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	<title>Archives des réchauffement climatique - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des réchauffement climatique - Kapitalis</title>
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		<title>Quand la ville devient une fournaise </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 08:27:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[climatisation]]></category>
		<category><![CDATA[cycle de l’eau]]></category>
		<category><![CDATA[El Habib Ben Amara]]></category>
		<category><![CDATA[îlots de chaleur urbains]]></category>
		<category><![CDATA[Ksours]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque été, les thermomètres nous rappellent que nous avons construit des villes qui génèrent leur propre chaleur.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Îlots de chaleur urbains, effondrement du cycle de l’eau et impasse climatique globale. Face au réchauffement climatique, auquel elle contribue largement, la ville moderne doit s’adapter et changer de paramètres et de pratiques…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>El Habib Ben Amara *</strong></p>



<span id="more-19131563"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreuses villes du monde, marcher dehors au milieu de l’été est devenu une expérience physiquement épuisante. Le béton brûle sous le soleil. Les façades continuent de refléter la chaleur dans la nuit. L’air semble immobile, sec, parfois presque irrespirable. Les arbres disparaissent, les sols sont scellés sous l’asphalte, l’eau de pluie est évacuée des villes aussi vite que possible, tandis que les climatiseurs libèrent encore plus de chaleur dans l’atmosphère urbaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque été, les thermomètres nous rappellent une vérité que nos villes refusent encore d’affronter : nous avons construit des espaces urbains qui génèrent leur propre chaleur. Nous avons construit des fours. Dans cette partie du monde – le Sahara – chaque été c’est un avant-goût d’enfer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les îlots de chaleur urbains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreuses villes méditerranéennes et sahariennes, en particulier au Maghreb et dans les régions arides du Moyen-Orient, les centres urbains se transforment de plus en plus en pièges thermiques où les températures nocturnes restent plusieurs degrés plus élevées que dans les zones rurales environnantes. Même la nuit ne rafraîchit plus la ville. Les murs continuent de libérer l’énergie accumulée pendant la journée, tandis que l’air reste lourd, immobile, étouffant. Ce phénomène a un nom : les îlots de chaleur urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais réduire cette réalité à une simple anomalie climatique locale serait une erreur. Les îlots de chaleur urbains ne sont pas seulement un problème de température. Ils sont l’une des manifestations les plus visibles d’une rupture profonde entre les sociétés humaines et les mécanismes écologiques qui régulent naturellement le climat de la Terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long de l’histoire, les civilisations ont prospéré lorsqu’elles ont appris à travailler avec l’eau, les sols, les arbres et les cycles naturels. Elles ont décliné lorsqu’elles ont détruit ces équilibres. Aujourd’hui, la ville moderne semble suivre la même trajectoire de rupture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ville moderne comme un moteur thermique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n’est plus marginal. Il est sanitaire, énergétique, hydrologique, social et, finalement, civilisationnel. L’aspect peut-être le plus alarmant se trouve ailleurs : nous répondons à la surchauffe par des solutions qui intensifient encore le problème. Climatisation massive, surfaces minérales, verre réfléchissant, artificialisation croissante des sols — toutes ces mesures peuvent refroidir temporairement l’intérieur des bâtiments, mais elles chauffent simultanément encore plus l’environnement urbain environnant. La ville moderne se comporte désormais comme un moteur thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette situation n’est pas un destin climatique inévitable. Elle est le résultat de choix d’aménagement — une rupture progressive avec les mécanismes naturels qui régulent le climat : l’eau, les sols vivants, la végétation, l’ombre et l’évapotranspiration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre <em>‘‘Cooling Climate Chaos’’</em> de Peter Paul Brunyard et Rob de Laet nous rappelle une idée fondamentale : la stabilité thermique de la planète dépend largement du cycle de l’eau et des systèmes vivants, bien plus que nous ne l’avons reconnu pendant des décennies. La vie ne subit pas simplement le climat. Elle le régule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette compréhension change profondément notre manière de penser les villes. Si les forêts peuvent refroidir des régions entières, pourquoi les villes ne pourraient-elles pas redevenir des organismes climatiques capables de respirer, transpirer et rafraîchir leurs propres territoires ? Et surtout, pourquoi avons-nous oublié que les civilisations sahariennes savaient déjà construire avec l’intelligence thermique des systèmes vivants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les îlots de chaleur urbains ne sont pas un accident naturel. Ils sont la conséquence logique d’un modèle urbain devenu thermiquement, hydrologiquement et écologiquement dysfonctionnel. La ville moderne ne souffre pas seulement du changement climatique. Elle fabrique localement sa propre panne thermique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La ville fabrique sa propre chaleur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un îlot de chaleur urbain est une zone artificialisée où les températures restent systématiquement plus élevées que dans les milieux naturels environnants. Deux phénomènes se superposent : l’îlot de chaleur de surface, mesurable sur les toits, les routes et les surfaces minérales, et l’îlot de chaleur atmosphérique, vécu directement par les habitants dans les rues et les quartiers densément bâtis. Dans les contextes méditerranéens et sahariens, ce phénomène devient particulièrement intense. La ville cesse peu à peu d’être un refuge contre les extrêmes climatiques et devient au contraire un piège thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier mécanisme derrière cette surchauffe réside dans les matériaux eux-mêmes. Le béton, l’asphalte, le bitume et les surfaces imperméables absorbent l’énergie solaire tout au long de la journée et la libèrent lentement pendant la nuit. Contrairement aux sols vivants, ces surfaces ne respirent pas. Elles stockent, accumulent et re-rayonnent la chaleur en continu bien après le coucher du soleil. La ville elle-même commence à fonctionner comme une gigantesque batterie thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième mécanisme est lié à la morphologie urbaine. Les rues étroites bordées de bâtiments élevés créent ce que les climatologues appellent des <em>«canyons urbains»</em>. La circulation de l’air devient restreinte tandis que le rayonnement solaire rebondit plusieurs fois entre les façades. La chaleur reste piégée entre les murs, et le refroidissement nocturne ne peut plus se faire correctement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième mécanisme – probablement le plus fondamental – est la disparition de la végétation. Un arbre n’est pas seulement un élément décoratif. C’est un système climatique vivant. Par l’évapotranspiration, il transforme une partie de l’énergie solaire en vapeur d’eau au lieu de la convertir directement en chaleur sensible. Son ombre protège les surfaces du rayonnement direct, sa canopée humidifie l’air et ses racines maintiennent des sols vivants et perméables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les écosystèmes naturels, une grande partie de l’énergie solaire est utilisée pour faire circuler l’eau. Dans les villes minérales, cette même énergie devient chaleur. Sous un soleil intense, les surfaces minérales urbaines peuvent devenir 20°C plus chaudes que les surfaces végétalisées voisines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième mécanisme est anthropique. Les voitures, l’industrie, les infrastructures énergétiques, et surtout la climatisation, ajoutent continuellement de la chaleur au système urbain. La climatisation illustre parfaitement le paradoxe thermique contemporain : elle refroidit l’intérieur des bâtiments tout en rejetant de la chaleur à l’extérieur, augmentant ainsi les températures urbaines globales. Nous refroidissons les bâtiments en chauffant la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’urbanisme contemporain a progressivement remplacé les systèmes vivants par des surfaces mortes. Les sols vivants ont été remplacés par des dalles minérales, les espaces verts par des parkings, les arbres par des pylônes et des lampadaires, les oueds par des canalisations enterrées, et l’ombre par une exposition totale. Ce que l’on appelait autrefois <em>«modernisation»</em> signifiait souvent minéralisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous commençons à découvrir les limites thermiques de cette vision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rupture avec le cycle de l’eau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise thermique urbaine ne peut être comprise sans revenir à une transformation bien plus profonde : la rupture avec le cycle local de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des siècles, les cités traditionnelles fonctionnaient en relative continuité avec les mécanismes hydrologiques naturels. L’eau de pluie s’infiltrait dans les sols, rechargeait les nappes phréatiques, soutenait la végétation et contribuait au refroidissement naturel des territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville moderne a progressivement inversé cette logique. L’urbanisme contemporain a été conçu comme une machine à drainer où les eaux pluviales devaient être évacuées le plus rapidement possible par des réseaux souterrains et expulsées hors de la ville. Les sols sont devenus scellés, les cours d’eau canalisés, et les zones humides ont progressivement disparu. La ville moderne fonctionne comme une surface drainante, alors que la ville traditionnelle fonctionnait comme une éponge. Cette différence est fondamentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un sol vivant reçoit de l’eau, une partie de cette eau est stockée sous terre et progressivement recyclée vers l’atmosphère par l’évapotranspiration des plantes. Ce mécanisme absorbe d’énormes quantités d’énergie sous forme de chaleur latente et contribue naturellement au refroidissement du territoire. Mais lorsque les sols sont recouverts de béton, l’eau ne peut plus s’infiltrer. Elle ruisselle rapidement vers les drains et les égouts. Le sol s’assèche, la végétation souffre, l’évapotranspiration diminue. L’énergie solaire n’est plus utilisée pour faire circuler l’eau : elle surchauffe directement les surfaces urbaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d’autres termes, une ville sans eau ni végétation devient mécaniquement plus chaude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème fondamental se trouve peut-être là : nos sociétés ont réduit l’eau à une fonction purement utilitaire – boire, irriguer, évacuer – tout en oubliant que l’eau est avant tout un régulateur climatique. Une ville qui infiltre, retient et évapore l’eau devient naturellement plus fraîche. Une ville qui évacue rapidement l’eau devient progressivement un désert thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement de paradigme requis est immense. Pendant des décennies, les villes modernes ont considéré l’eau de pluie comme un problème à éliminer le plus vite possible. Pourtant, cette eau constitue l’une des principales ressources capables de rafraîchir les territoires urbains. Chaque goutte d’eau infiltrée devient une future réserve de fraîcheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe climatique contemporain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons un paradoxe frappant. Jamais l’humanité n’a autant parlé du climat, et jamais les villes ne sont devenues aussi incompatibles avec les mécanismes naturels de refroidissement. Dans de nombreuses métropoles, les arbres sont sacrifiés pour élargir les routes, les sols sont complètement artificialisés, les cours d’eau sont enterrés, les zones humides détruites, tandis que les espaces verts sont souvent réduits à des éléments décoratifs plutôt que fonctionnels. Pourtant, une ville n’est pas seulement un environnement bâti. C’est un système énergétique et hydrologique. Lorsque ce système cesse de recycler l’eau localement, il cesse également de réguler sa propre température.