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	<title>Archives des pays en développement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des pays en développement - Kapitalis</title>
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		<title>Nouveau choc mondial &#124; Argent rare pour les pays en développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 09:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons dans un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord aux dépens des pays en développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis plusieurs mois, un signal majeur traverse le marché obligataire américain — c’est-à-dire le marché de la dette des États-Unis — sans être encore pleinement déchiffré par les capitales du Sud global. Elles auraient pourtant tort de le considérer comme une affaire lointaine de banquiers centraux, de traders ou d’économistes spécialisés. Ce signal engage leur avenir financier plus directement, et plus durablement, que celui des États-Unis eux-mêmes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18831054"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce signal, il faut accepter d’entrer dans le langage technique des marchés parce que c’est précisément dans ces indicateurs, souvent réservés aux salles de marché, que se lit désormais la géopolitique réelle du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe d’abord une courbe des taux classique, qui indique le coût de l’argent selon la durée de l’emprunt — deux ans, cinq ans, dix ans ou plus. Mais les marchés construisent aussi une courbe des taux <em>«forward»</em>, qui exprime non pas seulement les taux d’aujourd’hui, mais les taux implicites attendus pour des périodes futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à <em>«dix ans dans dix ans»</em> des bons du Trésor américain correspond ainsi au taux d’intérêt réel que les marchés anticipent pour un prêt de dix ans commençant dans dix ans. Parce qu’il regarde au-delà des turbulences immédiates ou passagères, il est souvent lu comme un indicateur du niveau auquel les taux réels de long terme pourraient durablement se stabiliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or ce taux réel vient d’atteindre son plus haut niveau depuis plus de vingt ans. Cela signifie que le mouvement actuel ne peut être réduit au choc pétrolier provoqué par la fermeture du détroit d’Ormuz, puisque l’effet de l’inflation est corrigé – le signal est plus profond. Il révèle une transformation structurelle du prix mondial du capital, dans un monde où les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique, tandis que l’épargne disponible demeure limitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Sud global, l’enjeu est immense, car il risque de payer, par un argent plus rare et plus cher, la nouvelle puissance productive du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grande ruée vers le capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour saisir l’ampleur de ce qui se joue, il faut d’abord comprendre ce que les économistes appellent le taux d’intérêt réel neutre. Ce concept désigne le taux d’intérêt réel compatible avec une économie à son plein potentiel, sans surchauffe ni récession. C’est, en quelque sorte, le taux d’équilibre naturel du capital, ni trop cher pour décourager l’investissement, ni trop bas pour alimenter une bulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trente ans — des années 1990 jusqu’à la pandémie — ce taux neutre mondial a chuté inexorablement. Les banquiers centraux, les fonds de pension et les trésoriers d’État du monde entier s’y sont adaptés, construisant leurs modèles budgétaires, leurs stratégies de dette et leurs projets d’investissement dans un monde structurellement à taux bas. Ce monde est terminé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel forward à dix ans dans dix ans des bonds du Trésor constitue la meilleure approximation en temps réel, du taux d’intérêt réel neutre de long terme que les marchés anticipent. Quand il monte fortement — comme c’est le cas aujourd’hui — cela signifie que les investisseurs collectivement jugent que le taux neutre mondial s’est durablement réinstallé à un niveau structurellement plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc important de comprendre, pourquoi les forces profondes qui déterminent le coût à long terme du capital dans le monde ont changé de régime — et qui paiera le prix de ce changement&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MnZWN7YdOT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=kMkfn1Ll33#?secret=MnZWN7YdOT" data-secret="MnZWN7YdOT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le Nord aspire l’épargne du monde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse tient à une réalité simple que les grandes puissances financent simultanément leur réindustrialisation, leur réarmement, leur transition énergétique et leur révolution technologique. Toutes ces priorités consomment l’épargne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, les grands plans