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	<title>Archives des salafistes jihadistes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des salafistes jihadistes - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#8211; Etats-Unis : friture sur la ligne&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2022 07:49:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Blome]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des marines supplémentaires vont sécuriser l'ambassade des Etats-Unis à Tunis, rapporte Africa Intelligence. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/20/tunisie-etats-unis-friture-sur-la-ligne/">Tunisie &#8211; Etats-Unis : friture sur la ligne&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>«Le non-remplacement de l&rsquo;ambassadeur américain en Tunisie, Donald Blome, dont le mandat a pris fin en avril, n&#8217;empêche pas le Département d&rsquo;Etat de muscler encore la sécurité de sa mission à Tunis», écrit Africa Intelligence.</strong></em></p>



<span id="more-863035"></span>



<p>Dans son édition du 20 mai 2022, le <a href="https://www.africaintelligence.fr/afrique-du-nord_diplomatie/2022/05/20/des-marines-supplementaires-pour-securiser-l-ambassade-americaine,109785418-bre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">média français </a>indique, par ailleurs, que des marines supplémentaires vont sécuriser l&rsquo;ambassade des Etats-Unis à Tunis, sise au quartier huppé des Berges du Lac II, au nord de Tunis, qui avait été attaquée et son parking incendié, le 12 septembre 2012, par des foules de salafistes jihadistes, qui dénonçaient la diffusion sur Internet d&rsquo;un film islamophobe produit aux Etats-Unis.</p>



<p>Est-ce à dire que Washington, qui suit avec beaucoup d&rsquo;attention l&rsquo;évolution de la situation politique, économique et sociale en Tunisie, où les tensions sont grandissantes, craint des mouvements sociaux qui prendraient sa représentation pour cible ?</p>



<p>Les réserves exprimées ces derniers mois par le Congrès et le Département d&rsquo;Etat quant à l&rsquo;évolution de la situation politique à la suite de la proclamation des «mesures exceptionnelles», le 25 juillet 2021, par le président de la république Kaïs Saïed et la non-nomination jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un nouvel ambassadeur à Tunis, fait inédit dans les relations entre les deux pays, ne présage rien de bon, au moment où certaines parties tunisiennes accusent les Etats-Unis, qui appellent les autorités tunisiennes à restaurer le processus démocratique, de prendre parti pour les islamistes dans le conflit opposant Kaïs Saïed au président d&rsquo;Ennahdha, Rached Ghannouchi.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/20/tunisie-etats-unis-friture-sur-la-ligne/">Tunisie &#8211; Etats-Unis : friture sur la ligne&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rached Ghannouchi : des ambitions démesurées fracassées sur le mur de la réalité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/01/rached-ghannouchi-des-ambitions-demesurees-fracassees-sur-le-mur-de-la-realite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Aug 2021 14:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Iyadh]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Al-Charia]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Hamadi Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rached Ghannouchi piégé par sa folie des grandeurs. Les dirigeants du parti Ennahdha, et à leur tête leur gourou Rached Ghannouchi, ignorent-ils que l&#8217;humanité, depuis les anciens grecs, a «pensé» la réalité et la vérité comme le fondement de la raison (ou «âql» chez les philosophes arabes)? Ayant longtemps cru pouvoir noyer la vérité sous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/01/rached-ghannouchi-des-ambitions-demesurees-fracassees-sur-le-mur-de-la-realite/">Rached Ghannouchi : des ambitions démesurées fracassées sur le mur de la réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center"><em>Rached Ghannouchi piégé par sa folie des grandeurs.</em></p>



<p><strong><em>Les dirigeants du parti Ennahdha, et à leur tête leur gourou Rached Ghannouchi, ignorent-ils que l&rsquo;humanité, depuis les anciens grecs, a «pensé» la réalité et la vérité comme le fondement de la raison (ou «âql» chez les philosophes arabes)?</em></strong> <strong><em>Ayant longtemps cru pouvoir noyer la vérité sous des tonnes de mensonges, ils ont fini par être rattrapés par <strong><em><strong><em>la réalité</em></strong></em></strong> et balayés par le cours irréversible de l&rsquo;Histoire, et comment ? </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dhaou Ben Tahar</strong> **</p>



<span id="more-358037"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Dhaou-Ben-Tahar.jpg" alt="" class="wp-image-349611"/></figure></div>


<p>Le président d&rsquo;Ennahdha Rached&nbsp; Ghannouchi est arrivé en 2011 à l&rsquo;aéroport de Tunis-Carthage avec comme seul programme politique la chariâ. Clairement, il débarquait avec son prosélytisme (<em>«tabligh»</em>) et son messianisme (<em>«tabchir»</em>) pour reconvertir un peuple de mécréants, d&rsquo;apostats et d&rsquo;infidéles fourvoyés par le bourguibisme.</p>



<p>Dans sa première intervention télévisée dans l&rsquo;émission <em>«Chahed wa chawahd»,</em> il n&rsquo;osait pas dire que Habib Bourguiba était athée, mais il glisse insidieusement&nbsp; qu&rsquo;<em>«il n&rsquo;était pas croyant»</em> (<em>«mouch moumen»</em>), ce qui dans l&rsquo;esprit d&rsquo;un fondamentaliste religieux comme lui avait le sens d&rsquo;une condamnation à mort.&nbsp;</p>



<p>M. Ghannouchi, ce jour là, vous avez gagné votre titre d&rsquo;émir de droit divin pour charger «la conscience des autres»&#8230; Quelle tartufferie&nbsp;!</p>



<p>Votre ami Habib Ellouze déclarait le jour de l&rsquo;inauguration de la première session de la Constituante à la télévision Al-Watania : <em>«Nous étions élus pour l&rsquo;application de la chariâ».</em> On ne pouvait être plus clair.</p>



<h3 class="wp-block-heading">D&rsquo;une trahison l&rsquo;autre </h3>



<p>Dès les premiers jours, après votre arrivée, vous avez pris contact discrètement avec les responsables régionaux du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, ancien parti au pouvoir sous la dictature) pour apaiser leur inquiétude et, surtout, les recruter.</p>



<p>Première trahison : celle de tous ceux qui vous avaient défendus ainsi que vos amis incarcérés dans les prisons de Ben Ali pendant des dizaines d&rsquo;années. Plus que ça, vous les avez traités de <em>«laïcards»</em> (<em>«âlmaniyin»</em>), de vendus à la France , et d&rsquo;apostats.</p>



<p>L&rsquo;histoire écrira un jour que c&rsquo;est un <em>«laïcard»</em> et un francophile qui vous a sauvé politiquement après les assassinats des leaders de gauche Chokri Belaid et Mohamed Brahmi: votre sauveur s&rsquo;appelait Béji Caïd Essebsi, fondateur de Nidaa Tounes, qui, aussitôt arrivés en tête des élections, lui et son parti, en 2014, a accepté de constituer une coalition gouvernementale avec votre parti, lui remettant ainsi le pied à l&rsquo;étrier. Les historiens ajouteraient un jour – peut-être – que c&rsquo;était une méprise ou une grave erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le rêve insensé du sixième califat</h3>



<p>Vous avez lâché vos milices violentes des Ligues pour la protection de la révolution (LPR) et Ansar Al-Chariâ contre l&rsquo;UGTT, contre <em>«les gauchistes»</em>, les <em>«athées»</em>&#8230; Et cerise – plutôt poison – sur le gâteau, votre meilleur ami, Hamadi Jebali, devenu chef de gouvernement provisoire, en janvier 2012, faisait part publiquement de sa volonté d&rsquo;instaurer le sixième califat.</p>



<p>Avez-vous oublié ce que vous avez dit au leader d&rsquo;Ansar Chariâ, Abou Iyadh&nbsp;: <em>«L&rsquo;armée et les forces de sécurité ne sont garantis pour nous»</em> ? Avez-vous oublié que des membres fondateurs de votre parti et leur progéniture étaient au premier rang dans le meeting d&rsquo;Ansar Chariâ à Kairouan pour acter l&rsquo;appel au jihad armé contre l&rsquo;Etat surnommé<em> «taghout»</em>.</p>



<p>Quand les médias européens avaient révélé les camps d&rsquo;entraînement des terroristes dans les montagnes du nord-ouest de la Tunisie, à la frontière de l&rsquo;Algérie, vous avez préféré parler de <em>«jeunes sportifs qui cherchent à perdre du poids»</em>.</p>



<p>Et vos manipulations pour effrayer certains opposants politiques, comme celle de la liste des personnalités susceptibles d&rsquo;être assassinées par vos amis, fuitée par un journaliste, après les assassinats de Belaid et Brahmi?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une démocratie de façade au service d&rsquo;un projet foncièrement violent   </h3>



<p>Savez-vous que le ministre de l&rsquo;Intérieur islamiste, Ali Larayedh, a armé une milice pour tirer à la chevrotine sur les manifestants à Siliana&nbsp;? Et vous avez le culot de venir aujourd&rsquo;hui <em>«discourir»</em> sur votre prétendue esprit démocratique. Arrêtez de prendre les citoyens pour des <em>«raâyas»</em>, des sujets du calife que vous n&rsquo;êtes pas&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Vous voyagez souvent en Falcone à 45.000 dinars le voyage. Certains de vos proches amis possèdent des belles maisons à 1 million de dinars, on ne compte plus les séjours et les colloques dans les hôtels 5***** et les limousines dans les parkings. Votre premier iftar (rupture du jeûne), en Tunisie, avec vos invités, dans un superbe hôtel à Gammarth, avait coûté 20.000 dinars. Oui, l&rsquo;émir Ghannouchi, les photos de ce dîner avaient déjà annoncé la couleur de votre appétit pour<em> «les choses d&rsquo;ici bas»</em>, en attendant les délices du paradis.</p>



<p>Le peuple, de visu, est au courant de toute votre richesse. D&rsquo;ailleurs, vous et vos amis, vous n&rsquo;êtes même pas discrets, c&rsquo;est vrai que le goût de l&rsquo;ostentation est cher à de nombreux Tunisiens.</p>



<p>En vous écoutant parler durant une quarantaine d&rsquo;années, je n&rsquo;ai jamais senti l&rsquo;once d&rsquo;une posture culturelle dans votre verbiage. Votre vocabulaire se limite à une centaine de phrases que vous répétez inlassablement.</p>



<p>Certes l&rsquo;islam est une religion, mais c&rsquo;est aussi une civilisation, multiculturelle, qui avec l&rsquo;apport des Perses, des Romains, des Byzantins et des descendants des Pharaons avaient rayonné sur le monde avec Avicenne, Al-Kindi, Al-Farabi, Ibn Rochd&#8230;, étudiés dans les meilleures universités européennes et américaines. Sans les Mutatazilites, il n&rsquo;y aurait pas eu St François d&rsquo; Assises, refondateur du catholicisme. Toutes les encyclopédies sont unanimes, le premier texte sur la laïcité a été écrit par Averroes.</p>



