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	<title>Archives des Pascal Boniface - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Pascal Boniface - Kapitalis</title>
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		<title>Gaza sous silence &#124; Le prix humain de l’impunité d’Israël</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 10:11:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[résolution 242]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Pascal Boniface, le silence sur le génocide perpétré par Israël à Gaza est un danger moral et juridique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/gaza-sous-silence-le-prix-humain-de-limpunite-disrael/">Gaza sous silence | Le prix humain de l’impunité d’Israël</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour Pascal Boniface, auteur de ‘‘Permis de tuer : Gaza, génocide, négationnisme et hasbara’’ (éditions Max Milo, Paris, 25 avril 2025), le silence sur le génocide perpétré par Israël à Gaza est un danger moral et juridique. «Bombarder une population civile sous blocus est non seulement un crime de guerre, mais cela relève d’un risque génocidaire que la communauté internationale se doit de prévenir», écrit-il.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18203814"></span>



<p>Depuis le 8 octobre 2023, Gaza vit sous un bombardement quotidien. Les frappes israéliennes touchent indistinctement civils et infrastructures, dans un territoire confiné, soumis à un blocus presque total. Les témoignages sont terrifiants : des enfants mutilés, des corps déchiquetés, des hôpitaux saturés et des maisons réduites en ruines. Dans les écoles, des enseignants racontent devoir improviser des cours dans des caves, pour protéger les enfants des explosions. <em>«Chaque jour, je me demande si mes élèves reviendront à la classe le lendemain»</em>, confie une enseignante de Gaza, sous couvert d’anonymat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un danger moral et juridique</h2>



<p>Pour Pascal Boniface, directeur de l’IRIS et auteur de <em>‘‘Permis de tuer : Gaza, génocide, négationnisme et hasbara’’</em>, ce silence est un danger moral et juridique. <em>«Bombarder une population civile sous blocus est non seulement un crime de guerre, mais cela relève d’un risque génocidaire que la communauté internationale se doit de prévenir»</em>, écrit-il.</p>



<p>Le droit international, imparfait mais progressif, existe pour protéger les populations. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Conventions de Genève, la Convention sur le génocide de 1948 et la Déclaration universelle des droits de l’homme posent des principes clairs : la guerre ne peut justifier l’extermination ou la privation totale d’un peuple. Pourtant, le droit est régulièrement foulé aux pieds, notamment par ceux-là mêmes qui en sont à l’origine.</p>



<p>Le livre de Boniface souligne la contradiction des puissances occidentales. Pendant la guerre en Ukraine, les bombardements sur des civils et la conquête illégale de territoires par la force ont suscité une indignation quasi unanime. Mais pour Gaza, ces mêmes standards sont oubliés. <em>«Ceux qui dénoncent ce massacre sont accusés d’antisémitisme, tandis que les auteurs sont protégés»</em>, note l’auteur. Cette inversion morale, insiste-t-il, contribue à la banalisation d’une violence extrême et à l’impunité d’Israël, pourtant soumis aux obligations d’une puissance occupante.</p>



<p>L’ouvrage rappelle l’histoire : la création d’Israël en 1948, votée par l’Onu, visait à protéger les Juifs d’un nouvel holocauste et à instaurer une démocratie au Proche-Orient. Mais les guerres de 1948 et 1967 ont considérablement étendu son territoire, violant la norme du droit international qui interdit l’acquisition de territoires par la force.</p>



<p>La résolution 242 du Conseil de sécurité, exigeant un retrait d’Israël des territoires occupés, n’a jamais été mise en œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sous blocus, toute fuite est impossible</h2>



<p>Depuis, les conséquences humanitaires se sont aggravées. Gaza, territoire de 365 km², abrite près de 2 millions de personnes. Sous blocus, toute fuite est impossible. Les infrastructures sont détruites : un responsable humanitaire raconte comment <em>«certaines familles passent des jours sans eau potable, avec des blessés graves impossibles à évacuer vers un hôpital fonctionnel»</em>.</p>



<p>Dans ce contexte, le droit humanitaire est bafoué, et le silence des médias internationaux rend ce crime invisible pour beaucoup.</p>



<p>Inverser la responsabilité et masquer le drame humain.</p>



<p>Boniface analyse également la dimension de la communication politique, la hasbara israélienne, qui vise à justifier ou minimiser ces actions. En France, tout critique est rapidement accusé d’antisémitisme. Selon l’auteur, cette tactique transforme ceux qui dénoncent en coupables symboliques, inversant la responsabilité et masquant le drame humain.</p>



