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	<title>Archives des Otan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Otan - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Au sommet de l’Otan, Trump mélange le miel et le fiel !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 11:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le message de Donald Trump au sommet de l'Otan à Ankara offrait un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme, miel et fiel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/11/au-sommet-de-lotan-trump-melange-le-miel-et-le-fiel/">Au sommet de l’Otan, Trump mélange le miel et le fiel !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Arrivé au sommet annuel de l’Otan à Ankara animé de ressentiment et n’épargnant pas plusieurs pays européens de ses griefs habituels, le message d’adieu de Donald Trump, mercredi 8 juillet 2026, offrait pourtant un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19206675"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.theguardian.com/us-news/2026/jul/08/trump-nato-threats-mishaps" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> rapporte qu’en s’adressant aux journalistes en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président américain a surpris tout le monde en témoignant de son affection pour une alliance qu’il avait pourtant fustigée la veille, évoquant notamment la sempiternelle querelle concernant le Groenland.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous venons de terminer notre réunion de l’Otan et ce fut une excellente réunion ! Il y avait beaucoup d’affection et d’unité dans cette salle aujourd’hui. On ne pouvait pas espérer mieux»</em>, a déclaré Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un revirement de situation frappant par rapport à la veille, lorsque le président américain, assis aux côtés du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte avait débité une litanie de griefs bien rodée, notamment un manque de soutien perçu dans la guerre contre l’Iran et le refus de l’Espagne de se conformer aux nouveaux objectifs de dépenses de défense.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une concorde inespérée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même Zelensky, autrefois la cible de violentes réprimandes publiques dans le Bureau ovale, semblait avoir gagné en estime auprès de Trump. <em>«Nous avons de bonnes nouvelles à nous dire»</em>, a-t-il déclaré, évoquant les perspectives d’un accord pour mettre fin à la guerre de quatre ans et demi entre l’Ukraine et la Russie. Il ajouté concernant son homologue ukrainien : <em>«Il a fait un travail remarquable»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concorde inattendue s’expliquait en partie par Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, qui, invité par Trump à décrire cette réunion harmonieuse, a déclaré : <em>«Monsieur, tous les Européens vous attribuent le mérite d’avoir sauvé l’Otan et ils veulent faire ce qu’ils ont à faire et vous êtes là pour ça»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atmosphère s’est assombrie lorsque la conversation a porté sur l’Iran, avec lequel Trump avait récemment signé un fragile mémorandum d’entente instaurant un hypothétique cessez-le-feu de 60 jours, que Washington ne s’est pas gêné de rompre à plusieurs reprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a d’ailleurs lui-même déclaré mercredi que le cessez-le-feu était pratiquement rompu, après que les forces américaines ont frappé des cibles iraniennes la veille. Il a affirmé que l’Iran avait violé les termes de l’accord en attaquant trois navires dont un pétrolier qatari (pays intermédiaire dans les négociations) dans le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique vitale, censément rouvert en vertu du récent accord.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tWGl8GOiCx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/">Otan | Une alliance militaire en crise d’identité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Otan | Une alliance militaire en crise d’identité » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/embed/#?secret=GyhUdoAOkL#?secret=tWGl8GOiCx" data-secret="tWGl8GOiCx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des comptes à régler avec l’Iran</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous avons des comptes à régler»</em>, a-t-il déclaré au cours d’un long monologue évoquant les soi-disant transgressions iraniennes passées, notamment la fabrication d’engins explosifs improvisés qui ont tué et blessé de nombreux soldats américains en Irak et en Afghanistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’il y a à peine deux semaines, il avait salué son propre accord comme étant nécessaire pour éviter une catastrophe économique comparable à la Grande Dépression* si le détroit d’Ormuz restait fermé, Trump a désormais écarté toute possibilité d’accord avec les dirigeants iraniens qu’il avait pourtant récemment qualifiés de plus raisonnables après l’assassinat de personnalités clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils violent l’accord chaque jour. Ils mentent, ils trichent, ils tuent. Ils tuent depuis 47 ans. Ils ont coulé l’USS Cole»</em>, a déclaré le président américain, faisant référence au rôle présumé de l’Iran dans l’attentat d’Al-Qaïda contre un navire de guerre américain en octobre 2000. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’étant déjà contenté de la réouverture du détroit d’Ormuz – par lequel transite 20% des approvisionnements mondiaux en carburant –, Trump a affirmé que l’objectif était désormais la<em> «dénucléarisation»</em>, une allusion à la capacité de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire et un objectif censé être atteint par la négociation durant le cessez-le-feu de 60 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous allons conclure un accord. Nous pourrions même nous en passer, car, vous savez quoi, c’est plus simple»</em>, a-t-il déclaré d’un ton menaçant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les circonstances ne semblaient pas propices à la négociation, malgré un bref hommage rendu à Steve Witkoff, son principal émissaire, à Jared Kushner, son gendre, et à JD Vance, qui ont joué un rôle déterminant dans le cessez-le-feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’ai toujours été un négociateur mais je ne crois pas à une telle approche avec eux. Peut-être une attaque d’envergure, qui ferait des ravages»</em>, a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À plusieurs reprises, son discours a dérapé dans des lapsus et des erreurs d’appellation vaguement comiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À un moment donné, évoquant des missiles censés viser le porte-avions USS Abraham Lincoln, il a déclaré qu’ils avaient été tirés par <em>«la République islamique du Japon»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il confond les noms des pays et des dirigeants  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au beau milieu d’un discours enflammé sur la destruction des forces armées iraniennes, il a brusquement changé de sujet pour affirmer : <em>«L’un des sujets que nous allons aborder aujourd’hui, c’est que nous allons leur donner le droit de fabriquer des missiles Patriot»</em>, il parlait bien sûr de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À une autre occasion, après une série de questions sur la guerre russo-ukrainienne, il a demandé aux journalistes s’ils avaient une question pour le <em>«président Poutine»</em>, tandis que Zelensky, l’adversaire acharné du dirigeant russe, était assis à quelques mètres de lui. Ce moment rappelait une gaffe similaire de Joe Biden lors du sommet annuel de l’Otan à Washington en 2024, peu après le débat télévisé désastreux avec Trump à Atlanta qui a finalement mis fin à sa candidature à la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute conscient de cela, Trump a eu une tentative de dissimulation maladroite, persistant et insistant sur le fait qu’il voulait dire Poutine, car il avait un appel téléphonique prévu avec lui plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, son erreur la plus révélatrice a sans doute été sa méprise sur le nom du défunt guide suprême iranien, Ali Khamenei, inhumé cette semaine lors de funérailles nationales, quatre mois après avoir été tué dans une frappe israélienne au début de la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ils voulaient aller aux funérailles de Khomeini»</em>, a déclaré Trump, écorchant le nom de Khamenei et le confondant avec celui de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le guide suprême de la révolution iranienne de 1979, qui a instauré des décennies d’hostilité envers Washington après le siège de 444 jours de l’ambassade américaine à Téhéran et la prise d’otages de 52 Américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* La Grande Dépression est la plus grave crise économique mondiale du XXe siècle, déclenchée par le krach boursier de Wall Street en octobre 1929 et s’est étendu jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7S0A3owqvB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=5JAgY2abR9#?secret=7S0A3owqvB" data-secret="7S0A3owqvB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Otan &#124; Une alliance militaire en crise d’identité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/otan-une-alliance-militaire-en-crise-didentite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 06:28:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'Otan traverse une grave crise d'identité qui laisse apparaître de profondes divisions dans ses rangs menaçant sa pérennité. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sans une vision stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de devenir un instrument militaire au service des intérêts économiques des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel américain, aux dépens de ceux du reste du monde, l’Europe y compris.</em></strong> <em>(Photo : Sommet de l&rsquo;Otan à Ankara, les 7 et 8 juillet 2026 : derrière l&rsquo;apparence d&rsquo;unité, de profondes fissures menacent l&rsquo;édifice atlantique).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza,</strong> <em>à Lodz, Pologne.</em></p>