<p>Depuis 1000 ans, la Zitouna avait été une université rayonnante sur tout le Maghreb et le Machreq. A partir de 2012, vous aviez voulu en faire un «<em>koutab»</em>, une medersa d&rsquo;intégristes avec la pédagogie consistant à apprendre sans comprendre. Heureusement que ses professeurs avaient bien résisté à votre démagogie.&nbsp;</p>



<p>Depuis les Hafsides, des communautés venues des Cités-Etats de Gènes, de Venise, de Lombardie, ainsi que des Marseillais et des Catalans vivaient à Tunis, ils représentaient avec les autochtones de confession juive 20% de la population tunisoise.</p>



<p>Monsieur Ghannouchi, lisez l&rsquo;histoire de votre cher pays pour découvrir que les derniers évêchés et églises n&rsquo;avaient disparu de Tunis, de Kairouan et de Gafsa qu&rsquo;au XIIe siècle.</p>



<p>Cette terre est celle de la tolérance et de mansuétude et non point celle du dogmatisme idéologique.</p>



<p>Non, M. Ghannouchi, vous n&rsquo;êtes pas dans l&rsquo;islam des lumières, vous êtes dans un islamisme politique animé par des novices dont la majorité se nourrissent d&rsquo;idées archaïques et anachroniques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une élection douteuse obtenu par l&rsquo;argent de la corruption </h3>



<p>Enfin, comment le chef du premier parti politique peut-il dîner avec des miliciens de l&rsquo;ancien RCD reconvertis en révolutionnaires et dont les seuls moyens de communication sont l&rsquo;insulte grossière et les coups de poings&nbsp;? Est-ce que votre ADN politique a eu, toujours, des signaux borderline? Arrêtez vos discours d&rsquo;<em>«istiblah»</em>, que je te traduirait volontairement par «<em>charlatanisme politique»</em>.&nbsp;</p>



<p>Quel premier parti politique du pays quand les résultats révèlent que, certes vous gagnez des élections avec un taux de participation de 35% pour les municipales : 517 000 voix sur 5.300 000 inscrits , ce n&rsquo;est même le 1/10e.</p>



<p>Pour les législatives, vous n&rsquo;avez pas atteint la barre symbolique des 20%, 560 000 sur 7 000 000 d&rsquo;inscrits, ce n&rsquo;est même pas 10% des inscrits.</p>



<p>Nous n&rsquo;oublions jamais votre déclaration de 2013 : <em>«La majorité des salafistes sont porteurs d&rsquo;une nouvelle culture et ne sont pas une menace pour la sécurité du pays»</em>. On a eu largement le temps de le vérifier avec les dizaines d&rsquo;attentats et d&rsquo;assassinats commis par ces têtes brûlées, bras violent d&rsquo;un islam qui se dit démocrate.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«La Tunisie est une bouchée qui de vous étoufferra», vous disait Om Ziyad en 2012</h3>



<p>Il y a trois ans, vous en remettez une couche dans le journal <em>Al Qods Al Arabi</em> en affirmant que <em>«Daech, c&rsquo;est l&rsquo;islam en colère»,</em> croyant ainsi pouvoir vendre votre islam soi-disant apaisé&#8230;</p>



<p>Manipulation, diabolisation de vos adversaires, infiltration à la bolchevique et stratégie de l&rsquo;esquive n&rsquo;ont jamais fait pas partie d&rsquo;un bon dictionnaire politique. Dans la vie publique, la vertu et l&rsquo;éthique sont les piliers de la réussite. Alors, posez-vous cette question: en ce moment, est-ce que c&rsquo;est vous ou le peuple qui a raison?</p>



<p>Kais Saied a agi en recourant à l&rsquo;article 80 de la Constitution, et ce à la demande iTunisiens.&nbsp;Vous devriez regretter de ne pas avoir bien compris la lettre ouverte que Oum Ziad vous a adressée, en 2012. Aujourd&rsquo;hui cette lettre est <em>«votre actualité»</em>. Elle écrivait que <em>«la Tunisie est une bouchée qui risquerait de vous étouffer». </em>C&rsquo;est déjà fait&#8230;</p>



<p><em>«La politique est le premier des arts et le dernier des métiers»</em>, disait Voltaire. Vous avez choisi d&rsquo;en faire un métier avec une ambition et une soif démesurées de pouvoir, qui vous ont sûrement empêché d&rsquo;appréhender la vérité et la réalité dans lesquelles vivent les Tunisiens depuis 2011.</p>



