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	<title>Archives des Samir Belhadj - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Samir Belhadj - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie-FMI : Hossein Hosseini, cet Iranien ne me représente pas!</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Nov 2021 07:21:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet Iranien, représentant l’Iran au sein du FMI a participé à titre d’«administrateur de la Tunisie», dans le premier round de négociations tenus entre le FMI et la Tunisie, vendredi dernier. Qui est M. Hossein Hosseini ? Qui l’a mandaté pour représenter la Tunisie au sein du FMI ? Et pourquoi ? Par Moktar Lamari,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/08/tunisie-fmi-hossein-hosseini-cet-iranien-ne-me-represente-pas/">Tunisie-FMI : Hossein Hosseini, cet Iranien ne me représente pas!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Hossein-Hosseini.jpg" alt="" class="wp-image-369039"/></figure></div>



<p><strong><em>Cet Iranien, représentant l’Iran au sein du FMI a participé à titre d’«administrateur de la Tunisie», dans le premier round de négociations tenus entre le FMI et la Tunisie, vendredi dernier. Qui est M. Hossein Hosseini ? Qui l’a mandaté pour représenter la Tunisie au sein du FMI ? Et pourquoi ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D</p>



<span id="more-369038"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Incroyable? Encore une fois, le nom de ce représentant de l’Iran au sein du FMI figure dans les négociations Tunisie-FMI. Le communiqué de la BCT paru samedi, site son nom, en tant que participant au côté des deux ministre tunisiens et du gouverneur de la Banque centrale (BCT) et de délégation du FMI.</p>



<p>Hossein Hosseini participe à cette rencontre en portant le statut de l’<em>«administrateur de la Tunisie auprès du FMI»</em>. Non, cet Iranien n’a rien à faire dans ces négociations et ne me représente pas auprès du FMI. </p>



<p>Nous n&rsquo;avons rien contre cette personne particulièrement et encore moins contre son pays, mais faire participer un Iranien, dans les négociations Tunisie-FMI peut friser l’entendement. Comme s’il faut ajouter de la confusion à la confusion ambiantes.</p>



<p>Comme si la Tunisie endettée, sur le bords de la faillite se sent insolvable et qu’elle doit défendre sa cause par des plus crédibles… par le parrainage de l’Iran, dans ce cas.</p>



<p>Hossein Mirshojaeian Hosseini, un ex Deputy Minister de l’État iranien (2016-2019), et arrivé depuis seulement 10 mois, comme directeur exécutif au sein du FMI, a plaidé la cause tunisienne auprès du FMI, dans un étrange <em>statement </em>de 5 pages, annexé au dernier rapport du FMI au sujet de la Tunisie, il y a déjà quelques mois, sous les instructions du gouvernement Mechichi.</p>



<p>Commençons par la fin ! Le rapport du FMI (Country Report 2021/044), publié il y a quelques mois, comprend une annexe de 5 pages, signée par Hossein Hosseini et Samir Belhadj. Cette annexe décrit les engagements du gouvernement Mechichi auprès du FMI pour espérer décrocher son soutien financier. Un soutien vital pour son gouvernement, un soutien incontournable de cette institution internationale, par qui passe le <em>go</em> et le <em>no go</em> de tous les prêteurs et bailleurs de fonds.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hossein Hosseini, qui est-il et d’où vient-il?</h2>



<p>M. Hosseini a rejoint le FMI à Washington, depuis moins d’un an. Titulaire d’un doctorat (Ph.D.) en macroéconomie obtenu au Japon en 2013, M. Hosseini est un pur produit de l’administration politique régissant la République islamique d’Iran.</p>



<p>Avant de rejoindre le FMI, M. Hosseini a occupé de très hautes fonctions au sein de l’État iranien, une carrière en ligne droite qui l’a propulsé au poste de vice-ministre en titre au ministère iranien de l’Économie et des Finances et ce pendant 5 ans (2014-2019).</p>



<p>Au-delà de ses très respectables diplômes en macroéconomie et en Development policy, M. Hosseini a le profil d’un homme viscéralement politique, désigné par son gouvernement, rien à avoir avec un simple expert économiste neutre, sans attache politique et sans ancrage partisan au système de gouvernance mis en place haut et fort par les Ayatollahs en Iran.</p>



<p>Mes propos ne doivent pas offenser ce personnage respectueux et qui est par ailleurs très prolifique en matière de publications scientifiques (voir son pedigree sur Google scholar), notamment dans les secteurs de l’énergie et de la macro-économie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un Iranien parle au nom de la Tunisie au sein du FMI</h2>



