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	<title>Archives des Rimbaud - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Rimbaud - Kapitalis</title>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Les Chants de Maldoror’’ de Lautréamont</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 06:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Isidore Ducasse]]></category>
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		<category><![CDATA[Rimbaud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Isidore Ducasse dit Comte de Lautréamont, a laissé une œuvre remuante, inventive, rebelle, entre rejet et douleur, noirceur et beauté. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/le-poeme-du-dimanche-les-chants-de-maldoror-de-lautreamont/">Le poème du dimanche | ‘‘Les Chants de Maldoror’’ de Lautréamont</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Isidore Ducasse dit Comte de Lautréamont, est né en 1846, à Montevideo, en Uruguay, dans une famille originaire du sud-ouest de la France.</em></strong></p>



<span id="more-18446541"></span>



<p>Le pays étant en guerre, il rentre en France et finit par s’installer à Paris où il poursuit ses études secondaires. Il publie son <em>Chant premier</em>, à compte d’auteur, en 1868. S’en suivent cinq chants. Ce seront <em>Les Chants de Maldoror</em>, en 1869. </p>



<p>Il décède, dans des circonstances restées méconnues, à l’âge de 24 ans, en 1870, à Paris, alors en guerre, sous la Commune. </p>



<p>Entre poésie et prose, l’oeuvre de Lautréamont, est une traversée remuante, inventive, rebelle, entre rejet et douleur, noirceur et beauté, dénonciation du mal par le mal, révolte contre l’humain pour être trop humaine, Cela rappelle Rimbaud et Baudelaire.</p>



<p>On pense que le pseudonyme Lautréamont aurait pu lui être imposé l’éditeur pour échapper à la censure, à cause de l’œuvre jugée comme blasphématoire.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Chant premier</strong></p>



<p>Vieil Océan, aux vagues de cristal, tu ressembles proportionnellement à ces marques azurées que l’on voit sur le dos meurtri des mousses&nbsp;; tu es un immense bleu fait sur le corps de la terre&nbsp;; j’aime cette comparaison. Ainsi, à ton premier aspect, un souffle prolongé de tristesse, qu’on croirait être le murmure de ta brise suave, passe en laissant des ineffaçables traces, sur l’âme profondément ébranlée, et tu rappelles au souvenir de tes amants, sans qu’on s’en rende toujours compte, les rudes commencements de l’homme, où il fait connaissance avec la douleur qui ne le quitte plus.</p>



<p>&nbsp;Je te salue Vieil Océan&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>Vieil océan, tu es le symbole de l’identité&nbsp;: toujours égal à toi-même. Tu ne varies pas d’une manière essentielle, et, si tes vagues sont quelque part en furie, plus loin, dans quelque autre zone, elles sont dans le calme le plus complet. Tu n’es pas comme l’homme, qui s’arrête dans la rue pour voir deux boule-dogues s’empoigner au cou, mais qui ne s’arrête pas, quand un enterrement passe, qui est ce matin accessible et ce soir de mauvaise humeur; qui rit aujourd’hui et pleure demain.</p>



<p>Je te salue, vieil océan&nbsp;!</p>



<p class="has-text-align-center">***</p>



<p>Vieil Océan, il n’y aurait rien d’impossible à ce que tu caches dans ton sein de futures utilités pour l’homme. Tu lui as déjà donné la baleine. Tu ne laisses pas facilement deviner aux yeux avides des sciences naturelles les milles secrets de ton intime organisation&nbsp;; tu es modeste. L’homme se vante sans cesse, et pour des minuties.</p>



<p>Je te salue Vieil Océan&nbsp;!</p>



<p><strong><em>Chant premier (extraits), Les Chants de Maldoror et autres poésies, Ed. Albert Lacroix 1869.</em></strong></p>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 06:28:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation française]]></category>
		<category><![CDATA[Emir Abdelkader]]></category>
		<category><![CDATA[Jughurtha]]></category>
		<category><![CDATA[Numidie]]></category>
		<category><![CDATA[Rimbaud]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Hugo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arthur Rimbaud célèbre dans ce poème écrit à 15 ans le chef numide, Jugurtha, héros de la lutte contre Rome.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/le-poeme-du-dimanche-jugurtha-de-rimbaud/">Le poème du dimanche | ‘‘Jugurtha’’ de Rimbaud</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quand il écrit ce poème en 1869, Arthur Rimbaud (1854-1891) n’a pas quinze ans&nbsp;! Le jeune prodige participe à un Concours académique, en latin. Et bien sûr, il le gagne. Son poème, en 75 vers, célèbre le Numide, Jugurtha (160 av J.-C.&nbsp;– 104 av J.-C.) héros de la lutte contre Rome.</em></strong></p>