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les îlots de chaleur urbains révèlent donc une contradiction profonde au cœur du modèle urbain contemporain : nous cherchons à lutter contre le changement climatique tout en détruisant simultanément les mécanismes biologiques capables de rafraîchir naturellement les territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, la réponse dominante reste technologique : plus de climatisation, plus de surfaces réfléchissantes, plus d’appareils intelligents, plus de contrôle technique. Mais cette logique atteint rapidement ses limites. Les climatiseurs augmentent la consommation énergétique, renforcent la dépendance électrique et intensifient la chaleur extérieure. Les technologies dites « intelligentes » peuvent améliorer certains paramètres, mais elles ne peuvent pas remplacer l’eau, les arbres ou les sols vivants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est systémique. Nous avons tenté de concevoir la ville comme une machine indépendante des systèmes vivants. Aujourd’hui, nous découvrons qu’une ville incapable de coopérer avec les mécanismes écologiques finit par devenir thermiquement hostile à ses propres habitants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="txzUlhzv0A"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/restaurer-les-cycles-de-leau-pour-regenerer-le-sahara/">Restaurer les cycles de l’eau pour régénérer le Sahara</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Restaurer les cycles de l’eau pour régénérer le Sahara » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/restaurer-les-cycles-de-leau-pour-regenerer-le-sahara/embed/#?secret=PwK14qfvuh#?secret=txzUlhzv0A" data-secret="txzUlhzv0A" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une crise sanitaire et sociale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences des îlots de chaleur urbains s’étendent bien au-delà de l’inconfort thermique. La chaleur nocturne permanente perturbe le sommeil et empêche le corps humain de récupérer correctement. Les vagues de chaleur augmentent les risques de déshydratation, de coup de chaleur et de mortalité parmi les populations les plus vulnérables. La pollution de l’air est amplifiée par les températures élevées, en particulier par la formation d’ozone troposphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la crise thermique urbaine est aussi une crise sociale. Les quartiers les plus pauvres sont souvent les moins végétalisés, les plus densément minéralisés et les moins équipés pour faire face aux épisodes de chaleur extrême. Les résidents à faible revenu vivent fréquemment dans des logements mal isolés, avec un accès limité à la climatisation et peu d’espaces publics ombragés à proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le climat urbain devient ainsi une question de justice territoriale. Dans certaines régions arides du Maghreb et du Moyen-Orient, cette situation pourrait devenir critique dans les décennies à venir. Alors que le réchauffement climatique se combine à l’artificialisation des sols et à la rareté de l’eau, certaines villes pourraient progressivement devenir inhabitables pendant plusieurs semaines chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc plus simplement de savoir comment rendre les villes plus confortables. Il s’agit désormais de savoir comment maintenir des conditions minimales d’habitabilité dans les territoires urbains du vingt-et-unième siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les leçons oubliées des ksours sahariens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien avant la climatisation, les simulations thermiques et les <em>«villes intelligentes»</em>, les sociétés sahariennes avaient développé une intelligence climatique extraordinairement raffinée. Les ksours du Sahara algérien – de la Saoura au Touat, du Gourara au M’zab – représentent probablement l’une des formes d’urbanisme bioclimatique les plus avancées jamais conçues en milieu aride, au milieu des sables et des rocs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces établissements fortifiés n’étaient pas seulement des architectures défensives. C’étaient des machines thermiques passives adaptées au désert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier principe des ksour était la compacité. Les bâtiments étaient regroupés afin de réduire les surfaces exposées au soleil et de créer de l’ombre mutuelle permanente. Dans les climats extrêmes, l’espace vide devient un piège solaire, c’est pourquoi la compacité elle-même est devenue une stratégie climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième principe reposait sur des rues étroites et sinueuses. Contrairement aux boulevards modernes surexposés, ces passages limitaient le rayonnement solaire direct, ralentissaient les vents chauds du désert et maintenaient des gradients thermiques plus tolérables. Dans le désert, l’ombre était une infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième principe était l’introversion. Les maisons sahariennes traditionnelles ne s’ouvraient pas largement sur l’extérieur. Elles étaient organisées autour d’une cour centrale qui fournissait une lumière diffuse, une ventilation naturelle et un microclimat tempéré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la chaleur vient de l’extérieur, pourquoi les bâtiments s’ouvriraient-ils largement sur l’extérieur ? Cette simple question résume une grande partie de l’intelligence thermique contenue dans l’architecture vernaculaire saharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième principe concernait les matériaux. Les ksour étaient construits en terre crue, en pisé. Ces matériaux ont une haute inertie thermique : ils absorbent la chaleur lentement pendant la journée et la libèrent progressivement la nuit. Contrairement au béton moderne, la terre régule naturellement les fluctuations thermiques et contribue à l’équilibre hygrométrique des bâtiments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le ksar n’était jamais séparé de son oasis. Habitat, palmeraies, jardins et systèmes hydrauliques formaient un seul organisme écologique. Le palmier dattier agissait comme un couvert climatique. Les systèmes d’irrigation retenaient l’eau dans les sols. L’évapotranspiration des cultures rafraîchissait l’air ambiant. Les oasis sahariennes fonctionnaient déjà comme des systèmes de refroidissement bioclimatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’urbanisme moderne considère souvent comme archaïque est, en réalité, une forme extrêmement avancée d’intelligence climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Forêts, oasis et villes comme systèmes climatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche contemporaine sur les interactions entre végétation, eau et climat est en train de remodeler en profondeur notre compréhension des dynamiques thermiques territoriales. La théorie de la <em>«pompe biotique»</em>, développée notamment par Anastassia Makarieva et Victor Gorshkov, montre que les grandes forêts ne se contentent pas de répondre aux précipitations : elles participent activement à créer les conditions de leur propre humidité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la condensation de la vapeur d’eau, les forêts génèrent des gradients de pression qui aspirent l’air humide des océans vers les continents. En d’autres termes, les écosystèmes vivants génèrent partiellement leur propre climat. Cette idée a des implications majeures pour l’urbanisme, car elle suggère que les villes ne sont pas condamnées à rester des environnements thermiques passifs. Une ville végétalisée et hydratée peut également produire des microclimats, des circulations d’air, des gradients thermiques bénéfiques et des îlots de fraîcheur locaux. Inversement, une ville entièrement minéralisée bloque ces mécanismes et se déconnecte progressivement des processus écologiques capables de réguler naturellement la température.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle de l’évapotranspiration est ici central. Lorsqu’une plante évapore de l’eau, elle absorbe une grande quantité d’énergie sous forme de chaleur latente. Cette énergie n’est donc pas directement convertie en chaleur sensible au niveau du sol. Un arbre mature fonctionne comme un climatiseur biologique capable de refroidir significativement son environnement immédiat sans aucune consommation d’énergie électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux surfaces minérales, les systèmes vivants ne se contentent pas de réfléchir ou d’emmagasiner la chaleur : ils la transforment, la font circuler et la redistribuent par l’interaction continue entre l’eau, l’air, les sols et la végétation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question urbaine du vingt-et-unième siècle peut donc être reformulée ainsi : comment reconstruire des villes capables de réactiver les mécanismes hydrologiques et biologiques locaux de refroidissement naturel ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une ville-écosystème</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte contre les îlots de chaleur urbains ne peut être gagnée par la technologie seule. Elle nécessite une transformation profonde de l’urbanisme contemporain. La ville du futur doit fonctionner moins comme une machine et davantage comme un écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier principe est la restauration du cycle local de l’eau. Chaque goutte de pluie tombant sur la ville devrait rester le plus longtemps possible dans le système urbain grâce à des sols perméables, des noues végétalisées, des bassins d’infiltration, des jardins de pluie et des systèmes de récupération d’eau de pluie. Ralentir l’eau devient donc un acte climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième principe est la réintégration massive de la végétation. Les arbres ne doivent plus être considérés comme des éléments décoratifs, mais comme de véritables infrastructures thermiques. Une ville sans couvert forestier devient mécaniquement plus