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	<title>Archives des Salma Mbarek - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Salma Mbarek - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Résonance croisée’’ &#124; Salma Mbarek murmure ce que l’on ne dit pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec son exposition intitulée ‘‘Résonance croisée’’, Salma Mbarek nous invite à entrer dans un espace où émotions et tensions prennent forme.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/06/resonance-croisee-salma-mbarek-murmure-ce-que-lon-ne-dit-pas/">‘‘Résonance croisée’’ | Salma Mbarek murmure ce que l’on ne dit pas</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec son exposition intitulée ‘‘Résonance croisée’’, qui se tient depuis le 23 avril 2026 à l’espace Hedi Turki (50 Avenue Charles Nicole, Cité Mahrajène, Ariana), Salma Mbarek invite le spectateur à entrer dans un espace subtil, où émotions, tensions et silences prennent forme. Une exposition à ressentir autant qu’à regarder.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18736652"></span>



<p>En Tunisie, presque toute rencontre commence de la même manière&nbsp;: <em>«Ça va&nbsp;?». «Oui, ça va. Et toi&nbsp;?». «Ça va.»</em> Un échange fluide, presque automatique, un rituel social qui maintient le lien et évite le malaise. Mais ce <em>«ça va»</em> ne décrit pas un état. Il régule une relation. Et derrière cette simplicité apparente, quelque chose reste souvent en suspens.</p>



<p>C’est précisément dans cet espace – entre ce qui se dit et ce qui se retient – que s’inscrit <em>«Résonance croisée»</em>, la dernière exposition de Salma Mbarek. L’artiste y développe une recherche autour de la résonance : ce qui circule entre les êtres, ce qui persiste au-delà des formes visibles, ce qui se transmet sans toujours se dire. Son travail ne cherche pas à démontrer, mais à laisser une empreinte <em>«comme un parfum dont le sillage demeure»</em>, selon ses propres mots.</p>



<p>Les œuvres vibrent d’une tension douce. Le corps apparaît calme, presque trop. Lisse, contenu, maîtrisé : il ne déborde pas, il ne s’effondre pas non plus. Il collabore, il s’adapte. Un corps contemporain. Un corps qui a appris à contenir non pas seulement pour s’ajuster, mais pour rester acceptable.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18736663" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>Le corps ambigu</strong></p>



<p>Dans une société où l’équilibre est fragile, où les rôles sont multiples et les attentes implicites mais puissantes, le corps devient un lieu de régulation. Il tient. Mais tenir a un coût. Ce qui se joue ici n’est pas seulement esthétique&nbsp;: c’est le coût psychique de l’adaptation.</p>



<p>Alors, que devient ce qui ne trouve plus de place&nbsp;? Le désir, lui, ne disparaît pas. Il est déplacé. Il apparaît ailleurs, sous forme de sphère, de souffle, de ballon suspendu. Externalisé pour ne pas compromettre l’équilibre du lien. Dans certaines œuvres, une corde relie le corps à cet élément fragile. Le geste reste ambigu&nbsp;: tenir… ou être retenu.</p>



<p>Une couleur traverse l’ensemble : le bleu. Un bleu dense, enveloppant, qui n’apaise pas tout à fait. Un bleu qui retient. Comme un climat intérieur partagé fait de contrôle, de retenue, et d’une fatigue qui ne dit pas son nom.</p>



<p>Le visage, dans sa transformation, prolonge cette tension. Entre expression et ajustement, il se modifie, s’étire, se discipline. Il ne s’agit pas d’un masque au sens théâtral, mais d’une adaptation plus fine : celle d’un visage qui apprend à tenir dans le lien, à devenir fonctionnel.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18736672" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p><strong>Une cartographie intérieure</strong></p>



<p>Dans de nombreux contextes – familiaux, sociaux, professionnels – cette adaptation est valorisée. Mais elle a un prix : celui d’un écart croissant entre ce que l’on montre et ce que l’on vit. Ce qui semble stable est parfois simplement contenu. Ce qui paraît maîtrisé peut être profondément retenu.</p>



<p>Au fond de l’exposition, un mur capte l’attention : un assemblage de fragments, un patchwork d’images qui ne s’unifient jamais complètement. Ce <em>«mur de résonance»</em> agit comme une cartographie intérieure. Chaque fragment porte un affect, une pluralité d’états, une tentative de maintenir ensemble ce qui, au fond, ne l’est plus tout à fait.</p>



<p>Avec <em>‘‘Résonance croisée’’</em>, Salma Mbarek propose une expérience plus qu’un discours : une traversée silencieuse de ce que beaucoup vivent sans nécessairement le formuler.</p>



<p>Dans les espaces thérapeutiques, cette même dynamique apparaît avec insistance : des sujets engagés, responsables, capables de tenir mais traversés par une fatigue diffuse. Ils ne parlent pas d’effondrement. Ils parlent d’un décalage. Un décalage entre ce qu’ils donnent et ce qu’ils reçoivent, entre ce qu’ils montrent et ce qu’ils vivent. Et souvent, tout cela tient en deux petits mots : <em>«Ça va.»</em></p>



<p>Résonance croisée agit lentement. Elle ne cherche pas à convaincre. Elle installe une sensation persistante, qui accompagne le visiteur au-delà de l’espace d’exposition. On entre pour regarder. On reste pour ressentir.</p>