<span id="more-18420987"></span>



<p>En réalité, le jeune poète rend hommage au <em>«second»</em> Jugurtha, l’Emir Abdelkader (1808-1883), héros de la résistance algérienne à la colonisation française de 1830 et qui a duré jusqu’à 1847, date de sa reddition.</p>



<p>La colonisation, présente, dans la littérature, curieusement, n’était pas condamnée, même pas par Victor Hugo ! Etonnant donc ce <em>‘‘Jugurtha’’</em>, mais qui prédit l’engagement et la révolte de Rimbaud, qui rejoindra La Commune de Paris à 16 ans, en 1870. Autre événement historique qu’il célèbrera dans de nombreux poèmes.    </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : « Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>Il y avait peu de temps que s’était élevé dans les airs<br>celui qui bientôt pour la nation et la patrie arabe devait être<br>le grand Jugurtha, quand son ombre apparut à ses parents<br>émerveillés, au-dessus d’un enfant, &#8211; l’ombre du grand Jugurtha ! &#8211;<br>et raconta sa vie et proféra cet oracle :<br>«O ma patrie ! ô ma terre défendue par mes peines !&#8230;»<br>Et sa voix, interrompue par le zéphyr, se tut un moment&#8230;<br>« Rome, auparavant impure tanière de nombreux bandits,<br>avait rompu ses murs étroits, et, répandue tout à l’entour,<br>s’était annexé, la scélérate ! les contrées voisines.<br>Puis elle avait embrassé dans ses bras rob0ustes l’univers,<br>et l’avait fait sien. Beaucoup de nations refusèrent<br>de briser le joug fatal : celles qui prirent les armes<br>répandaient leur sang à l’envi, sans succès,<br>pour la liberté de la patrie : Rome, plus grande que l’obstacle,<br>brisait les peuples, quand elle ne faisait pas alliance avec les cités.»</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>«Moi-même, longtemps, j’avais cru que ce peuple possédait une âme<br>noble ; mais quand, devenu homme, il me fut permis<br>de voir cette nation de plus près, une large blessure se révéla<br>à sa vaste poitrine !&#8230; &#8211; Un poison funeste s’était insinué<br>dans ses membres : la fatale soif de l’or !&#8230; Tout entière sous les armes,<br>en apparence !&#8230; &#8211; Cette ville prostituée régnait sur toute la terre :<br>c’est moi qui ai décidé de me mesurer avec cette reine, Rome !<br>J’ai regardé avec mépris le peuple à qui obéit l’univers !&#8230; »</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p><em>«Car lorsque Rome eut entrepris de s’immiscer<br>dans les conseils de Jugurtha pour tenter de s’emparer peu à peu par ruse<br>de ma patrie, conscient, j’aperçus<br>les chaînes menaçantes, et je résolus de résister à Rome :<br>je connus les profondes douleurs d’un cœur angoissé !<br>Ô peuple sublime ! mes guerriers ! ma sainte populace !<br>Cette terre, la reine superbe et l’honneur de l’univers,<br>cette terre s’effondra, &#8211; s’effondra, soûlée par mes présents.<br>Oh ! comme nous avons ri, nous, Numides, de cette ville de Rome !<br>Ce barbare de Jugurtha volait dans toutes les bouches :<br>Il n’y avait personne qui pût s’opposer aux Numides !&#8230;»</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230;»</em></p>



