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	<title>Archives des Razika Adnani - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Razika Adnani - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>France &#124; Razika Adnani distinguée par le prix Sciences et Laïcité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 05:17:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
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		<category><![CDATA[prix Sciences et Laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Malka]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La philosophe et islamologue Razika Adnani a obtenu le prix Sciences et Laïcité décerné en France pour son ouvrage ‘‘Sortir de l’islamisme’’.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/france-razika-adnani-distinguee-par-le-prix-sciences-et-laicite/">France | Razika Adnani distinguée par le prix Sciences et Laïcité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’écrivain, philosophe et islamologue Razika Adnani a obtenu le prix&nbsp;Sciences et Laïcité&nbsp;décerné en France par le&nbsp;Comité Laïcité République&nbsp;pour son ouvrage&nbsp;‘‘Sortir de l’islamisme’’&nbsp;et pour l’ensemble de son travail de recherche dans le domaine de l’islam et de la pensée musulmane. La cérémonie a eu lieu le 10 décembre 2025 à&nbsp;l’Hôtel de Ville de Paris&nbsp;et le prix lui a été remis par l’avocat&nbsp;Richard Malka.</em></strong></p>



<span id="more-18082355"></span>



<p>Razika Adnani est est membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France de 2017 à 2014, membre du conseil scientifique du Centre civique d’étude du fait religieux (CCEFR), membre du groupe d’analyse de JFC Conseil, membre du jury du prix littéraire Gisèle Halimi et présidente fondatrice des Journées internationales dephilosophie d’Alger. Elle a forgé plusieurs concepts dont la moralisation de la violence dans<em> ‘‘La nécessaire réconciliation’’</em> et la réforme tournée vers l’avenir dans <em>‘‘Islam : Quel problème ? Les défis de la réforme’’</em>.</p>



<p><em>«Mon ouvrage </em>‘‘Sortir de l’islamisme’’<em>, publié en 2024, s’inscrit dans la continuité de mon travail de recherche dans le domaine de l’islam et de la pensée musulmane que j’ai commencé lorsque l’Algérie a été frappée de plein fouet par l’islam politique, ou l’islamisme, le plus fondamentaliste, le plus patriarcal et le plus meurtrier et lorsque j’ai ressenti le besoin de me protéger contre son discours qui s’imposait à nous partout et y compris sur le lieu de travail et&nbsp;notamment lorsqu’il s’agissait de mes élèves. Il fallait que je sois capable, moi leur professeur, de leur répondre et qu’ils ne puissent pas me mettre en difficulté»</em>, a déclaré Mme Adnani dans son allocution lors de la réception du prix. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Je voulais également répondre à mes interrogations, car je refusais d’accepter ce que le discours religieux nous présentait comme des vérités absolues. J’ai refusé de renoncer à ma pensée et à ma raison. J’ai refusé de cesser de croire à l’esprit critique que j’inculquais à mes élèves. Beaucoup avaient abdiqué y compris mon professeur de théologie à l’université, spécialiste du mutazilisme, cette grande école théologique rationaliste qui a prospéré au IX<sup>e</sup> siècle.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qdw5WKQ2Tv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/">Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Reconstruire l’islam d’aujourd’hui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/embed/#?secret=XiNuMKRJv0#?secret=Qdw5WKQ2Tv" data-secret="Qdw5WKQ2Tv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2025 08:20:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouvel ouvrage ‘‘Sortir de l’islamisme’’,  Razika Adnani réfléchit aux moyens de sortir de l’islamisme qui menace la civilisation même de l'islam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/19/vient-de-paraitre-sortir-de-lislamisme-de-razika-adnani/">Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le nouvel ouvrage de la chercheur franco-algérienne Razika Adnani, <a href="https://www.razika-adnani.com/ouvrages/sortir-de-lislamisme/#more-33939" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Sortir de l’islamisme’’</a>, publié le 10 décembre 2024 par les éditions Erick Bonnier, avec une préface de Rémi Brague, est entièrement consacre à l’islam et à la pensée musulmane.  </em></strong></p>



<span id="more-15226154"></span>



<p>Le monde connaît en ce début de XXI<sup>e</sup> siècle des bouleversements politiques et géopolitiques majeurs qui font que les forces et les pouvoirs changent de camp. L’Occident, initialement reconnu comme porteur des valeurs humaines d’égalité et de liberté, est affaibli de l’intérieur et n’est plus capable de les défendre.</p>



