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	<title>Archives des Saâda Arbane - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Saâda Arbane - Kapitalis</title>
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		<title>Affaire ‘‘Houris’’ &#124; Kamel Daoud relaxé en France, poursuivi en Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 07:38:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Poursuivi en diffamation par Saâda Arbane, l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a été relaxé à Paris, mais reste poursuivi à Alger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/09/affaire-houris-kamel-daoud-relaxe-en-france-poursuivi-en-algerie/">Affaire ‘‘Houris’’ | Kamel Daoud relaxé en France, poursuivi en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Poursuivi en diffamation par <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/creation-litteraire-et-respect-de-la-vie-prive-laffaire-kamel-daoud-et-saada-arbane-video/">Saâda Arbane</a>, l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud a été relaxé mardi 8 septembre 2026 par le tribunal correctionnel de Paris. Une décision qui constitue une victoire judiciaire pour l’auteur du roman à succès ‘‘Houris’’, sans pour autant mettre un terme au feuilleton judiciaire qui l’oppose à la plaignante.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-19602487"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La justice française vient de refermer, provisoirement, l’un des volets de l’affaire <em>‘‘Houris’’</em>. Poursuivi pour diffamation par Saâda Arbane, Kamel Daoud a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. L’audience concernait des propos tenus par l’écrivain dans un entretien accordé au <em>‘‘Figaro’’</em> en avril 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a estimé que les propos incriminés ne permettaient pas d’identifier Saâda Arbane. La qualification de diffamation n’étant pas constituée, Kamel Daoud a donc été relaxé. La décision intervient alors que le nom de l’écrivain est au centre, depuis près de deux ans, d’une succession de procédures judiciaires liées à son roman <em>‘‘Houris’’</em>, couronné du prix Goncourt en 2024.</p>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de distinguer les différentes affaires pour comprendre la portée du jugement parisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La procédure ne portait pas directement sur ‘‘Houris’’</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Saâda Arbane accuse Kamel Daoud d’avoir utilisé des éléments de son histoire personnelle, qu’elle affirme avoir confiés dans le cadre de consultations psychiatriques auprès de son épouse, Aïcha Dehdouh, pour nourrir le personnage principal de <em>‘‘Houris’’</em>. L’affaire a donné lieu à plusieurs procédures, en France comme en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le procès qui vient de s’achever à Paris ne portait pas directement sur la question de savoir si l’écrivain avait utilisé ou non l’histoire de Saâda Arbane dans son roman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plainte en diffamation concernait des déclarations faites par Kamel Daoud au <em>‘‘Figaro’’</em>. La défense soutenait notamment que l’écrivain avait dénoncé une instrumentalisation judiciaire et médiatique de l’affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal a finalement considéré que les propos poursuivis ne désignaient pas suffisamment Saâda Arbane pour constituer une diffamation à son encontre. Cette distinction juridique est essentielle : la relaxe ne constitue donc pas un jugement sur les accusations portant sur la genèse de <em>‘‘Houris’’</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision parisienne comporte également un autre volet. Saâda Arbane a été condamnée à verser un euro de dommages et intérêts à Kamel Daoud ainsi que 1 500 euros à Marc Feuillée, directeur de la publication du <em>‘‘Figaro’’</em>. Le tribunal a retenu le caractère manifestement infondé des poursuites engagées dans cette procédure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kamel Daoud, cette décision constitue évidemment un soulagement. Depuis la publication de <em>‘‘Houris’’</em>, l’écrivain se trouve pris dans un conflit qui dépasse largement la seule question littéraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son roman, consacré aux blessures laissées par la décennie noire algérienne, a rencontré un immense succès en France et remporté le prix Goncourt. Mais il est interdit de publication en Algérie, où la législation encadre strictement l’évocation publique de cette période. La controverse autour du roman a ainsi rapidement quitté le terrain de la littérature pour devenir une affaire judiciaire et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La bataille qui se poursuit en Algérie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La relaxe prononcée à Paris ne signifie donc pas que toutes les procédures opposant Kamel Daoud à Saâda Arbane sont terminées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Algérie, l’écrivain a annoncé en