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	<title>Archives des Rachid Ammar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Rachid Ammar - Kapitalis</title>
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		<title>Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 09:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La disgrâce finale de Mohamed Mzali tient au fait que durant ses six années à la tête du gouvernement il ne s’est jamais assuré d’alliés solides dans le sérail. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/">Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Je viens de terminer le livre de Ridha Ben Slama, ‘‘La Chute’’ ou ‘‘Les dessous du démantèlement de l’Etat de l’indépendance (1980-1987)’’ (éditions Nirvana, Tunis, gévrier 2024, 242 pages) qui évidemment s’efforce de réhabiliter la mémoire du regretté Mohamed Mzali dont l’auteur a été un proche collaborateur. Puisque <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kapitalis en a déjà fait le commentaire</a>, je m’efforcerai à titre privé de soulever les points qui m’ont paru dignes d’intérêt. </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-13998601"></span>



<p>1- Je doute que Ben Ali eût été capable de planifier sur plusieurs années son ascension au pouvoir, selon ce qu’en a évoqué l’auteur, en faisant le vide dans l’entourage de Bourguiba. Cela aurait supposé de sa part une intelligence qu’il n’a en fait jamais démontrée ni avant ni pendant sa présidence.&nbsp;</p>



<p>2- La disgrâce finale de Mohamed Mzali tient au fait que finalement durant ses six années à la tête du gouvernement il ne s’est jamais assuré d’alliés solides dans le sérail, le parti au pouvoir, ni même au sein du ministère de l’Intérieur, mis à part son cousin Ameur Ghedira. Il est ainsi demeuré isolé, une simple courroie de transmission de Bourguiba, un exécutant qui n’exerçait apparemment aucune influence sur de dernier, dont il dépendait entièrement.</p>



<p>Plus que cela, il a été marginalisé au sein même du clan de Monastir, sa ville natale où il s’est trouvé face à l’hostilité de Mansour Skhiri, Mezri Chekir, pour ne pas dire Saïda Sassi. Sa responsabilité se situe dans le fait qu’il ait accepté d’être privé de ses attributions normales de Premier ministre et qu’il n’ait pas cherché à y remédier.</p>



<p>C’est déjà un exploit que sans le passé de militant historique du parti destourien à même de lui assurer le prestige nécessaire, sans la base partisane ou régionale nécessaires, sans le contrôle solide des ministères régaliens, il soit demeuré aussi longtemps à la tête du gouvernement.&nbsp;</p>



<p>3- Concernant la mort de feu Farid El-Mokhtar, je me bornerai à l’évoquer selon mes souvenirs. Etant alors résident de garde d’urgence à l’hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana, je me souviens un soir de Ramadan, sans doute à la date indiquée par l’auteur, avoir vu le corps ensanglanté du défunt, que je ne connaissais pas, mais qui a été reconnu par l’infirmier qui face à mon ignorance a précisé que c’était le président du Club Africain et le frère de l’épouse du Premier ministre. Il avait été amené probablement par ambulance, et une personne, dont j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un policier en civil, avait dit qu’il avait eu un accident en revenant de Ras Jebel. Sa voiture avait paraît-il quitté la chaussée et heurté l’entrée d’un pont de plein fouet, et on avait mis cela sur le compte de l’excès de vitesse et du sommeil du chauffeur.</p>



<p>Selon ce que j’en avais vu, ainsi que la quantité de sang qui se trouvait sous le corps, il était évident qu’il avait subi un traumatisme de grande ampleur compatible avec un grave accident de la voie publique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ASR6ctU3Ci"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/">La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie face à ses rendez-vous manqués et ses opportunités perdues à jamais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/27/la-tunisie-face-a-ses-rendez-vous-manques-et-ses-opportunites-perdues-a-jamais/embed/#?secret=lzdKavCUCF#?secret=ASR6ctU3Ci" data-secret="ASR6ctU3Ci" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Quelques minutes après son arrivée, une personne dont on a dit qu’il s&rsquo;agissait du Dr Rifaat Daly, le gendre de Mohamed Mzali, est arrivée, a vu le corps. Il me semble qu’il est ensuite immédiatement reparti après avoir posé quelques questions au surveillant de l’hôpital et au policier. Environ une heure plus tard, sont arrivées Mme Mzali et Mme Mokhtar, une française sans doute, qui ont reconnu le corps. Mme Mokhtar a éclaté en sanglot, et s’est mise à crier&nbsp;: <em>«Mais pourquoi? Pourquoi?»</em> et Mme Mzali qui était très digne l’a étreinte de ses bras et l’a rapidement menée dehors. A noter que Mohamed Mzali n’est pas apparu cette nuit là à l’hôpital.</p>



<p>4- J’ignore si le général Vernon Walters a bien joué le rôle que l’auteur lui attribue. Je suis même étonné que selon le récit de Rachid Sfar, c’est Ben Ali, alors ministre de l’Intérieur, qui a accompagné l’Américain pour venir le voir, et qui s’est même permis de s’absenter deux fois au cours de la réunion pour une histoire relative à un incident grave sur le bac de Radès; Vernon Walters profitant de cette absence aurait demandé au Premier ministre ce qu’il pensait de son ministre de l’Intérieur. A mon avis c’est plutôt le ministre de la Défense ou celui des Affaires étrangères qui aurait dû accompagner le général américain. Cela ne semble pas logique.</p>



<p>5- Si Mohamed Mzali a été considéré par les Américains comme un témoin gênant devant disparaître parce qu’il leur a transmis en 1982 l’accord de Arafat pour la modification de la charte de l’OLP,&nbsp;et que l’invasion israélienne du Liban s’est produite quelques semaines plus tard, il demeure nécessaire de savoir pourquoi il a fallu 4 ans pour l’éliminer de la scène. C’est là encore une argumentation peu convaincante. Israël avait attaqué le Liban avec le plein soutien américain pour briser l’infrastructure politico-militaire de l’OLP, parce que les maires palestiniens de la Cisjordanie occupée clamaient leur allégeance à l’organisation de Yasser Arafat et empêchaient ainsi les Israéliens d’établir l’autonomie prévue par les accords de Camp David signés avec l’Egypte, et qui en fait revenaient à légaliser l’annexion des territoires occupés par les sionistes.</p>



