande, pour donner un coup d’arrêt à la progression d’une alliance de séparatistes azaoued (touaregs) et de jihadistes islamistes, qui voulaient prendre de force Bamako, après s’être assuré le contrôle du nord du pays. <br> Malgré un accord de paix signé en 2015 entre ces rebelles et le gouvernement central, mais jamais mis en œuvre, de nouveaux groupes armés se sont constitués, puis ont essaimé au centre du Mali, du Burkina Faso et du Niger. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une crise humanitaire imminente</h3>



<p> Le nombre de victimes dans les deux camps, se chiffre désormais en milliers, sans compter les civils qui subissent les dégâts collatéraux de cette guerre asymétrique, menée aussi par des trafiquants de drogue et des trafiquants d’être humains parmi les innombrables migrants traversant la zone en quête d’un refuge en Europe. </p>



<p> Outre les migrants, les Organisations non-gouvernementales (ONG) sur le terrain, estiment à plusieurs centaines de milliers le nombre de déplacés internes en 2019, forcées de fuir les combats et les exactions : 500.000 au Burkina Faso, plus de 80.000 au Mali. Ils ont délaissé toute activité, ce qui pourrait être le prélude à une crise humanitaire imminente. Des centaines d’écoles ont été abandonnées dans les trois principaux pays concernés : Mali, Burkina Faso, Niger, laissant sur le carreau plusieurs milliers d’élèves déscolarisés. Depuis le début de son intervention, la France a perdu 41 hommes.</p>



<p> Depuis plusieurs semaines, les remontés du terrain faisaient état d’interrogations diffuses, d’inquiétudes voire de franche hostilité d’un nombre croissant de sceptiques locaux concernant l’opération Barkhane, dont ils attendaient beaucoup pour juguler la poussée terroriste dans leur région, mais dont les résultats, sept ans après, restaient à leurs yeux, peu probants. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une «guerre-éclair» ensablée dans un territoire hostile</h3>



<p> Menée à la hussarde, dans une atmosphère d’euphorie, ponctuée de communiqués de victoire, l’opération, présentée d’abord comme une «guerre-éclair», s’est vite ensablée dans un territoire grand comme l’Europe. Le 10 janvier, la capitale malienne Bamako était de nouveau le théâtre d&rsquo;un rassemblement de plusieurs centaines de manifestants, Place de l’Indépendance, stigmatisant l’intervention militaire française, ainsi que la présence de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) aux cris : <em>«France dégage».</em></p>



<p> Pour Emmanuel Macron, il fallait rapidement <em>«clarifier la situation politique»</em>, en obtenant des cinq pays concernés une déclaration commune soulignant que la France agit à la demande de leurs dirigeants, et légitimer ainsi, ou plus exactement re-légitimer, son intervention au Sahel. Comme l’a indiqué la ministre française des Armées, Florence Parly, il fallait<em> «obtenir des responsables de la région une position nette de ce qu’ils aiment ou n’aiment pas»</em>. Sollicité pour renforcer son soutien aux opérations françaises, l’Allemagne réclamait aussi une telle re-légitimation. Et, c’est avec un soulagement non-feint que le chef de l’Etat français pouvait, à la fin d’un long huis-clos aux pieds des Pyrénées, exhiber d’une déclaration commune dans laquelle les présidents africains exprimaient <em>«leur souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel»</em> et plaidaient pour un «renforcement de la présence internationale» à ses côtés, ce qui correspondait exactement aux vœux de leur hôte. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Une révision de la stratégie de Barkhane</h3>



<p> Seule ombre au tableau, l’annonce, en plein sommet de Pau, par les Etats-Unis de sa décision de réduire sa présence miliaire en Afrique, ce qui ne manquera d’avoir son effet sur son engagement au Sahel. Un retrait qui, s’il est confirmé, sera regretté, car la présence américaine était<em> «cruciale»</em> et <em>«offrait des capacités critiques, non-substituables»</em>, notamment en matière de renseignements, se sont empressé à faire valoir les chefs d’Etat, en exprimant leur <em>«reconnaissance à l’appui apporté jusque-là par les Etats-Unis»</em>, et le <em>«souhait» </em>de le voir se poursuivre. Emmanuel Macron a promis qu’il poursuivra ses efforts pour convaincre Donald Trump de rester au Sahel.</p>



