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	<title>Archives des Savak - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Savak - Kapitalis</title>
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		<title>Reza Pahlavi, un tapis persan sous les pieds des Américains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 07:20:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Shah Mohammad Reza]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, est intronisé, il s’écrasera tel un tapis persan sous les pieds des ennemis de l’Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/20/reza-pahlavi-un-tapis-persan-sous-les-pieds-des-americains/">Reza Pahlavi, un tapis persan sous les pieds des Américains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La grogne populaire, sans discontinuer de jour comme de nuit, menace de briser l’échine de l’Etat iranien. La jeunesse iranienne a rejoint les rangs des insurgés ignorant les avertissements et les menaces. Une jeunesse habituée à subir le pouvoir des mollahs et leur colère sans broncher de peur de représailles terribles. D’un malaise économique, la mobilisation s&rsquo;est transformée au fil des jours. Elle a changé de cap et de slogans. La réponse agressive de l’Etat, arrestations et meurtres, aux revendications légitimes de la population ont poussé les manifestants dans leurs derniers retranchements. La foule réclame désormais ouvertement la fin de la République islamique. Le glas sonne la fin des mollahs. (</em></strong><em>Reza Pahlavi avec le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu et Gila Gamliel, ministre Israélien des renseignements, 17 avril 2023).</em></p>



<p><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-18261709"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p>Dans ce contexte de doute et d’incertitude totale sur l’issue, l’Occident est en train de commercialiser un produit nec plus ultra. Certains appellent ouvertement au retour à la barre du pays du prince déchu, Reza Pahlavi, en exil aux États-Unis depuis 47 ans. Son père le Shah d&rsquo;Iran, Mohammad Reza Pahlavi, dépourvu de son trône est allé crier famine chez les Pharaons ses voisins, eux aussi adorateurs de Shahs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un prince au rabais &nbsp;</h2>



<p>Reza Pahlavi serait la figure politique la plus populaire en Iran avec 31% d’opinions favorables, loin devant l’ayatollah Ali Khameni qui se situe à 9%. De quoi mettre en doute l’impartialité de sondages effectués dans un pays en proie à la violence des rues. Dans toute la Perse, d’aucun n’est capable de tenir la barre, de calmer les ardeurs des foules et de trouver l’issue de secours.</p>



<p>On se croirait dans le Grand bazar de Téhéran. Reza Pahlavi est un article en réclame, un sous-produit préfabriqué dans les <em>think tank</em> étrangers pour le revendre aux Iraniens. Les médias étrangers et des analystes de tout bord, essayent de rassurer la population iranienne du bien-fondé de ses pensées pacifiques. Il est clean et prêt au sacrifice. Un dévot qui n’a qu&rsquo;un seul souhait, celui d’assurer la transition démocratique.&nbsp;</p>



<p>Comment peut-on gouverner un pays, même pour une période de transition, la plus difficile, sans avoir vécu les péripéties de l’intérieur ? Il est resté loin de la politique, droit d’asile oblige. Ses connaissances se résument aux briefings et aux informations glanées ici et là dans des médias hostiles. &nbsp;<br>Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, d’après certains médias américains, a secrètement rencontré Reza Pahlavi sans donner de détails sur la teneur de la rencontre, ni sur son lieu, ni sur son issue. Néanmoins, la référence à la rencontre suscite la curiosité et redore le blason du prince déchu sans avoir l’air de lui donner une nouvelle virginité.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Persan, mode d’emploi</h2>



<p>Les Iraniens gardent encore les séquelles, dans le corps et dans l’esprit, les années de braise de son feu père. L’adage ne dit-il pas tel père tel fils, sans arrière-pensée aucune. Le Shah Mohammad Reza, père de Reza, n’était pas un ange gardien et n&rsquo;allait pas de main morte pour mater les insurgés. Il a dirigé l’Iran d&rsquo;une main de fer de 1941 à 1979, date de l&rsquo;exil. La Savak, une police secrète mise en place avec l’aide de la CIA, avait quartier libre. Personne n’était à l’abri. L&rsquo;enlèvement, la torture et la liquidation de tout opposant étaient ses marques de fabrique.</p>



<p>Après le putsch contre Maduro, Trump a réuni tous les magnats américains du pétrole et s’est égosillé à les encourager à investir au Venezuela. Les patrons de l’or noir ont refusé discrètement son offre, trop dangereuse et très onéreuse. Le pétrole vénézuélien est profondément enfoui sous terre. Son exploitation demanderait des milliards de dollars pour le voir surgir de sous terre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A la recherche de l’or noir perdu</h2>



