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	<title>Archives des Perse - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Perse - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Orang Gholikhani fait dialoguer l’exil occidental et l’éternité persane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 06:34:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ‘‘Khayyâm et moi’’, Orang Gholikhani fait dialoguer la figure du grand savant persan du XIe siècle avec sa propre trajectoire, entre Iran, France et exil.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/orang-gholikhani-fait-dialoguer-lexil-occidental-et-leternite-persane/">Orang Gholikhani fait dialoguer l’exil occidental et l’éternité persane</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cœur des réserves silencieuses d’un musée, un manuscrit attribué à Omar Khayyâm ouvre une porte vers un autre temps. Dans ‘‘Khayyâm et moi’’, Orang Gholikhani fait dialoguer la figure du grand savant persan du XI<sup>e</sup> siècle avec sa propre trajectoire, entre Iran, France et exil. Une traversée où la poésie, la science et la mémoire deviennent autant de moyens d’interroger la liberté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19654315"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Au Louvre, la découverte d’un manuscrit présenté comme le journal intime d’Omar Khayyâm bouleverse le narrateur. Face à ces pages venues des siècles passés, une question s’impose : faut-il les rendre publiques ou respecter le silence de celui qui les a écrites ? L’hésitation devient le point de départ d’un dialogue imaginaire entre deux hommes séparés par près d’un millénaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre constitue le fil conducteur de <em>‘‘Khayyâm et moi’’</em>, publié le 15 janvier 2026 aux éditions L’Harmattan, dans la collection <em>«L’Iran en transition»</em>. Orang Gholikhani y mêle récit de vie, histoire, réflexion philosophique et traduction de cent quatrains. Le livre fait ainsi circuler le lecteur entre la Perse médiévale de Khayyâm, l’Iran bouleversé par les événements de la fin du XX<sup>e</sup> siècle et l’expérience personnelle de l’auteur installé en France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Khayyâm, au-delà du poète du vin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La figure de Khayyâm constitue évidemment le cœur du récit. L’auteur entend cependant se démarquer d’une représentation souvent réductrice du poète, ramené à ses quatrains sur le vin, le plaisir et la beauté fugitive de l’existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mathématicien, astronome et philosophe, Khayyâm apparaît comme un homme de connaissance, habité par le doute et la volonté de comprendre le monde. Pour Orang Gholikhani, cette curiosité est fondamentale : <em>«Pour moi, Khayyâm est avant tout quelqu’un de curieux, qui cherche à comprendre le monde et la vie, et qui refuse les explications toutes faites de la société.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche de vérité explique aussi la place du doute dans son œuvre. Khayyâm ne semble jamais totalement satisfait des réponses que les hommes apportent à leur propre existence. La mort, le temps, le destin, la religion et la place de l’être humain dans l’univers traversent ses interrogations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur découvre Khayyâm dès l’adolescence. Cette rencontre intellectuelle aura une influence durable sur son parcours : <em>«Il m’a appris qu’un scientifique pouvait aussi être un homme de poésie, de vin et de contemplation, et que la science pouvait servir à mieux saisir le mystère de l’univers.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La langue et le savoir comme résistance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre Khayyâm, le livre remonte loin dans l’histoire persane. Cette plongée historique n’est pas un simple décor. Elle permet à Orang Gholikhani de réfléchir à la manière dont une civilisation conserve son identité malgré les invasions, les changements de pouvoir et les ruptures historiques. Cyrus, la conquête arabe, Ferdowsi et son ‘‘<em>Shahnameh’’</em>, puis la Perse médiévale et ses grandes figures scientifiques composent les différentes étapes de cette histoire. La langue persane, la littérature et les sciences apparaissent comme des formes de continuité. L’auteur résume cette conviction dans une formule particulièrement évocatrice : <em>«La poésie et les sciences sont, en ce sens, des roches insubmersibles qui nous maintiennent à la surface, même au cœur des tempêtes les plus violentes.