<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des poésie chilienne - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/poesie-chilienne/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/poesie-chilienne/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 29 Sep 2019 09:30:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des poésie chilienne - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/poesie-chilienne/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le poème du dimanche : Extraits d’‘‘Altaigle’’ de Vicente Huidobro</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/29/le-poeme-du-dimanche-extraits-daltaigle-de-vicente-huidobro/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/29/le-poeme-du-dimanche-extraits-daltaigle-de-vicente-huidobro/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2019 08:29:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Altaigle]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriela Mistral]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Neruda]]></category>
		<category><![CDATA[poésie chilienne]]></category>
		<category><![CDATA[poésie sud-américaine]]></category>
		<category><![CDATA[Vicente Huidobro]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=243640</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vicente Huidobro, poète surréaliste, est considéré comme l’un des quatre grands de la poésie chilienne (avec Pablo Neruda, Gabriela Mistral et Pablo de Rokha). Il a fortement contribué au renouvellement de la poésie sud-américaine au cours du XXe siècle. Né le 27 avril 1893 à Santiago, et mort le 2 janvier 1948, il est connu...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/29/le-poeme-du-dimanche-extraits-daltaigle-de-vicente-huidobro/">Le poème du dimanche : Extraits d’‘‘Altaigle’’ de Vicente Huidobro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Vicente-Huidobro.jpg" alt="" class="wp-image-243641"/></figure>



<p><strong><em>Vicente Huidobro, poète surréaliste, est considéré comme l’un des quatre grands de la poésie chilienne (avec Pablo Neruda, Gabriela Mistral et Pablo de Rokha). Il a fortement contribué au renouvellement de la poésie sud-américaine au cours du XXe siècle. </em></strong></p>



<span id="more-243640"></span>



<p> Né le 27 avril 1893 à Santiago, et mort le 2 janvier 1948, il est connu pour son importante œuvre poétique et pour être le fondateur du mouvement «Créationnisme», dont les œuvres seront caractérisées par l’absence de signes de ponctuation, la disposition des vers, les thèmes non transcendantaux et les images extraordinaires.</p>



<p> Vicente Huidobro fut aussi journaliste de guerre, scénariste, critique de cinéma et un auteur très polémique.</p>



<p> Mémorables, ses déclarations provocatrices et son ego furent à l’origine d’éclats retentissants. Toujours convaincu du bien-fondé de ses idées et de ses théories, Huidobro a constamment eu recours à la polémique et à la confrontation avec ses pairs. Ses batailles n&rsquo;admettaient aucune concession. Sa stratégie fut toujours celle d’un boxeur  conscient de la force de son coup de poing et qui frappait jusqu’à la victoire. À l’inverse, Huidobro reconnaissait rarement ses chutes et ses défaites, nourrissant sa vie durant, le mythe de l’irrépressible créateur. </p>



<p>Elevant la poésie au rang suprême d’Art de vivre, Huidobro ne fut étranger à aucun mouvement artistique de son époque, et les polémiques qu’il déclencha ne doivent en aucune manière masquer ou effacer l’importance qu’il put avoir tant sur le plan du renouveau de la création poétique que de la théorie, au Chili, en Amérique latine, en France et en Espagne. Son but fut celui de réinventer le monde, de transformer le possible à l’aide des forces de l’imaginaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Chant 1 (extrait) </h3>



<p> Ne vois-tu pas que tu tombes déjà?<br> Lave ta tête des préjugés et de la morale<br> Et si voulant t’élever tu n’as rien atteint<br> Laisse-toi tomber sans freiner ta chute sans peur au fond de l’ombre<br> Sans peur au fond de ta propre énigme<br> Tu trouveras peut-être une lumière sans nuit<br> Perdue dans les crevasses des précipices.<br> Tombe<br> Tombe éternellement<br> Tombe au fond de l’infini<br> Tombe au fond du temps<br> Tombe au fond de toi-même<br> Tombe aussi bas qu’on peut tomber<br> Tombe sans vertige<br> À travers tous les espaces et tous les âges<br> À travers toutes les âmes tous les désirs tous les naufrages<br> Tombe et brûle en passant les astres et les mers<br> Brûle les yeux qui te regardent et les cœurs qui t’attendent<br> Brûle le vent avec ta voix<br> Le vent qui se mêle à ta voix<br> Et la nuit qui a froid en sa grotte d’os<br> Tombe en enfance<br> Tombe en vieillesse<br> Tombe en larmes<br> Tombe en rires<br> Tombe en musique sur l’univers<br> Tombe de ta tête aux pieds<br> Tombe de tes pieds à ta tête<br> Tombe de la mer à la source<br> Tombe dans l’ultime abîme de silence<br> Comme le navire qui sombre en éteignant ses lumières<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Chant IV (extrait)</h3>



