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	<title>Archives des Salah Aguila - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Salah Aguila - Kapitalis</title>
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		<title>Libye : la déroute de Khalifa Haftar redistribue les cartes</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 07:47:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Puissamment soutenues par la Turquie, les troupes du Gouvernement d’entente nationale (GEN) libyen sont en train de marquer des points décisifs contre leurs adversaires du maréchal Haftar, en déroute devant Tripoli. Par Hassen Zenati Après une suite de succès sans lendemain, les troupes du maréchal Khalifa Haftar, partis il y a quatorze mois à l’assaut...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mercenaires-turcs-en-Libye.jpg" alt="" class="wp-image-300359"/></figure>



<p><strong><em>Puissamment soutenues par la Turquie, les troupes du Gouvernement d’entente nationale (GEN) libyen sont en train de marquer des points décisifs contre leurs adversaires du maréchal Haftar, en déroute devant Tripoli.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-302390"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Après une suite de succès sans lendemain, les troupes du maréchal Khalifa Haftar, partis il y a quatorze mois à l’assaut de Tripoli pour y imposer une «solution militaire» à la crise née de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, et assurer leur pouvoir sur la totalité du territoire libyen, seraient en déroute depuis jeudi 4 juin 2020, après avoir perdu plusieurs des<em> «bastions»</em> qu’elles occupaient dans la région. Chassées de la capitale, qui a vu des milliers de Libyens envahir la place Al Chouhada en agitant des drapeaux nationaux pour célébrer leur évacuation, après avoir été confinés des semaines durant de crainte des affrontements de rue, elles seraient en train de céder Tarhouna à 90 km au sud-est. <em>«Le sang des martyrs n’aura pas été versé en vain»</em>, <em>«Haftar le lâche, les combattants libres sont désormais sur le terrain»</em>, scandaient les manifestants, parmi lesquels un nombre important de femmes, principales victime du chaos libyen.</p>



<p>Jeudi, les forces du GEN annonçaient avoir repris le contrôle total de la capitale et de sa banlieue, tandis que Tarhouna, assiégée depuis la veille, désertée par sa population civile, était en train d’être évacuée dans la précipitation par les troupes de Haftar. Porte-parole de cette opération de reconquête, baptisée <em>«Volcan de la Colère» </em>(Bourkane El Ghadab), Moustafa Mejii, a indiqué que <em>«la plupart des milices de Haftar ont quitté la ville en direction du sud, après la prise de l’héliport attenant à la ville»</em>, par les troupes du GEN.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’armée de Haftar perd la bataille du Grand Tripoli</h3>



<p><em>«Nos forces ont le contrôle total des frontières administratives du Grand Tripoli»</em>, a indiqué le porte-parole des forces du GEN, Mohamad Gnounou, tandis que son vice-ministre de la Défense Salah Namrouch précisait : <em>«Nos forces poursuivent leur avance en pourchassant les milices terroristes dans les murs de Tripoli. Certains de leurs commandants se sont enfuis en direction de l’aéroport de Bani Walid».</em></p>



<p>Situé à 170 kms au sud-est de Tripoli, cet aéroport a vu arriver, ces deux dernières semaines, selon des témoins, de nombreux combattants de Haftar fuyant le front de la capitale, ainsi que les villes côtières (Sorman et Sabratha) reprises par les forces du GEN, en même temps que la base aérienne d’Al-Watiya, à 140 km au sud-ouest de Tripoli, le 18 mai.<br>Des images diffusées sur les réseaux sociaux et sur les chaînes de télévision locales montrent une forte présence de miliciens du GEN dans des zones de la capitale &#8212; notamment Salah Eddine – occupées jusque-là par des troupes de Haftar. Mercredi, les forces du GEN avaient repris à l’issue de violents combats le contrôle de l’aéroport international de Tripoli, qui est hors-service depuis 2014.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Haftar aura-t-il encore une place sur la table des négociations ?</h3>



<p>Les revers militaires subis par le maréchal Haftar, anticipés depuis l’entrée en force de la Turquie aux côtés du GEN de Fayez Sarraj, seule autorité reconnue sur le plan international, annoncent une redistribution des cartes sur la scène libyenne.</p>