<p> Ces professions de foi politiques, se sont accompagnées d’une révision de la stratégie de Barkhane, comprenant son recentrage géographique et une redéfinition de ses objectifs prioritaires. L’opération phare du Sahel sera ainsi insérée dans un nouveau cadre baptisé <em>«Coalition pour le Sahel», </em>rassemblant les pays du G-5 Sahel, la France, ses autres partenaires déjà engagés dans la région, ainsi que les pays qui voudront les rejoindre. La Coalition sera placée sous un<em> «commandement conjoint»</em>, ce qui devrait démultiplier sa réactivité face à un ennemi imprévisible. Son rôle sera de planifier, encadrer et superviser les opérations de Barkhane, des éléments des armées des pays concernés, et pas seulement ceux mis à la disposition de la force conjointe. En clair, elle pourra puiser à sa guise dans le vivier des armées nationales sahéliennes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Empêcher les groupes terroristes de «faire leur beurre»</h3>



<p> Paris a décidé d’envoyer 220 soldats supplémentaires, immédiatement opérationnels, pour l’épauler, en attendant l’arrivé d’une<em> «task force» </em>européenne destinée à renforcer les désormais 4.720 militaires français enrôlés dans Barkhane. La force européenne, baptisée d’un nom touareg, Takouba (Sabre), sera formée de forces spéciales, qui s’occuperont de la formation de futurs commandos maliens, nigériens, mauritaniens etc. Les nouvelles unités ainsi réunies doivent se concentrer sur la zone des «trois frontières», aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, d’où sont parties les grandes <em>«razzia»</em> des dernières semaines. Son objectif principal est la destruction des groupes armés de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), qui sont les plus structurés et les mieux armés, et dont la proximité des groupes armés libyens en font un gibier redoutable, difficilement saisissable. Ainsi réaménagé, le dispositif sera musclé par un contingent tchadien et une montée en puissance de troupes de l’Onu au nord du Mali, à Kidal, accompagné d’un retour sur place de l’armée malienne chassée par les terroristes.</p>



<p> En première ligne contre le terrorisme en Afrique – nourris de plus en plus par les résidus de Daech au Proche-Orient – les pays du G-5 Sahel figurent parmi les plus pauvres du monde. Ils manquent de tout sur un territoire immense aux trois quart désertique et vivent depuis leur indépendance des crises politiques récurrentes alimentées par des clivages entre communautés et ethnies. C’est en s’insérant dans ces conflits que les groupes terroristes parviennent à <em>«faire leur beurre».</em> L&rsquo;un des quatre piliers de la nouvelle stratégie Barkhane est précisément de rétablir l&rsquo;autorité des Etats sur leur territoire et de leur permettre d&rsquo;y exercer leur pleine souveraineté.   </p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6J16ZViUGR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/20/face-aux-coups-de-boutoir-des-jihadistes-le-g-5-sahel-se-rebiffe/">Face aux coups de boutoir des jihadistes, le G-5 Sahel se rebiffe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Face aux coups de boutoir des jihadistes, le G-5 Sahel se rebiffe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/20/face-aux-coups-de-boutoir-des-jihadistes-le-g-5-sahel-se-rebiffe/embed/#?secret=yDlHL7siCN#?secret=6J16ZViUGR" data-secret="6J16ZViUGR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Zvw75aAsnu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/02/france-mali-retraite-strategique-en-vue/">France &#8211; Mali : Retraite stratégique en vue ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France &#8211; Mali : Retraite stratégique en vue ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/02/france-mali-retraite-strategique-en-vue/embed/#?secret=nXLzEuksFq#?secret=Zvw75aAsnu" data-secret="Zvw75aAsnu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Face aux coups de boutoir des jihadistes, le G-5 Sahel se rebiffe</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Dec 2019 11:14:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attendus à Pau (sud de la France), c’est devant les tombes de 71 soldats nigériens tombés, sous les balles des «jihadistes» que les chefs d’Etat du G-5 Sahel se sont réunis à Niamey pour clamer leur angoisse devant l’évolution de la situation et appeler au secours. Plus qu’un symbole. Par Hassen Zenati En ce dimanche...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/G5-Sahel-Niamey-15-dec-2019.jpg" alt="" class="wp-image-266145"/><figcaption><em>Dépouilles des 71 soldats victimes de la tuerie d’Inates (nord-ouest du Niger).</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Attendus à Pau (sud de la France), c’est devant les tombes de 71 soldats nigériens tombés,  sous les balles des «jihadistes» que les chefs d’Etat du G-5 Sahel se sont réunis à Niamey pour clamer leur angoisse devant l’évolution de la situation et appeler au secours. Plus qu’un symbole. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-266141"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> En ce dimanche 15 décembre 2019, à Niamey, au Niger, ils étaient tous là, les mains tournées vers le ciel dans une <em>«fatiha»</em> (ouverture du Coran) recueillie devant 71 tombes de soldats victimes l’avant-veille de la tuerie d’Inates (nord-ouest du Niger) perpétrée par des groupes jihadistes, suivie d’une minute de silence, qui semblait s’éterniser dans une ambiance lourde de reproches et de malentendus. </p>



