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	<title>Archives des Saïd Bouteflika - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Saïd Bouteflika - Kapitalis</title>
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		<title>Algérie-politique : La justice militaire relâche Louisa Hanoune</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 13:54:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Accusée par la justice militaire algérienne d’«atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’État», la dirigeante de gauche Louisa Hanoune retrouve la liberté après avoir purgé 9 mois de prison. Faisant face aux mêmes accusations, les généraux Tartag et Toufik, et Saïd Bouteflika restent en prison. Par Hassen Zenati La seule femme...</p>
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<p><strong><em> Accusée par la justice militaire algérienne d’«atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’État», la dirigeante de gauche Louisa Hanoune retrouve la liberté après avoir purgé 9 mois de prison. Faisant face aux mêmes accusations, les généraux Tartag et Toufik, et Saïd Bouteflika restent en prison.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-280362"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> La seule femme chef de parti en Algérie, Louisa Hanoune, 66 ans, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (gauche), a quitté la prison hier, lundi 10 février 2020, après avoir purgé la peine de trois ans, dont 9 mois fermes, à laquelle elle a été  condamnée en appel par le tribunal militaire de Blida. En première instance, elle avait été condamnée à 15 ans de prison fermes, en même temps que Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu, et les généraux Mohammed Médiène, dit Taoufik, chef du service de renseignement pendant 25 ans, et son successeur Athmane Tartag, dit Bachir. Ils étaient tous poursuivis pour <em>«atteinte à l’autorité de l’armée»</em> et <em>«complot contre l’autorité de l’État».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un <em>«complot»</em> présumé et des coupables tout indiqué </h3>



<p>Mais en appel, le procureur militaire n’avait pas cité Louisa Hanoune parmi les auteurs du <em>«complot»</em> présumé, qui visait, selon l’accusation, la destitution du chef d’état-major en exercice, le général Ahmed Gaïd Salah (terrassé depuis d’une crise cardiaque), et de faire appel au général Liamine Zeroual pour assurer un intérim à la tête de l’Etat, en qualité de Premier ministre avec des prérogatives étendues. Le général Zéroual, qui s’était retiré à Batna (est), sa ville natale, depuis sa démission soudaine en septembre 1998, avait rejeté l’offre.</p>



<p> Les avocats de Louisa Hanoune ont plaidé la relaxe de cette accusation. Ils ont expliqué que leur mandante était dans son rôle d’acteur politique reconnu de prendre contact avec des<em> «décideurs»</em> à la recherche d’une solution à la profonde crise ouverte par la décision du président Abdelaziz Bouteflika, gravement malade, de se présenter pour un cinquième mandat, qu’elle n’était pas au courant de la décision de faire appel au général Liamine Zeroual pour assurer un intérim, et qu’elle était, ainsi que son parti, en faveur d’une transition politique dirigée par des personnalités consensuelles à coopter, et l’élection d’une Assemblée constituante pour refonder la constitution présidentialiste en vigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La gauche dénonce la «criminalisation de l’action politique»</h3>



<p> Louisa Hanoune a finalement été condamnée pour «non-dénonciation de crime» à 3 ans de prison, dont 9 mois fermes, alors que le Procureur militaire avait réclamé l’aggravation de sa peine de première instance, en la portant de 15 à 20 ans de prison ferme. Placée sous mandat de dépôt en mai 2019, elle a ainsi pu quitter la prison après avoir accompli la peine réduite qui l’a frappée. Il lui reste cependant à purger son sursis et ne pourra pas de ce fait reprendre la direction de son parti, qui s’est mobilisé pour sa libération, en dénonçant la <em>«criminalisation de l’action politique»</em> par le tribunal militaire. <em>«La place de Louisa Hanoune n’est pas en prison, mais parmi les militants»,</em> ont scandé de semaine en semaine ses partisans au sein du Hirak, à l’occasion de leurs marches hebdomadaires.</p>



