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	<title>Archives des sciences - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des sciences - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:37:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sadok Zerelli]]></category>
		<category><![CDATA[sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’IA répond à une question relative à la contribution des Arabes et des Musulmans  au développement de la civilisation humaine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/la-contribution-des-arabes-a-la-civilisation-humaine-selon-lia/">La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article, l’auteur explore avec l’outil d’investigation extraordinaire que l’IA constitue, la contribution de nos ancêtres au développement de la civilisation humaine.</em></strong> <strong><em>Les résultats qui en sortent sont très instructifs, y compris pour les intellectuels les plus érudits et peuvent nous inspirer une certaine fierté qui contraste avec le racisme et le mépris dont sont souvent victimes les Arabes vivant en Europe à cause de leur race. La deuxième partie de l’article qui traite des causes du déclin de la civilisation arabo-musulmane et d’un possible renouveau dans un avenir plus ou moins proche est aussi sinon encore plus instructive.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sadok Zerelli *</strong></p>



<span id="more-19024485"></span>



<p class="wp-block-paragraph">J’avais beau dénoncer dans mes derniers articles publiés par Kapitalis les faiblesses voire la menace que l’IA, avec le développement conjoint de la robotique, constitue pour l’existence même de l’humanité et que ChatGPT a lui-même reconnues puisqu’il a classé en premier ce risque parmi plusieurs autres causes possibles de la fin du monde (voir «<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/10/battre-lia-dans-le-jeu-du-ni-oui-ni-non/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Battre l’IA dans le jeu du  » ni oui ni non</a></em>» et «<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/18/lia-une-menace-existentielle-pour-lhumanite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’IA, une menace existentielle pour l’humanité ?</a>»)</em>, il n’en demeure pas moins que l’IA constitue une encyclopédie universelle et un outil d’investigation avec qui aucun esprit humain ne peut rivaliser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, sur un sujet aussi vaste que le titre de cet article, qu’un chercheur en Histoire et civilisation humaine mettrait des années pour en faire le tour, les réponses de l’IA sont concises, précises et fort instructives, y compris pour les spécialistes en la matière&nbsp;et les intellectuels les plus érudits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, j’ai appris beaucoup sur la contribution de nos ancêtres à la civilisation humaine et je suis certain que tous les lecteurs et lectrices de Kapitalis en feront de même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de rendre compte le plus fidèlement possible du dialogue que j&rsquo;ai eu à ce sujet avec ChatGPT, ci-dessous la transcription des questions que je lui avais posées et ses réponses intégrales&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Quel est l’apport des Arabes à la civilisation humaine&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT :</em></strong><em> La question est vaste, car il faut distinguer les Arabes en tant que peuple et la civilisation arabo-musulmane, qui a réuni des Arabes, mais aussi des Persans, Berbères, Turcs, Kurdes, Juifs, Chrétiens, Syriens, etc.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Entre le VIIIᵉ et le XV<sup>e</sup> siècle, cette civilisation a joué un rôle majeur dans la transmission, l’enrichissement et la création du savoir humain.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Voici quelques contributions particulièrement importantes :</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Les mathématiques&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement de l&rsquo;algèbre par Muhammad ibn Musa al-Khwarizmi. Le mot «algèbre» vient de son ouvrage ‘‘Al-Jabr’’&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; diffusion du système de numération indo-arabe (les chiffres 0 à 9) qui a remplacé progressivement les chiffres romains en Europe&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; le mot «algorithme» dérive du nom latinisé d’Al-Khwarizmi.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. L&rsquo;astronomie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; construction d’observatoires et amélioration des instruments d’observation&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; calcul plus précis des mouvements des planètes et des étoiles&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; de nombreuses étoiles portent encore des noms d&rsquo;origine arabe, comme Aldebaran, Altair ou Betelgeuse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. La médecine&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ibn Sina (Avicenne) a rédigé le ‘‘Canon de la médecine’’, utilisé dans certaines universités européennes pendant plusieurs siècles&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Al-Razi a décrit avec précision plusieurs maladies et insisté sur l’observation clinique&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement des hôpitaux publics, de la pharmacie et de la formation médicale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. L’optique et les sciences expérimentales&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Ibn al-Haytham est considéré comme l’un des pionniers de la méthode expérimentale. Ses travaux sur la lumière, la vision et la caméra obscure ont influencé la science européenne pendant des siècles.