<p><em>«C’est moi qui, convoqué, ai eu la hardiesse de pénétrer en territoire<br>romain et jusque dans leur ville, Numides ! A son front superbe<br>j’ai appliqué un soufflet, j’ai méprisé ses troupes mercenaires.<br>&#8211; Ce peuple enfin s’est levé pour prendre ses armes, longtemps en oubli.<br>Je n’ai pas déposé le glaive. Je n’avais nul espoir<br>de triompher ; mais du moins j’ai pu rivaliser avec Rome !<br>J’ai opposé des rivières, j’ai opposé des rochers aux bataillons<br>romains : tantôt ils luttent dans les sables de Libye,<br>tantôt ils emportent des redoutes perchées au sommet d’une colline.<br>Souvent ils teignirent de leur sang versé les campagnes de mon pays ;<br>et ils restent confondus devant la ténacité inaccoutumée de cet ennemi&#8230; »</em></p>



<p><em>Il naît dans les montagnes de l’Arabie un enfant, qui est grand ;<br>et la brise légère a dit : «Celui-là est le petit-fils de Jugurtha !&#8230; »</em></p>



<p><em>«Peut-être aurais-je fini par vaincre les cohortes ennemies&#8230;<br>Mais la perfidie de Bocchus&#8230; À quoi bon en rappeler davantage ?<br>Content, j’ai quitté ma patrie et les honneurs royaux,<br>content d’avoir appliqué à Rome le soufflet du rebelle.<br>&#8211; Mais voici un nouveau vainqueur du chef des Arabes,<br>la France !&#8230; Toi, mon fils, si tu fléchis les destins rigoureux,<br>tu seras le vengeur de la Patrie ! Peuplades soumises, aux armes !<br>Qu’en vos cœurs domptés revive l’antique courage !<br>Brandissez de nouveau vos épées ! Et, vous souvenant de Jugurtha,<br>repoussez les vainqueurs ! versez votre sang pour la patrie !<br>Oh ! que les lions arabes se lèvent pour la guerre,<br>et déchirent de leurs dents vengeresses les bataillons ennemis !<br>Et toi, grandis, enfant ! Que la Fortune favorise tes efforts !<br>Et que le Français ne déshonore plus les rivages arabes !&#8230;»</em></p>



<p><em>Et l’enfant en riant jouait avec son épée recourbée&#8230;</em></p>



<p><em>II</em></p>



<p><em>Napoléon !&#8230; Oh ! Napoléon !&#8230; Ce nouveau Jugurtha<br>Est vaincu !&#8230; Il croupit, enchaîné, dans une indigne prison !<br>Voici que Jugurtha se dresse à nouveau dans l’ombre devant le guerrier<br>et d’une bouche apaisée lui murmure ces mots :<br>«Rends-toi, mon fils, au Dieu nouveau ! Abandonne tes griefs !<br>Voici surgir un meilleur âge&#8230; La France va briser<br>tes chaînes&#8230; Et tu verras l’Algérie, sous la domination française,<br>prospère !&#8230; Tu accepteras le traité d’une nation généreuse,<br>grand aussitôt par un vaste pays, prêtre<br>de la Justice et de la Foi jurée&#8230; Aime ton aïeul Jugurtha<br>de tout ton cœur&#8230; Et souviens-toi toujours de son sort !</em></p>



<p><em>III</em></p>



<p><em>Car c’est le Génie des rivages arabes qui t’apparaît !»</em></p>



<p><em>Rimbaud Jean-Nicolas-Arthur, externe au collège de Charleville. Professeur : M. Duprez.</em></p>



<p><em>Traduit du latin par<strong> Jules Mouquet</strong>, Rimbaud, ‘‘Œuvres complètes’’, Classiques Modernes, 1999.</em></p>
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		<title>Le poème du dimanche &#124; ‘‘Fidélité’’ de Mohsen Ben Hmida</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/08/le-poeme-du-dimanche-fidelite-de-mohsen-ben-hmida/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 06:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Fikr]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Mabâheth]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Ben Hmida]]></category>
		<category><![CDATA[Monastir]]></category>
		<category><![CDATA[Rimbaud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né en 2019 et décédé en 2015, Mohsen Ben Hmida est poète, nouvelliste, traducteur, dramaturge, et essayiste tunisien.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/08/le-poeme-du-dimanche-fidelite-de-mohsen-ben-hmida/">Le poème du dimanche | ‘‘Fidélité’’ de Mohsen Ben Hmida</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Né en 1919 à Monastir, Mohsen Ben Hmida est poète, nouvelliste, traducteur, dramaturge, et essayiste tunisien.</em></strong></p>