<span id="more-19197872"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Toute alliance militaire durable repose en fin de compte sur une question simple en apparence, mais en réalité complexe : que défend-elle ? Sans réponse claire à cette interrogation, elle devient réactive, définie par ses adversaires plutôt que par un objectif commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’Otan a été fondée en 1949, cet objectif était clair. Née sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale, l’alliance a été créée pour défendre ce que ses fondateurs appelaient le <em>«monde libre»</em>, contre l’expansionnisme soviétique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus fondamentalement, elle visait à préserver un ordre international libéral reposant sur quatre piliers complémentaires :&nbsp;gouvernance démocratique, ouverture économique, primauté géopolitique de l’Occident, et droit international fondé sur la Charte des Nations Unies.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fossé entre les valeurs prônées et les politiques menées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun de ces piliers est aujourd’hui mis à rude épreuve. On l’observe notamment dans l’identité politique de l’Alliance, fragilisée par le recul de la démocratie et la montée de l’autoritarisme. L’Otan a beau demeurer le plus puissant bloc militaire au monde, sa légitimité morale dépend de la capacité de ses membres à continuer d’incarner les valeurs démocratiques qu’ils prônent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction de nombreux gouvernements membres de l’Otan face à la campagne militaire d’Israël à Gaza a mis en évidence un fossé grandissant entre les valeurs proclamées par l’Alliance et les politiques menées par ses membres. Alors que la Cour internationale de justice (CIJ) et la Cour pénale internationale (CPI) continuent d’examiner les allégations de génocide et d’autres violations graves du droit international par l’Etat d’Israël, plusieurs membres éminents de l’Otan –en premier lieu desquels les États-Unis – continuent d’apporter au gouvernement israélien un soutien militaire et une couverture politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, une alliance dont la légitimité historique trouve ses racines dans le rejet du fascisme et les crimes de guerre ne peut se permettre d’apparaître sélective dans sa défense des principes humanitaires universels. La cohérence morale n’est pas un luxe éthique, mais un atout stratégique, que l’Otan abandonne aujourd’hui à ses risques et périls.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’ordre économique libéral mis à mal par ses protagonistes même</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre économique libéral subit également une pression croissante. Ironie de la situation, la plus grande difficulté de l’Otan ne provient pas de ses adversaires, mais de ses propres États membres, le protectionnisme, les guerres tarifaires et la politisation du commerce international ayant mis à mal le système fondé sur des règles que les pays occidentaux ont mis des décennies à bâtir et à entretenir après 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est clairement déplacé vers l’Asie. À l’époque de la création de l’Otan, ses membres représentaient environ deux tiers du PIB mondial. Leur part est depuis tombée à moins de la moitié, l’Asie s’étant imposée comme le principal moteur de croissance de l’économie planétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième pilier de l’ordre d’après-guerre, le leadership géopolitique est devenu tout aussi fragile. La guerre froide fournissait à l’Otan un cadre stratégique clair. Après l’effondrement de l’URSS, l’hypothèse selon laquelle la prédominance américaine perdurerait s’est imposée comme une évidence, sous-tendant les vagues successives d’élargissement de l’Otan, et renforçant la conviction selon laquelle la supériorité militaire à elle seule pouvait déterminer l’issue des événements internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eQWgSN3yf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/">Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les pays de l’Otan sont-ils prêts à une guerre contre la Russie? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/04/les-pays-de-lotan-sont-ils-prets-a-une-guerre-contre-la-russie/embed/#?secret=3AK5UOjmo5#?secret=eQWgSN3yf7" data-secret="eQWgSN3yf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en Afghanistan a mis en évidence les limites de cette hypothèse. À la suite des attentats du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, l’Otan a mené l’opération militaire la plus vaste et la plus longue de son histoire. Or, malgré deux décennies d’écrasante supériorité militaire et technologique américaine, les talibans sont revenus au pouvoir à Kaboul.&nbsp;Il ne s’agit pas d’en tirer comme enseignement que la force est devenue inutile, mais plutôt que la réussite sur le champ de bataille ne saurait se substituer à une stratégie politique cohérente. Une sécurité durable passe par la diplomatie, le renforcement des institutions, l’engagement régional et une vision politique à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette leçon s’applique d’autant plus dans le contexte multipolaire actuel. Bien que la dissuasion demeure indispensable, les cadres de la guerre froide ne sont plus adaptés à un monde façonné par la coercition économique, les migrations, l’insécurité énergétique, la concurrence technologique et la cyberguerre. L’Otan doit par conséquent compléter sa puissance militaire par une vision géopolitique clairvoyante et une pratique subtile du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ordre juridique international cède de plus en plus la place à la politique des grandes puissances. La crédibilité de toute alliance repose sur sa volonté de faire respecter les normes qu’elle proclame. Or, les menaces d’annexion du Groenland – un territoire autonome du Danemark – formulées par le président américain Donald Trump remettent en cause l’un des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : l’intégrité territoriale des États souverains. Lorsque la puissance dominante de l’Otan menace la souveraineté de l’un de ses propres membres, l’engagement de l’alliance en faveur du droit international sonne creux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défis structurels sont aggravés par une fracture croissante concernant l’objectif stratégique de l’Otan. Certes, les désaccords entre alliés ne datent pas d’hier. La guerre en Irak a par exemple a profondément partagé les États-Unis et leurs partenaires européens, mais les deux parties ont continué de considérer l’Otan comme indispensable à la sécurité transatlantique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’une alliance politico-militaire à un arrangement transactionnel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sous Trump, les États-Unis considèrent de plus en plus l’Otan comme un arrangement transactionnel, et prennent d’importantes décisions de politique étrangère sans consulter leurs principaux alliés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre contre l’Iran l’illustre parfaitement. Ce conflit, qui est susceptible de redessiner le paysage sécuritaire régional, et qui a profondément perturbé l’économie mondiale, revêt de profondes implications pour tous les États membres de l’Otan, alors que l’Alliance elle-même semble n’avoir joué aucun rôle dans le processus décisionnel. Une alliance dont les membres peuvent être entraînés dans un conflit régional qu’ils n’ont ni choisi collectivement, ni approuvé politiquement, risque de saper la confiance mutuelle nécessaire à la coopération en matière de sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’Otan étant davantage une crise d’identité que de capacités, la redynamisation de l’Alliance nécessite plus qu’une augmentation des budgets de défense et qu’un renforcement de la dissuasion. L’Otan a besoin d’un fondement normatif renouvelé, ancré dans la légitimité démocratique et les droits de l’homme, d’un réengagement à l’appui du droit international, ainsi que d’une vision économique adaptée à l’ère du rééquilibrage mondial des puissances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans une philosophie stratégique cohérente, centrée sur la légitimité démocratique, les droits de l’homme et l’État de droit, l’Otan risque de ne devenir qu’un instrument au service des intérêts des Etats-Unis et de ceux du complexe militaro-industriel&nbsp;américain.