<p> Ibrahim Boubacar Keïta (Mali), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Mahamadou Issoufou (Niger), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie) et Idriss Déby Itno (Tchad) auraient dû se trouver à Pau (sud de la France), le lendemain 16 décembre, où ils avaient été invités par le président français Emmanuel Macron, qui voulait <em>«clarifier leur position» </em>à l’égard de l’intervention militaire française connue sous le nom de code de Barkhane, au lendemain de la mort de treize soldats français dans ce qui avait été présenté comme un accident d’hélicoptère dans le ciel malien.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/G5-SAHEL-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-266147" width="500"/><figcaption><em>Les chefs d&rsquo;Etat des 5 pays du Sahel attendent plus de soutien face aux groupes jihadistes.  </em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"> La responsabilité occidentale dans le chaos au Sahel</h3>



<p> Mais, le ton employé par le chef de l’état français, reçu comme une <em>«convocation»</em> plus qu’une<em> «invitation»</em> entre pairs, et le fait qu’ils aient découvert l’information dans la presse, au lieu qu’elle fasse l’objet d’un courrier officiel comme l’exige le protocole, les a tellement agacés qu’ils se sont rebiffés, contraignant Paris à reporter le sommet prévu au 13 janvier 2020, et à se résigner à voir les cinq intéressés se réunir pour se concerter au préalable entre eux sans témoin. Les présidents ouest-africains tenaient par ailleurs à exprimer in situ leur solidarité au Niger en deuil. Ils se sont quittés en appelant la communauté internationale à<em> «renforcer son soutien»</em> à leurs pays confrontés à une menace terroriste persistante, et en redemandant à l’Onu de renforcer le mandat de sa force militaire conjointe et de celui de la Minusma, dont les pouvoirs et les moyens restent limités, selon eux. Ils ont également «réitéré leur volonté de tout mettre en œuvre pour améliorer la coordination entre la force conjointe, les forces nationales et les forces internationales alliées», et prévenir ainsi le <em>«chaos» </em>qui, selon eux, se profile dans la région depuis l’intervention militaire occidentale en Libye et la chute du régime de Mouammar Kadhafi.</p>



<p> Autant de points qui figureront aussi à l’ordre du jour de la conférence de Pau, une ville des Pyrénées Atlantiques, qui été choisie symboliquement parce qu’elle abrite le 5e Régiment d’hélicoptères de combat (RHC), dont venaient sept des treize soldats français tués au Mali.</p>



<p> Selon Paris, ce sommet franco-africain <em>«aura pour objectif de réévaluer le cadre et les objectifs de l’engagement français au Sahel. Il permettra également de poser les bases d’un soutien international accru aux pays du Sahel»</em>. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, le président du Conseil européen, Charles Michel, le vice-président de la Commission européenne et Haut-représentant pour les Affaires étrangères, Josep Borrel, y ont également été conviés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La France se sent plus en plus seule au Mali</h3>



<p> Arrivée en fanfare pour une intervention qui ne devait durer que quelques mois, la France se sent plus en plus seule au Mali, au seuil de l’enlisement, alors que la <em>«zone jihadiste»</em> ne cesse de s’étendre, alimentée en hommes et en armes à partir de la Libye, transformée en sanctuaire et en marché à ciel ouvert pour l’acquisition des arsenaux de matériels soviétiques laissés à l’abandon par l’armée libyenne à la dérive. Les groupes jihadistes y sont adossés à des passeurs et des trafiquants de tout acabit, notamment d’êtres humains vers l’Europe.</p>



<p> Alors que les attaques jihadistes se font plus fréquentes et plus meurtrières, le président Macron doit tenir compte d’une défiance accrue à l’égard de la France, non seulement parmi la population, mais aussi au plus haut niveau des états. Le ministre de la Défense du Burkina Faso s’est ainsi demandé à voix haute si Paris n’a pas d’agenda caché au Sahel, qui va, selon lui, au-delà de sa mission affichée de lutte anti-terroriste. </p>



<p> Les 4.500 soldats français de la force Barkhane, épaulés ponctuellement par les Américains et les Britanniques, ne suffisent plus à la tâche dans un territoire désertique grand comme cinq fois la France, où les jihadistes ciblent en priorité le maillon faible de la chaîne : les armées locales, mal équipées, peu entraînées et mal protégées. Ces attaques se concentrent dans la zone dite des <em>«trois frontières»</em>, où se rencontrent sans délimitation physique visible, les territoires du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Elles sont menées par trois groupes identifiés, dont le plus visible est l’Organisation de l’Etat islamique Daech au Grande Sahara (EIGS). </p>