industriels, les dépenses de défense et les investissements massifs dans l’intelligence artificielle (IA) mobilisent des centaines de milliards de dollars. En Europe, la guerre en Ukraine a réveillé l’urgence énergétique et militaire. Partout, le rapatriement des chaînes de valeur — relocalisation industrielle de capacités autrefois transférées vers l’Asie — exige de reconstruire usines, infrastructures et compétences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choc de demande de capital est donc immense. Mais il est capté d’abord par les économies qui attirent déjà l’essentiel de l’épargne institutionnelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global entre dans cette compétition avec des monnaies plus fragiles, des marchés financiers moins profonds, des notations d’agences dégradées et des primes de risque plus lourdes. Il emprunte plus cher au moment même où le Nord aspire davantage de capital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la demande de capital augmente plus vite que l’épargne disponible, son prix monte. Ce prix, c’est le taux d’intérêt réel. Et pour les pays en développement, cette hausse survient au pire moment, lorsqu’ils doivent financer à la fois leur industrialisation, leur transition énergétique et leur souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le taux neutre, révélateur d’une fracture de croissance potentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La hausse du taux réel neutre révèle une fracture plus durable, celle de la croissance potentielle. Ce taux est lié à la capacité d’une économie à croître durablement sans inflation, grâce à sa démographie, son capital et sa productivité. Lorsqu’il augmente, les marchés anticipent donc, implicitement, une économie plus productive demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que l’IA change l’équation. Si elle produit ne serait-ce qu’une partie des gains annoncés, les pays qui en maîtrisent les infrastructures — puissance de calcul, semi-conducteurs, modèles de fondation, données, applications industrielles — verront leur croissance potentielle s’élever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le problème est géographique. L’essentiel des investissements de l’IA se concentre aux États-Unis, en Chine et dans quelques économies avancées. L’Afrique, l’Asie du Sud et l’Amérique latine risquent fortement de rester à la périphérie – non productrices de cette révolution, mais clientes de technologies conçues ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global pourrait ainsi subir la hausse du coût mondial du capital sans bénéficier des gains de productivité qui la justifient. Il achèterait l’IA des autres, en paierait le prix financier, mais n’en capterait pas les dividendes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2iEiTFLYzM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/">XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« XXIᵉ siècle | Ce que nous avons appris, et ce qui s’annonce » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/18/xxi%e1%b5%89-siecle-ce-que-nous-avons-appris-et-ce-qui-sannonce/embed/#?secret=21KZ5JZLn9#?secret=2iEiTFLYzM" data-secret="2iEiTFLYzM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la dette devient une mécanique de dépendance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La soutenabilité budgétaire obéit à une règle simple, formulée par Evsey Domar qui indique que lorsque le taux d’intérêt réel payé sur la dette publique dépasse durablement le taux de croissance réelle de l’économie, le ratio dette/PIB augmente mécaniquement, sauf à dégager des excédents budgétaires politiquement difficiles à maintenir (fiscalité…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contrainte pèse déjà sur les États-Unis eux-mêmes. Un taux réel forward à dix ans dans dix ans de trois et demi pour cent est difficilement compatible avec une économie dont la croissance réelle de long terme est estimée autour de deux et demi pour cent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour cette raison que les marchés commencent à émettre des signaux sur la solvabilité américaine — dont le plus troublant est que les obligations souveraines chinoises libellées en dollars se négocient désormais quarante points de base <em>en dessous</em> des bons du Trésor américain de maturité comparable. Le marché dollar lui-même juge implicitement la Chine plus solvable que les États-Unis dans leur propre monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour le Sud global, l’équation est autrement plus insupportable. Une économie africaine qui croit à un taux réel de 4 %, mais empruntant en dollars à 6 ou 8 % en termes réels, voit sa dette diverger par simple mécanique financière. Ce n’est pas nécessairement une faute de gestion, c’est l’arithmétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La contradiction fondamentale du financement climatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ici réside une hypocrisie structurelle que la diplomatie internationale préfère ne pas formuler trop clairement, mais qui devient