<p>Le livre insiste sur l’importance d’agir avant qu’il ne soit trop tard. La Convention de 1948 prévoit que les États signataires doivent prévenir le génocide, et pas seulement le punir après coup. Le risque à Gaza, largement documenté par les Nations unies et les ONG, aurait dû déclencher une réaction internationale plus ferme. Le silence ou l’inaction est une forme de complicité.</p>



<p>Boniface se positionne comme journaliste et citoyen : il n’est ni pro-palestinien ni anti-israélien, mais pro-droit international. Il soutient la solution des deux États, Israël et Palestine dans les frontières sûres de 1967, et insiste sur le respect du droit plutôt que sur l’allégeance politique. <em>«La morale peut être à géométrie variable – chacun a la sienne, le Hamas comme Netanyahou. Pas la règle de droit»</em>, écrit-il.</p>



<p>Au-delà des analyses géopolitiques, le livre expose l’impact humain. Les témoignages de Gaza décrivent la vie quotidienne comme un enfer permanent : enfants qui dorment sur des matelas par terre, familles entières réfugiées dans des sous-sols, blessures non soignées, amputations pratiquées sans anesthésie, angoisse constante de nouvelles frappes. Ces images, diffusées mais souvent ignorées par les médias mainstream, mettent en évidence l’urgence morale et politique.</p>



<p>Pour Boniface, se taire n’est pas une option. Le journaliste, le citoyen et l’État ont une responsabilité : refuser de fermer les yeux face à la violence extrême et à l’impunité. Ignorer le droit ou justifier sa violation au nom d’alliances stratégiques revient à légitimer la barbarie.</p>



<p>Permis de tuer est donc un appel à la conscience collective : face à l’injustice et au crime, le silence n’est jamais neutre. Dans un monde globalisé, où la force prime encore sur le droit, l’action, la vigilance et la parole deviennent les seuls moyens pour limiter la barbarie et protéger l’humanité. Pascal Boniface y rappelle que le choix n’est pas entre Israéliens et Palestiniens, mais entre droit et arbitraire, morale et complicité par le silence.</p>



<p>Pour ceux qui suivent l’actualité du Proche-Orient, ce livre est bien plus qu’une analyse géopolitique : c’est une pièce essentielle pour comprendre Gaza, un avertissement sur le prix humain de l’impunité et un manifeste pour que la voix de la conscience publique ne se taise jamais.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LOTNKFR0rr"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/israel-lance-une-campagne-pour-manipuler-la-generation-z/">Israël lance une campagne pour manipuler la Génération Z</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël lance une campagne pour manipuler la Génération Z » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/13/israel-lance-une-campagne-pour-manipuler-la-generation-z/embed/#?secret=OHdSo4N2bw#?secret=LOTNKFR0rr" data-secret="LOTNKFR0rr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie _ Sophie Bessis : « Ce qu&#8217;a fait Kais Saïed est un coup de force »</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/29/tunisie-_-sophie-bessis-ce-qua-fait-kais-saied-est-un-coup-de-force/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jul 2021 08:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre des entretiens de l&#8217;IRIS «&#160;Comprendre le monde&#160;» animée par le géopolitologue français Pascal Boniface, l’historienne et chercheuse franco-tunisienne Sophie Bessis a parlé d’un coup de force plutôt que d’un coup d’Etat de la part du président de la république Kais Saïed. «&#160;Un coup de force n’est jamais bon pour la démocratie&#160;», a-t-elle...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/29/tunisie-_-sophie-bessis-ce-qua-fait-kais-saied-est-un-coup-de-force/">Tunisie _ Sophie Bessis : « Ce qu&rsquo;a fait Kais Saïed est un coup de force »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Untitled-5-3.jpg" alt="" class="wp-image-357691"/></figure></div>



<p><strong><em>Dans le cadre des entretiens de l&rsquo;IRIS «&nbsp;Comprendre le monde&nbsp;» animée par le géopolitologue français Pascal Boniface, l’historienne et chercheuse franco-tunisienne Sophie Bessis a parlé d’un coup de force plutôt que d’un coup d’Etat de la part du président de la république Kais Saïed. «&nbsp;Un coup de force n’est jamais bon pour la démocratie&nbsp;», a-t-elle indiqué.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fawz Benali</strong></p>