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce</em>tte conception de la transmission explique aussi pourquoi le livre s’adresse, au-delà des lecteurs familiers de la littérature persane, aux jeunes générations issues de l’immigration iranienne. Gholikhani souhaite leur offrir une porte d’accès à une histoire et à une culture dont ils peuvent être éloignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit personnel trouve ici toute sa place. Arrivé en France à 18 ans, l’auteur relit son propre parcours à la lumière de celui de Khayyâm. L’exil n’est plus seulement une rupture géographique : il devient une autre manière de regarder son pays d’origine et son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois femmes pour imaginer Khayyâm aujourd’hui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière partie du livre réserve un choix particulièrement significatif. Lorsqu’il s’interroge sur celui ou celle qui pourrait incarner Khayyâm aujourd’hui, Orang Gholikhani répond par trois femmes : Forugh Farrokhzad, Maryam Mirzakhani et Jasmin Moghbeli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première représente la poésie et la liberté de création. La deuxième, les mathématiques et l’excellence scientifique. La troisième, l’exploration spatiale et une nouvelle génération iranienne présente au-delà des frontières terrestres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix repose aussi sur une constatation de l’auteur : notre époque, marquée par une spécialisation croissante des savoirs, laisse moins de place aux figures universelles capables de réunir science, philosophie et poésie comme Khayyâm ou Léonard de Vinci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers ces trois femmes, l’auteur inscrit donc l’héritage de Khayyâm dans le présent. Il ne s’agit plus seulement de célébrer une figure historique, mais de chercher où son esprit pourrait se reconnaître aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La traduction de cent quatrains vient prolonger cette réflexion. Le temps, la beauté éphémère, le doute, le plaisir de l’instant et la condition humaine y retrouvent leur place.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Khayyâm et moi’’</em> est finalement un livre sur la transmission autant que sur l’exil. Orang Gholikhani ne cherche pas simplement à ressusciter un poète du XIe siècle. Il tente de comprendre pourquoi sa pensée continue de nous parler, près de mille ans plus tard. <em>«Nous ne sommes qu’un maillon dans l’évolution de l’humanité. Il nous appartient d’assumer notre rôle du mieux possible»,</em> écrit-il. Une manière de refermer le livre sur une idée simple : Khayyâm appartient au passé, mais les questions qu’il pose appartiennent toujours au présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur franco-iranien, Orang Gholikhani est arrivé en France à l’âge de 18 ans pour y poursuivre des études universitaires en électronique. Après son diplôme, il a travaillé dans les technologies de l’information, notamment dans le domaine des solutions logicielles destinées aux sciences de la vie, où il a exercé des fonctions liées au management et à la relation clients. Parallèlement à son parcours professionnel, il s’est consacré à l’écriture et à la valorisation de la culture persane.  »Khayyâm et moi », s’inscrit dans cette démarche, entre littérature, histoire et transmission de la culture persane.</p>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Quatrains’’ de Omar Khayyam</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/01/le-poeme-du-dimanche-quatrains-de-omar-khayyam/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2025 06:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Nishapour]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Khayyam]]></category>
		<category><![CDATA[Perse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Omar Khayyam est poète, philosophe, mathématicien et astronome persan. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Né en 1048 à Nishapour, en Perse, Omar Khayyam est poète, philosophe,&nbsp;mathématicien et astronome. L’une des figures majeures de la science et de la pensée au moyen âge.</em></strong></p>



<span id="more-16194753"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Mystique/soufie, sa poésie a irrité, par son audace et sa transgression, bien des musulmans orthodoxes, quand ses quatrains peuvent être considérés comme une vraie pierre philosophale, tant ils sont marqués par la pratique de l’univers et du savoir astronomique. Ils constituent une philosophie de vie désabusée, désenchantée et jouissive, à la fois. Selon les versions et les manuscrits, Khayyam aurait écrit 144, 158, 464, etc., quatrains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première traduction en français date de 1861, par Nicolas. D’autres, dans différentes langues, sont connues, dont celle, en anglais, de Fitzgerald, parue en 1859. Il décède en 1123 à Nishapour.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>J’avais un maître alors que j’étais enfant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Puis je devins un maître et par là triomphant</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais écoute la fin&nbsp;: tout cela fut en somme</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un amas de poussière emporté par le vent</em></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">                             *</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tout homme qui connaît ce Monde de malheur</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ne s’inquiète pas d’une joie ou d’un pleur</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le bien comme le mal devant finir sur Terre</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Qu’importe que tout soit remède ou bien douleur&nbsp;!