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	<title>Archives des psychanalyste - Kapitalis</title>
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		<title>La traversée de la psychothérapie </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Apr 2025 09:51:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En psychothérapie, combien de séances faut-il pour aller mieux ?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Combien de fois m’a-t-on posé cette question «Combien de séances faut-il pour aller mieux ?» Je reste souvent silencieuse. Ce n’est pas de la réticence. C’est un respect.</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>Car derrière cette question, il y a une attente, un besoin de cadre, parfois même une angoisse «Est-ce que je vais m’en sortir ? Est-ce que vous pouvez me promettre que ça va aller ?»</em></strong><strong><em> En fait, il n’y a pas de règle. Ou plutôt… il y en a, bien sûr. Mais elles ne tiennent pas longtemps face à l’expérience.</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-16225485"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Et pourtant, la psychothérapie n’est pas une promesse. C’est un processus transférentiel. Une rencontre clinique. Un espace liminal, un entre-deux. Un cadre contenant, certes, mais où les repères vacillent parfois pour mieux être reconstruits.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’attachement&nbsp;</h2>



<p>Au commencement, il y a le contact : fragile, timide, parfois méfiant, parfois tout-puissant.&nbsp;</p>



<p>Le patient s’installe, parfois dans le silence. Il observe, il jauge, il projette.&nbsp;</p>



<p>C’est là que commence le transfert : ce mécanisme inconscient par lequel le sujet réactive sur la figure du thérapeute des affects anciens, souvent liés à ses figures parentales précoces (Freud, 1912; Laplanche et Pontalis, 1967).&nbsp;</p>



<p>Parfois il m’idéalise, parfois il m’agresse. Souvent, il ne me voit pas. Il voit quelqu’un d’autre. Et ce n’est pas une erreur : c’est une nécessité.&nbsp;</p>



<p>Le transfert est la matière première du travail thérapeutique. Ce lien teinté d’ambivalence, de répétitions, d’affects archaïques, rend possible la réélaboration psychique.&nbsp;</p>



<p>Bowlby parlait d’attachement : il faut d’abord pouvoir s’attacher, même maladroitement, pour commencer à penser.&nbsp;</p>



<p>Et c’est ce que je vois, séance après séance : les liens se tissent, parfois en silence, parfois à travers un regard, une phrase anodine, un lapsus.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le transfert&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Ce que le patient ignore, c’est qu’il ne vient pas seulement parler. Il vient revivre. Et parfois, revivre, c’est aussi revivre la douleur.&nbsp;</p>



<p>Il y a des jours où le cabinet devient une scène primitive : des mots qui claquent comme des coups, des absences, des silences qui hurlent.&nbsp;</p>



<p>Mais dans cette mise en acte transférentielle, quelque chose se joue, quelque chose d’essentiel : la possibilité d’une transformation. La mise en symbolisation de l’insoutenable.&nbsp;</p>



<p>C’est là que les théories de Bion et de Winnicott prennent tout leur sens. C’est là que l’enfant intérieur trouve enfin un lieu pour pleurer, crier, s’effondrer, sans être rejeté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le processus&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Une fois la confiance installée, le travail commence vraiment, pas dans les réponses mais dans les questions, dans l’élaboration.&nbsp;</p>



<p>Je ne propose pas une méthode unique. Je navigue entre les approches psychanalytiques, les outils de la thérapie cognitive, les techniques corporelles, les protocoles EMDR, je compose, j’écoute, je ressens.&nbsp;</p>



<p>Chaque patient est une langue vivante, un dialecte affectif. Il faut apprendre à l’écouter dans ses mots, mais aussi dans ses silences, ses fuites, ses résistances.&nbsp;</p>



<p>Et non, ce n’est pas du coaching. Le patient n’est pas un projet à optimiser, un fichier Excel à recalibrer pour la performance. Il ne s’agit pas de fixer des objectifs Smart, mais de laisser émerger ce qui a été longtemps tu.&nbsp;</p>



<p>La psychothérapie ne promet pas de <em>«réussir sa vie»</em>; elle propose de la vivre, déjà, avec ses zones d’ombre, ses incohérences, ses douleurs… et ses petits miracles.&nbsp;</p>



<p>Et ce n’est pas non plus de la psychiatrie. Je ne prescris pas de molécules, je n’éteins pas les symptômes à coups de neuroleptiques. Je ne ferme pas les portes de l’inconscient, j’invite à les entrouvrir.&nbsp;</p>



<p>Le psychiatre coupe l’incendie.&nbsp;</p>



<p>Le psychothérapeute, lui, s’assoit avec vous dans les cendres, pour comprendre comment le feu a pris et pour bâtir, ensemble, une nouvelle structure, plus souple, plus vivante, plus solide.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le détachement&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Puis vient un moment étrange, subtil, où je sens que le patient commence à me quitter. Il ne le dit pas toujours. Mais je le sens dans le ton, dans l’aisance, dans le regard.&nbsp;</p>