<p> Au cours du second semestre, les principaux assauts ont fait, en novembre, 49 tués dans l’attaque contre la garnison d’Indelimane (Mali), 38 morts, en octobre, à Boulikessi (Burkina Faso), et 24 morts, en août, dans une attaque contre la base de Koutougou, près de la frontière malienne. Le sous-secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique, Bintou Keita, indique que le Burkina Faso a enregistré 489 incidents opposant groupes armés et forces régulières, contre 150 à la même période en 2018, tandis que le Niger connaissait 118 attaques, contre 69 en 2018. Chassés en 2012 des trois grandes villes du nord du Mali, Tombouctou, Gao et Kidal, certains groupes islamistes y sont revenus en force. Ils se sont ré-enracinés localement et y appliquent une gouvernance de l’ombre à coup d’oukases religieux. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Pour Macron, l’heure n’est pas au repli stratégique au Sahel</h3>



<p> Lancé dans l’euphorie, le G5 Sahel n’est pas parvenu à s’imposer comme force capable de garantir la stabilité dans la région. La coordination opérationnelle souhaitée avec les forces étrangères sur le terrain s’est avérée laborieuse, sinon impossible à cause d’une disparité évidente de niveaux de formation et d’équipement. L’interopérabilité est nulle, selon les experts. Les financements promis font encore défaut. Plusieurs pays de l’Union européenne qui ont promis 414 millions de dollars traînent les pieds, l’Arabie saoudite s’est désistée, invoquant ses lourdes charges au Yémen. </p>



<p> C’est ce qui explique les coups de gueule successifs poussées par Emmanuel Macron, contre l’Allemagne, d’abord, et tout dernièrement contre l’Otan, décrit tout récemment comme une organisation<em> «en état de mort cérébrale»</em>, insensible aux souffrances endurées par les armées françaises. Au nom de la sécurité de l’Europe, il les appelle en renfort au risque de se laisser déborder par des groupes très mobiles, de plus en plus aguerris et de mieux équipés. Une <em>«brigade européenne»</em> de forces spéciales d’une dizaine de pays viendrait ainsi rompre l’isolement des troupes françaises. Pour Macron, en effet, l’heure n’est pas au repli stratégique au Sahel, malgré la lourdeur du fardeau, les coups reçus et les polémiques récurrentes que l’opération<em> «précipitée»</em>, selon ses adversaires, ordonnée par son prédécesseur Français Hollande, suscite dans la classe politique, et jusqu’au sein de sa propre majorité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h3>



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		<title>Otan : Le chant du cygne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Dec 2019 15:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La photo de famille est rassurante. Mais derrière les sourires figés et les regards bienveillants autour de la doyenne des chefs d’Etats européens, la reine Elizabeth II, les inquiétudes s’accumulent: l’Otan survivra-t-elle longtemps aux lézardes qui se creusent dans sa vieille carapace. Par Hassen Zenati * Réunie à Watford dans un élégant golf de la...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Otan-Watford.jpg" alt="" class="wp-image-262245"/></figure>



<p> <strong><em>La photo de famille est rassurante. Mais derrière les sourires figés et les regards bienveillants autour de la doyenne des chefs d’Etats européens, la reine Elizabeth II, les inquiétudes s’accumulent: l’Otan survivra-t-elle longtemps aux lézardes qui se creusent dans sa vieille carapace.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong> *</p>



<span id="more-262244"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Réunie à Watford dans un élégant golf de la banlieue résidentielle du nord-ouest de Londres pour célébrer le 70e anniversaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), le sommet de l’organisation politico-militaire vestige de la guerre froide, s’est terminé mieux qu’il n’a commencé.<br> Les représentants des 29 pays membres étaient arrivés dans la capitale britannique dans une ambiance de crise, traînant des contentieux personnels lourds entre leurs chefs de file. Ils se sont finalement entendus sur une déclaration à minima, insistant sur leur <em>«solidarité, leur unité et leur cohésion»</em>. La résolution a arraché au secrétaire général Jens Stoltenberg un commentaire laconique: les observateurs extérieurs s’attachent plus à <em>«nos désaccords, qu’à nos accords»</em>, a-t-il dit soulagé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les grands soucis de Donald Trump </h3>



