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	<title>Archives des pays du Golfe - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pays du Golfe - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Choc pétrolier &#124; Quelle réponse des pays du Sud Global ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 06:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre en cours des États-Unis et Israël contre l’Iran constitue un puissant choc macroéconomique, qui affectera les pays du Sud Global. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Par-delà le fracas des armes, la guerre en cours des États-Unis et Israël contre l’Iran constitue déjà un puissant choc macroéconomique. Elle bouleverse l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient et redessine les vulnérabilités économiques mondiales, en exposant les fragilités structurelles du Sud global. Elle impose une interrogation non seulement sur les mécanismes du choc, mais sur la capacité des États à y résister. Le véritable risque n’est plus un ralentissement économique, mais une désorganisation durable des conditions mêmes de la croissance mondiale.</em></strong> <em>(Photo : Ras Laffan, le plus grand gisement de gaz au monde, géré par Qatar Energy, bombardé par l&rsquo;Iran).</em>  </p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-18568414"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Ce conflit a déclenché un choc d’offre global à haute intensité. La perturbation du détroit d’Ormuz – et celle probable de Bab El Mendeb (Mer Rouge) – par lequel transite environ 20% des flux mondiaux d’hydrocarbures, combinée à des frappes sur des infrastructures énergétiques régionales, constitue un choc d’une ampleur exceptionnelle. La hausse rapide des prix de l’énergie, la volatilité des marchés et la désorganisation des chaînes logistiques témoignent d’une rupture systémique. Mais l’élément le plus inquiétant réside dans la possibilité d’attaques simultanées sur les infrastructures énergétiques en Iran et dans les pays du Golfe, ce qui transformerait un choc de prix en un choc de quantités, bien plus difficile à absorber.</p>



<p>Au-delà du choc immédiat, une mutation profonde est à l’œuvre, celle de la fonction même de l’énergie dans le système économique mondial. Nous entrons dans une phase où le prix du baril, au-delà de l’équilibre entre offre et demande, reflète en priorité une prime géopolitique structurelle, durable et potentiellement auto-entretenue.</p>



<p>La destruction répétée d’infrastructures critiques — champs, terminaux, installations de liquéfaction — introduit une contrainte temporelle liée aux délais de reconstruction, souvent pluriannuels, transformant des chocs conjoncturels en pénuries persistantes.</p>



<p>Dans ce contexte, les anticipations des marchés se désancrent, et les investissements énergétiques deviennent eux-mêmes procycliques (amplification des fluctuations économiques), aggravant la volatilité (nervosité) des marchés au lieu de l’amortir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La double peine du Sud : énergie chère, monnaies faibles</h2>



<p>Les pays du Sud global se trouvent en première ligne, confrontés à une réactivation de la contrainte extérieure. L’augmentation de la facture énergétique dégrade immédiatement les balances des paiements, accentue la demande de devises fortes et exerce une pression intense sur les monnaies locales.</p>



<p>Dans plusieurs économies émergentes, la dépréciation monétaire alimente un cercle vicieux, ainsi plus la monnaie se déprécie, plus le coût des importations augmente, aggravant encore les déséquilibres externes.</p>



<p>Dans les cas les plus fragiles, cette dynamique peut conduire à des crises de balance des paiements, avec rationnement des importations et restrictions sur les changes.</p>



<p>Cette vulnérabilité est particulièrement aiguë dans les économies dont la monnaie est arrimée au dollar ou fortement dollarisée. Pour ces pays, l’appréciation du dollar agit comme un multiplicateur de choc, elle renchérit simultanément le coût de l’énergie, le service de la dette externe et le prix des importations essentielles.</p>



<p>Les pays importateurs nets d’hydrocarbures — notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines économies d’Amérique latine — se trouvent ainsi enfermés dans une trappe macroéconomique où toute tentative de stabilisation monétaire accélère la contraction de l’activité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme des politiques économiques</h2>



<p>À cette contrainte externe s’ajoute un choc inflationniste d’une intensité particulière. L’énergie étant un intrant universel, son renchérissement se diffuse rapidement à l’ensemble de l’économie. Les coûts de transport augmentent, les prix des engrais s’envolent, et la production agricole est affectée. Le choc se transmet ainsi des marchés énergétiques aux marchés alimentaires, transformant une inflation importée en inflation généralisée. Pour des populations déjà vulnérables, notamment dans les pays à faible revenu, cette dynamique constitue une menace directe pour la sécurité alimentaire et la stabilité sociale.</p>



<p>Dans ce contexte, les finances publiques sont soumises à une pression extrême. Les gouvernements doivent simultanément protéger les ménages contre la hausse des prix et absorber l’augmentation de leurs propres dépenses énergétiques. Cela conduit à une expansion rapide des déficits budgétaires et à une accumulation de dette publique. Or, cette détérioration intervient dans un environnement financier mondial plus contraint, caractérisé par des taux d’intérêt élevés et une aversion accrue pour le risque. Le coût du financement externe augmente, les flux de capitaux se raréfient, et les marges de manœuvre budgétaires se réduisent.</p>



<p>Dans ce contexte, le rôle du Fonds monétaire international (FMI) apparaît à la fois central et profondément contraint. Les capacités d’intervention — de l’ordre de 1 000 milliards de dollars au maximum — apparaissent significatives à l’échelle d’une crise isolée, mais demeurent faibles face à un choc systémique global, où les besoins cumulés des économies fragiles pourraient rapidement excéder plusieurs milliers de milliards de dollars.</p>



<p>Aussi, les conditionnalités traditionnelles — consolidation budgétaire, ajustement structurel — se heurtent à une réalité nouvelle, l’impossibilité politique et économique d’imposer des ajustements procycliques dans des sociétés déjà fragilisées par des chocs inflationnistes et alimentaires.</p>



<p>Le FMI se trouve ainsi confronté à un dilemme soit maintenir une orthodoxie financière au risque d’amplifier les crises sociales soit assouplir ses exigences au prix d’un risque accru de désancrage macroéconomique global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouveau régime d’instabilité</h2>



<p>Le résultat combiné de ces dynamiques est une configuration de stagflation difficile à gérer pour de nombreux gouvernements. La croissance ralentit sous l’effet de la hausse des coûts et de l’incertitude, tandis que l’inflation demeure élevée. Les entreprises réduisent leurs investissements, les ménages voient leur pouvoir d’achat diminuer, et les États perdent leur capacité à stabiliser le cycle économique. Cette combinaison — inflation élevée et croissance faible — est historiquement associée à des périodes de forte instabilité économique et politique.</p>



<p>La soutenabilité même de la récession dans les pays fragiles devient alors incertaine. Contrairement aux économies avancées, ces pays ne disposent ni de stabilisateurs automatiques efficaces ni de marges budgétaires suffisantes pour amortir le choc. Le délai d’absorption du choc — c’est-à-dire le temps nécessaire pour rétablir un nouvel équilibre macroéconomique — s’allonge considérablement, transformant une récession cyclique en dépression prolongée. Cette temporalité étendue accroît le risque de ruptures politiques, de défauts souverains et, dans certains cas, d’effondrement institutionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du choc conjoncturel au basculement structurel</h2>



<p>Le scénario le plus préoccupant reste toutefois celui d’une destruction durable des infrastructures énergétiques en Iran et dans le Golfe. Une telle situation produirait un choc d’offre permanent, en réduisant significativement la production mondiale d’hydrocarbures. Elle entraînerait également une désorganisation profonde des circuits logistiques, les ports, pipelines et terminaux devenant vulnérables ou inutilisables.</p>



<p>Les primes de risque sur le transport maritime et le financement augmenteraient fortement, tandis que les effets de second tour — hausse des taux, tensions sur la dette, contraction du commerce mondial — amplifieraient encore le choc initial. Dans ce cas, la crise ne serait plus conjoncturelle mais structurelle, avec des conséquences durables sur l’économie mondiale.</p>



<p>Dans cette séquence, les monarchies du Golfe pourraient supporter un coût triplement cumulatif : celui d’une protection militaire américaine monétisée, celui du financement d’un conflit dont elles ne sont pas à l’origine — dans un moment où même le Congrès américain hésite à en assumer le coût du premier mois de conflit (200 milliards) —, et, enfin, celui d’un alignement politique et financier accru dans l’après-guerre, consacrant une forme de soumission renforcée à l’égard du couple États-Unis–Israël.</p>