<p> Le Tribunal miliaire a en même temps confirmé en appel la condamnation à 15 ans de prison ferme des généraux Tartag et Medienne, ainsi que celle de Saïd Bouteflika. Le Procureur miliaire s’est longuement employé à établir que l’accusation de «complot» était constituée. Les audiences se sont déroulées en l’absence du général Tartag qui a refusé de se présenter devant les juges. Selon les avocats, les trois condamnés n’excluent pas un pourvoi en cassation.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2020 16:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[hirak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les vendredis, à l’issue de la prière hebdomadaire, des milliers de manifestants continuent à battre le pavé dans plusieurs villes d’Algérie en brandissant des banderoles hostiles au «système» de pouvoir, mais, faute de leadership et de programme concret, le mouvement tourne désormais à vide. Par Hassen Zenati Le rituel est immuable. Par petits groupes,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hirak-Algerie.jpg" alt="" class="wp-image-278428"/><figcaption><em>Le «hirak» mobilise encore mais pour combien de temps encore ? </em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Tous les vendredis, à l’issue de la prière hebdomadaire, des milliers de manifestants continuent à battre le pavé dans plusieurs villes d’Algérie en brandissant des banderoles hostiles au «système» de pouvoir, mais, faute de leadership et de programme concret, le mouvement tourne désormais à vide. </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-278424"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>  Le rituel est immuable. Par petits groupes, les contestataires commencent par se rassembler sur une place publique pour attendre la fin de la prière du vendredi dans les mosquées environnantes. Dès que la prière est terminée, ils se précipitent vers la colonne de fidèles pour en prendre la tête dès la sortie de la mosquée et l’intégrer de fait dans leur marche. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Cela fait cinquante semaines que ça dure</h3>



<p> Formés de longue date à ce type d’encadrement sur les gradins des stades à l’occasion de chauds derbys, les meneurs sortent alors leurs drapeaux et des banderoles<em> «antisystème»</em> pour se lancer virtuellement à l’assaut de la «forteresse» du pouvoir aux cris de<em> «Yetnahaou gâa»</em> (<em>‘‘Qu’ils dégagent tous’’</em> – ou <em>‘‘Tous dehors’’</em>). Ils vont s’égosiller pendant quelques heures encore, en arpentant les chaussées désertées par leurs promeneurs habituels, sous les yeux d’une police désarmée, adossée à des fourgons alignés le long des trottoirs. Elle a pour ferme consigne de ne jamais se confronter aux manifestants, sauf à répondre aux provocations, ce qu’elle fait parfois mollement et d’autres fois d’une façon musclée sans jamais commettre l’irréparable. Des interpellations et pas de blessés. </p>



<p><em>  «Aucune goutte de sang ne doit couler pendant ces manifestations»</em>, avait ordonné le général <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/25/algerie-ahmed-gaid-salah-un-destin-en-catimini/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Ahmed Gaïd Salah (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Ahmed Gaïd Salah</a>, chef d’état-major de l’armée. Il est à l’initiative de cette stratégie <em>«d’accompagnement»</em> de la protestation populaire, dont la mise en œuvre a été facilitée par le pacifisme des marcheurs (<em>«sylmia»</em>). Gaïd Salah suivra personnellement les opérations pendant des mois, jusqu’à son décès d’épuisement à la suite d’une crise cardiaque brutale à l’orée de sa 80e année</p>



<p> Cela fait cinquante semaines que ça dure depuis le 22 février 2019, lorsque des milliers de mécontents sont sortis dans la rue pour réclamer l’annulation de la  candidature pour un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. À la limite de la vie végétative depuis qu’il a été frappé par un AVC sévère en 2013, il ne se déplaçait plus que dans un fauteuil roulant, le regard vide, la voix inaudible, incapable d’articuler. Depuis des années, il était sous l’influence d’un entourage orchestré par son frère cadet et conseiller, Saïd Bouteflika, secondé par quelques généraux du premier cercle, qui se seraient accaparés le sceau présidentiel pour sceller des documents officiels, qui se sont avérés être des faux grossiers. Victime, semble-t-il, d’abus de faiblesse à répétition, M. Bouteflika n’aspirait plus, selon diverses indiscrétions, qu’à mourir en fonction pour, consécration suprême, bénéficier de funérailles nationales. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La colère du peuple contre l’immobilisme du pouvoir</h3>



<p> L’immobilisme gagnait inexorablement le pays vivant au voisinage de poudrières menaçant directement sa sécurité à ses frontières sud-est et sud (Libye, Mali), et dont les réserves en devises s’épuisaient au rythme de la chute des prix internationaux des hydrocarbures, son quasi-unique produit d’exportation. </p>



<p>C’est cette léthargie à la tête de l’Etat qui souleva la colère du peuple, dont l’orgueil fut atteint par l’image déplorable que lui renvoyaient les média du monde de la déliquescence des institutions nationales et des manœuvres d’une oligarchie financière <em>«sans pitié»</em>, selon une expression locale, qui s’était accaparé l’essentiel des richesses du pays et se préparait à capter l’héritage politique.</p>