<p>En 1951, les Britanniques refusaient un partage équitable des revenus pétroliers. Mohammad Mossadegh, Premier ministre iranien de l’époque, se rebiffe et procède à la nationalisation de toute l’industrie pétrolière iranienne. Britanniques et Américains ont décidé d’un commun accord de limoger Mossadegh. En 1954, un nouvel accord est signé avec les entreprises pétrolières étrangères, britanniques et américaines, cela va de soi.&nbsp;</p>



<p>L’or noir iranien est à nouveau à portée des firmes américaines après des années de disette si Reza Pahlavi accède à la tâche suprême du pouvoir même pour une période transitoire. Verra-t-on les derricks américains se dresser sur le sol des Shahs ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’adieu aux armes</h2>



<p>Une fois remis sur le trône par les protecteurs de son feu père, la première grande initiative de Reza Pahlavi serait de réaliser le souhait le plus cher des ennemis de l’Iran, ceux qui l’ont porté au pouvoir. Mettre fin au rêve iranien d’enrichir suffisamment son uranium à des fins civiles ou militaires. Il réalisera, bon gré mal gré, ce que les Américains ont échoué de faire en lançant sur l’Iran, encore endormi, sept bombardiers furtifs qui ont largué quatorze bombes pénétrantes de 13 tonnes chacune sur deux sites d’enrichissement d’uranium en juin 2025.</p>



<p>Adieu aux armes, adieu aux atomes, adieu aux eaux lourdes et à l’enrichissement de l’uranium. Une page contaminée de l’histoire du combat iranien pour enrichir son uranium sera tournée. Plus de tracasseries des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Une victoire pour Israël qui n’aura plus à s’inquiéter d’un voisin belliqueux, et un soulagement pour les pays de la région. La voie serait libre. </p>



<p>Si Reza Pahlavi est intronisé pour gérer les affaires du pays pendant la transition, serait-il le chat persan qui sortirait ses griffes et reprendrait ‘Le trône du Paon’ de ses aïeuls ? Ou bien s’écrasera-t-il tel un tapis persan utilisé par les ennemis de l’Iran pour percer ses secrets et pousser le pays à accepter leur paix ?</p>



<p><em>* Haut fonctionnaire à la retraite. </em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sShBeTCRNS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/quels-scenarios-pour-liran-apres-la-reculade-de-trump/">Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quels scénarios pour l’Iran après la reculade de Trump ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/19/quels-scenarios-pour-liran-apres-la-reculade-de-trump/embed/#?secret=yz203RN73R#?secret=sShBeTCRNS" data-secret="sShBeTCRNS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Réponse à l’Histoire’’: le testament du chah d’Iran, ou l’Amérique à rebours  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/reponse-a-lhistoire-le-testament-du-chah-diran-ou-lamerique-a-rebours/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Nov 2023 06:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment, à  un moment crucial, l’Occident, Etats-Unis en tête, avait lâché son plus gros client, le chah d'Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/reponse-a-lhistoire-le-testament-du-chah-diran-ou-lamerique-a-rebours/">‘‘Réponse à l’Histoire’’: le testament du chah d’Iran, ou l’Amérique à rebours  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est étrange que le fils du chah d’Iran, réfugié aux Etats-Unis, prétende aujourd’hui parrainer une opposition iranienne qualifiée de démocratique, avec le soutien sioniste, afin de renverser le régime des mollahs. Il devrait pourtant prendre en compte le destin tragique de son père pour comprendre qu’on ne puisse faire confiance ni aux administrations américaines, ni aux Israéliens.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> * &nbsp;&nbsp;</p>



<span id="more-10400279"></span>



<p>Ce livre a été écrit par l’ancien chah d’Iran, en 1980, environ une année après son départ en exil, le triomphe de la révolution iranienne, et la prise du pouvoir par les mollahs, mais avant les débuts de la guerre Iran-Irak et l’invasion de l’Afghanistan par l’Union Soviétique.</p>



<p>C’est aussi son testament politique puisqu’il a précédé son décès de quelques semaines. On peut supposer que, souverain déchu se sachant condamné à brève échéance par la maladie, il ait tenu à régler ses comptes avec l’Histoire, ou plus précisément à laisser un dernier témoignage sur les évènements qui ont marqué la fin de sa vie. On lui pardonnera sa puérilité, celle d’avoir essayé de convaincre qu’il était un homme aussi pieux que les ayatollahs; les Bahamas ne sont en effet pas un lieu habituel de pèlerinage, et les ayatollahs se sont révélés être de piètres exemples de piété.</p>