<p>L’hypothèse d’une dislocation partielle de l’Iran — sous l’effet combiné de frappes extérieures, de tensions internes et d’interventions indirectes d’acteurs régionaux — introduit un risque systémique supplémentaire. Une fragmentation territoriale, impliquant potentiellement des zones kurdes, azéries ou sous influence étrangère, transformerait le pays en espace de conflictualité permanente, à proximité immédiate des principales routes énergétiques mondiales, tout en ravivant, à la frontière turque, la question kurde et les fragilités qu’elle induit pour Ankara.</p>



<p>Dans un tel scénario, la fermeture intermittente ou le contrôle discrétionnaire du détroit d’Ormuz — voire sa monétisation sous forme de <em>«péage»</em> — deviendrait un instrument durable de pouvoir économique, redéfinissant les termes de l’échange énergétique mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fin de l’abondance financière et retour du risque de dette souveraine</h2>



<p>Cette situation accélère une transformation déjà en cours du système financier international. Le régime d’abondance financière qui caractérisait les années 2010 — marqué par des taux bas et des flux de capitaux vers les économies émergentes — est en train de disparaître. Les investisseurs se replient vers les actifs considérés comme sûrs, renforçant la domination du dollar et accentuant la vulnérabilité des pays dépendants du financement externe.</p>



<p>Parallèlement, le système monétaire international se fragmente, avec l’émergence de tentatives de diversification, notamment autour du yuan ou d’accords bilatéraux. Toutefois, en période de crise, la centralité du dollar reste intacte, ce qui limite les marges de manœuvre des économies émergentes.</p>



<p>Les grandes économies avancées, elles-mêmes fortement endettées, voient leur capacité à jouer un rôle de prêteur se réduire. La remontée des taux d’intérêt réels et la montée des primes de risque limitent l’appétit pour les actifs émergents, accentuant la segmentation financière du monde.</p>



<p>Dans ce contexte, l’investissement global — en particulier dans les infrastructures et la transition énergétique — ralentit précisément au moment où il serait le plus nécessaire.</p>



<p>Dans ce contexte, le risque de crises de dette souveraine augmente fortement. La combinaison d’une dépréciation des monnaies, d’une hausse des taux d’intérêt et d’une détérioration des balances des paiements crée des conditions propices à des défauts en chaîne. Plusieurs pays pourraient se retrouver confrontés à des arbitrages impossibles entre le service de la dette, le financement des importations essentielles et la stabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire ?</h2>



<p>Face à ce choc, les pays du Sud global doivent repenser leurs priorités, pour éviter qu’il ne redéfinisse durablement les trajectoires économiques. L’objectif ne peut plus être la poursuite d’une croissance maximale à court terme. Il s’agit désormais de construire une stratégie de résilience. Cela implique, en premier lieu, de sécuriser la liquidité externe, en renforçant les réserves de change et en garantissant l’accès aux devises nécessaires pour financer les importations critiques.</p>



<p>Il est également essentiel d’adopter une approche réaliste en matière de politique monétaire, en acceptant une certaine dépréciation plutôt que de tenter de défendre des niveaux de change insoutenables.</p>



<p>Sur le plan budgétaire, une hiérarchisation rigoureuse des instruments s’impose. À court terme, la priorité doit aller aux transferts monétaires ciblés, aux subventions limitées aux biens essentiels et aux mécanismes temporaires de tarification sociale.</p>



<p>Les États doivent renoncer aux soutiens généralisés, coûteux et régressifs, au profit d’une protection concentrée sur les ménages, les agriculteurs et les secteurs les plus exposés.</p>



<p>Cette réorientation suppose aussi une gestion active de la dépense publique. Il faut protéger les postes à fort rendement social — santé, nutrition, éducation de base, énergie critique, maintenance des infrastructures vitales — et différer les investissements publics non prioritaires, en particulier ceux fortement importateurs en devises ou à faible effet de stabilisation immédiat. Une revue des dépenses de fonctionnement, des subventions aux entreprises publiques et des niches budgétaires devient indispensable.</p>



<p>Du côté des recettes, l’enjeu est moins d’augmenter les taux d’imposition que d’élargir l’assiette : réduction des exonérations inefficaces, meilleure collecte douanière et fiscale, taxation temporaire de certaines rentes ou surprofits, fiscalité accrue sur les biens de luxe et produits pouvant avoir un impact sanitaire (tabac, sucre, …), amélioration du recouvrement auprès des grands contribuables.</p>



<p>Pour les pays disposant de recettes exceptionnelles, des fonds de stabilisation ou de lissage doivent être mobilisés — ou créés — afin d’amortir les chocs sans désorganiser durablement le budget.</p>



<p>Parallèlement, la gestion de la dette doit devenir plus préventive : recours aux marchés boursiers locaux, aux financements concessionnels, allongement des maturités, réduction des risques de refinancement, transparence accrue et, si nécessaire, restructurations ordonnées.</p>



<p>Dans un monde de capital rare, la crédibilité budgétaire ne se mesure plus à la rigidité doctrinale, mais à la capacité de l’État à arbitrer entre protection sociale, soutenabilité financière et sécurité économique.</p>



<p>La dimension énergétique devient également centrale. La diversification des sources d’approvisionnement, la conclusion d’accords bilatéraux de long terme et l’investissement dans des alternatives énergétiques sont des impératifs stratégiques.</p>



<p>Enfin, la coopération internationale, notamment entre pays du Sud, peut jouer un rôle clé, à travers la mutualisation des réserves, l’utilisation des instruments multilatéraux et le renforcement des institutions financières régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Organiser la rareté sans basculer dans la fragmentation</h2>



<p>Face à cette configuration, les politiques économiques doivent évoluer au-delà des cadres traditionnels. Trois axes apparaissent déterminants.</p>



<p>Premièrement, une redéfinition des politiques budgétaires vers des dépenses de résilience — sécurité énergétique et alimentaire, infrastructures critiques, stocks stratégiques — au détriment des logiques d’optimisation de court terme.</p>



<p>Deuxièmement, une coordination monétaire et financière accrue entre pays du Sud, visant à réduire la dépendance au dollar par des mécanismes de compensation régionaux et des accords de swap entre banques centrales.</p>



<p>Troisièmement, une accélération des investissements dans les énergies alternatives — renouvelables, technologies de stockage et autres — comme réponse à l’instabilité géopolitique de l’offre fossile.</p>



<p>Car au fond, ce qui se joue n’est autre que la capacité du système international à organiser la rareté sans basculer dans la fragmentation.</p>



<p>En définitive, cette guerre annonce l’entrée dans un monde où l’énergie redevient une arme, les détroits des instruments de souveraineté coercitive, la dette un accélérateur de fragilité, et la résilience la première des politiques économiques. Pour le Sud global, l’enjeu est d’éviter qu’un choc externe ne se transforme en désordre intérieur ou explosion sociale. La leçon à retenir lorsque les infrastructures vitales deviennent des cibles et les routes maritimes des leviers de guerre, est que la géopolitique a cessé d’encadrer l’économie — elle la commande. Et c’est alors l’ordre mondial lui-même qui entre en zone de turbulence durable.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oYwYrzdnkk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/israel-iran-les-marches-redoutent-un-choc-petrolier-mondial/">Israël &#8211; Iran: Les marchés redoutent un choc pétrolier mondial</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël &#8211; Iran: Les marchés redoutent un choc pétrolier mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/israel-iran-les-marches-redoutent-un-choc-petrolier-mondial/embed/#?secret=YX7rgDRebk#?secret=oYwYrzdnkk" data-secret="oYwYrzdnkk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Les États-Unis face à la résilience iranienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/22/les-etats-unis-face-a-la-resilience-iranienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 07:40:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Iran, malgré les destructions subies, conserve des capacités de résistance et continue de peser sur l’équilibre régional.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/22/les-etats-unis-face-a-la-resilience-iranienne/">Les États-Unis face à la résilience iranienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis peuvent-ils réellement revendiquer une victoire face à l’Iran ? Entre démonstrations de force militaire et blocages stratégiques persistants, la politique menée par Donald Trump à l’égard de Téhéran suscite de nombreuses interrogations. Si Washington affirme avoir considérablement accru la pression sur la République islamique, les résultats observés sur le terrain apparaissent contrastés, voire limités, malgré leur ampleur en destructions d’infrastructures vitales.</em></strong></p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18505494"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-16629392" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/05/Lotfi-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>L’un des objectifs implicites de cette stratégie consistait à fragiliser, voire renverser, le régime iranien. Malgré l’élimination de plusieurs hauts responsables, le pouvoir en place semble loin de vaciller. Les structures militaires, notamment les Gardiens de la révolution, fonctionnent de manière décentralisée, permettant une adaptation rapide aux pertes humaines. Contrairement à d’autres précédents historiques, comme l’Irak de Saddam Hussein, l’Iran ne s’effondre pas mais résiste, répond au feu par le feu et se reconfigure.</p>