<p>6- Une autre raison du désir&nbsp;des Américains de mettre à l’écart&nbsp; Mohamed Mzali aurait été son refus de souscrire à la demande américaine d’établir des bases militaires en Tunisie. Si tel est le cas, force est de constater que Ben Ali non plus ne l’a pas fait lorsqu’il a accédé à la présidence, ce qui met en question la pertinence de l’argument.</p>



<p>Quant à l’usine d&rsquo;acide phosphorique établie en Chine avec des capitaux koweïtiens et le savoir-faire tunisien, pour peu qu’elle ait démontré le soutien accordé au Premier ministre par le Koweït, quel intérêt la Tunisie aurait-elle pu véritablement en retirer en termes d’emplois et de transfert de technologie, au point de susciter l’ire des Américains?&nbsp;</p>



<p>7- Ben Ali complice d’Ennahdha dans le coup d’Etat? Je pense plutôt qu’il les a manipulés, peut-être pourquoi pas avec l’aide des Italiens du SIM; il n’aurait pas pu mener sans l’aide de services étrangers et avec succès une intox aussi complexe. Si le complot, le sien, avait échoué, il aurait eu beau jeu prétendre avoir découvert celui des militaires islamistes&nbsp;et avoir agi pour le faire avorter. C’est l’explication la plus logique concernant le chevauchement des acteurs et des calendriers des deux complots que l’auteur a fort justement fait remarquer.</p>



<p>8- Rachid Ammar patron des snipers? Il faudrait encore le prouver, les douilles des balles n’ayant jamais été versées dans le dossier de la justice.</p>



<p>Pour finir, la méthodologie adoptée par l’auteur, celle de chercher à prouver des préétablis à partir de faits réels ou supposés comme tels, ne conduit qu’à des conclusions fausses. On peut comprendre sa volonté de régler son compte à un&nbsp; passé&nbsp; douloureux qui s’est conclu d’une manière aussi dramatique, par la fuite sans gloire de la personne qu’il a servie et à laquelle il a fini par s’attacher. Mais fallait-il pour cela en charger d’autres personnes sans apporter les preuves nécessaires pour le faire?</p>



<p>Concernant les cas de conscience tardifs, j’en reviens toujours à feu Amor Chedly, illustre professeur fondateur de la faculté de médecine de Tunis, directeur de l’Institut Pasteur, ministre, médecin personnel de Bourguiba n’ayant jamais mis en doute son équilibre mental et sa lucidité, qui avait avoué dans son livre écrit après la Révolution, que Mezri Chekir lui avait appris que Ben Ali préparait un coup d’Etat. Il a simplement exprimé 23 ans après ses regrets de ne pas l’avoir dénoncé. Dans ces conditions, mieux vaut s’abstenir de tout autre commentaire sur tous ceux qui à cette époque gravitaient autour de Bourguiba. <em>«Souvenez-vous de vos défunts en bien»</em>, disait le Prophète Mohamed, béni soit-il. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yqZB9jcszF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/">Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les enfants de feu Mohamed et Fathia Mzali : Trêve d’injustice et de mauvaise foi » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/04/les-enfants-de-feu-mohamed-et-fathia-mzali-treve-dinjustice-et-de-mauvaise-foi/embed/#?secret=FQvYSuLpNV#?secret=yqZB9jcszF" data-secret="yqZB9jcszF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/16/histoire-retour-sur-la-chute-de-mzali-et-son-conflit-feutre-avec-ben-ali/">Histoire : Retour sur la chute de Mzali et son conflit feutré avec Ben Ali</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Rajhi était-il fautif?’’: une machination politique sous le gouvernement provisoire de la révolution</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/rajhi-etait-il-fautif-une-machination-politique-sous-le-gouvernement-provisoire-de-la-revolution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2024 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[révolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur un épisode qui a marqué la vie politique les premiers mois de révolution de 2011. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/rajhi-etait-il-fautif-une-machination-politique-sous-le-gouvernement-provisoire-de-la-revolution/">‘‘Rajhi était-il fautif?’’: une machination politique sous le gouvernement provisoire de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce livre publié en arabe en 2011 traite d’un des épisodes les plus mystérieux de l’après révolution tunisienne du 14 janvier de cette année-là, la publication par deux journalistes de l’interview du 5 mai 2011 d’un juge, Farhat Rajhi, qui fut un éphémère ministre de l’Intérieur du gouvernement du Premier ministre intérimaire de l’époque Béji Caïd Essebsi  (BCE).</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-13951948"></span>



<p>A titre de mémoire, ce ministre avait été celui qui avait entrepris les démarches judiciaires nécessaires pour la dissolution&nbsp;du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), ancien parti au pouvoir sous Ben Ali, et avait été démis de ses fonctions le jour même de la parution du jugement rendant cette dissolution effective. Il avait été alors placé à la tête de l’Instance des&nbsp;droits de l’Homme.</p>



<p>Cette confession de Farhat Rajhi avait fait scandale parce qu’elle évoquait l’existence d’un gouvernement de l’ombre détenant la réalité du pouvoir et dirigé par l’homme d’affaires Kamel Eltaief, incarcéré depuis février 2023 et poursuivi dans une affaire de complot contre la sûreté de l&rsquo;Etat, ainsi qu’un groupe originaire du Sahel comprenant le chef d’état major de l’armée Rachid  Ammar. Ce  dernier aurait fait, selon l’interview, le déplacement à Alger pour organiser un coup d’État. Aussitôt après, des groupes de jeunes, probablement sous la coupe du parti Ennahdha, descendaient dans les rues du pays pour protester, tentaient même de prendre d’assaut les ministères de la Kasbah, et se heurtaient à la  police qui les dispersait à coups de matraques. La police, disparue depuis le début de la Révolution, marquait ainsi son grand retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le juge par qui le scandale arrive</h2>