<p>M. Hosseini plaide la cause des <em>«autorités» </em>tunisiennes au sein du FMI, comme si la Tunisie a besoin de mandater un autre pays pour se porter garant, protecteur… au sein des réunions du FMI à Washington. Qui l’eût cru que 10 ans après sa Révolte du Jasmin, la Tunisie perd de son aura et se fait représenter par<br>un étranger qui utilise les mots pour le contexte : <em>«on behalf of ourTunisian authority…»</em>.</p>



<p>Motus et bouches cousues, aussi bien du chef du gouvernement Hichem Mechichi que du gouverneur de la BCT, Marouane El-Abassi. Rien à dire au sujet de cet enjeu très <em>«offensant»</em> et arrivant quasiment une semaine après la sévère dégradation de la note de confiance de la Tunisie par Moody’s.</p>



<p>Sujet brûlant sur les réseaux sociaux, les médias influents sont hors-jeux, ne lisant pas toujours l’anglais, restent divisés, ne sachant pas quoi dire à ce sujet très politique dans le contexte des tensions qui déchirent les trois présidences au sommet de l’État tunisien.</p>



<p>Cela dit, le fait de voir un Iranien parler au nom du gouvernement tunisien au sein du FMI reste choquant et à plus d’un titre. Pour certains, il s’agit d’une atteinte à la souveraineté économique de la Tunisie. Pour d’autres, c’est plus complexe que ça ne paraît. Et pour cause, trois hypothèses explicatives sont avancées par les experts qu’on a consultés.</p>



<p><strong>Un</strong> : la première hypothèse tient au fait que la Tunisie ne dispose pas de suffisamment de SDR (Special drawing rights), un actif monnayable mesurant les actions dans le <em>«capital fondateur du FMI»</em> détenues par chaque pays membre du FMI, et dont la valeur par SDR vaut presque 4 dinars tunisiens.</p>



<p>Les pays ayant le plus important volume de SDR ont plus de droits de vote et de décision sur les sujets en délibération au sein du FMI. La Tunisie dispose de 545,2 millions de SDR, ne pesant que 0,14% du total des votes en jeu dans cette institution internationale gérée selon ces quotas SDR.</p>



<p>Un expert économiste et ancien ministre tunisien m’expliquait par Messenger, cette semaine que les pays lilliputiens comme la Tunisie doivent faire alliance avec d’autres plus forts qu’eux, pour mieux peser sur le vote requis, et ce pour influencer des décisions du FMI.</p>



<p>Selon cette hypothèse, la Tunisie a fait <em>«alliance» </em>avec l’Iran pour aller de l’avant dans la quête de décisions qui lui sont favorables. L’Iran dispose de quasiment 3 fois plus de SDR (1552 millions) que la Tunisie, et donc trois fois plus de pouvoir de votes. De ces précieux SDR, le Maroc dispose un peu moins que le double de la Tunisie. L’Algérie dispose quatre fois plus que la Tunisie (1959 millions de SDR vs 525 millions pour notre pays). En termes de SDR, l’Algérie dispose de 30% de plus que l’Iran (en SDR et droit de vote), et on se demande pourquoi la Tunisie n’a pas cherché d’autres alliances plus proches du point de vue géopolitique, tels que l’Algérie, dans le cadre de cette hypothèse explicative.</p>



<p>Dans ce contexte, la Tunisie ne doit pas faire confiance à l’Iran… Il aurait été plus logique de faire alliance avec d’autres pôles de pays.</p>



<p><strong>Deux</strong>, certains observateurs et analystes au fait des enjeux politiques en Tunisie avancent l’hypothèse que la Tunisie doit faire appel à un autre décideur, dit administrateur pour signer en son nom des réformes douloureuses.</p>



<p>La Tunisie doit parler en son nom et signer les documents officiels l’engageant sans passer par des tiers.</p>



<p>On doit assumer et éviter de faire porter l’odieux à des non Tunisiens quand il s’agit d’annoncer des réformes impopulaires et des politiques qu’ils ne peuvent assumer. Ils sont de facto incapables de concevoir et d’implémenter pour réformer et pour relancer une économie asphyxiée par la dette et paralysée par la mal-gouvernance.</p>



<p><strong>Trois</strong> : dans le contexte d’une recherche d’un pays économiquement <em>«fort»</em>, capable de se porter garant des prochains prêts internationaux requis pour financer le Budget 2022, l’Iran semble devenir un allié <em>«crédible»</em>, surtout que ce pays annonce un taux de croissance de 3% pour 2021 et impose de plus en plus<br>ses diktats pour les amis des amis, entre autres le Qatar et la Turquie.</p>



<p>Le Liban paie aujourd’hui les frais de ces alliances erratiques et incertaines avec l’Iran. La finance islamique et les <em>sukuks</em> qui ont contribué à ruiner le Liban, seraient à l’œuvre en Tunisie, mais par des ramifications latentes et décisions insidieuses peu visibles pour le commun des mortels en Tunisie.</p>