<p>Sur le plan maritime, la question du détroit d’Ormuz illustre également les limites de l’influence américaine. Téhéran conserve la maîtrise de ce passage stratégique, restreignant l’accès des pétroliers de certains alliés de Washington tout en autorisant le transit d’autres, notamment ceux à destination de la Chine, qui contournent ainsi les sanctions en payant en yuans.</p>



<p>Concernant le programme nucléaire iranien, la situation reste incertaine. Les frappes conjointes menées par les États-Unis et Israël ont ciblé plusieurs installations sensibles, laissant penser que des stocks d’uranium ont été atteints. Toutefois, en l’absence de confirmation officielle de la part de Téhéran, il demeure difficile d’évaluer l’ampleur réelle des dommages. Si le programme semble affaibli, rien ne permet d’affirmer qu’il a été totalement neutralisé.</p>



<p>La protection des alliés du Golfe constitue un autre enjeu central. Sur le plan technologique, les systèmes de défense comme Thaad et Patriot offrent une capacité d’interception notable face aux missiles et drones iraniens. Néanmoins, ces dispositifs ne garantissent pas une sécurité absolue : des frappes continuent de toucher ces pays, entraînant à la fois des dégâts matériels et des pertes économiques récurrentes.</p>



<p>Par ailleurs, la stratégie américaine visait également à affaiblir ses deux principaux rivaux, la Chine et la Russie. Sur ce point, les résultats semblent contre-productifs. Pékin poursuit ses importations de pétrole iranien sans entrave majeure, tandis que Moscou bénéficie indirectement de la hausse des prix de l’énergie provoquée par les tensions régionales, renforçant ainsi ses revenus.</p>



<p>Dans ce contexte, Washington a récemment fixé un nouvel objectif stratégique : la prise de l’île de Kharg, par laquelle transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes. Contrôler ce point névralgique offrirait un levier décisif dans les négociations. Pour mener cette opération, environ 5 000 Marines ont été déployés, mais celle-ci s’annonce particulièrement risquée. Les forces américaines font face à une menace constante, tant de la part des capacités balistiques et des drones iraniens que des milices chiites actives dans la région.</p>



<p>Au final, si la puissance de frappe américaine demeure incontestable et s’exprime avec une intensité rare, l’efficacité stratégique de cette campagne reste sujette à débat. L’Iran, malgré la pression, conserve des capacités de résistance et continue de peser sur l’équilibre régional.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/22/les-etats-unis-face-a-la-resilience-iranienne/">Les États-Unis face à la résilience iranienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Manifestation à Tunis contre la guerre en Iran</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/manifestation-a-tunis-contre-la-guerre-en-iran/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 08:24:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des Tunisiens manifestent à Tunis leur soutien à l'Iran et leur condamnation des attaques menées par les États-Unis et Israël contre ce pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/manifestation-a-tunis-contre-la-guerre-en-iran/">Manifestation à Tunis contre la guerre en Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Samedi 7 mars 2026, des manifestants pacifistes se sont rassemblés sur l’avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis, pour exprimer leur solidarité avec l’Iran face aux attaques menées par les États-Unis et Israël.</em></strong> <em>(Ph. Fethi Belaid, AFP).</em></p>



<span id="more-18450166"></span>



<p>Les manifestants ont appelé à la fin des combats et ont exprimé leur opposition aux frappes en cours.</p>



<p>La guerre a débuté après les attaques lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, provoquant des représailles de Téhéran contre Israël et les bases américaines situées dans les pays du Conseil d coopération du Golfe.</p>



<p>Ce conflit a impliqué les puissances mondiales et perturbé les secteurs de l’énergie et des transports au Moyen-Orient, mettant en danger la paix et l’économie mondiales.</p>



<p>Rappelons que la Tunisie<em> «a réaffirmé son attachement au respect du principe de souveraineté des États et a condamné toute agression contre le territoire d’un État ou toute violation de son intégrité territoriale»</em>, selon un communiqué publié le 1<sup>er</sup> mars, par le ministère des Affaires étrangères, des Migrations et des Tunisiens de l’étranger, tour en soulignant son <em>«rejet absolu de toute attaque contre les territoires des États arabes frères»</em>, sans nommer aucun des auteurs desdites attaques, soit Israël et les Etats-Unis d’un côté et l’Iran de l’autre.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/manifestation-a-tunis-contre-la-guerre-en-iran/">Manifestation à Tunis contre la guerre en Iran</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La guerre des illusions au Moyen-Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre israélo-américaine contre l'Iran met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et internationales. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des guerres qui naissent d’une nécessité stratégique, et d’autres qui prennent forme dans l’ombre des illusions. La campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran qui s’est ouverte semble appartenir à cette seconde catégorie. À peine déclenchée, elle révèle déjà une accumulation de certitudes fragiles, de paris stratégiques hasardeux et de doctrines héritées d’un autre temps. Washington poursuit l’objectif d’une transformation politique imposée par la force en espérant provoquer un changement de régime à Téhéran, tandis qu’Israël agit au nom d’une refonte durable de son environnement régional.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18443057"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Le Moyen-Orient a toujours été le théâtre de projets géopolitiques visant à le transformer ou le redessiner. La guerre actuelle met en lumière une chaîne d’illusions — américaines, israéliennes, régionales et même internationales — qui, combinées, transforment un calcul de puissance en un conflit dont nul ne semble aujourd’hui maîtriser les conséquences.</p>



<p>Comme jadis l’Empire perse — vaste puissance s’étendant de l’Inde à la Méditerranée — se dressa face à l’ambition d’Alexandre Le Grand, comme l’Empire ottoman résista aux entreprises britanniques, comme l’Amérique s’est heurtée aux montagnes afghanes, l’Orient rappelle sans cesse la même leçon, qu’il n’est pas un échiquier que l’on redessine à volonté. C’est une terre ancienne, faite d’empires, de peuples et de mémoires profondes — un sable mouvant qui finit toujours par engloutir ceux qui croient pouvoir le dompter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion américaine du changement de régime par la force</h2>



<p>La première illusion est américaine. Elle s’inscrit dans une conviction que l’usage de la force provoque un changement politique rapide et fait naître spontanément des <em>«démocraties»</em> dociles.</p>



<p>Depuis l’Irak en 2003 jusqu’à la Libye en 2011, l’hypothèse implicite est la même, il suffit de frapper un régime autoritaire suffisamment fort pour le désorganiser, et les sociétés locales finiront par produire d’elles-mêmes un nouvel ordre politique plus favorable aux Etats-Unis.</p>



<p>Malgré les prétextes évoqués pour déclencher la guerre contre l’Iran, rien ne prouve que le président Trump se soucie de la démocratie ou du peuple iranien, ou des peuples d’autres pays opprimés par des autocrates ou des dictateurs dont certains comptent parmi ses amis.</p>



<p>L’idée que la décapitation du pouvoir iranien, combinée à des frappes massives et à une pression économique extrême – depuis près de cinquante ans – pourrait provoquer une crise interne majeure du régime, a constitué l’un des paris implicites de l’escalade.</p>



<p>Mais la réalité au Moyen Orient est presque inverse. Les sociétés confrontées à une attaque extérieure ont souvent tendance à se rallier à l’État, même lorsque ce dernier est contesté. En Iran, les premiers effets du conflit semblent confirmer ce schéma. Les bombardements n’ont pas provoqué l’effondrement du régime ; ils ont au contraire marginalisé l’opposition interne et renforcé le réflexe de défense nationale.</p>



<p>À cette première illusion s’en ajoute une seconde, plus lourde de conséquences, la croyance que la guerre peut rester un instrument politique contrôlable.</p>



