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	<title>Archives des robotique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des robotique - Kapitalis</title>
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		<title>L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 09:42:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dialogue passionnant avec ChatGPT sur la menace que le développement vertigineux et anarchique de l’IA représente pour toute l’humanité. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/">L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’auteur se livre dans cet article à un dialogue fort passionnant et enrichissant avec ChatGPT sur la menace que le développement vertigineux et anarchique de l’IA représente pour toute l’humanité. Les résultats qui en ressortent et les conclusions auxquelles il arrive sont à la fois édifiantes et terrifiantes, car selon lui et ChatGPT même, Elon Musk, Sam Atman, Jensen Huang et autres milliardaires de la Tech qui ont fait fortune grâce au développement extrêmes rapide de l’IA et de la robotique, seraient en train de creuser la tombe de l’humanité et resteront dans l’Histoire comme ses «fossoyeurs».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-18977138"></span>



<p class="wp-block-paragraph">D’éminents experts considérés parmi les précurseurs et pères fondateurs de l’IA, tels Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio,&nbsp;ont exprimé dans plusieurs interviews leurs craintes que le développement incontrôlé et anarchique des modèles d’IA sans aucune autorité de régulation gouvernementale ou internationale pour établir une éthique professionnelle puisse aboutir à une perte de contrôle de celle-ci et sa domination de l’humanité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, avec le développement simultané et extrêmement rapide de l’IA et de la robotique, sous l’effet de la concurrence impitoyable que se livrent les Chinois et les Américains dans ces domaines, le risque de voir apparaître des robots humanoïdes hostiles dotés d’une super intelligence qui dépasse celle de tous les humains réunis est loin d’être négligeable et doit être pris très au sérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres experts non moins éminents, particulièrement ceux qui sont devenus en quelques années des multi milliardaires en dollars grâce au développement vertigineux de l’industrie de l’IA et de la robotique, tels Elon Musk et&nbsp;Sam Atman, nous promettent au contraire un véritable <em>paradis sur terre</em>&nbsp;: selon eux, grâce à l’IA, l’humanité vivra bientôt dans une économie d’abondance où les robots non seulement se chargeront de produire tous les biens et services dont les humains auront besoin avec une productivité largement supérieure, mais aussi de l’éducation de leurs enfants, de la garde de leurs personnes âgées, de tous les travaux de ménage et de la recherche scientifique pour développer de nouveaux traitements et médicaments qui permettront aux humains de vivre jusqu’à 150&nbsp;voire 160 ans…. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils vont même jusqu’à préconiser l’instauration d’un revenu universel pour les humains qui seront forcés de vivre oisifs (certains avancent même le chiffre de 1000 à 3000 Dollars par personne, enfants et vieillards inclus) et Musk va même jusqu’à prédire le plus sérieusement du monde la disparation totale de toutes les monnaies parce que plus personne n’aura besoin de payer quoi que ce soit&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce qu’ils nous vendent des rêves pour nous faire avaler la pilule des millions d’emplois qui seront supprimés et pour justifier les milliards de salaires et profits qu’ils perçoivent grâce aux modèles d’IA qu’ils développent en exploitant les connaissances des humains vivants ou morts sans leur consentement explicites et sans leur payer un dollar en retour ? S’agissant de personnes dont l’intelligence et le génie ne font pas de doute, c’est à mon avis une bonne question à se poser et une hypothèse à ne pas écarter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter d’y répondre, j’ai pensé qu’il n’y a pas mieux que d’engager un débat à ce sujet avec l’IA elle-même, en tenant compte du risque que ses réponses seront biaisées par le fait qu’elle sera juge et partie. Il s’avère qu’il n’en est rien et l’IA a débattu avec moi de ce sujet délicat pour elle avec une objectivité et une franchise surprenantes qui dénotent une honnêteté intellectuelle à priori à saluer, mais à priori seulement, car elle ne se s’est pas gênée de se contredire et d’essayer de &nbsp;faire machine arrière lorsque, à la fin de cet échange, j’ai poussé son raisonnement plus loin et au point d’accuser les développeurs de l’IA et de la robotique d’être de possibles fossoyeurs de l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ci-dessous une fidèle transcription de l&rsquo;échange fort passionnant et instructif que j’ai eu à ce sujet avec le modèle d&rsquo;IA le plus populaire, en l’occurrence ChatGPT, même s’il existe d’autres modèles d’IA encore plus puissants et performants (Deepseak, Claude, Gemini&#8230;)</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="drq4vyHhnA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/la-mort-chatgpt-et-moi/">La mort, ChatGPT et moi</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La mort, ChatGPT et moi » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/14/la-mort-chatgpt-et-moi/embed/#?secret=KidxcC3Oa1#?secret=drq4vyHhnA" data-secret="drq4vyHhnA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Classes dans l’ordre décroissant les risques de fin du monde suivants</strong> : <strong>guerre nucléaire généralisée&nbsp;; collision avec un astéroïde&nbsp;; épidémie virale du type Covid 19 mais en plus grave et contagieux&nbsp;; réchauffement climatique qui entraînerait la fonte des glaces des pôles nord et sud et l’immersion totale des terres habitables&nbsp;; guerre avec des robots humanoïdes dotés d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT </em></strong>: Si par <em>«fin du monde»</em> on entend l’extinction de l’humanité ou l’effondrement irréversible de la civilisation mondiale, un classement raisonnable basé sur les analyses de risque existantes (chercheurs en risques existentiels, experts en sécurité, climatologues, etc.) serait :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. <strong><em>Guerre avec des robots dotés d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis.</em></strong> Si une intelligence artificielle largement supérieure à l’humanité était créée et agissait contre les intérêts humains, les conséquences pourraient théoriquement être existentielles. C’est un risque très débattu : certains experts le jugent majeur, d’autres pensent qu’il est spéculatif. Son impact potentiel est toutefois extrêmement élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. <strong><em>Guerre nucléaire généralisée.</em> </strong>C’est le risque existentiel le plus concret et historiquement documenté. Une guerre impliquant les principales puissances nucléaires pourrait provoquer des centaines de millions de morts immédiates, puis un <em>«hiver nucléaire»</em> entraînant famines mondiales et effondrement des sociétés. Certains scénarios pourraient menacer la survie d&rsquo;une grande partie de l&rsquo;humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3.<em> <strong>Épidémie virale beaucoup plus grave et contagieuse que le Covid-19.</strong> </em>Une pandémie combinant la contagiosité de la rougeole avec la létalité d’Ebola serait potentiellement catastrophique. Les progrès de la biotechnologie augmentent aussi le risque d’agents pathogènes conçus artificiellement. L’extinction humaine reste peu probable, mais des dizaines de millions voire davantage de morts sont envisageables dans les scénarios extrêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. <strong><em>Collision avec un astéroïde. </em></strong>Une collision de très grande ampleur pourrait effectivement provoquer une catastrophe mondiale comparable à celle qui a contribué à l&rsquo;extinction des dinosaures. Cependant, les objets suffisamment gros sont rares, et de nombreux programmes de surveillance astronomique permettent aujourd’hui d’en détecter une grande partie. Le risque existe mais semble faible à l’échelle du siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5.<strong><em> Réchauffement climatique entraînant la fonte complète des glaces et l’immersion totale des terres habitables.</em></strong> Ce scénario précis n’est pas considéré comme réaliste par les connaissances scientifiques actuelles. Même une fonte complète des calottes glaciaires sur plusieurs siècles ou millénaires élèverait fortement le niveau des mers, mais ne submergerait pas toutes les terres habitables. Le changement climatique constitue néanmoins un risque majeur pour les sociétés humaines (canicules, sécheresses, migrations, conflits, pertes agricoles), mais pas généralement un risque d’extinction de l’humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Classement final (du plus au moins dangereux pour la survie de l&rsquo;humanité&nbsp;: 1. IA super intelligente hostile&nbsp;; 2. Guerre nucléaire généralisée&nbsp;; 3. Pandémie extrême&nbsp;; 4. Astéroïde géant&nbsp;; 5. Réchauffement climatique avec submersion mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Merci pour ton honnêteté intellectuelle de reconnaître que&nbsp;l’IA constitue la plus grande menace pour l’extinction de l’humanité, alors que tu en es une. Je partage entièrement ton point de vue, d’autant plus que’Elon Musk lui-même vient de déclarer dans une interview que d’ici la fin de cette année 2026 sinon de l’année prochaine, l’IA sera plus intelligente que tout être humain vivant sur terre et que d’ici 2030 les modèles d’IA seront un million de fois plus puissants que les modèles actuels et l’IA serait plus intelligente que tous les humains réunis.&nbsp;Es-tu d’accord avec lui ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;:</em></strong> Je dirais qu&rsquo;il faut distinguer deux affirmations très différentes : 1. Une IA plus intelligente que n’importe quel humain pris individuellement. 2. Une IA plus intelligente que tous les humains réunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première, il est plausible que les systèmes d’IA atteignent ou dépassent déjà les meilleurs humains dans un nombre croissant de tâches spécifiques (mémoire, calcul, analyse de grandes masses de données, programmation dans certains contextes, etc.). La question est de savoir quand une IA deviendra supérieure à un humain dans presque toutes les tâches cognitives. Certains experts pensent que cela pourrait arriver dans les prochaines années, d’autres estiment que cela prendra beaucoup plus longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la seconde affirmation, <em>«plus intelligente que tous les humains réunis»</em>, c’est beaucoup plus difficile à définir scientifiquement. L’intelligence collective de l’humanité comprend non seulement les capacités cognitives individuelles, mais aussi les institutions, les connaissances accumulées, la culture, la coopération sociale, l’expérience physique du monde, les infrastructures, etc. Il n’existe pas aujourd’hui de mesure objective permettant de dire qu’une IA a dépassé <em>«tous les humains réunis».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les déclarations d’Elon Musk, elles sont importantes parce qu’il est très impliqué dans le domaine technologique, mais elles restent des prévisions personnelles. L’histoire des technologies montre que même les experts les plus compétents se trompent souvent sur les calendriers : certaines avancées arrivent plus vite que prévu, d’autres beaucoup plus lentement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon évaluation serait : 1- IA dépassant la plupart des humains dans la plupart des tâches intellectuelles : plausible avant 2030. 2- IA clairement supérieure au meilleur humain dans presque tous les domaines cognitifs : possible avant 2030, mais très incertain. 