<p>Dans un premier temps, ils pourraient se traduire par la mise sous veilleuse d’une proposition de l’ONU pour le retour des belligérants à la table des négociations à Genève, dans le cadre du Comité de dialogue 5+5, initié par la Conférence de Berlin en janvier dernier. Ses travaux ont été suspendus après deux séances de travail seulement en raison de la poursuite des affrontements sur le terrain et de l’absence d’une claire volonté des parties en conflit de souscrire à un <em>«cessez-le-feu permanent et durable».</em></p>



<p>La multiplication des contacts ces dernières semaines pour une reprise des discussions avait été saluée par toutes les parties. Mais la proposition de l’Onu semble devoir se heurter désormais à un blocage de la part du GEN, qui, avec le soutien d’Ankara, voudrait d’abord consolider ses acquis militaires sur le terrain. C’est le sens d’une visite-éclair effectuée dans la capitale turque par Fayez Sarraj, aussitôt après s’être assuré le contrôle de Tripoli. Lors d’une conférence de presse commune, le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué que la Turquie ne <em>«laisserait pas les frères libyens sous la coupe des putschistes et des mercenaires»</em> et qu’il est <em>«impossible qu’un personnage comme Haftar s’installe à une table de négociation»,</em> fermant ainsi implicitement la porte aux initiatives diplomatiques en cours.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les protecteurs du général rebelle révisent leurs plans</h3>



<p>Le vice-Premier ministre du GEN Ahmed Miitig se trouvait pour sa part à Moscou pour <em>«ausculter»</em> la position russe après ce que son gouvernement célèbre déjà comme une <em>«défaite consommée»</em> du clan adverse. La Russie, accusée d’apporter un soutien aérien aux troupes de Haftar et d’encourager des sociétés de miliciens privés comme Wagner de lui apporter main forte, devrait être appelée par les dirigeants du GEN à reconsidérer sa politique à l’égard du maréchal rebelle contre des assurances fermes concernant ses intérêts géopolitiques dans la région. Moscou chercherait à installer en Libye une autre tête de pont en Méditerranée, après la Syrie, en poursuivant ainsi un vieux projet des Tsars d’installer durablement sa marine de guerre dans la <em>«mare nostrum»</em>.</p>



<p>Echaudés par les revers de Haftar depuis son enlisement aux portes de Tripoli, qu’il devait prendre d’assaut au début de l’année, selon ses plans de conquête affichés, les Emirats ont laissé entendre qu’ils étaient à la recherche d’un remplaçant. L’Egypte pour sa part, surprise elle aussi par la subite déroute de son poulain, a adopté une attitude d’attente : <em>«wait and see»</em>. Inquiète de la progression de la présence turque dans le pays voisin, elle pourrait se régler sur la position de la Russie et de la France, qui cherchent, elles aussi, à limiter l’influence turque au sud de la Méditerranée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le trinôme Tunis, Alger, le Caire devrait mieux collaborer sur la Libye</h3>



<p>Mais c’est probablement la défection de Salah Aguila, président du Parlement de Tobrouk – l’autre institution libyenne bénéficiant de la légitimité internationale, qui a fait le plus de mal au camp de Haftar, qui lui doit sa nomination au grade de maréchal. Salah Aguila affirme ne plus croire à la <em>«solution militaire»</em> préconisée par son ancien allié. Il pourrait peser de tout son poids auprès des chefs de tribus du sud et de l’est pour les rallier à la <em>«solution politique inclusive»</em> – ne rejetant que les groupes terroristes – qu&rsquo;il prône désormais, après avoir rejoint les propositions de sortie de crise défendues depuis toujours par Tunis et Alger. Aussi, est-ce autour du trinôme Tunis, Alger, le Caire que devrait se nouer les prémisses d&rsquo;une éventuelle négociation.</p>
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		<title>Libye : guerre as usual</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/03/libye-guerre-as-usual/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2020 09:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Ghassan Salamé]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernement d’union nationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Aguila]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie Turco Williams]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Libye continue à s’enfoncer dans la guerre, prise en étau entre le Maréchal Haftar, qui ne croit qu’aux solutions militaires, et une coalition politique fragile d’union nationale, qui ne fait pas consensus. Par Hassen Zenati Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, emporté il y a près de dix ans par une intervention armée internationale...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Marechal-Haftar.jpg" alt="" class="wp-image-297287"/></figure>