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fhnlq9WFa4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027  » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/embed/#?secret=AQzvU2Ulfl#?secret=fhnlq9WFa4" data-secret="fhnlq9WFa4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Avion de chasse européen &#124; L’Allemagne claque la porte !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/11/avion-de-chasse-europeen-lallemagne-claque-la-porte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 08:15:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Berlin a abandonné le projet franco-allemand d'avion de chasse devant être le point d'orgue de la défense européenne commune. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/11/avion-de-chasse-europeen-lallemagne-claque-la-porte/">Avion de chasse européen | L’Allemagne claque la porte !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les responsables européens se gargarisent toujours des termes devenus des lubies et des clichés «Europe de la Défense» et «autonomie stratégique européenne». Avec un Donald Trump qui a fait de l’Europe son bouc émissaire et avec sa volonté d’avaler le Groenland, on croyait que les Européens se sont réveillés et ont mis de côté leur ego au profit de l’intérêt collectif du Vieux continent mais voilà qu’au premier test, «l’Europe de la Défense» et «l’autonomie stratégique européenne» ont fait pschitt. L’Allemagne vient de se retirer du projet d’avion de chasse européen conjoint qu’elle développait avec la France et l’Espagne sur fond de désaccord entre Dassault Aviation et Airbus.&nbsp;</em></strong><em>Photo&nbsp;: Berlin déclare avoir abandonné le projet franco-allemand d&rsquo;avion de chasse).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18894873"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>Wall Street Journal</em> (<a href="https://www.wsj.com/world/europe/germany-drops-jet-project-with-france-in-setback-for-european-defense-sovereignty-3f7a8b27" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WSJ</a>), l’Allemagne s’est retirée du projet FCAS (Future Combat Air System, en français Système européen de combat aérien du futur), développé conjointement avec la France et l’Espagne. Cette décision constitue un nouveau revers pour les efforts de l’Europe visant à renforcer son indépendance en matière de défense, à l’heure où le parapluie sécuritaire américain se retire progressivement du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un haut responsable du gouvernement allemand, cette décision fait suite à l’échec des négociations entre Berlin et Paris pour résoudre le différend qui oppose Airbus et Dassault Aviation sur la direction du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce responsable a indiqué que l’Allemagne n’entendait plus participer à la construction ou à l’acquisition de cet avion dans le cadre du projet FCAS, considéré comme la réponse européenne aux avions de combat furtifs américains, chinois et russes de dernière génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sources proches du dossier, cette décision a surpris les responsables français, Paris estimant que les gouvernements participants auraient dû exercer davantage de pression sur les entreprises de défense afin de favoriser la coopération et l’avancement du projet.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle feuille de route</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré son retrait du programme d’avions de combat, Berlin prévoit de poursuivre sa coopération avec Paris sur d’autres volets du projet, notamment le <em>«cloud de combat»</em>, un réseau d’intelligence artificielle conçu pour relier les futurs appareils à des essaims de drones et à divers systèmes d’armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministres de la Défense allemand et français doivent se rencontrer en juillet afin d’élaborer une nouvelle feuille de route pour la coopération en matière de défense, fondée sur un nombre limité de projets plus réalistes et réalisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet FCAS visait à combler le déficit de capacités aériennes européennes et, potentiellement, à surpasser le chasseur américain F-35 dans certains domaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il est devenu un exemple frappant des difficultés rencontrées par l’Europe pour traduire ses dépenses militaires massives en projets de défense unifiés et efficaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction de la présence militaire américaine en Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce problème devient de plus en plus critique à mesure que les États-Unis réduisent leur présence militaire en Europe, dans un contexte de craintes sécuritaires que cela n’incite le président russe Vladimir Poutine à tester la cohésion de l’Otan avant que l’Europe ne puisse combler le vide laissé par le retrait américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision prive l’Allemagne, leader de l’industrie aérospatiale européenne, de tout programme national ou européen majeur pour ses futurs avions de chasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Berlin n’a pas encore décidé de rejoindre un programme concurrent existant, tel que le projet GCAP développé par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les entreprises impliquées dans ce projet concurrent estiment que le programme est déjà à un stade avancé, rendant une réaffectation des rôles industriels extrêmement difficile.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une dépendance excessive aux États-Unis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation intervient alors que l’Europe s’inquiète de plus en plus de sa dépendance excessive aux États-Unis dans le domaine de l’armement et de la défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump a soulevé des questions quant à son engagement à long terme envers la défense européenne, tandis que l’industrie de défense américaine peine à répondre à la demande croissante de systèmes de défense aérienne, de missiles et d’avions de chasse F-35.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, Washington a également réorienté certaines commandes d’armements européennes vers ses propres besoins nationaux ou vers l’Ukraine et ses alliés au Moyen-Orient, entraînant de longs délais d’attente pour les pays européens souhaitant acquérir ces armements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation a suscité un débat croissant en Europe quant à la dépendance au chasseur américain F-35, qui nécessite des mises à niveau, des mises à jour logicielles et des pièces détachées constantes fournies par le constructeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Pologne, développent une nouvelle génération de missiles à longue portée, d’une portée supérieure à 1 600 kilomètres, une capacité dont le continent est dépourvu depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’Europe demeure autosuffisante dans de nombreux systèmes militaires et ait enregistré d’importants succès à l’exportation de navires de guerre, les projets de défense transfrontaliers se heurtent souvent à des complexités politiques et industrielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Tensions entre Berlin et Paris</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal point de désaccord pour le projet FCAS résidait dans l’insistance du PDG de Dassault Éric Trappier à diriger le projet, fort de l’expérience de son entreprise dans la fabrication d’avions de chasse, tandis qu’Airbus dont les principales activités de défense sont basées en Allemagne refusait de céder la direction du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après des mois de négociations, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont conclu que les entreprises ne pouvaient être contraintes de coopérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un responsable allemand, Merz a suggéré à Paris de poursuivre le développement de l’avion de manière indépendante, tout en explorant d’autres formes de coopération en matière de défense entre les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que cette décision représente un revers pour le concept de <em>«souveraineté européenne en matière de défense»</em>, Berlin espère qu’elle permettra d’apaiser l’une des principales sources de tension avec Paris, notamment compte tenu de la mise en œuvre d’un accord historique visant à étendre la dissuasion nucléaire française à l’Allemagne et à d’autres pays européens.</p>