<span id="more-357686"></span>



<p>Le fondateur et directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) Pascal Boniface a consacré l’un des derniers épisodes de sa série audiovisuelles «&nbsp;Comprendre le monde&nbsp;» diffusée sur Youtube, à la démocratie tunisienne et en particulier à ce qui se passe en ce moment après l’annonce du chef de l’Etat Kais Saïed, le soir du dimanche 25 juillet 2021, de limoger le premier ministre Hichem Mechichi et de geler les activités du Parlement après une journée de manifestations contre la classe politique tunisienne.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>« On s&rsquo;attendait à ce que quelque chose arrive »</em></h4>



<p>Historienne, écrivaine, journaliste et chercheuse associée à l’IRIS, Sophie Bessis avait été invitée dans un précédent épisode de «&nbsp;Comprendre le monde&nbsp;» pour dresser le bilan des dix dernières années écoulées après le déclenchement de la Révolution du 14 janvier 2011 en Tunisie où l’espoir avait laissé place au désenchantement.</p>



<p>Interrogée par le géopolitologue Pascal Boniface dans un nouvel épisode publié le mardi 27 juillet, sur le devenir de la démocratie en Tunisie après les dernières décisions du chef de l’Etat Kaïs Saïed de démettre le premier ministre Hichem Mechichi de ses fonctions et de geler les activités de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Sophie Bessis a d’abord estimé que tout le monde s’attendait à ce que quelque chose arrive, étant donné que la situation ne pouvait pas durer éternellement face à un pays qui va très mal aussi bien sur le plan économique, social que sanitaire, sans oublier ce que laisse voir «&nbsp;<em>ce Parlement pathétique et désastreux</em>&nbsp;».</p>



<p>Sophie Bessis a également expliqué ce qu’elle appelle «&nbsp;<em>un coup de force</em>&nbsp;» de la part du président de la république par les contestations que ce dernier avait exprimées depuis son élection en octobre 2019 quant à la constitution de 2014 qui limitait les prérogatives du chef de l’Etat. «&nbsp;<em>Kais Saïed a donc toujours essayé de récupérer une partie de ce pouvoir</em>&nbsp;».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Untitled-6.jpg" alt="" class="wp-image-357697"/></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><em>« Un coup de force n&rsquo;est jamais bon pour la démocratie »</em></h4>



<p>Coup d’Etat ou coup de force&nbsp;? Sophie Bessis a estimé qu’il s’agissait plutôt d’un coup de force de la part du chef de l’Etat. «&nbsp;<em>On peut parler d’une interprétation extrêmement extensible de l’article 80</em>&nbsp;», dit-elle, tout en soulignant que «&nbsp;<em>la séparation des pouvoir est le socle de la constitution&nbsp;(…) alors que Kais Saïed s’est emparé des trois pouvoirs&nbsp;: le pouvoir exécutif en nommant lui-même le futur premier ministre, le pouvoir législatif en gelant le parlement et le pouvoir judiciaire en s’auto-instituant chef du ministère public</em>&nbsp;».</p>



<p><em>La quasi-totalité des tunisiens est «&nbsp;écœurée par l’incompétence et l’arrogance de la classe politique</em>&nbsp;», mais le clivage existe plutôt entre ceux qui applaudissent les décisions du président de la république et ceux qui s’en méfient par crainte d’un retour en arrière en termes de démocratie et de liberté, explique l’historienne franco-tunisienne.</p>



<p>«&nbsp;<em>Un coup de force, quel qu’il soit et quelles que soient les intentions qui sont derrière,&nbsp; n’est jamais bon pour la démocratie</em>&nbsp;», selon Sophie Bessis.</p>