<p> La résolution, l’une des plus courtes de l’histoire des sommets de l’Otan, pointe le <em>«défi chinois»</em> et la <em>«montée en puissance de la Chine»</em>, en mettant l’accent sur <em>«les actions agressives»</em> de la Russie, classés en tête des <em>«menaces» </em>dirigées contre les pays membres de la <em>«famille occidentale»</em>. Elle condamne le terrorisme <em>«sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations»</em>. Il est considéré comme une <em>«menace persistante pour tous»,</em> à la grande satisfaction du président turc Recep Tayyip Erdogan, un des piliers de l’organisation. Pugnace, ce dernier menaçait de faire obstruction à la poursuite des travaux si satisfaction ne lui était pas donnée sur ce point sensible de sa politique antikurde en Syrie, qui l’oppose en un rude bras-de-fer avec le président français Emmanuel Macron depuis l’intervention turque dans le nord-ouest de la Syrie, avec le feu vert implicite de Donald Trump. Du coup, il a approuvé les nouveaux plans de sécurité régionaux pour la Baltique, la Pologne, la Turquie et le flanc sud de l’Alliance. Mais, ne s’avouant pas vaincu, Emmanuel Macron, engagé à fond aux côtés des Kurdes de Syrie et d’Irak, a tenu crânement à marquer sa différence en soulignant que <em>«sur ce point, il n’y avait pas de consensus possible, nous nous sommes donc mis d’accord pour dire que nous ne sommes pas d’accord».</em></p>



<p> Si le président américain Donald Trump, qui paraissait accablé par les nouvelles de Washington sur la progression des enquêtes en vue d’une procédure de destitution engagée contre lui par ses adversaires démocrates, a quitté le sommet en maugréant, Emmanuel Macron a en revanche marqué un point en obtenant l’ouverture d’un «début de réflexion» sur la nouvelle stratégie qu’envisage l’Otan, alors que <em>«les engagements de la guerre froide sont désormais dépassés»</em>, selon lui. La triplette explosive avait nourri les tensions à l’approche du sommet en s’envoyant des piques empoisonnées et tenu la vedette à Londres.</p>



<p> Piqué au vif par sa mise à l’écart par le duo Trump-Erdogan en Syrie, Macron est allé jusqu’à proclamer que l’Otan était désormais en état de «mort cérébrale», propos que Trump qualifiait aussitôt de <em>«très insultants» </em>et <em>«très, très méchants»</em>, ajoutant que<em> «personne n’a besoin de l’Otan plus que la France»</em>. Pour sa part Erdogan renvoyait sans ménagement son compliment au président français en considérant que c’était sans doute lui qui était en état de «mort cérébrale» et non l’Otan, accusant en outre la France de<em> «parrainer» </em>le terrorisme en Syrie contre la Turquie. </p>



<p> Emmanuel Macron se voit bien endosser en réalité l’habit de chef de file d’une nouvelle défense européenne moins dépendance de l’alliance atlantique face à une chancelière allemande, Angela Merkel, en bout de course, et alors que se profile le Brexit, laissant à la France le monopole européen de l’armée nucléaire. Il est cependant surveillé à la loupe par ses partenaires de l’ancien <em>«glacis»</em> soviétique d’Europe de l’est. Ils lui ont réservé de sévères répliques, lui reprochant de vouloir s’allier avec la Russie de Vladimir Poutine, leur bête noire, au détriment de leurs propres intérêts.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’Otan confrontée à une crise existentielle</h3>



<p> Le président français n’a pas caché pour sa part son mécontentement à l’égard de ses pairs pour leur indifférence vis-à-vis de ce qui se passe au Sahel, foyer actif de terrorisme, où la France est seule à s’opposer militairement au <em>«jihadisme»</em> depuis 2013, en payant le prix fort. </p>



<p> Encore sous le coup de l’émotion, Emmanuel Macron, qui venait de rendre hommage à Paris à treize soldats français morts en opération au Mali, leur a signifié que si <em>«la légitimité de la présence de la France et de ses armées au Sahel est confirmée, qu’il s’agit toujours d’un défi à notre sécurité et que notre responsabilité est d’y faire face, mais pas seuls. Nous devons à très court terme redéfinir le cadre et les convictions de notre engagement».</em> Outre le soutien supplémentaire qu’il réclame de l’Europe et de l’Otan, il s’est interrogé sur les prédispositions des cinq pays du Sahel concernés par l’opération française<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/02/france-mali-retraite-strategique-en-vue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label=" Barkhane  (s’ouvre dans un nouvel onglet)"> Barkhane </a>: Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Tchad.<em> «Veulent-ils de nous? Ont-ils besoins de nous?»</em>, a-t-il dit, dramatisant le ton à dessein. Il doit les réunir le 16 décembre à Pau (sud de la France) pour s’en assurer et<em> «obtenir des réponses claires pour réévaluer l’engagement français»</em>, espère-t-il.</p>