<p>Dans ce genre de climat politique, les totalitarismes et les extrémismes trouvent un terrain favorable pour proliférer et, l’islamisme – qui est un extrémisme et un totalitarisme –, ne fait pas exception à cette logique du monde. Il s’est installé en maître dans tous les pays musulmans, dans une bonne partie de l’Afrique et de l’Asie, qui sont de plus en plus dominés par une version fondamentaliste de l’islam.</p>



<p>Pour faire face à l’islamisme, il faut le connaître, le diagnostiquer, et c’est ce que l’école française, qui s’est répandue dans le monde anglo-saxon, n’a pas su faire en coupant l’islamisme de ses origines théologiques et historiques.</p>



<p>Comment sortir de l’islamisme qui menace notre civilisation? Et quel est l’angle d’attaque? Sur quel front faut-il mener la lutte? Les nombreuses années que l’auteure a passées à observer, analyser et étudier l’islamisme lui ont permis de réaliser le lien entre femmes et islamisme. Ce dernier est un patriarcat déviant et il ne peut exister sans soumettre les femmes. En soumettant les femmes, l’islamisme soumet l’homme, la pensée et la société.</p>



<p>Parlant de son nouvel ouvrage Razika Adnani a déclaré qu’il s’inscrit dans la continuité de sa réflexion sur ce sujet qui a commencé lorsque l’Algérie, où elle vivait, <em>«a été frappée de plein fouet par l’islamisme le plus radical, le plus inhumain, le plus misogyne et le plus meurtrier»</em>. Cette réflexion, ajoute-t-elle, s’est poursuivie lorsqu’elle a <em>«observé le renoncement progressif très inquiétant du monde musulman, sous la pression des islamistes, à ce qu’il avait réalisé comme progrès dans le domaine des droits humains lors du processus de modernisation entamé au XIX<sup>e</sup> siècle.»</em></p>



<p><em>«Si j’écris encore sur ce phénomène qu’on appelle l’islamisme, c’est parce que dans toute son histoire il n’a jamais été aussi fort, il n’a jamais conquis autant de territoires et il n’a jamais été aussi proche de son objectif. C’est un livre je place la lutte contre l&rsquo;islamisme à l’intérieur de l&rsquo;islam alors qu’on l’a jusque là placé à l’extérieur de l’islam en expliquant pourquoi il est indispensable de la placer à l’intérieur de l’islam»</em>, explique l’auteure.</p>



<p>Razika Adnani est écrivain, philosophe et islamologue. Après des études de philosophie à l’Université d’Alger, elle a exercé en tant que professeur de philosophie jusqu’en 2005, date à laquelle elle quitte l’enseignement pour se consacrer à la recherche et à l’écriture.</p>



<p>Membre du conseil d’orientation de la Fondation de l’islam en France de 2017 à 2024, elle a travaillé pour plusieurs universités et centres de recherche. Elle a publié plusieurs ouvrages, notamment <em>‘‘La nécessaire réconciliation. La réforme tournée vers l’avenir</em>, <em>l’islam révélé et l’islam construit’’</em>,<em> ‘‘Islam : Quel problème ? Les défis de la réforme’’; <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Maghreb: l’impact de l’islam sur l’évolution de la sociale et politique’’</a>; ‘‘Pour ne pas céder ; textes et pensées’’ ; ‘‘Laïcité et islam, mission impossible ?’’.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VCmDU2jihf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/">La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/embed/#?secret=FzuBSwJDEe#?secret=VCmDU2jihf" data-secret="VCmDU2jihf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/19/vient-de-paraitre-sortir-de-lislamisme-de-razika-adnani/">Vient de paraître : ‘‘Sortir de l’islamisme’’ de Razika Adnani</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2023 07:29:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Nahda]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les musulmans d’aujourd’hui seraient bien inspirés de se construire un islam mieux adapté à leurs nouvelles spiritualités et leurs nouveaux besoins socio-économiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/">Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Si les musulmans ont construit hier leur islam, ou leurs islams, correspondant à leur culture et à leur époque, pourquoi n’auraient-ils pas aujourd’hui le droit d’en construire un autre qui serait compatible avec l’époque et les valeurs de l’humanisme indispensable à la résolution des problèmes que pose l’islam dans nos sociétés actuelles ?». C’est la question que se pose courageusement une islamologue algérienne dans un nouvel ouvrage.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-5943894"></span>



<p>Razika Adnani, écrivain, philosophe et islamologue, dont Kapitalis a publié plusieurs articles sur les problématiques de l’islam contemporain, vient de publier un nouvel ouvrage intitulé <em>‘‘L’impact de l’islam sur l’évolution sociale et politique’’</em>, publié en français et en arabe Fondapol.  </p>