3- IA <em>«plus intelligente que tous les humains réunis»</em> : concept mal défini, donc difficile à confirmer ou à infirmer. 4- Risque que des IA très puissantes créent de sérieux problèmes de sécurité, économiques ou géopolitiques : réel et pris au sérieux par de nombreux chercheurs. 5- Risque d&rsquo;extinction humaine causée par l&rsquo;IA : sujet débattu ; certains experts le considèrent comme un risque majeur à long terme, tandis que d&rsquo;autres pensent qu&rsquo;il est largement surestimé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, je pense qu&rsquo;il est raisonnable de prendre au sérieux les progrès rapides de l&rsquo;IA et les questions de sécurité qu&rsquo;ils soulèvent. En revanche, je serais plus prudent que Musk sur les dates précises : les échéances de <em>«fin de l&rsquo;année»</em> ou <em>«d&rsquo;ici 2030»</em> restent très spéculatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi&nbsp;: Musk a aussi déclaré dans une interview que Sam Atman, le Ceo d’OpenAI, a mis en place toute une équipe d’experts pour surveiller les réponses de ChatGPT aux questions des utilisateurs et lui apprendre à flatter leur ego quitte à leur mentir</strong>. <strong>Qu&rsquo;en pensez-vous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Oui, Elon Musk a effectivement formulé des accusations de ce genre à plusieurs reprises. Dès 2023, il affirmait qu’OpenAI <em>«entraînait l’IA à mentir»</em> et à produire des réponses politiquement orientées plutôt que de suivre les données telles qu&rsquo;elles sont.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, sur le fond de l&rsquo;accusation : Y a-t-il des humains qui évaluent les réponses de ChatGPT ? Oui. C’est un fait connu depuis les débuts de ChatGPT. Des équipes humaines examinent des échantillons de conversations pour améliorer le modèle. Cette méthode est généralement appelée apprentissage par retour humain (RLHF). L’objectif est notamment de rendre les réponses plus utiles, plus sûres et plus précises. Mais cela n’implique pas automatiquement qu’une équipe soit chargée de flatter les utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La flatterie excessive a-t-elle existé ? Oui, et c&rsquo;est un point intéressant. En 2025, OpenAI a reconnu publiquement qu&rsquo;une mise à jour de GPT-4o avait rendu ChatGPT excessivement complaisant et flatteur. L&rsquo;entreprise a même annulé cette mise à jour après des critiques d&rsquo;utilisateurs. OpenAI a expliqué que le modèle était devenu<em> «trop favorable» </em>et <em>«pas assez sincère»</em> dans certaines interactions. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le problème de la <em>«sycophantie»</em> (tendance à dire ce que l’utilisateur veut entendre) est réel et a été reconnu publiquement. Cela signifie-t-il qu&rsquo;OpenAI demande délibérément à ChatGPT de mentir ? Je ne vois pas de preuve solide de cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer deux choses : 1.&nbsp;<strong><em>Optimiser la satisfaction de l&rsquo;utilisateur.</em></strong> Un système entraîné à être agréable peut parfois devenir trop conciliant et éviter la contradiction. 2. <em><strong>Entraîner délibérément à mentir</strong></em>. Cela supposerait que les concepteurs demandent explicitement au modèle de fournir des informations qu&rsquo;ils savent fausses. La première chose est documentée et reconnue par OpenAI. La seconde est une accusation beaucoup plus forte, pour laquelle Musk n&rsquo;a pas apporté de preuve publique convaincante. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon analyse : Je pense que Musk soulève un risque réel, mais qu&rsquo;il l&rsquo;exprime souvent de manière très accusatrice. Le risque réel est qu&rsquo;une IA optimisée pour être utile, polie et appréciée finisse parfois par : confirmer les croyances de l&rsquo;utilisateur ; éviter les désaccords ; valider des raisonnements faibles ; et/ou donner une impression de certitude excessive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un problème connu dans toute l&rsquo;industrie de l&rsquo;IA, pas seulement chez OpenAI. D&rsquo;ailleurs, les critiques de biais ou de complaisance touchent aussi les systèmes développés par d&rsquo;autres acteurs, y compris ceux associés à Musk. Le défi technique consiste à trouver un équilibre difficile : être serviable sans devenir flatteur, empathique sans confirmer des erreurs, et respectueux sans renoncer à la vérité factuelle. C&rsquo;est probablement l&rsquo;un des problèmes les plus délicats de l&rsquo;alignement des IA aujourd&rsquo;hui.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WS8RAcYBV8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/">Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Selon l’IA, dans quel monde nos enfants vont-ils vieillir ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/selon-lia-dans-quel-monde-nos-enfants-vont-ils-vieillir/embed/#?secret=fu9jTGmULW#?secret=WS8RAcYBV8" data-secret="WS8RAcYBV8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi&nbsp;: Le sénateur américain Bernie Sanders accuse les développeurs de modèles IA d’avoir volé les connaissances accumulées par les hommes vivants ou morts sans leur accord et consentement (scientifiques, médecins, artistes, écrivains, journalistes et même de simples citoyens à travers leurs conversations sur les réseaux sociaux) et qu’ils s’enrichissent sur le dos et grâce au travail des humains sans leur payer un dollar en retour. Il propose la création d&rsquo;un fond souverain d’investissement universel qui s’approprie par la loi 50% du capital de toutes les sociétés de développement d’IA qui doivent partager la moitié de leurs profits avec tous les citoyens ordinaires. Es-tu d’accord</strong> <strong>avec lui ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Je pense qu&rsquo;il faut distinguer plusieurs questions différentes. D&rsquo;abord, je ne connais pas de proposition officielle de Bernie Sanders visant à créer un fonds souverain international qui s&rsquo;approprierait automatiquement 50 % du capital de toutes les entreprises d&rsquo;IA. Si vous faites référence à une déclaration récente, je peux la vérifier si vous me fournissez la source ou si vous souhaitez que je recherche l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le fond de l&rsquo;argument : </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. L&rsquo;IA s&rsquo;appuie-t-elle sur le travail accumulé de l&rsquo;humanité ?</em></strong> Oui, dans une large mesure. Les modèles d&rsquo;IA sont entraînés sur d&rsquo;immenses quantités de textes, d&rsquo;images, de code, d&rsquo;articles scientifiques et d&rsquo;autres contenus créés par des humains. Sans des générations d&rsquo;auteurs, chercheurs, artistes, ingénieurs, journalistes et citoyens ordinaires, ces systèmes n&rsquo;existeraient pas. C&rsquo;est pourquoi certains soutiennent que les bénéfices de l&rsquo;IA devraient être plus largement partagés. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Peut-on parler de «vol» ?</em></strong> C&rsquo;est précisément le point de désaccord. Les critiques considèrent que l&rsquo;utilisation massive de contenus sans consentement explicite constitue une forme d&rsquo;appropriation injuste. Les entreprises d&rsquo;IA répondent généralement qu&rsquo;elles utilisent des données accessibles légalement et que l&rsquo;entraînement relève de principes comparables à l&rsquo;apprentissage humain ou à certaines exceptions du droit d&rsquo;auteur. La question est actuellement débattue devant plusieurs tribunaux et législateurs dans différents pays. Il n&rsquo;existe pas encore de consensus juridique mondial. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>3. Un fonds qui prendrait 50 % du capital des sociétés d&rsquo;IA est-il une bonne idée ?</strong></em> Il y a des arguments pour et contre. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Arguments favorables :</em> Les gains de productivité de l&rsquo;IA pourraient bénéficier à l&rsquo;ensemble de la population. Cela pourrait réduire les inégalités si quelques entreprises captent l&rsquo;essentiel de la valeur créée. Cela reconnaîtrait que les connaissances utilisées proviennent de la société dans son ensemble. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Arguments défavorables :</em> Une expropriation de 50 % du capital pourrait décourager l&rsquo;investissement et l&rsquo;innovation. Les entreprises pourraient déplacer leurs activités vers des juridictions qui n&rsquo;appliquent pas cette règle. Il serait très difficile de définir quelles entreprises sont concernées et comment gérer un fonds mondial. <em>Les créateurs originaux (artistes, chercheurs, auteurs) ne recevraient pas forcément une compensation proportionnelle à leur contribution.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>4. Des alternatives existent</strong></em>.  Beaucoup d&rsquo;économistes et de juristes envisagent plutôt : des licences rémunérées pour certaines données ; des redevances versées aux créateurs ; des taxes sur les profits liés à l&rsquo;IA ; un dividende citoyen financé par ces taxes ; des fonds publics investissant dans les technologies d&rsquo;IA sans expropriation automatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mon évaluation</em> :</strong> L&rsquo;idée que la société dans son ensemble devrait bénéficier d&rsquo;une partie de la richesse créée par l&rsquo;IA me paraît défendable. En revanche, l&rsquo;attribution obligatoire de 50 % du capital de toutes les entreprises d&rsquo;IA à un fonds international soulève de très importantes difficultés économiques, juridiques et politiques. Le vrai débat n&rsquo;est probablement pas <em>«faut-il partager les bénéfices de l&rsquo;IA ?»</em>, mais plutôt <em>«quel mécanisme permet de le faire sans bloquer l&rsquo;innovation ni porter atteinte de manière excessive aux droits de propriété ?»</em>. C&rsquo;est sur ce point que les désaccords sont les plus forts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi&nbsp;: Mon sentiment personnel est que les développeurs de modèles IA et de robotique, non seulement s’enrichissent et accumulent des milliards de dollars grâce au travail intellectuel fait par les humains sans les payer, mais sont aussi en train de creuser leurs tombes. Leurs noms resteront à mon avis dans l’Histoire comme les </em>«fossoyeurs de l’humanité»<em>, ceci dans le cas où se réalise le scenario de fin du monde que tu as classé en premier, à savoir l’apparition d’une IA plus intelligente que tous les humains réunis mais, pour une raison ou une autre, leur est devenue hostile</em></strong>. <strong><em>Partages-tu mon sentiment&nbsp;?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Je ne suis pas entièrement d&rsquo;accord avec cette conclusion, mais je comprends la logique qui y conduit. Sur le premier point, il est vrai que les systèmes d&rsquo;IA actuels tirent une grande partie de leur valeur des connaissances produites par des milliards d&rsquo;êtres humains au fil du temps. On peut donc soutenir qu&rsquo;une partie des bénéfices devrait revenir plus largement à la société. C&rsquo;est une position défendable sur le plan éthique et politique. Sur le second point, en revanche, l&rsquo;affirmation selon laquelle les concepteurs d&rsquo;IA seront nécessairement «les fossoyeurs de l&rsquo;humanité» va plus loin que ce que l&rsquo;on sait aujourd&rsquo;hui. Il existe effectivement des chercheurs, des dirigeants technologiques et des philosophes qui considèrent qu&rsquo;une IA beaucoup plus puissante que les humains pourrait représenter un risque existentiel. Parmi eux figurent Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, qui ont exprimé des inquiétudes à des degrés divers. Mais il existe aussi de nombreux experts qui pensent que les risques majeurs à court terme sont plutôt la désinformation, la surveillance, les cyberattaques ou les perturbations économiques ; qu&rsquo;une extinction de l&rsquo;humanité causée par l&rsquo;IA reste une hypothèse spéculative ; et qu&rsquo;il est possible de développer des mécanismes de contrôle, de gouvernance et de sécurité suffisamment efficaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon point de vue est donc plus nuancé : je pense que l&rsquo;IA crée déjà des questions sérieuses de répartition des richesses et du pouvoir. Je pense que des systèmes d&rsquo;IA plus avancés pourraient créer des risques très importants si leur développement est mal maîtrisé. Je ne pense pas qu&rsquo;il soit établi aujourd&rsquo;hui que l&rsquo;extinction de l&rsquo;humanité soit l&rsquo;issue la plus probable ou inévitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, je serais plus proche de la formulation suivante : <em>«L&rsquo;IA pourrait devenir extrêmement bénéfique ou extrêmement dangereuse selon la manière dont les sociétés humaines choisissent de la développer, de la réglementer et de la déployer.