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. La philosophie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; les penseurs comme Ibn Rushd et Al-Farabi ont commenté et développé les œuvres de Aristote. Leurs écrits ont contribué à la redécouverte de la philosophie grecque en Europe médiévale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>6. La géographie et la navigation&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; cartographie plus précise du monde connu&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; voyages et descriptions détaillées de nombreuses régions par des explorateurs comme Ibn Battuta&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; amélioration de techniques de navigation utilisées ensuite par les marins européens.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>7. La littérature et la poésie&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement d’une tradition poétique parmi les plus riches de l’histoire&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; œuvres célèbres comme ‘‘Les Mille et Une Nuits’’&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; poètes tels que Al-Mutanabbi ou la légende de Qays ibn al-Mulawwah et Layla ont marqué durablement la culture mondiale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>8. L’architecture&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; création de styles architecturaux originaux caractérisés par les arcs, coupoles, mosaïques et motifs géométriques&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; des monuments comme Alhambra, Grande Mosquée de Cordoue ou Mosquée des Omeyyades témoignent encore de cet héritage.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>9. La transmission du savoir&nbsp;:</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’une des contributions les plus importantes a été la préservation et la traduction d’œuvres grecques, persanes et indiennes, notamment dans la Maison de la Sagesse à Bagdad. Une partie de ce savoir est ensuite passée vers l’Europe médiévale, contribuant au développement intellectuel qui a précédé la Renaissance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une nuance importante&nbsp;: </em></strong><em>les historiens soulignent aujourd’hui que les progrès de l’humanité sont le résultat d’échanges continus entre civilisations. Les savants de langue arabe ont hérité de connaissances grecques, persanes, indiennes et d’autres traditions, puis les ont développées avant qu’elles ne soient transmises à d’autres régions du monde. Leur contribution n’est donc pas isolée : elle constitue un maillon essentiel d’une chaîne mondiale du savoir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>C’est pourquoi beaucoup d’historiens considèrent la civilisation arabo-musulmane médiévale comme l’un des grands centres intellectuels de l’histoire humaine, au même titre que la Grèce antique, la Chine impériale ou l’Europe de la Renaissance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Je relève que toutes ces contributions datent d’avant le XV<sup>e</sup> siècle. Comment expliques-tu le déclin de cette civilisation depuis ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT :</em></strong><em> C’est une question qui fait l’objet de débats entre historiens depuis longtemps. Il n’existe pas une cause unique du déclin relatif du monde arabe et de la civilisation islamique par rapport à l’Europe occidentale après le XV<sup>e</sup> siècle. Les chercheurs évoquent généralement une combinaison de facteurs.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Le déplacement des routes commerciales mondiales&nbsp;:</em></strong><em> à partir de la fin du XV<sup>e</sup> siècle, les grandes découvertes maritimes européennes modifient profondément l’économie mondiale. Les routes commerciales qui passaient par le Moyen-Orient perdent une partie de leur importance au profit des routes atlantiques reliant l’Europe, l’Afrique, les Amériques et l’Asie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Des villes autrefois prospères comme Le Caire, Damas ou Bagdad voient leur rôle économique relatif diminuer.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Les invasions et les conflits&nbsp;: </em></strong><em>la destruction de Bagdad lors de l’attaque de Hulagu Khan en 1258 est souvent citée comme un choc majeur. Plus largement, plusieurs régions ont connu des guerres prolongées qui ont affaibli les institutions, le commerce et la production intellectuelle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cependant, cette explication seule est insuffisante : d’autres civilisations ont subi des invasions sans connaître un déclin durable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. L’évolution des institutions politiques&nbsp;:</em></strong><em> de nombreux historiens soulignent que les États de la région sont devenus plus centralisés et parfois moins favorables à l’autonomie des villes, des universités et des groupes marchands que certaines régions d’Europe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En Europe, la concurrence entre plusieurs États a parfois favorisé l’innovation économique, militaire et scientifique. Aucun royaume n’y détenait durablement un monopole du pouvoir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4. La révolution scientifique européenne&nbsp;: </em></strong><em>entre le XVI<sup>e</sup> et le XVII<sup>e</sup> siècle, l’Europe connaît des transformations intellectuelles majeures avec des figures comme Galileo Galilei, Johannes Kepler et Isaac Newton.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les institutions scientifiques modernes, les académies, l’imprimerie de masse et la méthode expérimentale se développent rapidement. Le monde islamique participe à certains échanges, mais ne devient plus le principal centre mondial d’innovation scientifique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. La révolution industrielle&nbsp;: </em></strong><em>le facteur probablement le plus décisif est la révolution industrielle née en Royaume-Uni au XVIII<sup>e</sup> siècle.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’industrialisation donne à l’Europe puis à l’Amérique du Nord une avance économique, militaire et technologique considérable. Beaucoup de régions du monde, y compris le monde arabe, la Chine et l’Inde, se retrouvent relativement distancées.