<p>Les sociétés musulmanes du Maghreb, comme celles du Machrek, ont connu, entre la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, de profondes réformes sociales et politiques qui leur ont permis de faire un pas important vers la modernité. Mais la dynamique de cette Nahda a connu une interruption avec ce que l’auteure qualifie de <em>«renoncement progressif à ses acquis»</em>, notamment dans le domaine de l’égalité et de la liberté. </p>



<p>Le renforcement du conservatisme religieux, qui a marqué l’évolution sociale et politique des pays du Maghreb au cours des cinquante dernières années, les a empêchées de <em>«se libérer de pratiques et de valeurs traditionnelles pesantes»</em>. D’où la <em>«réaffirmation du poids de la religion et du passé»</em> qui a empêché l’évolution vers une plus grande liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le renoncement à la modernisation</h2>



<p>L’auteure parle même de <em>«renoncement à la modernisation»</em>, où la pratique de l’islam joue un grand rôle, en déterminant <em>«la relation des musulmans à la vérité, à la pensée, à l’autre et au temps</em>», écrit Razika Adnani, qui s’interroge dans cet essai courageux sur les causes de ce renoncement aux acquis de la Nahda et aux valeurs de la modernité et se demande jusqu’où ce renoncement peut-il aller. <em>«Les conséquences de ce renoncement sont préoccupantes, non seulement pour les pays du Maghreb mais aussi pour l’Occident, et plus encore pour les pays où l’islam est une religion importante, tels la France et la Belgique»</em>, écrit-elle.</p>



<p>Membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France, membre du conseil scientifique du Centre Civique d’Étude du Fait Religieux (CCEFR), membre du groupe d’analyse de JFC Conseil et Présidente Fondatrice des Journées Internationales de Philosophie d’Alger, Razika Adnani a toujours interrogé, dans ses écrits et ses conférences, le phénomène du retour en arrière dans les sociétés musulmanes, qui sont souvent prêtes à <em>«renoncer à la liberté de conscience afin de protéger davantage la religion»</em>, comme si cette religion est menacée.</p>



<p><em>«Ce phénomène de retour en arrière est la conséquence de la montée de l’islamisme et du traditionalisme, qui concerne tous les pays où l’islam est une religion majoritaire ou importante, y compris en Occident»</em>, écrit-elle dans l’introduction de son nouvel ouvrage où elle analyse l’impact de l’islam sur l’évolution politique et sociale des pays musulmans et se demande pourquoi ces pays <em>«n’arrivent-ils pas à sortir des pratiques et des normes ancestrales, à créer le changement et à mener des réformes profondes ? Pourquoi les mouvements de colère populaire dans les pays musulmans débouchent-ils sur davantage de conservatisme religieux et de retour vers le passé ?»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Souligner la part humaine dans l’islam</h2>



<p>Les analyses de Razika Adnani tentent de répondre à ces questions en examinant l’évolution politique et sociale dans les trois pays du Maghreb central, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, dont les populations nouent des liens historiques, culturels, géographiques et sentimentaux, liens qui se retrouvent d’ailleurs à l’œuvre parmi les communautés maghrébines en France, en Belgique, en Espagne et en Italie.</p>



<p><em>«Comprendre l’impact de l’islam sur l’évolution sociale et politique des sociétés maghrébines constitue aussi un élément de compréhension important de son impact sur une bonne partie des sociétés européennes»</em>, fait observer Razika Adnani dans ce texte où elle cherche à <em>«expliquer les causes du retour aux traditions et au conservatisme religieux dans le domaine social et politique caractérisant aujourd’hui les sociétés musulmanes, et par cette raison même de plus en plus éloignées, dans le domaine des normes et du comportement, de la modernisation voulue par la&nbsp;</em><em>Nahda</em><em>.»</em></p>



<p>Si la chercheuse établit une distinction conceptuelle entre l’islam inscrit dans le Coran et celui qui existe sous différentes formes dans la réalité humaine et qui est devenu théologie, droit et comportement, c’est pour <em>«souligner la part humaine dans l’islam que les musulmans pratiquent, qui l’empêche d’être parfait ou sacré.»</em> Mais aussi <em>«pour rappeler que, si les musulmans ont construit hier leur islam, ou leurs islams, correspondant à leur culture et à leur époque, pourquoi n’auraient-ils pas aujourd’hui le droit d’en construire un autre qui serait compatible avec l’époque et les valeurs de l’humanisme indispensable à la résolution des problèmes que pose l’islam dans nos sociétés actuelles ?»</em></p>