chaude. La végétation urbaine doit également être structurée en strates, comme dans les oasis ou les forêts : arbres de haute taille, arbres moyens, arbustes, couvre-sols et plantes grimpantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième principe concerne l’ombre. Dans les villes arides, l’ombre n’est pas un luxe esthétique mais une condition d’habitabilité. Les arcades, les cours intérieures, les pergolas végétalisées, les rues arborées et la réduction des surfaces surexposées doivent devenir des priorités d’aménagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième principe implique la réhabilitation des matériaux biosourcés et géosourcés tels que la terre crue, la pierre, le bois et la chaux. Ces matériaux stockent moins de chaleur, nécessitent moins d’énergie et s’intègrent plus naturellement dans les cycles écologiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le cinquième principe consiste à reconnecter l’urbanisme, l’hydrologie et l’écologie. La ville ne peut plus être conçue indépendamment des sols, de l’eau, du vent, des paysages et des écosystèmes environnants. Chaque arbre urbain devient une infrastructure climatique, chaque sol vivant devient un climatiseur biologique, et chaque goutte d’eau infiltrée devient une future réserve de fraîcheur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la ville-machine à la ville vivante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les îlots de chaleur urbains révèlent finalement quelque chose de bien plus profond qu’un simple problème de température. Ils révèlent une crise de la relation entre les sociétés humaines et les systèmes vivants qui rendent possible l’habitabilité terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des siècles, les sociétés traditionnelles ont su construire avec le vent, habiter l’ombre, retenir l’eau, protéger les sols et intégrer la végétation dans la vie quotidienne. Puis l’urbanisme moderne a cherché à tout minéraliser, tout standardiser, tout climatiser, tout contrôler. Aujourd’hui, nous découvrons les limites thermiques de cette vision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vingt-et-unième siècle devra probablement réinventer entièrement l’urbanisme — non plus comme l’art de bétonner l’espace, mais comme l’art de coopérer avec l’eau, les sols, la végétation et les cycles du vivant. Les villes qui survivront sont celles qui comprennent une vérité ancienne déjà connue des sociétés vernaculaires : l’eau, l’ombre, les arbres et les sols vivants ne sont pas des décorations urbaines. Ce sont les organes thermiques de la civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est donc plus simplement de savoir comment refroidir artificiellement la ville. La vraie question est de savoir quelle quantité de systèmes vivants nous sommes prêts à réintégrer dans nos territoires pour qu’ils puissent recommencer à se rafraîchir naturellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une ville fraîche n’est pas une ville technologiquement refroidie. C’est une ville écologiquement vivante — une ville qui infiltre l’eau, produit de l’ombre, recycle l’humidité et coopère avec les mécanismes climatiques au lieu de les détruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Refroidir la ville ne nécessite pas un miracle technologique. Cela nécessite un changement de logique : de la ville-machine à la ville-écosystème. Parce qu’une ville sans eau, sans ombre et sans systèmes vivants finit toujours par devenir un four. Et parce qu’une ville sans ombre est, en définitive, une ville faite pour y souffrir plutôt que pour y vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Analyste stratégique (sécurité hydrique et géopolitique).</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FYt7pCq1Id"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/eau-et-securite-au-moyen-orient-lecons-de-la-crise-iranienne/">Eau et sécurité au Moyen-Orient | Leçons de la crise iranienne</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Eau et sécurité au Moyen-Orient | Leçons de la crise iranienne » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/eau-et-securite-au-moyen-orient-lecons-de-la-crise-iranienne/embed/#?secret=7lxpQhHhVi#?secret=FYt7pCq1Id" data-secret="FYt7pCq1Id" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références intégrées&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Fathy, H. (1973). Construire avec le peuple. Edition Sindbad.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ravéreau, A. (1981). Le M’Zab, une leçon d’architecture. Sindbad.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Bunyard, P. &amp; de Laet, R. (2024). </em><em>Cooling Climate Chaos : A Proposal to Cool the Planet within Twenty Years. </em><em>BP International.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Makarieva, A. M. &amp; Gorshkov, V. G. (2007). Biotic pump of atmospheric moisture as driver of the hydrological cycle on land. Hydrology and Earth System Sciences, 11, 1013-1033.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Oke, T. R. (1982). The energetic basis of the urban heat island. Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, 108(455), 1-24.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Oke, T. R. (1987). Boundary Layer Climates, 2nd ed. Routledge.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Santamouris, M. (2015). Regulating the damaged thermostat of the cities – Status, impacts and mitigation challenges. </em><em>Energy and Buildings, 91, 43-56.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La Terre chauffe, la Tunisie aussi&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chaleur]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Salem Sahli]]></category>
		<category><![CDATA[énergie fossile]]></category>
		<category><![CDATA[énergie renouvelable]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a battu des records de chaleur cette année et on n’y compte plus les épisodes de canicule depuis quelques années.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a battu des records de chaleur cette année et on n’y compte plus les épisodes de canicule. Les dernières années comptent parmi les plus chaudes qu’ait connues le pays. Le réchauffement climatique est à l’œuvre et les clignotants sont au rouge. La mobilisation n’est malheureusement pas à la mesure des menaces qui e profilent à l&rsquo;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Salem Sahli</strong> *</p>



<span id="more-19124352"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli.jpg" alt="" class="wp-image-12612018" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/04/Salem-Sahli-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Des commissions de spécialistes se sont réunies à plusieurs reprises. Une instrumentation sophistiquée a été mise au service de leurs enquêtes. Dans l’ensemble, les rapports concordent. Tous les clignotants sont au rouge et les scientifiques ont démontré que le changement climatique est à l’œuvre, chez nous comme ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces vagues de chaleur sont la conséquence directe de l’augmentation de la température de l’air, elle-même liée à l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, sous l’effet des émissions d’origine humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et les chlorofluorocarbones (CFC). Ces gaz absorbent un certain type de chaleur, appelée rayonnement infrarouge, à proximité de la surface de la planète, provoquant ainsi l’effet de serre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces gaz proviennent de l’utilisation accrue des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon), de la prolifération des animaux domestiques, de l’expansion de l’agriculture et de la déforestation accélérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En brûlant des énergies comme le charbon, le gaz ou le pétrole pour produire de l’électricité ou pour alimenter les moteurs de nos moyens de transport, on émet du CO<sub>2</sub> qui contribue au réchauffement climatique. Près de 25 % des émissions de CO<sub>2</sub> mondiales sont ainsi liées à la production d’énergie (électricité et chaleur), à quoi il faut ajouter l’énergie utilisée dans les transports (pétrole et diesel) qui représente environ 14 % des émissions. Et comme, avec l’industrialisation, la consommation de masse et la mondialisation, nous avons besoin de toujours plus d’énergie et de toujours plus de pétrole pour nous déplacer, cela génère des quantités très importantes de gaz à effet de serre. C’est pour cette raison que l’on investit aujourd’hui dans les énergies renouvelables, qui émettent beaucoup moins de CO<sub>2</sub> que les énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne compte plus les réunions et les sommets environnementaux, souvent sponsorisés par ceux-là même qui polluent et qui nous bassinent avec le coup du robinet à fermer et de la lampe à éteindre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des «accords» flous et sans réelle contrainte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1995, plus d’une centaine de pays du monde entier se réunissent chaque année lors des COP (Conférences des Parties) pour parler du climat et de la lutte contre le réchauffement climatique. La plupart de ces grands-messes de l’écologie se sont terminées sur des échecs, qu’il s’agisse du sommet de Kyoto en 1997, celui de Glasgow de 2021, ou encore celui de Belém au Brésil en 2025. Décidément, la conférence de Paris (COP21) tenue en 2015, porteuse de recommandations historiques et particulièrement audacieuses, peine encore à voir ses ambitions se traduire dans les faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>«accords»</em> y sont flous, sans chiffres ni contraintes ; de plus, ils ne sont signés que par quelques États, souvent les plus riches et les plus pollueurs. Bref, ce ne sont que des vœux pieux et rien qui n’engage réellement personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sauver les apparences, certains responsables politiques nous parlent de mini-succès. Mais on ne nous fera pas prendre des vessies pour des lanternes. Il est manifestement plus facile de sauver la finance que de sauver la planète, et le capitalisme forcené est en train de transformer la Terre en une fosse commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Espérons que la COP31, qui se tiendra à Antalya, en Turquie, au mois de novembre 2026, accouchera d’un vrai accord : c&rsquo;est-à-dire un accord ambitieux, chiffré, équitable et juridiquement contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre. Faute de quoi, nous allons droit au désastre et les bouleversements climatiques risquent de conduire à des points de non-retour avec des impacts irréversibles sur les ressources naturelles : le sol, l’eau, l’air et la biodiversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car l’être humain est incapable de vivre sans terres fertiles, sans eau et la tête dans un four.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Président de l’Association d’éducation relative à l’environnement de Hammamet (Aere).</em></p>
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		<title>Tunis célèbre la Journée Méditerranéenne du littoral</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/26/tunis-celebre-la-journee-mediterraneenne-du-littoral/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 10:26:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Apal]]></category>