chaque année plus intenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les engagements de financement climatique du G7 — cent milliards de dollars par an dans un premier temps, trois cents milliards dans les engagements plus récents — ont été conçus dans un monde à taux zéro ou négatifs, où les institutions multilatérales pouvaient lever des fonds à très faible coût et les recycler en financements concessionnels (<em>prêts à taux inférieurs aux taux de marché</em>). Ce monde n&rsquo;existe plus. Les institutions de Bretton Woods — FMI, Banque mondiale et banques régionales de développement — opèrent sur des bilans et des mandats conçus dans l’ère de l’abondance monétaire post-2008. Leur capacité de prêt concessionnel est structurellement insuffisante face à l’ampleur des besoins dans un environnement de taux réels durablement élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La transition énergétique que les pays du G7 demandent au Sud global — abandonner les énergies fossiles, sauter directement vers les renouvelables, atteindre la neutralité carbone selon des calendriers négociés dans des salles climatisées de Paris, Londres ou New York — coûtera, selon l’Agence internationale de l’énergie, plus de 2000 milliards de dollars par an dans les économies en développement d’ici 2030. À un taux réel de financement de six à huit pour cent, le coût actualisé de cet effort devient mathématiquement insoutenable pour la majorité des budgets souverains concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, le capital privé institutionnel — fonds de pension, compagnies d’assurance, véhicules d’infrastructure — qui était censé être mobilisé par effet de levier observe que le taux réel sans risque de référence américain est à trois et demi pour cent. Pour qu’il investisse dans une centrale solaire au Sahel, avec son risque de change (<em>la perte potentielle liée aux fluctuations de la monnaie locale face au dollar</em>), son risque politique, ses incertitudes réglementaires et son risque de construction, il faudra lui offrir un rendement ajusté du risque significativement supérieur. Ce rendement implique des tarifs d’électricité que les économies concernées ne peuvent pas absorber. Le bouclage financier est brisé — structurellement, pas accidentellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La géographie du taux neutre comme nouvelle carte de la vulnérabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut insister sur un point que les économistes des institutions internationales tendent à oublier, le taux neutre mondial n’est pas une réalité unique que tous les pays subissent également.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux réel américain est le plancher implicite du système. Au-dessus, les marchés empilent des primes de risque (<em>des majorations de taux exigées pour compenser le risque supplémentaire perçu</em>) qui varient selon la solidité institutionnelle, la profondeur des marchés locaux, la liquidité des actifs, la crédibilité de la politique monétaire et la dynamique de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la hausse actuelle du taux neutre américain fait, concrètement, c’est déplacer vers le haut toute cette architecture de primes. Un pays qui empruntait à quatre pour cent en réel emprunte désormais à six pour cent en réel, voire plus. La différence, sur un horizon de dix à vingt ans, est la différence entre une trajectoire de développement soutenable et une décennie perdue consacrée à rembourser — ou à renégocier — une dette excessive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont, ironiquement, les pays qui ont le mieux géré leur politique économique — ceux qui ont accédé aux marchés internationaux, réduit leur dépendance aux dons et aux prêts bilatéraux, développé leurs marchés obligataires domestiques — qui sont les plus directement exposés à cette transmission. Ils avaient joué selon les règles du système libéral. Le système vient de changer les règles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jHa8u5CfAk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/">Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le divorce Nord-Sud | La fracture du siècle ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/23/le-divorce-nord-sud-la-fracture-du-siecle/embed/#?secret=2WeqA2PJ3P#?secret=jHa8u5CfAk" data-secret="jHa8u5CfAk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre réponses pour ne pas subir le nouvel ordre du capital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette nouvelle géographie du capital, le Sud global ne peut se contenter de demander de meilleures conditions. Il doit imposer une autre architecture financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier impératif est d’exiger une recapitalisation massive des banques multilatérales de développement, assortie d’une réforme réelle de leur gouvernance. Le G7 ne peut mobiliser des milliers de milliards pour sa réindustrialisation et son réarmement tout en laissant sous-financées les institutions censées porter le développement, ni conserver des droits