<p>Et c’est là, on l’a compris, le parti-pris théorique que l’auteure voudrait voir confronté à la réalité du vécu des musulmans d’aujourd’hui, lesquels seraient bien inspirés de se construire un islam  mieux adapté à leurs nouvelles spiritualités et à leurs nouveaux besoins socio-économiques.</p>



<p><a href="https://www.fondapol.org/etude/maghreb-limpact-de-lislam-sur-levolution-sociale-et-politique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Accès libre à l’étude sur ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/05/reconstruire-lislam-daujourdhui/">Reconstruire l’islam d’aujourd’hui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jun 2022 06:07:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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		<category><![CDATA[droits et libertés]]></category>
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		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article sur la thématique de la référence à l'islam dans les constitutions de trois pays maghrébins: le Maroc, l'Algérie et la Tunisie: les impasses juridiques et les stratégies de contournement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/18/la-reference-a-lislam-et-lechec-du-systeme-constitutionnel-au-maghreb/">La référence à l’islam et l’échec du système constitutionnel au Maghreb</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au moment où le débat politique en Tunisie porte de nouveau sur la suppression de la stipulation que « l&rsquo;islam est la religion de l&rsquo;Etat » du texte dans le texte de la nouvelle constitution tunisienne en gestation, l&rsquo;auteure revient dans cet article sur la thématique de la référence à l&rsquo;islam dans les constitutions de trois pays maghrébins: le Maroc, l&rsquo;Algérie et la Tunisie: les impasses juridiques et les stratégies de contournement. </em></strong> </p>



<p>Par<strong> Razika Adnani</strong> *</p>



<span id="more-1536560"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani.jpg" alt="" class="wp-image-1536608" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/06/Razika-Adnani-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Au milieu du XXe siècle, tous les pays du Nord de l’Afrique s’étaient dotés d’une constitution prouvant ainsi leur volonté de moderniser l’organisation de l’État et d’en finir avec le système traditionnel.</p>



<p>C’était le fruit de la Nahda, un mouvement de réforme social et politique que ces pays, comme tous les pays musulmans, ont connu entre le XIXe siècle et la fin de la première moitié du XXe siècle. Son objectif était de sortir ces pays de leur sous-développement et de leur permettre d’entrer dans l’ère de la modernité. L’adoption du système constitutionnel a été la plus importante réforme de ce mouvement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La référence à l’islam comme religion de l’État </h2>



<p>Cependant, tous ces pays ont dès le départ affirmé dans leur constitution<br>que l’islam était la religion de l’État. Avec des précisions supplémentaires pour le Maroc qui a attesté dans le préambule de sa constitution que le royaume du Maroc était un État musulman et que le roi était le commandeur des croyants, et pour la Tunisie qui a précisé dans le préambule de sa constitution qu’elle demeurait fidèle aux enseignements de l’islam. Quant à l’Algérie, c’est en 1976 qu’elle a ajouté l’article 19 qui stipulait que la révolution culturelle avait comme objectif d’adopter un style de vie en harmonie avec la morale islamique.</p>



<p>Cette référence à l’islam représente le premier obstacle contre lequel se sont heurtées les constitutions de ces trois pays étant donné que l’islam n’est pas uniquement une religion, mais également un système juridique qui remonte de surcroît aux premiers siècles de l’islam. Alors que la constitution est la loi fondamentale de l’État et se trouve au commencement de toutes les lois, comme le précise l’homme politique, écrivain et philosophe prussien Ferdinand Lassalle (1825-1864) dans une conférence<br>intitulée <em>«Qu’est-ce que la constitution ?»</em> qu’il a donnée en 1862.</p>



<p>Cette référence à l’islam comme religion de l’État signifie donc que dans ces pays la constitution n’est pas la loi fondamentale de l’État ou que l’État a deux lois fondamentales. Dans les deux cas, cela signifie l’échec du système<br>constitutionnel. Notamment, lorsque les lois de la constitution et celles de l’islam s’opposent comme c’est le cas des constitutions tunisienne et algérienne qui ont affirmé leur respect des Droits de l’Homme. L’Algérie a même précisé qu’il s’agissait des Droits de l’Homme tels qu’ils sont inscrits dans la Déclaration universelle de l’Onu alors que l’islam ne reconnaît pas ces droits de l’Homme. Quant au Maroc, il faut attendre 1992 pour que la constitution marocaine garantisse les Droits de l’Homme dans son préambule.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les lois de l’islam fondées sur le principe de l’inégalité</h2>