<p>Toute stratégie militaire repose sur une hypothèse implicite de sortie. Or la confrontation actuelle révèle l’érosion profonde de la confiance iranienne dans tout processus de négociation avec les Etats-Unis. Les cycles répétés de pourparlers, brusquement interrompus par des actions militaires de Washington, ont laissé une empreinte durable, aux yeux de Téhéran, la parole américaine n’est plus crédible.</p>



<p>Dans ces conditions, toute tentative de dialogue peut être interprétée comme une manœuvre tactique plutôt que comme une véritable ouverture diplomatique.</p>



<p>Ainsi se met en place un mécanisme redouté, plus la guerre se prolonge, plus il devient difficile de trouver un interlocuteur crédible pour y mettre fin, les principaux dirigeants ayant été éliminés physiquement, le vide politique rend toute négociation non seulement improbable, mais suspecte par avance. Trump peut toujours siffler la fin de la partie, en déclarant <em>«sa»</em> victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion israélienne de remodeler le Moyen-Orient par la force</h2>



<p>Du côté israélien, l’illusion est d’une autre nature, plus ancienne et plus ambitieuse. Elle relève d’une doctrine stratégique profondément ancrée, la conviction que le pays peut, par une série d’attaques militaires décisives portées aux autres, transformer durablement son environnement régional et <em>«changer le visage du Moyen-Orient»</em>, selon la formule récurrente de Netanyahu. Cette vision remonte aux analyses formulées dans les années 1980 et 1990, depuis les réflexions d’Oded Yinon jusqu’au rapport <em>A Clean Break</em>. Elle repose sur l’idée que l’affaiblissement militaire de ce que certains qualifient d’<em>«axe de la résistance»</em> pourrait, à terme, ouvrir la voie à un nouvel équilibre régional plus favorable à Israël.</p>



<p>Dans cette lecture, le Moyen-Orient demeure marqué par la fragilité de structures étatiques souvent issues des héritages coloniaux et traversées par de profondes lignes de fracture ethniques, religieuses ou communautaires. L’hypothèse implicite est que l’exploitation ou l’accentuation de ces dynamiques internes pourrait contribuer à redessiner l’environnement géopolitique régional de manière à réduire durablement les menaces pesant sur la sécurité d’Israël.</p>



<p>Dans une telle logique, cela pourrait susciter l’inquiétude d’autres puissances régionales, qui pourraient redouter qu’une dynamique de recomposition ne finisse par affecter l’ensemble du Moyen-Orient.</p>



<p>Des États comme l’Égypte ou la Turquie, dont la stabilité repose sur des équilibres politiques et territoriaux complexes, pourraient difficilement rester indifférents à toute dynamique régionale qui banaliserait l’idée d’une recomposition des États du Moyen-Orient le long de lignes identitaires ou confessionnelles.</p>



<p>Pourtant, cette ambition porte en elle des risques abyssaux et des limites structurelles, car la supériorité technologique et aérienne peut briser des armées, paralyser des infrastructures et éliminer des chefs ; elle ne refaçonne pas les nations ni les âmes. Le risque majeur est celui du boomerang stratégique, un Iran humilié mais uni dans le martyre, un Hezbollah régénéré, une radicalisation régionale qui alimentera de nouvelles générations de résistance asymétrique.</p>



<p>Les limites sont plus profondes encore, les bombardements n’ont jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale, renversé durablement un régime déterminé ni fait naître l’ordre espéré. Ils durcissent au contraire les sociétés, transforment les dictatures en symboles nationaux et épuisent l’agresseur lui-même.</p>



<p>L’histoire géopolitique est impitoyable, aucun empire n’a jamais réussi à imposer durablement sa volonté à l’Orient, par la seule force des armes.</p>



<p>Car frapper l’Iran aujourd’hui, c’est réveiller la Perse éternelle, celle qui a vu passer Cyrus, Darius, les Sassanides, les Safavides… et qui sourit encore devant les empires éphémères.</p>



<p>Le Moyen-Orient n’est pas seulement un espace stratégique ; c’est aussi un espace de mémoires, d’identités et de récits historiques profondément enracinés. Les guerres y modifient les équilibres de puissance, mais elles ne transforment pas les imaginaires collectifs qui structurent les sociétés.</p>



<p>Dans une région façonnée par des siècles de conflits et de rivalités, la paix n’est pas une concession mais l’expression la plus élevée de la stratégie. Les guerres peuvent déplacer des frontières, elles ne transforment jamais les sociétés. Seule la paix a la capacité de modifier les perceptions, de reconstruire les imaginaires politiques et de créer les conditions d’un ordre durable.</p>



<p>Dans un Moyen-Orient épuisé par les cycles de violence, la véritable audace est bien de rendre enfin possible la prochaine paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion du parapluie sécuritaire américain</h2>



<p>La guerre révèle également les failles d’un autre pilier de l’ordre régional, la sécurité garantie par des alliances avec les Etats-Unis. Depuis plusieurs décennies, les monarchies du Golfe ont construit leur stabilité autour d’un partenariat sécuritaire étroit avec les États-Unis, complété par l’acquisition de systèmes de défense avancés mais technologiquement bridés par rapport à ceux fournis à Israël.</p>



<p>Ce modèle repose sur une double hypothèse que la présence américaine dissuade les adversaires, et la technologie peut neutraliser la plupart des menaces, ce qui n’a pas été observé lors de l’attaque israélienne sur le Qatar en 2025. Mais la guerre actuelle expose les failles de cette architecture. Les bases américaines installées dans la région constituent certes un instrument de dissuasion, mais elles deviennent aussi des cibles dans un conflit ouvert. Quant aux systèmes antimissiles, ils restent confrontés à une limite de saturation ou de stock disponible localement ou produit aux Etats-Unis. Dans une guerre prolongée mêlant drones, missiles balistiques et attaques asymétriques, la défense technologique se révèle bien vulnérable que coûteuse.</p>



<p>Une autre illusion se dissipe à mesure que le conflit se prolonge qui est celle d’une guerre régionale maîtrisable. Les marchés financiers ont immédiatement réagi aux premières frappes par une volatilité brutale et des pertes massives, révélant la sensibilité extrême de l’économie mondiale à toute perturbation dans une région qui concentre encore une part importante de l’approvisionnement énergétique mondial. Les premières estimations évoquent déjà des pertes de plusieurs milliers de milliards de dollars sur les marchés internationaux dans les premiers jours du conflit, sans compter les impacts sur la croissance et l’inflation.</p>



<p>Dans un système économique profondément interconnecté, une guerre régionale au Moyen-Orient devient rapidement un choc systémique pour l’ensemble de l’économie mondiale.</p>



<p>La guerre, qui semblait au départ un calcul stratégique régional, devient ainsi un facteur d’instabilité systémique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion confessionnelle et mémoire des quatorze siècles</h2>



<p>Une autre illusion, plus ancienne et profondément enracinée, tient à la lecture confessionnelle du Moyen-Orient. Depuis quatorze siècles, la fracture entre sunnites et chiites nourrit l’imaginaire politique et alimente périodiquement, dans les Etats sunnites du Moyen Orient, la crainte d’une influence iranienne s’exerçant à travers les communautés chiites présentes. Ces dernières vivent pourtant depuis des siècles au cœur de ces sociétés — du Liban à l’Irak, du Koweït à l’Arabie Saoudite — où les loyautés nationales, sociales et politiques se révèlent bien plus complexes que ne le suggère la seule grille confessionnelle. Mais l’attaque récente de bases américaines et autres lieux dans le Golfe par l’Iran a ravivé des peurs anciennes, réveillant le spectre d’un clivage qui traverse l’histoire islamique depuis près de quatorze siècles. Ainsi, derrière l’affrontement géopolitique ressurgissent des inquiétudes historiques qui continuent de façonner les perceptions stratégiques de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion iranienne</h2>



<p>Il serait toutefois erroné de considérer que seules les Etats-Unis et Israel nourrissent des illusions stratégiques, l’Iran lui-même fonde sa stratégie sur un pari inverse, celui de la résilience. Depuis plusieurs décennies, la doctrine militaire iranienne repose sur la conviction qu’un adversaire technologiquement supérieur peut être épuisé dans une guerre longue, grâce à la profondeur territoriale, à la dispersion des infrastructures et à l’usage de moyens asymétriques. Cette stratégie n’est pas sans rationalité. Mais elle comporte elle aussi des dangers telles que la destruction progressive des infrastructures et la pression économique interne. La résilience peut prolonger une guerre mais ne garantit pas nécessairement une victoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de la protection Russe ou chinoise</h2>



