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	<title>Archives des Saddam Haftar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 20 Oct 2026 12:19:13 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Saddam Haftar - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Libye &#124; Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question de la succession de Khalifa Haftar à l'est de la Libye se fait de plus en plus pressante surtout avec la montée en puissance de son fils Saddam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/libye-saddam-haftar-dauphin-de-cyrenaique/">Libye | Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le maréchal Khalifa Haftar, commandant en chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) et homme fort de l’Est de la Libye (Cyrénaïque) fêtera le 7 novembre prochain son 83<sup>e</sup> anniversaire et la question de sa succession se fait de plus en plus pressante surtout avec la montée en puissance de son fils Saddam, 35 ans, nommé le 11 août 2025 commandant en chef adjoint de l’Armée nationale libyenne et dont le rôle dépasse aujourd’hui le seul champ militaire, son rôle diplomatique et politique s’accentue de plus en plus. Toutefois, rien n’est joué d’avance, les allégeances des tribus ne sont pas tranchées et la rivalité avec ses frères Khaled (chef d’état-major de l’ANL) et Belgassem (qui dirige le Fonds libyen de développement et de reconstruction, le bras financier de la Cyrénaïque) peuvent peser sur la succession.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19827401"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%D8%B5%D8%AF%D8%A7%D9%85-%D8%AD%D9%81%D8%AA%D8%B1-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%B7%D8%B1%D9%8A%D9%82-%D8%AE%D9%84%D8%A7%D9%81%D8%A9-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%87-%D9%85%D8%A8%D8%A7%D9%8A%D8%B9/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds al-Arabi</a>, la question de la succession du maréchal Khalifa Haftar qui dirige d’une main de fer l’est de la Libye ne relève plus de simples spéculations liées à son âge avancé. Les manœuvres de son fils, Saddam, dessinent désormais une trajectoire claire visant à réorganiser les centres de pouvoir au sein du camp oriental. Cette stratégie combine nominations militaires, rencontres diplomatiques de haut niveau, mobilisation de soutiens tribaux ainsi qu’une extension de l’influence politique et économique. Si ces démarches témoignent d’une volonté d’assurer une transmission du pouvoir au sein de la famille, elles soulèvent également des interrogations quant à la capacité de Saddam à hériter des alliances tissées par son père et quant à la disposition de ses frères —ainsi que des dirigeants militaires et tribaux— à l’accepter comme chef pour la phase à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dispositions revêtent une importance particulière alors que Khalifa Haftar aura 83 ans le mois prochain et que ses fils occupent une place croissante dans la gestion des dossiers militaires, économiques et politiques. L’avenir de l’est de la Libye se trouve ainsi lié aux rapports de force au sein de la famille Haftar ainsi qu’à la nature des alliances qui ont assuré la cohésion du camp Haftar depuis 2014.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fabrique d’un héritier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La date du 11 août 2025 a marqué un tournant décisif dans l’ascension de Saddam Haftar. Son père a en effet pris la décision de le nommer adjoint, une mesure qui lui confère une position de premier plan dans la chaîne de commandement des forces armées basées dans l’est de la Libye, faisant de lui, sur le plan institutionnel, le mieux placé pour assumer le commandement en cas d’absence de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nomination s’inscrit dans une série de changements incluant la désignation de son frère, Khaled Haftar, à la tête de l’État-major général et le transfert d’Abdelrazzaq al-Nadori au poste de conseiller à la sécurité nationale. Une réorganisation qui a permis une redistribution des prérogatives militaires entre l’ancienne génération de dirigeants et les fils de Haftar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces changements ne se limitaient pas à une simple restructuration administrative, ils s’accompagnaient d’une extension des prérogatives de Saddam. Ce dernier avait déjà dirigé des unités militaires de premier plan, notamment la brigade Tariq ibn Ziyad, avant de s’imposer progressivement comme l’une des figures centrales chargées des dossiers militaires et sécuritaires ainsi que des relations extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature de ces nouvelles fonctions témoigne d’une volonté d’institutionnaliser le transfert d’influence au sein de la famille plutôt que de laisser la question de la succession à la merci des équilibres militaires et tribaux en cas de disparition du père. Toutefois, ces mesures en faveur de Saddam ne suffisent pas, à elles seules, à garantir une transition en douceur du pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gOlhmAMjPd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/">L’avenir de la Libye en suspens</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’avenir de la Libye en suspens » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/30/lavenir-de-la-libye-en-suspens/embed/#?secret=iQ1LdptO74#?secret=gOlhmAMjPd" data-secret="gOlhmAMjPd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les allégeances tribales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation de Saddam ne s’est pas limitée à l’appareil militaire, elle s’est étendue à la base sociale qui constituait l’un des piliers de la puissance de son père. Ainsi, sa nomination au poste de commandant adjoint a coïncidé avec des célébrations et des rencontres tribales exprimant un soutien explicite à ces nouveaux arrangements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 août 2025, la ville de Syrte a été le théâtre d’une manifestation de soutien à la nomination de Saddam, en présence de représentants du Conseil social des tribus de Syrte, ainsi que de cheikhs, de notables et de responsables locaux. Cette initiative visait à démontrer une acceptation sociale de la décision, au-delà de la ville de Benghazi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la cérémonie de son investiture a vu la participation de figures tribales, suivie d’entretiens avec des représentants des tribus Awlad Suleiman et Darsa. Saddam a également reçu une délégation de cheikhs issus des tribus égyptiennes Awlad Ali venus le féliciter pour ses nouvelles fonctions. Ces démarches se sont étendues au sud du pays, où, à Sebha, des rencontres ont eu lieu avec des représentants de tribus et de composantes sociales influentes —notamment les Gaddafa, les Magarha, les Ziyadin, les Ouled Bou Saif, les Warfalla et les Mashashia— dans le but de renforcer les liens avec des régions dotées d’un poids social et militaire significatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que certaines manifestations de soutien aient pris une tournure s’apparentant à une allégeance politique, les déclarations publiques ne confirment pas l’existence d’une allégeance formelle et globale de la part de ces tribus envers Saddam en tant que successeur de son père. Elles attestent plutôt d’un soutien, exprimé par des délégations et des chefs tribaux, à sa nomination et à l’élargissement de son rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’importance de ces manœuvres réside dans le fait que la loyauté des tribus envers Khalifa Haftar ne s’est pas construite en une seule fois, elle est le fruit d’années d’alliances sécuritaires et politiques ainsi que d’une répartition des influences et des intérêts. Par conséquent, le transfert de ces loyautés à son fils n’est nullement garanti d’autant plus que les positions des notables et des dirigeants locaux peuvent diverger au sein même d’une seule tribu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le sud de la Libye —marqué par une rivalité entre groupes armés et par l’enchevêtrement des intérêts tribaux et économiques— constitue un défi supplémentaire pour Saddam qui doit démontrer sa capacité à préserver les alliances nouées par son père.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Présence sur la scène internationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à ces activités internes, la présence de Saddam Haftar sur la scène internationale s’est intensifiée. Il est devenu un interlocuteur clé lors de rencontres avec des responsables occidentaux, russes et arabes, ce qui semble s’inscrire dans une stratégie visant à le présenter comme l’un des principaux décideurs dans l’est de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, en janvier 2026, il a mené des entretiens avec des responsables français au palais de l’Élysée, ses contacts avec Paris s’étant par la suite multipliés au cours des mois suivants. En juin, il a rencontré le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington, en présence du conseiller du président américain Massad Boulos, afin de discuter de l’initiative américaine concernant la crise libyenne et de la possibilité d’unifier les institutions militaires et politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’est également rendu à Moscou en août, où il a rencontré le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, pour discuter de coopération militaire et sécuritaire. Cette démarche témoigne de la volonté du camp Haftar de maintenir des canaux de communication avec les puissances internationales qui rivalisent d’influence en Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présence offre à Saddam une plus grande marge de manœuvre, dépassant le rôle traditionnel d’un commandant militaire, et lui permet de tisser un réseau de relations directes avec des acteurs qui, par le passé, traitaient principalement avec son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, ces rencontres ne signifient pas nécessairement qu’il a obtenu une reconnaissance internationale en tant que successeur de Haftar, elles sont également liées aux intérêts sécuritaires et politiques de ces États, ainsi