<p>Le principe d’égalité est également garanti par les constitutions de ces trois pays, même si le Maroc a limité l’égalité entre les hommes et les femmes au domaine politique jusqu’en 2011 date à laquelle il a reconnu l’égalité civile entre les hommes et les femmes. Quant à l’Algérie, elle a affirmé que tous les citoyens des deux sexes avaient les mêmes droits et les mêmes devoirs dès sa première constitution. En 1976, elle affirme que toute discrimination fondée sur des préjugés de sexe, de race ou de métier est proscrite. Or, les règles juridiques de l’islam sont fondées sur le principe de l’inégalité entre les musulmans et les non-musulmans, entre les femmes et les hommes et entre les maîtres et les esclaves, codifiée dans 25 versets coraniques.</p>



<p>Pour le philosophe anglais du XIIIe siècle David Hume, l’objectif de la constitution est de protéger les libertés des individus contre la tyrannie royale alors que le système juridique de l’islam, conçu aux premiers siècles de son histoire, est fondé sur l’obéissance qui est à l’opposé du principe de la liberté : <em>«Obéissez à Dieu, au prophète et à ceux qui ont l’autorité parmi vous»</em>, verset 59 de la sourate 4, <em>Les femmes</em>. </p>



<p>Toutefois, une question se pose : peut-on réellement parler de l’islam comme d’une autre loi fondamentale au sein des constitutions de ces pays ?</p>



<p>Pour répondre à cette question, il est indispensable de rappeler que la constitution est une loi fondamentale, certes, mais qui est constituée de plusieurs lois fondamentales qui posent les fondements du droit, fixent l’organisation et le fonctionnement de l’État, ou d&rsquo;un ensemble d&rsquo;États, et déterminent les droits et libertés des individus. </p>



<h2 class="wp-block-heading">De quel islam parle-t-on? Il y en a plusieurs&#8230;</h2>



<p>Or, ces constitutions ne donnent aucun détail qui va dans ce sens concernant la référence à l’islam comme religion de l’État et ne disent pas non plus de quel islam il s’agit, car si en islam il y a un seul Dieu, un seul prophète, un seul Coran, il y a plusieurs islams. </p>



<p>En 2011, la constitution marocaine a réaffirmé le fait que l’état était musulman tout en précisant qu’il s’agissait d’un islam modéré. Cependant, elle n’a donné aucune précision claire sur les principes de cet islam modéré permettant de le distinguer des autres islams. </p>



<p>Ainsi on ne peut pas parler de deux lois fondamentales dans le sens moderne du terme au sein de ces constitutions.</p>



<p>Comment les choses se sont-elles articulées dans la réalité juridique de ces pays ?</p>



<p>D’une manière générale, le droit que ces pays ont adopté a été un droit positif très inspiré du droit européen. La charia n’y est pas apparue comme une norme juridique explicite malgré certaines lois du droit musulman reprises par le législateur de ces pays.</p>



<p>Cependant, le domaine de la famille, lui, a été explicitement soumis à la charia.<br>Ainsi, les codes de la famille algérien de 1984 et marocain 1958, appelé <em>La<br>Moudawana</em>, sont restés fidèles au droit musulman. En revanche, le Statut du code personnel tunisien de 1957 n’a pas repris un certain nombre de lois de la charia, telles que la polygamie et la répudiation, sans pour autant qu’il ait pu s’affranchir totalement des règles de la charia. La réforme des codes marocain en 2004 et algérien en 2005 a été un grand pas vers leur modernisation, mais sans que les législateurs aillent au point de les émanciper du droit musulman traditionnel pourtant incompatible avec les lois fondamentales des constitutions de ces pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam comme prétexte pour transgresser la loi fondamentale</h2>



<p>Ainsi, on déduit que le législateur a agi à sa guise. Il a soumis aux lois de la<br>constitution les domaines du droit qu’il voulait et à la charia le domaine de la famille comme il le voulait.</p>