<p> Mais au-delà de ces petites querelles sans conséquences immédiates et des rancœurs qu’elles ont pu engendrer, l’Otan, confrontée depuis plusieurs années à une crise existentielle, s’est engagée à réévaluer sa raison d’être. Les 29 alliés traversent en effet un moment difficile de leur histoire, leur mission originelle de <em>«défense du monde libre» </em>face à <em>«l’ogre soviétique» </em>ayant perdu de sa pertinence depuis la  chute du mur de Berlin en 1989, l’effondrement de l’URSS et le démantèlement du <em>«Pacte de Varsovie»,</em> pendant communiste de l’Otan. </p>



<p>Les Américains, qui tiennent les rênes de l’organisation politico-militaire, ne cessent de gémir qu’elle leur coûte très cher, alors que leur stratégie est désormais orientée vers l’Asie, notamment la Chine et la Corée du Nord, nouveau venu au <em>«club nucléaire»</em>, dont la présence l’embarrasse. Il voudrait s’occuper aussi de plus près de l’Iran, qui malgré les sanctions qu’il lui a imposées, continue à lui tenir tête, avec, laisse-t-il entendre, la complicité des Européens, qui ne lui ont pas emboîté le pas lorsqu’il a décidé de déchirer l’accord sur le nucléaire signé avec ce pays, à l&rsquo;issue d&rsquo;une laborieuse négociation.</p>



<p> La  nouvelle doctrine stratégique des Etats-Unis ne date certes pas de Trump, mais ce dernier lui a donné un nouvel élan en ordonnant une réduction, qu’il voudrait plus drastique encore, de la part de son pays dans le budget de fonctionnement de l’alliance, appelant ses pairs à mettre la main à la poche pour combler le déficit, et dénonçant les <em>«mauvais payeurs»</em>, dont l’Allemagne qui dispose de confortables excédents budgétaires, dont l&rsquo;existence ne lui a pas échappé. Washington fait ainsi de plus en plus ouvertement pression pour que ses partenaires respectent leur engagement de consacrer 2% au moins de leur PIB en 2024 à leur défense, ce qui facilitera leur équipement auprès… des Etats-Unis, qui verrait ainsi son marché d’élargir auprès de ses partenaires. Pour l’instant, on en est loin, en effet. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Macron et la nécessité d’une «Europe puissante»</h3>



<p> Première cible de Trump, l’Allemagne ne consacre guère plus que 1,3% de son PIB à ses dépenses militaires. Même s’il est arrivé à faire délier les bourses (130 milliards de dollars de plus depuis 2016), il sait qu’il aura encore à taper du point sur la table pour parvenir à ses fins (400 milliards de dollars en 2024), au risque d’incommoder les uns et de pousser les autres à se rebeller. </p>



<p> C’est le cas de Macron, qui prône le développement d’une défense européenne permettant une autonomie stratégique et le rééquilibrage de l’alliance dominée par Washington. Le pavé qu’il a jeté dans la mare n’est pas passé inaperçu à la veille du sommet de Londres. Chaque pays l’a considéré à l’aune de ses préoccupations stratégiques. Les anciens pays satellites de l’URSS se sont serré les coudes autour des Etats-Unis, alors que d’autres mettaient en avant la nécessité d’une<em> «Europe puissante»</em> dans un monde qui s’organise en blocs aux intérêts différents, voire divergents. </p>



<p> Il faut remonter au général de Gaulle pour trouver chez un président français un <em>«désaveu aussi piquant»</em> de l’Otan, relevait l’<em>‘‘Irish Times’’</em>. Macron appelle à <em>«un changement total dans l’architecture sécuritaire de l’Europe, dans laquelle le futur rôle de l’Otan n’est pas clair»</em>, renchérissait l’agence financière d’informations Blomberg. Plusieurs participants se demandaient à la fin du sommet de Londres, si l’Otan, sous sa forme actuelle, n’avait pas entonne son chant du cygne.</p>



<p><em>* Journaliste. </em></p>



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		<title>France &#8211; Mali : Retraite stratégique en vue ?</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Dec 2019 08:39:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La France va rendre, ce lundi 2 décembre 2019 aux Invalides, à Paris, un hommage solennel à ses 13 soldats morts en opération au Mali, mais politiques et experts se demandent déjà à haute voix s’il ne faut pas repenser la mission anti-terroriste Barkhane au Sahel et amorcer un retrait des troupes. Par Hassen Zenati...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/12/Operation-Barkhane.jpg" alt="" class="wp-image-260299"/></figure>



<p><strong><em> La France va rendre, ce lundi 2 décembre 2019 aux Invalides, à Paris, un hommage solennel à ses 13 soldats morts en opération au Mali, mais politiques et experts se demandent déjà à haute voix s’il ne faut pas repenser la mission anti-terroriste Barkhane au Sahel et amorcer un retrait des troupes.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong> *</p>