		<category><![CDATA[Christina Haffner Sifakis]]></category>
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		<category><![CDATA[pollution plastique]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Tatiana Hema]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Protection des côtes méditerranéennes contre la pollution, l’érosion marine et autres vulnérabilités causées par les changements climatiques. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La protection des côtes méditerranéennes contre des risques multiples de pollution, d’érosion marine et d’autres vulnérabilités causées par les changements climatiques, risque d’être entravée, ont constaté les intervenants à la Journée Méditerranéenne du littoral (Coast Day 2025), célébrée, jeudi 25 septembre 2025, à Gammarth (banlieue nord de Tunis).&nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-17550279"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette journée organisée par l’Agence de protection du littoral (Apal), le Programme des nations Unies pour l’environnement (Pnue) et le Plan d’action pour la Méditerranée et le Centre d&rsquo;activité régionales pour le programme d&rsquo;actions prioritaires (CAR/PAP), sous l&rsquo;égide du ministère de l’Environnement, les participants ont insisté sur la nécessité de mettre en place des institutions et des cadres législatifs adéquats, des politiques environnementales adaptées et une collaboration étroite entre les pays de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La population de la région estimée à 150 millions de personnes, va continuer de croître et d’augmenter encore de 20 à 30 % d’ici le milieu du siècle, a-t-on également constaté.&nbsp;Avec les 400 millions de touristes qui visitent la Méditerranée chaque année, selon l’OMT, une pression énorme sera exercée davantage sur des ressources naturelles limitées et fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des projections alarmantes issues d’un récent rapport du Plan bleu du PNUE/PAM, illustrent la gravité de la situation. La hausse des températures en Méditerranée devrait dépasser 2°C d’ici 2040, ce qui témoigne d’un réchauffement de la région bien plus rapide que la moyenne mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette donne entrainera un environnement marin radicalement modifié ainsi que des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur plus fréquentes. Une élévation du niveau de la mer de 40cm rendra la protection côtière extrêmement difficile dans de nombreuses zones, ce qui nécessite une coopération plus étroite et plus rapide pour des côtes plus résilientes, confirment les intervenants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elyes Hamza, directeur du CAR/PAP, a évoqué quatre premières menaces qui pèsent sur les côtes méditerranéennes. Il y a d’abord la pression et la surexploitation des ressources marines, dans la mesure où 73% des espèces commerciales sont surexploitées par de biais de pratiques destructives pour leur habitat. Il y a ensuite la pollution terrestre et maritime (hydrocarbures, déchets urbains..) &#8211; 600 000 tonnes de plastiques sont rejetées chaque année dans la &nbsp;Méditerranée, dont 55% résident dans le fond marin. Il y a, également, les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les effets des changements climatiques, dont, entre autres l’invasion de 1000 espèces non indigènes, parmi lesquelles 73% se sont installées pour le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<em>«Tout le paysage marin est en train de se transformer à cause de l’activité humaine et de l’aménagement urbain qui réduit les habitats endémiques, dont celui des herbiers de posidonie»</em>, a-t-il dit, relevant que <em>«les aires marines protégées sont à la fois à conserver et à observer, pour évaluer&nbsp;l’impact de l’homme et du climat sur le littoral et le milieu marin, pour identifier des solutions et pour que les parties prenantes adhèrent aux propositions et adoptent les recommandations des études scientifiques»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le responsable, pour plus d’efficience, il est indispensable d’associer les populations et les acteurs locaux qui vivent sur les côtes aux processus de protection du littoral engagés par les institutions et les acteurs régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mehdi Ben Haj, directeur général par intérim de l’Apal est revenu sur les interventions de l’Apal, qui pilote les efforts de gestion intégrée des zones côtières et les actions de protection du littoral. Pour lui, <em>«la résilience côtière est un besoin non seulement environnemental, mais aussi socio-économique. Face à des défis majeurs dus au changement climatique, il faut agir ensemble et travailler de concert pour réaliser les objectifs escomptés»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les actions de l’Apal et les démarches engagées en Tunisie pour la protection du littoral et en matière de conservation ont été, par ailleurs, louées, par des acteurs régionaux, lors de cette journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous sommes très reconnaissants pour la Tunisie, pour les efforts qu’elle déploie en matière de protection de ses côtes. La question de la résilience côtière n’a jamais été aussi cruciale dans notre région et ce que fait un pays peut servir pour toute la région»</em>, a déclaré Tatiana Hema, coordinatrice du Pnue/PAM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Christina Haffner Sifakis, représentante de MedProgramme est allée jusqu’à dire que <em>«la Tunisie est pionnière dans la mise en œuvre d’actions pour la protection du littoral»</em>, recommandant, en outre, de tirer des leçons des projets crées dans chaque pays de la région pour davantage d&rsquo;efficience et un impact plus concret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Daria Povh Skugor, directrice du CAR/PAP a, de son côté, souligné que pour rendre les côtes plus résilientes et les protéger contre les diverses menaces, il est nécessaire de <em>«travailler main dans la main, dans le cadre de la coopération entre les divers acteurs (populations, scientifiques, entreprises, pêcheurs et toutes les institutions impliquées)».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un récent rapport du Plan Bleu, la Méditerranée est la zone marine la plus polluée par les plastiques au monde, soit 8 fois plus que la moyenne mondiale. Les rejets de plastique en mer devraient être multipliés par 1,5 à 2, en 2050, selon l&rsquo;OCDE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ont pris part à la journée, tenue sur le thème&nbsp;<em>«institutions méditerranéennes pour la résilience côtière»</em>, plusieurs acteurs nationaux et régionaux et représentants d’institutions onusiennes actives dans la protection du littoral méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La célébration de la Journée méditerranéenne du littoral s’inscrit dans le cadre de la Convention de Barcelone pour la protection de la mer Méditerranée contre la pollution, adoptée le 16 février 1976 à Barcelone et entrée en vigueur en 1978.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
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		<item>
		<title>Tunisie │ L’été 2025 plus chaud que la normale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/tunisie-%e2%94%82-lete-2025-plus-chaud-que-la-normale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2025 07:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[climatosceptiques]]></category>
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		<category><![CDATA[températures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la sécheresse sévit déjà depuis de nombreuses années et tout indique que cette tendance s’annonce durable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/tunisie-%e2%94%82-lete-2025-plus-chaud-que-la-normale/">Tunisie │ L’été 2025 plus chaud que la normale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>N’en déplaise aux climatosceptiques et à leur tête Donald Trump, le président de la première puissance mondiale, qui représentent la pire menace aujourd’hui pour la vie sur Terre, le réchauffement climatique est une réalité dont toutes les populations du globe subissent désormais les conséquences souvent catastrophiques. En Tunisie, en tout cas, pays au climat méditerranéen semi-aride, la sécheresse sévit déjà depuis de nombreuses années et tout indique que cette tendance s’annonce durable.</em></strong></p>



<span id="more-16889611"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La saison estivale 2025 (juin, juillet et août) devrait enregistrer des températures supérieures aux normales saisonnières sur l&rsquo;ensemble du territoire, laissant présager un été plus chaud que la normale saisonnière, indique l’Institut national de la météorologie (INM) dans son <em>«Bulletin des prévisions saisonnières juin-juillet-août 2025»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les dernières prévisions saisonnières, une tendance vers des conditions plus sèches que la normale est prévue sur la majeure partie du territoire durant l’été 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la base des moyennes climatiques de la période de référence 1991-2020, l’été 2025 est caractérisé par des températures moyennes saisonnières variant entre 24,3°c et 32,3°c et une saison sèche, avec des cumuls pluviométriques très faibles ne dépassant pas 65 mm.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui est du mois de juillet, il sera marqué par des températures moyennes qui varieront entre 25°c et 33,5°c avec des températures maximales moyennes oscillant entre 30,5°c et 41,2°c. Le cumul des précipitations sera généralement très faible, ne dépassant pas 15 mm.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le mois d&rsquo;août, il sera caractérisé par des températures moyennes généralement élevées, variant entre 25,3°c à 33,2°c et des températures maximales moyennes oscillant entre 31,3°c et 40,7°c sur tout le pays. Des précipitations très faibles seront enregistrées sur l’ensemble du territoire, ne dépassant généralement pas les 30 mm.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/tunisie-%e2%94%82-lete-2025-plus-chaud-que-la-normale/">Tunisie │ L’été 2025 plus chaud que la normale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le réchauffement climatique accentue la détresse des pays les plus pauvres</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/28/le-rechauffement-climatique-accentue-la-detresse-des-pays-les-plus-pauvres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 10:35:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[sécheresses]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dérèglement climatique et ses conséquences, dont sont responsables les plus riches, touchent davantage les pays les plus pauvres, abandonnés à leur sort.. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/28/le-rechauffement-climatique-accentue-la-detresse-des-pays-les-plus-pauvres/">Le réchauffement climatique accentue la détresse des pays les plus pauvres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le dérèglement climatique et ses conséquences touchent davantage les pays les plus pauvres qui, pourtant, ne sont pas responsables des activités polluantes à l’origine de ce phénomène. Pire, les sécheresses et les autres catastrophes climatiques leur causent des dommages, mettent en péril leur sécurité alimentaire, rendent ces pays invivables d’où l’explosion des flux migratoires mais les pays les plus riches et les plus responsables de la crise climatique font preuve de cupidité en allant jusqu’à suspendre ou à réduire drastiquement les budgets qu’ils destinaient à l’aide internationale, comme l’a récemment décidé le président des Etats-Unis, Donald Trump.