<p>C’est donc un homme malade et amer, brisé sans doute, qui s’est exprimé, dont l’objectivité aura certainement été, au moment de la rédaction du livre, sujette à caution. Néanmoins, sa lecture 43 ans après à la lueur des faits survenus ultérieurement en fait un document certainement digne d’intérêt.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dq1APlczBs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/">‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The heritage of Persia’’ : l’esprit éternel d’une nation qui défie le temps » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/12/the-heritage-of-persia-lesprit-eternel-dune-nation-qui-defie-le-temps/embed/#?secret=VrQwUOHOQy#?secret=dq1APlczBs" data-secret="dq1APlczBs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>En 1977, l’Iran produisait près de 6 millions de barils de pétrole par jour, son taux de croissance économique annuel était de plus de 12%, il employait 1 million d’étrangers, et sur 20 ans&nbsp;il avait multiplié le salaire moyen des travailleurs de 16 fois. Le taux d’alphabétisation dépassait les 80%. C’est alors que le pays s’est embrasé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle très ambigu&nbsp;des Etats-Unis</h2>



<p>Pourquoi une telle prospérité a-t-elle entraîné une contestation aussi impétueuse? Le chah l’a expliqué par ce qu’il a appelé l’alliance Rouge et Noir, entre les communistes, selon lui à la solde de l’Union Soviétique, et le clergé chiite. Il se trompait complètement,&nbsp;et ce ne serait pas la moindre de ses erreurs.</p>



<p>La suite des événements a démontré la facilité avec laquelle les communistes (Toudeh) et l’extrême gauche (Mujahedin e Khalq, Fedayin e Khalq) ont été balayés par les Mollahs.</p>



<p>Par contre, il a parfaitement ciblé le rôle très ambigu&nbsp;joué par les Etats-Unis d’Amérique dans son départ. Il ne faut pas oublier comment en 1953 la CIA avait renversé le Premier ministre élu Mossadegh qui avait nationalisé le pétrole, cela avait permis au chah de retrouver le trône dont il avait été chassé en 1951. Mais&nbsp;les Etats-Unis sous Jimmy Carter ne joueraient plus le même rôle que sous Eisenhower; avec le développement de la crise, ils avaient envoyé à Téhéran le chef d’état major adjoint de l’Oran, le Général Huyser, qui avait débarqué secrètement&nbsp; et était entré en contact avec les chefs des partis d’opposition, le Front National, et le Mouvement de Libération de l’Iran, ainsi qu’avec le chef d’état major de l’armée, le général Gharabaghi. Pendant ce temps, l’Ayatollah Khomeiny, réfugié à Neauphles-le-Château&nbsp;en France, avait eu toute latitude d’alimenter par ses déclarations incendiaires la contestation, les grèves, les manifestations, et le blocage du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Occident lâche son plus gros client</h2>



<p>A un moment crucial, l’Occident avait donc lâché son plus gros client en armements, l’un de ses plus grands fournisseurs de pétrole et de gaz naturel, celui dont le pays constituait un verrou stratégiques entre les ambitions soviétiques et le golfe arabo-persique, qui avait mis à mal les ambitions panarabes de Saddam Hussein en le contraignant à un partage humiliant des eaux du Chatt El-Arab pour l’établissement de la frontière.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hj0Ebl8YiM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/">‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre Iran-Irak’’: une guerre par procuration ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/19/la-guerre-iran-irak-une-guerre-par-procuration/embed/#?secret=TEfcuYbCkn#?secret=hj0Ebl8YiM" data-secret="hj0Ebl8YiM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une campagne médiatique internationale de grande ampleur fut déclenchée contre le régime impérial, coupable de ne pas tolérer d’opposition politique et de violer les droits de l’homme. Selon le chah, le régime avait justement démarré un train de réformes politiques, et il avait nié toutes les accusations portées contre la Savak, comparée à tout autre organisme de sécurité d’État chargé de lutter contre l’espionnage et la subversion. Après les exactions du régime révolutionnaire à ses débuts, il avait eu beau jeu d’affirmer que durant son règne jamais une aucune répression ne s’était exercée contre autant de personnes, de surcroît hors tout cadre légal.</p>