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		<title>Quand l’Estonie défie la Russie !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/02/quand-lestonie-defie-la-russie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 10:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Estonie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Margus Tsahkna]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré un responsable estonien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe», a déclaré le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, dans un entretien au journal </em>The Telegraph<em>. A-t-il vraiment mesuré ses paroles en affirmant que son pays ne serait pas une cible facile en cas d’agression russe, tout en avertissant que toute attaque conduirait à un transfert du conflit sur le territoire russe ?  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18426334"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une autre interview accordée à <em>Deutsche Welle </em>(DW), le chef de la diplomatie estonienne a balayé les craintes concernant la vulnérabilité de son pays face à une éventuelle invasion russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur le fait que l’Estonie soit souvent désignée comme une cible prioritaire en raison de sa position géographique, il a répondu&nbsp;:<em> «Mais dans la vraie vie, nous augmentons considérablement nos capacités»</em>. <em>«Je pense que l’Otan est plus forte que jamais. Nous avons déjà de nouveaux plans de défense, ce qui signifie que nous ne nous contentons pas d’attendre. Si la Russie envahit notre territoire, alors en déclenchant la résistance, nous mènerons la guerre sur le territoire russe.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les louvoiements de l&rsquo;Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Margus Tsahkna rejette l’idée que l’Estonie soit le pays le plus vulnérable d’Europe. Il assure que la résistance estonienne mènerait à un déplacement de la guerre sur le sol russe. Et critique les tentatives de négociation directe avec Vladimir Poutine.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il exprime, cependant, et à juste titre, son inquiétude quant à la volonté politique de l’Europe de faire face à la menace russe. <em>«Nous nous inquiétons de l’Europe, de savoir si l’Europe est prête à prendre une décision, à se lever, à devenir plus forte»</em>, a-t-il admis. Tout en qualifiant de <em>«totalement erronée» </em>l’hypothétique envoi d’un émissaire européen au Kremlin, auquel il prévoit un retour humiliant qui affaiblirait la position de l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déclarations interviennent alors que plusieurs personnalités politiques européennes, dont le Premier ministre letton Evika Silina et le président estonien Alar Karis, ont récemment&nbsp;appelé à la nomination d’un envoyé spécial européen&nbsp;pour négocier avec la Russie. En décembre dernier, le président français Emmanuel Macron avait également exprimé sa conviction de la nécessité de trouver une solution pour&nbsp;interagir directement avec le dirigeant russe. Selon les médias, l’ancien président finlandais Sauli Niinistö serait&nbsp;considéré comme le favori&nbsp;pour ce poste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le potentiel militaire en place</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations du ministre des Affaires étrangères&nbsp;estonien font «rire et pleurer à la fois», car elle font craindre que l’Etat profond européen soit disposé à sacrifier l’Estonie, après&nbsp;avoir sacrifié l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tout petit pays de moins de 46 000 km<sup>2</sup> dispose d’une armée de 7 700 soldats dont 1000 placés dans une base située à&nbsp;la frontière&nbsp;avec la Russie.&nbsp;L’Allemagne lui a récemment&nbsp;envoyé 44 tanks et 350 soldats comme aide militaire et c’est tout ce que peut aligner ce pays balte pour affronter la Russie, laquelle compte 17 millions de km2, 1,5 million de soldats, des milliers d’ogives nucléaires, d’avions, de tanks, de drones, de missiles, etc.! Aussi les déclarations&nbsp;du ministre estonien des Affaires étrangères peuvent-elles paraître insensées. Sur qui l&rsquo;Estonie va-t-elle compter pour <em>«mener la guerre sur le territoire russe»</em>&nbsp;? Apparemment sur l’Otan, l’Union européenne, les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark, Islande&nbsp;et Finlande) et, bien entendu, les Etats-Unis. Mais ces pays sont-ils prêts à voler à son secours au risque de se trouver engagés dans une guerre qu’ils cherchent à éviter ? Si oui pourquoi ne sont-ils pas intervenus en Ukraine comme ils l’ont promis&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le précédent de la Pologne </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ses déclarations, le ministre&nbsp;des Affaires étrangères estonien cherche en réalité à préparer ses concitoyens à une guerre que leurs voisins ukrainiens n’ont pas réussi, eux, à éviter. Ni l’Otan, ni l’Europe, ni à fortiori les Etats-Unis ne se hasarderont à entrer en guerre contre la Russie pour sauver l’Estonie au risque de déclencher une troisième guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelez-vous qu’en 1939, lorsque Hitler&nbsp;a envahi la Pologne, ce pays comptait sur ses deux alliés de taille, l’Angleterre et la France, qui n’ont pas bougé&nbsp;le doigt pour le défendre. La suite, on la connaît… &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Ukraine-Russie &#124; L’Europe se mobilise pour le soldat Volodymyr</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/ukraine-russie-leurope-se-mobilise-pour-le-soldat-volodymyr/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 08:27:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Stubb]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
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		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Volodymyr Zelensky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les va-en-guerre européens conspirent contre le plan de paix de Trump visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>«Nous devons protéger Volodymyr», disent-il en chœur : une conversation téléphonique divulguée révèle que certains va-en-guerre européens conspirent contre le plan de paix de Trump visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine.</em></strong> <em>(Ph. Zelensky entouré par les dirigeants européens en mars dernier à Londres).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18078448"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un développement qui n’est pas tout à fait surprenant, les dirigeants européens affirment que Washington cherche à <em>«trahir»</em> l’Ukraine et leprésident Zelensky lors d’éventuelles négociations de paix officielles avec la Russie. <em>«Il est possible que les États-Unis abandonnent l’Ukraine sur les questions territoriales sans fournir de garanties claires en matière de sécurité»</em>, aurait déclaré le président français Emmanuel Macron, selon un enregistrement téléphonique <em>«qui a fuité»</em> avec d’autres dirigeants européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit probablement d’une fuite intentionnelle et d’un signal fort adressé à l’administration Trump, car l’Europe n’a pas adhéré dès le départ au <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/22/russie-ukraine-le-plan-de-paix-de-trump-est-favorable-aux-etats-unis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan de paix</a> proposé par le président américain. <em>«Il est possible que les États-Unis trahissent l’Ukraine sur la question territoriale sans clarifier les garanties de sécurité»</em>, a poursuivi Macron, estimant qu’il y avait un <em>«grand danger»</em>pour Zelensky, le protégé des Européens. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La transcription divulguée de la conversation téléphonique entre les dirigeants européens, qui discutaient de la stratégie à adopter pour protéger le gouvernement Zelensky et les intérêts de Kiev, a été publiée jeudi par le magazine allemand&nbsp;<a href="https://www.spiegel.de/international/europe/confidential-conference-on-ukraine-peace-we-must-not-leave-ukraine-and-volodymyr-alone-with-these-guys-a-a7b269ed-b6c2-4739-8e83-81552e097c14" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Der Spiegel</em></a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas laisser Volodymyr seul</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certaines informations, le chancelier allemand Friedrich Merz, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, le président finlandais Alexander Stubb et, bien sûr, Zelensky lui-même auraient également participé à la conversation au cours de laquelle Merz a convenu que Zelensky devait <em>«être extrêmement prudent dans les jours à venir»</em> et a averti le dirigeant ukrainien que les Américains <em>«jouent avec vous et avec nous»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président finlandais Stubb a ajouté : <em>«Nous ne devons pas laisser l’Ukraine et Volodymyr seuls face à ces gens»</em>, après que le secrétaire général de l’Otan, Rutte, ait déclaré : <em>«Je suis d’accord avec Alexander.