&nbsp;</em></strong> <em>(Ph. Inondations à Mogadishu, Somalie</em>).  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-16629080"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal britannique <a href="https://www.independent.co.uk/climate-change/news/climate-crisis-foreign-aid-cuts-trump-us-uk-b2755141.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Independent</a>, les conditions météorologiques extrêmes alimentées par la crise climatique ont coûté aux pays les plus pauvres du monde 156 milliards de dollars au cours des deux dernières décennies.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sécheresses graves, les inondations, les ouragans et les autres catastrophes ont touché 364 millions de personnes et causé la mort de plus de 42 000 personnes depuis 2000, 17 000 de ces décès peuvent être directement attribués au changement climatique. Les pays les plus touchés sont la Somalie, Haïti et l’Ouganda.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4kBDcFeeQV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/16/tunisie-environnement-leponge-marine-menacee-par-le-rechauffement-climatique/">Tunisie-Environnement: L’éponge marine menacée par le réchauffement climatique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Environnement: L’éponge marine menacée par le réchauffement climatique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/16/tunisie-environnement-leponge-marine-menacee-par-le-rechauffement-climatique/embed/#?secret=CewXof4wqy#?secret=4kBDcFeeQV" data-secret="4kBDcFeeQV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des pénuries alimentaires croissantes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheurs de l’Overseas Development Institute, une organisation de recherche internationale dont le siège est à Londres, ont constaté que la crise climatique a contribué à des pertes de récoltes de plusieurs milliards de dollars au point que les agriculteurs de Somalie et d’Éthiopie étaient contraints d’abandonner leurs moyens de subsistance. Ces pays sont confrontés à des pénuries alimentaires croissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si la Grande-Bretagne subissait des dizaines de milliards de dollars de dommages en raison des actions d’autres pays, notre gouvernement et notre peuple seraient en droit d’élever la voix et de se plaindre de l’injustice qu’ils ont subie»</em>, a déclaré Mike Childs, responsable des politiques chez Friends of the Earth.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suspension de l’aide internationale par le président américain Donald Trump et l’intention de la Grande-Bretagne de réduire le financement l’aide internationale de plusieurs milliards de livres auront un impact dévastateur sur les pays les plus touchés par le réchauffement climatique. Ces mesures entraîneraient la perte du soutien à l’alimentation et à la prévention des catastrophes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carla Denyer, co-dirigeante du Parti vert britannique, a critiqué la réticence des pays riches à fournir de l’aide aux pays touchés par le dérèglement climatique. Elle a déclaré que c’était une grave injustice que les pays qui ont le moins contribué à la crise climatique paient le prix le plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a ajouté que la Grande-Bretagne doit jouer un rôle central pour corriger cette injustice car ce sont les pays les plus pauvres du monde comme la Somalie, l’Éthiopie et les petits États insulaires qui en paient le prix.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="F2gBbGctdK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/rechauffement-climatique-deglet-nour-la-reine-des-dattes-est-menacee/">Réchauffement climatique: Deglet nour, la Reine des dattes, est menacée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Réchauffement climatique: Deglet nour, la Reine des dattes, est menacée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/26/rechauffement-climatique-deglet-nour-la-reine-des-dattes-est-menacee/embed/#?secret=uFXTijfVlb#?secret=F2gBbGctdK" data-secret="F2gBbGctdK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le Sahel et la Corne de l’Afrique très touchés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude, menée par l’Overseas Development Institute, a porté sur 53 pays à faible revenu et 36 petits États insulaires en développement des Caraïbes, du Pacifique et de l’Atlantique, ainsi que sur 17 pays du Sahel et de la Corne de l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude a révélé que ces pays ont subi des pertes et des dommages d’une valeur de 395 milliards de dollars depuis 2000 dont 156 milliards de dollars peuvent être attribués à la crise climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de noter que le sommet des Nations Unies sur le climat, connu sous le nom de COP 28, qui s’est tenu à Dubaï fin 2023, a convenu de créer un Fonds pour les pertes et dommages qui fournira un soutien financier pour une partie des ravages causés par le changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les pays les plus riches et les plus polluants ont promis un total de 768 millions de dollars au fonds, ce qui, selon <em>The Independent</em>, ne couvre qu’une fraction des pertes financières que les pays vulnérables ont subies et continueront de subir. Cette année, il a été convenu que le fonds verserait 250 millions de dollars de ce montant d’ici la fin de 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cyclones tropicaux et les inondations ont longtemps causé le plus de dégâts dans les petits États insulaires en développement comme les Bahamas qui ont perdu au moins 4 milliards de dollars à cause des catastrophes liées au climat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scientifiques pensent que les cyclones tropicaux sont devenus plus violents et plus intenses en raison de la crise climatique causée par la hausse des températures de la mer et les vents violents qui aggravent les pertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, la montée du niveau de la mer causée par la fonte des calottes glaciaires contribue à l’augmentation des inondations sur les îles de basse altitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De graves sécheresses et des inondations meurtrières ont frappé le Sahel et la Corne de l’Afrique affectant gravement de nombreuses communautés qui dépendent de l’agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’Overseas Development Institute a montré que le changement climatique a contribué à au moins 11,5 milliards de dollars de pertes de bétail et de récoltes dans ces pays causant des dommages durables aux moyens de subsistance et aux approvisionnements alimentaires dans les zones agricoles qui souffrent déjà de taux de pauvreté élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Nigeria, le Kenya, l’Ouganda et l’Éthiopie ont subi des pertes de plusieurs dizaines de milliards de dollars mais la Somalie a été la plus durement touchée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oy1aaBuODl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/la-tunisie-doit-se-preparer-aux-consequences-du-rechauffement-climatique/">La Tunisie doit se préparer aux conséquences du réchauffement climatique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit se préparer aux conséquences du réchauffement climatique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/12/la-tunisie-doit-se-preparer-aux-consequences-du-rechauffement-climatique/embed/#?secret=6ZSZqAEcwM#?secret=oy1aaBuODl" data-secret="oy1aaBuODl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Hyundai Tunisie: un arbre planté pour chaque véhicule vendu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2025 07:54:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AUTO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ain Essid Borj El Amri]]></category>
		<category><![CDATA[Alpha Hyundai Motor]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophes naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Hyundai Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Mahjoub]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hyundai Tunisie démontre que la croissance économique et le développement durable peuvent aller de pair.. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alpha Hyundai Motor, distributeur officiel de la marque automobile sud-coréenne Hyundai en Tunisie, réitère son engagement envers la planète avec le lancement de la deuxième édition d’un projet écologique ambitieux en faveur de la reforestation de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-15408294"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En menant cette action en partenariat avec la Direction générale des forêts et le Commissariat régional de développement agricole de Manouba, Hyundai Tunisie démontre que la croissance économique et le développement durable peuvent aller de pair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa promesse de responsabilité sociale, Hyundai Tunisie s’engage à planter un arbre pour chaque véhicule vendu en 2024. Forte du succès de sa première édition, qui avait marqué l’histoire avec la plantation de 6000 arbres, l’entreprise continue de montrer la voie en inscrivant cette démarche dans une vision à long terme pour un avenir plus vert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, les 6000 arbres étalés sur 4 hectares seront plantés dans des régions spécifiquement touchées par des catastrophes naturelles, notamment à Ain Essid Borj El Amri, qui a été ravagée par un incendie en 2020. Cet incendie a détruit près de 9 hectares de cultures, et avec ce projet, le concessionnaire automobile participe activement à la régénération de cette zone.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-1024x500.png" alt="" class="wp-image-15408448" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-1024x500.png 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-300x146.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-768x375.png 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-1536x750.png 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-580x283.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-860x420.png 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5-1160x566.png 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-5.png 1678w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Hyundai Tunisie se distingue comme la première entreprise du secteur automobile en Tunisie à avoir intégré un tel projet environnemental à grande échelle dans sa stratégie. Cette action dépasse le simple symbole : elle repose sur un véritable plan d’impact mesurable pour renforcer les écosystèmes, améliorer la qualité de vie des communautés locales et lutter contre le réchauffement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les arbres qui seront plantés contribueront non seulement à réduire les émissions de carbone, mais également à protéger la biodiversité locale, stabiliser les sols et préserver les ressources en eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En associant chaque véhicule vendu à une contribution directe à l’environnement, Hyundai transforme chaque acte d’achat en un geste concret pour la planète, créant ainsi un lien inédit entre innovation automobile et durabilité écologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative incarne une collaboration exemplaire entre le secteur privé et les institutions publiques. Elle témoigne de l’importance du rôle des entreprises dans la mobilisation pour des causes environnementales.