<p>* <em>Retraité.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié :</em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RpNGHDqVsA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/30/tunisie-rached-ghannouchi-game-over/">Tunisie : Rached Ghannouchi, game over!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Rached Ghannouchi, game over! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/07/30/tunisie-rached-ghannouchi-game-over/embed/#?secret=0ZYMXMLWPl#?secret=RpNGHDqVsA" data-secret="RpNGHDqVsA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RMIqsqbBVR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/21/ennahdha-al-karama-le-salafisme-est-indissociable-de-lislam-politique/">Ennahdha &#8211; Al-Karama : le salafisme est indissociable de l’islam politique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ennahdha &#8211; Al-Karama : le salafisme est indissociable de l’islam politique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/21/ennahdha-al-karama-le-salafisme-est-indissociable-de-lislam-politique/embed/#?secret=ouKlX7HVgW#?secret=RMIqsqbBVR" data-secret="RMIqsqbBVR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/01/rached-ghannouchi-des-ambitions-demesurees-fracassees-sur-le-mur-de-la-realite/">Rached Ghannouchi : des ambitions démesurées fracassées sur le mur de la réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Un paradis pour les extrémistes et les hors-la-loi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/tunisie-paradis-extremistes-loi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2018 12:55:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’ils ne se réveillent pas de l’état de léthargie dans lequel ils ont toujours baigné, les Tunisiens n’auront bientôt que leurs yeux pour pleurer la perte de leur pays. Par Tarak Arfaoui * D’un petit pays bien tranquille qui faisait son bonhomme de chemin lentement mais sûrement vers la modernité et le progrès, grâce à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-100397" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/06/arrestation-extrémistes-terrorisme-.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>S’ils ne se réveillent pas de l’état de léthargie dans lequel ils ont toujours baigné, les Tunisiens n’auront bientôt que leurs yeux pour pleurer la perte de leur pays.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Tarak Arfaoui</strong> *</p>
<p><span id="more-139419"></span></p>
<p>D’un petit pays bien tranquille qui faisait son bonhomme de chemin lentement mais sûrement vers la modernité et le progrès, grâce à la dictature éclairée de Bourguiba et en dépit de celle moins éclairée de Ben Ali, la Tunisie s’est soudainement trouvé engluée dans un processus de destruction bien orchestré par une bande de terroristes alliés à des mafieux.</p>
<h3>Tapis rouge déroulé aux extrémistes de tous bords</h3>
<p>Qui aurait pensé qu’un jour la Tunisie, ce petit pays paisible où il fait bon vivre, devienne le premier exportateur de terroristes dans le monde et un repaire d’assassins qui se la coulent douce dans l’impunité avec la connivences des <em>«autorités»</em> sans rendre de compte à personne?</p>
<p>Qui aurait imaginé que des extrémistes de tous pays seraient officiellement reçus par de hauts responsables de l’Etat au salon d’honneur de l’aéroport de Tunis-Carthage et, officiellement, dans le palais présidentiel par un président qui exhibe fièrement la main de <em>«Rabaa»</em> le signe de ralliement aux Frères musulmans, une internationale terroriste?</p>
<p>Qui aurait pensé qu’un jour on puisse autoriser, et offrir gracieusement la logistique nécessaire pour permettre à des prédicateurs étrangers d’un autre âge, dont beaucoup de salafistes jihadistes notoires, d’organiser des meetings afin de vociférer des diatribes obscurantistes, rétrogrades et appelant à la haine et à la violence ?</p>
<p>La Tunisie est un paradis pour les terroristes repentis (sic) qui ont le culot de reconnaître ouvertement à maintes reprises sur diverses tribunes leurs actions <em>«militantes violentes»</em> par <em>«nécessité»</em> (notamment l’attaque de Bab Souika en 1992 avec mort de civils) puisse avoir une quelconque légitimité électorale?</p>
<p>La Tunisie est un véritable paradis où un gourou pris en flagrant délit d’incitation à la rébellion et à la violence armée (en caméra cachée bien documentée) puisse encore se pavaner librement dans le pays et parler de démocratie et de droits civiques et faire la pluie et le beau temps sur la scène politique.</p>
<h3>L’éden de l’impunité pour les hors-la-loi</h3>
<p>Le paradis de l’impunité est bel et bien la Tunisie où le vice-président de l’Assemblée du des représentants du peuple (ARP), véritable caméléon hâbleur, lui aussi pris au piège d’une caméra cachée complotant avec un extrémiste moyenâgeux, a le culot de diriger encore les travaux du haut de son perchoir dans une assemblée où se pavanent des terroristes avérés à qui ne manque qu’une Kalachnikov en bandoulière.</p>
<p>La Tunisie est l’éden de l’impunité où un ex-artificier bien reconnu devient, par la grâce divine, ministre de l’Intérieur dont la responsabilité dans les assassinats politiques est très gravement engagée et qui, tenez-vous, bien préside la commission nationale de la sécurité au parlement!</p>
<p>La Tunisie est le pays de cocagne de tout extrémiste qui se respecte, allant du <em>«syndicaliste»</em> jusqu’au-boutiste, qui fait des grèves de zèle parfaitement illégales pour mettre à genou l’économie déjà chancelante du pays, aux pseudo éducateurs qui mettent en péril l’avenir de nos enfants en organisant tout le long de l’année des grèves roulantes pour porter le coup de grâce au système éducatif qui produit déjà des illettrés diplômés et des abrutis sans repères.</p>
<p>La Tunisie est bel et bien l’eldorado des trafiquants de tous poils, véritables hors-la-loi parasites de la société qui gangrènent l’économie du pays qui ont fait du commerce parallèle une véritable institution gérée par une banque centrale-bis à Ben Guerdane faisant de l’ombre à la banque centrale officielle (dixit Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Utica).</p>
<h3>Le mal est d’abord dans l’école</h3>
<p>Ce paradis dans lequel se prélassent beaucoup de Tunisiens n’est pas une création spontanée mais bel et bien le résultat de plusieurs carences et dysfonctionnements qui se sont accumulées des années durant au cours de l’ère Ben Ali et surtout durant les 7 années post-révolution. La défaillance majeure vient des programmes éducatifs dans les écoles et lycées qui doivent être revus de fond en comble.</p>
<p>L’étude des langues, de l’art et de l’histoire doit être largement revalorisée. Les cours scientifiques doivent être désacralisés et les activités sportives obligatoires et intensives doivent être remises à jour comme dans les années 70.</p>
<p>L’inculture et l’absence de repères du fait d’une éducation défaillante ont produit une génération sans horizons. Une génération influencée par quelques charlatans et cherchant dans l’extrémisme religieux un moyen d’expression souvent violent.</p>
<p>Une large frange de la population a subitement plongé dans une religiosité de façade, factice, où la bigoterie moyenâgeuse a pris la place de l’intelligence et du progrès.</p>
<p>Une autre frange de la jeunesse est largement incivique déboussolée à la fois fainéante et exigeante toujours à la recherche du gain facile des mauvais coups et à l’affût de n’importe quel événement, si bien qu’un match de football est très vite transformé en guérilla urbaine.</p>
<p>Cette jeunesse, dont la fougue naturelle n’est pas canalisée et qui dès le plus jeune âge fait son apprentissage à l’école de la <em>«houma»</em> (quartier) à qui on n’a pas appris les règles élémentaires de la bienséance et du civisme dès la maternelle, ainsi que dans le cercle familial, se retrouve à l’âge adulte livrée à elle-même et navigant au gré des influences de la rue.</p>
<h3>Que laissera-t-on aux prochaines générations ?</h3>
<p>La défaillance vient aussi de nos gouvernants dont le laxisme est vraiment inquiétant. Sous couvert de démocratie, on est arrivé à tolérer tous les excès et dépassements qui ont décrédibilisé l’Etat et ses institutions.</p>
<p>La justice minée par les nominations partisanes est devenue à géométrie variable et n’est plus crédible. Sous couvert du fameux<em> «tawafeq»</em> (consensus), on nomme un gouvernement sans programme clair dont l’action est paralysée par des ministres idéologiquement aux antipodes les uns des autres et on nomme des irresponsables à des postes clé en fermant les yeux sur de graves travers pour faire semblant que tout baigne dans l’huile.</p>
<p>En fin de compte, si on ne se ressaisit pas au cours des prochaines élections municipales et législatives, si les Tunisiens ne se rebiffent pas et délaissent leur <em>«khobsisme»</em> (quant à soi) traditionnel, s’ils ne se réveillent pas de l’état de léthargie dans lequel ils ont toujours baigné, ils n’auront bientôt que leurs yeux pour pleurer la perte de ce vénérable pays qui, faute d’être un vrai paradis, sera un enfer pour les prochaines générations.</p>
<p><em>* Médecin de pratique libre.</em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z3sNn8QmtD"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/19/daech-a-lassemblee-fausse-blague-de-2017/">Daech à l’Assemblée : La (fausse) blague de 2017</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Daech à l’Assemblée : La (fausse) blague de 2017 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/12/19/daech-a-lassemblee-fausse-blague-de-2017/embed/#?secret=3FwDlj7a9z#?secret=z3sNn8QmtD" data-secret="z3sNn8QmtD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gzgTCFLlIR"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/06/crimes-islamistes-et-commissions-de-non-enquete-parlementaires/">Crimes islamistes et commissions de «non-enquête» parlementaires</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crimes islamistes et commissions de «non-enquête» parlementaires » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/06/crimes-islamistes-et-commissions-de-non-enquete-parlementaires/embed/#?secret=KPHSc0qq13#?secret=gzgTCFLlIR" data-secret="gzgTCFLlIR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="61iSd43v6S"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/06/ghannouchi-un-cheikh-sans-provision-morale/">Ghannouchi, un cheikh sans provision&#8230; morale</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ghannouchi, un cheikh sans provision&#8230; morale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/06/ghannouchi-un-cheikh-sans-provision-morale/embed/#?secret=YotRk9J68L#?secret=61iSd43v6S" data-secret="61iSd43v6S" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Yémen : Le roi, les larmes et les armes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 19:59:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[roi Salman]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-126720" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/12/Yemen.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L&rsquo;ancien président Ali Abdallah Saleh a été tué, aujourd&rsquo;hui, par les Houthis. Pour comprendre le drame actuel du Yémen, il faut revenir un peu en arrière. Décryptage&#8230; </strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>
<p><span id="more-126719"></span></p>
<p>Il se passe des choses importantes au Yémen, depuis quelques jours, et là-bas avec les tirs de missiles, les événements sont en train de prendre une tournure inquiétante voire dramatiques avec la mort, aujourd’hui, lundi 4 décembre 2017, de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, dans sa voiture blindée bombardée par les rebelles Houthis.</p>
<p><strong>Aux sources du malheur yéménite </strong></p>
<p>Ce pays pauvre et marginalisé du monde arabe, pourtant situé à l’entrée de la mer Rouge, par où transite une part importante du commerce entre l’Europe et l’Extrême Orient, est soumis depuis 3 années à une guerre d’agression menée par une coalition regroupant l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis (EAU), qui a causé d’importants dégâts matériels et humains (on parle de 1 million de morts), ainsi qu’une catastrophe humanitaire, aggravée par le blocus aérien et maritime qui lui sont imposés. Mais là-bas les choses n’ont jamais été simples. On peut dire que l’Arabie Saoudite, le grand et riche voisin du nord, est toujours intervenu d’une manière ou d’une autre dans les affaires du pauvre Yémen.</p>