<p>M. Eltaief s’est empressé de démentir ces allégations et de porter plainte pour diffamation. Ce n’est que trois jours plus tard que le Premier ministre a réagi à ces déclarations les qualifiant de pures divagations irresponsables. Quant au ministère de la Défense, il les a qualifiées de spéculations inacceptables portant atteinte à l’honneur de l’armée et nécessitant un recours judiciaire, l’immunité du juge ne s’appliquant que dans l’exercice de ses fonctions. Cela a entraîné une réponse de l’Association des Juges pour qui la profession de Farhat Rajhi ne devait pas constituer l’occasion de traîner l’ensemble de la corporation dans la boue puisqu’après tout, il ne s’agissait dans ce cas que de liberté d’expression. </p>



<p>Quant à la Rue, pour qui Farhat Rajhi depuis la dissolution du RCD était devenu un héros, au point d’être cité comme un candidat crédible à la présidence de la république, elle ne pouvait s’empêcher de comparer la vivacité de la réaction des autorités contre l’auteur de ces déclarations à la lenteur des procédures entamées contre les responsables de l’ancien régime, et à la timidité des démarches entreprises pour la restitution des fonds et des biens détenus à l’étranger par les personnes poursuivies. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iLi7Nu4vE7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/">‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/embed/#?secret=UeUU3vZZba#?secret=iLi7Nu4vE7" data-secret="iLi7Nu4vE7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Certains partis politiques allaient même plus loin en citant la défaillance sécuritaire qui prévalait à travers tout le pays, et même la participation d’associations et d’ONG étrangères suspectes aux travaux de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution (Hiror), fait démenti par son président, le juriste Yadh Ben Achour.</p>



<p>L’interview réalisée plus tard avec le Premier ministre BCE laissait l’opinion publique sur sa faim; elle n’expliquait ni les raisons du retrait des forces sécuritaires du pays, ni le mystère des <em>«snipers»</em> ayant tiré sur les manifestants, dont la réalité était purement et simplement niée, ni les déclarations&nbsp;de M. Rajhi, mises sur le compte d’un accès maniaque d’un homme qui n’était pas dans son état normal. Il s’agissait donc, plus que toute autre chose, de dénigrer le juge.</p>



<p>Dans ce contexte, les excuses exprimées par ce dernier, en particulier envers l’armée et son chef Rachid Ammar, prenaient tout leur relief. Leur substance était qu’il avait parlé en toute spontanéité et qu’il ne pensait pas que ses propos, par ailleurs déformés et utilisés&nbsp;en dehors de leur contexte, et même&nbsp;seraient publiés, qui plus est sous forme de montage, aisément fabriqué grâce aux procédés informatiques disponibles. Il marquait par ailleurs son regret d’avoir offensé Rachid Ammar qui lui avait sauvé la vie lorsqu’un groupe de policiers mécontents avaient surgi dans son bureau de ministre de l’Intérieur et avaient tenté de l’agresser pour finalement lui dérober sa montre, son portable, et son imperméable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Propos compromettants difficile à prouver</h2>



<p>On peut donc toujours essayer de comprendre comment un juge expérimenté comme Farhat Rajhi, un ancien procureur général de la cour d’appel de Bizerte, a pu être amené à proférer des propos aussi compromettants qu’il ne pouvait pas prouver. Sans doute était-il grisé par la présence de deux jeunes journalistes qui semblaient lui marquer autant de déférence, sinon d’admiration. Était-il bien dans son état normal, puisque plusieurs de ses détracteurs ont marqué leur doute sur cette éventualité? Était-il frustré d’avoir été évincé du ministère de l’Intérieur aussi rapidement qu&rsquo;il y fut catapulté, ainsi que d’autres l’ont prétendu? Ou bien a-t-il simplement usé de métaphores?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L38Zmd5Vfy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/19/tunisie-letat-la-revolution-et-la-reconciliation/">Tunisie : L’Etat, la révolution&#8230; et la réconciliation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : L’Etat, la révolution&#8230; et la réconciliation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/19/tunisie-letat-la-revolution-et-la-reconciliation/embed/#?secret=4dU8p8elCU#?secret=L38Zmd5Vfy" data-secret="L38Zmd5Vfy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Seuls les journalistes auraient pu le dire mais ces derniers n’ont pas semblé particulièrement bienveillants en s’empressant de publier les propos du juge tard dans la nuit suivant leur recueil, afin d’échapper à la vigilance d’éventuels surveillants ou de lanceurs d’alerte, une habitude prise paraît-il du temps de Ben Ali afin que l’information reste le plus longtemps possible sur les réseaux sociaux et soit partagée par le plus grand nombre. L’un des journalistes s’est même révélé menaçant puisqu’à l’accusation d’avoir agi ainsi à la recherche de la notoriété sans en mesurer les conséquences sur le public, il avait répondu que si tel avait été le cas, il aurait publié des choses bien plus compromettantes. Et on est obligé de le croire puisque M. Rajhi complètement discrédité a été obligé de faire amende honorable, et que cette histoire a mis un bémol à ses éventuelles ambitions politiques en marquant sa disparition totale de la scène publique. </p>



<p>Qui donc y avait eu intérêt? Naturellement tous ceux que la présence d’un juge, jouissant d’une réelle popularité, dérangeait, dans l’éventualité d’élections présidentielles, à commencer évidemment par BCE lui-même, dont les ambitions présidentielles se concrétiseront quelques années plus tard. Ou bien ceux qui voulaient peser sur la situation politique dans le pays, alors que les élections de la Constituante d’abord prévues pour le mois de juillet étaient en passe d’être reportées en suscitant des réactions parfois vives et ne seraient finalement tenues qu’au mois d’octobre suivant. Ou encore tous ceux pour qui l’exacerbation des rivalités régionales ou des conflits claniques était pain bénit et affaiblissait la contestation de l’autorité.</p>



<p>On ne saura malheureusement rien de l’employeur de ces deux journalistes, une piste qui aurait pu être intéressante si elle avait été creusée pour déterminer l’origine de l’affaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les machinations politiques post-révolution</h2>