qu’à leur besoin d’interagir avec les personnalités qui pèsent sur les rapports de force actuels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rivalités entre frères</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les avancées de Saddam sur les plans militaire et diplomatique, la répartition de l’influence au sein de la famille Haftar fait apparaître d’autres centres de pouvoir susceptibles de devenir des sources de rivalité à l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son frère Khaled occupe le poste de chef d’état-major, une position qui lui confère une présence significative au sein de l’institution militaire, ainsi que des liens directs avec les commandements et les unités qui en dépendent. De son côté, son autre frère Belgacem supervise le Fonds pour le développement et la reconstruction de la Libye, qui gère des projets chiffrés en milliards de dinars libyens ce qui lui confère une influence économique et un vaste réseau de relations avec des entreprises, des entrepreneurs et des acteurs aussi bien locaux qu’étrangers. L’une des prérogatives du Fonds est de sceller les contrats avec des entreprises étrangères (notamment égyptiennes, turques et émiraties) pour mener à bien les grands chantiers d’infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette répartition illustre un modèle où le pouvoir militaire s’entremêle avec les ressources économiques et les fonctions politiques, chaque frère conservant ainsi sa propre sphère d’influence, liée à des institutions, des individus et des intérêts distincts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des rapports de presse ont fait état de divergences entre Saddam et ses deux frères, Khaled et Belgacem, concernant certains choix politiques et la répartition des prérogatives. Ces tensions surviennent notamment alors que le rôle de Saddam s’élargit dans la gestion des relations extérieures et dans le remodelage des équilibres politiques dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gravité de ces divergences réside dans le fait que, tant que le père est présent, il constitue une référence commune permettant de trancher les différends. En revanche, sa disparition pourrait rouvrir le débat sur le partage du pouvoir et des ressources ainsi que sur le commandement des unités armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela étant, évoquer un conflit militaire imminent entre les frères reste prématuré, faute d’indices tangibles d’une scission directe des forces entre les membres de la famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éviction d’Aguila</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les récents développements au sein de la Chambre des représentants ont ajouté une nouvelle dimension politique aux arrangements liés à la succession. Le 6 octobre, Benghazi a été le théâtre de l’élection d’un nouveau bureau de présidence, une manœuvre qui, selon ses initiateurs, met fin à la présidence d’Aguila Saleh à la tête de l’institution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces événements surviennent dans un contexte marqué par des informations faisant état du rôle joué par Saddam Haftar dans le soutien aux démarches visant à changer la présidence du Parlement. Cela témoigne d’une implication croissante de sa part dans des dossiers politiques qui, pendant des années, étaient étroitement liés aux relations que son père entretenait avec les institutions en place dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éviction d’Aguila Saleh revêt une importance particulière, étant donné qu’il a été l’un des principaux alliés politiques de Haftar depuis 2014. Il bénéficie, en outre, de solides réseaux tribaux dans l’est du pays et de liens régionaux influents, notamment avec l’Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le maintien de Saleh à son poste lui conférait une capacité d’influence sur la législation et les accords politiques relatifs à l’avenir du pouvoir, y compris sur toute disposition susceptible d’affecter la position de la famille Haftar au sein des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’élection d’une nouvelle direction a suscité des objections et des recours juridiques donnant lieu à une controverse sur la légitimité de la procédure et sur le quorum requis dans un contexte marqué par une division persistante des institutions judiciaires et étatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, cette tentative de recomposition du Parlement pourrait offrir à Saddam Haftar une marge de manœuvre politique accrue, elle comporte néanmoins le risque d’accentuer les clivages au sein du camp de l’Est surtout si les différends entre les dirigeants politiques et tribaux se cristallisent en factions rivales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les enjeux d’un règlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tractations autour de la succession s’inscrivent également dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour parvenir à un règlement entre l’est et l’ouest de la Libye. Dans ce contexte, Saddam Haftar est apparu comme un acteur impliqué dans les discussions liées à l’initiative portée par Massad Boulos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon certains rapports, des scénarios non officiels envisageraient un partage des postes exécutifs entre les deux camps, incluant l’attribution d’une fonction présidentielle à Saddam Haftar, en échange du maintien de l’influence du camp d’Abdelhamid Dbeibeh au sein du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces pistes n’ont pas abouti à un accord formel et se heurtent toujours à des obstacles liés à la légitimité constitutionnelle, aux positions des différentes parties politiques et militaires ainsi qu’à l’avenir du processus électoral.