<p>On prête à Abdelaziz Ibn Saoud, le fondateur de la dynastie, cette réflexion : <em>«L’humiliation du Yémen est notre grandeur, et sa grandeur notre humiliation»</em>, cela sous-entend évidemment que les dirigeants saoudiens ont toujours pensé y posséder un droit d’ingérence naturel. On peut dire qu’ils n’ont pas hésité à le faire dans les années 60 après le coup d’Etat qualifié de révolution yéménite, contre le pouvoir pourtant chiite de l’Imam, un chiisme il est vrai assez spécifique puisqu’il vénère également la mémoire des califes Rachidites. Et un corps expéditionnaire égyptien avait été dépêché par le président Nasser pour appuyer les Républicains, ce qui lui avait valu de s’y embourber pendant plusieurs années au nom de la nation arabe, puis de se retirer en y laissant un piètre souvenir.</p>
<p><strong>Interférences étrangères et division du pays </strong></p>
<p>Naturellement, les Saoudiens avaient oublié leurs griefs contre les chiites et s’étaient placés dans le camp anti nassérien afin d’abattre le nationalisme arabe dont ils jugeaient la menace mortelle pour leur dynastie. Ils avaient fourni des subsides et des armes au camp loyaliste, mais en fin de compte l’Imam avait perdu le pouvoir et c’est l’armée qui l’avait pris dans ce qui avait été qualifié de Nord Yémen, dont la capitale était Sanaa, pour établir un régime autoritaire basé sur le tribalisme, le clientélisme, et la corruption.</p>
<p>Le reste du pays, moins peuplé, avait finalement fait sécession et une république socialiste avait été établie à Aden, qui a toujours été au Yémen, depuis l’occupation anglaise, la ville cosmopolite tournée vers le commerce extérieur avec l’océan Indien et la mer Rouge.</p>
<p>Le Sud Yémen obéissait en fait à une logique régionaliste très forte, qui a toujours été d’une certaine manière celle des populations des plaines côtières tournées vers la mer face au tribalisme des montagnards nordistes.</p>
<p>Malgré les liens très étroits établis avec le camp socialiste, le Sud Yémen était devenu une base soviétique où avaient transité quelques uns de ceux qui étaient à l’époque considérés en Occident comme des terroristes parmi les plus recherchés comme Carlos, Wadii Haddad, ou Gabriele Krosher Tiedemann.</p>
<p>Et malgré la présence d’une police politique omniprésente, les liens transfrontaliers s’étaient maintenus du fait de l’existence d’une importante communauté d’origine yéménite en Arabie Saoudite, en particulier tous les clercs musulmans qui avaient fui le communisme qualifié d’apostat, et surtout les émigrés originaires du Hadramaout, souvent incontournables dans les transactions commerciales depuis la péninsule Arabique jusqu’en Indonésie et l’Afrique de l’Est.</p>
<p>Les sommes issues des émigrés et transférées vers leurs familles ont toujours constitué une source de devises essentielle pour les Etats autant sudiste que nordiste. Les Yéménites ont en effet souvent émigré pour échapper aux conjonctures économiques précaires, et certains parmi eux ont fort bien réussi dans les affaires, jusqu’en Chine où il existe dans le Guangxu une communauté de 5000 personnes partis y faire leurs études pour finalement y résider, et que les Chinois considèrent comme une tête de pont idéale pour l’établissement de liens économiques durables autant avec leur pays d’origine que ses voisins.</p>
<p><strong>Une pépinière du terrorisme wahhabite </strong></p>
<p>Et malgré la rébellion communiste du Dhofar, en Oman, dans les années 70, dont le Sud Yémen avait constitué la base arrière, l’Arabie Saoudite s’était dans l’ensemble bien accommodée de la présence de son voisin marxiste sur sa frontière Sud. C’est que dans le Nord du Yémen, elle s’était assurée une position dominante grâce aux subsides qu’elle y avait apportés à l’Etat, aux prédicateurs et aux écoles wahhabites qu’elle y avait implantés, aux nombreux instituteurs et professeurs qu’elle y avait envoyés dont plusieurs <em>«frères musulmans»</em> égyptiens.</p>
<p>Le salafisme, on l’imagine, n’allait pas tarder à être perçu par la population comme une intrusion saoudienne dans ses affaires intérieures. Mais avec l’invasion soviétique en Afghanistan en 1979, les Saoudiens, avec la complicité de l’Etat nordiste, recruteraient de nombreux jeunes qui iraient à Peshawar s’enrôler dans Al Qaïda sous la bannière d’Oussama Ben Laden, lui-même d’origine yéménite.</p>
<p>Cette intrusion saoudienne aura des conséquences. Certains parmi eux allaient constituer, des années plus tard, les cadres dirigeants d’Al Qaida de la Péninsule Arabique, à l’instar de Nasser El Wihayshi, ou de Qassem Raïmi. Mais en 1990, avec la chute de l’Union Soviétique, l’Etat du Sud Yémen allait s’effondrer et ses cadres en feraient les frais en se voyant pratiquement exclus de tous les postes de décision dans l’Etat réunifié, malgré la vice-présidence accordée à un Sudiste, Ali Salem El Beidh.</p>
<p>L’irrédentisme sudiste allait se nourrir de la frustration de ses élites, au point de susciter une nouvelle sécession en 1994 avec la fondation de la République Démocratique dont viendrait à bout rapidement l’armée. Et son nouveau mode d’expression se cantonnerait alors dans le mouvement dit du Sud.</p>
<p>Mais la réunification du pays allait marquer la consolidation du pouvoir du président nordiste Ali Abdallah Saleh, qui avait succédé au colonel Ibrahim El Hamdi, assassiné en 1977 dans des conditions mystérieuses, dont tout avait été fait d’abord pour ternir sa mémoire, puis pour l’effacer de celle de ses compatriotes grâce à une amnésie officielle savamment orchestrée.</p>
<p>Pendant 34 ans, appuyé sur son clan corrompu, et sur son réseau clientéliste, Ali Abdallah Saleh, pourtant un chiite Zaydite, tiendrait les rênes du pouvoir d’une main ferme, avec certes plusieurs soubresauts.</p>
<p>Le premier surviendrait en 1990 lors de la première guerre du Golfe lorsque le Yémen refuserait de s’aligner sur les positions égyptienne et saoudienne contre l’Irak et en faveur de l’intervention étrangère; cela lui vaudrait une amputation importante de l’aide américaine, mais son revirement ultérieur allait lui valoir l’inimitié des islamistes et d’Al Qaida, dont le chef, Oussama Ben Laden, quelque temps établi dans le pays, jugerait plus prudent de se réfugier au Soudan avant que ne se produise en rade d’Aden la célèbre attaque en 2000 contre l’USS Cole qui démontrerait avant tout les complicités dont bénéficiaient les terroristes au plus haut sommet de l’Etat.</p>
<p>Le président Saleh sera obligé de sévir contre ses alliés islamistes, et sa politique à leur égard fluctuerait au gré des circonstances, avec les exigences de la guerre américaine contre le terrorisme après le 11 septembre 2001 et l’attentat contre le pétrolier Limburg toujours à Aden.</p>
<p>C’est ainsi que le Yémen commencerait à acquérir à l’échelon international cette mauvaise réputation que l’enlèvement de personnel humanitaire et les attaques contre des touristes étrangers ne feraient que renforcer. Et il faut dire que les dernières années du règne d’Ali Abdallah Saleh marqueraient la montée en puissance d’Al Qaida dans le pays, et de son corollaire, les opérations de représailles et de police de l’armée américaine qui feraient de plus en plus de victimes collatérales.</p>
<p>Malgré tout cela, et durant la première décennie du XXIe siècle, les Saoudiens n’avaient pas semblé beaucoup se préoccuper beaucoup de la menace Al Qaida dans le pays voisin, et mis à part les contrôles exercé sur les zones frontalières et la surveillance des citoyens yéménites, il n’y avait eu aucune velléité affirmée d’intervention jusqu’à l’émergence du mouvement chiite Houthi à Saada, dans la zone frontalière, près des provinces saoudiennes, et anciennement yéménites, du Jizan, de l’Asir, et du Nejrane.</p>
<p><strong>L’avènement de la rébellion des Houthis</strong></p>
<p>Le mouvement Houthi s’appelait à l’origine Forum des jeunes croyants. Il fut à l’origine culturel et revendiquait le rétablissement de franchises en faveur de la communauté chiite qui avaient été supprimées en 1962 avec le coup d’Etat du Yémen et l’avènement de la République. Mais le président Saleh vit dans les manifestations de rues dans la capitale Sanaa un défi à son autorité et mit à prix la tête du chef du mouvement, Badreddine El Houthi, connu pour être descendant du prophète.</p>
<p>Finalement, le gouvernement annonça la mort du chef Houthi après un accrochage avec l’armée, et refusa de restituer son corps.</p>
<p>Ce fut le signal d’une guerre qui devait durer 6 ans jusqu’à la chute de Saleh en 2012 et au cours de laquelle l’armée yéménite, puis saoudienne utilisèrent des armes chimiques contre les rebelles, mais sans résultat.</p>
<p>La révolte des Houthis est donc née d’une conjoncture locale réclamant le rétablissement en faveur d’une communauté, d’un régime d’autonomie dont elle s’était estimé injustement privée. Et ce mouvement s’était rapproché à l’origine du parti du président, le Congrès Populaire Général, contre le parti islamiste frère musulman Al Islah.</p>
<p>Avec le printemps arabe au Yémen, et après 33 ans de pouvoir, le président Saleh fut donc obligé de démissionner, mais à la différence de Ben Ali, de Moubarak, et de Kadhafi, et grâce au soutien saoudien, il s’assura une sortie qui devait contre toute attente préserver ultérieurement son avenir en tant qu’acteur de premier plan dans la lutte politique en cours dans son pays. Un nouveau président fut élu, Abd Rabbou Mansour Hadi, et celui-ci fit la paix de prime abord avec le mouvement Houthi, en lui restituant le corps de son chef.</p>
<p>Mais les premières années virent paradoxalement une recrudescence de l’activité d’Al Qaida du Yémen avec l’évasion de prison de ses militants dont 6 en collaboration avec des éléments saoudiens, fondèrent Al Qaida de la Péninsule Arabique, dont l’attaque contre l’ambassade des Etats Unis convainquit l’administration américaine de retirer ses diplomates et ses ressortissants, et de déclencher sa politique d’élimination ciblée de ceux qu’elle identifiait comme terroristes, par le biais de missiles tirés à partir de drones aériens.</p>
<p>Le problème est que cette politique décidée par Obama en 2014 si elle a abouti à l’élimination de membres importants de l’organisation, comme Al Wihayshi, s’est accompagnée de nombreuses bavures, telle l’attaque menée contre un cortège se dirigeant vers un mariage qui fit de nombreux morts.</p>
<p>L’élimination par les drones souleva d’autres problèmes aux Etats Unis, par exemple d’ordre juridique, lorsqu’un citoyen américain membre d’Al Qaida, Anouar El Awlaqi, fut éliminé, puis deux semaines plus tard, son fils âgé de 16 ans, et enfin sa fille.</p>
<p>Des associations américaines contestèrent au gouvernement de leur pays le droit de tuer sans jugement des citoyens américains, mais sans résultat. Et les choses sont devenues encore plus compliquées avec l’apparition du terrorisme lié à l’Etat islamique (Daêch), qui, à la différence de celui d’Al Qaïda, n’hésite pas à s’attaquer à des civils musulmans.</p>
<p>Si donc un problème terroriste se pose à l’échelle mondiale au Yémen, il est d’abord d’origine salafiste jihadiste sunnite, ainsi que l’avaient démontré les attentats contre <em>‘‘Charlie Hebdo’’</em>, et le Bataclan, à Paris, étroitement liés à la nébuleuse terroriste de ce pays, et aux frappes des drones américains.</p>
<p>Pourtant c’est dans ce contexte délicat que le mouvement chiite Houthi s’est décidé à déclencher son offensive contre le gouvernement élu du président Hadi, et de contrôler militairement quasiment la totalité du Nord Yémen.</p>
<p><strong>Les raisons obscures de l’intervention saoudienne</strong></p>