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>6. Le colonialisme&nbsp;: </em></strong><em>aux XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles, une grande partie du monde arabe passe sous domination ou influence européenne : Algérie, Tunisie, Égypte, Irak, etc.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le colonialisme n’explique pas le début du déclin relatif, mais il a souvent freiné le développement autonome et laissé des institutions fragiles ou dépendantes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>7. Les défis contemporains&nbsp;: </em></strong><em>depuis le XX<sup>e</sup> siècle, plusieurs facteurs ont continué à peser : conflits régionaux ; instabilité politique ; dépendance à certaines ressources naturelles ; fuite des cerveaux ; faibles investissements dans la recherche dans plusieurs pays ; systèmes éducatifs parfois mal adaptés à l&rsquo;innovation scientifique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une précision importante&nbsp;: parler de «déclin arabe» peut être trompeur. Certains pays de la région ont connu des progrès rapides dans certains domaines : éducation, santé, infrastructures, finance ou technologies. De plus, les écarts entre pays arabes sont très importants.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Enfin, l’histoire n’est pas linéaire. La Chine, l’Inde, le Japon ou l’Europe ont tous connu des périodes de grandeur suivies de périodes de recul relatif. Les historiens considèrent généralement que la domination scientifique et économique européenne des XIX</em><em><sup>e</sup></em><em> et XX<sup>e</sup> siècles est elle-même un phénomène historique particulier, et non un état permanent ou naturel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En résumé, le déclin relatif du monde arabe résulte probablement d’une combinaison de facteurs : changements économiques mondiaux, transformations politiques, révolution scientifique et industrielle ailleurs, puis colonialisme et difficultés institutionnelles plus récentes. Aucun de ces facteurs, pris isolément, ne suffit à expliquer l’ensemble du phénomène.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AtI1T5pWhX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/">Islam et science : un débat jamais clos</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Islam et science : un débat jamais clos » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/30/islam-et-science-un-debat-jamais-clos/embed/#?secret=bQncdvZ3YP#?secret=AtI1T5pWhX" data-secret="AtI1T5pWhX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moi : Crois-tu à un renouveau de la civilisation arabo musulmane dans un avenir plus ou moins prévisible ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ChatGPT&nbsp;</em></strong><em>: on peut répondre à cette question de façon nuancée : oui, un renouveau est possible dans certains domaines, mais il ne s’agit pas d’un «retour» simple à une ancienne grandeur, plutôt d’une recomposition moderne.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1. Il existe déjà des dynamiques de renouveau&nbsp;:</em></strong><em> dans plusieurs pays du monde arabo-musulman, on observe des progrès réels:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; éducation et universités en forte expansion (ex : Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Qatar, Jordanie, Maroc)&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;&#8211; recherche et innovation en hausse dans certains centres (notamment en ingénierie, énergie, IA appliquée)&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; développement d’infrastructures modernes et de villes globales comme Dubaï ou Riyad&nbsp;;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; croissance de scènes culturelles (cinéma, littérature, musique contemporaine).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cela ne constitue pas une «civilisation homogène», mais plutôt des trajectoires nationales différentes</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2. Les conditions d’un véritable renouveau&nbsp;</em></strong><em>: les historiens et économistes soulignent généralement quelques facteurs clés : a) Éducation et production de savoir. Les périodes de grande influence historique (comme à l’époque de la Maison de la Sagesse) reposaient sur la traduction, la recherche et l’innovation. Aujourd’hui, cela suppose des universités solides, la liberté académique, et l’investissement massif en science et technologie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>b) Institutions stables&nbsp;:le développement durable dépend de la stabilité politique, l’État de droit et une administration efficace.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>c) Intégration dans l’économie mondiale&nbsp;: les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui diversifient leur économie au-delà des ressources naturelles (pétrole/gaz), comme on le voit partiellement dans les pays du Golfe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3. Les obstacles actuels&nbsp;:</em></strong><em> il existe aussi des freins importants dans certaines régions : conflits prolongés (Syrie, Yémen, Libye)&nbsp;; instabilité politique&nbsp;; dépendance économique aux hydrocarbures&nbsp;; fuite des talents vers l’Europe ou l’Amérique du Nord&nbsp;; et les inégalités de développement entre pays.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4. Une erreur fréquente, penser en «civilisation unique»&nbsp;: parler de «la civilisation arabo-musulmane» comme bloc uniforme est historiquement simplificateur. Aujourd’hui, il y a des pays très avancés technologiquement, d’autres en crise profonde, et beaucoup de situations intermédiaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le «renouveau» ne serait donc pas global et simultané, mais fragmenté et progressif.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>5. Une perspective historique plus large&nbsp;: </em></strong><em>l’histoire montre qu’aucune civilisation ne domine durablement :la Chine a connu des cycles, l’Europe aussi,et le monde islamique médiéval également.