<p> Le <em>«hirak»</em> (mouvement de contestation), nom emprunté aux activistes voisins du nord marocain, s’installa dans la rue. Présenté comme un mouvement<em> «spontané»</em>, il ne tarda pas à révéler qu’il avait un encadrement de militants aguerri, et un <em>«moteur» </em>politique, qui est une coalition de circonstance entre extrémistes islamistes, dernier carré de militants du défunt Front islamique du salut (FIS), qui aspirait dans les années 1990 à établir un<em> «Etat islamique»</em>, à l’exemple de l’Iran, et des berbéristes, issus de l’Académie berbère créée en France à la fin des années 1960, qui récusaient la légitimité de l’Etat issu de la guerre de libération en 1962, aspiraient, pour certains, à la sécession de la Kabylie, leur bastion territorial, mettaient en cause la culture arabo-islamique et la langue arabe comme langue nationale, ainsi que l’appartenance de l’Algérie à l’aire politique arabe. Se réclamant du Congrès Mondial Amazigh, patronné par des Marocains, certains berbéristes manifestent même une claire volonté de mainmise sur l’ensemble du Maghreb, rebaptisé Tamazgha, pour le démarquer totalement de l’histoire arabe et musulmane de la région.</p>



<p> Le <em>«hirak»</em> remportera deux victoires majeures : la renonciation de M. Bouteflika à sa candidature pour un cinquième mandat et sa démission immédiate, ainsi que le report des élections présidentielles au-delà des 90 jours fixés par la Constitution pour pourvoir à sa succession à la tête de l’Etat. </p>



<p> Ce double succès fut confortée par une opération <em>«main propres» </em>déclenchée contre plusieurs dizaines de responsables soupçonnés de corruption, dont deux Premiers ministres, plusieurs ministres, les principales figures de l’oligarchie financière, quelques généraux, plusieurs gouverneurs de province et un menu fretin constitué de sous-préfets, maires, directeurs d’établissements et d’entreprises publiques, ou de services extérieurs de l’Etat. Ils croupissent depuis à la prison centrale d’El Harrach (banlieue proche d&rsquo;Alger) en attendant leur procès pour des chefs d’inculpation qui pourraient leur valoir plusieurs années d’emprisonnement, de très fortes amendes, de longues périodes d’inéligibilité, en plus de la privation pour certains d&rsquo;entre eux de leurs droits civiques. </p>



<p> Arrêtés dès la destitution de M. Bouteflika, Saïd Bouteflika et deux généraux complices : Mohammed Médiène, dit Taoufik, tout puissant <em>«patron»</em> des renseignements pendant vingt cinq ans, et son successeur Athmane Tartag, ont été condamnés de leur côté par le Tribunal militaire de Blida à 15 ans de prison chacun, pour complot contre l&rsquo;armée. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le «hirak» s’est obligé lui-même à tourner à vide</h3>



<p> Mais le travail d’obstruction du<em> «hirak» </em>ne parvint pas à entraver le fonctionnement du pays, malgré des appels récurrents à la <em>«grève générale»</em>, ni à bloquer la marche vers une élection présidentielle, dont les contestataires ne voulaient en aucune façon. Celle-ci eut finalement lieu le 12 décembre dernier, avec un temps de retard, et permit l’élection d’un successeur légitime à M. Bouteflika, malgré un taux de participation faible de 49%. </p>



<p> Arc-bouté sur des revendications extrêmes répétées toutes les semaines comme une litanie sans fin, refusant d’élire ou de désigner des représentants pour prendre langue en son nom avec les autorités, rejetant par principe tout contact avec ces dernières, le <em>«hirak»</em> en est réduit depuis quelques semaines à tourner à vide, à courir comme un canard sans tête. Les plus magnanimes ne voient plus dans ses marches hebdomadaires, rassemblant de moins en moins de monde, que des sorties festives pour jeunes désœuvrés sevrés de tout divertissement. Les plus réalistes concluent à l’échec d&rsquo;un mouvement sans programme, qui a démontré sa faiblesse politique, et à l’impasse, alors que les autorités se sont attelées avec célérité après l&rsquo;élection présidentielle, à la préparation de la phase suivante, l’après-hirak, soit l’édification d’une<em> «Algérie Nouvelle</em>», selon le vœu exprimé par le président Abdelmadjid Tebboune. </p>



<p> Depuis son entrée à El Mouradia, le nouveau chef de l&rsquo;Etat, qui a reçu l’appui public de la haute hiérarchie militaire, a lancé plusieurs chantiers lourds : la révision de la Constitution afin de séparer les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) et rééquilibrer les attributions au sein de l’exécutif entre le chef de l’Etat et le chef du gouvernement, la réévaluation du système éducatif et universitaire que de nombreux experts qualifient de <em>«délabré»</em>, et la mise sur pied d’un nouveau modèle de développement, fondé sur l’économie du savoir, en faisant appel aux «<em>start-ups»</em> et en rompant avec l’économie de rente et un<em> «Etat providence»</em> budgétivore alors que les revenus des hydrocarbures ne cessent de s’amenuiser. Les premiers résultats de ce<em> «brain storming»</em> devraient apparaître avant la fin de l’année, mais leur mise en œuvre prendra sans doute plusieurs années. </p>