<p>Les raisons de cette offensive ne sont pas claires; elles ont provoqué la fuite du président élu Hadi réfugié en Arabie Saoudite mais quelques ministres sont restés à la tête de ministères fonctionnant tant bien que mal. Et les Houthis ont obtenu l’appui de leur ancien allié, le président déchu Saleh dont la famille est paradoxalement réfugiée à Dubaï, et de son parti, le Congrès Populaire. Mais en 2015, l’Arabie Saoudite, à la tête d’une coalition internationale, a décidé d’intervenir militairement contre les Houthis, qui n’ont pu de ce fait étendre leur domination à l’ensemble du pays.</p>
<p>Les raisons de l’intervention saoudienne demeurent obscures. D’abord elle s’est faite à la suite du retrait américain du Yémen, ce qui ne signifie pas forcément un assentiment.<br />
Ensuite elle a pris pour prétexte la menace iranienne, alors même que l’administration Obama, avec l’accord nucléaire, avait entamé un processus de normalisation qui rendait caduque une telle vision des choses.</p>
<p>Enfin les Houthis ne s’étaient jamais attaqués à quiconque en dehors du Yémen, et rien ne laissait prévoir qu’à l’avenir, il en serait différent. Ce sont plutôt les militants d’Al Qaida, Ibrahim et Abdallah Al Asiri, qui avaient tenté d’assassiner le vice-ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Ibn Mohamed.</p>
<p>Mais ce sont apparemment les conditions politiques internes du Royaume de Salman qui devaient dicter sa politique d’agression contre son voisin. C’est que le Roi Salman, vieux et malade, n’a eu de cesse d’installer son fils Mohamed Ben Salman à la tête du ministère de la Défense, afin de lui conférer la légitimité nécessaire à sa future accession au trône, même si pour cela, il fallait déclencher une guerre meurtrière.</p>
<p>Apparemment, la décision du président Obama de ne pas s’en mêler prouve bien qu’il considérait cela comme une affaire intérieure saoudienne conformément au pacte du Quincy signé entre Roosevelt et Abdelaziz Al Saoud.</p>
<p>Toujours est-il que le prince s’est lancé dans une sale guerre contre ses voisins, dont les populations civiles ont fait essentiellement les frais, qu’il n’a toujours pas remportée et qui a sérieusement mis à mal les finances de son pays, et actuellement, en s’appuyant sur un nouveau président américain beaucoup plus en phase avec les thèses belliqueuses israéliennes contre l’Iran, il a pu éliminer ses rivaux grâce à un véritable coup d’Etat, sous prétexte de lutte contre la corruption. Mais le tir de riposte d’un missile Houthi contre sa capitale Riyad lui a fourni l’occasion d’élargir son jeu en essayant de déclencher une crise régionale majeure en accréditant la thèse de la menace du Hezbollah manipulé par l’Iran, et en séquestrant pour quelques jours le ministre libanais Saad El Hariri.</p>
<p>Le conflit yéménite a néanmoins donné lieu à un revirement politico militaire majeur puisque le président déchu Saleh, après un nouveau tir d’un missile Houthi cette fois contre les Emirats arabes unis, visant une centrale nucléaire, vient de se retourner contre ses alliés chiites, en appelant le peuple à se soulever contre leur pouvoir pour mettre fin à leur tyrannie.</p>
<p>Il faudrait sans doute se poser la question de connaître les raisons de ce revirement soudain. Le président Saleh a toujours été l’homme des Saoudiens, et il vient encore de le confirmer. Les Emirats avaient accueilli sa famille alors même qu’il était allié aux Houthis, c’est tout dire. Sans doute a-t-il vu dans la situation présente une opportunité pour espérer être adoubé de nouveau par ses protecteurs du Golfe, et derrière eux, le grand parrain américain. Il est de notoriété publique qu’à l’instar du Roi Salman, il a lui aussi l’ambition de faire accéder son fils, lui-même officier de l’armée, à la magistrature suprême de son pays.</p>
<p>Toujours est-il que la nouvelle politique de Saleh a déclenché des affrontements armés au sein de la capitale Sanaa entre les anciens alliés, avec bien sûr de nombreuses pertes civiles. Et ce sont ces affrontements qu’il a lui-même provoqués qui coûteront la vie, aujourd’hui, à l’ancien président yéménite.</p>
<p>Pour le reste, ce sont les civils yéménites qui font les frais des affaires de succession saoudiennes, des visées stratégiques israéliennes dans la région, de la volonté iranienne de se voir reconnaître une importance régionale digne de sa situation, et de la vision à courte vue d’une administration américaine toujours aussi autiste et qui estime le moment favorable pour transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.</p>
<p>Les terroristes se voient ainsi laisser le champ libre pour faire d’un vaste pays miné par la guerre civile et l’agression étrangère, situé sur une voie commerciale majeure d’importance mondiale, la base arrière à partir de laquelle ils mèneront demain des attaques meurtrières contre des pays lointains. Et on incriminera de nouveau le fanatisme islamique, et les états du Golfe avanceront de nouveau des garanties concernant leur détermination à lutter contre le fléau.</p>
<p>Ainsi que l’avait dit une réflexion attribuée Goebbels, un mensonge répété mille fois finit par devenir une vérité; sauf évidemment si c’est un mensonge arabe.</p>
<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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		<title>Retour des terroristes : Les Tunisiens au bord de la crise de nerfs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2017 18:33:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens ont de bonnes raisons d’être inquiets face à l’imminence du danger terroriste et la l’’incroyable passivité de leurs dirigeants politiques. Par Moncef Kamoun * D’une semaine à l’autre, la panne que vit le pays a tendance à se généraliser : les Tunisiens, le visage crispé par l’angoisse et la rage de l’impuissance, sont de...</p>
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<p><em><strong>Les Tunisiens ont de bonnes raisons d’être inquiets face à l’imminence du danger terroriste et la l’’incroyable passivité de leurs dirigeants politiques.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Moncef Kamoun </strong>*</p>
<p><span id="more-78375"></span></p>
<p>D’une semaine à l’autre, la panne que vit le pays a tendance à se généraliser : les Tunisiens, le visage crispé par l’angoisse et la rage de l’impuissance, sont de plus en plus pessimistes; ils s’enfoncent dans une dépression collective. C’est exactement le scénario cauchemar qu’on redoutait et qu’on n’a rien fait pour éviter depuis la révolution de 2011. On est ainsi passé de l’espoir suscité par la chute de l’ancien régime à un vague sentiment de malaise, puis au ressentiment inspiré par la lenteur des changements et enfin à la colère. Aujourd’hui, la Tunisie a peur et elle sait qu’elle va payer les années d’aveuglement durant lesquelles elle a laissé grandir, en son sein, le monstre jihadiste.</p>
<p><strong>La Tunisie, Prix Nobel de la paix 2015, est le 1er pays exportateur de jihadistes</strong></p>
<p>Depuis qu’il a occupé une grande partie du nord de l’Irak et de l’est de la Syrie, l’Etat islamique (Daech) se considère comme un véritable État avec une armée, une justice et une économie. Aujourd’hui, il compte 100.000 combattants originaires de 86 pays, 200.000 d’après le gouvernement du Kurdistan irakien, soit un effectif proche de celui de l’armée française, ceci sans compter les 50.000 jihadistes dont 2.000 Tunisiens, qui ont perdu la vie en Irak et en Syrie, ces deux dernières années, suite aux bombardements de la coalition internationale anti-Daech.</p>
<p>Suite à la révolution de 2011, la Tunisie, comme tous les autres pays du printemps arabe, a connu une montée de la mouvance jihadiste, encouragée par l’accession des islamistes au pouvoir, à partir de janvier 2012. La «troïka», la coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, qui a dirigé le pays de janvier 2012 à janvier 2014, a déclaré la guerre au régime de Bachar Al-Assad en Syrie et a soutenu la rébellion islamiste dans ce pays, à l’instigation et avec l’aide financière et logistique du Qatar et de l’Arabie saoudite.</p>
<p>Quarante jours après sa désignation par Ennahdha à la présidence de la république par intérim, Moncef Marzouki a décidé, sur un coup de tête, de renvoyer l’ambassadeur de Syrie en Tunisie, de fermer l’ambassade tunisienne à Damas et d’organiser à Tunis la première Conférence internationale des amis de la Syrie. Pour plaire ses employeurs nahdhaouis, il a aussi ouvert le palais de Carthage aux prédicateurs salafistes et aux dirigeants des milices islamistes des Ligues de protection de la révolution (LPR).</p>
<p>Ceci n’est que la face visible de l’iceberg, car il y a aussi la face cachée : la constitution dans tout le pays de cellules secrètes d’islamistes extrémistes et salafistes jihadistes qui ont pris le contrôle des mosquées et installé des camps d&rsquo;entraînement dans plusieurs régions du sud du pays.</p>
<p><strong>Un crime organisé contre la jeunesse tunisienne</strong></p>
<p>Grands oubliés de la révolution, dont ils étaient les principaux acteurs, les jeunes tunisiens se sont retrouvés complètement abandonnés par le nouveau pouvoir politique en place, sans travail, sans ressources et sans avenir, ne rêvant que de partir ailleurs, en émigrant clandestinement en Europe, ou en rejoignant les groupes jihadistes en Libye ou encore en Syrie et en Irak, via la Turquie, où ils étaient recrutés pour le jihad, totalement pris en charge et même payés comme des mercenaires, d’autant que l’argent coulait à flot, en provenance des pays du Golfe, soucieux de faire échec aux transitions démocratiques en cours dans la région.</p>
<p>Ainsi donc, le départ de ces jeunes pour le jihad était organisé par des cellules plus ou moins secrètes, car elles avaient pignon sur rue et étaient même souvent encouragées par des dirigeants politiques de la mouvance islamiste. Car pour Ennahdha, comme pour Hizb Ettahrir, Ansar Charia ou Daech, le mot d’ordre, à l’époque, était l’instauration du califat, c’est-à-dire l’Etat islamique. Souvenons-nous : à l’annonce de la victoire d’Ennahdha aux élections d’octobre 2011, Hamadi Jebali, alors secrétaire général du parti islamiste, n’avait-il parlé, lors d’un meeting populaire à Sousse, d’«<em>avènement du 6e califat</em>»? C’est lui qui, sans surprise, sera appelé à diriger le premier gouvernement islamiste, en janvier 2012, avec, pour tout programme, l’instauration de la charia.</p>
<p>Le départ des jeunes tunisiens pour le jihad était, à l’époque, organisé par des membres d’Ennahdha, avec l’aide du dirigeant islamiste libyen Abdelhakim Belhaj, devenu l’homme fort de Tripoli après la chute de Kadhafi, grand ami de Rached Ghannouchi et des Nahdhaouis.</p>
<p>Ces jeunes passaient d’abord par la Libye, où ils étaient entraînés aux techniques de guerre, avant de partir en Syrie via la Turquie. Ils étaient également grassement payés et se payaient eux-mêmes par le butin qu’ils amassaient en prenant possession des biens de leurs victimes. Un jihadistes tunisien originaire de Sfax en a d’ailleurs témoigné ouvertement, dans le courant de 2013, sur le plateau d’une chaîne de télévision. Les puissances occidentales, Etats-Unis, Grande Bretagne et France en tête, observaient avec bienveillance ce remue-ménage et l’encourageaient même, car elles étaient engagées, elles aussi, pour des raisons stratégiques, dans cette guerre contre Bachar Al-Assad, et, indirectement, contre le Croissant chiite, l’Iran, le Hezbollah…</p>
<p>Aujourd’hui, la Tunisie compte, selon diverses sources, plus de 4.000 jihadistes en Syrie, 1.000 à 1.500 en Libye, 200 en Irak, 60 au Mali et 50 au Yémen. Quelque 2.000 de ces jihadistes ont déjà trouvé la mort au cours des 2 dernières années et les autorités sécuritaires ont pu empêcher près de 15.000 jeunes de partir pour le jihad dans les zones de conflit. Faut-il s’en réjouir ou, plutôt, s’en inquiéter, car il s’agit là de bombes humaines à retardement?</p>
<p><strong>La défaite annoncée de Daêch</strong></p>
<p>Aujourd’hui, Daech bat en retraite, notamment en Irak où ses combattants viennent d’essuyer des défaites cuisantes à Fallouja et Mossoul. En Syrie, l’armée arabe syrienne a repris le contrôle d’Alep, la seconde grande ville du pays. En Libye, l’armée nationale libyenne a chassé les jihadistes de Syrte, qu’ils occupaient depuis 4 ans.</p>
<p>Cette défaite annoncée de Daêch aura pour conséquence, comme ce fut le cas au milieu des années 2000, pour Al-Qaïda, la fragmentation de son noyau central. Ce qui n’est pas, en vérité, une bonne nouvelle. Au contraire…</p>