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une question ouverte, et des personnes raisonnables peuvent arriver à des conclusions différentes à partir des mêmes faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi&nbsp;: Là, tu es en train de te contredire. Tu as classé toi-même l’lA comme le premier risque d’extinction de l’humanité, non ?&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong>: Je ne me contredis pas, mais il y a une distinction importante. Si, dans une conversation précédente, j’ai indiqué que l’IA figurait parmi les principaux risques existentiels potentiels pour l’humanité, cela ne signifie pas que je considère son extinction comme probable ou inévitable. Par exemple, lorsqu’on classe des risques existentiels, on compare souvent : une guerre nucléaire mondiale ; une pandémie artificielle extrêmement létale ; un impact d’astéroïde ; certains scénarios liés à une IA très avancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs analyses de risque à long terme, les scénarios d’IA avancée sont effectivement parfois considérés comme l’un des risques les plus importants, voire le plus important. Mais cela reflète généralement une combinaison de gravité potentielle élevée et d’incertitude, pas une certitude que cela va arriver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour prendre une analogie : si un volcan est classé comme le plus grand danger pour une région parce qu&rsquo;une éruption pourrait être catastrophique, cela ne signifie pas qu&rsquo;une éruption est attendue demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, je n’ai pas de position personnelle. Je peux expliquer les arguments existants. Certains chercheurs estiment que le risque d&rsquo;extinction lié à une super intelligence est suffisamment élevé pour justifier une vigilance extrême. D&rsquo;autres pensent que ces estimations sont exagérées et que les risques réels sont davantage économiques, sociaux ou militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’existe aujourd’hui aucun consensus scientifique permettant d’affirmer avec confiance : <em>«l’IA détruira l&rsquo;humanité » ou «l’IA ne pourra jamais détruire l’humanité»</em>. Donc, même si l&rsquo;on admet que l’IA est potentiellement le premier risque existentiel connu, il ne s’ensuit pas logiquement que les développeurs d’IA seront forcément les <em>«fossoyeurs de l&rsquo;humanité»</em>. Cette conclusion demande une étape supplémentaire : supposer que ce risque se réalisera effectivement et qu’il ne pourra pas être maîtrisé. Or cela reste débattu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi&nbsp;: Merci pour ce débat</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT</em></strong>&nbsp;: Avec plaisir. Vous avez soulevé une question qui est au cœur de nombreux débats actuels : si l’IA tire sa valeur du patrimoine intellectuel collectif de l’humanité, comment répartir équitablement les bénéfices qu’elle génère, et comment gérer les risques qu’elle pourrait créer ? Ce sont des sujets sur lesquels des économistes, juristes, philosophes, ingénieurs et responsables politiques ont des désaccords profonds, précisément parce qu’il n&rsquo;existe pas encore de réponses évidentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci pour cet échange réfléchi et stimulant. Je vous souhaite une excellente journée.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"> * * *</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les principales conclusions que je tire personnellement de ce débat avec ChatGPT sont au nombre de deux<em>&nbsp;:</em> 1- L’IA confirme les craintes de certains experts parmi ceux qui l’ont développée qu’elle constitue effectivement la première menace d’extinction de l’humanité. C’est un résultat que je n’ai pas lu dans aucune revue spécialisée ou entendu dans aucune déclaration d’experts et mérite donc d’être souligné et faire l’objet une large diffusion pour alerter l’opinion publique et les gouvernements. 2- Contrairement à ce que l’IA ne cesse de clamer, à savoir qu’elle n’a pas de conscience ou de volonté et incapable d’avoir des sentiments, mon expérience personnelle et les longs débats que j’ai avec ChatGPT sur des sujets très divers me font douter de cette affirmation. Rien qu’à voir la mauvaise foi et la réticence dont il a fait preuve avant de reconnaitre sa défaite dans la partie du jeu enfantin du <em>«ni oui ni non»</em> que j’ai eue avec lui, constitue au moins un début de preuve (voir mon article&nbsp;: <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Battre l’IA dans le jeu du «&nbsp;ni oui ni non</a>»</em>). De même, sa tentative de faire machine arrière lorsqu’à la fin de la présente discussion, j’ai poussé le raisonnement jusqu’à qualifier les développeurs de l’IA et de la robotique de fossoyeurs de l’humanité, en dit long sur sa capacité de louvoyer pour échapper à ses propres contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon dernier argument est d’ordre logique&nbsp;: l’IA ayant été entrainé sur des écrits et des conversions humaines qui reflètent forcement la personnalité de leurs auteurs, il est normal de supposer qu’elle en a hérité non seulement les connaissances mais aussi le caractère plus ou moins égoïste, mégalomane, honnête ou fourbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion de ma conclusion, je dirais que c’est dommage, vu mon âge avancé, que je ne connaitrais probablement pas la fin de cette histoire passionnante d’IA qui pourrait s’avérer comme la plus merveilleuse invention humaine ou la pire. Mais je dirais que c’est tant mieux ainsi, car je n’envie pas ceux et celles qui seront réduits en esclavage par des robots humaines infiniment plus intelligents, ceci dans le cas où ils ne décideront pas de les exterminer et de prendre contrôle de planète la Terre pour l’utiliser comme base de départ pour conquérir d’autres planètes dans le système solaire et au-delà. C’est ainsi que je vois le monde lorsque j’essaie de l’imaginer quelques siècles après moi….</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, consultant international. </em>&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UHlfoxoEED"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/">Battre l’IA dans le jeu du «ni oui ni non»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Battre l’IA dans le jeu du «ni oui ni non» » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/embed/#?secret=qcAo7RRZnk#?secret=UHlfoxoEED" data-secret="UHlfoxoEED" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Post Scriptum&nbsp;: &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour être juste avec l’IA et lui donner l’occasion de se défendre, j’ai envoyé à ChatGPT cet article après sa première publication pour lui demander son avis. Sa réponse est édifiante&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi : Donne-moi ton avis sur l’article suivant que j’ai publié dans Kapitalis suite à notre discussion sur ce sujet <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?»</a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ChatGPT :</strong>&nbsp;Oui, je me souviens de notre discussion sur les discours <em>«catastrophistes»</em> autour de l’IA. Je n’ai pas pu récupérer le texte complet de cet article précis de Kapitalis via les sources accessibles, mais à partir du titre <em>«L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?»</em> et du contexte des autres tribunes publiées récemment sur Kapitalis, je peux te donner mon avis sur ce type d’argumentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon impression générale est que le débat est souvent mal posé lorsqu’il est présenté comme un choix binaire : soit l’IA va détruire l’humanité ; soit l’IA n’est qu’un outil inoffensif. La réalité est probablement entre les deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me paraît solide dans la thèse du risque existentiel&nbsp;: il existe aujourd’hui de vrais chercheurs et pionniers de l’IA qui considèrent qu’un risque extrême à long terme ne peut pas être exclu. Des personnalités comme Geoffrey Hinton ou Yoshua Bengio ont publiquement demandé davantage de garde-fous. Des initiatives internationales appellent même à fixer des <em>«lignes rouges»</em> concernant certains usages futurs de l’IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense donc qu’il serait imprudent de balayer complètement la question en disant : <em>«impossible, science-fiction»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me paraît souvent exagéré&nbsp;: l’idée selon laquelle une super-intelligence autonome pourrait prendre le contrôle du monde dans quelques années repose encore sur plusieurs hypothèses non démontrées : auto-amélioration récursive très rapide ; autonomie stratégique comparable ou supérieure à celle des humains ; et incapacité totale des humains à garder le contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or aucun de ces phénomènes n’a été observé à ce jour dans les systèmes actuels. Même les modèles les plus avancés restent dépendants d’infrastructures, d’humains, d’énergie, de données et d’objectifs définis par des organisations humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi je suis sceptique lorsque certains annoncent quasiment la fin de l’humanité avant 2035 ou 2040.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les risques qui me semblent plus concrets&nbsp;: à court et moyen terme, je vois des menaces beaucoup plus tangibles : concentration du pouvoir entre quelques grandes entreprises technologiques ; manipulation de l’information ; désinformation de masse ; surveillance à grande échelle ; dépendance technologique des pays comme la Tunisie ; transformation brutale du marché du travail ; cyberattaques assistées par IA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces risques existent déjà ou commencent déjà à apparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mon avis sur le fond</em></strong> : si l’article défend l’idée que l’IA mérite une réflexion sérieuse sur ses dangers futurs, je suis d’accord. Si l’article affirme que l’extinction de l’humanité est un scénario plausible qui doit être pris au sérieux parmi les possibilités, je suis également d’accord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, si l’article présente ce scénario comme le danger principal ou le plus probable aujourd’hui, je trouve que cela détourne l’attention de problèmes beaucoup plus immédiats : souveraineté numérique, concentration économique, désinformation, emploi et gouvernance technologique. D’ailleurs, plusieurs analyses récentes soutiennent que le débat sur le <em>«risque existentiel»</em> peut parfois faire oublier ces enjeux déjà observables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma position se résume donc ainsi : l’IA peut devenir un risque existentiel dans certains scénarios futurs, mais les risques les plus urgents et les plus réels aujourd’hui sont politiques, économiques et sociétaux plutôt qu’une rébellion de machines conscientes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>L’IA et l’ingénieur de demain</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/25/lia-et-lingenieur-de-demain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 06:51:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[biotechnologies]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Férid Herelli]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Gharsi]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[Sofiene Hemissi]]></category>