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15408466" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-0-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15408466" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-0-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-0-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-0-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-0-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-0-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-0.jpg 1092w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="15408467" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-15408467" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1-1024x576.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1-300x169.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1-768x432.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1-580x326.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1-860x484.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1-1160x653.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-1.jpg 1456w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" data-id="15408465" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-2-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15408465" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-2-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-2-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-2-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-2-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-2-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-2.jpg 1092w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Cette deuxième édition de notre projet environnemental est bien plus qu’une action symbolique : c’est une vision que nous portons avec fierté et détermination. Nous sommes convaincus que notre succès en tant qu’entreprise repose non seulement sur nos performances commerciales, mais également sur notre capacité à contribuer positivement à la société et à l’environnement»</em>, a déclaré Mehdi Mahjoub, directeur général d’Alpha Hyundai Motor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’impliquant activement, Hyundai Tunisie prouve que les entreprises privées peuvent être des acteurs clés du changement, capables d’inspirer des actions similaires dans d’autres secteurs économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette deuxième édition, le concessionnaire s’inscrit dans une dynamique de transformation positive à long terme. L’entreprise ne se contente pas de proposer des solutions innovantes en matière de mobilité; elle crée un héritage durable en faveur de l’environnement. Elle invite ses clients, partenaires et toutes les parties prenantes à devenir des ambassadeurs de cette démarche. En agissant aujourd’hui, l’entreprise et ses partenaires œuvrent pour laisser un monde meilleur aux générations futures.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-4-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-15408473" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-4-1024x768.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-4-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-4-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-4-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-4-860x645.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/02/Hyundai-Ecologie-4.jpg 1092w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Alpha Hyundai Motor ne cesse d’innover, tant sur le plan technologique qu’en matière de responsabilité sociétale et environnementale. Cette deuxième édition de son initiative environnementale renforce son statut de leader engagé, prouvant que le secteur automobile peut être un acteur de transformation écologique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/04/hyundai-tunisie-un-arbre-plante-pour-chaque-vehicule-vendu/">Hyundai Tunisie: un arbre planté pour chaque véhicule vendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie réduit de 55% l’utilisation des hydrochlorofluorocarbures</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/la-tunisie-reduit-de-55-lutilisation-des-hydrochlorofluorocarbures/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 09:07:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique francophone]]></category>
		<category><![CDATA[ANPE]]></category>
		<category><![CDATA[couche d’ozone]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[HCFC]]></category>
		<category><![CDATA[hydrochlorofluorocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Hammami]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a réduit son utilisation d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC) de 55 % dans le cadre de la protection de la couche d'ozone.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/la-tunisie-reduit-de-55-lutilisation-des-hydrochlorofluorocarbures/">La Tunisie réduit de 55% l’utilisation des hydrochlorofluorocarbures</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a réduit son utilisation d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC) de 55 % depuis qu’elle a ratifié le Protocole de Montréal relatif aux substances qui affectent la couche d’ozone en 1989.</em></strong></p>



<span id="more-14144601"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a déclaré le coordonnateur national de l’Unité de contrôle de l’ozone à l’Agence nationale pour la protection de l’environnement (ANPE), Youssef Hammami.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a ratifié tous les amendements apportés au Protocole de Montréal (Amendement de Londres 1990, Amendement de Copenhague 1992, Amendement de Montréal 1997, Amendement de Pékin 1999, Amendement de Kigali 2016), a précisé Hammami lors de la réunion du  réseau régional des responsables des Unités Ozone des pays d’Afrique francophone, qui s’est tenu du 7 au 9 octobre 2024 à Tunis à l’initiative de l’ANPE en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«De 1989 à 2010, la Tunisie, à l’instar des autres parties au Protocole de Montréal, a réussi à éliminer complètement les substances suivantes nocives pour la couche d’ozone : les chlorofluorocarbures (CFC) et le bromure de méthyle présents dans les extincteurs. En 2014, le pays a adopté son plan national pour l’élimination des substances HCFC, grâce à une stratégie qui a jusqu’à présent réduit l’utilisation de ces substances de 55%»</em>, a indiqué Hammami, qui a, en outre, souligné que <em>«l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal a ajouté les hydrofluorocarbures (HFC) à la liste des substances contrôlées afin de protéger le climat futur des émissions mondiales de ces puissants gaz à effet de serre (GES) qui est entré en vigueur le 1er janvier 2019»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie a ratifié l’amendement de Kigali en 2021 et a commencé en janvier 2024 à mettre en œuvre une stratégie nationale de réduction des HFC, à travers le Plan de mise en œuvre de Kigali (KIP)»</em>, a-t-il ajouté, précisant que ces substances ne sont pas nocives pour la majeure partie de la couche d’ozone mais ont un fort impact sur le réchauffement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du réseau régional des gestionnaires nationaux de l’ozone de l’Afrique francophone, accueillie par la Tunisie, a été l’occasion de favoriser le partage d’expertises et d’expériences entre les pays d’Afrique francophone sur les questions liées à la protection de la couche d’ozone et à la réduction dans la consommation de substances nocives. L’objectif est de promouvoir la mise en œuvre de plans nationaux de réduction progressive des HFC, conformément à l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, a indiqué Hammami.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/09/la-tunisie-reduit-de-55-lutilisation-des-hydrochlorofluorocarbures/">La Tunisie réduit de 55% l’utilisation des hydrochlorofluorocarbures</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les potins du cardiologue: Au Canada, sauver les ours, les forêts, et les Indiens; les chiens enragés de Tunisie n’attendront pas !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/18/les-potins-du-cardiologue-au-canada-sauver-les-ours-les-forets-et-les-indiens-les-chiens-enrages-de-tunisie-nattendront-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 12:28:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[chiens enragés]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre écologique]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Charlebois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ours errants au Canada, chiens errants en Tunisie : quelles solutions pour le salut de tous? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/18/les-potins-du-cardiologue-au-canada-sauver-les-ours-les-forets-et-les-indiens-les-chiens-enrages-de-tunisie-nattendront-pas/">Les potins du cardiologue: Au Canada, sauver les ours, les forêts, et les Indiens; les chiens enragés de Tunisie n’attendront pas !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sauver les chiens de Tunisie? D’accord, quand ils n’ont pas la rage ou ne sont pas susceptibles de la transmettre. Mais de grâce éteignez les feux de forêts canadiens qui  émettent par le biais de la tourbe en combustion l’équivalent annuel de dix années d’émanations mondiales de carbone et contribuent à nos étés de plus en plus torrides. </em></strong><em>(Illustration:</em><strong><em> </em></strong>ours errants au Canada, chiens errants en Tunisie). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong></p>