<span id="more-260291"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Janvier 2013. Les bras levés au ciel en signe de victoire et de remerciements, au milieu d’une brochette d’officiers supérieurs maliens en tenue de parade aux épaulettes ornés de galons dorés, le président français François Hollande, ravi, étreint par l’émotion, la voix chevrotante, proclamait : <em>«C’est le plus beau jour de ma carrière politique»</em>. Il venait acter la réussite de l’opération Serval, du nom d’un chat des savanes africaines, lancée peu de temps auparavant. Soit quelque 2.500 hommes, dotés d’un appui arien et de blindés, avec pour objectif affiché de mettre un coup d’arrêt à l’avancée d’une colonne de <em>«jihadistes»</em> vers le sud en direction de la capitale malienne, Bamako. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> «La France n’a pas vocation à rester au Mali», dit Hollande</h3>



<p> François Hollande précisera que les deux autres objectifs de la mission Serval étaient de<em> «sécuriser»</em> les ressortissants français vivant à Bamako et de préserver l’intégrité territoriale du Mali, en proie depuis plusieurs années à une dissidence active dans le nord du pays, que les forces armées maliennes n’ont pas réussi à juguler. </p>



<p> Honoré de la double nationalité franco-malienne, affublé du titre d’<em>«El Farouk des temps»</em>, c’est-à-dire libérateur de la sainte citadelle, par le maire de Tombouctou, dont la population livrée à elle-même avait souffert des exactions<em> «jihadistes»</em> à répétition, Hollande précisait pour rassurer les Français pris de court : <em>«La France n’a pas vocation à rester au Mali». </em></p>



<p> Quelques mois plus tard, en septembre 2013, le président français revenait à la charge en annonçant devant le président fraîchement élu du Mali Ibrahim Boubacar Keita et un parterre de chefs d’Etats du pré-carré de la France en Afrique : <em>«Nous avons gagné cette guerre. Nous avons chassé les terroristes. Nous avons sécurisé le nord. Et enfin, nous avons, vous avez réussi à organiser des élections de façon incontestable, et le vainqueur est aujourd&rsquo;hui président du Mali». </em>Il ajoutait même, dressant un pont à travers l’histoire entre les deux pays et les deux continents : <em>«La France est venue honorer une dette contractée lors des deux conflits mondiaux du XXe siècle. Elle n’a pas oublié que des soldats maliens, des soldats africains, avaient payé le prix de leur sang pour la libérer. C’était notre devoir de venir à notre tour au secours du Mali».  </em></p>



<p> C’était le temps de l’euphorie, les premiers frissons d’une victoire militaire facilement acquise, vu la disproportion des forces, dont il pensait pouvoir tirer gloire et profits électoraux à l’occasion de la prochaine élection présidentielle en 2017. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Marcon hérite de la patate chaude  </h3>



<p> L’héritage échouera sur le bureau de son successeur inattendu, Emmanuel Macron. Néophyte en matière militaire, ce dernier apprendra vite, réglera un grave problème d’autorité avec son chef d’état-major au cours d’une altercation aussi sévère que spectaculaire, et endossera le fardeau sans état d’âme. Entre-temps, l’opération Serval a été élargie en août 2014 à plusieurs autres pays du Sahel, renforcée de plusieurs unités opérationnelles et rebaptisée Barkhane, du nom de collines en arc de cercle du désert. Elle compte près de 5.000 éléments, dont quelques européens venus à la rescousse, pour notamment assurer la formation des troupes maliennes, manquant d’expérience et d’équipements, fuyant les combats, sous l’autorité d’un commandement incertain et défectueux, moins intéressé par la guerre que par les profits qu’il peut en tirer.</p>



<p> 25 novembre 2019. C’est le drame. Il a eu pour théâtre Liptako, à l’ouest du Mali, à la croisée du Niger et du Burkina Faso, où se concentraient les opérations de Barkhane depuis quelques semaines à la poursuite de groupes terroristes qui venaient de réussir deux attaques particulièrement meurtrières contre des bases de l’armée malienne. Ces groupes formés aux techniques de guérilla restent insaisissables. Ils mènent une guerre de harcèlement en se mêlant à la population, et sont prêts à lui acheter à bon prix une information sur le positionnement des troupes adverses. Les attaques jihadistes se mêlent à des tensions ethniques entre peuls et dogon pour faire vivre la région sur un volcan. Parmi les cibles des jihadistes figurent aussi les chefs traditionnels, dont cinq viennent de payer de leur vie leur collusion présumée avec les autorités. «Les groupes jihadistes sont aujourd’hui dans une logique politique : ils font la promotion d’un projet de société alternatif, explique Niagalé Bagayoko, présidente de African Security Sector Network. Ils incitent les populations à considérer les soldats étrangers comme des forces occupantes, qui peuvent constituer une cible privilégiée.</p>