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les centres de gravité du savoir et de l’économie se déplacent avec le temps. Certains analystes pensent que le XXIᵉ siècle pourrait voir une multipolarité, où plusieurs régions (Asie, Europe, monde arabe, Afrique émergente) jouent des rôles complémentaires.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un «renouveau» est donc possible, mais il ne ressemblera probablement pas à un retour au passé. Il serait plutôt technologique, économique, culturel, et surtout différent de la civilisation médiévale, adaptée au monde globalisé actuel.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moi : Merci pour ces informations fort instructives</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En guise de conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un podcast récent avec Elon Musk, le journaliste lui a demandé quelle est sa principale devise dans la vie qui lui a permis de réussir tout ce qu’il a entrepris et de devenir multimilliardaire et même le premier humain trillionnaire (avec l’entrée en bourse de SpaceX, sa fortune vient de dépasser les 1000 milliards de dollars), sa réponse est éloquente et devrait nous faire tous réfléchir : <em>«Ma devise dans la vie est que le plus difficile n’est pas de trouver des réponses qu’on se pose mais de se poser les bonnes questions</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous suffit de transposer à l’IA sa réponse et savoir lui poser les bonnes questions qui nous enrichissent et nous éclairent tant dans notre vie personnelle que professionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des discussions avec des amis, j’ai comparé souvent l’invention de l’IA à l’invention de la voiture : on peut l’utiliser pour se rendre à son travail et gagner du temps ou faire des balades en famille, comme on peut l’utiliser pour se tuer dans un accident de de la route parce qu’on on ne sait bien conduire et l’utiliser correctement. Pareil pour l’IA : soit elle sera une merveilleuse source d’épanouissement et de culture générale pour les humains, soit elle causera leur perte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste et consultant international. </em><em></em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bASd0qCuDJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/">Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/embed/#?secret=nQHWRIXJXS#?secret=bASd0qCuDJ" data-secret="bASd0qCuDJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/la-contribution-des-arabes-a-la-civilisation-humaine-selon-lia/">La contribution des Arabes à la civilisation humaine, selon l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:55:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Renaissance arabe]]></category>
		<category><![CDATA[sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question de la «Renaissance arabe» hante les intellectuels depuis plus d’un siècle. Pourquoi tarde-t-elle à se réaliser ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/pourquoi-les-arabes-nont-ils-pas-encore-eu-leur-renaissance/">Pourquoi les Arabes n’ont-ils pas encore eu leur Renaissance ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La question de la «Renaissance arabe» hante les intellectuels depuis plus d’un siècle. Elle surgit dans les écrits d’Abdelrahman al-Kawakibi, d’Ali Abderrazak, de Taha Hussein, de Hichem Djaït. Elle traversait les pensées d’Ibn Khaldoun — déjà, au XIVᵉ siècle — qui percevait le cycle des civilisations et leur déclin. Une question s’impose : pourquoi la Renaissance européenne (XV<sup>e</sup>-XVI<sup>e</sup>) — qui a bouleversé l’art, la science, la philosophie, la politique — n’a-t-elle pas trouvé d’équivalent dans le monde arabe ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor </strong>*</p>



<span id="more-18017720"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas ici d’un jugement de valeur, mais d’un constat historique, scientifique et sociologique. Car la Renaissance n’est pas seulement un mouvement artistique : elle est la conjugaison de trois forces :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. une révolution intellectuelle</em> : retour au doute, à la critique, à la raison ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. une révolution politique</em> : émergence de l’individu, de l’État moderne, du droit ;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. une révolution scientifique</em> : mathématiques, médecine, astronomie, anatomie, navigation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ces forces n’ont-elles pas convergé dans le monde arabe ? Pourquoi, malgré un âge d’or spectaculaire (VIIIᵉ–XIIIᵉ), les sociétés arabes n’ont-elles pas connu l’équivalent d’une Renaissance structurante et durable ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que cet article explore, en remontant aux causes profondes — historiques, politiques, économiques, religieuses — qui ont empêché l’émergence d’un mouvement réformiste comparable à celui de l’Europe moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>I. L’âge d’or arabo-musulman : une avance spectaculaire… puis un effondrement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut d’abord rappeler un fait essentiel : entre le VIIIᵉ et le XIIᵉ siècle, le monde arabe était en avance sur l’Europe dans presque tous les domaines : médecine (Ibn Sina)&nbsp;; mathématiques (Al-Khawarizmi)&nbsp;;&nbsp; astronomie (Al-Battani)&nbsp;; philosophie (Ibn Rushd, Al-Farabi)&nbsp;; sociologie et historiographie (Ibn Khaldoun)&nbsp;; géographie (Al-Idrissi)&nbsp;; architecture, urbanisme, irrigation, papier, bibliothèques…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bagdad, Le Caire, Kairouan, Qurtuba, Damas étaient les capitales du savoir. L’Europe, à la même époque, traversait un Moyen Âge sombre, borné par la scolastique et la féodalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment ce monde brillant a-t-il pu s’effondrer au point de ne pas produire une Renaissance interne ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois grandes ruptures historiques l’expliquent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>II. Les causes historiques : un affaiblissement ancien, structurel et profond</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. L’invasion mongole et la destruction de Bagdad (1258)&nbsp;:</em> &nbsp;la chute de Bagdad est un événement psychologique aussi important que la chute de Rome en Occident. La Maison de la Sagesse est détruite, les manuscrits jetés dans le Tigre. Les centres de recherche s’effondrent. La dynamique scientifique se brise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. Le triomphe du littéralisme religieux et l’affaiblissement du rationalisme&nbsp;:</em> au XIIᵉ siècle, la pensée rationaliste (Mu’tazilites) recule. La philosophie est progressivement marginalisée.