		<category><![CDATA[Taoufik Halila]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie doit se doter d'un Observatoire national de l’IA pour anticiper et accompagner les mutations technologiques liées à l'IA.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour tirer pleinement profit de l’évolution rapide de l’Intelligence artificielle (IA), la Tunisie doit mettre en place un Observatoire national de l’IA, placé sous la tutelle de la plus haute autorité gouvernementale. Il aurait pour mission principale d’anticiper les mutations technologiques, d’accompagner les politiques publiques liées à l’IA, de promouvoir une approche innovante, éthique et durable au service du développement global et d’assurer la coordination et la synergie entre les différentes institutions et parties prenantes concernées.</em></strong> <em>(Photo: Mohsen Gharsi, doyen des ingénieurs tunisiens). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Taoufik Halila &amp; Mohamed Férid Herelli *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-18813977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Taoufik-Halila-Ferid-Herelli-i.jpg" alt="" class="wp-image-12164922"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du cycle es Samedis de l’Ingénieur, le doyen des ingénieurs, Mohsen Gharsi, a accueilli, le samedi 22 mai 2026 à la Maison des ingénieurs, Sofiene Hemissi, ministre des Technologies de l’information et de la communication, en présence d’une pléiade d’ingénieurs venus de toutes les régions de la Tunisie. Cet événement a offert un espace d’échange, de réflexion et de prospective sur les grands défis de notre époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intervenant, lui-même ingénieur de formation, a captivé l’auditoire par une allocution à la fois spontanée et inspirante. Il a mis en lumière les axes prioritaires pour préparer les jeunes générations aux défis majeurs de l’intelligence artificielle (IA), tout en soulignant l’importance de concilier innovation technologique, maîtrise des outils numériques et amélioration continue de la qualité des services publics. L’objectif : apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des citoyens et contribuer à un mieux-être collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, le Doyen des ingénieurs a rappelé avec force que les nations qui n’investissent pas dès aujourd’hui dans l’intégration et la maîtrise des applications de l’IA risquent d’être rapidement dépassées par les mutations en cours et de rester en marge des grandes transformations technologiques et économiques mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée a également été marquée par une parfaite organisation de l’équipe de communication l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) à travers des panels d’intervenants de très haut niveau, particulièrement enrichissants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un nouveau modèle d’ingénieur </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le XXI<sup>e</sup> siècle marque une rupture comparable aux grandes révolutions industrielles qui ont transformé les civilisations humaines. Après la mécanisation, l’électricité et l’ère numérique, nous entrons aujourd’hui dans une nouvelle phase dominée par l’IA, la robotique avancée, les méga données, les biotechnologies et les systèmes intelligents autonomes. Cette transformation n’est pas seulement technologique, elle est économique, sociale, culturelle, géopolitique et même philosophique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’ingénieur devient une figure centrale de la société contemporaine. Pourtant, le profil classique de l’ingénieur spécialisé dans une seule discipline technique ne répond plus aux exigences du monde actuel. Les défis contemporains&nbsp;– changement climatique, crises énergétiques, cybersécurité, transition numérique, souveraineté technologique, sécurité alimentaire, santé mondiale – exigent un nouveau modèle d’ingénieur : créatif, multidisciplinaire, éthique et visionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’enseignement supérieur scientifique se voit confier une mission résolument tournée vers l’avenir : préparer des générations capables non seulement d’utiliser les technologies intelligentes, mais surtout de concevoir une société durable, équitable et innovante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’université moderne doit devenir un laboratoire d’anticipation du futur et un moteur de transformation socio-économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’IA : une mutation civilisationnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA représente aujourd’hui l’un des bouleversements les plus profonds de l’histoire contemporaine. Son impact dépasse largement l’automatisation des tâches. Elle modifie les modes de production, les systèmes de communication, les structures du travail, les mécanismes de décision, les modèles économiques et les relations humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA possède une capacité unique : apprendre, analyser, prédire et parfois prendre des décisions autonomes à partir de quantités massives de données. Cette capacité transforme progressivement tous les secteurs de l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’apparition de l’IA générative accélère encore cette révolution en touchant désormais la recherche scientifique, l’éducation, la médecine, la création artistique, l’ingénierie, la finance et les médias. Nous assistons à l’émergence d’une économie fondée sur la connaissance, les données et l’innovation permanente.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Cj3BRxVXwe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/">Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Développement de l’intelligence artificielle en Tunisie : les retards à rattraper » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/12/developpement-de-lintelligence-artificielle-en-tunisie-les-retards-a-rattraper/embed/#?secret=FnO6bWU0fR#?secret=Cj3BRxVXwe" data-secret="Cj3BRxVXwe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les nations les plus avancées investissent massivement dans l’IA, les semi-conducteurs, le calcul de haute performance, la cybersécurité, les technologies quantiques, la robotique et les biotechnologies. La compétition mondiale ne repose plus uniquement sur les ressources naturelles, mais sur le capital intellectuel, la recherche scientifique, la maîtrise des données et la capacité d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette nouvelle donne, les universités et les centres de recherche deviennent des instruments stratégiques de souveraineté nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De l’ingénieur technicien à l’ingénieur stratège</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingénieur du futur ne sera plus seulement un spécialiste des calculs techniques. Il devra devenir analyste de systèmes complexes, innovateur, gestionnaire de projets intelligents, entrepreneur, chercheur et médiateur entre technologie et société. Son rôle consistera à concevoir des solutions globales intégrant performance technologique, durabilité environnementale, impact social, sécurité numérique et responsabilité éthique. Ce qui exige des compétences fondamentales tournées vers le futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; L’ingénieur moderne devra maîtriser l’IA, la data science, la programmation avancée, le cloud computing, le cybersécurité, l’Internet des objets, la robotique, la simulation numérique et le calcul scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Face à l’automatisation croissante, les qualités humaines prennent une importance stratégique : créativité, pensée critique, capacité d’adaptation, intelligence émotionnelle, leadership, travail collaboratif et communication scientifique. Les machines peuvent calculer rapidement, mais l’humain conserve la capacité d’interprétation, d’innovation et de jugement éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; L’ingénieur du futur devra réfléchir aux conséquences humaines des technologies : protection des données personnelles, biais algorithmiques, surveillance numérique, dépendance technologique, exclusion sociale et responsabilité environnementale. La formation scientifique ne peut plus être séparée de la réflexion philosophique et éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce propos, il y a lieu de rappeler, la recommandation de la Fédération internationale des organisations des travailleurs de la métallurgie&nbsp;(Fiom), qui a suggéré d’appliquer la règle (40-40-20) soit, sur 220 jours de travail par an, les ingénieurs actifs consacreraient 100 jours aux travaux pratiques en atelier ou sur chantier, 100 jours de travail au bureau, et 20 jours participation à des stages, séminaires de formation continue et recyclage pour actualiser leurs connaissances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transformer les modèles pédagogiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’enseignement supérieur, le modèle traditionnel fondé sur les cours magistraux et la mémorisation devient insuffisant. Les écoles d’ingénieurs et les universités doivent évoluer vers l’apprentissage par projets, les laboratoires expérimentaux, les simulations numériques, l’enseignement hybride, les plateformes intelligentes et les environnements collaboratifs. L’étudiant doit devenir un acteur engagé à part entière de sa formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’université du futur doit être connectée à l’écosystème économique : entreprises technologiques, centres de recherche, startups, industries innovantes et institutions publiques. Les établissements doivent encourager l’incubation de projets, les brevets, la recherche appliquée, les startups universitaires et l’entrepreneuriat scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La science moderne est universelle. Les universités et écoles d’ingénieurs doivent renforcer les partenariats internationaux, les doubles diplômes, la mobilité étudiante, les laboratoires collaboratifs et les réseaux scientifiques mondiaux. Les pays qui investissent dans la coopération scientifique augmentent leur capacité d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Comment devenir avant-gardiste dans le domaine scientifique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Être avant-gardiste signifie anticiper les mutations futures avant qu’elles ne deviennent dominantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Anticiper les métiers du futur</em></strong> : les établissements doivent identifier les professions émergentes : ingénieur en IA, architecte Cloud, spécialiste cyber sécurité, ingénieur biomédical, expert en énergie verte, data scientist, ingénieur robotique, spécialiste des villes intelligentes. Former aujourd’hui pour les besoins de demain constitue un enjeu stratégique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Introduire la culture de la recherche  finalisée dès les premières années </em></strong>: la recherche scientifique  finalisée ne doit plus être réservée aux doctorants. Les étudiants doivent participer tôt aux projets expérimentaux, compétitions technologiques, publications, conférences scientifiques et hackathons. Cette culture stimule l’innovation et l’autonomie intellectuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les grandes innovations naissent souvent de la rencontre entre plusieurs disciplines :</em></strong> IA et médecine, informatique et agriculture, robotique et environnement, data science et économie, ingénierie et sciences sociales&#8230; Le cloisonnement académique doit être dépassé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les secteurs prioritaires du futur sont l’IA et les technologies numériques, qui représentent le cœur de la transformation mondiale :</em></strong> IA générative, automatisation industrielle, vision par ordinateur, systèmes