<p>Naturellement, rien dans les propos du juge ne s’avèrera exact ainsi que l’avenir le démontrera. L’armée, appelée à sécuriser le déroulement du scrutin, ne participera à aucun coup d’État; elle demeurera loyale au pouvoir politique quel qu’il soit, du moins jusqu’à présent. Et M. Eltaief ne sera pas alors condamné pour complot contre la sûreté de l’État.</p>



<p>En fin de compte, ce ne sont pas les Sahéliens mais les Sudistes (Ghannouchi, Larayedh, Marzouki) qui prédomineront à l’ère d’Ennahdha, sur le devant de la scène.</p>



<p>Néanmoins, cette affaire marquait le début des machinations politiques et des manipulations de l’opinion publique qui culmineraient avant les élections de la Constituante avec le dessin animé <em>‘‘Persépolis’’</em> projeté par la chaîne Nessma de Nabil Karoui, et le film projeté au cinéma Afrik’art <em>‘‘Ni Dieu, ni Maître’’</em> de Nadia El-Fani, à 50 mètres du ministère de l’Intérieur. Elle démontrait clairement que les forces politiques à l’œuvre au début de la Révolution n’étaient pas plus vertueuses, loin s’en faut, que celles qui les avaient précédées à l’ère du 7-Novembre.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Rajhi était-il fautif?’’ de Tahar Ben Youssef, en arabe, Tunis, 2011.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wNOd3nJlHP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/12/14-janvier-une-revolution-passee-par-pertes-et-profits/">14 janvier 2011 : Une révolution passée par pertes et profits</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 14 janvier 2011 : Une révolution passée par pertes et profits » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/12/14-janvier-une-revolution-passee-par-pertes-et-profits/embed/#?secret=PblsMpOczN#?secret=wNOd3nJlHP" data-secret="wNOd3nJlHP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/08/rajhi-etait-il-fautif-une-machination-politique-sous-le-gouvernement-provisoire-de-la-revolution/">‘‘Rajhi était-il fautif?’’: une machination politique sous le gouvernement provisoire de la révolution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : L’armée doit rester une ligne rouge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/06/tunisie-larmee-doit-rester-une-ligne-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 11:58:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Jendoubi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'armée tunisienne s'est toujours gardée de se mêler des conflits politiques internes, ine tradition républicaine qu'il convient de préserver.    </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a eu des moments, dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, où les acteurs politiques ont cherché à impliquer l’armée nationale dans la gestion de leurs conflits internes, mais celle-ci s’est toujours gardée de franchir le Rubicon, ce qui lui vaut d’ailleurs ce grand respect des Tunisiens dont les créditent souvent les sondages d’opinion.    </em></strong></p>



<p><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13938965"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>


<p>Dans une tribune au journal <em>‘‘Le Monde’’</em> intitulée <em>«En Tunisie, le scrutin présidentiel du 6&nbsp;octobre constitue un test majeur pour l’armée»</em>, publié jeudi 5 septembre 2024, Kamel Jendoubi estime que l’élection présidentielle du 6 octobre 2024 sera une occasion, pour les militaires, de choisir entre soutenir la dérive autoritaire du pouvoir ou préserver le pluralisme, selon ses termes.</p>



<p>En appelant ainsi, à demi-mot, l’armée nationale à intervenir dans la vie politique, qui plus est à l’occasion d’une consultation électorale suscitant de grandes controverses, l’ancien président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et ancien ministre des Droits de l’homme franchit une ligne rouge qui a toujours été respectée, jusque-là, par tous les protagonistes politiques, et surtout par l’armée elle-même.</p>



<p>Cet appel est d’autant plus choquant que l’armée tunisienne a constitue une exception dans la région en ce qu’elle s’est toujours gardée de s’impliquer dans les conflits politiques et si elle est souvent sollicitée pour offrir un soutien logistique et humain lors des différents scrutins organisés dans le pays, comme le rappelle à juste titre M. Jendoubi, cela a toujours été fait dans un esprit de neutralité totale, puisqu’elle se contente généralement de veiller au bon déroulement des opérations de vote, surtout dans les zones les plus reculées ou les plus isolées du pays.</p>



<p>Il y a certes eu des moments, dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, où ce sont les acteurs politiques qui ont cherché à impliquer l’armée dans la gestion de leurs affaires, comme ce fut le cas au lendemain de la fuite de Ben Ali, le 14 janvier 2011, lorsque Mohamed Ghannouchi a expressément demandé au général Rachid Ammar de prendre les choses en main, lors d’une réunion le soir même au siège du ministère de l’Intérieur, mais celui-ci, parlant au nom de tous ses collègues, a formellement refusé d’aller plus loin que ce qu’il considérait comme sa mission première, à savoir protéger l’Etat, veiller à la paix civile et garder les frontières nationales.</p>



<p>Cette tradition républicaine instaurée par Bourguiba et scrupuleusement respectée après lui ne devrait pas être remise en question aujourd’hui quel que soit le prétexte invoqué : les conflits politiques doivent être réglés politiquement dans le plein respect du droit et dans le cadre des institutions républicaines, même quand il arrive à celles-ci, comme c’est le cas aujourd’hui, de s&#8217;emmêler les pinceaux ou de perdre le nord.</p>
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		<title>Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/31/pourquoi-larmee-tunisienne-soutient-elle-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 08:03:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Brookings]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Mechichi]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Sharan Grewal]]></category>
		<category><![CDATA[transition démocratique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rôle de l’armée tunisienne dans ce qu’il considère comme le coup d’État de Kaïs Saïed, selon Sharan Grewal.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/31/pourquoi-larmee-tunisienne-soutient-elle-kais-saied/">Pourquoi l’armée tunisienne soutient-elle Kaïs Saïed ?  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans son livre, <a href="https://global.oup.com/academic/product/soldiers-of-democracy-9780198873518?cc=gb&amp;lang=en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Soldiers of Democracy&nbsp;? Military Legacies and the Arab Spring’’ </a>(«Soldats de la démocratie ? Héritages militaires et le printemps arabe»), Sharan Grewal, boursier non résident au think tank américain Brookings, examine le rôle de l’armée tunisienne dans ce qu’il considère comme le coup d’État de Kaïs Saïed, montrant comment les normes, les intérêts et la politique de l’armée ont façonné son comportement.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-9156075"></span>