<p>La Tunisie libre, démocratique et souveraine ne doit pas lâcher prise et ne doit pas troquer son indépendance pour des enjeux de financement mercantile et pour des causes bassement vénales. Le FMI préfère de vraies réformes que des alliances foireuses pour acheter du temps et pour ruiner la démocratie<br>Tunisienne, pourtant bien partie en 2011.</p>



<p>La Tunisie ne doit pas s’embourber davantage et doit mener ses négociations seules avec le FMI, sans intermédiaire iranien. La Tunisie, représentée par son gouvernement doit signer les documents et les engagements, de façon autonome et fière, autant qu&rsquo;elle puisse l&rsquo;être dans l&rsquo;état où elle a mis son économie.</p>



<p>Ce faisant, on peut savoir sans intermédiaires, quelles sont les réformes et quels sont les engagements à tenir dans le cadre de ces réformes à venir!</p>



<p>Je le répète, M. Hosseini ne me représente pas, et il ne peut pas être l’<em>«administrateur»</em> de mon pays au sein du FMI. Il ne doit pas faire partie des négociations engagées entre le FMI et la Tunisie, depuis la semaine dernière.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada</em>. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-FMI : un rapport nul et non avenu !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 07:26:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le très attendu rapport du Fonds monétaire international (FMI) est irrecevable en l’état ! Le PDF de ces 97 pages à vocation évaluative-consultative, dans le contexte de la crise profonde que traverse la Tunisie (IMF country Report 21/44, 97 pages) est simplement bancal et nul et non avenu. Ce rapport est truffé d’informations asymétriques, d’auto-plagiats...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/03/04/tunisie-fmi-un-rapport-nul-et-non-avenu/">Tunisie-FMI : un rapport nul et non avenu !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Chris-Geiregat-Marouane-El-Abassi.jpg" alt="" class="wp-image-338625"/><figcaption><em>Chris Geiregat / Marouane El Abassi.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le très attendu rapport du Fonds monétaire international (FMI) est irrecevable en l’état ! Le PDF de ces 97 pages à vocation évaluative-consultative, dans le contexte de la crise profonde que traverse la Tunisie (IMF country Report 21/44, 97 pages) est simplement bancal et nul et non avenu. Ce rapport est truffé d’informations asymétriques, d’auto-plagiats et de trucages sur l’identité de certains de ses auteurs. Enquête…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-338624"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Le rapport recèle au moins trois fautes éthiques et techniques, indignes des codes régissant les bonnes pratiques évaluatives et les ABC régissant les consultations évaluations au titre de l’Article IV consultation, du FMI, un organisme influent et capable du meilleurs et du pire.</p>



<p>Comment faire confiance à un rapport vital pour la Tunisie, avec des auteurs qui passent volontairement sous silence les positions officielles et les réactions formelles signées par le chef de gouvernement tunisien (ou son ministre des Finances) et/ou par le gouverneur de la Banque centrale (BCT) ? Comment publier un rapport où le FMI s’érige en maître, à la fois juge et partie? Comment croire certaines annexes dont les auteurs se présentent pour ce qu’ils ne sont pas ?</p>



<p>Jusqu’à preuve du contraire, la Tunisie n’est pas encore une république bananière, nonobstant sa très mauvaise gouvernance, impliquant entre autres une paupérisation continue de ses citoyens et une quête monétaire, dégradante pour l’image du pays et la rectitude morale de ses ministres et partis au pouvoir depuis 2011.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Rapport bancal, «nul et non avenu» ?</h3>



<p>Les 97 pages de ce rapport en anglais (sans version en arabe ni en français) présentent exclusivement les points de vue du FMI, utilisant dans des graphiques fallacieux des données tuniso-tunisiennes analysées derrière des portes closes à Washington. Des graphiques et des illustrations invérifiables et sans aucune place réservée pour les nuances et les interprétations du gouvernement tunisien. Les biais en masse : biais de sélection, biais idéologiques, biais stratégiques, etc.</p>



<p>Les statistiques utilisées dans ce rapport ne sont pas toutes publiques et ne permettent pas aux chercheurs et experts indépendants de les vérifier et de refaire les analyses pour consolider ou réfuter les biais très probables dans ce rapport ayant un focus fondamentalement politique.</p>



<p>Le rapport donne l’impression qu’il est le fruit d’une démarche précipitée qui occulte les données probantes et les itérations de validité interne. Un rapport fait dans la précipitation, pour ne pas dire bâclé.</p>



<p>Plus grave encore, les cinq pages signées par Hossein El Hosseini et Samir Belhadj (p. 93-97) parlent au nom du gouvernement tunisien (<em>on behalf of our Tunisian autorities…</em>), alors que les auteurs (Hosseini et Belhadj) seraient probablement de simples employés occasionnels au sein du FMI, peut-être des stagiaires en congé sans solde, peut-être des experts en herbes, free-lance à contrat déterminé.</p>