<p>Une autre illusion selon laquelle la Chine ou la Russie pourraient offrir aux États menacés un véritable contrepoids face à la puissance occidentale.</p>



<p>Depuis une décennie, l’affirmation de Pékin et le retour militaire de Moscou ont nourri l’idée que l’érosion de l’hégémonie américaine ouvrirait un nouvel espace pour ces puissances. Mais l’expérience récente invite à la prudence. De l’Irak à la Libye, de la Syrie au Venezuela, et aujourd’hui à l’Iran, le soutien des grandes puissances rivales de Washington reste diplomatique, économique ou technologique. Lorsque le risque d’une confrontation directe avec les États-Unis apparaît, les solidarités proclamées cèdent toujours devant les calculs stratégiques.</p>



<p>La guerre actuelle rappelle cependant une réalité constante que la Chine et la Russie ne risquent jamais une confrontation directe pour défendre des partenaires lorsque leurs intérêts vitaux ne sont pas en jeu. Ces partenariats ou alliances sont souvent solides dans les discours et beaucoup plus incertaines lorsque les risques d’escalade deviennent existentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Illusion de l’Onu comme gardienne de la paix</h2>



<p>Mais la désillusion la plus profonde concerne un autre pilier de l’ordre international contemporain, la croyance que le droit international et les institutions multilatérales pouvaient offrir une protection minimale aux États.</p>



<p>Depuis 1945, l’architecture construite autour de l’Onu portait l’ambition d’un système où la force serait, sinon abolie, du moins encadrée par des règles collectives. Pour les États l’existence d’un droit international, d’instances de médiation et d’un Conseil de sécurité chargé de préserver la paix représentait l’espoir d’un monde où la puissance brute ne serait plus l’unique arbitre des conflits. Or les guerres du XXI<sup>e</sup> siècle ont révélé l’écroulement de cet édifice normatif.</p>



<p>Les résolutions paralysées par les rivalités entre grandes puissances, les vetos successifs qui neutralisent toute action collective, ont neutralisé les mécanismes de sécurité conduisant à une Onu devenue simple observateur des crises. Là où les États les plus fragiles espéraient trouver un bouclier juridique, ils découvrent aujourd’hui un système incapable de contraindre les puissances lorsqu’elles décident d’agir.</p>



<p>Aux yeux du Sud global, le droit international n’apparaît plus comme une protection effective mais comme un langage moral incapable de résister aux logiques de puissance. Quant à l’Onu, elle ressemble aujourd’hui à une architecture diplomatique héritée d’un monde disparu.</p>



<p>L’une des conséquences les plus inquiétantes de cette évolution est le retour progressif d’un système international où la sécurité repose avant tout sur la capacité des États à se défendre eux-mêmes. Dans ce monde qui réapparaît, les garanties juridiques se révèlent inopérantes, les alliances incertaines et les institutions internationales impuissantes.</p>



<p>Lorsque les rapports de force deviennent l’arbitre des crises, l’ordre international cesse d’être véritablement juridique pour redevenir essentiellement militaire.</p>



<p>Au fond, les guerres fondées sur des illusions commencent souvent par la promesse d’une victoire rapide ou d’un nouvel ordre régional. Elles se terminent plus fréquemment par des compromis tardifs, négociés après des destructions immenses et des équilibres encore plus fragiles.</p>



<p>Le Moyen-Orient, qui a déjà vu passer tant d’empires et de projets géopolitiques, pourrait bien rappeler une fois de plus à ceux qui prétendent le transformer que la puissance militaire peut briser des États, mais qu’elle ne suffit jamais à refaçonner durablement les sociétés.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3Ggg87ATjE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/">L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Oncle Sam entraîne le monde vers le désastre humanitaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/loncle-sam-entraine-le-monde-vers-le-desastre-humanitaire/embed/#?secret=to8znjP8L8#?secret=3Ggg87ATjE" data-secret="3Ggg87ATjE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>L’Iran continue de cibler des bases US dans les pays du Golfe  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 11:04:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Effie Defrin]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Iran a multiplié les tirs de missiles ce dimanche 1er mars 2026,  qui ont touché plusieurs pays arabes, dont l'Arabie saoudite. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Iran a multiplié les tirs de missiles ce dimanche 1<sup>er</sup> mars 2026, quelques heures après l’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient, qui ont touché plusieurs pays arabes : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Liban, Koweït, Irak et Oman.</em></strong><em> (Ph. Doha touché par un missile iranien, ce dimanche matin 1er mars 2026).</em></p>



<span id="more-18422405"></span>



<p>Selon un communiqué de l’armée iranienne, relayé par la télévision d’État, ce dimanche 1er mars 2026, <em>«les pilotes des forces aériennes de la République islamique d’Iran ont bombardé avec succès des bases américaines dans des pays du Golfe persique et dans la région du Kurdistan en Irak au cours de plusieurs phases d’opérations»</em>, en représailles aux frappes israéliennes et américaines menées contre l’Iran. De fortes explosions ont ainsi été entendues ce matin dans l’est de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, selon des habitants et des informations rapportées par l’AFP.</p>



<p>Plusieurs détonations puissantes ont été entendues, provoquant l’inquiétude des résidents. Une épaisse fumée noire a été observée s’élevant dans le ciel de la zone touchée, sans que les autorités saoudiennes ne communiquent immédiatement sur l’origine des explosions ni sur d’éventuelles victimes.</p>



<p>De son côté, l’armée israélienne a annoncé ce matin avoir détruit environ la moitié des stocks de missiles de Iran, depuis le début des frappes menées conjointement avec les Etats-Unis contre des cibles militaires iraniennes.</p>



<p>Dans un discours télévisé, le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a affirmé que les frappes ont permis de <em>«détruire environ la moitié des stocks de missiles du régime iranien»</em> et d’empêcher la production d’au moins 1 500 nouveaux missiles. Il a ajouté que l’Iran produisait récemment des dizaines de missiles sol-sol par mois, avec un objectif d’augmenter la cadence de production à plusieurs centaines par mois.</p>



<p>Tôt ce matin, Donald Trump avait publié ce message de menace sur son réseau social<em>&nbsp;: «L’Iran vient d’annoncer qu’il allait frapper très durement aujourd’hui, plus durement qu’il ne l’a jamais fait auparavant. Il vaut mieux qu’ils ne le fassent pas, cependant, parce que si c’est le cas, nous les frapperons avec une force jamais vue jusque-là !»</em>.</p>



<p>En Israël, la situation reste extrêmement tendue ce matin. Un immeuble de Tel-Aviv avait été éventré hier par un missile iranien d&rsquo;une charge explosive d&rsquo;environ 500 kg, créant un cratère dans le sol de plusieurs mètres de diamètre. Plusieurs immeubles du quartier sont devenus méconnaissables par le souffle de l&rsquo;explosion. Le bilan des frappes iraniennes sur le territoire hébreu s&rsquo;élève à un mort, une femme d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;années; et plusieurs dizaines de blessés. Une nouvelle salve de missiles risque de s&rsquo;abattre aussi aujourd&rsquo;hui sur Israël.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8SoY35Yzgt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/">L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/embed/#?secret=IaWp08apqn#?secret=8SoY35Yzgt" data-secret="8SoY35Yzgt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-continue-de-cibler-des-bases-us-dans-les-pays-du-golfe/">L’Iran continue de cibler des bases US dans les pays du Golfe  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-Iran &#124; Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 07:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abbas Araghchi]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[pays du Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Sabrine Bouzeriata]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En renforçant ses relations avec l'Iran, la Tunisie cherche à affirmer sa souveraineté diplomatique, à élargir son cercle de partenaires et à réaffirmer sa position constante sur la question palestinienne. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/">Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La rencontre entre le président Kaïs Saïed et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dépasse la simple visite protocolaire. Elle s’inscrit dans une dynamique où la Tunisie cherche à affirmer sa souveraineté diplomatique, à élargir son cercle de partenaires et à réaffirmer sa position constante sur la question palestinienne.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/Presidence.tn/videos/804103272069401">Vidéo</a>.</p>