<p> En réalité, le <em>«hirak»</em> semble s’être fourvoyé entre ceux qui, les yeux fixés sur le rétroviseur, tentaient, dans une sorte de bégaiement de l’histoire, de dupliquer la révolution française de 1789, ceux qui, vivant à contre-courant de la modernité, aspiraient à une révolution islamique, voire au califat, et ceux qui, très réalistes, comme terre-à-terre, reconnaissant que le rapport de force n’est pas en leur faveur, s’appuient sur la multitude bruyante en marche pour exister, mais préfèrent rester en embuscade dans un prudent <em>«wait and see»</em> opportuniste. </p>



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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/03/algerie-le-hirak-est-il-dans-limpasse/">Algérie : Le «hirak» est-il dans l’impasse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Algérie : Ahmed Gaïd Salah, un destin en catimini</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Dec 2019 08:14:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Patron de l’armée, homme fort du régime, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah a tiré sa révérence après s’être épuisé pendant dix mois à tenir à bout de bras une Algérie qui risquait à tout moment de basculer dans l’aventure. Sauveur des institutions ou sauveur du système ? L’histoire seule le dira. Par...</p>
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<p> <strong><em>Patron de l’armée, homme fort du régime, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah a tiré sa révérence après s’être épuisé pendant dix mois à tenir à bout de bras une Algérie qui risquait à tout moment de basculer dans l’aventure. Sauveur des institutions ou sauveur du système ? L’histoire seule le dira.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-267402"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>  Il y  a des destins qui s’écrivent en catimini et qui s’accomplissent, à pas feutrés, en silence. Celui de Ahmed Gaïd Salah est de ceux là. Personne ne l’attendait là ou il a émergé, s’approchant à pas assurés et fermes des sommets. Personne n’aurait parié un fifrelin sur lui. Non, qu’il était effacé, sorte de<em> «petit chose»</em> des casernes, mais, il avait choisi d’affronter l’adversité en traçant sa voie sans bruit et sans se retourner. </p>



<p> Peu porté sur les discours colorés, rouge vif ou rose bonbon, vert bouteille ou blanc neige, qui se sont succédé en Algérie au gré des hommes et des circonstances, depuis que jeune adolescent, il a rejoint le maquis, en 1957, à 17 ans, il s’est construit sous le feu de  la mitraille ennemie autour de trois certitudes qui l’accompagneront jusqu’à dans sa tombe du Carré des Martyrs d’El Alia, à la sortie d’Alger: l’Algérie d’abord, l’Etat ensuite, l’Armée enfin. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un homme du maquis </h3>



<p> À près de 80 ans – natif de Aïn Yagout dans le pays Chaoui, le 13 janvier 1940, il aurait dû les fêter dans moins d’un mois – il était l’un des derniers vétérans du maquis, le dernier moudjahid en activité. </p>



<p> Ahmed Gaïd Salah fera en effet toute sa carrière sous les deux uniformes de l’Armée de libération nationale (ALN), puis de l’Armée nationale populaire (ANP), sans cesser toute sa vie de répéter que l’ANP restera à jamais l’héritière de l’ALN, porteuse, comme elle, d’un projet de société, garante des idéaux <em>«novembristes»</em>, inscrits dans la proclamation du 1er novembre 1954, qui avait donné le signal le l’entrée en guerre contre la colonisation française en Algérie. <em>«Pouvez-vous imaginer un instant que j’aie pu oublier mes compagnons tombés au combat (chouhadas), que j’ai eu à enterrer de mes propres mains»,</em> s’est-il récemment exclamé devant de jeunes recrues, la voix étranglée par l’émotion.</p>



<p> Revenu du maquis sans aucune formation académique, il entreprendra d’acquérir un bagage professionnel, en commençant par une formation de mise à niveau au sein de l’ANP naissante, avant de rejoindre l’Académie militaire soviétique d’artillerie de Vystrel, d’où il sortira officier. Il participera à ce titre, côté égyptien, aux deux guerres contre Israël de 1967 et 1973. Rigoureux, proche de ses hommes, exigeant et pointilleux sur la discipline, il se hissera à son rythme dans la hiérarchie militaire, occupant diverses fonctions de commandement, notamment aux frontières ouest et sud, alors en proie à des convulsions dans les pays voisins. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un des piliers du régime sous Bouteflika</h3>