avril 2026 avoir été condamné par contumace à trois ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de dinars dans une affaire liée à <em>‘‘Houris’’</em>. Cette procédure repose sur des accusations concernant notamment l’utilisation alléguée d’éléments de la vie personnelle de Saâda Arbane dans le roman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kamel Daoud n’était pas présent à ce procès et a dénoncé une procédure qu’il considère comme politique. Ses avocats ont également contesté les poursuites engagées contre lui en France et en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste entre les deux systèmes judiciaires est dès lors frappant : en France, l’écrivain vient d’obtenir une relaxe dans une procédure en diffamation ; en Algérie, il reste sous le coup d’une condamnation prononcée par contumace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le contentieux judiciaire demeure une question autrement plus complexe : jusqu’où un écrivain peut-il transformer une histoire réelle en fiction lorsqu’elle touche à l’intime, au traumatisme et à la mémoire collective ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout le paradoxe de <em>‘‘Houris’’</em>. Le roman est une œuvre de fiction, mais il puise dans une histoire algérienne profondément réelle : celle de la décennie noire, de ses violences, de ses victimes et de ses silences. La polémique autour de Saâda Arbane a ainsi ouvert un débat sur les frontières entre témoignage, mémoire, fiction et appropriation littéraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice française vient de trancher un point précis : les propos poursuivis ne constituaient pas une diffamation. Elle n’a pas pour autant dit le dernier mot sur l’ensemble du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kamel Daoud, la journée du 8 septembre marque donc une victoire importante. Mais elle ne clôt pas le dossier <em>‘‘Houris’’</em>. Le livre qui avait fait entrer la mémoire de la guerre civile algérienne dans les vitrines de la littérature française continue désormais de vivre dans les tribunaux. Et derrière le succès du Goncourt, une question demeure : à qui appartient une histoire lorsqu’elle devient littérature ?</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6eyoXGTvYJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/creation-litteraire-et-respect-de-la-vie-prive-laffaire-kamel-daoud-et-saada-arbane-video/">Création littéraire et respect de la vie privée : l’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane (Vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Création littéraire et respect de la vie privée : l’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane (Vidéo) » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/creation-litteraire-et-respect-de-la-vie-prive-laffaire-kamel-daoud-et-saada-arbane-video/embed/#?secret=GwmNcTfNIm#?secret=6eyoXGTvYJ" data-secret="6eyoXGTvYJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Création littéraire et respect de la vie privée : l’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane (Vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 08:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Djamal Guettala]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
		<category><![CDATA[Saâda Arbane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamel Daoud, accusé de s’inspirer des événements de la vie de Saâda Arbane, malgré son refus expressément signifié. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/18/creation-litteraire-et-respect-de-la-vie-prive-laffaire-kamel-daoud-et-saada-arbane-video/">Création littéraire et respect de la vie privée : l’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane (Vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le débat autour du roman ‘‘Houris’’ de l’écrivain algérien Kamel Daoud, accusé de s’inspirer des événements de la vie de Saâda Arbane, malgré son refus expressément signifié, a relance le vieux débat sur les limites de la transposition de la réalité dans la littéraire et le droit des victimes à la vie privée.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-14654324"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis que certains perçoivent le roman <em>‘‘Houris’’</em> comme une œuvre de fiction inspirée de la réalité, d’autres considèrent que l’exploitation de souffrances personnelles d’une femme sans son consentement constitue une violation de l’éthique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La littérature, comme tout autre art, est un miroir du réel, mais elle n’en est pas prisonnière. À travers l’histoire, les romanciers se sont inspirés d’événements et de personnages réels pour les remodeler dans un contexte littéraire nouveau. En Algérie, plusieurs exemples illustrent cette dynamique : Albert Camus, qui a trouvé dans un crime réel l’inspiration pour le personnage de Meursault dans <em>‘‘L’Étranger’’</em>; Kateb Yacine, qui a façonné le personnage de Nedjma dans son roman homonyme en s’inspirant du vécu de sa cousine; Tahar Ouettar, qui a abordé l’exécution des marxistes dans son roman ‘‘<em>Al Laz</em>’’.