</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">                                *</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous ignorons tous deux secrets absolus</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ces problèmes jamais résolus</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il est bien question de nous derrière un voile</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais quand il tombera nous n’existerons plus</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">                                 *</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Debout&nbsp;! Pourquoi souffrir dans ce Monde pourquoi&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sois gai tâche d’avoir quelques instants d’émoi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Si le Monde eût été fidèle pour les autres</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le tour ne serait pas venu jusqu’à toi</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">                                   *</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pardonne à ma poitrine où règne la tristesse</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et pardonne à mon cœur captif de la détresse</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ah&nbsp;! Pitié pour mes pieds qui vont au cabaret</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et pour ma main qui prend tant de coupes sans cesse&nbsp;!</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">                                     *</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Entends ce que je dis ô mon cher camarade</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Moque-toi de ce monde et ne sois pas maussade</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Assieds-toi dans un coin contemple sagement</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>De ce vieil Univers l’étrange mascarade&nbsp;!</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Rubayat, traduction du persan par E’tessam Zadeh, Maurice d’Hartoy Editeur, Paris, 1934.</em></strong></p>
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		<title>‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2023 07:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Iran a toujours assimilé ses conquérants pour préserver son âme et renaître.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/">‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Iran s’est toujours distingué, tout le long de l’Histoire, de sa capacité à conquérir ses vainqueurs et à s’adapter en adoptant parfois leur symbolique et en la modifiant pour préserver son âme et renaître de ses cendres le moment venu.     </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-6436186"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran est un pays désertique et montagneux qui se trouve à cheval entre quatre mondes: la Mésopotamie, le plateau anatolien avec les montagnes du Caucase, la steppe asiatique, et l’Inde, dont il a subi les influences. Mais les Ariens n’ont commencé à y apparaître que vers 1500 avant l’Ère Universelle, en Elam, un pays dont on ne sait à peu près rien qui se trouve dans la Perside, et leur origine semble se situer dans l’Oural et la Russie du Sud, et ils sont arrivés par le Caucase à l’Ouest, et par la Sogdiane à l’Est. Mais c’est avec la destruction de l’Empire assyrien par les Mèdes et les Babyloniens que le premier Etat iranien a pris son essor vers 600 avant l’EU. Ceux-ci ont fini par être détrônés par les Perses, originaire du Fars, et Cyrus fonda la dynastie des Achéménides qui  occupa l’Egypte, la Syrie, l’Anatolie, la Mésopotamie, à l’Ouest, le Khorassan et l’Afghanistan à l’Est.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A la croisée des civilisations </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, l’échec perse face aux Grecs fut lourd de conséquences, et les Macédoniens sous Alexandre conquirent&nbsp;l’empire jusqu’en Transoxiane et au Punjab. C’est l’Est de l’Iran avec l’émergence des Parthes originaires du Khorassan qui se libéra le&nbsp;premier de l’occupation macédonienne, pour se heurter à la nouvelle puissance romaine qui avait abattu les Séleucides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les guerres entre Romains et Parthes furent longues et incertaines et eurent pour enjeu la Mésopotamie, mais les Perses qui supplantèrent les Parthes émergèrent&nbsp;de nouveau avec la fondation de l’empire Sassanide par Ardashir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Sassanides poursuivirent les guerres contre les Romains en Mésopotamie et en Arménie avec des fortunes variables, mais ils furent écrasés par la nouvelle puissance de l’islam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle a été la contribution originale de l’Iran à l’histoire humaine?