<p>Longtemps saluée pour son professionnalisme, l’armée tunisienne a aidé le président Kaïs Saïed à prendre le pouvoir le 25 juillet 2021, en fermant le parlement. Des tribunaux militaires ont depuis poursuivi des dissidents, tandis que le pays recule vers l’autoritarisme, estime Sharan Grewal, qui a pris part à la <a href="https://www.brookings.edu/events/soldiers-of-democracy-the-tunisian-military-and-the-presidential-coup/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">discussion virtuelle</a> sur les conclusions de son nouveau livre et l’évolution de l’armée tunisienne, organisée par le Center for Middle East Policy de Brookings, le 25 juillet 2023, deux ans après la prise de pouvoir de Saïed.</p>



<p>Les panélistes ayant participé à cette discussion diffusée en ligne sont Suzanne Maloney, vice-présidente et directrice des relations extérieures à Brookings, Sharan Grewal, chercheur non-résident au Center for Middle East Policy, Mohamed Dhia Hammami, doctorant à Syracuse University, Eya Jrad, chargée de recherche au Nato Defense College, et Erin Clare Brown, rédactrice Afrique à <em>New Lines Magazine</em>. Ils ont examiné des questions clés telles que pourquoi l’armée a accepté de fermer le parlement, comment les relations entre civils et militaires évoluent aujourd’hui et les implications pour la politique américaine vis-à-vis de la Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée tunisienne n&rsquo;a jamais dit « Non » au président </h2>



<p>Nous nous contenterons dans cet article de rapporter certaines analyses de Sharan Grewal à propos de ces questions. Selon le chercheur, trois raisons principales expliquent les positions de l’armée qui l’ont amenée à fermer le parlement et à soutenir le processus initié par Saïed.</p>



<p><em>«L’armée tunisienne a soutenu la démocratie au début de la transition démocratique, avant de la lâcher ensuite, et cela à de quoi surprendre et susciter des interrogations. L’armée a soutenu la démocratie au début du processus quand elle a refusé de donner suite aux appels au coup d’Etat lancés en 2013, pourquoi a-t-elle donc accepté de faciliter le coup d’Etat de Kaïs Saïed et de contribuer ainsi à l’opération de démantèlement de la démocratie, en jugeant les civils dans ses tribunaux et en aidant à expulser des immigrés africains?»</em>, se demande Grewal.*  </p>



<p>Le chercheur, qui a discuté de ces questions avec de hauts gradés de l’armée tunisienne à la retraite, affirme avoir identifié trois facteurs déterminants qui ont amené l’armée à respecter les ordres de Kaïs Saïed. &nbsp;</p>



<p><em>«Ce que l’armée a fait ne dénote pas d’un grand professionnalisme, parce que le professionnalisme signifie l’application des ordres émanant du chef de l’exécutif, sauf ceux qui sont illégaux ou non constitutionnels. Or, la fermeture du parlement était un acte non-constitutionnel»</em>, estime le chercheur. Il explique : <em>«L’article 80</em> (de la constitution de 2014, en vertu duquel Kaïs Saïed a décidé le limogeage du chef du gouvernement Hichem Mechichi, le gel des travaux du parlement et la proclamation de l’état d’exception, Ndlr) <em>stipule la poursuite des travaux de l’Assemblée. Cette décision de fermeture est incompréhensible, car le président est lui-même professeur de droit constitutionnel. L’armée n’a pas examiné la constitution de 2014, et n’a pas étudié l’article 80 et les limitations qu’il stipule. Et à ce moment-là, elle n’a pas fait preuve de neutralité. Il n’y avait aucune partie que l’armée pouvait consulter à ce sujet, car il n’y avait pas de Cour constitutionnelle et il n’y avait pas de juristes qualifiés pour donner un avis autorisé au sein du ministère de la Défense.»</em></p>



<p>Sur un autre plan, Grewal s’inscrit en faux contre la<em> «fable»</em> selon laquelle le général Rachid Ammar aurait dit <em>«Non»</em> à Ben Ali, estimant que l’armée tunisienne n’a pas d’antécédent dans ce domaine : elle n’a jamais dit <em>«Non» </em>à aucun président. <em>«L’armée n’avait pas la connaissance nécessaire lui permettant de considérer que l’ordre de Kaïs Saïed</em> (de fermer le parlement, Ndlr) <em>était inconstitutionnel. L’application des ordres de Saïed s’inscrit aussi dans la culture de l</em>&lsquo;<em>obéissance</em> <em>aux ordres du président et l&rsquo;adoption de son interprétation de l’article 80. Elle s&rsquo;inscrit aussi dans la volonté de l&rsquo;armée de rester hors du champ politique»</em>, explique Grewal. Qui poursuit : <em>«L’un des généraux me l’a dit : « Nous avons dit oui au président à ce moment-là parce que nous suivons les instructions. Si nous avions dit non au président, cela aurait été interprété comme une ingérence dans les affaires politiques’’»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une neutralité rompue</h2>



<p>Le chercheur souligne un autre facteur déterminant&nbsp;: selon lui, <em>«les généraux de l’armée tunisienne ont adopté les thèses populistes du président et sa théorie sur le nécessaire assainissement du système politique. Et cela s’explique par l’histoire de l’armée tunisienne qui s’est toujours tenue à l’écart de la politique. Mais lorsqu’elle a vu la politique de près au cours de la transition démocratique, celle-ci leur est apparue comme l’incarnation du désordre et de l’incompétence. Elle a compris que les partis politiques œuvrent pour leurs propres intérêts pour remporter les élections».</em></p>



<p>Grewal affirme que les généraux avec lesquels il a discuté en 2019 et 2020 répétaient tous les discours de Saïed selon lesquels tous les partis politiques sont corrompus, que la démocratie exigeait des partis intègres et que ces partis étaient inexistants en Tunisie. Et il estime qu’une telle position est en contradiction avec le principe de neutralité que ces généraux prétendent observer. </p>