<p>En effet, l’instinct de survie va pousser ses membres à revenir à leurs pays d’origine. Ils ne vont pas prendre un vol direct avec des passeports en bonne et due forme, mais prendre des voies détournées et traverser, clandestinement ou avec de faux papiers, les frontières de plusieurs pays, avant d’atterrir chez eux.</p>
<p>Le retour de ces coupeurs de têtes familiarisés avec les techniques des voitures piégées et des attentats-suicides suscite, parmi la population, des sentiments d&rsquo;angoisse, d’inquiétude et de peur. Et cela se comprend, car ces éléments dangereux peuvent constituer un grand danger pour la sécurité des citoyens et la stabilité de l’Etat.</p>
<p>Tous les pays d’origine des jihadistes ayant combattu dans les rangs de Daech appréhendent ce problème épineux et cherchent des solutions qui épargnent aux populations et aux Etats des conséquences néfastes d’une absence de réaction ou d’une réaction tardive ou désordonnée. C’est ainsi que certains pays ont durci leur législation en prévoyant des poursuites judiciaires systématiques et des peines lourdes d’emprisonnement. Ce n’est peut-être pas là la meilleure des solutions, mais elle a au moins la vertu de protéger la société et de la rassurer momentanément.</p>
<p>Contrairement à beaucoup d’autres pays confrontés à ce problème, la Tunisie reste étrangement lente à la détente. Pays membre de la coalition internationale de lutte contre Daech, attend-t-elle l’afflux massif des coupeurs de têtes pour réagir, laissant ainsi la psychose s’emparer de la population? Au lieu de prendre les devants, de redoubler de vigilance et de renforcer la surveillance, les autorités tunisiennes multiplient les déclarations soporifiques qui, loin de rassurer les citoyens, jouent plutôt avec leurs nerfs.</p>
<p>Ainsi, Rached Ghannouchi, chef de parti Ennahdha, qui est membre de l’Organisation internationale des Frères musulmans, a-t-il déclaré, en parlant des jihadistes, qu’<em>«en tant que musulman sunnite</em>», il ne peut «<em>qualifier de mécréants ceux qui disent Allah akbar</em>» (Dieu est Unique), ajoutant, dans une autre déclaration que <em>«les terroristes doivent être rapatriés et traités en tant que malades</em>».</p>
<p>De son côté, le président de la république Béji Caid Essebsi a déclaré à l’AFP que «<em>la Tunisie est obligée, de par sa constitution, d’accueillir tous ses enfants, y compris ceux qui reviennent des zones de conflit. Nous n’allons pas les mettre tous en prison, parce que si nous le faisons nous n’aurons pas assez de prisons</em>». Et pour Euronews, il a affirmé que «<em>ceux qui veulent rentrer au pays sont les bienvenus, chacun sera traité en fonction de ses actes</em>», ajoutant «<em>le terrorisme est aujourd’hui du passé et bien derrière nous</em>», alors qu’il est bien placé pour savoir que ce phénomène est malheureusement à ses débuts dans notre pays.</p>
<p>Lotfi Laamari, journaliste chroniqueur, s’est insurgé contre ces déclarations et parlé dans une émission télévisée d’un <em>«complot international visant à transformer la Tunisie en refuge des terroristes et des criminels»</em>.</p>
<p>Tout cela, on le sait, a coïncidé avec la démission, à la mi-décembre dernier, d’Abderrahmane Belhadj Ali, ex-directeur général de la sûreté nationale, qui a expliqué sa démission par des pressions politiques.</p>
<p>C’est dans cette ambiance délétère que vivent, aujourd’hui, les Tunisiens, et on comprend leurs craintes et leurs inquiétudes, qui sont amplement justifiées par l’imminence du danger et l’incroyable passivité de leurs dirigeants.</p>
<p><em>* M. K. Architecte.</em></p>
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		<title>Terrorisme : Vers une politique efficace de prévention</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2017 12:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le recrutement des jeunes pour le jihad se fait encore en partie dans les mosquées.  Pour lutter contre le fléau du terrorisme, les solutions sécuritaires sont insuffisantes. Il faut agir en amont par la prévention, l’éducation, l’accompagnement. Par Salah El-Gharbi Depuis des semaines, le débat sur le retour des jihadistes des foyers de tension au...</p>
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<p style="text-align: center;"><em>Le recrutement des jeunes pour le jihad se fait encore en partie dans les mosquées. </em></p>
<p><em><strong>Pour lutter contre le fléau du terrorisme, les solutions sécuritaires sont insuffisantes. Il faut agir en amont par la prévention, l’éducation, l’accompagnement.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong></p>
<p><span id="more-77782"></span></p>
<p>Depuis des semaines, le débat sur le retour des jihadistes des foyers de tension au Proche-Orient fait rage avec sa surenchère verbale, opposant ceux qui sont favorables à la réinsertion de ces enragés après leur dé-radicalisation et ceux qui affichent une attitude de rejet catégorique de ces éléments dangereux, source de menace pour la sécurité des citoyens.</p>
<p><strong>La grande capacité de mutation du virus islamiste </strong></p>
<p>Toutefois, autant ce sujet clivant fait baver les hommes politiques de tous bords, certains appelant les foules à sortir dans la rue pour manifester leur indignation et leur colère, autant le débat qu’il suscite donne le sentiment qu’on est dans une société sur la défensive, régie par l’émotion et travaillée par les intérêts politiques les plus immédiats, et qui a du mal à réfléchir froidement et à se projeter dans l’avenir.</p>
<p>Ainsi, au lieu de vociférer et de gesticuler à propos du retour de quelques centaines de sauvages, beaucoup ayant déjà retrouvé le Seigneur sur les fronts du jihad, ne serait-il pas plus judicieux d’accorder de l’intérêt aux milliers de jeunes qui se trouvent encore aujourd’hui sous l’influence des gourous de l’islamisme radical? Au lieu de faire pression sur le gouvernement afin de l’amener à empêcher le retour des jihadistes, comme si cela dépendait de sa volonté, ne serait-il pas plus censé de lui demander des comptes sur ce que notre pays fait pour prévenir le mal du salafisme jihadisme, qui continue à ronger notre société, et écouter les doléances des parents aux abois et désorientés par cette forme pathologique de religiosité?</p>
<p>La particularité du mal islamiste, c’est qu’il est facile à incuber, mais difficile à combattre, d’autant plus que ce virus est doté d’une grande capacité d’adaptation et de mutation. Sournois, ce mal s’installe aussi bien à la campagne comme dans nos cités, chez les nantis comme chez les miséreux, chez les supposés instruits, comme parmi les abrutis.</p>
<p><strong>L’histoire de Bilel </strong></p>
<p>A ce propos, l’histoire de Bilel est, à la fois, édifiante et emblématique. Il s’agit, d’un jeune homme de 27 ans qui a grandi dans une famille ordinaire de la banlieue sud de la capitale, entre une mère et une sœur aînée, aimantes et très bienveillantes. Introverti, fragilisé, il y a quelques années, par la disparition de son père, ce jeune commence par fréquenter assidûment la mosquée du quartier, s’attardant, de temps à autre, avec quelques «<em>frères</em>», une fois la prière de l’aube terminée, en compagnie desquels il sirote un petit café en bavardant. <em>«Depuis, il commence par se procurer des livres d’endoctrinement, qui, selon lui, parlent du ‘‘vrai islam’’</em>», raconte Myriam, sa mère. Puis, il se met à articuler un drôle de discours qui se veut «<em>savant»</em> et à sermonner sa sœur à propos des gestes ordinaires de la vie, en tenant des propos inquiétants. <em>«Le jour où il a déchiré les photos de famille accrochées au mur du salon, je me suis affolée. J’ai beau essayé de le raisonner, mais c’était en vain… Je me sens seule, impuissante. Je ne sais que faire, à qui m’adresser»</em>, ajoute-t-elle, en pleurs.</p>
<p>L’histoire de Bilel ne représente pas un cas isolé. Elle témoigne de l’impact de ce phénomène idéologique sur la cohésion familiale, un processus qui mène progressivement à une forme de désocialisation du jeune pour aboutir à une sorte de rupture brutale avec la nation. Mais, cette histoire nous montre aussi qu’à côté de cette jeunesse impactée par cette nouvelle «<em>culture</em>» obscurantiste, il y a des parents comme Myriam, ces êtres perdus et livrés à eux-mêmes incapables d’affronter ce mal pernicieux qui s’empare subitement de leurs enfants, et qui sont légion.</p>
<p>Pour prévenir de pareilles ruptures, aussi bien familiales que sociales, qu’avons-nous mis en place comme structure?</p>
<p>Les solutions sécuritaires, qui interviennent en aval et souvent trop tard, peuvent-elles nous prémunir contre les dangers de la radicalisation? La tentation du recours aux pratiques répressives et expéditives de l’époque de Ben Ali n’ont-elles pas déjà montré leurs limites?</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-77574" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Salafistes-plage-de-Hammamet-Ph.-Brahim-Chanchabi.jpg" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Salafistes paradant sur une plage de Hammamet en 2013 (Ph. Brahim Chanchabi).</em></p>
<p><strong>Se doter des moyens de prévention</strong></p>
<p>Pour lutter contre la gangrène salafiste jihadiste, le travail doit être en amont. Pour les spécialistes en matière de terrorisme, la prévention reste la solution la plus fiable à long terme. Le vrai enjeu n’est pas l’exclusion ou la répression; elle réside plutôt dans notre capacité à anticiper, à prendre les devants en se dotant de moyens appropriés dans cette lutte de longue haleine contre l’obscurantisme religieux et, son corollaire, le jihadisme.</p>
<p>Il s’agit, en premier lieu, de mettre en place des structures d’accueil, encadrés par des spécialistes et destinées à écouter les doléances des familles aux abois, des mères et des pères désorientés qui souffrent en silence, et à la disposition desquels, il faudrait mettre un numéro vert. Eclairer les parents, les accompagner et les orienter seraient un service indispensable à rendre à la société tout entière.</p>
<p>En Tunisie, on a besoin, non pas de ces pseudo-experts es-<em>«terrorisme»</em> qui déblatèrent à longueur de soirées sur les plateaux de télévision, mais d’équipes capables de détecter les cas suspects, de prendre en charge les jeunes en rupture avec le milieu familial; comme on a besoin de structures spécialisées dans la dé-radicalisation, impliquant divers départements ministériels : Intérieur, Justice, Santé, Affaires religieuses, Famille, Jeunesse, Education…</p>
<p>Parallèlement à ces structures, l’Etat, appuyé par la société civile, est appelé à mener un travail intelligent de sensibilisation et de conscientisation de la jeunesse. Ainsi, des campagnes d’information, à l’image de celles mises en place pour prévenir les jeunes contre le sida ou la drogue, devraient être menées à travers des spots télévisuels et un discours ciblé et subtil, capable de toucher cette population vulnérable, particulièrement visé par l’hydre terroriste.</p>
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		<title>Ben Arous : Arrestation de 2 imams suspectés de terrorisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Sep 2016 09:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Arous]]></category>
		<category><![CDATA[El-Mourouj]]></category>
		<category><![CDATA[extrémistes]]></category>
		<category><![CDATA[imams]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les forces de sécurité ont arrêté, jeudi dernier, 2 imams, à Ben Arous, banlieue sud de Tunis, l’un à El-Mourouj et l’autre à Ezzahra. Ils sont soupçonnés d&#8217;apologie du terrorisme. Ces 2 imams, qui exercent sous l’égide du ministère des Affaires religieuses, sont tombés dans un piège tendu par les forces de sécurité, alertés par des citoyens sur leurs...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/10/ben-arous-arrestation-de-2-imams-suspectes-de-terrorisme/">Ben Arous : Arrestation de 2 imams suspectés de terrorisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-54893" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/06/Bizerte-arrestation-ado-enlevé.jpg" alt="Bizerte- arrestation- ado enlevé" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les forces de sécurité ont arrêté, jeudi dernier, 2 imams, à Ben Arous, banlieue sud de Tunis, l’un à El-Mourouj et l’autre à Ezzahra. Ils sont soupçonnés d&rsquo;apologie du terrorisme.</strong></em></p>