<br>L’héritage d’Ibn Rushd n’est pas transmis dans le monde arabe, mais récupéré… par les Européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe, au XIIIᵉ siècle, lit Averroès. Le monde arabe, lui, se tourne vers une théologie plus rigide et méfiante à l’égard de la philosophie. Résultat : la raison critique change de rive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. La fermeture progressive de l’ijtihad&nbsp;:</em> la notion d’ijtihad — effort d’interprétation et d’innovation — se referme progressivement entre le XIIIᵉ et le XVIᵉ siècle, ouvrant la voie à la répétition, au commentaire, à la tradition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans réinterprétation juridique, les sociétés se figent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>III. La Renaissance européenne : une convergence unique que rien n’a imitée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre l’absence de Renaissance arabe, il faut comprendre la spécificité de la Renaissance européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Les villes, les marchands et la naissance du capitalisme&nbsp;: </em>les cités-États comme Florence, Venise, Gênes, Milan deviennent indépendantes, riches, concurrentes, et liées au commerce international. Cet enrichissement fait émerger une bourgeoisie qui finance artistes, savants, et universitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde arabe, au contraire, la centralisation politique étouffe les villes marchandes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. L’imprimerie (1450) et l’explosion des idées&nbsp;: </em>Gutenberg change la civilisation.L’imprimerie permet la diffusion du savoir,la contradiction,le débat, la réforme protestante,l’explosion scientifique.Or dans le monde arabe, l’imprimerie est introduite tardivement (fin XVIIIᵉ), souvent combattue par les autorités, et la copie manuscrite reste dominante jusqu’au XIXᵉ siècle.Sans imprimerie, impossible de produire une Renaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. L’Europe se libère du religieux, le monde arabe s’y replie&nbsp;: </em>la Renaissance européenne est impensable sans la critique des institutions religieuses, le retour à la philosophie grecque, et l’apparition de l’individu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde arabe, au contraire, la religion conserve une fonction politique centrale. Le religieux devient le refuge identitaire, surtout après les invasions, les divisions, la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>IV. La colonisation : une rupture douloureuse qui bloque la réforme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du XIXᵉ siècle au milieu du XXᵉ, les sociétés arabes sont soumises à différents types de colonisation : française, britannique, italienne, et espagnole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Despotisme modernisateur vs. Humiliation historique&nbsp;: </em>la colonisation modernise parfois (chemins de fer, écoles), mais détruit les structures politiques locales, humilie les sociétés, et bloque l’émergence d’une pensée autonome. Arrivée de l’extérieur, de manière brutale et violente, elle est vécue comme imposée, pas comme un mouvement interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. Les élites réformistes étouffées&nbsp;: </em>des penseurs extrêmement brillants émergent pourtant :Tahtawi en Égypte (1826),Khaireddine en Tunisie (1867),Jamal al-Din al-Afghani,Mohamed Abdou,Taha Hussein, en Egypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais leurs réformes restent marginales, sont combattues par les conservateurs, et sabotées par les forces coloniales qui craignent une autonomie intellectuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>V. L’indépendance : une modernité inachevée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les années 1950-1970 voient l’émergence des États nationaux. Espoir immense. Mais très vite… désillusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Le choix du modèle autoritaire</em>&nbsp;: presque tous les États arabes adoptent un modèle centralisé, un parti unique ou dominant, des services de sécurité puissants, et un contrôle étroit de l’opinion. Le discours modernisateur cache donc un pouvoir personnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. L’école comme instrument politique, non comme espace critique&nbsp;: </em>l’éducation reste souvent dogmatique,mémorielle,sans pensée critique,<em> et </em>sans philosophie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une Renaissance exige une réforme de l’éducation. Or l’école arabe, majoritairement, reproduit les schémas traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. L’économie de rente et le pétrole comme anesthésique&nbsp;: </em>les pays riches en hydrocarbures vivent dans une économie non productive (richesse sans innovation; État-providence sans effort&nbsp;; absence d’industrie scientifique…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays non riches, eux, sont fragilisés par la bureaucratie, le chômage, et la corruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Renaissance demande une autonomie économique. Or la dépendance est massive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>VI. La fragmentation culturelle (tradition, religion, modernité)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. Le rapport au religieux entre héritage et verrouillage&nbsp;: </em>dans les sociétés arabes, la religion reste un marqueur identitaire majeur. Elle est parfois utilisée par les régimes pour contrôler la population,légitimer l’autorité etneutraliser la critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une Renaissance exige une séparation fonctionnelle entre religion, savoir, et politique. Or cette séparation n’a jamais été pleinement opérée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. L’échec de la sécularisation&nbsp;: &nbsp;</em>dans la plupart des pays arabes, la sécularisation est incomplète, superficielle, perçue comme occidentale, et accusée de trahison culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. Le rôle ambivalent des nouvelles technologies&nbsp;: </em>les réseaux sociaux offrent un espace critique… mais aussi un espace de complotisme, moralisme violent, polarisation, et fragmentation. Ils produisent de la parole, mais pas nécessairement de la pensée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>VII. Pourquoi la Renaissance arabe n’a-t-elle pas eu lieu ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est multifactorielle :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. l’interruption de la pensée rationaliste (XIIᵉ–XVIIIᵉ siècle), la philosophie s’efface, et l’ijtihad se ferme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. L’absence d’institutions capables de protéger le savoir critique&nbsp;: pas d’universités autonomes, pas d’imprimerie massive, pas de liberté de recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. La centralisation politique&nbsp;:</em> les États arabes ont rarement toléré la contradiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4. La colonisation et ses traumatismes&nbsp;: </em>la modernité arrive de manière extérieure, noncomme une maturation interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>5. Une économie peu productive&nbsp;: </em>sans autonomie économique, impossible de soutenir une révolution intellectuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>6. Un rapport complexe au religieux&nbsp;: </em>le religieux reste sacralisé dans les sphères politiques et éducatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>7. Une école qui n’enseigne pas le doute&nbsp;: </em>une Renaissance exige que l’on apprenne à penser contre ce que l’on croit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>VIII. Une Renaissance arabe est-elle possible ? Oui — mais pas sans conditions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>1. La réforme de l’école, le cœur de tout&nbsp;: </em>une Renaissance commence dans les classes (philosophie dès le collège, pensée critique, histoire des idées, liberté de recherche et centres scientifiques autonomes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2. La séparation des sphères&nbsp;: </em>il ne s’agit pas de nier le religieux, mais de définir ses limites (le religieux dans la spiritualité&nbsp;; la science dans le savoir&nbsp;; et le droit dans le politique).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>3. Un projet économique basé sur la créativité&nbsp;: </em>les sociétés qui innovent sont celles qui produisent, inventent, valorisent le travail, et soutiennent la recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>4. Une liberté réelle, pas seulement proclamée&nbsp;: </em>une Renaissance exige des médias libres, des universités libres, un espace critique ouvert, et un État qui ne craint pas la contradiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion : La Renaissance arabe n’est pas un rêve, c’est une nécessité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence de Renaissance arabe n’est pas un échec définitif. C’est un processus historique incomplet. Mais il faut dire les choses clairement : Une Renaissance ne naît jamais dans la complaisance, ni dans le confort, ni dans la répétition. Elle naît dans la critique, le doute, la rupture, la liberté, l’effort collectif, la volonté politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés arabes possèdent les ressources humaines, intellectuelles et culturelles pour accomplir ce tournant. Elles possèdent une jeunesse immense. Elles possèdent une histoire riche, une langue puissante, une imagination fertile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Renaissance n’est pas un héritage. Elle est un choix. Le choix de penser autrement. Le choix de se libérer du passé sans le renier. Le choix de construire la modernité au lieu de l’importer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, peut-être, la question ne sera plus : <em>«Pourquoi n’avons-nous pas eu notre Renaissance ?»</em> mais : <em>«Comment avons-nous réussi à la construire ?»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Bibliographie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djaït, Hichem.</strong> <em>La personnalité arabe</em>. Gallimard, 2004.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Arkoun, Mohammed.</strong> <em>L’islam, morale et politique</em>. Desclée de Brouwer, 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hourani, Albert.</strong> <em>La pensée arabe moderne</em>. Sindbad, 1991.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Kawakibi, Abdelrahman.</strong> <em>Tabai‘ al-Istibdad</em> (La nature du despotisme), 1902.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hussein, Taha.</strong> <em>L’Avenir de la culture en Égypte</em>. 1938.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibn Khaldoun.</strong> <em>Muqaddima</em>. Éd. Bayrouni.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Roy, Olivier.</strong> <em>L’échec de l’islam politique</em>. Seuil, 1992.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lewis, Bernard.</strong> <em>La crise de l’islam</em>. Gallimard, 2002.</p>