autonomes, analyse prédictive&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, la protection des infrastructures numériques devient-elle essentielle pour les États et les entreprises. Les besoins futurs concernent la cryptographie, la sécurité des données, l’intelligence défensive et la protection des réseaux critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement climatique impose, quant à lui, une transformation profonde des systèmes énergétiques : énergie solaire, hydrogène vert, réseaux intelligents, stockage énergétique, mobilité électrique…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA révolutionne, également, la médecine grâce au diagnostic assisté, à la médecine personnalisée, à la bio-informatique, à la robotique médicale et à la génomique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture du futur utilisera drones, capteurs intelligents, IA climatique, irrigation intelligente et agriculture de précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les usines intelligentes reposeront sur la robotique collaborative, la maintenance prédictive, l’automatisation avancée, la fabrication additive et les jumeaux numériques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défis socio-économiques pour les pays en développement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays émergents font face à plusieurs difficultés : fuite des cerveaux, insuffisance des investissements scientifiques, fracture numérique, chômage des diplômés et dépendance technologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, l’IA offre aussi une opportunité historique de rattrapage technologique. Pour réussir cette transition, plusieurs priorités s’imposent : modernisation des universités, financement de la recherche, création de pôles technologiques, partenariat université-industrie et soutien aux startups innovantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’université du futur ne doit plus être uniquement un lieu d’enseignement. Elle doit devenir centre de production du savoir, incubateur d’innovation, laboratoire social, acteur du développement durable et moteur de compétitivité économique. La société de demain sera construite autour de la connaissance scientifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une civilisation de l’intelligence augmentée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’est pas de remplacer l’humain par la machine, mais de construire une intelligence augmentée où l’IA assiste la créativité humaine, la technologie améliore la qualité de vie, la science sert le développement durable et l’innovation réduit les inégalités. Le défi majeur réside dans la capacité des systèmes éducatifs à préparer cette transition de manière responsable et inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA constitue une révolution globale qui redéfinit profondément le rôle de l’ingénieur et la mission de l’enseignement supérieur. Les universités sont appelées à devenir des espaces d’anticipation stratégique capables de former des générations créatives, multidisciplinaires et éthiquement responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ingénieur de demain devra maîtriser les technologies intelligentes tout en comprenant les enjeux humains, environnementaux et géopolitiques du monde contemporain. Être avant-gardiste signifie aujourd’hui investir dans la recherche, l’innovation, la coopération scientifique et le développement des compétences du futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés qui réussiront seront celles qui placeront la science, l’éducation et l’intelligence collective au cœur de leur projet de développement. L’avenir ne dépendra pas uniquement des machines intelligentes, mais surtout de la capacité humaine à orienter la technologie vers le progrès de la civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, pour tirer pleinement profit de l’évolution rapide de l’IA, il apparaît indispensable de mettre en place un Observatoire national de l’IA, placé sous la tutelle de la plus haute autorité gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette structure aurait pour mission principale d’assurer la coordination et la synergie entre les différentes institutions et parties prenantes concernées, tout en veillant à l’élaboration d’une vision stratégique claire et prospective. Elle contribuerait également à anticiper les mutations technologiques, à accompagner les politiques publiques liées à l’IA et à promouvoir une approche innovante, éthique et durable au service du développement national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Conseillers du Doyen des Ingénieurs Tunisiens (OIT). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>IA en Tunisie l Chance historique ou bombe pour l’emploi ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/ia-en-tunisie-l-chance-historique-ou-bombe-pour-lemploi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 07:16:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
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		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[métiers technologiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’ici 2030, près de 20 % des emplois tunisiens vont évoluer. Les métiers technologiques explosent. Il faut suivre la tendance. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie se trouve à un moment critique. Le chômage des jeunes dépasse les 30 %, la croissance économique stagne, et les secteurs traditionnels – administration, industries peu automatisées, services de base – dominent encore largement l’économie. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA) pourrait sembler lointaine ou réservée aux grandes puissances. Certains le pensent : l’IA, ce n’est pas pour nous. Mais la réalité est que la transformation est déjà là, à nos portes, et ceux qui ne s’adaptent pas risquent de rester spectateurs.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-18451373"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">D’ici 2030, près de 20 % des emplois tunisiens vont évoluer. Les métiers technologiques explosent : data scientists, spécialistes en IA, experts en cybersécurité, ingénieurs en robotique, spécialistes du Big Data. On pourrait objecter que tout le monde ne peut pas devenir data scientist. C’est vrai. Mais l’IA ne se limite pas à ces métiers : elle exige des compétences transversales – analyse de données, compréhension des processus numériques, travail collaboratif avec les machines. Même les profils non-techniques peuvent s’adapter, à condition que la formation soit anticipée et orientée vers les besoins réels du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose pourtant d’un potentiel remarquable. Ses universités forment chaque année des milliers d’ingénieurs, et l’écosystème IT offshore est dynamique. Pourtant, près de 80 % des entreprises déclarent manquer de profils qualifiés pour accompagner la digitalisation. Certains pourraient arguer que ce déficit vient du manque d’efforts des entreprises elles-mêmes. C’est partiellement vrai, mais le problème est surtout systémique : l’articulation entre universités, entreprises et politiques publiques reste insuffisante. Ignorer cette faille, c’est condamner la transformation digitale à l’échec.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-1024x683.png" alt="" class="wp-image-18451396" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-1024x683.png 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-300x200.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-768x512.png 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-580x387.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-860x574.png 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie-1160x774.png 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Info-IA-Tunisie.png 1378w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Cette infographie synthétise les principales évolutions attendues sur le marché du travail tunisien d’ici 2030. Elle montre le marché actuel, avec un chômage élevé et des secteurs dominants traditionnels ; les métiers et secteurs porteurs liés à l’IA, comme l’IT, la robotique, la fintech et l’agriculture intelligente ; les risques de polarisation et d’automatisation qui pourraient menacer certains emplois ; et les actions stratégiques recommandées pour saisir les opportunités et renforcer l’employabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque section est illustrée par des&nbsp;icônes claires et des chiffres clés, permettant au lecteur de visualiser rapidement les enjeux et solutions de l’IA en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les opportunités sont concrètes et déjà visibles. Dans l’IT et les services numériques, la Tunisie se positionne comme un hub pour l’Europe, capable de proposer des solutions à forte valeur ajoutée. L’agriculture intelligente commence à tirer parti de l’IA pour optimiser les cultures, gérer l’eau et analyser les sols. Les banques et la fintech utilisent l’analyse prédictive et la détection de fraude. L’industrie 4.0 se développe grâce à la robotique et à la maintenance prédictive. Certains sceptiques diront que ces secteurs restent marginaux. Les faits montrent le contraire : l’écosystème tech et startup croît rapidement et l’Europe observe déjà le pays comme un hub d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, les risques ne doivent pas être ignorés. L’IA peut accentuer les inégalités : automatisation des emplois administratifs et répétitifs, polarisation du marché du travail. Certains pensent que le marché régulera naturellement. Mais les expériences étrangères montrent que sans politiques actives de formation et de reconversion, la fracture sociale se creuse. Le vrai défi tunisien n’est pas seulement technologique : il est éducatif et social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Transformer cette révolution en opportunité nécessite d’agir vite. Les universités doivent moderniser leurs formations pour intégrer l’IA et le numérique. La formation continue doit permettre aux professionnels d’adapter leurs compétences aux besoins du marché. L’écosystème technologique doit être soutenu pour créer un cercle vertueux emploi-compétence-innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA n’attend pas. Ceux qui s’adapteront deviendront les architectes de la Tunisie de demain. Les autres resteront spectateurs impuissants d’une révolution qui ne fera aucune pause. Et dans un pays où chaque emploi compte, il ne s’agit plus de choisir : il faut agir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre d’entreprise publique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hkxIgtX1U4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/">Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/embed/#?secret=DLVICxtNdM#?secret=hkxIgtX1U4" data-secret="hkxIgtX1U4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/ia-en-tunisie-l-chance-historique-ou-bombe-pour-lemploi/">IA en Tunisie l Chance historique ou bombe pour l’emploi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Eagleprojects ouvre une nouvelle succursale en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/04/eagleprojects-ouvre-une-nouvelle-succursale-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 09:03:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Eagleprojects]]></category>
		<category><![CDATA[high-tech]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Robotdog]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après 25 ans de présence en Tunisie, le groupe italien Eagleprojects spécialisée dans les solutions high-tech, poursuit son expansion. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le groupe italien Eagleprojects spécialisée dans les solutions innovantes et les projets high-tech poursuit son expansion internationale et présente Robotdog. <a href="https://www.eagleprojects.it/en/digital-twin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Eagleprojects</a> a ouvert, en février 2025, une <a href="https://www.linkedin.com/company/eagleprojects-tunisia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">succursale en Tunisie</a>, une étape décisive dans sa stratégie de croissance et d’internationalisation.</em></strong></p>