<p><strong>Sabrine Bouzeriata *</strong></p>



<span id="more-17459703"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg" alt="" class="wp-image-17394193" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Sabrine-Bouzeriata-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Kaïs Saïed a rappelé avec force que la cause palestinienne reste <em>«une question de justice universelle»</em>, rejoignant le discours de Téhéran, qui en a fait un pilier de sa politique régionale. Cette convergence renforce la légitimité de la Tunisie dans l’opinion publique arabe et musulmane, tout en mettant en avant une diplomatie fondée sur le principe et le droit international, au-delà des calculs immédiats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversification des alliances</h2>



<p>Depuis plusieurs années, les relations avec les partenaires traditionnels de la Tunisie – Union européenne, Etats-Unis et pays du Golfe – se sont compliquées. Les aides financières sont conditionnées à des réformes économiques impopulaires, et les appuis politiques du Golfe sont devenus plus sélectifs et les aides financières assez rares. Dans ce contexte, l’ouverture vers l’Iran répond à une logique de&nbsp;diversification&nbsp;: montrer que la Tunisie n’est pas condamnée à dépendre d’un seul bloc, ici occidental, qui fut toujours le sien depuis son indépendance en 1956.</p>



<p>Toutefois, ce pari reste mesuré : l’Iran est sous sanctions internationales, ce qui limite la portée des échanges économiques. De plus, un rapprochement trop visible pourrait susciter la méfiance de certains pays occidentaux et arabes, notamment ceux qui voient Téhéran comme un ennemi potentiel ou un rival stratégique.</p>



<p>La diplomatie tunisienne a souvent cherché à éviter les alignements excessifs. Bourguiba prônait déjà une indépendance de ton, tandis que Ben Ali maintenait un équilibre pragmatique entre l’Occident, le monde arabe et l’Afrique. Kaïs Saïed s’inscrit dans cette continuité, mais en y ajoutant une dimension identitaire et normative : insister sur la souveraineté des peuples, dénoncer les ingérences et affirmer des choix de principe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pari symbolique mais risqué</h2>



<p>Si ce rapprochement ouvre la voie à des coopérations scientifiques, technologiques et culturelles, il reste surtout symbolique. Il illustre la volonté de la Tunisie d’élargir ses marges de manœuvre dans un contexte régional et international instable. Mais il pourrait aussi renforcer l’isolement diplomatique si aucun résultat concret n’en découle.</p>



<p>En définitive, Kaïs Saïed mise sur une diplomatie qui conjugue principe et calcul, en privilégiant toutefois le principe sur le calcul : défendre la justice et la souveraineté tout en cherchant de nouveaux espaces de coopération : Iran, Chine, Russie&#8230; Reste à savoir si ce pari stratégique sera perçu comme une ouverture crédible ou comme une posture essentiellement idéologique et politique, sans impact positif sur les intérêts économiques de la Tunisie. Dans un contexte mondial tendu et volatile, on peut craindre aussi de douloureux retours de manivelle géostratégiques. Donc, vigilance !</p>



<p><em>* Journaliste et écrivaine.</em> </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q6LwvJgiNo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/ocs-quelle-place-pour-la-tunisie-dans-la-recomposition-mondiale/">OCS | Quelle place pour la Tunisie dans la recomposition mondiale?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« OCS | Quelle place pour la Tunisie dans la recomposition mondiale? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/ocs-quelle-place-pour-la-tunisie-dans-la-recomposition-mondiale/embed/#?secret=tcV5OclfBN#?secret=q6LwvJgiNo" data-secret="q6LwvJgiNo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/tunisie-iran-kais-saied-entre-souverainete-diplomatique-et-pari-strategique/">Tunisie-Iran | Kaïs Saïed entre souveraineté diplomatique et pari stratégique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le compte à rebours de la 3e guerre mondiale s’accélère-t-il ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/le-compte-a-rebours-de-la-3e-guerre-mondiale-saccelere-t-il/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 10:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le  président Donald Trump n'a pas longtemps résisté à l’état profond et au lobby sioniste et surtout au diabolique Benjamin Netanyahu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/le-compte-a-rebours-de-la-3e-guerre-mondiale-saccelere-t-il/">Le compte à rebours de la 3e guerre mondiale s’accélère-t-il ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les récentes frappes américaines contre les principales installations nucléaires iraniennes montrent les limites de la résistance du président Donald Trump à l’état profond et au lobby sioniste et surtout au diabolique Benjamin Netanyahu, malgré l’évaluation récente de la communauté américaine du renseignement selon laquelle le danger d’une militarisation du programme nucléaire iranien n’est pas imminent.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri </strong>*</p>



<span id="more-16856139"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Les gouvernements du Golfe appréhendent une escalade qui risque de compromettre le commerce des hydrocarbures, leur principale source de revenus, en plus d’une contamination nucléaire en provenance de l’Iran ou d’Israël maintenant que le tabou des installations nucléaires a été levé.</p>



<p>De son côté, l’Europe craint les effets des hostilités sur le cours des hydrocarbures, facteur supplémentaire d’intensification de la crise économique et le détournement de l’attention mondiale et américaine du théâtre ukrainien.</p>



<p>Le président américain doit faire face à sa base politique Maga (Make America Great Again) auprès de laquelle il s’était engagé de ne pas laisser entraîner les Etats-Unis d’Amérique dans les guerres des autres et surtout pas dans le bourbier moyen oriental.</p>



<p>D’importants membres du Congrès ont pris leur distance avec les frappes contre le programme nucléaire iranien, certains invoquant la condition constitutionnelle de l’autorisation préalable du Congrès à tout acte de guerre.</p>



<p>Pour sa part, le célèbre chroniqueur Tucker Carlson qui a été très actif lors de la campagne présidentielle de Trump est allé jusqu’à annoncer la fin de la présidence de ce dernier.</p>



<p>Le compte à rebours de la troisième guerre mondiale s’accélère-t-il&nbsp;?</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PGD8goznNm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/le-cercle-qui-a-pousse-trump-a-la-guerre-contre-liran/">Le cercle qui a poussé Trump à la guerre contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le cercle qui a poussé Trump à la guerre contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/le-cercle-qui-a-pousse-trump-a-la-guerre-contre-liran/embed/#?secret=McufOPsuqf#?secret=PGD8goznNm" data-secret="PGD8goznNm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/le-compte-a-rebours-de-la-3e-guerre-mondiale-saccelere-t-il/">Le compte à rebours de la 3e guerre mondiale s’accélère-t-il ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après l’attaque foudroyante israélienne, l’Iran compte les dégâts et les morts</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/13/apres-lattaque-foudroyante-israelienne-liran-compte-les-degats-et-les-morts/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 11:10:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux cents avions de chasse de israéliens ont  frappé des sites nucléaires et militaires disséminés sur tout le territoire de l'Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/13/apres-lattaque-foudroyante-israelienne-liran-compte-les-degats-et-les-morts/">Après l’attaque foudroyante israélienne, l’Iran compte les dégâts et les morts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’attaque israélienne contre l’Iran, ce vendredi 13 juin 2025, quelques minutes après minuit, a été minutieusement préparée sur le plan diplomatique, avec l’accord tacite des Etats-Unis, qui se sont officiellement tenus à l’écart de l’opération, et opératoire, notamment sur celui du renseignement militaire.</em></strong></p>



<span id="more-16759887"></span>



<p>Deux cents avions de chasse de l’Etat hébreu ont ainsi frappé des sites nucléaires et militaires disséminés sur tout le territoire du pays, notamment autour de la capitale Téhéran. L’offensive, baptisée <em>«Rising Lion» («le lion qui se lève»)</em>, a été jugée <em>«très réussie»</em> par Benjamin Netanyahu.</p>



<p>Après des années à menacer le régime iranien d’une attaque contre son programme nucléaire, présenté comme une<em> «menace existentielle»</em> pour l’Etat hébreu, qui se réserve la primauté dans ce domaine sur le plan régional, le premier ministre israélien est passé aux actes, profitant d’une conjoncture régionale très favorable, avec la quasi-élimination des alliés arabes de Téhéran, à Gaza, au Liban, en Syrie, et à un degré moindre en Irak et au Yémen.</p>



<p>Les explosions ont été particulièrement violentes dans certains quartiers de l’est de Téhéran, où résident de haut gradés des gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime iranien, et où sont implantés de nombreuses bases aériennes, des casernes et des dépôts d’armes, les explosions ont été particulièrement violentes. Ces détonations se sont ensuite propagées à toute la capitale et à d’autres villes iraniennes, notamment Tabriz (nord-ouest), Qom, Natanz, Arak (centre) et Ilam (sud-ouest).</p>