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Achéménides, les Parthes et les Sassanides furent des Etats multinationaux ainsi que l’attestent les inscriptions taillées dans plusieurs langues tout le long de l’histoire (pahlavi, araméen, grec, sous les Parthes par exemple) et l’Iran fut toujours influencé par la Mésopotamie, dont il emprunta souvent l’écriture, cunéiforme ou araméenne, plus tard arabe, une partie du langage, ainsi que l’organisation politique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="r8lvKOsdlk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/les-versets-de-chiraz-de-ka-prediction-violente-a-la-religion-pacifiste/">‘‘Les versets de Chiraz’’: de la prédication violente à la religion pacifiste</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Les versets de Chiraz’’: de la prédication violente à la religion pacifiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/05/les-versets-de-chiraz-de-ka-prediction-violente-a-la-religion-pacifiste/embed/#?secret=OWsGtZfpw5#?secret=r8lvKOsdlk" data-secret="r8lvKOsdlk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’influence du grec disparut au cours de la seconde moitié de l’Empire Parthe. Mais les Iraniens influencèrent également les Etats&nbsp;indiens du nord-ouest&nbsp;et la stèle de l’empereur Maurya Açoka est là pour le rappeler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs les Iraniens furent la plupart du temps tolérants et respectèrent sur le plan religieux les convictions des peuples conquis; et jusqu’à la constitution d’une religion d’Etat, les persécutions furent rares. Mais plus que tout, ce que l’on doit à l’Iran c’est l&rsquo;apparition d’une éthique religieuse avec le prophète Zoroastre et l’obligation de faire le bien et de combattre le mal représenté par Ahriman en qui d’aucuns ont&nbsp;vu Satan. Mais avec l’adoption du christianisme par l’empereur Constantin en 313, les guerres contre l’Empire Romain s’apparentent&nbsp;de plus en plus à des Croisades. Celles-ci ont donc débuté avant l’arrivée de l’islam.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La légitimité conférée par l’islam</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’église zoroastrienne disparut avec la conquête musulmane , tout comme les scories liées à l’emprise exercées par les prêtres mazdéens se servant de pratiques magiques et ésotériques, mais les Iraniens ainsi qu’ils l’avaient fait lors de la conquête macédonienne s’imposèrent à leurs vainqueurs en introduisant au sein de l’administration leurs coutumes, leur organisation, leur efficacité et sur un autre plan leur tradition, et leur art (dessins polychromiques, mono-graphisme, architecture en coupoles et en arc) a beaucoup influencé ce qui allait être connu comme étant caractéristique de l’islam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le chiisme devenu religion d’Etat,&nbsp;cette renaissance du zoroastrisme a pris une nouvelle forme, et les ayatollahs se sont substitués aux anciens mages, mais la croyance en un sauveur a persisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’inverse, l’étoile et le croissant, des symboles typiquement mazdéens, caractérisent désormais de nos jours les bannières des pays musulmans sunnites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec les Bouyides, les Samanides et les Saffawides, les dynasties iraniennes se sont servies de la légitimité conférée par l’islam pour assoir leur pouvoir et ont commencé à combattre les hérésies locales qui pouvaient le menacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une terre de contestation religieuse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré tout, l’Iran demeura une terre de contestation religieuse, et depuis les Sassanides, avec Mani, Mazdak, les hérésies ne furent pas rares et les prophètes finirent souvent martyrisés, par l’autorité séculière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au XIXe, le sort du Bab ne dérogera pas à la norme. En réalité, l’esprit inquisitorial combattant toutes les dissidences qui prévaut aujourd’hui dans les pays musulmans a été l’un des legs de l’Etat Sassanide au Califat Abbasside.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’islam est sorti de sa sphère étroitement arabe pour devenir une religion mondiale, il le doit beaucoup aux Iraniens, mais le legs a donc eu aussi quelques aspects négatifs, dont ce caractère rigoriste qui continue de le caractériser et qui en réalité lui est étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l’organisation en millet, communautés, plus tard adoptée par les califes ottomans, elle a été empruntée à l’Etat Sassanide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La renaissance de la culture iranienne s’est étendue vers tout le nord de l’Inde, l’Afghanistan, et le Khwarezm&nbsp;jusqu’aux confins de la Chine. Le dari, la langue persane, est depuis parlée dans ces régions parce que les Iraniens se sont faits les auxiliaires des guerriers arabes dans leurs conquêtes pour&nbsp;administrer les régions occupées. Le persan influencera d’une manière décisive l’urdu, la langue&nbsp;parlée par les empires musulmans du nord de l’Inde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc la capacité de l’Iran à conquérir ses vainqueurs et à s’adapter en adoptant parfois leur symbolique et en la modifiant pour préserver son âme et renaître de ses cendres le moment venu, qui a lui a conféré tout le long de l’Histoire, cette marque si particulière.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘The Heritage of Persia”, de Richard N. Frye, The World Publishing Company, première edition 1963, 301 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/">‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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