<p>Enfin pour conclure il attribuait cette cabale regroupant le gouvernement américain, les mollahs, les communistes, les médias, et les défenseurs aux doits&nbsp;humains, au mécontentement des grandes compagnies pétrolières contre ses demandes de hausse du prix du pétrole dans le cadre de l’Opep ayant conduit à l’embargo de 1973 lors de la guerre israélo-arabe, d’une part plus importante des bénéfices pour les pays producteurs, ainsi que de la diversification des sources d’énergie, en particulier par l’installation d’un parc nucléaire composé de 9 centrales capables d’assurer à son pays une production énergétique suffisante indépendante de celle du pétrole et du gaz.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Etats-Unis s’installent durablement dans le Golfe</h2>



<p>Au moment où ces accusations étaient portées sans être prises très au sérieux, personne ne savait pas qu’une guerre de 9 ans opposerait&nbsp;quelques semaines plus tard l’Iran à l’Irak, dont les deux pays sortiraient&nbsp;meurtris, que Saddam envahirait&nbsp;le Koweït, déclenchant la première guerre du Golfe, suivie de l’occupation de l’Irak 12 ans après, et que l’armée américaine s’installerait à demeure dans le Golfe, où elle se trouve toujours.</p>



<p>A sa décharge on&nbsp;avouera que le sort ne lui a pas&nbsp;été plus favorable qu’à un certain nombre de ses amis. Enrico Mattei, le président italien de l’ENI, avec qui le chah avait réalisé un accord avantageux sur le pétrole, mourut dans un accident dans son avion personnel. Ceausescu, auquel le liait une véritable amitié, fut assassiné en 1989 de la manière que l’on sait. Sadate, chez qui il se réfugia jusqu’à sa mort, fut assassiné en 1981. Noriega, son hôte du Panama, a été jugé et emprisonné à vie par les Américains pour trafic de drogue. Quant&nbsp;à Jimmy Carter, le changement en Iran ne lui porta pas bonheur, il eut à affronter l’affaire des otages de l’ambassade de Téhéran et l’échec de leur&nbsp; sauvetage, qui lui coûtèrent sa réélection.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7zj7SFCSjA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/">‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Under Fire’’ : un bouc émissaire à Washington » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/02/26/under-fire-un-bouc-emissaire-a-washington/embed/#?secret=u5vWyCN1lV#?secret=7zj7SFCSjA" data-secret="7zj7SFCSjA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La chute du chah d’Iran fut certainement un événement majeur à l’origine de tous les bouleversements ultérieurs, des trois guerres du Golfe à celles d’Afghanistan et du Yémen, du Liban et de Gaza. Elle fut sans aucun doute issue d’un choix stratégique américain, celui de se débarrasser&nbsp; des régimes nationalistes et modernistes qualifiés de radicaux dans les Etats pétroliers, au bénéfice d’autres, conservateurs et rétrogrades, capables de déstabiliser les républiques musulmanes de l’Asie Centrale soviétique, tout en assurant une présence militaire US permanente dans la région.</p>



<p>Il est certain que cette politique-là eut aussi des effets que les Américains avaient été loin de prévoir,&nbsp;en particulier la montée en puissance du Hezbollah,&nbsp;et les attentats du 11 septembre 2000.&nbsp;Si aujourd’hui leurs armées campent effectivement dans le Golfe dont la plupart des Etats ont signé des accords de paix avec Israël, le défi nucléaire que l’Iran pose n’est toujours pas résolu, pas plus que le potentiel militaire du Hezbollah, ni même celui du Hamas, pour ne pas dire l’ensemble de la question palestinienne, de nouveau sur le tapis avec la 6<sup>e</sup> guerre de Gaza.</p>



<p>Il est donc étrange que le fils du chah, réfugié aux Etats-Unis, prétende aujourd’hui parrainer une opposition iranienne qualifiée de démocratique, avec le soutien sioniste, afin de renverser le régime des mollahs. Il devrait pourtant prendre en compte le destin tragique de son père pour comprendre qu’on ne puisse faire confiance ni aux administrations américaines, ni aux Israéliens.&nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Réponse à l&rsquo;Histoire’’, de Mohammad Reza Pahlavi , éd. Albin Michel, 288 pages, Paris, 13 décembre 1979.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/11/05/reponse-a-lhistoire-le-testament-du-chah-diran-ou-lamerique-a-rebours/">‘‘Réponse à l’Histoire’’: le testament du chah d’Iran, ou l’Amérique à rebours  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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