<p> En 1994, en pleine «décennie noire» de lutte contre l’islam politique, il est promu généra-major et nommé commandant des forces terrestres, colonne vertébrale de l’ANP, et principal corps de bataille contre les groupes armés. En 2003, il manque de peu d’être envoyé à la retraite par son chef hiérarchique, le général Mohammed Lamari, mais l’intervention du président Abdelaziz Bouteflika, qui supportait mal l’ombre envahissante de ce dernier, le sauve de justesse. Maintenu à son poste, il le remplacera bientôt, en 2004, à la tête de l’état-major, devenant ainsi un des piliers du régime, gardien des institutions, selon la loi fondamentale du pays. En 2013, alors que le chef de l’état malade, commençait à donner des signes d’essoufflement, nouvelle promotion. Il met un pied dans l’étrier politique en entrant au gouvernement avec le titre de vice-ministre de la Défense, dont le titulaire en Algérie est le président de la République, qui est en même temps commandant en chef des armées. </p>



<p> De solides liens se tissent entre les deux hommes, au-delà de la méfiance instinctive que Abdelaziz Bouteflika, lui même ancien commandant de l’ALN, nourrissait à l’égard de l’armée, dont le poids lui semblait encombrant au vu de ses propres prérogatives :<em> «Lorsque j’étais officier, les généraux d’aujourd’hui étaient en culottes courtes. Je ne serai pas un trois quart de président»,</em> disait-il souvent à ses interlocuteurs étrangers. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Légaliste jusqu’au bout, il ne franchira jamais les lignes rouges</h3>



<p> La tutelle de Bouteflika sur la Défense devenant de moins en moins contraignante, en raison de son état de santé en dégradation continue, Gaïd Salah devient de fait le <em>«patron»</em> de la Défense. Mais, légaliste jusqu’au bout, il ne franchira jamais les lignes rouges qui pouvaient faire de lui un <em>«putschiste».</em> Il sait ce qu’il en avait coûté in fine à ses prédécesseurs que l’on appelait les <em>«janviéristes»</em>, tombeurs du président Chadli Bendjédid. Il n’était pas près de rééditer leur expérience. </p>



<p> Cependant, lorsque, fin janvier 2019, le chef de l’Etat, manifestement impotent, se déplaçant sur une chaise roulante, incapable d’articuler, et dont l’attention ne pouvait plus être sollicitée plus de quelques poignées de minutes par jour, est poussé par un cercle d’intimes orchestré par son frère et conseiller, Saïd Bouteflika, à solliciter un cinquième mandat présidentiel, le devoir d’Etat l’emporte chez Gaïd Salah sur le devoir d’amitié et de fidélité. Il fait discrètement pression pour que la<em> «issaba»</em> – c’est ainsi qu’il appellera désormais l’entourage présidentiel – se reprenne. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un accompagnateur attentif du «hirak» populaire</h3>



<p> Bientôt la rue entre en ébullition. Elle est occupée deux jours par semaine, les mardi et vendredi, par un<em> «hirak»</em>, qui trouvera auprès de lui un accompagnateur attentif, mais aussi un censeur intransigeant pour les intrus qui, au delà de l’annulation de la candidature de Bouteflika, poussaient vers l’ouverture d’une période de transition porteuse de périls, selon l’état-major, qui ne cesse d’évaluer les fragilités de l’Algérie. Parmi celles-ci, plusieurs milliers de kilomètres de frontière à l’est, au sud, et à l’ouest, dont certaines sont embrasées et d’autres bien chaudes. </p>



<p> À ces menaces exogènes, s’ajoutent d’autres endogènes, autour de l’identité du pays et ses constantes nationales (arabité, islam, amazighité), régulièrement interrogées à l’occasion de crises politiques ouvertes ou feutrées. Gaid Salah s’adosse alors à la constitution pour <em>«conduire l’Algérie à bon port»</em>, selon son expression favorite. Il ne lâchera pas prise malgré la pression de la rue et les quolibets qui l’accablent en même temps que ses pairs généraux voués toutes les semaines, dix mois durant, <em>«à la poubelle» </em>par un<em> «hirak»</em> plus intransigeant que jamais. Il multiplie les visites d’inspection dans les régions militaires. Occasions pour étaler ses forces, d’une part en pesant psychologiquement sur la rue, mais aussi pour  superviser des exercices à balles réelles au milieu du désert. Sous son autorité, l’armée algérienne s’est professionnalisée et acquis des compétences qui lui sont reconnus par les experts internationaux. </p>



<p> Le chef d&rsquo;état-major a profité de sa proximité avec le président Bouteflika et de la manne pétrolière du début du siècle pour moderniser et élever le niveau de son équipement, essentiellement auprès de la Russie. Elle est nettement mieux entraînée. Selon Gobal Fire Power 2019, elle est classée au 27e rang dans le monde, première au Maghreb, 2e en Afrique, après celle de l’Egypte, avec une marine, des forces blindées, des forces aériennes et de défense arienne solidement implantées et bien équipées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Opération «mains propres» et ouverture des dossiers de corruption </h3>