&nbsp;Nous devons protéger Volodymyr.»</em> L’hypothèse sous-jacente semble être que Zelensky est en position de faiblesse et qu’il est victime d’intimidation de la part de responsables américains plus puissants qui ont beaucoup de moyens de pression sur lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte de cette partie de la conversation est particulièrement intéressant, car il semble se concentrer sur les envoyés de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, qui viennent de rencontrer Poutine à Moscou et qui mènent les efforts visant à faire adopter le plan de paix en 28 points de Trump (ou en 19 points selon les rapports d’une version révisée).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contrer<em>«les sales coups américains»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Politico</em> présente la section de la&nbsp;<a href="https://www.politico.eu/article/european-leaders-warn-us-could-betray-ukraine-in-leaked-call/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">transcription</a>&nbsp;comme suit : <em>«Selon la transcription, le Finlandais Stubb semblait être d’accord avec Merz.&nbsp;‘‘Nous ne pouvons pas laisser l’Ukraine et Volodymyr seuls avec ces types’’, a-t-il déclaré, faisant apparemment référence à Witkoff et Kushner, ce qui a suscité l’accord de Rutte :&nbsp;‘‘Je suis d’accord avec Alexander : nous devons protéger Volodymyr Zelensky’’, a déclaré le chef de l’Otan.»&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Der Spiegel</em> admet dans son rapport que ces déclarations et d’autres reproduites dans les notes de la conversation&nbsp;illustrent la profonde méfiance des Européens à l’égard des deux confidents de Trump. Michael Weiss, l’un des coauteurs du rapport, a présenté tout cela comme visant à contrer<em>«les sales coups américains pour mettre fin à la guerre».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un aspect de la conversation concerne l’accord trouvé par les dirigeants sur la question des avoirs russes gelés dans les banques de l’Union européenne (UE), que les interlocuteurs considèrent comme une prérogative purement européenne, alors que des informations récentes indiquent que les États-Unis sont prêts à les restituer à Moscou dans le cadre d’un accord de paix finalisé avec l’Ukraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les efforts de Washington pour parvenir rapidement à la paix en engageant sérieusement les deux parties sont-ils assimilés à des<em>«manœuvresdéloyales» ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bureau de Zelensky n’a pour l’instant ni confirmé ni démenti l’exactitude de la transcription divulguée. Un diplomate ukrainien anonyme a toutefois répondu comme suit lorsqu’il a été interrogé par <em>Politico</em> : <em>«En général, seuls les Russes tirent profit des divisions entre l’Europe et les États-Unis, c’est pourquoi notre position constante est que l’unité transatlantique doit être maintenue.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réalité est que Zelensky s’est constamment opposé à l’idée d’instaurer la paix sans contrôle ni participation directs de l’Ukraine. Il a également toujours refusé toute concession territoriale, et ses&nbsp;alliés européens ont également rejeté cet élément clé du plan Trump.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le Kremlin, qui se sent en position de force, insiste actuellement pour que son contrôle sur le Donbass et la Crimée ne soit pas seulement considéré comme un fait accompli, mais il souhaite obtenir la pleine reconnaissance internationale et ukrainienne que ces territoires font partie de la Fédération de Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.trtfrancais.com/article/1ac769359ccb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris aurait averti Kiev contre une possible trahison américaine dans les négociations de paix &#8211; TRT Français</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FkB5JQBxk5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/ukraine-une-agriculture-ruinee-un-pays-brade-aux-occidentaux/">Ukraine | Une agriculture ruinée, un pays bradé aux Occidentaux</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ukraine | Une agriculture ruinée, un pays bradé aux Occidentaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/ukraine-une-agriculture-ruinee-un-pays-brade-aux-occidentaux/embed/#?secret=HEQM3Dga9n#?secret=FkB5JQBxk5" data-secret="FkB5JQBxk5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/ukraine-russie-leurope-se-mobilise-pour-le-soldat-volodymyr/">Ukraine-Russie | L’Europe se mobilise pour le soldat Volodymyr</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 07:32:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump, agacé par l’attitude des Européens, annonce le désengagement des Etats-Unis de l’Otan  d’ici 2027</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un document stratégique, Donald Trump, visiblement agacé par l’attitude des Européens concernant son projet de paix en Ukraine,&nbsp;annonce le désengagement des Etats-Unis de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) d’ici 2027, relançant ainsi la doctrine Monroe&nbsp; &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-18041654"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La&nbsp;doctrine Monroe&nbsp;condamne toute intervention européenne&nbsp;dans les <em>«affaires des Amériques»</em> (Nord et Sud), tout comme celle des États-Unis dans les affaires européennes.&nbsp;Elle porte le nom du cinquième président des Etats-Unis, James Monroe&nbsp;(1817–1825).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document stipule que les États-Unis réaffirment leur influence dans l’hémisphère occidental, renforcent leur puissance militaire dans l&rsquo;Indo-Pacifique et revoient leur relation avec l’Europe, a déclaré le président Trump vendredi 5 décembre 2025 dans un document stratégique visant à redéfinir le rôle des Etats-Unis sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prééminence américaine dans l&rsquo;hémisphère occidental </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Stratégie de sécurité nationale, publiée la nuit dernière, décrit la vision de Trump comme celle d’un <em>«réalisme flexible»</em> et affirme que les États-Unis devraient ressusciter la doctrine Monroe du XIX<sup>e</sup>&nbsp;siècle, qui proclamait l’hémisphère occidental comme zone d’influence de Washington. Le texte met également en garde contre un <em>«effacement civilisationnel»</em> en Europe, exhortant le continent à changer de cap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document constitue l’expression la plus récente et la plus claire de la volonté de Trump de bouleverser l’ordre mondial d’après-guerre, dominé par les États-Unis et fondé sur un réseau d’alliances et de groupes multilatéraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique étrangère du président Trump est motivée avant tout par ce qui convient à l’Amérique, c’est-à-dire&nbsp;<em>«l’Amérique&nbsp;d&rsquo;abord et avant tout»</em>. Ce document indique que Trump entend <em>«restaurer la prééminence américaine»</em> dans l’hémisphère occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ce corollaire Trump à la doctrine Monroe est une restauration de bon sens et puissante de la puissance et des priorités américaines, conforme aux intérêts de sécurité des États-Unis»</em>, précise le texte, suggérant que le renforcement militaire américain dans la région n’est pas temporaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier, les critiques accusent Trump d’adopter une rhétorique évoquant un impérialisme moderne dans l’hémisphère occidental. Il avait évoqué, de manière vague, la reprise du canal de Panama ainsi que l’annexion du Groenland et du Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, le renforcement de la présence militaire américaine dans les Caraïbes et les menaces de frappes terrestres au Venezuela et dans d’autres pays où opèrent les soi-disant cartels de la drogue ont accentué les inquiétudes régionales. Les États-Unis ont déployé plus de 10&nbsp;000 soldats dans les Caraïbes, accompagnés d’un porte-avions, de navires de guerre et de chasseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Europe menacée d’effacement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce document, l’administration Trump porte un regard sombre sur ses alliés traditionnels en Europe, avertissant que le continent fait face à un <em>«effacement civilisationnel»</em> et doit changer de trajectoire s’il veut rester un allié fiable des États-Unis. Le texte s’inscrit dans une série de déclarations de responsables américains qui remettent en cause les postulats de l’après-guerre concernant la relation étroite entre l’Europe et son allié le plus puissant, les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains commentateurs européens estiment que le document reprend la rhétorique des partis politiques d’extrême droite en Europe, qui sont devenus la principale opposition aux gouvernements en Allemagne, en France et dans d’autres pays alliés traditionnels des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document en question affirme qu’il est dans l’intérêt stratégique des États-Unis de négocier une résolution rapide en Ukraine et de rétablir une <em>«stabilité stratégique»</em> avec la Russie. Ce qui vaut à Trump des critiques pour ses déclarations positives et admiratives envers le président russe Vladimir Poutine, jugées trop conciliantes envers Moscou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reuters rapporte vendredi que Washington souhaite que l’Europe assume la majeure partie des capacités de défense conventionnelle de l’Otan sur son territoire, du renseignement aux missiles, un calendrier jugé irréaliste par certains responsables européens qui ne peuvent clairement plus compter sur le parapluie américain pour contrer d’hypothétiques attaques russes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/06/les-americains-se-desengageront-de-lotan-des-2027/">Les Américains se désengageront de l’Otan dès 2027 </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Qui veut entraîner la Pologne dans la guerre russo-ukrainienne ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 08:52:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Andriï Sybiga]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Tusk]]></category>