<p>Plusieurs hauts responsables iraniens, dont le chef d&rsquo;état major Mohammed Bagheri, ont été tués dans l&rsquo;attaque israélienne.</p>



<p>L’attaque israélienne n’a pas ciblé que les installations nucléaires de la République islamique, elle a aussi touché sa chaîne de commandement militaire, des bases de missiles et des scientifiques impliqués dans le programme nucléaire. <em>«&nbsp;Nous venons de mener une attaque d’ouverture très réussie», a déclaré </em>Netanyahu, quatre heures après le début de l’offensive, se félicitant du <em>«succès remporté»</em>. Succès qui a sans doute rempli d’aise les alliés d’Israël, y compris parmi les Etats du Golfe pour lesquels une éventuelle arme nucléaire iranienne aurait constitué une <em>«menace existentielle»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/13/apres-lattaque-foudroyante-israelienne-liran-compte-les-degats-et-les-morts/">Après l’attaque foudroyante israélienne, l’Iran compte les dégâts et les morts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entre exil et silence │ Ces jeunes Tunisiens qu’on ne veut pas voir </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/entre-exil-et-silence-%e2%94%82-ces-jeunes-tunisiens-quon-ne-veut-pas-voir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2025 08:22:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ils fuient un pays où ils ne trouvent plus leur place. Derrière ces départs, il y a un vide. Agressif, muet. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/entre-exil-et-silence-%e2%94%82-ces-jeunes-tunisiens-quon-ne-veut-pas-voir/">Entre exil et silence │ Ces jeunes Tunisiens qu’on ne veut pas voir </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ils fuient un pays où ils ne trouvent plus leur place. En 2023, plus de 17 000 mineurs non accompagnés ont quitté la Tunisie, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Derrière ces départs, il y a un vide. Agressif, muet. Un vide affectif, symbolique, institutionnel. Et un mal qu’on ne veut pas nommer : la blessure du lien.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi </strong>*</p>



<span id="more-16686357"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>La Tunisie vit une hémorragie silencieuse. Pas seulement économique. Affectivement, socialement, symboliquement, nous perdons nos jeunes. Ils partent sans diplôme, sans soutien, sans récit pour se raconter. Ils partent parce qu’ils ont cessé d’espérer ici.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Et quand ils arrivent ailleurs à Lampedusa, à Lyon, à Berlin… que trouvent-ils ?&nbsp;</p>



<p>Des centres fermés, des numéros de dossier, des regards froids. Rarement une oreille. Rarement une main.&nbsp;</p>



<p>Ils fuient l’indifférence et trouvent une autre forme d’oubli. L’anonymat administratif, impersonnel, glacé.&nbsp;</p>



<p>Nos écoles, nos universités, nos institutions sont rarement pensées comme des espaces symboliques. Ce sont des lieux de tri, pas de reliance. De compétences, pas de contenance.&nbsp;</p>



<p>Et pourtant, ces jeunes ne demandent pas qu’on les sauve. Ils demandent un espace, une reconnaissance, un cadre psychique et symbolique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’histoire d’une famille… et d’un pays&nbsp;</h2>



<p>Je les connais bien. Ils viennent me consulter. Ils parlent peu ou crient en silence.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il y a ce père. Un homme sec, nerveux, enfermé dans une masculinité défensive. Il ne parle pas, il s’échappe. Il serpente les rues de Tunis, au volant de son taxi. Toute la journée. Toute la nuit. Comme s’il fuyait un foyer qui ne le reconnaît plus.&nbsp;</p>



<p>La mère, elle, est prisonnière du regard social. Tétanisée par la peur du jugement. Elle vit au rythme des non-dits. Une femme qu’on n’a jamais autorisée à être sujet.&nbsp;</p>



<p>L’aînée, elle, a fui. Vers les pays du Golfe. Elle envoie de l’argent. Elle tend la main et se retrouve à osciller entre sauveuse et victime.&nbsp;</p>



<p>Le garçon, lui, s’est noyé ailleurs : dans la drogue, dans les trottoirs d’Europe. Ses messages sont espacés. Sa voix, hachée par la honte.&nbsp;</p>



<p>La petite dernière, enfin, a choisi l’ordre : blouse blanche, Allemagne. Elle soigne des corps étrangers dans une langue étrangère. Mais dans ses valises, elle a ramené avec elle l’anxiété, dont elle a hérité. Pas seulement sociale, mais généralisée. Même à des milliers de kilomètres, la peur ne l’a jamais quittée.&nbsp;</p>



<p>Et moi, je les regarde. J’écoute les fragments. J’essaie de tisser quelque chose.&nbsp;</p>



<p>Ce n’est pas qu’une famille, c’est un miroir, une matrice, une mémoire collective éclatée.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que les chiffres ne disent pas&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>En 2023, plus de 23 000 Tunisiens ont tenté la traversée de la Méditerranée (Frontex).&nbsp;Parmi eux, près de 30% sont des mineurs non accompagnés.&nbsp;</p>



<p>Une étude d’Al Forum (2024) révèle l’ampleur des ruptures identitaires chez ces jeunes et le manque cruel d’écoute institutionnelle.&nbsp;</p>



<p>En août 2024, un sondage TRT indiquait que 71% des jeunes Tunisiens (18–29 ans) veulent quitter le pays.&nbsp;</p>



<p>Selon Médecins du Monde, seul 1 mineur migrant sur 5 bénéficie d’un accompagnement psychosocial structuré.&nbsp;</p>



<p>Ces jeunes ne fuient pas que la pauvreté. Ils fuient l’indifférence, l’incohérence, l’absence de regard. Et ce qu’ils savent, même sans mots, c’est qu’ils ne comptaient déjà plus avant de partir.&nbsp;</p>



<p>Un enfant, même silencieux, sent ce qu’on ne dit pas. Il sait s’il est vu… ou simplement surveillé. Il devine si sa douleur peut exister, ou si elle doit se taire.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour forcé : une violence sourde&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Pour ceux qui sont expulsés, le retour est souvent vécu comme une chute brutale :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dépression, honte, perte de sens ; </li>



<li>Rupture avec la famille ou la communauté ; </li>



<li>Difficulté à se réinsérer dans un pays qui, lui, n’a pas changé ; </li>



<li>Risque de re-migration clandestine, parfois par des voies encore plus dangereuses. </li>
</ul>



<p>En tant que psychologue, je le constate : sans cadre d’accompagnement post-expulsion, on rejoue la même blessure d’abandon. La même perte de visage.&nbsp;</p>



<p>Il faut des lieux, des relais, des humains qui savent contenir sans sauver. Accueillir sans juger.&nbsp;</p>



<p>Et ici, que reste-t-il ?&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les psychologues ont déserté. Les médecins aussi. Les enseignants, fatigués, baissent les bras. Les penseurs se taisent. Beaucoup sont partis.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Et ici ? Souvent, ceux qui restent sont ceux à qui il ne reste plus rien. Ceux qu’on appelle les sans-espoir. Ceux pour qui l’espoir est devenu un luxe.&nbsp;</p>



<p>Quand les ressources économiques, affectives, éthiques s’effondrent, Monsieur, c’est la loi de la jungle qui s’installe.&nbsp;</p>



<p>Les plus rapides s’adaptent; les plus rusés fuient; les autres… sautent, parfois dans la mer.&nbsp;Pas par folie, par instinct.&nbsp;Parce que rester ici, c’est parfois mourir à petit feu dans un pays qui ne sait plus prendre soin de ses enfants.&nbsp;</p>



<p>Et moi, Monsieur, je l’écris.&nbsp;Parce que le silence est aussi une forme de violence.&nbsp;</p>