de vote hérités d’un ordre conçu avant la décolonisation d’une grande partie du Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second est une indexation rigoureuse et contraignante des conditionnalités climatiques imposées au Sud global sur la réalité des conditions de financement. L’injonction d’abandonner le charbon d’ici 2030 formulée dans un monde à taux zéro n’a plus le même sens dans un monde à taux réel de plus de six pour cent. Les délais, les montants et les instruments doivent être recalibrés en conséquence — pas dans les discours, dans les engagements contractuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième, relève de la souveraineté économique des pays concernés eux-mêmes. Le développement systématique des marchés obligataires en monnaie locale (<em>permettant à un État d’emprunter auprès d’investisseurs dans sa propre devise, éliminant le risque de change</em>), la réduction de l’exposition au financement externe en dollars, la construction de partenariats financiers diversifiés — incluant, avec discernement, les nouvelles institutions multilatérales non occidentales — ne sont plus des options idéologiques. Elles sont des nécessités prudentielles dans un monde où le coût de financement de référence vient d’être durablement réévalué à la hausse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième impératif est de distinguer radicalement la dette qui entretient la dépendance de la dette qui construit la puissance. Dans un monde de taux réels élevés, chaque dollar emprunté doit être orienté vers des actifs capables d’accroître la productivité future : énergie, ports, logistique, irrigation, éducation technique, infrastructures numériques&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Sud global doit comprendre que la hausse des taux réels américains n’est pas un simple accident de marché, c’est le signal d’un monde où le capital devient plus rare, plus cher et plus capté par les priorités du Nord — réindustrialisation, défense, IA, transition énergétique. Si rien ne change, les pays du Sud financeront indirectement la puissance des autres tout en voyant se refermer l’espace financier nécessaire à leur propre développement. La souveraineté économique se jouera dans la capacité à accéder à un capital long, stable et soutenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global doit dès lors cesser de subir le prix mondial de l’argent, il lui faut réformer l’ordre financier multilatéral, bâtir ses propres marchés de capitaux et refuser que l’accès au capital devienne le nouveau visage de l’inégalité mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier. </em><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed fustige un système économique mondial injuste</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/08/kais-saied-fustige-un-systeme-economique-mondial-injuste/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 12:04:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Michket Slama Khaldi]]></category>
		<category><![CDATA[pays en développement]]></category>
		<category><![CDATA[système économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed fustige un système économique mondial injuste dont les pays dits «en développement» ne sont pas la cause mais les victimes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/08/kais-saied-fustige-un-systeme-economique-mondial-injuste/">Kaïs Saïed fustige un système économique mondial injuste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Kaïs Saïed s’est une nouvelle fois insurgé contre un système économique mondial injuste dont les pays dits «en développement» ne sont pas la cause mais les victimes.</em></strong></p>



<span id="more-16984551"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président de la République a fait cette déclaration lors de son entretien, lundi 7 juillet 2025, au Palais de Carthage, avec la ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, au cours duquel il a pris connaissance des résultats des rencontres qu’elle a tenues en marge de sa participation aux travaux de la 4<sup>e</sup> Conférence internationale sur le financement du développement, organisée récemment à Séville, en Espagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué de la présidence de la République, le Chef de l’État a souligné que le monde entier a aujourd’hui besoin de nouvelles approches qui rompent totalement avec les approches traditionnelles ayant conduit aux inégalités de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, dans ce contexte, indiqué que les <em>«pays en développement»</em> ou les <em>«États fragiles»</em> n’ont pas réalisé la véritable croissance à laquelle aspirent leurs peuples, en raison d’un système économique mondial injuste et de nombreuses crises dont ils n’ont jamais été la cause, mais plutôt les victimes.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/08/kais-saied-fustige-un-systeme-economique-mondial-injuste/">Kaïs Saïed fustige un système économique mondial injuste</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sommet du G20 au Brésil en 2024: l’inévitable statuquo</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/sommet-du-g20-au-bresil-en-2024-linevitable-statuquo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 05:59:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