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine, Kamel Daoud a utilisé des éléments du réel pour construire une fiction littéraire, notamment dans son roman <em>‘‘Meursault, contre-enquête’’</em>. Et il a fait de même dans son dernier roman <em>‘‘Houris’’</em>, qui vient d’être<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/04/lecrivain-algerien-kamel-daoud-remporte-le-prix-goncourt-2024-pour-houris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> couronné du prix Goncourt</a> en France. Mais cette fois-ci, son acte a suscité un scandale en Algérie qui risque d’entacher sa réputation. &nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Atteinte à la vie privée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Saâda Arbane, survivante d’un massacre de la décennie noire, affirme que Kamel Daoud s’est inspiré de son histoire personnelle sans son autorisation. Elle dit même lui avoir signifié clairement son refus lorsqu’il lui a fait part de son intention d’utiliser son histoire dans un roman. Et bien que ce roman ne mentionne pas explicitement le nom de la jeune femme, les similitudes dans les détails contenus dans le roman et le vécu tragique de Saâda ont suscité la colère de celle-ci qui entend poursuivre le romancier en justice. C’est, en tout cas, ce qu’elle a raconté dans une <a href="https://youtu.be/IyRWHAndCBs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo</a> ayant circulé ces derniers jours dans les réseaux sociaux, où elle raconte ses liens avec Kamel Daoud, à travers son épouse. Cette dernière est la psychiatre qui traite Saâda depuis le début de son drame et qui a intercédé entre sa patiente et son époux pour permettre à ce dernier d’exploiter une histoire censée rester un secret personnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a là, entendons-nous, un premier problème&nbsp;: celui de la divulgation du secret médical auquel Mme Daoud ne peut pas se dérober. Elle a trahi sa patiente et abusé de sa confiance. Et c’est impardonnable de tout point de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de la création littéraire, un romancier n’a certes pas besoin du consentement explicite de quiconque pour s’inspirer d’événements réels ou de faits divers, tant que l’œuvre dépasse le cadre d’un récit documentaire pour transfigurer les faits et leur donner une dimension artistique et philosophique. Cependant, la question morale et éthique persiste : un écrivain a-t-il le droit d’exploiter les souffrances d’une personne sans son accord?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Violation du secret professionnel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accusation portée contre l’épouse de Kamel Daoud, soupçonnée d’avoir profité de son statut de médecin pour divulguer des détails confidentiels sur Saâda, soulève des enjeux juridiques et éthiques. Encore faut-il établir un lien direct, évident et indiscutable entre l’histoire de Saâda et celle de l’héroïne du roman de Kamel Daoud. Ce que la concernée soutient à l’appui de son accusation&nbsp;: les quelques menus changements introduits par Daoud (noms, lieux, etc.) ne font que rendre encore plus évidentes les similitudes existant entre le vécu de Saâda et celui de l’héroïne du roman <em>«incriminé»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analystes suggèrent que le refus de Saâda de voir son histoire relatée dans un roman pourrait être lié à ce que l’on appelle le <em>«syndrome de l’amnésie post-traumatique»</em>. Les victimes préfèrent souvent enfouir leurs souvenirs douloureux plutôt que de les affronter. Cette problématique s’inscrit dans un contexte plus large en Algérie, où les massacres de la décennie noire restent largement tabous, offrant un terrain favorable à l’impunité des coupables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saâda affirme que la sortie du roman a remué le couteau dans la plaie, en lui rappelant les détails de la tragédie qu’elle a vécue, et que depuis, elle ne retrouve plus le sommeil, ne mange presque plus et a du mal à se concentrer sur quoi que ce soit. Ce dont son mari a témoigné dans la même vidéo. &nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Limites de la liberté de création</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Kamel Daoud, comme pour d’autres écrivains, la littérature est un moyen de confronter l’Histoire et de raviver des mémoires face à la menace de l’oubli. Pourtant, la question demeure : comment concilier la liberté de création littéraire avec le respect de la vie privée des individus?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Kamel Daoud et Saâda Arbane dépasse le simple débat littéraire, en posant des questions fondamentales sur la relation entre l’art et la réalité, ainsi que sur les limites éthiques de la transposition de la réalité dans une œuvre artistique. Même si dans une société marquée par des traumatismes collectifs, la littérature reste un moyen nécessaire pour interroger le passé et essayer de le comprendre.</p>



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