<p> Il n’y a pas de temps à perdre<br> Et si l’instant banal survient<br> Qu’il suive la meilleure voile.<br> Maintenant que je m’assieds et me mets à écrire<br> Que fait l’hirondelle que j’ai vue ce matin<br> Signer des lettres dans le vide?<br> Quand je bouge le pied gauche<br> Que fait du même pied le mandarin chinois?<br> Lorsque j’allume un cigare<br> Que font les autres cigares qu’apportent le navire?<br> Où pousse la plante qui brûlera plus tard?<br> Et si je lève les yeux maintenant<br> Que fait de ses yeux l’explorateur debout sur le pôle?<br> Je suis ici<br> Où sont les autres?<br> Echo de geste en geste<br> Chaîne électrisée ou inerte<br> Rupture du rythme solitaire<br> Quels sont ceux qui meurent et ceux qui naissent<br> Pendant que ma plume court sur le papier?<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Chant V (extrait)</h3>



<p> Ainsi tu es moulin à vent<br> Moulin du lieu du vent<br> Qui tisse les nuits et les matins<br> Qui file les brouillards d’outre-tombe<br> Moulin aux ailevents et aux ventailes<br> Le paysage se gonfle de tes folies<br> Et le blé va et vient<br> De la terre au ciel<br> Du ciel à la mer<br> Les blés aux vagues d’or<br> Où se vautre le vent<br> Cherchant la caresse des épis</p>



<p><em> Traduction de l’espagnol (Chili) par</em> <strong>Fernand Verhesen</strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Gk3mUXaCHX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/22/le-poeme-du-dimanche-trois-arbres-letrangere-et-pluie-lente-de-gabriela-mistral/">Le poème du dimanche : ‘‘Trois arbres’’, ‘‘L’étrangère’’ et ‘‘Pluie lente’’ de Gabriela Mistral</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Trois arbres’’, ‘‘L’étrangère’’ et ‘‘Pluie lente’’ de Gabriela Mistral » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/22/le-poeme-du-dimanche-trois-arbres-letrangere-et-pluie-lente-de-gabriela-mistral/embed/#?secret=4YYqiRhM1P#?secret=Gk3mUXaCHX" data-secret="Gk3mUXaCHX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N97QDrEUU2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/">Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/embed/#?secret=vd0YUK05td#?secret=N97QDrEUU2" data-secret="N97QDrEUU2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PEQosPKYCd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/26/le-poeme-du-dimanche-aujourdhui-jaime-beaucoup-moins-la-vie-de-cesar-vallejo/">Le poème du dimanche : ‘‘Aujourd’hui j’aime beaucoup moins la vie…’’ de César Vallejo</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Aujourd’hui j’aime beaucoup moins la vie…’’ de César Vallejo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/26/le-poeme-du-dimanche-aujourdhui-jaime-beaucoup-moins-la-vie-de-cesar-vallejo/embed/#?secret=DNklMyfJro#?secret=PEQosPKYCd" data-secret="PEQosPKYCd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/29/le-poeme-du-dimanche-extraits-daltaigle-de-vicente-huidobro/">Le poème du dimanche : Extraits d’‘‘Altaigle’’ de Vicente Huidobro</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/29/le-poeme-du-dimanche-extraits-daltaigle-de-vicente-huidobro/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Trois arbres’’, ‘‘L’étrangère’’ et ‘‘Pluie lente’’ de Gabriela Mistral</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/22/le-poeme-du-dimanche-trois-arbres-letrangere-et-pluie-lente-de-gabriela-mistral/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/22/le-poeme-du-dimanche-trois-arbres-letrangere-et-pluie-lente-de-gabriela-mistral/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2019 10:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Chili]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriela Mistral]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Neruda]]></category>
		<category><![CDATA[poésie chilienne]]></category>
		<category><![CDATA[Vicente Huidobro]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=241826</guid>

					<description><![CDATA[<p>Gabriela Mistral voit le jour le 7 avril 1889 à Vicuña, petit bourg rural et montagneux sur le Rio Elqui, aux confins de la Cordillère des Andes et de l’Argentine. Morte le 10 janvier 1957, à New York, cette éducatrice, diplomate, féministe et poétesse est considérée comme l’un des quatre grands de la poésie chilienne...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/22/le-poeme-du-dimanche-trois-arbres-letrangere-et-pluie-lente-de-gabriela-mistral/">Le poème du dimanche : ‘‘Trois arbres’’, ‘‘L’étrangère’’ et ‘‘Pluie lente’’ de Gabriela Mistral</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Gabriela-Mistral.jpg" alt="" class="wp-image-241827"/></figure>



<p><strong><em>Gabriela Mistral voit le jour le 7 avril 1889 à Vicuña, petit bourg rural et montagneux sur le Rio Elqui, aux confins de la Cordillère des Andes et de l’Argentine. Morte le 10 janvier 1957, à New York, cette éducatrice, diplomate, féministe et poétesse est considérée comme l’un des quatre grands de la poésie chilienne (avec Pablo Neruda, Pablo de Rokha et Vicente Huidobro).</em></strong></p>



<span id="more-241826"></span>



<p> Abandonnée par son père à l’âge de trois ans, Gabriela est élevée par sa mère institutrice dans le hameau de Monte Grande. Elle y mène, à l’affût des valeurs spirituelles, une enfance de privations, humble et rude, qui décidera de sa vocation poétique et de son engagement humain. </p>