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		<category><![CDATA[Ould Amar Yahya]]></category>
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		<category><![CDATA[Sommet du G20]]></category>
		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le grand théâtre de l’histoire humaine, notre époque se distingue par l’ampleur de ses défis et par l’exclusion de fait de toute intégration des perspectives du Sud Global. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/sommet-du-g20-au-bresil-en-2024-linevitable-statuquo/">Sommet du G20 au Brésil en 2024: l’inévitable statuquo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le prochain sommet du G20 prévu en novembre 2024 au Brésil mobilise à tort tous les espoirs des pays en développement pour trouver des solutions à leur étouffante dette par une initiative globale et à leurs difficultés de financement via une réforme équitable de l’architecture financière mondiale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ould Amar Yahya</strong></p>



<span id="more-12477842"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le G20, un groupe de pays majoritairement vieillissants, représentant plus de 80% de la richesse mondiale (PIB), est censé agir comme le principal forum de concertation économique internationale. Cependant, dans ses décisions il semble être plus gouverné par ses peurs que guidé par une volonté de progrès pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le G20 se trouve face aux immenses besoins de pays jeunes à démographie galopante, aspirant à remodeler les contours du monde, réclamant, tels des enfants impatients au sein de la famille globale, une part accrue de financements pour forger leur avenir. Ces deux blocs n’ont ni les mêmes responsabilités internationales ni les mêmes préoccupations internes. Leur seul point de convergence est la <em>«stabilité»</em> y compris pour le climat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui suggère que toute réforme de l’architecture financière mondiale doit, pour obtenir un consensus, être basée sur le climat qui est une préoccupation majeure des pays riches, en privilégiant une réallocation conditionnelle et modérée de DTS (droits de tirage spéciaux, permettant de rehausser les plafonds de financement des pays et leur niveau de représentativité dans les institutions financières internationales) pour les pays en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réallocation est décidée par le conseil d’administration du FMI pour compléter les réserves officielles de pays membres. Ce qui ne coûte rien <em>«directement»</em> aux pays du G20.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conditionnalité de cette réallocation pourrait porter sur les indicateurs environnementaux, les efforts de conservation de la biodiversité, de la reforestation ou de la protection des écosystèmes vitaux, les investissements dans la transition vers les énergies propres et les technologies vertes…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les intérêts égoïstes des membres du G20, alimentés par les non-dits ci-dessous, s’accordent sur le statuquo, un plafonnement de cette réallocation destinée au climat serait de nature à faire bouger les lignes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NZEUIa3dvm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/">Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quelle stratégie africaine face aux préjugés dévastateurs des agences de notation ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/24/quelle-strategie-africaine-face-aux-prejuges-devastateurs-des-agences-de-notation/embed/#?secret=92fhj9gOGA#?secret=NZEUIa3dvm" data-secret="NZEUIa3dvm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce qui n’est pas la proposition soutenue par le Brésil qui suggère une augmentation par les pays riches des capitaux des banques multilatérales de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette des nations, en particulier celle des pays en développement, est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la <em>«stabilité»</em> mondiale, menaçant de précipiter non seulement les pays endettés, mais aussi l&rsquo;économie mondiale, dans une crise profonde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la dette, le G20 se retrouve souvent empêtré dans des débats stériles sur qui doit payer la facture, ou comment minimiser les coûts pour les créanciers, plutôt que de chercher à maximiser le bien-être global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant le financement des pays en développement, le défi est tout aussi grand. Le G20 devrait être le laboratoire d’idées novatrices, le réformateur de l’architecture financière mondiale, pour répondre aux besoins immédiats de liquidité et favoriser un développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, le