		<category><![CDATA[Maciej Kierwinski]]></category>
		<category><![CDATA[Mark Rutte]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les saboteurs qui ont essayé de faire dérailler un train en Pologne chercheraient-ils à l'impliquer dans la guerre russo-ukrainienne ? </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, la Pologne, membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan) et de l’Union européenne (UE), est devenue la principale plaque tournante de l’aide militaire et humanitaire à son voisin ukrainien, ce qui en fait une cible pour les saboteurs qui chercherait à l&rsquo;impliquer dans la guerre russo-ukrainienne&#8230; </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-17936376"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Après la destruction à l’explosif dans le centre de la Pologne d’une portion de voie ferrée sur une ligne cruciale pour le transport de passagers, d’armes et de marchandises vers l’Ukraine,&nbsp;le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a écrit sur X, lundi 17 novembre 2025, après s’être rendu sur le lieu de l’incident à Mika, à 100&nbsp;km au sud-est de Varsovie : «<em>Faire exploser une voie ferrée est un acte de sabotage sans précédent visant la sécurité de l’État polonais et de ses citoyens»</em>.&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parquet a ouvert une enquête pour <em>«sabotage à caractère terroriste»</em>, selon un communiqué publié au lendemain de la découverte des dégâts sur cette voie ferrée transportant des approvisionnements vers l’Ukraine, qui lutte contre l’invasion russe&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Utilisée quotidiennement par 115 trains différents,&nbsp;la voie sabotée est aussi d’une importance cruciale pour acheminer l&rsquo;aide vers l’Ukraine, a cru devoir rappeler le, estimant que l’atteinte à cette portion de voie <em>«visait probablement à faire dérailler un train»</em>, ce qui a pu être évité grâce à la vigilance d’un conducteur qui a repéré les dommages et sonné l’alarme à temps. Personne n’a été blessé.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">A qui profite le crime&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Intérieur, Maciej&nbsp;Kierwinski,&nbsp;a précisé à la presse que l’explosion a été déclenchée via un câble dont un fragment a été retrouvé sur place.&nbsp;Il a évoqué aussi deux autres incidents signalés depuis sur la même ligne ferroviaire, sujette désormais à des analyses.&nbsp;Selon lui, un caténaire a été endommagé sur quelques dizaines de mètres, à proximité de la ville de Pulawy, ce qui a provoqué l’immobilisation d’un train, et quelques centaines de mètres plus loin, <em>«un collier»</em> a été posé sur un des rails, mais sans provoquer d&rsquo;accident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a déclaré, lundi, à Bruxelles, que l’Alliance restait <em>«en contact étroit avec les autorités polonaises»</em> sur ce sujet, en attendant les résultats d’une enquête, lancée immédiatement par les services polonais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a exprimé sa <em>«solidarité avec la Pologne amie» </em>et promis l’aide ukrainienne à l’enquête en cours <em>«si nécessaire»</em>.&nbsp;Selon lui, il pourrait s’agir d’une <em>«autre attaque hybride de la Russie &#8211; pour tester les réactions»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre piste doit être également examinée&nbsp;: et si les va-en-guerre européens, sentant la fin du conflit russo-ukrainien tourner à l’avantage des Russes, cherchent-ils à entraîner la Pologne et, par ricochet l’Otan, dans ce conflit&nbsp;?&nbsp;</p>
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		<title>Volkswagen perd un milliard d’euros en trois mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 07:11:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Volkswagen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Volkswagen vient d'annoncer première perte trimestrielle nette en cinq ans : 1,07 milliard d’euros, à cause des guerres de Zelensky et de Trump.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le constructeur automobile allemand Volkswagen a annoncé jeudi 30 octobre 2025 une perte nette de 1,07 milliard d’euros (1,24 milliard de dollars) pour le troisième trimestre. Il s’agit de sa première perte trimestrielle en cinq ans.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-17802988"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats du géant allemand de l’automobile ont été affectés par de multiples défis, notamment la hausse des surtaxes américaines et le coût exorbitant des énergies qui l’ont obligé à renoncer à la production de véhicules&nbsp;électriques&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poussée&nbsp;par les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) s’est engagée dans la guerre en Ukraine, un conflit qui ne servait absolument&nbsp;pas ses intérêts, et c’était là l’objectif stratégique&nbsp;des Américains, qui est d’affaiblir économiquement l’UE et la Russie et empêcher tout rapprochement d’intérêt entre ces deux puissances économiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul, on a du mal à comprendre dans quel intérêt l’UE s’était engagée à défendre un pays qui n’est ni membre de l’Otan ni de l’UE ? En plus des milliards d’euros d’aide accordés à l’Ukraine, partis en fumée, l’UE a décidé de boycotter le gaz russe très bon marché, pour acheter le gaz schiste américain polluant, dont le coût est 3 à 4 fois plus cher que le gaz russe ? Les conséquences du conflit russo-ukrainien sur l’économie de l’UE sont catastrophiques et les seuls bénéficiaires sont les Etats-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la guerre de Zelensky à celle de Trump</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En guise de remerciement pour leur soutien militaire et financier à l’Ukraine, le président américain trouve qu’il est juste d’imposer à ses alliés&nbsp;européens un droit de douane d’une valeur de 15% qui sonne comme un coup de grâce&nbsp;pour l’économie européenne, et notamment sur l’économie allemande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Volkswagen qui a déjà fermé, pour la première&nbsp;fois de son existence, trois de ses filiales en Allemagne, avant la décision de Trump de taxer l’UE de 15%, vient d’annoncer d’énormes pertes financières. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le géant&nbsp;allemand&nbsp;de l’automobile a déclaré que la politique tarifaire du président américain lui coûtait environ 5 milliards d’euros par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, dans le cadre du dernier accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, les importations automobiles en provenance d’Europe sont désormais soumises à un droit de douane de 15 %, inférieur aux 27,5 % précédemment annoncés, mais toujours bien supérieur aux 2,5 % pratiqués avant la guerre commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porsche, autrefois la marque la plus rentable de Volkswagen, est également devenue une source de tension en raison de la faiblesse de la demande de voitures de sport électriques et de la concurrence croissante des voitures chinoises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Volkswagen a averti en septembre dernier que son bénéfice net pour l’exercice 2025 devrait subir un impact de 5,1 milliards d’euros après que Porsche a revu à la baisse ses objectifs à moyen terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le boulet de Porsche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Porsche a également annoncé qu’elle continuerait à produire des modèles à essence plus longtemps que prévu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, le groupe VW a absorbé les coûts de restructuration et déprécié la valeur de sa participation dans la marque de voitures de sport basée à Stuttgart, dans le sud de l’Allemagne. Il doit également faire face à une augmentation des coûts d’importation de pièces détachées aux Etats-Unis en provenance de pays hors Amérique du Nord ; ce qui accentue la pression financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat&nbsp;: au cours des neuf premiers mois de 2025, le bénéfice net du groupe VW a chuté de plus de 60 %, passant de 8,8 milliards d’euros l’année dernière à 3,4 milliards d’euros. Et rien ne permet de penser que la situation va s’améliorer en 2026, l’économie mondiale montrant encore de graves signes d’instabilité et d’incertitude.</p>