<p> 4.700 morts parmi les civils entre mars 2018 et novembre 2019<br> L’ONG Acled a comptabilisé 4.700 morts parmi les civils dans la région entre mars 2018 et novembre 2019, en hausse de 46% sur la période précédente. La collision de deux hélicoptères militaires français, un Cougar et un Tigre, volant de nuit à basse altitude, se solde par 13 morts, tués sous le coup. Les circonstances de la collision seront connues aussitôt que les deux boîtes noires des hélicoptères sinistrés, retrouvées parmi les débris épars, auront été décryptées.  Ce drame porte à 38 le nombre de militaires français morts au Mali depuis 2013. Leur nom doit venir s’ajouter à celui de 549 autres noms figurant sur le tout nouveau monument aux morts pour la France en opérations extérieures (les fameuses Opex), inauguré le 11 novembre dernier par le président Emmanuel Macron.</p>



<p> Passé l’état de choc, le temps du recueillement et du deuil pour les familles, les questions se succèdent. Elles tournent autour de deux axes : la France s’est-elle enlisée au Mali, et la France a-t-elle encore les moyens de continuer seule le combat anti-terroriste au Sahel. <em>«Il est temps d’ouvrir une discussion sérieuse et rationnelle pour envisager les voies de sorties d’une guerre dont le sens échappe désormais à nombre de compatriotes et de Maliens»</em>, estime le groupe parlementaire de la France Insoumise (LFI), alors que pour le président Emmanuel Macron,<em> «l’opération Barkhane ne s’arrêtera que le jour où il n’y aura plus de terroristes islamistes dans la région»</em>. Le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, a estimé à plusieurs reprises avant l’accident tragique, qu’il faut <em>«de dix à quinze ans pour régler le problème du Mali». </em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Si un califat s’installe au Sahel, l’Europe est directement menacée </h3>



<p> Ancien chef de la mission militaire française auprès de l&rsquo;ONU, le général Dominique Trinquard, traumatisé par le syndrome syrien, proclame que les enjeux sont bien trop importants pour remettre en question l’opération Barkhane. «On essaye de neutraliser les jihadistes dans la zone centre pour les empêcher de prendre Bamako et de créer un pseudo État comme en Syrie. Si un califat s’installe, l’Europe est directement menacée», estime-t-il.<br> D’autres voix se sont élevées pour pointer du doigt le coût <em>«exorbitant»</em> de Barkhane : 700 millions d’euros par an, en rapport avec ses résultats médiocre sur le terrain, au moment où les armées françaises manquent de moyens, malgré la rallonge qui vient de leur être accordée, avec en perspective de porter leur budget à 2% du PIB.</p>



<p> Après l’Union Européenne, en particulier l’Allemagne, qui dispose de confortables excédents budgétaires, c’est, à la veille d’un sommet qui s’annonce tendu, l’Otan qui a été mise sur la sellette par le chef de l’Etat français. Emmanuel Macron, menace désormais de rouvrir <em>«toutes les options stratégiques» </em>quant à l’appartenance de la France à cette organisation, qu’il déclare en de <em>«mort cérébrale»</em>. Il appelle ses alliés à l’aide, faute de quoi, menace-t-il aussi, il serait «prêt à examiner les modalités de l’intervention française au Mali». Pour certains, ce ne sont que des pressions pour arriver à ses fins, pour d’autres, c’est un<em> «virage stratégique»</em> qui s’amorce, dont les conséquences seraient incalculables pour l’ensemble du Sahel.</p>



<p> Il y a trente ans, la France promettait qu’elle ne serait plus jamais le gendarme de l’Afrique. Mais, ne pouvant passer le relais aux armées africaines, qui se résument le plus souvent à leur garde présidentielle, elle s’est résignée à le rester en espérant que ses alliés de l’Otan, européens en particulier, viendraient partager son lourd fardeau. Elle a essuyé un dernier échec en tentant de mettre sur pied un G5 Sahel, constitué de détachements militaires de cinq pays de la région : Mali, Mauritanie, Niger, Burkina Faso et Tchad, mais elle s’est rapidement rendu compte qu’en plus du fait que l’argent pour le financer n’est pas au rendez-vous, sur le plan opérationnel, il y a loin de la coupe aux lèvres.</p>



<p><em>* Journaliste. </em></p>



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