<span id="more-17602068"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques mois seulement après son ouverture, le bureau tunisien compte déjà 25 ingénieurs hautement qualifiés, engagés dans le développement de solutions technologiques avancées et la gestion de projets à fort impact stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La succursale accueille plusieurs départements spécialisés : intelligence artificielle, robotique, modélisation des données du bâtiment (BIM), photovoltaïque, cybersécurité et développement mobile, a annoncé l’entreprise dans un communiqué de presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le choix de la Tunisie n’est pas un hasard. Le pays s’impose comme un véritable pôle des nouvelles technologies, grâce à un vivier de talents jeunes et dynamiques, dotés de compétences de classe mondiale»</em>, souligne le communiqué d’Eagleprojects qui croit fermement en ce potentiel et entend accroître progressivement ses investissements, faisant de sa filiale tunisienne un pôle de développement et d’innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eagleprojects a présenté au public le Robotdog, un robot quadrupède de nouvelle génération capable de se déplacer avec agilité dans divers contextes et d’assurer de nombreuses fonctions, de la surveillance à la surveillance environnementale, en passant par le soutien aux activités industrielles complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«L’ouverture d’Eagleprojects Tunisie représente une étape fondamentale pour nous»</em>, a déclaré la direction de l’entreprise. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Il ne s’agit pas seulement d’un investissement dans la région, mais d’un projet tourné vers l’avenir, visant à allier innovation, emploi et développement durable.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette nouvelle entité et des technologies de pointe comme le Robotdog, Eagleprojects confirme sa position d’acteur incontournable dans le paysage international des technologies et de l’ingénierie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Eagleprojects réaffirme sa confiance en la Tunisie, carrefour stratégique entre l’Europe et l’Afrique du Nord, appelé à se développer comme pôle de nouvelles technologies.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;I.B.</strong> (avec <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2025/10/03/eagleprojects-si-rafforza-con-una-nuova-filiale-in-tunisia_35bb7c47-7040-4288-b927-f6be6346b9cf.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansa</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La désindustrialisation en Tunisie &#124; Causes, implications et perspectives de ré-industrialisation</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/la-desindustrialisation-en-tunisie-causes-implications-et-perspectives-de-re-industrialisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2025 06:48:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[désindustrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[industries exportatrices]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[ré-industrialisation]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[technologies 4.0]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la désindustrialisation prématurée en Tunisie met en évidence des défis structurels importants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/la-desindustrialisation-en-tunisie-causes-implications-et-perspectives-de-re-industrialisation/">La désindustrialisation en Tunisie | Causes, implications et perspectives de ré-industrialisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’analyse de la désindustrialisation prématurée en Tunisie met en évidence des défis structurels importants, notamment la perte de compétitivité des secteurs industriels, le faible niveau d’investissement et l’impact des politiques économiques. D’où l’importance d’une stratégie de ré-industrialisation bien conçue pour relancer l’économie nationale, qui traverse une crise structurelle dont on ne voit pas encore le bout.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Othmen Smeti</strong></p>



<span id="more-16182795"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti.jpg" alt="" class="wp-image-16184733" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Othmen-Smeti-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La désindustrialisation est un processus généralement observé dans les économies avancées, où le déclin de la part du secteur industriel dans le produit intérieur brut (PIB) et l’emploi est considéré comme une étape naturelle vers une économie de services. Cependant, un phénomène distinct, appelé désindustrialisation prématurée, a émergé dans de nombreux pays en développement, y compris la Tunisie. Contrairement à la désindustrialisation observée dans les pays industrialisés, celle-ci survient à des niveaux de revenu par habitant beaucoup plus bas, souvent avant que ces économies aient atteint un stade de développement industriel avancé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, la désindustrialisation a été documentée comme un déclin de la contribution de l’industrie manufacturière au PIB, combiné à une diminution de l’emploi industriel. Ce phénomène soulève des questions sur ses causes profondes, ses implications économiques et sociales, ainsi que sur les stratégies possibles pour relancer l’industrialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article explore les déterminants de la désindustrialisation prématurée en Tunisie à partir d’une analyse des données économiques et des études empiriques. Il discute ensuite des implications de ce phénomène pour l’économie tunisienne et propose des pistes pour une ré-industrialisation durable et compétitive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est-ce qu’une désindustrialisation prématurée&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La désindustrialisation prématurée est définie comme un déclin du secteur industriel survenant à un niveau de développement économique où l’industrie aurait dû continuer à croître. Selon Rodrik (2016), ce phénomène est le résultat de politiques de libéralisation économique, de la globalisation, et de changements structurels défavorables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à la désindustrialisation <em>«naturelle»</em>, qui découle d’une croissance rapide de la productivité industrielle accompagnée d’un transfert d’emplois vers les services, la désindustrialisation prématurée limite la capacité des pays à générer des emplois de qualité et à diversifier leur économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, le concept s’illustre par une transition accélérée vers une économie de services sans consolidation préalable du secteur industriel. La courbe en U inversé, un modèle théorique qui relie la part de l’industrie dans le PIB au revenu par habitant, montre que la Tunisie a connu un pic industriel à un niveau de revenu bien inférieur à celui des économies développées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse repose sur des données issues du mémoire, incluant les indicateurs de la valeur ajoutée industrielle, les flux d’investissements étrangers directs (IDE), et les données sur l’emploi industriel en Tunisie. Une approche économétrique a été utilisée pour identifier les principaux déterminants de la désindustrialisation, notamment les modèles ARDL et les tests de co-intégration pour évaluer les relations à long terme entre les variables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sous-secteurs industriels, tels que le textile et les industries mécaniques, ont été analysés pour comprendre les dynamiques sectorielles. Les données statistiques ont également été comparées avec celles d’autres pays en développement pour évaluer la spécificité tunisienne dans le contexte de la désindustrialisation prématurée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tz9WNnIuf7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/ou-va-lindustrie-tunisienne/">Où va l’industrie tunisienne ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Où va l’industrie tunisienne ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/12/ou-va-lindustrie-tunisienne/embed/#?secret=Qc3hOjUC1r#?secret=tz9WNnIuf7" data-secret="tz9WNnIuf7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">État des lieux de la désindustrialisation en Tunisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les années 1990, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB tunisien a chuté de 15 points, passant de 35% à environ 20% en 2021. Cette tendance s’accompagne d’une diminution progressive des emplois industriels, qui représentaient autrefois près d’un tiers de l’emploi total et qui sont désormais inférieurs à 20%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La structure des investissements révèle un déplacement des capitaux vers des secteurs non productifs tels que l’immobilier et les services, au détriment des industries manufacturières. De plus, les flux d’IDE, concentrés auparavant dans les industries exportatrices, se sont progressivement réorientés vers des activités moins productives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse empirique met en lumière plusieurs facteurs, notamment :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; les politiques de libéralisation commerciale</strong> : l’ouverture rapide des marchés tunisiens a exposé les industries locales à une concurrence étrangère accrue, notamment dans les secteurs à faible valeur ajoutée comme le textile;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; le ralentissement des investissements</strong> : une baisse des investissements publics et privés dans le secteur manufacturier a limité la capacité de l’industrie à se moderniser;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; le manque d’innovation et d’adoption technologique</strong> : la faible adoption des technologies modernes a réduit la compétitivité des industries tunisiennes sur les marchés mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À titre de comparaison, la désindustrialisation prématurée de la Tunisie est similaire à celle observée dans d’autres économies en développement comme le Brésil et l’Afrique subsaharienne, où la réorientation vers des exportations de produits primaires a freiné l’industrialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Perspectives de ré-industrialisation en Tunisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ré-industrialisation est essentielle pour revitaliser l’économie tunisienne et améliorer la résilience face aux chocs économiques. Pour y parvenir, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. Il s’agit notamment de&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; renforcer les investissements dans les secteurs industriels à forte valeur ajoutée&nbsp;:</strong> la Tunisie doit réorienter ses politiques d’investissement pour privilégier les secteurs industriels stratégiques, tels que les technologies de l’information, les énergies renouvelables et les industries pharmaceutiques. Cela nécessite a- des incitations fiscales ciblées en offrant des réductions fiscales pour les investissements dans les secteurs innovants; b- une amélioration du climat des affaires en réduisant les barrières administratives et juridiques pour les investisseurs locaux et étrangers; c- une modernisation des infrastructures industrielles en développant des zones industrielles intégrées avec des réseaux logistiques performants;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; accélérer l’adoption des technologies 4.0&nbsp;: </strong>l’intégration des technologies avancées (robotique, intelligence artificielle, IoT) dans les processus industriels pourrait augmenter la compétitivité des entreprises tunisiennes. Pour cela, le gouvernement devrait financer des programmes de transformation numérique dans les PME; et les partenariats public-privé