<p><em>«En vérité, cette position est éminemment politique»</em>, souligne-t-il, en affirmant que l’amélioration de la situation générale de l’armée au lendemain de la révolution de 2011, la nomination de plusieurs hauts gradés militaires dans des postes importants au sein de l’Etat et la confiance dont jouit généralement l’armée auprès de l’opinion publique ont aussi joué un rôle déterminant dans toutes ces évolutions, dont a profité Kaïs Saïed pour avoir le soutien de l’armée. </p>



<p><em>* La participation de l&rsquo;armée à l&rsquo;expulsion des migrants n&rsquo;est pas prouvée. Ce sont les forces de sécurité qui ont mené cette mission. </em></p>
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		<title>Rachid Ammar, un homme dans l&#8217;œil de cyclone de l&#8217;histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/05/rachid-ammar-un-homme-dans-loeil-de-cyclone-de-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 11:09:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkrim Zbidi]]></category>
		<category><![CDATA[Farhat Rajhi]]></category>
		<category><![CDATA[Foued Mebazaa]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Bensedrine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachid Ammar, l&#8217;ancien chef d&#8217;état major des armées, vient de sortir de son silence pour comparaître, lundi 3 janvier 2022, devant la chambres de la justice transitionnelle, et répondre des meurtres dont l&#8217;armée nationale est accusée durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011. Ce genre de procès sert à rétablir la vérité...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/05/rachid-ammar-un-homme-dans-loeil-de-cyclone-de-lhistoire/">Rachid Ammar, un homme dans l&rsquo;œil de cyclone de l&rsquo;histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Rachid-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-375900"/></figure></div>



<p><strong><em>Rachid Ammar, l&rsquo;ancien chef d&rsquo;état major des armées, vient de sortir de son silence pour comparaître, lundi 3 janvier 2022, devant la chambres de la justice transitionnelle, et répondre des meurtres dont l&rsquo;armée nationale est accusée durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011. Ce genre de procès sert à rétablir la vérité historique et à délimiter les responsabilités, judiciaires et politiques, loin de tout esprit de revanche, de règlement de compte ou d&rsquo;atteinte à l&rsquo;honneur des acteurs politiques.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ridha Kéfi </strong></p>



<span id="more-375895"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Le général Rachid Ammar, le dernier chef d&rsquo;état major de l&rsquo;armée de terre sous Ben Ben Ali, aurait bien pu prendre le pouvoir au lendemain de la fuite de ce dernier, le 14 janvier 2011, les dirigeants politiques de l&rsquo;époque, notamment Foued Mebazaa et Mohamed Ghannouchi, qui assurèrent quelque temps l&rsquo;intérim à la tête de l&rsquo;Etat, étaient disposés à le lui céder volontiers. Mais il a refusé catégoriquement de prendre les rênes du pouvoir, lançant aux politiques présents, le soir même de la fuite de Ben Ali, lors d&rsquo;une réunion de crise au ministère de l&rsquo;Intérieur:<em> «La succession politique est votre affaire. Mon rôle de chef de l&rsquo;armée est de garder les frontières».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;honneur sauf de l&rsquo;armée tunisienne</h2>



<p>Lorsque, quelques semaines plus tard, lors des fameux sit-in devant le siège du gouvernement conduit par Béji Caïd Essebsi, appelés Kasbah I et Kasbah II, les manifestants l&rsquo;ont appelé à prendre en main la situation dans le pays, l&rsquo;officier supérieur a quitté son bureau situé à une centaine de mètres de là et est allé à la rencontre des manifestants, les appelant au calme et les invitant à faire confiance aux nouvelles autorités, allant jusqu&rsquo;à se porter garant du respect de leurs revendications.</p>



<p>L&rsquo;homme, qui a ainsi rétabli une situation menaçant de dégénérer, est ainsi resté fidèle à une vieille tradition de l&rsquo;armée tunisienne, qui l&rsquo;honore à la distingue de toutes les autres armées de la région, laquelle consiste à ne jamais se mêler des affaires politiques.</p>



<p>Promu le 19 avril 2011 chef d&rsquo;Etat major des armées, poste créé pour lui, Rachid Ammar quittera, le 24 juin 2013, ses fonctions en faisant valoir son droit à la retraite, alors qu&rsquo;il aurait pu, comme cela est fréquent dans les hautes fonctions publiques, demander une «rallonge» de quelques années. Et c&rsquo;est tout à son honneur… D&rsquo;autant que depuis, et à l&rsquo;exception de quelques rares sorties médiatiques, on l&rsquo;a peu vu en public.</p>



<p>C&rsquo;est donc, on l&rsquo;imagine, à contrecœur que Rachid Ammar est sorti de sa réserve pour comparaître, lundi 3 janvier 2022, devant la chambres de la justice transitionnelle, et répondre des meurtres dont est accusée l&rsquo;armée nationale durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011.</p>



<p>Personne n&rsquo;est certes au-dessus de la loi et Rachid Ammar était tenu d&rsquo;apporter son témoignage personnel sur cette période agitée et sombre, d&rsquo;autant qu&rsquo;il en fût l&rsquo;un de ses principaux acteurs. Il devait aussi témoigner pour aider à révéler la vérité, à définir les responsabilités dans les abus et les crimes commis, et ce pour que justice soit rendue aux victimes et pour que se fasse le nécessaire travail de la mémoire.</p>



<p>Cet exercice dont on imagine la gravité et l&rsquo;importance aux yeux du peuple, Rachid Ammar s&rsquo;y est prêté volontiers, en donnant sa version des événements qu&rsquo;il a vécu, comme acteur de premier ordre ou dont il eût connaissance en tant que témoin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Loin de tout esprit de revanche</h2>