<p> Nommée institutrice à 17 ans, elle n’aura de cesse de dénoncer l’exploitation des enfants et <em>«la douloureuse condition de la femme en Amérique latine, aliénée par la tradition et les structures sociales». </em></p>



<p> Rien, dans sa condition, ne prédestinait cette petite provinciale du fin fond du Chili à devenir, en 1945, le premier prix Nobel de littérature décerné à un écrivain latino-américain .</p>



<h3 class="wp-block-heading" style="text-align:center">  Trois arbres</h3>



<p> Trois arbres tombés sont restés au bord du sentier.<br> Oubliés du bûcheron, ils s’entretiennent,   <br> fraternellement serrés, comme trois aveugles.</p>



<p>Le soleil couchant verse<br>
son sang vif dans les troncs éclatés,<br>
les vents emportent le parfum de leur flanc ouvert.</p>



<p>L’un, tout tordu, tend un bras immense,<br>
frissonnant de feuillage, vers l’autre<br>
et ses blessures sont pareilles à des yeux pleins de prière.</p>



<p>Le bûcheron les a oubliés.<br>
La nuit viendra. Je resterai avec eux.</p>



<p>Je recueillerai dans mon cœur<br>
leurs douces résines, elles me tiendront lieu de feu.<br>
Muets, pressés les uns contre les autres,<br>
que le jour nous trouve monceau de deuil.</p>



<h3 class="wp-block-heading" style="text-align:center">L’Étrangère</h3>



<p style="text-align:right"><em> À Francis de Miomandre.</em></p>



<p> Elle parle avec un arrière-goût de ses mers sauvages<br> avec on ne sait quelles algues, avec on ne sait quels sables ;<br> Elle prie un Dieu sans forme ni poids,<br> Elle est vieille comme si elle allait mourir.<br> Dans notre jardin, qu’elle nous rendit étranger,<br> elle a planté des cactus et des herbes dentelées.<br> Elle exhale le souffle du désert,<br> ses cheveux sont blanchis par des passions<br> qu’elle ne raconte jamais et, si elle nous les contait,<br> ce serait comme la carte d’une autre étoile.<br> Elle vivra parmi nous quatre-vingts ans<br> et elle sera toujours comme l’heure de sa venue,<br> parlant une langue qui halète et gémit<br> et que seules comprennent les bestioles.<br> Elle va mourir au milieu de nous<br> une nuit qu’elle souffrira davantage,<br> avec son destin pour unique oreiller,<br> d’une mort muette, étrangère.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pluie lente </h3>



<p> Cette eau craintive et triste<br> comme un enfant qui souffre,<br> avant de toucher la terre<br> défaille.</p>



<p>Calme est l’arbre, calme est le vent,<br>
et dans le silence splendide<br>
ces fines larmes amères<br>
tombent !</p>



<p>Le ciel est comme un immense<br>
cœur qui s’ouvre, amer.<br>
Pas de pluie : juste un saignement lent<br>
et long.</p>



<p>Dans leur quiétude, les hommes<br>
ne sentent pas cette amertume,<br>
cette eau triste venue<br>
d’en haut.</p>



<p>Cette longue et lassante<br>
descente d’eaux vaincues,<br>
vers la Terre gisante<br>
et transie !</p>



<p>Il pleut et comme un chacal tragique,<br>
la nuit se cache dans les montagnes.<br>
Que va-t-il surgir, dans l’ombre,<br>
de la Terre ?</p>



<p>Dormirez-vous, tandis que dehors<br> tombe et souffre, cette eau inerte,<br> cette eau létale,<br> sœur de la Mort ?</p>



<p style="text-align:right"><em> Poèmes traduit de l’espagnol par </em><strong>Claude Couffon</strong>.</p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bZjuateyfK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/">Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘J’accuse’’ de Pablo Neruda » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/21/le-poeme-du-dimanche-jaccuse-de-pablo-neruda/embed/#?secret=P7e5bxqiwF#?secret=bZjuateyfK" data-secret="bZjuateyfK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MDGTJOLbMK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/26/le-poeme-du-dimanche-aujourdhui-jaime-beaucoup-moins-la-vie-de-cesar-vallejo/">Le poème du dimanche : ‘‘Aujourd’hui j’aime beaucoup moins la vie…’’ de César Vallejo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Aujourd’hui j’aime beaucoup moins la vie…’’ de César Vallejo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/26/le-poeme-du-dimanche-aujourdhui-jaime-beaucoup-moins-la-vie-de-cesar-vallejo/embed/#?secret=5joSQZ27cJ#?secret=MDGTJOLbMK" data-secret="MDGTJOLbMK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/22/le-poeme-du-dimanche-trois-arbres-letrangere-et-pluie-lente-de-gabriela-mistral/">Le poème du dimanche : ‘‘Trois arbres’’, ‘‘L’étrangère’’ et ‘‘Pluie lente’’ de Gabriela Mistral</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/22/le-poeme-du-dimanche-trois-arbres-letrangere-et-pluie-lente-de-gabriela-mistral/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