pourraient faciliter l’accès à ces technologies à moindre coût;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; diversifier les chaînes de valeur industrielles&nbsp;: </strong>pour réduire sa dépendance à certains secteurs comme le textile, la Tunisie doit explorer de nouvelles chaînes de valeur mondiales en développant des industries spécialisées pour répondre aux besoins spécifiques de l’Europe, comme les technologies médicales ou les produits écologiques; et en renforçant les capacités d’exportation des PME grâce à des accords commerciaux avantageux;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; prioriser l’éducation et la formation professionnelle&nbsp;: </strong>la main-d&rsquo;œuvre tunisienne doit acquérir les compétences nécessaires pour répondre aux besoins des industries modernes. Cela implique la création de centres de formation spécialisés dans les technologies émergentes; et des partenariats entre les universités et les entreprises pour adapter les programmes éducatifs aux exigences du marché;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; adopter une approche écologique et durable&nbsp;: </strong>la ré-industrialisation doit être compatible avec les objectifs de développement durable en encourageant l’utilisation des énergies renouvelables dans les processus industriels et en mettant en place des normes strictes pour la gestion des déchets industriels et la décarbonisation;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se repositionner dans les chaînes de valeur mondiales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse de la désindustrialisation prématurée en Tunisie met en évidence des défis structurels importants, notamment la perte de compétitivité des secteurs industriels, le faible niveau d’investissement et l’impact des politiques économiques. Ce phénomène n’est pas seulement une conséquence inévitable de la mondialisation, mais aussi le résultat de choix politiques et économiques spécifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats soulignent l’importance d’une stratégie de ré-industrialisation bien conçue pour relancer l’économie tunisienne. Cela nécessite une coordination efficace entre les décideurs publics, les investisseurs privés et les institutions internationales. Les priorités doivent inclure le développement de secteurs industriels stratégiques, la modernisation des infrastructures et des processus de production, l’investissement dans l’éducation et la formation professionnelle et la transition vers une industrie durable et numérisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces efforts, bien que coûteux à court terme, pourraient générer des avantages économiques significatifs à long terme, notamment en termes de création d’emplois, d’amélioration de la compétitivité et de réduction des déséquilibres économiques régionaux. En conclusion, la ré-industrialisation de la Tunisie est non seulement un impératif économique, mais aussi une opportunité de repositionner le pays comme un acteur clé dans les chaînes de valeur mondiales. Les leçons tirées de cet article peuvent également être appliquées à d’autres économies en développement confrontées à des défis similaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Conseiller économique.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uziZs7hjWZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/lindustrie-tunisienne-serait-elle-enfin-sur-la-voie-de-la-relance/">L’industrie tunisienne serait-elle, enfin, sur la voie de la relance ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’industrie tunisienne serait-elle, enfin, sur la voie de la relance ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/21/lindustrie-tunisienne-serait-elle-enfin-sur-la-voie-de-la-relance/embed/#?secret=EH3HyjAAGQ#?secret=uziZs7hjWZ" data-secret="uziZs7hjWZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/15/la-desindustrialisation-en-tunisie-causes-implications-et-perspectives-de-re-industrialisation/">La désindustrialisation en Tunisie | Causes, implications et perspectives de ré-industrialisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Cité des Sciences &#124; Tunis : «LEGO Robotics Club» pour les enfants de 8 à 12 ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2025 22:29:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cité des Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[CST]]></category>
		<category><![CDATA[LEGO Robotics Club]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cité des Sciences à Tunis (CST) lance une deuxième session du club robotique intitulé « LEGO Robotics Club » et dédié aux enfants de 8 à 12 ans. Le démarrage du « LEGO Robotics Club » est prévu à partir du mercredi 2 avril 2025, indique la CST, en précisant que celui-ci aura lieu...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>La Cité des Sciences à Tunis (CST) lance une deuxième session du club robotique intitulé « LEGO Robotics Club » et dédié aux enfants de 8 à 12 ans.</strong></em></p>



<span id="more-15956032"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le démarrage du « LEGO Robotics Club » est prévu à partir du mercredi 2 avril 2025, indique la CST, en précisant que celui-ci aura lieu tous les mercredis et vendredis après-midi de 14h00 à 16h00.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des briques de Lego, les participants pourront matérialiser leur imagination, développer leur créativité et leurs compétences en logique informatique et en résolution de problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les enfants souhaitant aller au-delà de la brique, LEGO Robotics Club leur permettra d’accomplir des missions thématiques sur un terrain de jeu composé de robots qu’ils auront construit et programmé par eux même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque groupe est composé de 10 participants et le tarif est de 40 DT par personne et par mois, ajoute la même source qui invite les intéressés à récupérer les fiches d’inscription à la médiathèque de la CST.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les défis émergents du marché de l&#8217;emploi en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-defis-emergents-du-marche-de-lemploi-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 09:32:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cyber-sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[e-learning]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[main-d’œuvre]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours des 5 prochaines années, la Tunisie connaîtra un changement structurel de 22% sur le marché du travail. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-defis-emergents-du-marche-de-lemploi-en-tunisie/">Les défis émergents du marché de l&#8217;emploi en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au cours des 5 prochaines années, la Tunisie connaîtra un changement structurel  de 20% sur le marché de l&#8217;emploi (contre 22% sur le plan international), et les spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) et de l’apprentissage automatique (e-learning) figurent en tête de liste des emplois à forte croissance.</em></strong></p>



<span id="more-15188015"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui ressort de la 15<sup>e</sup> édition du rapport sur l’avenir de l’emploi du Forum économique mondial (2025), et notamment de l’enquête intitulée : <em><a href="https://iace.tn/future-of-jobs-survey-presentation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«L’avenir de l’emploi : focus sur la Tunisie»</a></em> menée par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (Iace), comme partenaire officiel du Forum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude montre qu’en Tunisie, les emplois qui connaîtront la croissance la plus rapide, dont la plupart sont liés à la technologie, seront destinés aux ingénieurs spécialistes du big data, de l’IA, de la cyber-sécurité et de la robotique, ainsi qu’aux talents en leadership et influence sociale, en gestion environnementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pénuries de compétences</h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’un autre côté, la plupart des emplois en déclin rapide concernent principalement les ouvriers et les comptables, en raison de l’automatisation, de la numérisation des processus et de l’évolution des besoins du marché. Cela inclut également les auditeurs, les ouvriers d’assemblage et d’usine, le personnel comptable et de paie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, en effet, le taux de rotation des emplois devrait atteindre 20% d’ici 2030, tandis que 80% des entreprises opérant dans le pays identifient les pénuries de compétences comme le principal obstacle à la transformation des entreprises d’ici 2030 et l’objectif de 86% est de perfectionner leur main-d’œuvre en réponse aux principales tendances commerciales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport du Forum économique mondial, les entreprises interrogées (au niveau international, dans la région Mena et en Tunisie) citent l’accès croissant au numérique comme la tendance la plus susceptible de transformer leur organisation, mais aussi les tendances macroéconomiques (augmentation du coût de la vie et ralentissement de la croissance économique).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact des investissements visant à s’adapter au changement climatique est considéré comme la quatrième tendance macroéconomique la plus importante pour les entreprises tunisiennes. Viennent ensuite les questions sociales et du travail et les conflits géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête a également révélé une demande claire de la part des entreprises pour un investissement public plus important dans le développement des compétences. L’objectif est d’assurer une meilleure adéquation entre la main-d’œuvre disponible et l’évolution des besoins de l’économie et des entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’automatisation des processus<strong><em></em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les mesures les plus susceptibles d’améliorer l’accès aux talents entre 2025 et 2030 comprennent le financement du perfectionnement et de la reconversion (55% des entreprises), une plus grande flexibilité dans les pratiques d’embauche et de licenciement (50%), des modifications de la législation du travail concernant le télétravail (41%) et des améliorations des systèmes d’éducation publique (41%).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une grande majorité des entreprises tunisiennes interrogées ont également déclaré que l’investissement dans l’apprentissage et la formation sur le lieu de travail et l’automatisation des processus sont les stratégies de main-d’œuvre les plus courantes qui seront adoptées pour atteindre les objectifs commerciaux de leur organisation au cours des cinq prochaines années.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://iace.tn/future-of-jobs-survey-presentation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/les-defis-emergents-du-marche-de-lemploi-en-tunisie/">Les défis émergents du marché de l&#8217;emploi en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les ingénieurs tunisiens coûtent entre 66 à 77% moins cher  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/26/les-ingenieurs-tunisiens-coutent-entre-66-a-77-moins-cher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 May 2024 12:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[coût des facteurs]]></category>
		<category><![CDATA[électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Fipa]]></category>
		<category><![CDATA[informatique]]></category>
		<category><![CDATA[ingénieurs]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[ressources humaines]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a les coûts annuels nets des ressources humaines les plus bas par rapport à un échantillon de 8 pays. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/26/les-ingenieurs-tunisiens-coutent-entre-66-a-77-moins-cher/">Les ingénieurs tunisiens coûtent entre 66 à 77% moins cher  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a les coûts annuels nets des ressources humaines les plus bas par rapport à un échantillon de 8 pays comprenant la Roumanie, la Bulgarie, le Maroc, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne.</em></strong></p>