<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=LRirAKvkxBo&amp;t=6s">Lien vers l&rsquo;entretien</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/29/tunisie-_-sophie-bessis-ce-qua-fait-kais-saied-est-un-coup-de-force/">Tunisie _ Sophie Bessis : « Ce qu&rsquo;a fait Kais Saïed est un coup de force »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Quand Sophie Bessis se fourvoie sur les islamistes d’Ennahdha</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/30/quand-sophie-bessis-se-fourvoie-sur-les-islamistes-dennahdha/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jan 2021 12:37:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les intellectuels de gauche comme Sophie Bessis sont incorrigibles. Ils courent après les islamistes pour tenir, auprès d’eux, le rôle d’idiots utiles. Curieux ces gauchistes qui s’étaient fourvoyés facilement jadis en soutenant le communisme et qui, maintenant, soutiennent l’islamisme ou y voient une voie possible vers la démocratie. Alors que la révolution tunisienne et le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/30/quand-sophie-bessis-se-fourvoie-sur-les-islamistes-dennahdha/">Quand Sophie Bessis se fourvoie sur les islamistes d’Ennahdha</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Untitled-2-6.jpg" alt="" class="wp-image-333600"/><figcaption><em>Pascal Boniface et Sophie Bessis.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Les intellectuels de gauche comme Sophie Bessis sont incorrigibles. Ils courent après les islamistes pour tenir, auprès d’eux, le rôle d’idiots utiles. Curieux ces gauchistes qui s’étaient fourvoyés facilement jadis en soutenant le communisme et qui, maintenant, soutiennent l’islamisme ou y voient une voie possible vers la démocratie. Alors que la révolution tunisienne et le Printemps arabe en général n’ont cessé, depuis 10 ans, de prouver le contraire.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Rachid Barnat</strong></p>



<span id="more-334220"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Rachid-Barnat.jpg" alt="" class="wp-image-109886"/></figure></div>



<p>À l’occasion du <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/01/10eme-anniversaire-de-la-revolution-du.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">10e anniversaire de la révolution tunisienne</a>, Pascal Boniface a demandé à Sophie Bessis <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.facebook.com/majid.benhassine/videos/4421613097865039" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de faire le point sur cette <em>«révolution du jasmin»</em></a> qui avait ébahi le monde et initié <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/11/les-dessous-de-la-fumeuse-revolution-du_20.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>«le printemps arabe»</em> et le chaos</a> qu’il allait semer dans les républiques dites arabes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La mainmise des islamistes sur une une bien improbable révolution</h3>



<p>Sophie Bessis est une historienne née à Tunis et ayant la double nationalité franco-tunisienne. C’est une journaliste et une intellectuelle bien connue et appréciée des deux côtés de la Méditerranée. Sa lecture de la courte histoire de la Tunisie post-révolution laisse, cependant, à désirer par certains <em>«oublis».</em> Volontaires ?</p>



<p>Si elle reconnaît l’échec patent de cette révolution et la grande déception des Tunisiens, elle élude, cependant, d’en énumérer les causes. Et la première d’entre elles, la mainmise des Frères musulmans sur une révolution de laquelle ils étaient absents.</p>



<p>Le plus curieux, c’est qu’elle impute l’échec aux islamistes, sans nommer les Frères musulmans. De même qu’elle évoque Erdogan sans préciser son appartenance à l’organisation des Frères musulmans ! Parler d’islamisme sans préciser ce qui le fonde, à savoir le salafisme; et parler d’islamistes sans nommer l’<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/11/la-nebuleuse-islamiste-des-freres.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Organisation mondiale des Frères musulmans</a> qui les chapeaute, cela manque de rigueur intellectuelle de la part d’une professeure d’histoire.</p>



<p>À l’entendre, elle paraît, comme beaucoup d’intellectuels de gauche, admettre que les islamistes ont leur place dans une république et semble croire la conversion d’Ennahdha en <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2017/08/lhomme-la-cravate-bleue.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">parti civil et démocratiqu</a>e !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les alliances contre nature qu’impose Ghannouchi aux progressistes</h3>



<p>Quand les hommes d’Ennahdha avec à leur tête Rached Ghannouchi ont débarqué après le 14 janvier 2011 en Tunisie pour vider les prisons de tous les prisonniers sans distinction des cas, lâchant ainsi dans la nature des terroristes islamistes, elle estime naïvement que c’était une erreur; comme si cela n’était pas évident que c’était voulu par le chef islamiste pour leur faire reprendre du service !</p>



<p>Elle reconnaît que la classe politique tunisienne est pathétique, sans envergure pour faire le poids devant les islamistes mais ne dit mot de la loi électorale et de la Constitution de 2014 faites par et pour les Frères musulmans et qui paralysent le pays.</p>



<p>De même qu’elle semble trouver normal toutes les alliances contre nature <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2020/12/ces-naifs-qui-croient-aux-oiseaux-rares.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">qu’impose Ghannouchi aux progressistes</a>, pour rester le maître du jeu.</p>