chemin sera sans doute long et semé d’embûches, mais la volonté collective peut transformer ce qui semble être des utopies en réalités tangibles. Pour cela, une refondation du G20 est non seulement souhaitable, mais impérative, il doit devenir une institution véritablement transformative, capable de répondre aux défis systémiques de notre époque : la dette, la pauvreté, les inégalités, le changement climatique et le développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les non-dits des menaces sur les intérêts du G20 :</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Développement des pays émergents  </strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement des pays émergents présente un défi pour les pays du G20, non seulement en termes économiques, mais aussi en termes de pouvoir et d’influence sur la scène mondiale. Cette transition pourrait être perçue comme une menace directe aux intérêts stratégiques et économiques longtemps préservés par les pays les plus développés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ce qui précède, il est permis de s’interroger sur la perception partagée de menace que pourrait constituer un développement économique des pays émergents sur les intérêts des pays développés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, cette perception prend racine dans plusieurs considérations stratégiques et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement accéléré des pays émergents remet en question la <strong>distribution actuelle du pouvoir économique global</strong>. Traditionnellement dominé par les pays du G20, le paysage économique mondial pourrait se voir profondément transformé si les pays émergents continuent de croître à un rythme soutenu. Ce déplacement du centre de gravité économique pourrait éroder la prééminence des économies avancées et redistribuer les cartes de l’influence mondiale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2axsOOWRK7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/">L’Afrique face aux grands bouleversements en cours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Afrique face aux grands bouleversements en cours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/04/lafrique-face-aux-grands-bouleversements-en-cours/embed/#?secret=IHLWu2838z#?secret=2axsOOWRK7" data-secret="2axsOOWRK7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Avec leur développement, les pays émergents augmentent leur consommation de ressources naturelles, ce qui intensifie la <strong>compétition globale pour ces ressources essentielles</strong>. Cela pourrait non seulement entraîner une hausse des prix, mais aussi provoquer des tensions géopolitiques autour de l’accès et du contrôle de ces ressources. Les pays du G20, habitués à un accès relativement sans entrave aux ressources mondiales, pourraient voir ce privilège contesté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les économies émergentes, en devenant de nouveaux centres de production, attirent les investissements qui auraient pu se diriger vers les économies du G20. De plus, en développant leurs propres industries, elles peuvent devenir des concurrents directs dans des secteurs jusqu’alors dominés par les pays du G20. Ce phénomène peut entraîner une <strong>délocalisation des emplois et une perte de parts de marché</strong> pour les entreprises des pays développés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fur et à mesure que les pays émergents accroissent leur puissance économique, ils cherchent également à avoir un plus grand impact sur la scène politique internationale. Cela se manifeste par une volonté accrue d’<strong>influencer les normes internationales, les règles commerciales, et les politiques environnementales</strong>, qui étaient jusqu’ici le pré carré des pays du G20. Ces pays pourraient percevoir cette montée en puissance comme une menace à leur capacité à modeler les régulations globales selon leurs propres intérêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement des pays émergents met en évidence la nécessité de réformer les institutions financières internationales pour refléter de manière plus équitable la réalité économique mondiale. Les pays du G20, qui bénéficient souvent d’un poids disproportionné dans ces institutions, pourraient voir ce <strong>pouvoir dilué</strong> si les réformes étaient mises en œuvre, réduisant ainsi leur capacité à influencer les politiques économiques mondiales.