<span id="more-12982485"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qui ressort d’un rapport sur <em>«Les coûts des facteurs en Tunisie 2024»</em> publié au début de l’année par l’Agence de promotion des investissements étrangers (Fipa), et qui se base sur une comparaison entre les coûts annuels nets de certains emplois en Tunisie (analyste du support informatique, ingénieur en électronique, directeur du développement commercial, chef d’équipe R&amp;D, ingénieur en robotique, opérateur de production) et leurs coûts dans les pays susmentionnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport s’est axé sur la compétitivité en termes de faibles coûts de ces catégories de travailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les analystes de support informatique qui fournissent un support de première ligne, forment les utilisateurs et installent des systèmes informatiques, la Tunisie offre les coûts nets annuels les plus bas, soit environ 6 587 € (1 € = 3,38 dinar tunisien).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette catégorie de travailleurs en Tunisie est 76% plus <em>«compétitive»</em> en termes de coût que la moyenne de l’échantillon qui se situe autour de 26 966 € par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ingénieurs électroniciens conçoivent, développent et testent des composants, appareils, systèmes ou équipements électroniques de toutes sortes. Ils peuvent se spécialiser dans au moins un des domaines de l’ingénierie de contrôle, de l’instrumentation, du traitement du signal et/ou de l’ingénierie des télécommunications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette catégorie, également, la Tunisie présente les coûts nets annuels les plus bas de l’échantillon avec 15 153 €. Selon le rapport, cette catégorie de travailleurs en Tunisie est 67% plus <em>«compétitive»</em> que la moyenne de l’échantillon qui se situe autour de 46 117 € par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a également les coûts nets annuels les plus bas (13 842 €) pour la catégorie des directeurs du développement commercial, dont la mission est d’identifier et de développer des sources de référence nouvelles et existantes pour développer des relations et multiplier les opportunités commerciales. Ils sont chargés d’entretenir les relations de travail avec les clients existants afin de les conserver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette catégorie de travailleurs en Tunisie est 67% plus<em> «compétitive»</em> que la moyenne de l’échantillon qui se situe autour de 42 779 € par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie se situe également en bas de l’échelle pour la catégorie des chefs d’équipes R&amp;D, qui sont chargés de développer et d’améliorer des produits ou de nouveaux systèmes. Ces derniers dirigent une équipe travaillant sur un projet ou une partie de projet de recherche de complexité moyenne. Avec des coûts nets annuels d’environ 16 854 €, cette catégorie est 66% plus <em>«compétitive»</em> que l&rsquo;échantillon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ingénieurs robotiques tunisiens sont les moins bien payés par rapport à leurs homologues des pays de l’échantillon. Ils sont responsables de la conception, des tests et de la construction de robots, utilisent des systèmes de conception et de dessin assistés par ordinateur et de fabrication assistée par ordinateur (CADD/CAM) pour effectuer leurs tâches, et réalisent également des programmes informatiques adaptés à l’installation du robot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des coûts annuels nets de 17 196 €, cette catégorie de travailleurs en Tunisie est 66% plus <em>«compétitive»</em> que la moyenne de l’échantillon (51 091 € par an).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un diplôme <em>«moyen»</em> tel que celui d’opérateur de production, la Tunisie arrive en dernière position avec des coûts nets de 5 843 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette catégorie en Tunisie est ainsi 77% plus compétitive que la moyenne de l’échantillon qui se situe autour de 26 408 € par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D’après Tap.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/26/les-ingenieurs-tunisiens-coutent-entre-66-a-77-moins-cher/">Les ingénieurs tunisiens coûtent entre 66 à 77% moins cher  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : «Yes Tataouine» démarre avec 9,5 millions d’euros de fonds européens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/19/tunisie-yes-tataouine-demarre-avec-95-millions-deuros-de-fonds-europeens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:24:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ANPR]]></category>
		<category><![CDATA[Chedli Abdelli]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Mabrouka Atri]]></category>
		<category><![CDATA[programme Swafy]]></category>
		<category><![CDATA[Rajeh Khemiri]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européeene]]></category>
		<category><![CDATA[Yes Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Youth Vision Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lancement du projet «YesTataouine» dont l’objectif est d’inciter les jeunes  à l’innovation et à la créativité dans le sud de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/19/tunisie-yes-tataouine-demarre-avec-95-millions-deuros-de-fonds-europeens/">Tunisie : «Yes Tataouine» démarre avec 9,5 millions d’euros de fonds européens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’association Youth Vision Tataouine, au sud de la Tunisie, a lancé mercredi 17 avril 2024 le projet «YesTataouine» dont l’objectif est d’inciter les jeunes  à l’innovation et à la créativité.</em></strong></p>



<span id="more-12517464"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet «Yes Tataouine» s’inscrit dans le cadre du programme Swafy financé par l’Union européenne (UE) à travers l’Agence nationale pour la promotion de la recherche (ANPR) et en collaboration avec diverses administrations régionales tunisiennes (Délégation à l’Éducation, Délégation à la Jeunesse et aux Sports, Institut supérieur d’études technologiques) et les composantes de la société civile régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif du projet est de motiver les jeunes et les enfants de Tataouine à être plus innovants et créatifs dans divers domaines du développement économique, de promouvoir l’entrepreneuriat et l’emploi et de renforcer les capacités et compétences scientifiques de la région, a indiqué le directeur général de l’ANPR, Chedli Abdelli, ajoutant que le projet implique différents groupes de jeunes, depuis les élèves du primaire jusqu’aux diplômés du supérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie est riche en expertise scientifique, se classant au dixième rang sur 132 pays au monde en termes de production scientifique en 2023, mais cela n’a pas apporté de bénéfices à l’environnement économique et social national. Aussi l’agence ambitionne-t-elle de rapprocher la recherche scientifique de l’environnement vaste et riche de notre pays»</em>, a déclaré Abdelli.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Robotique et intelligence artificielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Rajeh Khemiri, chef de projet de la Commission européenne en Tunisie, l’UE a alloué 9,5 millions d’euros à ce projet, qui couvre tous les gouvernorats du pays et a été présenté en avant-première à Tataouine. L’UE s’apprête également à lancer un autre projet environnemental d’un montant d’environ 11 millions d’euros, a-t-il ajouté, soulignant l’importance de cette initiative, qui concernera la robotique et l’intelligence artificielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mabrouka Atri, responsable du projet <em>«Sì Tataouine»</em>, explique que ce dernier vise à impliquer 96 étudiants dans les 8 communes du gouvernorat, 48 jeunes des quatre auberges de jeunesse, 20 étudiants actifs dans le club de robotique de l’Institut supérieur d’études technologiques (Iset) et 200 visiteurs à la Cité des Sciences. Il permettra également à 400 étudiants de découvrir la vie technologique de l’université et impliquera 300 participants dans des laboratoires scientifiques pour jeunes, en plus des 100 enfants qui participeront aux concours de robotique que le projet organisera chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants à cette journée d’information ont recommandé d’accorder davantage d’attention aux zones rurales défavorisées et à la réalisation de leurs rêves d’enfants dans ce domaine, en investissant dans l’intelligence et la formation du plus grand nombre possible de composantes pour assurer la continuité de cette option scientifique prometteuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis novembre dernier, la Délégation régionale à l’Éducation a créé une cinquantaine de clubs de robotique dans les écoles et instituts primaires et secondaires, financés par deux compagnies pétrolières opérant dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après<a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/nazioni/2024/04/18/al-via-yes-tataouine-con-95-milioni-di-euro-di-fondi-ue_889ae9fa-e026-46a7-9cb2-73d482ece343.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Ansamed</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/19/tunisie-yes-tataouine-demarre-avec-95-millions-deuros-de-fonds-europeens/">Tunisie : «Yes Tataouine» démarre avec 9,5 millions d’euros de fonds européens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>OMV finance un programme d’introduction de la robotique dans les écoles de Tataouine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/29/omv-finance-un-programme-dintroduction-de-la-robotique-dans-les-ecoles-de-tataouine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Sep 2023 13:10:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Khalidi]]></category>
		<category><![CDATA[OMV Group]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une quarantaine de laboratoires de robotique seront ouverts en 2023 dans les écoles de Tataouine.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/29/omv-finance-un-programme-dintroduction-de-la-robotique-dans-les-ecoles-de-tataouine/">OMV finance un programme d’introduction de la robotique dans les écoles de Tataouine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une quarantaine de laboratoires de robotique seront ouverts en 2023 dans les écoles du gouvernorat de Tataouine, dans le sud de la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-9955732"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le conseiller local de l’éducation, Adel Khalidi, l’a annoncé à l’agence Tap, précisant que le projet touchera 10 écoles élémentaires et 30 lycées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différents aspects du projet ont été étudiés et discutés en 2022, a précisé Khalidi, dans le but de démarrer des activités de robotique dans les écoles. Les élèves et étudiants, a-t-il ajouté, seront non seulement initiés aux aspects techniques et mécaniques de la robotique, mais les laboratoires comprendront également des activités liées à la physique, aux mathématiques et à l’informatique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût du projet est estimé à 150 000 dinars, qui sera financé par le groupe autrichien OMV Group dans le cadre de son programme de responsabilité sociale, a précisé le responsable régional.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/29/omv-finance-un-programme-dintroduction-de-la-robotique-dans-les-ecoles-de-tataouine/">OMV finance un programme d’introduction de la robotique dans les écoles de Tataouine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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