<p>Et en sortant, une question demeure – discrète mais tenace – : à force de tenir, que laissons-nous en suspens ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18736678" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Salma-Mbarek-Resonnance-croise3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Le corps bleu crie │ L’inconscient à vif dans l’art contemporain tunisien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 08:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un paysage artistique saturé de filtres, de selfies et d’objets «instagrammables», l’œuvre de Salma Mbarek surgit comme une déflagration silencieuse. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/le-corps-bleu-crie-%e2%94%82-linconscient-a-vif-dans-lart-contemporain-tunisien/">Le corps bleu crie │ L’inconscient à vif dans l’art contemporain tunisien </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un paysage artistique saturé de filtres, de selfies et d’objets «instagrammables», l’œuvre de Salma Mbarek surgit comme une déflagration silencieuse. Elle ne cherche pas à plaire. Elle ne cherche même pas à choquer; elle hurle… en bleu. Et ce hurlement, personne ne l’entend, mais tout le monde le sent.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi </strong>*</p>



<span id="more-16679185"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p><em>Un cri sans son.</em></p>



<p><em>Un corps sans voix.&nbsp;</em></p>



<p><em>Une vérité sans fard.&nbsp;</em></p>



<p>Ce que propose Salma Mbarek avec son œuvre exposée depuis le 27 mai et jusqu&rsquo;au 9 juin 2025, dans le cadre de l&rsquo;exposition collective <em>« Narration immersive »</em>, à la galerie Aire Libre à l&rsquo;espace El Teatro, à Tunis, ce n’est pas un simple tableau, c’est un corps figé sous tension. Une scène primitive. Sur une toile noire, une forme humanoïde bleue, doigts crispés, semble jaillir, ou plutôt se débattre, s’agripper désespérément à la surface de l’existence. Le bras tendu, les doigts trempés de paillettes bleues, tentent d’émerger, comme si le corps voulait s’extraire d’un enfermement invisible, mais insupportable.</p>



<p>Les paillettes brillent. Mais ce n’est pas glamour. C’est tragique. Comme les dernières illusions d’un moi fracturé entre désir de lumière et besoin de disparition. C’est un appel à l’aide gelé dans la matière.&nbsp;</p>



<p>Un écho&nbsp;à Edvard Munch&nbsp;: <em>«Je sentais un cri infini qui passait à travers l’univers et qui déchirait la nature.»&nbsp;</em></p>



<p>Le cri est de retour, mais il a changé de forme. Il n’est plus une bouche béante. Il est un corps entier : bleu, tendu, muet.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16679315" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-3.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le bleu de Van Gogh : entre angoisse et lucidité&nbsp;</h2>



<p>Ce bleu-là n’est pas décoratif, il est psychique. Il rappelle celui de Van Gogh, le bleu des nuits sans sommeil, des pensées qui tournent, des émotions sans abri. C’est le bleu de l’âme quand elle n’a plus d’endroit où se poser. Le bleu de l’intensité, de la solitude, du refus de tricher.&nbsp;</p>



<p>Et dans ce corps en tension, chacun reconnaît une part de lui-même : ce que l’on a voulu cacher, oublier, taire. Mais que le corps, lui, n’a jamais oublié.&nbsp;</p>



<p><em>«Le corps n’oublie rien»</em>, écrivait Bessel van der Kolk. Cette œuvre en est la preuve vivante. Ce que la parole ne dit pas, le corps le crie. Et ce cri, chez Salma Mbarek, prend forme, devient matière, pèse, dérange, bouleverse. Ce n’est plus une toile : c’est un symptôme. Une scène psychique mise à nu.&nbsp;</p>



<p>Le bras tendu n’est pas un simple geste : c’est l’archétype jungien du moi qui tente d’émerger de l’inconscient collectif. La toile noire devient la matrice, le ventre sombre d’un monde trop lourd.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>Le bleu est l’âme.&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><em>Le geste est le souvenir.&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p><em>Le corps est le cri.&nbsp;</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le showbiz se tait… l’inconscient parle&nbsp;</h2>



<p>Dans un monde artistique dominé par la tendance, la rentabilité et l’image <em>«bankable»</em>, cette œuvre est une révolution silencieuse. Salma Mbarek refuse les conventions. Elle ne vend pas un style : elle offre un choc.&nbsp;</p>



<p>Et ce choc, c’est peut-être ce qu’il manquait à la scène tunisienne, trop sage, trop lisse, trop calculée. Elle ne fait pas de l’art. Elle fait un acte psychanalytique. Elle extériorise l’intime. Elle montre l’envers du décor. Elle fait sauter les filtres. Et dans ce geste brut, viscéral, elle nous rappelle que l’art peut être une thérapie collective, un miroir de l’inconscient d’un pays.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16679288" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/06/Salma-Mbarek-Peintre.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une étoile bleue dans la nuit tunisienne&nbsp;</h2>



<p>Salma Mbarek ne cherche pas la lumière médiatique. Elle crée de l’ombre pour faire émerger le vrai. Elle ne peint pas le monde : elle dissèque les blessures invisibles. Elle ne décore pas : elle dévoile.&nbsp;</p>



<p>Avec ce corps bleu qui crie, elle entre dans la lignée des artistes qui ne mentent pas. Ceux qui mettent le doigt là où ça fait mal. Ceux qui parlent pour ceux qui ne peuvent plus parler. Ceux qui réveillent ce que la société voudrait anesthésier.&nbsp;</p>



<p>Et ce bleu, ce bleu si fort qu’il semble vivant, devient un code couleur de l’âme tunisienne contemporaine : entre douleur contenue, fatigue de lutter, et désir incandescent d’exister autrement.&nbsp;</p>



<p><em>* Psychothérapeute, psychanalyste. </em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/02/le-corps-bleu-crie-%e2%94%82-linconscient-a-vif-dans-lart-contemporain-tunisien/">Le corps bleu crie │ L’inconscient à vif dans l’art contemporain tunisien </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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