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		<title>Islam et science : un débat jamais clos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Apr 2023 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Faouzia Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Jamal Eddine Al-Afghani]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Abdou]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Iqbal]]></category>
		<category><![CDATA[sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En islam, et à de rares exceptions près, le savoir scientifique est toujours demeuré fragmentaire et dénué de toute volonté de le faire évoluer et aboutir. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En islam, et à de rares exceptions près, le savoir scientifique est toujours demeuré fragmentaire et dénué de toute volonté de le faire évoluer et aboutir. Les pays arabes et musulmans ne produisent pas le savoir, c’est une cause entendue. Comment en est-on arrivé là?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-7684698"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des références citées dans ce livre avait très justement fait remarquer qu&rsquo;en 1660 la cathédrale Saint Paul de Londres et le Taj Mahal d’Agra étaient tous deux en construction. Mais&nbsp;alors que l’Angleterre produisait Newton, l’Inde se repliait sur elle-même empêtrée dans ses guerres, ses luttes dynastiques et ses harems.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On aurait tout aussi bien pu ajouter que la science militaire de Ahmed Shah Abdali en 1730 égalait celle du fameux duc anglais Marlborough, dont aucun général de Louis XIV (dit le Roi Soleil) n’avait pu venir à bout. Pourtant en 1764 à la bataille de Plassey, les troupes (coloniales) de Clive, encerclées par celles vingt fois plus nombreuses du Nawab du Bengale, n’en avaient fait qu’une bouchée; elles avaient pris la précaution de recouvrir leurs provisions de poudre et de munitions par des bâches étanches, et cela leur avait permis, contrairement à leurs adversaires, de disposer d’armes en état de fonctionner à la fin de l’orage qui avait éclaté brusquement ce jour-là. Il faut dire que depuis Crécy en 1346, quand les arbalétriers génois&nbsp;du roi de France s’étaient retrouvés incapables de bander les cordages de leurs armes trempées par la pluie, les Anglais savaient à quoi s’en tenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre siècles de retard</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins il n’y a pas que les conjonctures des batailles pour expliquer les aléas de l’histoire. On pourra toujours arguer du remplacement des dar el-ulum bouyides chiites dispensant le savoir profane par les medersas seldjoukides sunnites d’enseignement exclusivement charaïque, de la fermeture de l’observatoire astronomique d’Istanbul sur injonction des ulémas, du retard (quatre siècles) pris pour introduire les imprimeries dans le monde musulman alors que les Arabes avaient été les premiers à utiliser le papier en provenance de Chine pour l’écriture dès le Xe siècle. Mais tout s’était-il réellement joué plus tôt lorsque les rationalistes mutazilites élitistes avaient subi une défaite décisive face aux clercs religieux soutenus par la populace menés par Al-Ghazali qui avait placé le texte révélé du Coran au-dessus de toute discussion, de toute remise en question?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OZQ63MUR3x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/">‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La deuxième Fatiha’’ : s’approprier le Coran, depuis la bataille de Siffin jusqu’à nos jours » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/26/la-deuxieme-fatiha-sapproprier-le-coran-depuis-la-bataille-de-siffin-jusqua-nos-jours/embed/#?secret=lSGamk3n47#?secret=OZQ63MUR3x" data-secret="OZQ63MUR3x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les choses ont perduré ainsi jusqu&rsquo;au XIXe siècle quand Jamal Eddine Al-Afghani, Mohamed Abdou, plus tard Mohamed Iqbal, face à l’occupation coloniale des pays musulmans avaient tenté de démontrer la compatibilité de l’islam avec la science moderne. Mais avec la mondialisation et l’apparition des réseaux sociaux, l’imposture selon laquelle toutes les découvertes scientifiques sont en réalité incluses&nbsp;dans le texte coranique a fait florès, au bénéfice évidemment des islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Coran est-il pour autant un obstacle épistémologique de première importance ? Si l&rsquo;on s’en réfère au texte, il ne l’est pas plus que tout autre livre, et même bien au contraire. Par contre, relativement à l’organisation politique qu’il a inspirée, celle de régimes dont le prêtre roi règne sur des populations occupées en s’appuyant sur une aristocratie guerrière, et sur la légitimité conférée par les clercs religieux en vertu d’un droit immuable de l’interprétation du sacré, la réponse ne peut être qu’affirmative.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La séparation entre les pouvoirs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe il y avait eu l’<em>habeas corpus</em> et le parlement en Angleterre, la querelle des investitures entre l’Eglise et l’Empire, qui avaient préparé la voie à la séparation entre l’Etat et l’Eglise et entre les pouvoirs, au droit de propriété, et à la libre entreprise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la libre entreprise qui avait assuré aux Hollandais puis aux Anglais la domination des mers par le biais des compagnies de commerce, et seules certaines garanties politiques aboutissant à la citoyenneté et au concept de nation avaient permis aux commerçants d’investir sans crainte d’être dépossédés par l’Etat. Et c&rsquo;est toujours la libre entreprise qui avait permis les améliorations techniques de la navigation et de l’armement nécessaires au commerce et à la colonisation européens.