<span id="more-13790530"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’ours est cet animal omnivore qui joue un rôle essentiel dans l’équilibre écologique de son biotope. Au Canada, avec le réchauffement climatique et la fonte de la banquise, l’ours polaire ne trouve plus l’alimentation nécessaire pour sa survie (phoques, otaries, éléphants de mer, bélugas, narvals)&nbsp;et est obligé de nager à des distances considérables de son habitat d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que les villages et les villes, ainsi que évidemment les installations pétrolières et gazières dont le gouvernement canadien a parsemé le territoire de la Première Nation (Indiens), se situant souvent à l’orée du cercle polaire arctique, font de plus en plus l’objet de ses visites inopinées, attiré qu’il est par les ordures et les détritus que la société de consommation produit pour satisfaire l’insatiable appétit du plus redoutable de tous les prédateurs de la planète, l’être humain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Indispensable équilibre biologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’on dit de l’ours polaire s’applique également à son cousin chasseur des forêts et des montagnes, le grizzli, qui lui ne trouve plus dans les rivières désormais asséchées les saumons nécessaires à la constitution de la graisse indispensable pour l’hibernation durant les longs mois de l’hiver. Les grizzlis au lieu d’hiberner errent de plus en plus souvent affamés dans les faubourgs des villes canadiennes à la recherche d’une maigre pitance leur permettant de surmonter les rigueurs hivernales jusqu’au printemps suivant. Et la promiscuité avec l’être humain ne les rend que plus dangereux. Mais si des ours attaquent les êtres humains, c’est évidemment pour toutes les raisons précitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant l’ours est un vecteur de développement économique du fait de l’indispensable équilibre biologique qu’il assure en s’attaquant parmi toutes ses proies (en particulier les saumons) aux bêtes les plus faibles et malades et en éliminant les cadavres, assurant la pollinisation des fleurs, la sélection naturelle indispensable et épargnant aux espèces le risque épidémique. De surcroît&nbsp;sa peau a toujours constitué pour les populations indiennes le produit idéal pour la confection des manteaux et des tentes nécessaires contre le&nbsp; froid de l’hiver. Et ces populations là malgré l’introduction des armes à feu n’ont jamais abattu plus de bêtes que celles assurant&nbsp;leur survie et se sont toujours montrées respectueuses du milieu naturel au sein duquel elles évoluent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est d’autant plus nécessaire de rappeler&nbsp;tout cela que le gouvernement canadien a toujours empêché les grands groupes pétroliers et gaziers exploitant les gisements dans les territoires indiens de construire les écoles et les hôpitaux exigés par les habitants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Par46hiRO8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/17/le-chien-ami-de-lhomme-et-agent-economique/">Le chien, ami de l’homme et agent économique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le chien, ami de l’homme et agent économique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/17/le-chien-ami-de-lhomme-et-agent-economique/embed/#?secret=pGVP7DmjjA#?secret=Par46hiRO8" data-secret="Par46hiRO8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Inutile à cet effet de rappeler l’affaire des pensionnats, quand les autorités canadiennes prétendaient faire entrer les Indiens de force dans le monde civilisé en enfermant leurs enfants dans des établissements sous l’égide de l’Eglise, où ils subissaient toutes sortes d’exactions, y compris sexuelles (voir le livre de Michael Harris: <em>‘‘Unholy orders, tragedy at Mount Cashel’’</em>). Robert Charlebois ce musicien canadien avait d’ailleurs l’habitude dire: <em>«Au Canada 15% de la population a du sang indien dans les veines; les autres, ils en ont sur les mains»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la condition des chiens de traîneaux canadiens, un livre comme <em>‘‘Croc Blanc’’</em> de Jack London l’éclaire d’une lumière crue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impératifs urgents de la santé publique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conclure, lorsqu’un intellectuel canadien, même quand il affirme être originaire de notre pays, prétend nous faire la morale (canine) en nous appelant à nous départir de nos <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/17/le-chien-ami-de-lhomme-et-agent-economique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">préjugés de <em>«musulmans»</em></a> (???) et à faire de nos chiens des truffiers espagnols  plutôt que de les tuer, afin d’améliorer notre <em>«image de marque»</em> (???) en plus de notre économie, il démontre outre son paternalisme d’immigré à col blanc, une ignorance des impératifs urgents de la santé publique imposant l’abattage des animaux vecteurs d’épizootie. C’est aussi vrai pour la rage que pour l’encéphalopathie spongiforme bovine ou la grippe porcine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part le préjugé musulman contre les chiens pour peu qu’il existe n’a jamais empêché les campagnards dans notre pays, autrement dit la part de la population la moins soumise aux normes occidentales, de les utiliser comme bergers ou à des fins de garde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sauver les chiens de Tunisie? D’accord, quand ils n’ont pas la rage ou ne sont pas susceptibles de la transmettre. Mais de grâce éteignez les feux de forêts canadiens qui  émettent par le biais de la tourbe en combustion l’équivalent annuel de dix années d’émanations mondiales de carbone et contribuent à nos étés de plus en plus torrides. </p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/18/les-potins-du-cardiologue-au-canada-sauver-les-ours-les-forets-et-les-indiens-les-chiens-enrages-de-tunisie-nattendront-pas/">Les potins du cardiologue: Au Canada, sauver les ours, les forêts, et les Indiens; les chiens enragés de Tunisie n’attendront pas !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La gestion de l’eau en Tunisie : une urgence nationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/01/la-gestion-de-leau-en-tunisie-une-urgence-nationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Aug 2024 06:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dessalement de l’eau de mer]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Wassim Chatty]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[eaux usées]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le problème de l’eau en Tunisie doit être géré de la manière la plus urgente possible. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/08/01/la-gestion-de-leau-en-tunisie-une-urgence-nationale/">La gestion de l’eau en Tunisie : une urgence nationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie connaît depuis plusieurs années de nombreux épisodes de sécheresse, une situation qui ne risque pas de s’améliorer avec le réchauffement climatique et la hausse des températures prévues pour les prochaines années. L’eau étant la base de la vie et notre population ne cessant de croître, le problème de l’eau doit être géré de la manière la plus urgente possible. Il s’agit d’une urgence nationale.</em></strong> <em>(Illustration : Corvée de l&rsquo;eau en Tunisie. Ph. Amine Landoulsi).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Wassim Chatty </strong>*</p>



<span id="more-13668727"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Wassim-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-10164359" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Wassim-Chatty.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Wassim-Chatty-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/10/Wassim-Chatty-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Nos ressources souterraines s’épuisent jour après jour, et les barrages, au deux tiers vides faute de pluies suffisantes, n’aident pas. La situation est critique et nécessite des mesures immédiates.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Solutions à court terme</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. <em>Restrictions d’eau:</em></strong> mise en place de restrictions strictes sur l’utilisation de l’eau potable; et de lourdes amendes et de peines d’emprisonnement s’il le faut pour usage irresponsable de l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Répartition équitable de l’eau</em></strong>: priorisation de l’agriculture et de la consommation locale au détriment de l’eau fournie aux hôtels; et obligation pour les piscines des hôtels d’utiliser de l’eau de mer traitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. Traitement des eaux usées:</em></strong> investir dans des technologies de traitement et de purification des eaux usées pour leur réutilisation dans l’agriculture. La Tunisie ne fait pas assez dans ce domaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Solutions à moyen et long terme:</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose de plus de 1400 km de littoral et de 16 usines de dessalement de l’eau de mer fonctionnelles ou en construction fournissant pour le moment 6% de la consommation d’eau douce. Cependant, cela reste insuffisant face aux besoins croissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Expansion des usines de dessalement</em></strong> : augmenter le nombre de projets d’usines de dessalement pour prévenir les futures sécheresses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Réduction des coûts énergétiques</em></strong> : les usines de dessalement sont coûteuses et énergivores. La Tunisie doit renforcer la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique pour subvenir à ses besoins en énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Énergies renouvelables pour alimenter les usines</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1- Panneaux solaires&nbsp;:</em></strong> la Tunisie dispose d’un désert de 400 km de long sur 140 km de large, idéal pour l’installation de panneaux solaires. Beaucoup de projets ont été réalisés et d’autres sont en cours, mais ça reste encore insuffisant. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Elon Musk, une centrale solaire de 160 km x160 km pourrait alimenter les besoins énergétiques des États-Unis. La Tunisie pourrait envisager une centrale de 10 kmx10 km pour couvrir ses besoins énergétiques. Le coût doit être très élevé pour ses moyens d’aujourd’hui, mais la coopération internationale peut l’y aider.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Coopération internationale:</em></strong> l’Europe, située à une centaine de kilomètres seulement des côtes tunisiennes, a un besoin croissant en énergies renouvelables. La Tunisie pourrait répondre à ses besoins en échange de financements pour ses projets solaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, une zone de 110 kmx110 km dans le Sahara pourrait potentiellement alimenter toute l’Europe en électricité, stockée dans des batteries et acheminée via la technologie HVDC (courant continu haute tension).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Financement des projets :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement de ces projets peut provenir de diverses sources :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Investissements européens dans les projets solaires en échange d’électricité au prix coûtant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Encouragement des partenariats entre le gouvernement tunisien et les entreprises privées pour financer et développer les infrastructures nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Solliciter des prêts auprès d’institutions internationales telles que la Banque mondiale et des subventions de l’Union européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gestion de l’eau en Tunisie étant une priorité absolue, en mettant en place des solutions à court terme, telles que les restrictions d’eau et la réutilisation des eaux usées, et en investissant dans des projets à moyen et long terme de dessalement de l’eau de mer et d’énergies renouvelables, la Tunisie peut non seulement surmonter la crise de l’eau, mais aussi devenir un modèle de durabilité et de résilience face au changement climatique. Elle est déjà engagée dans cette voie, mais le processus engagé reste très lent et très en-deçà des besoins actuels du pays. D’où la nécessité d’accélération qui demande d’énormes ressources financières mais également une grande imagination, car l’argent existe pour qui sait où le trouver. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin résident, chirurgien orthopédiste.</em></p>