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage de Saddam d’une position de commandement militaire à un rôle politique national exige des consensus qui dépassent les zones d’influence de son père. Cela soulève également des interrogations quant à la possibilité d’intégrer les forces de l’Est au sein d’une institution militaire unifiée sans pour autant maintenir les centres de pouvoir existants.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AY5sXVtHTE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/les-etats-unis-ouvrent-un-nouveau-chapitre-avec-khalifa-haftar/">Les États-Unis ouvrent un nouveau chapitre avec Khalifa Haftar</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les États-Unis ouvrent un nouveau chapitre avec Khalifa Haftar » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/les-etats-unis-ouvrent-un-nouveau-chapitre-avec-khalifa-haftar/embed/#?secret=8crCersOH0#?secret=AY5sXVtHTE" data-secret="AY5sXVtHTE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’avenir de la succession</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble de ces manœuvres révèle que la préparation de Saddam Haftar s’opère via des axes parallèles: consolidation de sa position militaire, élargissement de son ancrage tribal et diplomatique, et, à terme, influence sur la refonte des institutions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la réussite de ces arrangements successoraux dépend de facteurs qui ne sauraient être tranchés par de simples nominations. Il s’agit notamment de la pérennité de la loyauté des chefs militaires, des positions des tribus, de l’équilibre des intérêts entre les frères, sans oublier les calculs des acteurs régionaux et internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Khalifa Haftar s’appuie sur un réseau de relations tissé au fil de plus d’une décennie de conflits et d’alliances, Saddam, quant à lui, en est encore à transformer une influence héritée en une autorité fondée sur sa propre position et sur sa capacité à gérer les équilibres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les institutions demeurent fragmentées et où le processus électoral se heurte à des obstacles politiques et juridiques, la question de la succession dans l’est de la Libye pourrait bien passer du statut d’affaire familiale à celui de facteur déterminant dans la reconfiguration du paysage du pouvoir. Ainsi, la question ne se limite plus à savoir si Saddam est préparé à succéder à son père, elle porte davantage sur la capacité des alliances militaires, tribales et politiques sur lesquelles repose le camp de Haftar à perdurer sous une nouvelle direction. Il s’agit également de déterminer si cette transition du pouvoir préservera l’équilibre actuel ou si elle ouvrira la voie à des rivalités internes susceptibles de remodeler le paysage dans l’est du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/21/libye-saddam-haftar-dauphin-de-cyrenaique/">Libye | Saddam Haftar, dauphin de Cyrénaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Libye &#124; Le pétrole creuse la fracture entre Tripoli et Benghazi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/libye-le-petrole-creuse-la-fracture-entre-tripoli-et-benghazi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:20:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question du pétrole et des dépenses publiques en Libye oppose les gouvernements en place à Tripoli et Benghazi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/libye-le-petrole-creuse-la-fracture-entre-tripoli-et-benghazi/">Libye | Le pétrole creuse la fracture entre Tripoli et Benghazi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La question du pétrole et des dépenses publiques en Libye entre les gouvernements en place à Tripoli et Benghazi entre dans une nouvelle phase de conflit politique. Le Fonds libyen pour le développement et la reconstruction, dirigé par Belgassem Haftar, ayant annoncé, le 31 mars 2026, son rejet anticipé des conclusions des réunions du comité économique réuni récemment en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-18583787"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants à la réunion, présentés comme représentant l’Est et le Sud, ne sont pas réellement représentatifs et leurs conclusions ne sont pas contraignantes pour ledit Fonds, a tranché Haftar. Alors que l’agence de presse officielle libyenne <em>Lana</em> et <em>The Libya