<span id="more-18329857"></span>



<p>Après des études au Lycée Sadiki et en Sorbonne, à Paris, il publie ses textes dès 1944 dans la revue <em>Al-Mabâheth</em> puis dans <em>Al-Fikr, </em>dès 1955.</p>



<p>Considéré comme innovateur, engagé, écrivant tôt, en vers libre, vers libéré, disait-il, il publie en arabe, son premier recueil, <em>La caravane d’esclaves</em> (MTE, 1967),&nbsp;puis <em>Un homme est mort,</em> (1985).</p>



<p>Bilingue, on lui doit de nombreuses traductions dont <em>Saison en </em>enfer&nbsp;(MTE<em>, </em>1987) et <em>Les Illuminations</em> de Rimbaud, aussi, du français vers l’arabe, <em>Cent poèmes du Japon</em>, Ed. Beit Al-Hikma, 1990. En, 1993, il annonce plusieurs recueils inédits, dont un en français, <em>Le périple</em>, nous ne savons s’il a vu le jour. Il décède en 2005.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><em>Je me souviens je n’oublie pas</em></p>



<p><em>Sur quoi nous avons fait serment</em></p>



<p><em>Tout ce vers quoi nous aspirions</em></p>



<p><em>Ö mon compagnon&nbsp;! Compagnon des faibles</em></p>



<p><em>Tout ce qui crée chez l’être sa fierté</em></p>



<p><em>Tout ce qui rescucite les cendres</em></p>



<p><em>Je me souviens je n’oublie pas</em></p>



<p><em>Cette époque détestable</em></p>



<p><em>Avant que je n’écrive mon poème</em></p>



<p><em>Quand ils étaient des loups</em></p>



<p><em>Et nous étions des moutons</em></p>



<p><em>Quand mon frère aspirait la poussière</em></p>



<p><em>Et &nbsp;moi portais le drame</em></p>



<p><em>Les campagnes étaient désertes et assoiffées</em></p>



<p><em>Mon frère humain sur ma terre à la dignité violentée</em></p>



<p><em>Mon frère humain sur ma terre ne savait où se diriger</em></p>



<p><em>Je me souviens je n’oublie pas</em></p>



<p><em>Depuis que j’étais enfant</em></p>



<p><em>Et que le malheur m’avait frappé</em></p>



<p><em>Que la faim avait essoré le cœur de mon pays</em></p>



<p><em>Que la gloire s’éloignait au loin fort loin</em></p>



<p><em>Comme des souffles éclatants</em></p>



<p><em>J’ai entendu que c’était mon peuple</em></p>



<p><em>Que c’était le gémissement de l’humanité</em></p>



<p><em>J’ai fait serment que la colère éclatera</em></p>



<p><em>Sur tous les chemins</em></p>



<p><em>Le peuple se révoltera vite avec force</em></p>



<p><em>Je me souviens je n’oublie pas</em></p>



<p><em>Je ne suis pas ingrat</em></p>



<p><em>Je ne suis pas insensible</em></p>



<p><em>Comme des souffles nobles</em></p>



<p><em>Comment de quelques fragments</em></p>



<p><em>J’ai semé la graine de l’amour de l’humanité</em></p>



<p><em>Allumé le feu de la vaillance</em></p>



<p><em>Révélé tout traître valet</em></p>



<p><em>Réveillé la fierté de mon peuple de nouveau</em></p>



<p><em>Qui s’opposa à l’ennemi</em></p>



<p><em>Brandissant sa foi de fer inébranlable</em></p>



<p><em>Et &nbsp;bâtit la gloire de mon pays</em></p>



<p class="has-text-align-right">Traduit de l’arabe par <strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p><strong><em>Extrait de Attariq (La voie), recueil annoncé, poème paru dans la revue Al-Maçar, n°18, octobre, 1993.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/08/le-poeme-du-dimanche-fidelite-de-mohsen-ben-hmida/">Le poème du dimanche | ‘‘Fidélité’’ de Mohsen Ben Hmida</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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