<p><strong><em>La Libye continue à s’enfoncer dans la guerre, prise en étau entre le Maréchal Haftar, qui ne croit qu’aux solutions militaires, et une coalition politique fragile d’union nationale, qui ne fait pas consensus.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-297286"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, emporté il y a près de dix ans par une intervention armée internationale conduite par la France, les observateurs nationaux et internationaux ont dit cent fois avoir perçu une <em>«lueur d’espoir au bout du tunnel»</em>, et cent fois ils ont on été démentis par une escalade militaire, dont ne voit plus la fin.</p>



<p>On ne compte plus le nombre de fois où les protagonistes du conflit se sont réunis autour d’un tapis vert au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Italie, en Allemagne, en Suisse, en Turquie et dans plusieurs pays du Golfe pour aboutir à des accords avortés aussitôt qu’annoncés à grand renfort de communiqués rassurants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«Une franche ouverture pour la conquête» du Général Haftar</h3>



<p>Le seul accord qui a tenu la route cahotante, faisant illusion pendant quelques mois, est celui de Skhirat (Maroc) de 2005. Il définissait les modalités de sortie de crise par un partage des pouvoirs, ne pouvait pas être parfait, mais semblait perfectible. </p>



<p>Le Maréchal Khalifa Haftar, qui ne l’a jamais approuvé, estimant qu’il ne trouvait pas sa place dans l’architecture du pouvoir proposée, l’a définitivement enterré lundi 27 mai 2020. Dans le style ampoulé qui est le sien, il s&rsquo;est proclamé <em>«représentant unique du peuple libyen»</em>, mandaté pour <em>«assumer cette mission historique, dans des circonstances exceptionnelles malgré la lourdeur de la tâche et l’ampleur de la responsabilité»</em>. Il n&rsquo;a pas précisé ni l&rsquo;identité, ni la qualité de ses mandataires.</p>



<p>En grande tenue vert olive, rehaussée des insignes d’un maréchalat qu’il s’est auto-attribué et de médailles militaires héritées de ses longs services au sein de l’armée nationale libyenne de Kadhafi lorsqu’il était encore son complice dans les guerres du Tchad, il était adossé à un verset coranique tracé en lettres d’or :<em> «Inna fatahna laka fathan moubinan»</em>. Une libre traduction pourrait en être celle-ci :<em> «Nous avons aménagé devant toi une franche ouverture pour la conquête»</em>. Dans ce verset, Dieu s’adressait à son prophète Mohammed pour le soutenir dans ses menées contre les impies de la Mecque.</p>



<p>La langue de bois assénée par le Maréchal Haftar à son auditoire derrière un imposant pupitre présidentiel était typique des coups d’Etat militaires. Peu après, il annonçait une <em>«trêve du ramadan»</em> dans sa longue campagne militaire visant la prise de la capitale, Tripoli, qu’il avait pourtant refusée quelques jours plus tôt.</p>



<h3 class="wp-block-heading">«Nouveau coup d’Etat, s’ajoutant à une série d’autres»</h3>



<p>Réponse du berger à la bergère, son rival, Fayez Sarraj, président d’un Gouvernement d’union nationale (GAN) bénéficiant de la légitimité internationale, tourne en dérision sa mise en scène, la qualifiant de <em>«farce et nouveau coup d’Etat, s’ajoutant à une série d’autres»</em></p>



<p>La boucle est ainsi bouclée : les deux <em>«frères ennemis» </em>continueront – pour combien de temps encore ?, nul ne le sait – à se regarder en chiens de faïence, en se déchirant pour un pays riche de ses énormes ressources pétrolières, transformé en champ de ruines.</p>



<p>L’impasse qui perdure, a eu raison de la persévérance de l’envoyé spécial de l’Onu, le Libanais Ghassan Salamé, qui a fini par jeter l’éponge. Il a été remplacé par une intérimaire, l’Américaine Stéphanie Turco Williams.</p>



<p>Présentée par le SG de l’Onu Antonio Gutterres, la candidature de l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a été rejetée par Washington, à la demande des Emirat arabes unis et de l’Egypte, proches du Maréchal Haftar.</p>