<p> Jouant à fond la carte constitutionnelle, Gaid Salah ne déviera pas de la feuille de route tracée par l’état-major, avec pour strictes consignes : pas de confrontation directe entre forces e l’ordre et manifestants, et un pari audacieux : aucune goutte de sang ne doit être versée. Il tiendra ses deux engagements. Les interpellations se limiteront à quelques centaines de personnes et les condamnations à quelques dizaines. Les premiers condamnés viennent d’être libérés après avoir purgé leur peine. En même temps qu’un dialogue politique proposé aux forces d’opposition pour l’organisation d’un scrutin présidentiel sous la supervision, pour la première fois, d’une Autorité indépendante des élections, avec la mise à l’écart notamment du ministère de l’Intérieur, soupçonné à chaque scrutin de fraude, il déclenche une opération <em>«mains propres»</em>, qui se traduira par l’ouverture de lourds dossiers de corruption, impliquant deux Premiers ministres de l’ère Bouteflika, plusieurs ministres et une pelletée d’hommes d’affaires présumés véreux. Leurs procès se poursuivent devant une justice qui a reçu pour consigne d’<em>«aller jusqu’au bout»</em>. Le frère du président déchu, Saïd Bouteflika, et son clan, la <em>«issaba»</em>, notamment l’ancien chef des renseignements le général Médiène, dit Toufik, dit aussi Rab Edzaïr (Dieu de l’Algérie), ont pour leur part subi les rigueurs du tribunal militaire de Blida, pour avoir trempé dans un complot contre la sûreté de l’Etat, selon l’accusation. Ils ont écopé de quinze à vingt ans de réclusion.</p>



<p> Gaid Salah aura eu à peine le temps de savourer ses victoires. Quatre jours après l’installation d’un nouveau président élu, Abdelmadjid Tebboune, avec un score faible, sans doute, mais <em>«raisonnable»</em> vu les circonstances, disent les analystes algériens, à l’issue d’une campagne électorale hachée, laborieuse, marquée par une chasse implacable des candidats menée des activistes les plus échevelés du <em>«hirak»</em>, il est terrassé par une crise cardiaque, qui plonge tout le pays dans la stupeur. </p>



<p> Certes l’Algérie est entre les mains d’un président légitime, dont le premier acte a été de tendre la main au<em> «hirak»</em> pour un dialogue sans préalables en vue de fonder une<em> «Algérie nouvelle»</em>, selon son leitmotiv. L’armée a été confiée à un proche compagnon du défunt, le général Saïd Chengriha, chef des forces terrestres, l’un des premiers bacheliers de l’indépendance qui a choisi la carrière militaire et a connu au sein de l’ANP une ascension que ses pairs qualifient volontiers de <em>«méritée»,</em> à l’ombre de son mentor. Le nouveau tandem permettra-t-il de stabiliser les choses et de remettre sur rails la lourde locomotive algérienne ?</p>



<p> Quant à Gaïd Salah, l’histoire retiendra sans doute qu’il a su maîtriser les événements, faisant preuve d’un sang froid remarquable face à l&rsquo;adversité. Il aura mérité à ce titre la plus haute distinction politique du pays, réservée en théorie aux civils, dont l’a gratifié le président Tebboune à titre <em>«exceptionnel»,</em> a-t-il précisé. Mais si pour la majorité de ses concitoyens, qui lui ont multiplié les signes de reconnaissance depuis sa disparition, il aura sauvé l’Etat et ses institutions du naufrage, d’autres, qui appellent encore à manifester, estiment qu’il n’a fait que sauver un<em> «système»</em>, dont il était un des rouages principaux, et qu’ils appellent à démanteler.</p>



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		<title>Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 17:21:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Bouteflika]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après dix mois d’un «hirak» (protestations) éprouvant pour les Algériens, l’Algérie s’est finalement choisi un nouveau président pour remplacer Abdelaziz Bouteflika, impotent, remercié par la rue au seuil d’un cinquième mandat vécu comme une humiliation par ses compatriotes. Abdelmajid Tebboune va devoir lancer plusieurs chantiers pour réformer le pays sans trop bousculer le «système»… Par...</p>
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<p><strong><em> Après dix mois d’un «hirak» (protestations) éprouvant pour les Algériens, l’Algérie s’est finalement choisi un nouveau président pour remplacer Abdelaziz Bouteflika, impotent, remercié par la rue au seuil d’un cinquième mandat vécu comme une humiliation par ses compatriotes. <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/abdelmajid-tebboune-elu-president-de-lalgerie-avec-5815-une-figure-atypique-du-systeme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Abdelmajid Tebboune (s’ouvre dans un nouvel onglet)">Abdelmajid Tebboune</a> va devoir lancer plusieurs chantiers pour réformer le pays sans trop bousculer le «système»… </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-264066"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> La cote du nouveau président a joué aux montagnes russes tout au long d’une campagne électorale laborieuse, qui a vu les cinq candidats à la présidence algérienne poursuivis par des hordes de mécontents, écumant de colère, décidés à leur faire payer au plus fort leur hardiesse d’avoir bravé la rue en ébullition pour entrer en lice en vue de succéder au président Abdelaziz Bouteflika, qui entrera dans l’histoire comme celui qui a été chassé du pouvoir par la rue après vingt ans de règne sans partage.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un président au taquet </h3>