<p>Cependant et au-delà des faits qu&rsquo;il a relatés pendant son audience par le tribunal, et dont les principaux acteurs étaient le président de la république Foued Mebazaa, le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, le ministre de l&rsquo;Intérieur Farhat Rajhi, le ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi, ou encore Fateh Maatoug, directeur général des unités d&rsquo;intervention, Yassine Taïeb, directeur général de la sécurité publique, Ahmed Chabir, directeur général de la sûreté nationale, Houssem Marzouki, officier des unités d&rsquo;intervention, et autres hauts responsables politiques et sécuritaires de l&rsquo;époque dont les noms ont figuré dans les rapports de l&rsquo;Instance Vérité et Dignité (IVD) ayant constitué la base de l&rsquo;instruction ouverte, ces procès ne devraient en aucune manière se transformer en une chasse de sorcières, comme l&rsquo;a voulu la très controversée présidente de l&rsquo;IVD, Sihem Bensedrine, qui était davantage animée par un désir de revanche que par un réel souci de vérité. </p>



<p>Il ne s&rsquo;agit donc pas de vouer aux gémonies les hauts responsables qui ont eu à conduire notre pays, dans les conditions difficiles et parfois violentes ayant accompagné les premières semaines de la transition post-14 janvier 2011, et lui ont évité les bains de sang que les transitions similaires ayant eu lieu peu de temps après dans différents autres pays arabes, comme l&rsquo;Egypte, la Syrie, le Yémen ou la Libye. </p>



<p>Il s&rsquo;agit plutôt d&rsquo;aider à la révélation de la vérité, tout en prenant connaissance des conditions dans lesquelles certaines décisions ont dû être prises, parfois à contrecœur et sous l&#8217;emprise de l&rsquo;urgence, et les difficultés qu&rsquo;a connues leur mise en application dans l&rsquo;ambiance électrique de l&rsquo;époque où les nerfs étaient à fleur de peau et où certaines victimes étaient loin d&rsquo;être irréprochables, ayant souvent provoqué elles-mêmes les incidents qui leur ont valu la mort violente ou les graves blessures.</p>



<p>Bref, il s&rsquo;agit de procès civils et civilisés, où les éclairages judiciaires viennent rétablir la vérité historique, loin de tout esprit de revanche, de règlement de compte politique ou d&rsquo;atteinte à l&rsquo;honneur des hommes et des femmes que leurs missions a projetés, à un moment de leur parcours professionnel et humain, sur les devants de la scène nationale, pour ne pas dire dans l&rsquo;œil du cyclone de l&rsquo;histoire, laquelle, on le sait, est une grande mangeuse d&rsquo;hommes et de femmes.</p>
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		<title>Rachid Ammar : «En 2011, j&#8217;ai reçu des consignes pour tirer sur les membres du clan Trabelsi»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/03/rachid-ammar-en-2011-jai-recu-des-consignes-pour-tirer-sur-les-membres-du-clan-trabelsi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2022 14:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Seriati]]></category>
		<category><![CDATA[clan Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Grira]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Auditionné, ce lundi 3 janvier 2022, par la Chambre de la justice transitionnelle auprès du Tribunal de première instance de Tunis, l&#8217;ancien chef d’Etat-major des armées, Rachid Ammar, a affirmé que l&#8217;ancien ministre de la Défense, Ridha Grira, lui avait demandé, en 2011, d’arrêter l’ancien chef de la sécurité présidentielle, Ali Seriati, qui planifiait, selon...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/03/rachid-ammar-en-2011-jai-recu-des-consignes-pour-tirer-sur-les-membres-du-clan-trabelsi/">Rachid Ammar : «En 2011, j&rsquo;ai reçu des consignes pour tirer sur les membres du clan Trabelsi»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Rachid-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-8833"/></figure></div>



<p><em><strong>Auditionné, ce lundi 3 janvier 2022, par la Chambre de la justice transitionnelle auprès du Tribunal de première instance de Tunis, l&rsquo;ancien chef d’Etat-major des armées, Rachid Ammar, a affirmé que l&rsquo;ancien ministre de la Défense, Ridha Grira, lui avait demandé, en 2011, d’arrêter l’ancien chef de la sécurité présidentielle, Ali Seriati, qui planifiait, selon lui, un coup d’Etat.</strong></em></p>



<span id="more-375650"></span>



<p>Il a également affirmé qu’il avait reçu, à la même période, des consignes pour tirer sur les membres du clan Trabelsi à l’aéroport, mais qu&rsquo;il a refusé d’exécuter cet ordre, rapporte Mosaïque FM.</p>



<p>Rappelons que Ammar est accusé de meurtre durant les émeutes du 25, 26 et 27 février 2011.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="59ncmQx6Kt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/03/tunisie-accuse-de-meurtre-rachid-ammar-comparait-devant-la-justice-transitionnelle/">Tunisie : Accusé de meurtre, Rachid Ammar comparaît devant la justice transitionnelle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Accusé de meurtre, Rachid Ammar comparaît devant la justice transitionnelle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/03/tunisie-accuse-de-meurtre-rachid-ammar-comparait-devant-la-justice-transitionnelle/embed/#?secret=7PsAhRbWSh#?secret=59ncmQx6Kt" data-secret="59ncmQx6Kt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Tunisie : Accusé de meurtre, Rachid Ammar comparaît devant la justice transitionnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2022 10:20:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Souab]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien chef d’état-major Rachid Ammar va comparaître, ce lundi 3 janvier 2022, devant une des Chambres de la justice transitionnelle, pour meurtre durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011. Ahmed Souab, avocat de l&#8217;ancien général, a dit, dans une déclaration accordée, le week-end, à Mosaïque FM, que son client dévoilera, pour la...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/12/Rachid-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-32529"/></figure></div>



<p><em><strong>L&rsquo;ancien chef d’état-major Rachid Ammar va comparaître, ce lundi 3 janvier 2022, devant une des Chambres de la justice transitionnelle, pour meurtre durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011.</strong></em></p>



<span id="more-375618"></span>



<p>Ahmed Souab, avocat de l&rsquo;ancien général, a dit, dans une déclaration accordée, le week-end, à Mosaïque FM, que son client dévoilera, pour la première fois, de nouvelles vérités, lors de ce procès exceptionnel.</p>