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		<title>La politique étrangère des États-Unis, entre rupture et continuité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:05:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[isolationnisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[multilatéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[Noureddine Horchani]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[unilatéralisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais la politique étrangère des États-Unis n’a suscité autant de critiques et d’incompréhensions que durant les mandats de Donald Trump. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/">La politique étrangère des États-Unis, entre rupture et continuité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Jamais la politique étrangère des États-Unis n’a</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>suscité autant de controverses, de critiques</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>et d’incompréhensions que durant les mandats du président républicain Donald Trump.</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>Même les alliés les plus solides des États-Unis se sont retrouvés déconcertés par les</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>décisions parfois belliqueuses et imprévisibles de son administration. Du rapprochement</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>avec la Corée du Nord, aux gestes d’amitié envers la Russie sur le dossier ukrainien – en</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>rupture avec les positions de l’O</em></strong><strong><em>tan</em></strong><strong><em> – jusqu’aux mesures de rétorsion contre certains</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>partenaires commerciaux historiques, la politique étrangère américaine semble osciller</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>entre rupture et continuité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noureddine Horchani</strong><strong> *</strong></p>



<span id="more-17670311"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg" alt="" class="wp-image-17670549" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/Noureddine-Horchani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au&nbsp; milieu de cette confusion et face à l’imprévisible, notre article se propose de déceler un fil conducteur permettant de trouver de la cohérence entre des décisions de politique étrangère, en apparence contradictoires. Nous explorerons les fondements philosophiques, politiques et juridiques de la politique étrangère américaine afin de déterminer si les transformations apparentes traduisent un véritable changement de cap, ou simplement une adaptation conjoncturelle des mêmes principes stratégiques.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">I. Les fondements philosophiques et politiques : entre le constant et le variable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En principe, la politique étrangère américaine ne devrait pas être soumise aux aléas électoraux. Les grandes puissances définissent leurs orientations stratégiques sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la personnalité du président et les circonstances historiques peuvent influencer la mise en œuvre de cette politique sans en modifier profondément les fondements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- Le multilatéralisme, pilier pragmatique de la diplomatie américaine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, les États-Unis ont toujours oscillé entre isolationnisme et multilatéralisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le discours isolationniste a souvent servi d’argument populiste, il a rarement résisté à la réalité des interdépendances internationales. Depuis George Washington jusqu’à Woodrow Wilson, l’Amérique a tenté de se tenir à l’écart des conflits européens avant de s’y engager par nécessité. Le wilsonisme, avec ses quatorze points, érigea la coopération multilatérale en principe doctrinal. Aujourd’hui encore, le slogan <em>«America First»</em> ne saurait masquer l’implication constante des États-Unis dans les affaires mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, la politique étrangère américaine, oscillait en permanence, depuis le 5<sup>e</sup> président James Monroe en 1823, un chantre de l’isolationnisme, entre le repli isolationniste de façade et l’implication dans la coopération multilatérale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prises de positions isolationnistes adoptées aujourd’hui en général par les administrations républicaines de la Maison blanche ne s’élèvent pas au rang de politiques ou de stratégies mais&nbsp; constituent des parenthèses vite refermées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait américain de l’Unesco en soutien à Israël ou son retrait du traité de Paris sur le climat ont été annulés aussitôt les démocrates revenus au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait les présidents américains qui ont le plus prêché l’isolationnisme par populisme ont été les plus interventionnistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Entre illusion isolationniste et fatalité interventionniste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions entre unilatéralisme et multilatéralisme traversent toute l’histoire américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même lorsque certaines administrations républicaines affichent une hostilité envers les organisations internationales comme l’Onu, l’OMS ou l’Unesco, il ne s’agit souvent que de stratégies de pression visant à imposer la ligne américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, le multilatéralisme demeure la règle, l’unilatéralisme n’étant qu’une exception opportuniste. Comme le soutient si bien Bertrand Badie&nbsp;: <em>«</em><em>Le multilatéralisme constitue, pour le puissant aussi, la</em><em> </em><em>seule stratégie sensée dans un monde interdépendant</em><em>»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Le conflit israélo-palestinien : entre réalisme et légalité internationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le soutien inconditionnel des États-Unis à Israël constitue une constante stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la guerre à Gaza et la réaction mondiale qui s’en est suivie ont amorcé une inflexion perceptible dans l’opinion publique américaine, y compris au sein du Parti<strong> </strong>démocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement progressif pourrait, à terme, ouvrir la voie à une approche plus<strong> </strong>équilibrée de la politique américaine au Proche-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Attachée au réalisme nonobstant la<strong> </strong>couleur politique de ses artisans, la politique étrangère des États Unis ne saurait à terme<strong> </strong>ignorer l’émergence d’un mouvement universel pro palestinien qui nous rappelle mais<strong> </strong>en plus grande dimension, le mouvement de la jeunesse révoltée porteuse de nouvelles<strong> </strong>valeurs des sixtes dans le monde et de Mai 68 en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II. Le containment, une stratégie réaliste à toute épreuve</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie du containment ou endiguement est &nbsp;un autre fondement sur lequel repose la politique étrangère US. Elle a été conceptualisée par George Kennan puis théorisée par Kenneth Waltz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le containment est défini comme l’ensemble de mesures à caractère politique économique, culturelle et militaires, le cas échéant par pays interposés, appliquées à l’encontre d’une puissance hostile. Ce principe vise à contenir l’expansion d’une puissance rivale tout en maintenant l’équilibre des forces. Elle a guidé la politique étrangère américaine durant la guerre froide et continue d’influencer ses rapports avec la Russie et la Chine. Le succès du containment dans la chute de l’URSS illustre la pertinence durable de cette approche pragmatique. Mais le succès des stratégies américaines de politique étrangère n’auraient jamais pu se réaliser sans un socle juridique et constitutionnel les encadrant scrupuleusement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Les fondements constitutionnels et institutionnels de la politique étrangère américaine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution américaine répartit les compétences en matière de politique étrangère entre le président et le Congrès, selon le principe du check and balance. Le Congrès dispose du pouvoir de déclarer la guerre, de ratifier les traités et de contrôler le budget, tandis que le président conduit la diplomatie au quotidien. En pratique, les circonstances exceptionnelles – guerres, crises internationales, attaques terroristes – ont souvent renforcé l’autorité de l’exécutif au détriment du législatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élites politiques américaines ont admis depuis des décennies, un relatif&nbsp;dépassement de&nbsp; l’esprit constitutionnel équilibriste et&nbsp;accordent dans certaines circonstances, au président ,confronté à l’urgence de l’actualité, une liberté de manœuvre qui ne tranche qu’en apparence avec l’orthodoxie constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant&nbsp; malgré la montée en puissance de la personnalité du président Trump, à tout moment le Congres peut récupérer son leadership sur la politique étrangère en mobilisant les mécanismes constitutionnels que lui offre le texte constitutionnel et la pratique notamment le contrôle de l’allocation du budget fédéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore le Sénat refuse de valider le budget 2026 proposé par l’exécutif à quelques jours de la fin de l’échéance de validation provoquant un shutdown (paralysie de l’administration fédérale privée de fonds financiers) que seuls les citoyens américains comprennent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse de la politique étrangère américaine montre que, malgré les discours populistes et<strong> </strong>les ruptures apparentes, ses fondements demeurent remarquablement stables. Le réalisme,<strong> </strong>plus que l’idéalisme, guide l’action des États-Unis. L’alternance entre démocrates et<strong> </strong>républicains modifie les styles, non les principes. Dans un monde interdépendant, le<strong> </strong>multilatéralisme reste un passage obligé, même pour la première puissance mondiale. Ainsi,<strong> </strong>la politique étrangère américaine oscille entre la recherche d’efficacité stratégique et la volonté de préserver son leadership global – une continuité sous des apparences de rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement la gestion atypique &nbsp;de la politique étrangère par l’administration Trump, aussi chaotique et imprévisible soit elle, reposant sur la force brute, arrive à débloquer des situations complexes &nbsp;comme on l’a vu avec le plan Trump à propos du dossier de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces <em>«</em><em>succès</em><em>»</em> tranchent avec l’inertie , les échecs et la stérilité des prédécesseurs du président Trump même si on est bien loin avec le plan Trump de tenir compte des droits inaliénables des palestiniens du fait que &nbsp;l’alignement à l’entité sioniste demeure une donnée stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assistons nous aujourd’hui&nbsp; au triomphe de la philosophie du chaos <em>«</em><em>productif</em><em>»</em> chère aux néoconservateurs au pouvoir aujourd’hui aux USA et qui se démarque des politiques conformistes, conventionnelles et plus prévisibles qui ont caractérisé les précédentes administrations américaines &nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Enseignant universitaire en science politique. Ancien cadre de banque. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références bibliographiques&nbsp;</strong><strong>:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Waltz, Kenneth.&nbsp;Man, the State, and War: A Theoretical Analysis. 2001 edition,</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>New York, Columbia University Press.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. Badie, Bertrand.&nbsp;L’impuissance de la puissance: essai sur les nouvelles relations</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>internationales. CERI &#8211; Centre de recherches internationales.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. Parmentier, Guillaume. “Politique étrangère et politique intérieure aux Etats-Unis : Revue Politique Étrangère.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4.Gilles Vandal<strong>: </strong>Rev: <a href="https://perspective.usherbrooke.ca/">Perspective Monde</a> ‘ “La politique du chaos du président Trump”.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/15/la-politique-etrangere-des-etats-unis-entre-rupture-et-continuite/">La politique étrangère des États-Unis, entre rupture et continuité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie face à la marginalisation géostratégique de l’Europe  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/18/la-tunisie-face-a-la-marginalisation-geostrategique-de-leurope/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 08:52:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour une Europe de plus en plus marginalisée, ce qui est valable pour la Russie ne l'est pas pour Israël.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’exacerbation de la crise en Europe et la marginalisation internationale de son premier partenaire économique ne manqueront pas d’avoir des retombées négatives sur une Tunisie qui connaît depuis une quinzaine d’années une conjoncture difficile et peine à se relancer.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-17276590"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le sommet américano-russe du 16 août 2025 en Alaska a été accueilli par moultes gesticulations euro-otaniennes prétendument pour soutenir un président ukrainien ayant dépassé son mandat et qui est reconnu par de nombreux observateurs comme un pion de l’Otan doublé d’un despote et d’un corrompu de haut vol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les préparatifs de la réunion de Washington censée être bipartite Trump-Zelensky et les tentatives puériles d’incrustation de l’Europe pour y participer et tenir la main au satrape ukrainien en dépit de la réticence de la Maison Blanche, révèlent l’inadéquation de l’Europe avec le nouvel ordre mondial qui a du mal à surmonter la bipolarité russo-américaine de la guerre froide en dépit des prétentions d’autres puissances émergentes mais qui ne peuvent cacher leur statut encore secondaire dans le conflit russo-ukrainien qui a cumulé sur le terrain les attributs d’un conflit élargi à l’Otan, l’Europe et l’Asie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vanité et hypocrisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations du président français Macron et de la présidente de la commission européenne Von Der Leyen à la veille du sommet de Washington avec les dirigeants européens et ukrainien face au président américain montrent s’il le fallait encore une fois la vanité et l’hypocrisie de l’Europe dont les leaders ne cessent de crier sur les toits leur attachement inébranlable au respect du droit international et l’interdiction morale et légale de toute légitimation de l&rsquo;acquisition de territoires par la force et autres professions de foi qui ne semblent pas s’appliquer à Israël en dépit des preuves accablantes du génocide palestinien et de son mépris flagrant du droit international et de toute morale humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de sa faillite morale, démasquée à Gaza avec ce que beaucoup considèrent comme une complicité dans un génocide confirmé par la Cour Internationale de Justice, l’Europe est désormais confrontée à sa marginalisation internationale et aux nombreux indices de son insignifiance géostratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Exacerbation de la crise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème que cela pose à la Tunisie, c’est qu’il s’agit d’un voisin proche (la capitale la plus proche de Tunis étant européenne en l’occurrence Rome) et son principal partenaire économique et destination migratoire qui en plus de sa marginalisation géostratégique s’enferre dans une logique belliciste qui dépasse ses moyens militaires et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est indéniable que l’exacerbation de la crise européenne ou pire une guerre européenne généralisée ne manqueront pas d’avoir des retombées négatives et même tragiques sur une Tunisie qui connaît depuis une quinzaine d’années une conjoncture difficile qui a considérablement exacerbé sa vulnérabilité à toute dégradation supplémentaire de son environnement international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NQfrzHz9pt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/01/dans-un-monde-tripolaire-quelle-place-pour-leurope/">Dans un monde tripolaire, quelle place pour l’Europe?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans un monde tripolaire, quelle place pour l’Europe? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/01/dans-un-monde-tripolaire-quelle-place-pour-leurope/embed/#?secret=J3laNYwsHI#?secret=NQfrzHz9pt" data-secret="NQfrzHz9pt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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