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Solution à la dette des pays en développement</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que moralement nécessaire et économiquement rationnel à long terme, trouver une solution à la dette des pays en développement représente un défi pour les pays du G20, menaçant non seulement leurs intérêts financiers immédiats mais aussi leur contrôle à long terme sur l’architecture financière mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une solution radicale à la dette des pays en développement pourrait impliquer des annulations massives de dettes ou des restructurations qui réduiraient significativement les flux de remboursements vers les pays créditeurs. Pour les économies du G20, qui incluent de nombreux créanciers internationaux majeurs, cela représenterait une <strong>perte financière directe et immédiate</strong>, affectant leurs banques, leurs fonds de pension et autres institutions financières qui détiennent ces créances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En admettant la nécessité d’effacer ou de restructurer la dette des pays en développement, les membres du G20 pourraient implicitement reconnaître les <strong>failles et les injustices du système financier mondial actuel</strong>. Cela pourrait ouvrir la porte à des réformes plus profondes qui remettraient en question les fondements mêmes de l’ordre économique mondial, dominé par les pays les plus riches et leurs institutions financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résoudre la dette des pays en développement de manière équitable pourrait établir un précédent pour d’autres types de <strong>réclamations économiques globales</strong>, telles que les compensations pour les changements climatiques ou les injustices historiques comme la colonisation. Cela augmenterait également les <strong>pressions internes</strong> pour répondre à des inégalités et des problèmes économiques au sein des frontières des pays du G20. Les citoyens des pays du G20 pourraient exiger que des problèmes tels que les dettes étudiantes ou les crises hypothécaires soient traités avec la même vigueur. Cela pourrait engendrer une série de demandes financières auxquelles les pays du G20 préféreraient ne pas avoir à répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les pays en développement étaient libérés du fardeau de leur dette, leur potentiel de développement économique pourrait s’accroître significativement. À long terme, cela pourrait altérer <strong>l’équilibre actuel du pouvoir économique global</strong>, avec l’émergence de nouveaux centres de pouvoir dans des régions actuellement considérées comme périphériques. Cette nouvelle dynamique pourrait menacer la position prédominante des membres du G20.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rB2qcvxEQE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/">Sortir l’Afrique du sous-développement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Sortir l’Afrique du sous-développement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/11/sortir-lafrique-du-sous-developpement/embed/#?secret=Z8NAutGX7I#?secret=rB2qcvxEQE" data-secret="rB2qcvxEQE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés financiers pourraient réagir négativement à une large annulation de dettes, percevant cela comme un <strong>signe d’instabilité</strong>. La volatilité qui en résulterait pourrait avoir des effets déstabilisateurs pour les économies des pays du G20, qui sont profondément intégrées dans le système financier mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une annulation significative ou une restructuration de la dette des pays émergents pourrait porter <strong>préjudice aux banques et aux investisseurs </strong>basés dans les pays du G20, qui détiennent d’importants portefeuilles de dette souveraine. Cela pourrait entraîner des pertes financières substantielles et influencer négativement les marchés financiers mondiaux, perturbant ainsi les économies des pays développés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette est souvent utilisée comme un <strong>levier politique</strong> par les pays du G20 pour influencer les politiques économiques et les orientations stratégiques des pays débiteurs. La résolution de cette dette réduirait ce levier, permettant aux pays en développement de poursuivre des politiques plus indépendantes, potentiellement en contradiction avec les intérêts géopolitiques et économiques des membres du G20.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La résolution de la dette pourrait également envoyer un signal que les prêts peuvent être renégociés ou annulés, ce qui pourrait réduire l’incitation à la <strong>gestion prudente des finances publiques</strong> parmi les pays en développement. Cela pourrait augmenter le risque perçu des marchés émergents, influençant la stabilité financière globale et augmentant les coûts de financement futurs.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Réforme de l’architecture financière mondiale</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La validité éthique et la viabilité à long terme de telles idées soulignent les contradictions inhérentes à un système qui privilégie la stabilité et le maintien du statuquo au détriment de la justice économique et du développement équilibré. Bien que les intérêts à court terme des pays du G20 puissent être préservés par l’absence de réforme, à long terme un système plus équitable et plus durable bénéficierait à l’économie mondiale dans son ensemble, y compris aux pays du G20 eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays du G20, maintenir l’architecture financière actuelle peut sembler essentiel