<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des psychopédagogie - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/psychopedagogie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/psychopedagogie/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Jun 2026 06:35:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des psychopédagogie - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/psychopedagogie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’école face aux fragilités invisibles du lien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/12/lecole-face-aux-fragilites-invisibles-du-lien/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/12/lecole-face-aux-fragilites-invisibles-du-lien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 06:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Asma Ben Daly]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[psychopédagogie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18892520</guid>

					<description><![CDATA[<p>‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ d’Asma Ben Daly est une réflexion sur les fragilités éducatives et sociales contemporaines. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/12/lecole-face-aux-fragilites-invisibles-du-lien/">L’école face aux fragilités invisibles du lien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’ d’Asma Ben Daly (Arcadia Éditions, Tunis, avril 2026), est un essai discret dans sa forme, mais dense dans ses implications. Dès la quatrième de couverture, une interrogation en donne le ton : «Et si la perte n’était pas seulement une épreuve, mais une traversée inévitable ?»</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18892520"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette question, l’ouvrage s’inscrit dans le champ psychopédagogique tout en le débordant, en élargissant la réflexion aux fragilités éducatives et sociales contemporaines : effritement des repères, instabilité des liens, fragilisation de l’autorité adulte et discontinuité des parcours scolaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autrice, enseignante en arts&nbsp;plastiques, directrice d’établissement et formatrice, propose une lecture transversale des tensions qui traversent les espaces éducatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enfant et l’adolescent y occupent une place centrale, mais toujours en lien avec leur environnement. Parents, enseignants et éducateurs apparaissent eux aussi confrontés à des incertitudes structurelles qui redéfinissent leurs rôles et leurs marges d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, la perte ne se limite plus à un événement isolé. Elle devient un état diffus, inscrit dans les relations, les institutions et les trajectoires éducatives. Elle circule dans les silences, dans les ruptures non dites et dans les ajustements permanents du quotidien scolaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cartographie des fragilités éducatives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les comportements scolaires — agitation, repli, opposition ou désengagement — sont alors relus comme des signes possibles de ruptures non élaborées, de pertes symboliques ou d’insécurités affectives, et non comme de simples problèmes disciplinaires. Cette grille de lecture déplace le regard institutionnel vers une compréhension plus fine des trajectoires individuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage accorde une place centrale aux effets du silence autour des événements douloureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom de la protection, certaines situations — décès, séparations, absences — sont parfois tues ou reformulées. L’autrice souligne un paradoxe : ce silence, loin de protéger, peut produire de la confusion et renforcer l’angoisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui n’est pas nommé ne disparaît pas. Il continue d’agir, mais sous des formes diffuses, souvent plus difficiles à identifier pour les adultes. Privé de repères explicatifs, l’enfant construit ses propres interprétations, souvent plus lourdes que la réalité elle-même. L’absence de mots devient alors un espace d’incertitude prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse interroge directement les pratiques éducatives et familiales, entre volonté de protection et difficulté à dire. Elle met en lumière la nécessité d’une parole ajustée, ni brutale ni évitée, mais structurante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La continuité éducative comme point de tension</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre axe structurant : la stabilité des figures adultes dans le parcours de l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les changements d’enseignants, les départs non annoncés ou les ruptures de suivi sont analysés comme des événements à forte portée symbolique. Dans la logique institutionnelle, ils relèvent de l’organisation ; dans l’expérience de l’enfant, ils relèvent du lien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette différence de lecture produit un décalage durable entre fonctionnement administratif et perception affective. L’adulte raisonne en termes de structure, de mobilité ou de contraintes professionnelles. L’enfant, lui, interprète ces ruptures à partir de la continuité du lien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque cette continuité se brise sans explication, elle laisse une trace silencieuse, souvent durable, dans la manière dont l’enfant se représente sa place dans le monde scolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du champ éducatif, l’ouvrage met en lumière des transformations plus larges : fragilisation des liens sociaux, instabilité des repères symboliques et difficulté croissante à inscrire les trajectoires dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces évolutions dépassent l’école, mais s’y reflètent avec une intensité particulière, car elle reste l’un des premiers lieux d’exposition aux ruptures et aux transitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lecture des fragilités contemporaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la perte apparaît moins comme un accident que comme une condition contemporaine, qui traverse les espaces éducatifs autant que les structures sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la force de <em>‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’</em> tient peut-être ailleurs. Le livre ne cherche ni l’effet spectaculaire ni la démonstration théorique. Il s’appuie sur le terrain, sur l’expérience humaine et sur des situations concrètes pour explorer les multiples formes de la perte : le deuil, bien sûr, mais aussi les absences, les ruptures, les silences et les incertitudes qui jalonnent les parcours des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un de ses apports les plus convaincants réside dans l’attention portée à la stabilité du lien et à la responsabilité des adultes. À l’heure où les débats éducatifs sont souvent dominés par les méthodes, les programmes et les résultats, Asma Ben Daly rappelle que la présence, la continuité et la parole juste demeurent des repères essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton adopté contribue également à la qualité de l’ensemble. L’autrice n’accuse pas. Elle n’idéalise pas davantage. Elle cherche à comprendre, à mettre en mots et à accompagner. C’est probablement dans cet équilibre que réside la force du livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans emphase ni posture militante, <em>‘‘Perdus – L’épreuve du vide’’</em> s’impose finalement comme un ouvrage utile, profondément humain et intellectuellement honnête, qui invite à regarder autrement les fragilités de l’enfance et les responsabilités du monde adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/12/lecole-face-aux-fragilites-invisibles-du-lien/">L’école face aux fragilités invisibles du lien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/12/lecole-face-aux-fragilites-invisibles-du-lien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