Observer</em> ont notamment pointé du doigt Rifaat al-Abbar et Fakher Boufrane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce différend porte sur des négociations qui, selon des sources libyennes citées par les médias locaux, se déroulent ou sont en voie de finalisation à Tunis sous l’égide des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces négociations porteront sur le suivi de la mise en œuvre du programme de développement unifié et aborderont l’élaboration d’un budget national unique, sujet qui demeure le véritable nœud du conflit entre Tripoli et Benghazi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;économie pour baliser le dialogue politique  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 28 mars, le président du Conseil présidentiel, Mohamed al-Menfi, a rencontré Belgassem Haftar à Derna, appelant à l’unification des institutions, à une gestion financière saine et à un budget général unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de Tunis fait suite à une série de contacts déjà tenus à Rome et à Paris, dont l’existence a été confirmée ces derniers mois par des sources américaines et des médias libyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La voie économique promue par la Manul ne surgit pas de nulle part. En janvier, la mission onusienne avait identifié l’unification du budget national et la réforme de la gouvernance des recettes pétrolières comme des priorités du dialogue structuré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même ligne a été réitérée par les partenaires internationaux, notamment l’Italie, qui, en novembre, a salué l’accord du 18 novembre sur le <em>«Programme unifié de développement»</em> comme un outil pour renforcer la Compagnie nationale de pétrole, la Banque centrale et la stabilité financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 26 mars, l’ambassade des États-Unis a également insisté sur la pleine mise en œuvre de ce programme et la nécessité d’un budget unifié, a rapporté <em>Libya Herald</em>. Il s’agit d’un enjeu économique plutôt qu’institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 février, le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a demandé à la Banque centrale de geler tous les financements de projets pour 2026, dénonçant le fait que les dépenses parallèles avaient dépassé 70 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours auparavant, devant le Conseil de sécurité, la Représentante spéciale des Nations Unies pour la Libye, Hanna Serwaa Tetteh, avait averti que l’absence de budget unifié, le manque de coordination des dépenses et la baisse des recettes pétrolières fragilisaient les réserves, le dinar et le niveau de vie, dans un contexte d’inflation, de pénuries de carburant et de mécontentement social croissant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Absence d&rsquo;accord sur le contrôle des flux pétroliers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En toile de fond, la question d’Arkenu Oil pèse lourdement&nbsp;: cette compagnie privée a mis fin au monopole historique de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) sur les exportations de pétrole brut et, selon un rapport de l’Onu de décembre&nbsp;2025, était indirectement contrôlée par Saddam Haftar, qui demandait des paiements vers des comptes étrangers en dehors des circuits habituels de la Banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le <em>Libya Observer</em> a rapporté que Dbeibah avait demandé à la NOC de suspendre un accord de développement controversé avec Arkenu, signe d’une nouvelle répression sur la question énergétique la plus sensible du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, qui avait déjà accueilli en janvier le mécanisme consultatif tripartite avec l’Algérie et l’Égypte sur la crise libyenne, la perspective d’une table ronde à Tunis confirme son rôle de plateforme de médiation régionale. Mais le signal en provenance de Benghazi est clair : sans accord sur le contrôle des flux pétroliers, des fonds de développement et du processus décisionnel entre la NOC, la Banque centrale et les centres de pouvoir locaux, la question économique risque de rester le principal facteur de fragmentation de la Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/politica/2026/04/03/libia-petrolio-e-bilancio-riaprono-la-frattura-tra-est-e-ovest-nuovo-tavolo_219e38ea-61a0-417e-b0bf-644eb3a9943b.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansamed</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/libye-le-petrole-creuse-la-fracture-entre-tripoli-et-benghazi/">Libye | Le pétrole creuse la fracture entre Tripoli et Benghazi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Libye va-t-elle normaliser, elle aussi, ses relations avec Israël ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2022 07:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Libye emboîtera-t-elle le pas à l&#8217;Egypte, la Jordanie, et, plus récemment, les pays du Golfe et le Maroc, et précèdera-t-elle à la normalisation de ses relations avec Israël&#160;? Rien n&#8217;est encore sûr à ce sujet, mais, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, les contacts entre les responsables libyens et israéliens se multiplient...