<p><em>* Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/entre-exil-et-silence-%e2%94%82-ces-jeunes-tunisiens-quon-ne-veut-pas-voir/">Entre exil et silence │ Ces jeunes Tunisiens qu’on ne veut pas voir </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Russie réussit à contourner les sanctions de l’Occident</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/10/la-russie-reussit-a-contourner-les-sanctions-de-loccident/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 08:17:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il apparaît de plus en plus clairement que les sanctions imposées par l’Occident à la Russie sont contournables via le commerce avec des pays tiers. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/10/la-russie-reussit-a-contourner-les-sanctions-de-loccident/">La Russie réussit à contourner les sanctions de l’Occident</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il apparaît de plus en plus clairement que les sanctions imposées par l’Occident à la Russie sont contournables via le commerce avec des pays tiers, non sanctionnés par l’Occident, mais qui continuent de leur côté à échanger avec la Russie. C’est plutôt l’Europe qui subit de plein fouet les effets négatifs de ces sanctions. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-15143756"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure>
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<p>Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, et surtout après l’invasion de l’Ukraine en 2022, les États-Unis et l’Europe ont imposé plus de 16 000 sanctions à la Russie, de quoi mettre à plat plus d’une économie&nbsp;dans le monde.</p>



<p>En effet, presque tous les secteurs sont ciblés :&nbsp;embargo sur le pétrole et le gaz, gel des avoirs russes à l’étranger (300 milliards de dollars), restrictions financières, interdiction de l’exportation de certains biens vers la Russie, fermeture des routes aériennes et maritimes… bref tous les secteurs économiques ont été dans le viseur des pays occidentaux.&nbsp;Le manque à gagner&nbsp;pour l’État russe serait équivalent à 400 milliards d’euros, selon des sources américaines</p>



<p>Ces sanctions sont-elles efficaces ? La réponse est oui, selon la représentation de la France auprès de l’Union européenne (UE) : la Russie investit désormais très peu dans l’innovation et les sanctions sur des produits comme les avions ou les semi-conducteurs ont un impact direct sur l’économie du pays. </p>



<p>Néanmoins, il apparaît de plus en plus clairement que les sanctions sont contournables via le commerce avec des pays tiers, non sanctionnés par l’Occident, mais qui continuent de leur côté à échanger avec la Russie.</p>



<p>Plusieurs médias européens confirment que les exportations de l’UE et des États-Unis vers le Kirghizistan ont été multipliées respectivement par 10 et par 4 entre 2021 et 2023. Des chiffres similaires pour l’Arménie.</p>



<p>Ce boom des exportations est d’autant plus suspect qu’il concerne des secteurs précis tels que les importations d’automobiles qui ont augmenté de 1&nbsp;428% en 2022 et celles de machines électriques de plus de 1&nbsp;000%.&nbsp;&nbsp;Au Kazakhstan, par exemple, les importations de smartphones et d’ordinateurs en provenance de l’Union européenne ont explosé au cours de l’année&nbsp;2022. Le Kirghizistan s’est mis à importer des composants aéronautiques depuis les États-Unis.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des moyens de contournement</h2>



<p>Parallèlement, on assiste à une explosion des exportations de ces mêmes pays vers la Russie, ce qui montre que certains États de l’espace post-soviétique servent de plateformes de réexportation: des entreprises locales achètent des technologies occidentales pour les réexpédier chez leur grand voisin.&nbsp;Ces flux commerciaux sont problématiques, car certains des produits concernés sont classés par l’UE comme des <em>«biens à double usage»</em> ou des <em>«technologies avancées cruciales»</em> qui peuvent être détournés à des fins militaires.</p>



<p>Des médias occidentaux ont aussi révélé l’existence d’un milliard de dollars de <em>«produits fantômes»</em>, en principe exportés depuis l’Europe vers ces pays tiers, mais qui n’arrivent jamais à destination et sont, selon toute vraisemblance, acheminés vers la Russie.&nbsp;D’autres pays que les anciennes républiques soviétiques servent de zones de transit pour le contournement des sanctions, comme la Turquie (par ailleurs membre de l’Otan), les pays du Golfe et l’Inde.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dPia8HJaz2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/07/a-qui-profite-le-conflit-russo-ukrainien/">À qui profite le conflit russo-ukrainien ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À qui profite le conflit russo-ukrainien ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/07/a-qui-profite-le-conflit-russo-ukrainien/embed/#?secret=nUeKdY5u3F#?secret=dPia8HJaz2" data-secret="dPia8HJaz2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Depuis le début de la guerre, Moscou a recours à de nombreuses autres stratégies pour contourner les sanctions, notamment en opérant des transactions par l’intermédiaire de banques de pays du Golfe. Un autre moyen technique est&nbsp;déployé par la Russie, selon le&nbsp;<em>Financial Times</em>&nbsp;: la constitution d’une flotte fantôme de méthaniers pour pouvoir acheminer les hydrocarbures. Ces bateaux vieillissants seraient plus vulnérables aux accidents et aux marées noires.<em>&nbsp;«Le plan, révélé dans des lettres adressées à un organisme de promotion commerciale étroitement lié aux services de sécurité russes, visait à utiliser les importantes réserves de roupies amassées par les banques russes grâce à l’essor des ventes de pétrole à l’Inde»</em>, écrit le journal britannique.</p>



<p>Cependant, les sanctions continuent de se durcir, touchant également des opérateurs européens. La Banque centrale européenne (BCE) a exigé des banques du continent toujours actives en Russie qu’elles interrompent leurs paiements internationaux, à l’instar&nbsp;de&nbsp;la banque autrichienne Raiffeisen, très active en Russie, qui a annoncé à ses clients, des sociétés européennes présentes sur place, qu’elle interrompt les opérations de paiements à l’international émises depuis ce pays à partir de septembre 2024. La BCE a aussi exigé de cette banque qu’elle réduise&nbsp;de 65% ses prêts à des clients russes d’ici à&nbsp;2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les sanctions n’ont pas apporté les résultats escomptés&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Le Trésor américain a lancé une nouvelle vague de sanctions, prévoyant notamment de très lourdes amendes (et des peines de prison) pour les banques des pays d’Europe et du Golfe qui contournent les mesures adoptées contre la Russie. <em>«Aujourd’hui, les efforts de Washington pour combler ces failles semblent porter leurs fruits. La principale banque publique de Dubaï a fermé certains comptes détenus par des oligarques russes et des négociants en pétrole russe»</em>, indique le<em>&nbsp;Wall Street Journal.&nbsp;«Les États-Unis ont également mis en demeure les banques de Vienne, un autre pôle financier important»</em>, ajoute le même média.&nbsp;</p>



<p>Toutefois, la question de l’efficacité des sanctions occidentales continue de faire débat. Deux ans et demi après le début de la guerre, l’étau économique semble inefficace.&nbsp;Car, en dépit des sanctions imposées, notamment par les Etats Unis et l’UE, l’économie&nbsp;russe a bouclé l’année 2023 avec une croissance de 3%, un record qui a déjoué tous les pronostics. Le FMI a prévu une croissance de 2,6% pour la Russie en 2024, une performance qui surpasse largement les prévisions pour la zone euro qui devait réaliser un taux faible passant de&nbsp;0,5%&nbsp;en 2023 – dû certainement à l’aide&nbsp;militaire et financière massive à l’Ukraine – à 0,9% en 2024.&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QSjaBOyn6J"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/02/leurope-paie-le-prix-de-son-soutien-aveugle-a-lukraine/">L’Europe paie le prix de son soutien aveugle à l’Ukraine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Europe paie le prix de son soutien aveugle à l’Ukraine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/02/leurope-paie-le-prix-de-son-soutien-aveugle-a-lukraine/embed/#?secret=fUS2itejPb#?secret=QSjaBOyn6J" data-secret="QSjaBOyn6J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’économie allemande victime du conflit russo-ukrainien</h2>



<p>Pour sa part, l’économie&nbsp;allemande sombre, en raison de la crise énergétique. Bien avant 2022, le gaz russe bon marché&nbsp;coulait à flots par le gazoduc North Stream I. Après le sabotage de ce gazoduc, les Allemands ont commencé à importer du gaz de schiste des Etats-Unis, qui coûte quatre à cinq&nbsp;fois plus cher, en plus il est extrêmement polluant. Sachant que l’énergie représente&nbsp;plus de 30% du coût&nbsp;de production, certains producteurs allemands ont fermé leurs portes, d’autres ont réduit&nbsp;leurs activités&nbsp;comme Volkswagen, Basf ou se sont carrément installés&nbsp;aux Etats-Unis où l’énergie&nbsp;coûte moins cher.&nbsp;</p>



<p>De quoi permettre à Poutine de jubiler en déclarant&nbsp;: <em>«Celui qui sème&nbsp;le vent, récolte la tempête».</em></p>
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