<p>Est-ce parce qu’elle fut membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror) présidée par Yadh Ben Achour ? Ce qui expliquerait son<a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.leaders.com.tn/article/31209-yadh-ben-achour-la-revolution-un-rappel-de-memoire?fbclid=IwAR1IuRAgCm_BKTPPQoTMMPwP0V41W-h4bBt98eZUZ2eYry1qgVUfsTFCz04" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> analyse similaire à celle de YBA</a>, que la révolution est en bonne voie et la démocratie aussi… et que 10 ans, c’est trop court pour désespérer de son devenir.<br></p>



<p>On ne comprend pas pourquoi elle veut réduire l’importance de l’action du Parti destourien libre (PDL) et celle de sa présidente Abir Moussi; pourtant <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/01/portrait-et-projet-de-abir-moussi.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">le seul parti s’opposant véritablement aux Frères musulmans</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La volonté évidente de minimiser le rôle du PDL et de Abir Moussi</h3>



<p>Elle commet aussi une grave erreur, et cette erreur chez une historienne ne peut qu’être volontaire, lorsqu’elle dit qu’Abir Moussi et son parti sont la résurgence du Rassemblement costitutionnel démocratique (RCD) et du régime de Ben Ali.</p>



<p>Elle oublie qu’Abir Moussi se revendique non seulement de Ben Ali mais de toute l’histoire destourienne depuis 1920, du Destour de Abdelaziz Thâalbi; du Néo Destour de Habib Bourguiba, celui de la lutte pour l’indépendance et celui des droits des femmes et du Code du statut personnel (CSP), et du RCD… en martelant qu’elle se considère l’héritière de tous ces partis nationalistes, aussi bien de leurs réussites que de leurs échecs ! Pourquoi vouloir tronquer la vérité ? Venant d’une historienne, cela manque d’honnêteté intellectuelle.</p>



<p><a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/01/charte-politique-pour-corriger.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">La charte</a> et<a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/search?q=demandez+le+programme" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener"> le projet de constitution du PDL</a> <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2019/03/analyse-du-projet-dabir-moussi.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">pour une Troisième République</a>, Sophie Bessis, démocrate et progressiste, ne pourrait qu’y adhérer ! Alors pourquoi dit-elle de Abir Moussi qu’elle n’est pas démocrate et qu’elle est conservatrice ?</p>



<p>Curieusement, elle semble accorder le crédit de démocrate à Ghannouchi et non à Moussi, alors que le premier à donné à voir en 10 ans de pouvoir sa conception de la démocratie et que la seconde n’avait aucun pouvoir, puisque c’était Ben Ali qui cumulait tous les pouvoirs !</p>



<p>Est-ce à dessein pour nuire au PDL, elle-même étant de la mouvance gauchiste? Ou est-ce l’expression d’une haine viscérale des destouriens et particulièrement de Bourguiba qui avait combattu à raison communisme, pan-islamisme et pan arabisme, ces lubies qui ont fait le malheur des peuples?! Ne pas tirer de leçon de l’Histoire pour vouloir éliminer les destouriens et jeter le bébé avec l’eau du bain pour admettre l’islamisme, étonne d’une historienne si cela n’exprimait des rancœurs d’une militante gauchiste.</p>



<p>Incorrigibles gauchistes, qui en France comme en Tunisie, courent après les islamistes pour tenir le rôle de leurs idiots utiles ! Curieux ces intellectuels de gauche qui se sont fourvoyés facilement pour soutenir le stalinisme et maintenant l’islamisme.</p>



<p>Les islamistes et leur danger pour les républiques ne semblent nullement inquiéter Mme Bessis, jusqu’à minimiser le travail salutaire du PDL pour <a href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/01/pourquoi-je-soutiens-abir-moussi.html" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">sauver la Tunisie de l’emprise des islamistes </a>… d’autant qu’elle reconnaît que ces derniers détruisent la république pour l’avènement d’<a href="https://www.facebook.com/dora.do.507/videos/10158971107168680" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">un autre projet</a>, qu’elle omet de préciser et qui est la restauration du califat.</p>



<p>Elle ne voit pas qu’une grande majorité de Tunisiens rallie le PDL et sa présidente, parce qu’ils ont compris que tous leurs problèmes viennent de l’islam politique, qu’il faut écarter puis interdire. Et les sondages le prouvent.</p>