<p>Ces deux personnes parlent au nom du gouvernement tunisien (et du peuple tunisien), sans avoir le mandat de le faire, sans avoir la légitimité de le faire. Le Parlement tunisien et les partis politiques au pouvoir au Bardo doivent les inviter au parlement, pour mieux les connaître et pour questionner leur responsabilité.</p>



<p>Chris Geiregat, le chef de mission du FMI qui a mené la consultation en Tunisie est pleinement fautif et à plus d’un titre. Il fait dire au gouvernement tunisien ce qu’il n’a pas dit. Le rapport comporte plein d’auto-plagiat d’autres rapports (sans citer l’origine).</p>



<p>Un minimum d’honnêteté intellectuelle aurait exigé qu’on nous dise qui M. Geireget a rencontré et avec qui des membres de sa mission… Qui sont les acteurs consultés, la date, le lieu et le sujet des entrevues ou des <em>focus group</em>… C’est important, c’est éthique pour éviter ces formes de corruptions possibles et de plus en plus décriées au sein des institutions internationales.</p>



<p>Nos investigations n’ont pas permis de vérifier leur réelle appartenance institutionnelle. Mais, ces deux respectables auteurs ne sont pas mandatés par le gouvernement tunisien, pour prétendre refléter la position tunisienne dans ce processus d’évaluation complexe et de <em>reviewing</em> lourd de conséquences pour la Tunisie et pour les contribuables.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Risque moral et <em>agency problem!</em></h3>



<p>Ce dernier rapport du FMI au sujet de la Tunisie démontre un sérieux problème éthique bidimensionnel.</p>



<p><strong>Un</strong> : la dimension liée au silence du gouvernement Mechichi sur les enjeux du rapport et l’absence (abstention) du gouvernement et de la BCT. Les cinq derniers rapports du FMI (depuis 2013) ajoutent des annexes signées par les chefs de gouvernements et le gouverneur de la BCT pour exprimer la position tunisienne, et pour rassurer les Tunisiens qu’ils font le nécessaire pour défendre les intérêts de la Tunisie dans ces processus techniques, statistiques… et exigeant une expertise hors du commun. Le gouvernement Mechichi doit s’exprimer au sujet de ce rapport et de la mission de consultation évaluative faits par le FMI en février pour décider, oui ou non, de financer son gouvernement et pour quelles réformes structurelles attendues. Le chef de gouvernement Méchichi est questionnable…</p>



<p><strong>Deux </strong>: pratiquant l’évaluation et la révision des politiques publiques depuis 30 ans, j’enseigne à mes étudiants et étudiantes les bonnes pratiques évaluatives et consultatives dont celles de donner la parole aux responsables (et gouvernements en charge) des programmes évalués pour nuancer, exprimer leurs points de vue et leur son de cloche au sujet des constats, engagements et recommandations. Cela fait défaut au dernier rapport du FMI sur la Tunisie. Le FMI est juge et partie dans ce contexte. Impardonnable de la part du FMI !</p>



<p>Le gouvernement tunisien doit aussi s’expliquer à ce sujet. Le parlement aussi!</p>



<p>La faute éthique du FMI est lourde de conséquences sur sa crédibilité en Tunisie et ailleurs.</p>



<p>Le FMI n’est pas à sa première erreur stratégique en Tunisie.</p>



<p>Le FMI doit rétablir la vérité, notamment au sujet de l’appartenance de ces deux auteurs du <em>statement</em> diligenté au nom de la Tunisie, au nom de son gouvernement et au nom des contribuables tunisiens.</p>



<p>Le FMI doit assumer ses responsabilités éthiques et s’excuser officiellement auprès des Tunisiens et Tunisiennes. En attendant, il doit clarifier et retirer son rapport dans les meilleurs délais pour honorer la bonne pratique balisant la consultation, la révision et l’évaluation des politiques menées en Tunisie.</p>



<p>L’avenir de la Tunisie est en jeu, et cela n’est pas une mince affaire. L’histoire jugera, les tribunaux aussi, le cas échéant.</p>



<p><em>* Universitaire au Canada, auteur de plusieurs livres et articles au sujet de l’évaluation et l’éthique du jugement consultatif et mesurant la performance des politiques économiques programmes publics.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis :</em></h4>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vh5vh6RB3q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/">Mechichi, un chef de gouvernement avec rang de chaouch au service des islamistes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mechichi, un chef de gouvernement avec rang de chaouch au service des islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/07/mechichi-un-chef-de-gouvernement-avec-rang-de-chaouch-au-service-des-islamistes/embed/#?secret=9mhrOMuVft#?secret=Vh5vh6RB3q" data-secret="Vh5vh6RB3q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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