<p>Il a, par ailleurs, estimé que cette audition constitue une «<em>humiliation</em>», du fait qu&rsquo;aucune convocation n&rsquo;était parvenue à l&rsquo;intéressé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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		<title>Tunisie &#8211; Justice transitionnelle : L&#8217;audition de Rachid Ammar reportée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 14:13:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[justice transitionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Étant donné que le président de la Chambre criminelle spécialisée en les affaires de justice transitionnelle, ainsi que deux de ses membres, n&#8217;ont pas encore été nommés par le Conseil supérieur de la justice, l&#8217;audition de l&#8217;ancien général de l&#8217;armée tunisienne, à la retraite, Rachid Ammar, a été reportée à une date indéterminée. Rappelons que...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Rachid-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-8833"/></figure></div>



<p><strong><em>Étant donné que le président de la Chambre criminelle spécialisée en les affaires de justice transitionnelle, ainsi que deux de ses membres, n&rsquo;ont pas encore été nommés par le Conseil supérieur de la justice, l&rsquo;audition de l&rsquo;ancien général de l&rsquo;armée tunisienne, à la retraite, Rachid Ammar, a été reportée à une date indéterminée.</em></strong></p>



<span id="more-365832"></span>



<p>Rappelons que c&rsquo;est cette même chambre&nbsp;qui avait convoqué M. Ammar pour l&rsquo;auditionner dans le cadre d&rsquo;une affaire d&rsquo;homicide volontaire lors des événements du mois de Janvier 2011.&nbsp;</p>



<p>Il est à noter que Rachid Ammar n&rsquo;a pas assisté à la séance d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y. </strong></p>
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		<title>Mohamed El Ghoul, nouveau chef d’état major de l’armée de terre</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/01/mohamed-el-ghoul-nouveau-chef-detat-major-de-larmee-de-terre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jun 2018 13:07:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la république, Béji Caïd Essebsi, a nommé aujourd’hui, vendredi 1er juin 2018, Mohamed El Ghoul, chef d’état major de l’armée de terre, officier le plus haut gradé de la chaîne de commandement. Une cérémonie présidée par le chef de l’Etat a été organisée pour l’occasion au Palais Carthage, en présence du ministre de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-157507" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Mohamed-el-Ghoul.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le président de la république, Béji Caïd Essebsi, a nommé aujourd’hui, vendredi 1er juin 2018, Mohamed El Ghoul, chef d’état major de l’armée de terre, officier le plus haut gradé de la chaîne de commandement.</strong></em><span id="more-157503"></span></p>
<p>Une cérémonie présidée par le chef de l’Etat a été organisée pour l’occasion au Palais Carthage, en présence du ministre de la Défense nationale, Abdelkarim Zbidi.</p>
<p>Mohamed El Ghoul, qui était colonel-major, a été promu au grade de général de brigade.</p>
<p>Il succède ainsi à Ismaïl Fathali, nommé en août 2014, par Moncef Marzouki, président par intérim, en remplacement à Mohamed<a href="http://www.kapitalis.com/politique/23732-tunisie-confirmation-de-la-demission-du-general-el-hamdi.html"> Salah Hamdi</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-157509" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Abdelkarim-Zbidi-Beji-Caïd-Essebsi-Mohamed-Salah-Hamdi..jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Abdelkarim Zbidi, Beji Caïd Essebsi et Mohamed Salah Hamdi.</em></p>
<p>Ce dernier, qui avait succédé à Rachid Ammar, avait démissionné en 2014, soit un an après sa prise de fonction. Il était critiqué pour sa mauvaise gestion des affaires de l’armée nationale et l’absence de résultats dans la lutte contre le terrorisme.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/01/mohamed-el-ghoul-nouveau-chef-detat-major-de-larmee-de-terre/">Mohamed El Ghoul, nouveau chef d’état major de l’armée de terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Krichen : Ni Hitler ni Mussolini ne pourra gouverner la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Mar 2018 16:01:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon Zied Krichen, ni Adolf Hitler, ni Benito Mussolini ni Rouhollah Khomeini ne pourront gouverner la Tunisie d&#8217;aujourd&#8217;hui. Le journaliste et chroniqueur de « Midi Show » sur Mosaïque FM a indiqué, aujourd&#8217;hui, jeudi 1er mars 2018, qu&#8217;à cause des grèves successives qu&#8217;elle connait depuis la révolution de janvier 2011, la Tunisie est entrée dans une telle...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/01/krichen-ni-hitler-ni-mussolini-ne-pourra-gouverner-la-tunisie/">Krichen : Ni Hitler ni Mussolini ne pourra gouverner la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-141332" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/03/Zied-Krichene_Mussolini-et-Hitler_Khomeini.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><b><i>Selon Zied Krichen, ni Adolf Hitler, ni Benito Mussolini ni Rouhollah Khomeini ne pourront gouverner la Tunisie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</i></b><span id="more-141329"></span></p>
<p>Le journaliste et chroniqueur de « <em>Midi Show</em> » sur Mosaïque FM a indiqué, aujourd&rsquo;hui, jeudi 1er mars 2018, qu&rsquo;à cause des grèves successives qu&rsquo;elle connait depuis la révolution de janvier 2011, la Tunisie est entrée dans une telle instabilité qu&rsquo;elle ne pourra plus être gouvernée même par des dictatures semblables à celles d&rsquo;Adolf Hitler, de Benito Mussolini ou de Ruhollah Khomeini.</p>
<p>Le rédacteur en chef du quotidien <em>« Al-Maghreb »</em> a, par ailleurs, indiqué que les déclarations faites par  le général Rachid Ammar, en 2013, où l&rsquo;ancien chef d&rsquo;état major interarmes évoquait ses craintes d&rsquo;une détérioration de la situation générale en Tunisie commencent à prendre forme.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/03/01/krichen-ni-hitler-ni-mussolini-ne-pourra-gouverner-la-tunisie/">Krichen : Ni Hitler ni Mussolini ne pourra gouverner la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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