<p><span id="more-64346"></span></p>
<p>Ces 2 imams, qui exercent sous l’égide du ministère des Affaires religieuses, sont tombés dans un piège tendu par les forces de sécurité, alertés par des citoyens sur leurs penchants extrémistes.</p>
<p>Les deux théologiens sont connus dans la région pour leur discours extrémiste, leurs incessants appels au jihad et leur proximité avec des milieux salafistes jihadistes.</p>
<p>La police a découvert dans leurs ordinateurs des photos d’établissements sécuritaires et de véhicules blindés de l’armée ainsi que des vidéos et des enregistrements faisant l’apologie du terrorisme et appelant à l’insurrection.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/09/10/ben-arous-arrestation-de-2-imams-suspectes-de-terrorisme/">Ben Arous : Arrestation de 2 imams suspectés de terrorisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Rached Ghannouchi : L’homme aux mille et un visages</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/21/rached-ghannouchi-lhomme-aux-mille-et-un-visages/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2016 14:25:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rached Ghannouchi poursuit son immersion dans l’opportunisme, les compromissions, les voltes-faces, les faux semblants et les retournements abrupts. Par Abdellatif Ben Salem Du 20 au 22 mai 2016 se tient à Radès et à Hammamet le Synode du mouvement islamiste Ennahdha où, depuis des mois, l’on nous annonce, tambour battant, comme pour la plupart des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/21/rached-ghannouchi-lhomme-aux-mille-et-un-visages/">Rached Ghannouchi : L’homme aux mille et un visages</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-8975 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Rached-Ghannouchi-Ennahdha.jpg" alt="Rached-Ghannouchi-Ennahdha" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Rached Ghannouchi poursuit son immersion dans l’opportunisme, les compromissions, les voltes-faces, les faux semblants et les retournements abrupts.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Abdellatif Ben Salem</strong></p>
<p><span id="more-51010"></span></p>
<p>Du 20 au 22 mai 2016 se tient à Radès et à Hammamet le Synode du mouvement islamiste Ennahdha où, depuis des mois, l’on nous annonce, tambour battant, comme pour la plupart des conclaves religieux des deux derniers millénaires, des révisions doctrinales douloureuses, mais surtout des <em>disputatio</em> (<em>«moubâhala»</em>) non sur le sexe des anges, évolution historique oblige, mais sur le rapport entre le sacré et le profane et l’éventualité d’une rupture entre <em>«le politique et le religieux»</em>.</p>
<p>L’homélie finale d’Ennahdha, qui sera lue probablement dimanche avec la solennité qui sied à ce genre d’annonce, tient en haleine le monde entier, qui attend avec impatience la délivrance tant espérée, et où sera enfin proclamée la «<em>césure</em>» définitive entre «<em>l’action politique et la prédication</em>», autrement dit, les islamistes d’Ennahdha vont, à ce qu’il parait, jeter le froc aux orties, les hommes se raseraient la barbe et «<em>reprendraient un rang dans le commerce du monde»</em>, comme on dit des hommes de religion qui quittent l’Eglise, leurs femmes se dépouilleraient joyeusement de leur accoutrement confessionnel et se teindraient probablement les cheveux au henné, et tous ne s’occuperaient désormais que de l’action politique.</p>
<p><strong>L&rsquo;art de mener les Tunisiens en bateau </strong></p>
<p>Pour faire comprendre aux nuls cette grande mutation que connaîtra, dans les prochains jours, l’islam politique en Tunisie, quelqu’un comme l’islamiste Houcine Jaziri, par exemple, ne sera plus élu à l’avenir – s’il le sera jamais – <em>«parce qu’il craint Dieu»</em> mais parce qu’il aura présenté un bilan positif de son mandat de député et réalisé des choses intéressantes au profit de sa circonscription.</p>
<p>Un autre exemple, Lotfi Zitoun, cerbère de la géhenne devant l’Eternel, ne sera plus autorisé à menacer de ses foudres les Tunisien(ne)s qui oseraient évoquer, en quelque manière que ce soit, le Coran, ce seront ses amis Sadok Chourou et Habib Ellouze, «<em>nouveaux gentils acteurs</em>» de la «<em>nouvelle société civile</em>» prônée par Ghannouchi, à l’instar, rappelez-vous, de la <em>«nouvelle culture»</em> des salafistes, qui seront chargés par le Xe congrès d’animer des nouvelles associations chargées de rappeler aux Tunisiens, par l’intermédiaire de quelques imams de confiance, comme Ridha Jaouadi, que <em>«le Coran est une ligne rouge»</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-51014" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Ghannouchi-10e-Congres.jpg" alt="Ghannouchi-10e-Congres" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un Ghannouchi en cache toujours un autre. Il se démultiplie, comme une poupée russe. </em></p>
<p>Bien évidemment, on ne saurait trop insister sur le fait que tous ceci n’est qu’une vue de l’esprit, quand on ne connaît que trop l’expertise de l’islam politique en général et des islamistes tunisiens en particulier dans l’art et la manière de <em>«mener les opinions en bateau</em>». La métaphore de la <em>«safîna»</em>, la nef, dont Ghannouchi use et abuse, est à ce propos très révélatrice de ses intentions dissimulées et je laisse aux psychologues le soin de les décrypter.</p>
<p>Comme il est probable dans pareilles occasions, les popes de l’islamisme politique du monde entier, dont certains sont fichés comme terroristes par la police de leur pays, se sont rués sur Radès et Hammamet, jadis Mecque de la jet set européenne, et goûter aux délices des hôtels cinq étoiles qui avaient fait la réputation touristique de notre pays, frappée hélas de plein fouet depuis 5 ans par la violence meurtrière et les attentats sanglants perpétrés par des terroristes se réclamant eux aussi d’organisations gravitant dans l’orbite de l’islam politique comme Ansar Charia, Jund Al-Khilafa, Oqba Ibn Nafi, Daech, et j’en passe…</p>
<p><strong>Figure tutélaire d’un islam politique pur et dur</strong></p>
<p>Les observateurs, tant de l’extérieur que de l’intérieur du pays, sont nombreux à affirmer que le Xe congrès d’Ennahdha consacrera définitivement Rached Ghannouchi (75 ans le 22 juin prochain) comme président <em>ad vitam aeternam</em> du mouvement, contrairement à ce que prétendaient certains titres de la presse mondiale, devenus des véritables thuriféraires de l’islam politique, et des responsables islamistes locaux cherchant à abuser l’opinion sur l’existence d’une véritable démocratie au sein d’Ennahdha dans la prise de décision, dans le libre débat, dans l’alternance à la tête du mouvement ou en particulier au sujet de l’ultime fiction, évoquée plus haut, inventée par les islamistes sur la supposée <em>«séparation entre la prédication et dimension politique»</em>, comme s’en est fait l’écho <em>‘‘Le Monde.fr’’</em> , le 19 mai 2016, dans un papier basé sur un entretien avec le leader d’Ennahdha, au titre hyperbolique confinant davantage à l’autosuggestion qu’au journalisme : Ennahdha <em>«sort de l’islam politique»</em>(1) – les guillemets sont bien là pour souligner la citation mais aussi pour dissimuler un parti-pris favorable, pathétique, à propos duquel certains journalistes, étouffés par l’enfumage de la propagande des Frères musulmans, ne font plus mystère, comme on a pu le constater il y a deux ans à travers l’acharnement quasiment irrationnel de ce quotidien à faire porter la responsabilité de gazage de certains quartiers de villes syriennes aux troupes de Bachar Al-Assad, alors que ce crime a été imputé sans l’ombre d’un doute aux groupes terroristes.</p>
<p>Avec ce nouveau mandat à la tête du bureau exécutif, Ghannouchi entamera sa 37e année sans discontinuer à la tête de mouvement islamiste.</p>
<p>Figure tutélaire d’un islam politique pur et dur, à la fois<em> faqîh</em>, leader politique et chef spirituel, il est devenu avec le temps une sorte de sphère orbitale autour de laquelle tourne inlassablement la totalité d’un système politico-théologique sous des oripeaux civiques.</p>
<p>Après la révolution du 17 décembre/14 Janvier 2011 et la victoire aux élections plus que douteuses d’octobre 2011, Rached Ghannouchi s’est converti en l’alpha et l’oméga de la vie politique en Tunisie.</p>
<p><strong>Tableau 1 : Le mâle alpha d’une meute de loups</strong></p>
<p>L’accueil quasiment hiératique de Ghannouchi à son retour d’exil le 30 janvier 2011, littéralement emporté par une foule en extase entonnant <em>‘‘Al-Burda al-sharîfa’’</em>, chantée en l’honneur du Prophète Muhammad.</p>
<p>Au moment ou ses pieds foulèrent la terre tunisienne après vingt ans d’exil, Ghannouchi a peut-être ressenti un léger frisson d’éternité, ou la même émotion éprouvée par l’imam Khomeiny à son retour triomphal, le 1er février 1979, dans un Iran débarrassé à jamais du Chah qui avait abandonné le pays – signe du destin ou simple coïncidence ? – un 14 janvier dans l’après-midi.</p>
<p>L’attrait qu’exerçait alors la révolution iranienne sur lui et en particulier la fascination du Mouvement de la tendance islamique (MTI) par l’effigie de l’imam Khomeiny continuaient probablement d’agir d’une manière insidieuse, comme si les ondes de choc de la séquence islamique révolutionnaire inaugurale en Iran retentissaient de loin dans sa conscience. Il est probable qu’avec la conquête du pouvoir à Tunis, en octobre 2011, le désir inavoué de construire une réplique maghrébine de la République islamique, à la dimension de ses rêves, avait pris forme.</p>
<p>Depuis l’accession de son mouvement islamiste au pouvoir, Ghannouchi n’eut de cesse de s’activer, tour-à-tour dans l’ombre ou en pleine lumière, sur plusieurs fronts à la fois. Par sa voix, Ennahdha entrave un à un les articles de la Constitution qui ne correspondaient pas avec le credo wahhabite. Ses élus font trainer en longueur les débats sur l’universalité des droits de l’homme, par exemple. S’évertuant à sonder les profondeurs lexicologiques de la langue arabe pour amoindrir la charge de l’inscription noir sur blanc des concepts tels l’identité, l’universalité des droits, l’égalité entre les sexes. Louvoyant pendant des semaines voire des mois entre les méandres du vocabulaire : <em>«tajdhîr»</em> au lieu de <em>«ta’cîl»</em>, des valeurs de l’islam, <em>«complémentarité»</em> au lieu d’<em>«égalité»</em> entre l’homme et la femme, tentant sans relâche un passage en force pour inscrire un tant soi peu des éléments de droit religieux en lieu et en place du droit positif. Mène une guerre permanente contre l’opposition, contre la société, contre les institutions de l’Etat dont son parti avait la charge pendant trois longues années, les modernistes et les laïcs et en contre les médias qui lui sont hostiles, il persécute les journalistes, les artistes, les jeunes, lance des attaques en règle contre le syndicat des travailleurs et tous ceux qui refusent son diktat.</p>
<p>A chaque prise publique de parole, le président d’Ennahdha envenime un peu plus les choses; il donne, tel un oracle, ou plutôt comme le mâle alpha d’une meute de loups le signe de partir en chasse. Comme le loup alpha, il apprend aux louveteaux à hurler. Il trace la voie à suivre à son gouvernement, fixe la ligne de son parti, déroule l’agenda des échéances nationales et indique également l’orientation à suivre à ses alliés de l’époque d’Al-Mu’tamar (CPR) et d’Ettakattol (FDTL) et d’aujourd’hui de Nidaa Tounes via la présidence de la république, c’est maintenant et seulement maintenant qu’on comprend sa défense acharnée de l’instauration d’un régime parlementaire – dont l’avantage pour lui, en réduisant à néant les pouvoirs du magistrat suprême, laisse un vide sidéral au sommet de l’Etat, qui ne sera comblé que par une espèce de <em>«Dieu le Père»</em> de <em>«démiurge»</em> ou de <em>«Guide suprême»</em> inspiré, au-dessus de toutes les contingences, ne rendant compte à nul autre personne qu’à lui-même. Ce rôle lui revenait bien évidemment de jure, étant chef du parti majoritaire de facto et leader incontesté et incontestable de l’islam politique en Tunisie.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-51016" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/05/Caid-Essebsi-Ghannouchi-10e-congres-Ennahdha.jpg" alt="Caid-Essebsi-Ghannouchi-10e-congres-Ennahdha" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Ghannouchi avait dit de Caïd Essebsi: «Il est plus dangereux que les salafistes». </em></p>