<p> Donné «gagnant d’office» au début de la campagne parce que soutenu par l’armée et son omniprésent chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, selon les réseaux sociaux, on lui a prédit bientôt une «défaite certaine» au milieu du gué, pour avoir vertement critiqué la politique française en Algérie, avant de le voir, en fin de parcours, surgir triomphant des urnes, avec un confortable taux de suffrages exprimés de 58,15%, pour un taux de participation (41%), il est vrai, le plus bas jamais enregistré dans un scrutin présidentiel algérien depuis l’indépendance du pays en 1962. </p>



<p> Dès le premier tour, Abdelmajid Tebboune a écrasé ses rivaux, dont le premier poursuivant, un islamiste modéré, Abdelkader Ben Grina (17%), a été largué à une quarantaine de longueurs. </p>



<p> La plus grande surprise du scrutin est le classement, décevant aux yeux de ses partisans, qui s’étaient pas mal mouillé la chemise pour le porter en haut du podium, de Ali Benflis, ancien magistrat, ancien ministre et ancien Premier ministre de Bouteflika, qui avait eu maille à partir avec ce dernier. Beaucoup pensaient que cette rupture fracassante autour de sujets aussi graves que les libertés individuelles ou la maîtrise des richesses pétrolières par l’Etat, lui vaudraient <em>«sauf conduit»</em> et<em> «bonus» </em>au moment où il achevait sa traversée du désert pour revenir sous les feux de la rampe. Il n’en a rien été. Ali Benflis, homme de l’est algérien, fils et frère de <em>chahids</em> (combattants de la guerre de libération morts au combat, cela compte dans un CV), a dû se contenter d’un modeste 10% des suffrages exprimés, malgré une bonne campagne électorale. Pour certains, c’est une personnalité trop clivante, aux vues trop tranchées, incapables de créer le consensus autour de lui, à un moment où précisément l&rsquo;Algérie a plus jamais besoin de consensus. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une longue carrière au service de l’Etat</h3>



<p> Homme affable et doux, à la voix chaude, aux gestes lents et mesurés, Abdelmajid Tebboune, 75 ans, candidat<em> «indépendant»</em> à la magistrature suprême, huitième président de l’Algérie, restera sans doute encore longtemps une énigme pour le commun de ses concitoyens. </p>



<p> Natif de Mecheria, ville carrefour de 70.00 habitants reliant le sud algérien à l’Oranie, diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA &#8211; option ecofi), il a fait la plus grande partie de sa carrière au service de l’état, d’abord comme préfet (wali) dans plusieurs départements de l’arrière-pays : Sahara et haut plateaux, puis comme ministre en charge de plusieurs portefeuilles, enfin comme Premier ministre pour quatre mois, de mai à août 2017. À peine nommé, il s’est attaqué aux magnats de <em>«l’import-import»</em>, véritable <em>«continent»</em> d’affaires plus ou moins louches, dont les scandales à répétition ne cessaient de défrayer la chronique. Il fut remercié aussitôt dans des conditions jamais éclaircies. Tout le monde retiendra en tout cas, que son départ, orchestré par le frère du président et son conseiller, Saïd Bouteflika, avec l’appui du <em>«patron des patrons» </em>algériens, Ali Haddad, marquera le début d’une lutte féroce pour le pouvoir entre les partisans d’un cinquième mandat en faveur d’Abdelaziz Bouteflika et leurs opposants. </p>



<p> Pendant sa campagne électorale, Abdelmajid Tebboune s’est habilement revendiqué du <em>«hirak» </em>qui battait le pavé pour exiger le<em> «départ du système» </em>(<em>«Yetnahaw gaâ»</em>), s’engageant à instaurer une <em>«Nouvelle République»</em>, dont les jeunes seraient les piliers, a-t-il dit, et sans jamais s’écarter de la feuille de route de l’armée, à laquelle il n’a cessé de rendre hommage. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Vers une dé-présidentialisation des institutions algériennes</h3>