<p><strong><em><a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.com/2021/01/sophie-bessis-lincorrigible.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Blog de l&rsquo;auteur. </a></em></strong></p>



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		<title>Sophie Bessis : « La Tunisie a encore des années difficiles à vivre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 15:33:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[10e anniversaire de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[bilan 10 ans de révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Comprendre le monde]]></category>
		<category><![CDATA[Pascal Boniface]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Bessis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Invitée chez le géopolitologue français Pascal Boniface dans le cadre de sa série audiovisuelle «Comprendre le monde», l’historienne et chercheuse franco-tunisienne Sophie Bessis est venue faire le point sur les dix années qui ont suivi la révolution tunisienne, entre espoir et désenchantement. Par Fawz Benali Géopolitologue de renommée mondiale, fondateur et directeur de l’Institut de...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Untitled-1-10.jpg" alt="" class="wp-image-333603"/></figure></div>



<p><strong><em>Invitée chez le géopolitologue français Pascal Boniface dans le cadre de sa série audiovisuelle «Comprendre le monde», l’historienne et chercheuse franco-tunisienne Sophie Bessis est venue faire le point sur les dix années qui ont suivi la révolution tunisienne, entre espoir et désenchantement.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fawz Benali</strong></p>



<span id="more-333596"></span>



<p>Géopolitologue de renommée mondiale, fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), Pascal Boniface a consacré l’un des derniers épisodes de sa série «<em>Comprendre le monde</em>», diffusée sur Youtube et suivie par une centaine de milliers d’abonnés, au 10<sup>e</sup> anniversaire de la révolution tunisienne, et a invité à cette occasion Sophie Bessis (historienne, journaliste, écrivaine, associée à l’IRIS) afin de dresser le bilan de ces dix dernières années qui se sont écoulées depuis la révolution du 14 janvier 2011, et de donner des clés de compréhension de l’état de consternation général que vivent les Tunisiens depuis plusieurs années maintenant.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un désenchantement profond</strong></h4>



<p>Pour répondre à la question principale de cet entretien «<em>10 ans après, où en est la Tunisie ?</em>», Sophie Bessis a commencé par admettre qu’il y a bien un désenchantement profond, assez justifié, parmi les citoyens. Tout va mal certes, mais ça en valait la peine de faire une révolution qui a au moins le mérite d’installer un système, en voie de démocratie, explique-t-elle, bien qu’une partie de la population soit malheureusement tombée dans le piège de la nostalgie et du «<em>c’était mieux avant</em>», puisque les pouvoirs autocratiques donnent souvent une impression de stabilité.</p>



<p>Ce sentiment de désenchantement qui ne cesse de s’ancrer parmi les Tunisiens s’explique essentiellement, selon Sophie Bessis, par le fait que les premières revendications sociales comme l’emploi et la dignité ont été rapidement remplacées par des revendications politiques (élections, changement de la constitution…). «<em>Les classes populaires ont été dépossédées de leurs revendications</em>», souligne-t-elle.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Untitled-2-6.jpg" alt="" class="wp-image-333600" width="500"/><figcaption><em>Pascal Boniface et Sophie Bessis</em>.</figcaption></figure></div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>« Sur le court terme, il n&rsquo;y a pas lieu d&rsquo;être optimiste ! »</strong></h4>



<p>La Tunisie compte environ 250.000 chômeurs diplômés, ce qui fait qu’une bonne partie de la jeunesse soit dans une situation de précarité. Face au manque d’opportunités en Tunisie, ces jeunes sont souvent tentés soit par l’émigration, soit par le djihad. En plus, les islamistes ont réussi à déplacer le débat sur le terrain identitaire, ajoute Bessis, rappelant, toutefois, que la société tunisienne est encore marquée par l’ère bourguibienne et par la modernisation. «<em>En Tunisie, on a beau être conservateur, on n’a pas forcément envie d’être islamiste!</em>», souligne-t-elle.</p>



<p>Interrogée sur l’avenir de la Tunisie, Sophie Bessis a répondu que le pays avait encore plusieurs années difficiles à vivre, aussi bien à cause de la crise économique, que de la médiocrité des différents acteurs politiques.</p>



<p>«<em>Sur le court terme, il n&rsquo;y a pas lieu d’être optimiste</em>», estime-t-elle, tout en précisant que 10 années ne sont pas suffisantes pour faire le bilan juste d’une révolution.</p>
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