<p>Je ne suis plus au centre. Il commence à penser par lui-même, à élaborer seul. Il s’approprie ce qu’on a construit ensemble. Il internalise l’objet.&nbsp;</p>



<p>C’est une joie douce-amère pour le thérapeute. C’est la fin du transfert massif, le début d’une autonomie psychique.&nbsp;</p>



<p>Comme dirait Winnicott, le patient peut enfin être seul, en présence de soi.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le thérapeute devient un objet interne, un miroir stable, non plus pour refléter, mais pour rappeler ce qui a été traversé.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">En guise d’écho&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>La psychothérapie, ce n’est pas un produit. Ce n’est pas un service. C’est un espace-temps sacré, où deux inconscients se rencontrent, où le sujet peut enfin relier les fragments de lui-même.&nbsp;</p>



<p>Et si je devais traduire cela dans un langage de machine, je dirais :&nbsp;</p>



<p>1. le patient s’attache à son rythme;&nbsp;</p>



<p>2. le processus se déploie parfois lentement, parfois dans une fulgurance;&nbsp;</p>



<p>3. le patient se détache pour redevenir sujet.&nbsp;</p>



<p>Mais ce serait trop simple. Car parfois, on revient, on replonge, on se ré-attache, on re-symbolise.&nbsp;</p>



<p>C’est ça, la vie psychique : un mouvement en spirale, Jamais linéaire, Jamais figé.&nbsp;</p>



<p><strong>La complexité du soin psychique</strong>&nbsp;</p>



<p>Ce que j’apprends chaque jour en séance, c’est à penser la complexité. À me méfier des modèles figés, des diagnostics totalisants, des recettes rapides.&nbsp;</p>



<p>Comme l’écrit Edgar Morin, <em>«il faut penser la pensée»</em> et accueillir l’incertitude comme une condition du vivant. Le psychisme humain n’est pas un programme à corriger. C’est un univers, un chaos habité, un palimpseste d’expériences, de souvenirs, de fantasmes, de douleurs.&nbsp;</p>



<p>Le transfert, justement, en est l’un des témoins les plus vivants : il vient bousculer, déstabiliser, mais aussi relier. Il oblige le thérapeute à une présence fine, engagée, parfois inconfortable. Il fait de chaque rencontre une co-création.&nbsp;</p>



<p>La psychothérapie, c’est peut-être ça au fond : un endroit où l’on peut tomber sans se briser, un espace où l’on réapprend à se penser vivant. Et parfois… à aimer.&nbsp;</p>



<p>À aimer autrement. À aimer mieux.&nbsp;</p>



<p><em>* Psychothérapeute, psychanalyste.</em></p>



<p><strong><em>Sources&nbsp;:</em></strong></p>



<p><em>Freud, S. (1912). La technique psychanalytique. Paris : PUF, 2013.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Laplanche, J. &amp; Pontalis, J.-B. (1967). Vocabulaire de la psychanalyse. PUF, 2007.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Bowlby, J. (1969). Attachement et perte. Tome 1 : L&rsquo;attachement. PUF, 2002.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Fonagy, P. &amp; Bateman, A. (2019). La mentalisation et trouble de la personnalité limite. DeBoek, 2019.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Bion, W. R. (1962). Aux sources de l’expérience. PUF, 2003.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Winnicott, D. W. (1958). La capacité d’être seul. Payot, 2015.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Green, A. (1983). Le discours vivant. PUF, 2015.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Jung, C. G. (1961). Ma vie : Souvenirs, rêves et pensées. Folio, 1991.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Ferenczi, S. (1932). L’enfant dans l’adulte. Payot, 2016.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Dolto, F. (1985). La cause des enfants. Pocket, 2007.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Roussillon, R. (2007). Manuel de la pratique clinique en psychologie et psychopathologie. Masson, 2018.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Morin, E. (2005). Introduction à la pensée complexe. Points.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>André, C. (2006). Imparfaits, libres et heureux. Odile Jacob.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Tisseron, S. (2014). Petit traité de vie intérieure. Albin Michel.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Halmos, C. (2001). Pourquoi l’amour ne suffit pas. Fayard.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Filliozat, I. (1999). Au cœur des émotions de l’enfant. Marabout.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Cyrulnik, B. (2001). Les vilains petits canards. Odile Jacob.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>De Hennezel, M. (2008). La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller : vieillir sans être vieux. Pocket.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Midal, F. (2017). Foutez-vous la paix ! Flammarion.</em><em>&nbsp;</em><em></em></p>



<p><em>Von Franz, M.-L. (1980). L’ombre et le mal dans les contes de fées. Dauphin, 2018.</em><em>&nbsp;</em><em></em><em>&nbsp;</em></p>



<p></p>



<p></p>
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