<p> Dans les 54 engagements de son programme présidentiel, figurent aussi la mise en place d’un <em>«nouveau modèle de développement»</em>, basé sur la diversification de l’économie, après plusieurs décennies de monoculture pétrolière, et la promotion de l’économie de la connaissance orientée vers le numérique, les technologies de l’information et de la communication et l’intelligence artificielle. Il a prôné la mise en place d’une «<em>diplomatie économique offensive»</em>, qu’il chargera en particulier, mais ce ne sera pas une mince affaire, de ramener en Algérie les milliards de dollars de la corruption détournés par des magnats des affaires, dont les procès sont en cours devant les tribunaux algériens. </p>



<p> Les autres chantiers qui attendent le nouveau président sont immenses.  L’un des premiers est de convaincre le <em>«hirak»</em> qu’il est l’homme des réformes et qu’il s’emploiera dans les meilleurs délais de mener à bien la dé-présidentialisation des institutions algériennes, en limitant les pouvoirs du chef de l’Etat, en donnant du <em>«mou»</em> au Premier ministre dans la gestion des affaires du quotidien, et en confortant le rôle du Parlement, cantonné sous Abdelaziz Bouteflika à celui de chambre d’enregistrement. Il s’est engagé à accorder son indépendance à la magistrature et à remettre sur le tapis tout ce qui serait de nature à entraver les libertés individuelles et collectives, dans l’esprit des Droits Humains. </p>



<p> Ayant arpenté depuis un demi siècle les arcanes de pouvoir, Abdelmajid Tebboune, devenu de droit par son élection à la tête de l’Etat, commandant en chef des armées et ministre de la Défense, qu’il devra jouer finement sa partie auprès de militaires jaloux de leurs prérogatives et partageant la conviction que l’Armée nationale populaire (ANP) restera encore pour longtemps la <em>«colonne vertébrale»</em> du pays à laquelle la constitution reconnaît explicitement un droit de regard sur la bonne marche des affaires de l’Etat. C’est d’ailleurs à ce titre qu’elle s’est mise en première ligne dès le début de la crise politique née de la destitution du président Bouteflika par la rue, avec comme objectif d&rsquo;éviter l&rsquo;effondrement des institutions.</p>



<p> Pendant les dix mois du<em> «hirak»</em>, l’armée a traité les manifestants avec le maximum de prudence et de sang froid, évitant la confrontation et laissant s’écouler paisiblement les flux ininterrompus de manifestants appelant à <em>«dégager»</em> le système. À son actif, pas une goutte de sang n’a été versée malgré les poussées provocatrices de certains manifestants à la recherche éperdue du contact, peu d’interpellations (quelque centaines sur dix mois) et très peu d’emprisonnements (200 pour la même période, selon les opposants).</p>



<p> Emporté par son enthousiasme, le <em>«hirak»</em>, comparé par certains analystes à une catharsis salutaire, n’a pas su s’organiser, ni se donner un leadership capable de porter sa parole dans une négociation que le pouvoir en place cherchait en vain à amorcer. Il a dépensé beaucoup d’énergie à agiter ses banderoles et à crier ses slogans sans réussir, la guerre des ego aidant, à leur donner l’incarnation nécessaire. Surmonter la frustration de la rue qui ne manquera pas d’arriver, fait partie des chantiers du nouveau président algérien. Ce sera peut-être même la première de ses tâches.</p>



<p><em>* Journaliste. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QyvxhlALwZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/13/lalgerie-a-la-veille-dune-echeance-decisive/">L’Algérie à la veille d’une échéance décisive</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Algérie à la veille d’une échéance décisive » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/11/13/lalgerie-a-la-veille-dune-echeance-decisive/embed/#?secret=Iv4pA15yup#?secret=QyvxhlALwZ" data-secret="QyvxhlALwZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="av5rH3kNj1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/08/otan-le-chant-du-cygne/">Otan : Le chant du cygne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Otan : Le chant du cygne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/08/otan-le-chant-du-cygne/embed/#?secret=OXWLgPtUI0#?secret=av5rH3kNj1" data-secret="av5rH3kNj1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5Rvld4sla4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/02/france-mali-retraite-strategique-en-vue/">France &#8211; Mali : Retraite stratégique en vue ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France &#8211; Mali : Retraite stratégique en vue ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/02/france-mali-retraite-strategique-en-vue/embed/#?secret=PRmZX95zOA#?secret=5Rvld4sla4" data-secret="5Rvld4sla4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/12/13/algerie-les-chantiers-du-president-abdelmajid-tebboune/">Algérie : Les chantiers du président Abdelmajid Tebboune</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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