<p><strong>Tableau 2 : Une propension consommée à la mystification</strong></p>
<p>La psychologie duelle de Rached Ghannouchi et son effarante insensibilité aux contradictions en cascades du président d’Ennahdha (certains trouveront l’explication de cette pathologie dans le dédoublement de la personnalité ou dans la dissimulation (<em>«taqiyya»</em>), règle fondamentale de l’islam en milieu hostile : <em>«en matière de défense des intérêt, le mensonge devient licite»</em>, mais ils oublient que toute idéologie politique use du mensonge mais aucune ne le justifie ni n’encourage son usage comme c’est le cas chez les Frères musulmans.</p>
<p>Au-delà de tout psychologisme de surface, le mensonge constitue la preuve tangible d’une tactique de type fasciste. Tous les historiens qui ont examiné à la loupe la naissance du nazisme, du fascisme et du sionisme vous le diront, la propension naturelle au mensonge et à la mystification est le propre de toute idéologie totalitaire et de tout projet d’asservissement d’un peuple ou d’une nation.</p>
<p>L’homme politique Ghannouchi n’a cessé tout au long de sa carrière de prosélyte, de se mouvoir à son aise entre ombre et lumière, de faire preuve d’une propension consommée à la mystification confinant parfois à l’immoralisme et à l’indécence – deux semaines après l’assassinat de Belaid, il lança à la figure de tout un peuple, le célèbre: <em>«Crevez de rage»</em> de Wajdi Ghoneim – aux antipodes du système de valeur et des bonnes vertus (<em>«makârim al-akhlâq»</em>) dont il se réclame, confirmant ainsi l’antienne que<em> «toute idéologie politique dépourvue de morale se transforme en barbarie».</em></p>
<p><strong>Tableau 3 : L’homme qui dit, à la fois, une chose et son contraire</strong><br />
Considéré comme islamiste modéré par les Américains et par les Européens, il sait au fond de lui-même qu’il n’a jamais quitté son <em>qamîs</em> et sa barbe de jeune salafiste.</p>
<p>A partir d’un angle de vue différent, dire de Ghannouchi qu’il est un menteur, un mythomane ou un être duel, c’est mal le connaître. Il est réalité un «politicien polyglotte», les nombreuses langues qu’il maîtrise correspondent aux différents âges de sa vie politique. Pas plus musulman que toi et moi, il ne manie pas l’art du double discours ou du double langage, il parle – comme on dit – plusieurs langues à la fois. D’ailleurs, il commet rarement de <em>lapsus lingus</em> bien qu’il est naturellement doté comme le commun des mortels d’une langue, toutefois la sienne est bifide comme celle d’un reptile invertébré, plus encore elle est quadrifide, capable de traiter instantanément le même dossier par exemple en quatre langues.</p>
<p>Ghannouchi est polyglotte, non au sens où il maîtrise plusieurs langues, mais en maniant avec habilité plusieurs langages ou <em>«discours»</em> en fonction des lieux, de la conjoncture, de l’actualité et de l’interlocuteur en face de lui. Comme on dit de quelqu’un qui maîtrise par exemple l’anglais, l’arabe, le français et l’allemand, etc., il dispose d’une aptitude hors du commun de traiter le même sujet en plusieurs langages, ou plusieurs sujets dans un même et unique discours.</p>
<p>En tenant chaque jour un nouveau discours, Ghannouchi ne se contredit pas, <em>«il parle en langues»</em>, non pas les langues aux sens de <em>lûgha/logos</em>, car on l’a bien vu qu’après des longs séjours passés que ce soit en France ou en Grande Bretagne, son français et son anglais sont demeurés gravement approximatifs.</p>
<p>Il exprime la même chose, mais déclinée chaque fois dans une nouvelle langue ou l’opposé, d’où le désarroi des observateurs, des médias et de tous ceux qui scrutent ses faits et gestes, mais surtout de la masse des Tunisien(ne)s habitué(e)s par le même discours de propagande débité dans la même langue.</p>
<p>Il pratique une espèce de glossolalie, mais une glossolalie, ayant peu à voir avec le délire, rationnelle, brillante parfois, maîtrisée, consciente d’elle-même et bien structurée pour qui a à cœur d’en décrypter les codes. L’inconvenant c’est qu’elle est capable de tromper l’interlocuteur non vigilant, brouille son entendement et balaye toutes les idées reçues sur l’islamisme, et c’est là ou réside le drame : sa conversation au coin du feu avec des salafistes-jihadistes au siège de son parti, son calme imperturbable quand il leur exposait le plus sereinement du monde, j’allais dire le plus monstrueusement, l’art et la manière de s’y prendre pour démanteler les institutions de l’Etat, est à proprement parler effrayante, quand on sait que ces mêmes interlocuteurs ou leurs comparses ont exécuté froidement Chokri Belaid, Mohamed Brahmi et tué des dizaines de nos soldats et des agents de nos services de sécurité.</p>
<p>Cette séquence vidéo résume à elle seule toute l’histoire de la confrérie des Frères musulmans : une secte conspirationniste appuyée par une <em>«pensée en arme»</em> dont le sigle est un revolver posé sur un exemplaire du Coran. Cette séquence avait eu lieu probablement à la suite d’un entretien de plus civilisé et chaleureux avec un représentant allemand, britannique ou japonais au cours duquel…</p>
<p>Ghannouchi a discouru sans fin sur les sacrifices-consentis-par-les-islamistes-pour-faire-réussir-le processus-de-transition-démocratique, duquel il s’en fichait comme d’un guigne.</p>
<p>D’autres exemples: libéré en 1987 par le dictateur déchu, il portera ce dernier aux nues – <em>«Avec Ben Ali Dieu le tout puissant a fait un don à la Tunisie»</em> – scellant avec lui un pacte national, mais dans le même temps il complotait pour le renverser, croyant mettre à son profit exclusif le traquenard policier des élections de 1989. La suite est sa fuite honteuse à travers nos frontières avec l’Algérie dans un véhicule mis ironiquement à sa disposition par… son persécuteur.</p>
<p><strong>Tableau 4 : Voltes-faces, faux semblants et retournements abrupts</strong></p>
<p>Panarabiste et nassérien exalté au Caire, islamiste farouche après la défaite de Nasser, Proche du Baath en Syrie, tablîghi dans les quartiers périphériques immigrés de la région parisienne, kadhafiste en 1974 à la signature des accords avortés de Djerba, anti-kadhafiste après la vague de répression contre les Frères, panislamiste, partisan de Jaafar Al-Nimayri et Hassan Tourabi au cours du procès à l’issue duquel l’intellectuel et homme politique soudanais Mahmoud Taha a été pendu, partisan du coup d’Etat du général ultra islamiste Al-Bashir, islamiste néo-ottoman à Ankara et ami de Recep Tayyip Erdogan, allant jusqu’à s’attribuer sa victoire (ses écrit traduits en turc auraient, d’après lui, inspiré le modèle politique islamiste au pouvoir en Turquie).</p>
<p>Ennemi juré du RCD, Ghannouchi, qui n’est pas à une métamorphose près, est devenu l’allié et le protecteur des ses dirigeants. Pourfendeur de Béji Caïd Essebsi (<em>«Il est plus dangereux que les salafistes»</em>, avait-il lancé) et de son parti Nidaa Tounes, ami intime du président actuel de la Tunisie et allié stratégique de son ancien parti, Rached Ghannouchi poursuit imperturbablement son immersion dans l’opportunisme, les compromissions, les voltes-faces, les faux semblants et les retournements abrupts, indifférent aux critiques, sourd en face de la guerre silencieuse qui fait rage à l’intérieur de son parti, exposé à court ou à moyen terme, au danger de l’éclatement, comme ce fut le cas pour Nidaa Tounes. Certains l’ont rêvé, mais Ghannouchi saura-il, au sommet de la gloire, exaucer ce rêve.</p>
<p><em><strong>Note : </strong></em><br />
<em>1) Ce titre a été modifié pour devenir: Rached Ghannouchi : «Il n’a plus de justification à l’islam politique en Tunisie». On se demande pourquoi le journaliste ne lui a pas demandé premièrement en quoi cet islam politique était justifié avant cela, deuxièmement, est-ce qu’en Egypte, en Syrie, en Turquie, au Soudan et ailleurs, il trouverait encore sa justification. </em><br />
<em>24 heures plus tard, le même Ghannouchi affirme exactement le contraire quant il annonçait, dans un entretien accordé au quotidien tunisien ‘‘Echourouk’’ qu’«Ennahda opérera une séparation entre la politique et la religion mais ne renoncera jamais à son référentiel islamique»… De deux Ghannouchi lequel il nous faut croire?</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/05/21/rached-ghannouchi-lhomme-aux-mille-et-un-visages/">Rached Ghannouchi : L’homme aux mille et un visages</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le couvre-feu dans le Grand-Tunis levé aujourd’hui</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2015 17:52:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/12/12/le-couvre-feu-dans-le-grand-tunis-leve-aujourdhui/">Le couvre-feu dans le Grand-Tunis levé aujourd’hui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p><em><strong>Le couvre-feu dans le Grand Tunis, décrété le 24 novembre dernier et qui devait durer un mois, a été levé aujourd’hui.</strong> </em></p>
<p><span id="more-30126"></span></p>
<p>Ce couvre-feu avait été décrété au soir de l’attentat de Tunis contre un bus de la garde présidentielle, qui fit 12 morts et une vingtaine de blessés, dont 4 civils.</p>
<p>La décision de le lever vise à permettre aux restaurateurs, hôteliers et consommateurs de s’organiser pour les vacances d’hiver et les fêtes de la fin de l’année administrative 2015. Elle fait suite aussi à une vaste opération d’arrestations dans les rangs des extrémistes religieux et des salafistes jihadistes, qui a permis de démanteler plusieurs cellules jihadistes.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/12/12/le-couvre-feu-dans-le-grand-tunis-leve-aujourdhui/">Le couvre-feu dans le Grand-Tunis levé aujourd’hui</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Rafik Chelli : «Plusieurs attaques terroristes ont été déjouées à temps»</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Aug 2015 12:57:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Rafik Chelli]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les terroristes ciblent les zones touristiques, les bâtiments officiels, dont les postes sécuritaires, les représentations diplomatiques et les centres commerciaux. C’est ce qu’a affirmé Rafik Chelli, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité, dans une interview au quotidien ‘‘Al-Maghreb’’, publié aujourd’hui. Parmi les opérations terroristes déjouées ces derniers mois, en Tunisie,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-10024" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/08/Rafik-Chelli.jpg" alt="Rafik-Chelli" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Les terroristes ciblent les zones touristiques, les bâtiments officiels, dont les postes sécuritaires, les représentations diplomatiques et les centres commerciaux.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-10023"></span></p>
<p style="text-align: left;">C’est ce qu’a affirmé Rafik Chelli, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité, dans une interview au quotidien ‘<em>‘Al-Maghreb’’</em>, publié aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: left;">Parmi les opérations terroristes déjouées ces derniers mois, en Tunisie, plusieurs ciblaient des prisons dans le but de libérer des détenus condamnés dans des affaires terroristes.</p>
<p style="text-align: left;">Ces données ont été obtenues auprès des centaines de salafistes jihadistes arrêtés récemment par les services de sécurité.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/08/20/rafik-chelli-plusieurs-attaques-terroristes-ont-ete-dejouees-a-temps/">Rafik Chelli : «Plusieurs attaques terroristes ont été déjouées à temps»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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