pour préserver la <strong>stabilité des marchés financiers mondiaux</strong>. Les systèmes et les institutions en place, bien que critiquables, ont été conçus pour réguler les flux économiques globaux, afin de promouvoir une stabilité durable et une prospérité partagée. Des réformes profondes pourraient introduire une période d’incertitude et de volatilité, susceptible de déstabiliser les économies tant développées qu’émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du G20, qui bénéficient substantiellement de l’ordre économique actuel, pourraient voir toute réforme significative comme un <strong>risque pour leurs intérêts économiques</strong>. La réforme pourrait remettre en question les avantages dont jouissent ces pays en termes de flux de capitaux, de conditions de prêt favorables, et de contrôle sur les institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nzJr5rbyna"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/">Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/embed/#?secret=dWWMeLCbWy#?secret=nzJr5rbyna" data-secret="nzJr5rbyna" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La structure financière mondiale actuelle permet aux pays du G20 d’exercer une influence disproportionnée sur les politiques économiques mondiales. Réformer cette structure pourrait <strong>diluer leur pouvoir</strong> et permettre à d’autres pays, en particulier les économies montantes, de jouer un rôle plus déterminant, ce qui pourrait aller à l’encontre des intérêts stratégiques des membres actuels du G20.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les réformes de l’architecture financière mondiale pourraient contraindre les pays du G20 à modifier leurs propres politiques économiques et réglementations financières pour se conformer à de nouveaux standards globaux. Cela pourrait être perçu comme une <strong>atteinte à la souveraineté nationale</strong> et à la capacité des pays à gérer leurs économies selon leurs propres termes.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Difficultés financières internes du G20</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du G20, sont contraints par des difficultés financières internes qui les empêcheraient de soutenir davantage les économies en développement. Cependant, il est essentiel de s’interroger sur la réalité de ces contraintes au regard de leurs dépenses, notamment militaires et de sauvetage bancaire, qui suggèrent des capacités de mobilisation de ressources considérables en temps de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>choix budgétaires</strong> actuels dans les pays du G20, en période de crise économique et récession, reflètent des priorités de dépenses domestiques à court terme, au détriment d’engagements internationaux quelles que soient leurs retombées bénéfiques à long terme pour le monde globalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>inégalités</strong> croissantes au sein des pays du G20 et entre les nations elles-mêmes rendent les contributions aux fonds de développement plus difficiles, non pas en raison de la capacité financière, mais à cause de la pression croissante sur les gouvernements pour qu’ils répondent d’abord aux urgences nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation de la <strong>dette publique</strong> dans les pays du G20, conséquence de la crise du Covid et des tensions géopolitiques, est une contrainte majeure limitant les capacités d’octroi d’aide ou de financement aux économies en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le grand théâtre de l’histoire humaine, notre époque se distingue par l’ampleur de ses défis et par l’exclusion de fait de toute intégration des perspectives du Sud Global. Cela se reflète dans les promesses de réformes globales et les initiatives du G20 qui n’arrivent que rarement à se concrétiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est impératif que les pays en développement prennent en main leur propre destin économique. Plutôt que de rester dans l’attente passive d’une hypothétique initiative sur la dette ou restructuration de l’architecture financière mondiale qui pourrait leur être favorable, ces nations doivent explorer avec audace et ingéniosité des stratégies autonomes ou régionales pour gérer leur dette et financer leur développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Economiste, banquier et financier</em>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="V0RmBnkZVg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/">Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que peut attendre l’Afrique du partenariat avec les Etats-Unis ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/14/que-peut-attendre-lafrique-du-partenariat-avec-les-etats-unis/embed/#?secret=iy9KRQgCHr#?secret=V0RmBnkZVg" data-secret="V0RmBnkZVg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/16/sommet-du-g20-au-bresil-en-2024-linevitable-statuquo/">Sommet du G20 au Brésil en 2024: l’inévitable statuquo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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