<p>La plupart des capitales mondiales qui suivent de près cette descente en enfer ont soit condamné fermement, soit désapprouvé du bout des lèvres, le coup de force du Maréchal Haftar, y voyant une simple usurpation de pouvoir.</p>



<p>Des organisations internationales : Union européenne, Onu et Ligue arabe, ont appelé à minima au respect d’une<em> «trêve humanitaire» </em>pour aller au secours de populations civiles désemparées, qui n’en peuvent plus de privations, de peurs, d’angoisses et de souffrances, alors que la pandémie du coronavirus fait des ravages en silence.</p>



<p>En revanche, l’Union du Maghreb arabe (UMA), principale intéressée, s’est distinguée par son silence. Elle est depuis des années aux abonnés absents sur tous les dossiers de la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Alger et Tunis craignent un débordement des groupes armés</h3>



<p>Dans cette guerre par procuration, chaque camp a ses « parrains ». Côté Haftar : Emirats arabes unis et Egypte, en première ligne, France et Russie en soutien. La chair à canon est fournie essentiellement par des mercenaires soudanais et tchadiens, qui se recrutent par dizaines pour une solde dérisoire. Les financements viennent de plusieurs pays du Golfe.</p>



<p>Côté Sarraj, qui n’oublie jamais de mettre en avant sa légitimité internationale acquise après les accords de Skhirat, on trouve le Qatar, qui mène sa propre guerre contre ses anciens partenaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG), et surtout la Turquie qui ambitionne, sous l’égide de Recep Tayyip Erdogan, de rétablir son hégémonie politique, économique et militaire sur les pays de la région. Ankara a mis le paquet ces derniers mois en envoyant des armes lourdes au GNA et en incitant ses alliés jihadistes défaits en Syrie à poursuivre leur jihad en Libye.</p>



<p>Cette stratégie périlleuse préoccupe l’Algérie et la Tunisie, inquiètes d’un éventuel débordement de ces groupes armés sur leur territoire. Alger a subi en 2013 une attaque terroriste venant de Libye, avec prise d’otages, contre le complexe gazier de Tighentourine (Aïn Amenas) qui a fait 40 morts parmi les employés de ce site stratégique. En Tunisie, des jihadistes de Daech, venus de Libye, avaient tenté en mars 2016 de prendre le contrôle de la ville frontière de Ben Guerdane (60.000 habitants) avec pour objectif d’essaimer le chaos libyen en Tunisie. Ils ont été repoussés par l’armée, qui a payé un lourd tribut : 13 morts et plusieurs blessés.</p>



<p>Les renforts turcs ont permis au GNA de mettre un coup d’arrêt à l’offensive du Maréchal Haftar contre Tripoli, qu’il présentait comme la phase ultime de sa prise du pouvoir, après s&rsquo;être assuré le contrôle du <em>«croissant pétrolier».</em></p>



<p>Les groupes armés de Fayez Sarraj ont réussi aussi à reprendre plusieurs villes comme Sorman et Sabratha, confirmant ainsi l’impasse dans laquelle se trouvent leurs adversaires depuis le déclenchement de leur offensive le 4 avril 2019. Les affrontements aux portes de Tripoli ont fait, selon un décompte onusien, au moins 2.000 morts, 15.000 blessés et 200.000 déplacés.<br>Peu porté sur la négociation, partisan d’une solution militaire, le Maréchal Haftar semble décidé à aller jusqu’au bout de son aventure.</p>



<p>Seule <em>«lueur d’espoir»</em> &#8212; encore une – un renversement d’alliances qui lui retirerait le tapis sous les pieds. Après les réserves exprimées par son principal soutien politique : Salah Aguila,<strong> </strong>président du Parlement de Tobrouk, qui partage avec le GNA la légitimité internationale dans le pays, des chefs de tribus de Sebha (sud ouest libyen) et des représentants de la société civile seraient prêts à retirer leur soutien à celui qu’ils soupçonnent désormais de vouloir en finir avec les objectifs de la<em> «Révolution du 17 février»,</em> autour desquels s’étaient rassemblés les adversaires de Mouammar Kadhafi en 2011. Ils l’accusent en outre de faire <em>«cavalier seul»</em>.</p>
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