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Israel-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-377040"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Libye emboîtera-t-elle le pas à l&rsquo;Egypte, la Jordanie, et, plus récemment, les pays du Golfe et le Maroc, et précèdera-t-elle à la normalisation de ses relations avec Israël&nbsp;? Rien n&rsquo;est encore sûr à ce sujet, mais, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, les contacts entre les responsables libyens et israéliens se multiplient discrètement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-377037"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre libyen Abdel Hamid Dbeibah, qui est aussi candidat à l&rsquo;élection présidentielle reportée, a récemment visité Amman pour rencontrer le directeur du Mossad David Barnea et discuter avec lui des modalités de normalisation des relations et de la coopération en matière de sécurité entre la Libye et Israël. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qu&rsquo;ont rapporté, mercredi 12 décembre 2022, les médias saoudiens et libyens, en rappelant que cette réunion a été précédé par une visite très médiatisée de Dbeibah au Maroc, pays maghrébin qui avait renoué récemment ses relations diplomatiques avec l&rsquo;Etat hébreu et se montre très actif sur ce front de la normalisation israélo-arabe. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Saddam Haftar enjambe la ligne rouge  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette information a été reprise, jeudi 13 janvier, par le journal israélien <em><a href="https://www.jpost.com/breaking-news/article-692331" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jerusalem Post</a></em>, qui a ajouté que le bureau de Dbeibah a nié que ladite réunion ait eu lieu. Démenti de convenance pour préserver les chances du candidat à la prochaine présidentielle ? On peut le penser, mais là n&rsquo;est pas la question. Car la question de la normalisation avec l&rsquo;Etat hébreu n&rsquo;est plus vraiment taboue dans le monde arabe, y compris en Libye. Elle ne l&rsquo;est encore que pour quelques nationalistes arabes et gauchistes attardés en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre, <em>Haaretz</em>, un autre journal israélien, a rapporté que Saddam Haftar, fils du seigneur de guerre libyen, le général Khalifa Haftar, s&rsquo;était envolé pour l&rsquo;aéroport Ben Gourion pour des réunions avec des responsables israéliens concernant une éventuelle normalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre que la réunion n&rsquo;a jamais été officiellement confirmée, en supposant qu&rsquo;elle ait réellement eu lieu, on ne sait pas avec qui Haftar fils a discuté. Et aucun responsable ou journal israélien ne l&rsquo;a confirmée. Mais là n&rsquo;est pas, non plus, car la normalisation entre Tripoli et Tel Aviv est une question de temps et d&rsquo;opportunité. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«D&rsquo;une part, le département Tevel du Mossad aurait eu des contacts avec divers responsables libyens au fil des ans. D&rsquo;autre part, l&rsquo;ancien chef du Conseil de sécurité nationale Meir Ben-Shabbat et son messager, connu uniquement sous le nom de « Maoz », auraient également eu de tels contacts, et leur traitement du dossier a été transmis à l&rsquo;ancien responsable du Shin Bet, Nimrod Gez»</em>, ajoute <em>Jerusalem Post</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, le journal israélien ne croit pas pouvoir confirmer que les responsables libyens voudraient procéder à une normalisation substantielle des relations de leur pays avec Israël, eu égard l&rsquo;instabilité politique toujours en vigueur dans le pays maghrébin et rien n&rsquo;indique que les divers groupes belligérants seront en mesure de se mettre d&rsquo;accord ou de modifier des décennies de relations officiellement heurtées avec l&rsquo;État juif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie et l&rsquo;Algérie jouent aux intransigeants  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu&rsquo;il en soit, la Tunisie – qui avait noué des relations avec l&rsquo;Etat hébreu depuis le milieu des années 1990 avant de les rompre au lendemain de l&rsquo;Intifada palestinienne – et l&rsquo;Algérie sont aujourd&rsquo;hui les seuls pays d&rsquo;Afrique du Nord qui rejettent encore tapageusement toute forme de relation avec l&rsquo;Etat hébreu. Et les présidents Kaïs Saïed et Abdelmadjid Tebboune semblent sur la même longueur d&rsquo;onde à ce sujet et ne ratent aucune occasion pour faire de la surenchère en matière d&rsquo;hostilité au sionisme. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;à quand ces deux pays vont-ils pouvoir tenir cette ligne intransigeante, eu égard surtout leurs difficultés intérieures et l&rsquo;isolement international de leurs pays respectifs ? Les paris sont ouverts&#8230; </p>
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