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		<title>Les agriculteurs tunisiens survivent à la sécheresse</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/les-agriculteurs-tunisiens-survivent-a-la-secheresse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 10:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[Ghar El-Melh]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[Sonede]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'agriculture tunisienne est très vulnérable aux événements climatiques.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/les-agriculteurs-tunisiens-survivent-a-la-secheresse/">Les agriculteurs tunisiens survivent à la sécheresse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les agriculteurs du nord de la Tunisie affirment que les conditions s’aggravent progressivement malgré les efforts du gouvernement pour lutter contre le changement climatique. (Ph. Jihed Abidellaoui/Reuters).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Simon Speakman Cordall</strong></p>



<span id="more-13214428"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Zohra Naffef travaille depuis des années dans la ferme de son mari près de Ghar El-Melh, dans le nord de la Tunisie. Avec son mari maintenant malade et sa famille ayant déménagé, elle le fait sans aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chaleur n’aide pas. Déjà quatre ans après le début d’une sécheresse, le pic de 50 degrés Celsius (122 degrés Fahrenheit) [enregistré durant l’été 2023] a provoqué une pénurie d’eau et rendu l’avenir incertain. Les conditions des agriculteurs se détériorent progressivement, dit-elle. Pourtant, entre politique gouvernementale et changement climatique, elles deviennent impossibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Il y a une grave pénurie d’eau ici. Les puits s’assèchent et le gouvernement met trop de restrictions sur les politiques de l&rsquo;eau»</em>, a déclaré Naffef à <em>Al Jazeera</em>. <em>«Il vous est désormais interdit d’irriguer vos légumes avec l’eau de ces anciens puits»</em>, a-t-elle déclaré, tout en avertissant qu’il restait de l’eau pour les animaux et les arbres. <em>«Bien sûr, les agriculteurs désobéiront à ces nouvelles ordonnances. Ils doivent sauver leurs terres. Nous essayons maintenant de nous entraider»</em>, explique encore Naffef, ajoutant que les voisins s’entraident, si, par exemple, l’un d’eux a la permission de puiser de l’eau à un puits, ils en passeront en cachette à quelques-uns de leurs collègues agriculteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lorsque Rhodes brûle, la Tunisie cuit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conditions météorologiques extrêmes qui touchent [depuis plusieurs étés] une grande partie du sud de l’Europe affectent également l&rsquo;Afrique du Nord et, lorsque Rhodes brûle, la Tunisie cuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même avant que le changement climatique et l’évolution des conditions météorologiques n’y augmentent les températures, la Tunisie, comme les pays du sud de l&rsquo;Europe, était en difficulté. Quatre années de faibles précipitations ont fait des ravages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, qui puise l’essentiel de son eau dans les précipitations, est vulnérable aux déficits pluviométriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des images satellite des réserves d’eau de la Tunisie prises avant les épisodes de chaleur extrême [de l’été 2023] dressent un tableau sombre. Les niveaux dans aucun des barrages tunisiens ne dépassaient 31%.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="S4bCzHaOK9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/17/tunisie-5e-pays-au-monde-le-plus-vulnerable-au-risque-de-secheresse/">Tunisie, 5e pays au monde le plus vulnérable au risque de sécheresse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie, 5e pays au monde le plus vulnérable au risque de sécheresse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/17/tunisie-5e-pays-au-monde-le-plus-vulnerable-au-risque-de-secheresse/embed/#?secret=CqoAVnipio#?secret=S4bCzHaOK9" data-secret="S4bCzHaOK9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La capitale et ses environs ont été désignés comme présentant un risque particulier de pénurie d’eau, tandis que la plus grande réserve d’eau douce du pays, le barrage de Sidi Salem à l’ouest de Tunis, a vu son niveau de remplissage baisser jusqu’à 16% [avant de remonter à 40% après les pluies de l’hiver 2023-2024].</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, rien ne permet d’affirmer que le gouvernement a été inactif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin mars 2023, la Sonede, la société publique qui gère l’eau en Tunisie, a annoncé qu’elle coupait l’approvisionnement des ménages à partir de 21 heures tous les soirs, et interdisait son utilisation pour le lavage des voitures et le nettoyage des espaces publics. Ceux qui enfreignent les nouvelles restrictions sont passibles d’une amende et d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu&rsquo;à six mois, avait-on menacé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed, quant à lui, a rejeté la responsabilité des pénuries d’eau sur des saboteurs et des opposants politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hiver 2023 a été exceptionnellement sec en Tunisie. S’en est suivi un mois de mars – mois clé pour les agriculteurs où les cultures fraîchement semées, comme le blé et l’orge, sont irriguées – qui a été le deuxième plus sec depuis 1970.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Sol trop sec et terres parfois stériles </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur une grande partie des collines qui définissent des pans du paysage du nord de la Tunisie, des étendues entières de terres étaient stériles, le sol trop sec pour soutenir les pousses plantées plus tôt dans l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les agriculteurs perdent confiance. Quand je leur parle et que j’essaie de les réconforter et de leur dire que des choses peuvent encore être améliorées, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas convaincus»</em>, a déclaré Naffef</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les infrastructures, souvent vieilles de plusieurs décennies, aggravent le problème du manque de précipitations.<em> «Beaucoup de canalisations sont très anciennes, datant des années 1950. Et elles n’ont pas vraiment été entretenues depuis la révolution </em>[de 2011]<em>, ce qui a entraîné la perte de plus d’un tiers des ressources»</em>, a déclaré Imen Rais, responsable du programme d’eau douce du Fonds mondial pour la nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux problèmes d’infrastructures défaillantes s’ajoute la décision de la Tunisie, dans les années 1970, de réorienter l’essentiel de sa production agricole vers les agrumes, les légumes hors -saison et divers fruits, au détriment des cultures traditionnelles, comme les céréales et les légumineuses.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="D7fRG9QIK5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/ces-villages-tunisiens-qui-souffrent-de-la-secheresse/">Ces villages tunisiens qui souffrent de la sécheresse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ces villages tunisiens qui souffrent de la sécheresse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/ces-villages-tunisiens-qui-souffrent-de-la-secheresse/embed/#?secret=ynmt7q2YSu#?secret=D7fRG9QIK5" data-secret="D7fRG9QIK5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elles soient idéales pour l’exportation, les nouvelles cultures nécessitent de grandes quantités d’eau pour se maintenir, poussant leur disponibilité et leur coût bien au-delà de la portée de la poche tunisienne moyenne, ne laissant à la population d’autre choix que de se contenter d’un régime de pain et de nourritures bon marché à partir de blé importé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec une si grande partie de ses terres agricoles consacrées à des cultures plus rentables pour l’exportation, la Tunisie doit compter sur les importations de céréales pour nourrir sa population. Le résultat, comme sa dépendance à l’eau de pluie, est de rendre la Tunisie particulièrement vulnérable à des événements, tels que la sécheresse, le changement climatique et la guerre en Ukraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">On donne la priorité au produit, et non au producteur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture n’est pas une priorité pour le gouvernement. Il soutient certes les agriculteurs, en achetant leur récolte à des taux fixés à Tunis et largement indépendants des conjonctures, telles que la guerre ou la sécheresse, mais cela loin d’être suffisants, a déclaré Aram Belhadj, économiste à l’Université de Carthage, à Al Jazeera. <em>«Il </em>[le gouvernement]<em> donne la priorité au produit, et non au producteur ou à l’agriculteur, ce qui fausse le marché. Ce sont les personnes que nous devons encourager»</em>, a-t-il souligné. Et d’ajouter : <em>«La production est à son plus bas maintenant </em>[et l’a été] <em>depuis aussi longtemps que l’on s’en souvienne. C’est certainement plus bas que dans les années 90 et 2000»</em>, lorsque la production d’une étendue de terre dépassait de loin son équivalent actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, embourbée dans la dette publique et avec plusieurs emprunts internationaux arrivant à échéance au fur et à mesure, toute pression supplémentaire sur les deniers publics risque de pousser jusqu’au point de rupture. <em>«Le résultat est que la Tunisie doit maintenant payer pour importer ces biens, ce qui, à mesure que les prix augmentent, exerce une forte pression sur les finances publiques»</em>, a déclaré Belhadj.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, à Ghar El-Melh, Naffef reste sage. <em>«Les agriculteurs continuent de travailler leurs terres parce que cela signifie beaucoup pour eux. C’est la seule chose qu’ils continueront à faire, quelles que soient les conditions. Ils emprunteraient de l’argent et feraient n’importe quoi pour continuer à planter. Ils espèrent que chaque nouvelle année apporte de meilleurs pourcentages de précipitations. C’est tout ce qu&rsquo;ils espèrent»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.aljazeera.com/news/2023/7/26/heatwave-and-drought-leave-tunisia-farmers-struggling-to-survive" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Jazeera</a>. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IBCygu2r3p"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/rapport-la-reprise-economique-en-tunisie-ralentit-en-raison-de-la-secheresse/">Rapport : la reprise économique en Tunisie ralentit en raison de la sécheresse</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rapport : la reprise économique en Tunisie ralentit en raison de la sécheresse » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/06/rapport-la-reprise-economique-en-tunisie-ralentit-en-raison-de-la-secheresse/embed/#?secret=yNp5SxuEbl#?secret=IBCygu2r3p" data-secret="IBCygu2r3p" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/13/les-agriculteurs-tunisiens-survivent-a-la-secheresse/">Les agriculteurs tunisiens survivent à la sécheresse</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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