<p>Ce qui lui a permis cette liberté d’action, c’est la référence à l’islam comme religion de l’État qui a été également utilisée comme prétexte pour transgresser la constitution, y compris dans d’autres domaines comme celui du code pénal. Ainsi, l’article 144 bis 2 du code pénal algérien qui prévoit 3 à 5 ans de prison à toute personne portant atteinte à l’islam est promulgué en 2011 alors que la constitution en vigueur stipulait le respect des Droits de l’Homme et la liberté de conscience. Les religieux et les conservateurs ont également utilisé cette référence à l’islam comme religion de l’État pour s’introduire dans le domaine de la constitution. Le 30 décembre 2020, l’Algérie a supprimé la référence aux Droits de l’Homme du chapitre <em>«droits et libertés»</em> et l’a remplacée par une expression vague, celle des droits fondamentaux.</p>



<p>Ainsi, on déduit qu’avec l’article <em>«l’islam est religion de l’État»</em> les gouvernements de ces trois pays sont in fine régis par la volonté des religieux et non par des lois. Alors que les systèmes constitutionnels, tels qu’ils sont définis, sont des gouvernements qui sont régis par la loi et non par la volonté d’un homme ou d’un groupe d’hommes. La constitution américaine de 1787 a été pensée dans l’objectif de lutter contre l’arbitraire du parlement.</p>



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<p>Comment expliquer ce désir de soumettre la famille aux règles de la charia ?</p>



<p>À cette question, les deux mêmes réponses sont toujours données. La première est celle de la religion et la seconde est celle des traditions qui sont en réalité très liées. Pour ceux qui avancent l’argument de la religion, il s’agit de sociétés musulmanes et il est normal que la famille soit organisée selon les lois de la religion. Un argument qui n’est pas exact étant donné que, d’une part, le droit musulman ne concerne pas uniquement le domaine de la famille et, d’autre part, le même législateur n’a pas repris d’autres lois de la charia telles que les châtiments corporels et les règles qui codifient l’esclavage qui sont pourtant inscrites dans la charia des textes coraniques et celle des livres de droit. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La charia n’est qu’un prétexte pour pérenniser l&rsquo;inégalité</h2>



<p>Il est important de rappeler également qu’il ne suffit pas qu’une règle soit inscrite dans le Coran pour qu’elle soit appliquée et applicable. La preuve en est que les musulmans ne mettent pas en pratique toutes les règles qui y sont inscrites. La charia n’est donc qu’un argument pour pérenniser les lois qui discriminent les femmes au profit des hommes.</p>



<p>Quant à l’argument des traditions, selon lequel la famille est la première cellule de la société et il est important qu’elle soit garante des traditions, il n’est pas convaincant, car les traditions ne concernent pas uniquement la famille. Pourquoi les législateurs n’ont-ils pas vu d’inconvénient de s’émanciper des traditions dans les autres domaines et s’y sont-ils opposés quand il s’agissait de la famille ? Ensuite, ces pays au milieu du XXe siècle étaient dans un processus de modernisation. Or, logiquement, il est difficile d’envisager la modernisation de la société si sa première cellule doit rester traditionnelle.</p>



<p>Ainsi, si ni la religion ni les traditions n’expliquent pourquoi ces pays, au moment où ils voulaient se moderniser, ont refusé que la modernité concerne la famille, c’est du côté de la domination masculine qu’il faut regarder. Car, les relations familiales sont en réalité des relations entre les hommes et les femmes et la charia donne aux hommes des privilèges au détriment des femmes.</p>



<p>Si soumettre la famille aux règles de la charia revient à protéger les privilèges des hommes, le désir de préserver la domination masculine est donc un facteur important qui explique la référence à l’islam comme religion de l’État dans ces constitutions. Il a été de ce fait non seulement l’obstacle qui a empêché ces constitutions de se réaliser mais aussi celui qui a permis à la religion et aux traditions de reprendre la main sur les domaines du droit et de la société. Et parce que le sujet de l’émigration est l’une des questions qui nous interpellent aujourd’hui, il est important de rappeler que plus la religion a la main mise sur les sociétés, plus les libertés individuelles sont confisquées<br>et plus les jeunes partent. Au Maghreb, cela prive ces sociétés de leur jeunesse donc de leur richesse et de leur compétence. **</p>



<p><em>* Philosophe et islamologue, membre du Conseil d’orientation de la Fondation de l’Islam de France et du groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>



<p><em>**  Texte de l&rsquo;intervention de l&rsquo;auteure lors des 6e Rencontres internationales géopolitiques de Trouville-sur-Mer, le 12 septembre 2021.</em></p>



<p><strong><em>Illustration: rencontre entre le président Saïed et les deux professeurs de droit constitutionnel chargés de proposer un projet de nouvelle constitution: Sadok Belaid et Mohamed Salah Ben Aissa. </em></strong></p>



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