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RQxHsWvQrc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/">‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Une révolution en pays d’islam’’: la Tunisie entre insurrection et involution » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/18/une-revolution-en-pays-dislam-la-tunisie-entre-insurrection-et-involution/embed/#?secret=OixFmtui1Y#?secret=RQxHsWvQrc" data-secret="RQxHsWvQrc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a rien eu de tel en islam où à de rares exceptions près le savoir scientifique est toujours demeuré fragmentaire et dénué de toute volonté de le faire évoluer et aboutir. Le cas le plus significatif en est l’Espagne et le Portugal, ces deux pays qui n’ont eu de cesse d’utiliser les connaissances léguées par les Arabes qu’ils venaient de vaincre pour devenir des puissances maritimes de premier plan, chose que ces derniers durant sept siècles n’ont jamais accomplie,&nbsp;probablement parce qu’ils n’en ont pas éprouvé le besoin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les vérités établies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, prétendre que la quête du savoir s’est interrompue avec Avicenne et Al-Biruni sous l’influence des docteurs de la loi n’est vrai que dans un sens; c’est même déjà un peu idéaliser les choses dans une quête d’essence idéologique. Si des musulmans se sont intéressés à la philosophie grecque, iranienne, et hindoue, les pouvoirs politiques en place en avaient fixé les limites à ne pas franchir. S’ils ne se sont pas intéressés à l’amélioration des techniques de navigation c’est parce qu’ils empruntaient les routes terrestres, et que le cabotage le long des côtes de l’Asie ou de l’Afrique ne nécessitait pas de navires de haute mer, bien plus grands, rapides et solides, ceux-là mêmes que les Européens, disposant de forêts en abondance, n’avaient d’autre choix que de construire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De surcroît la richesse accumulée grâce au commerce et aux conquêtes n’incitait&nbsp;pas à la remise en cause des habitudes ou des vérités établies, qu’elles fussent politiques, sociales, ou religieuses. Cette prospérité a eu le même effet paradoxal que l’or des Amériques sur l’Espagne, qui en achetant selon ses besoins, a fait travailler les économies de ses voisins, tout en négligeant la sienne,&nbsp;avant de se retrouver ruinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, plus que les entraves épistémologiques en rapport ou non avec la religion, c’est la situation géopolitique de l’islam qui a rendu son déclin inéluctable. Le drame est que le débat ouvert pour en expliquer les causes et y remédier, n’est toujours pas clos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘L’islam et la science. En finir avec les compromis’’, essai de Faouzia Farida Charfi, éd. Odile Jacob, Paris 2021, 240 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zTYQTgPShP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/">Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Europe et islam : les origines d&rsquo;un antagonisme pérenne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/27/europe-et-islam-les-origines-dun-antagonisme-perenne/embed/#?secret=cR7WYen332#?secret=zTYQTgPShP" data-secret="zTYQTgPShP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Mahmoud Ben Romdhane nouveau président de Beït Al-Hikma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Mar 2021 19:45:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
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		<category><![CDATA[Mahmoud Ben Romdhane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pr Mahmoud Ben Romdhane a été élu ce samedi 27 mars 2021, nouveau président de l&#8217;Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beït Al-Hikma) succédant ainsi au Pr Abdelmajid Charfi. Cette annonce a été faite à l&#8217;issue des élections effectuées au siège de l&#8217;Académie, sachant que Mahmoud Ben Romdhane, économiste, ancien président de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Mahmoud-ben-romdhane-Beit-Al-Hikma.jpg" alt="" class="wp-image-343113"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pr Mahmoud Ben Romdhane a été élu ce samedi 27 mars 2021, nouveau président de l&rsquo;Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beït Al-Hikma) succédant ainsi au Pr Abdelmajid Charfi.</em></strong></p>



<span id="more-343108"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette annonce a été faite à l&rsquo;issue des élections effectuées au siège de l&rsquo;Académie, sachant que Mahmoud Ben Romdhane, économiste, ancien président de la section tunisienne d’Amnesty International et ancien ministre (du Transport de février 2015 à février 2016 puis des Affaires sociales, jusqu&rsquo;en août 2016) a remporté les élections avec 34 voix, contre le candidat Khaled Ghédira, ingénieur en intelligence artificielle et professeur en informatique (25).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Militant pour les droits de l&rsquo;Homme Ben Romdhane était président de la section tunisienne d&rsquo;Amnesty International de 1988 à 1994, et a été membre du mouvement de gauche Ettajdid, dont il a été le secrétaire général adjoint. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la révolution tunisienne de janvier 2011, il devient coordinateur du programme économique et social du Pôle démocratique moderniste, créée pour l&rsquo;élection de l&rsquo;Assemblée nationale constituante (ANC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau président de Beït Al-Hikma, qui a publié de nombreux ouvrages de références, est aussi consultant, notamment auprès des institutions internationales liées à l&rsquo;Organisation des Nations unies.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
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		<title>Tunisie : «Yosr» et «Ramzi», les tortues marines sauvées par la garde maritime de Kerkennah (Photos)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2020 04:03:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux tortues marines ont récemment été sauvées par la garde maritime de Kerkennah (Sfax). Prises en charge par l&#8217;Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM) de Monastir. Elles seront relâchées en mer après rétablissement. Le 1er mai 2020, la tortue baptisée Yosr, a été sauvée par la garde maritime de Kerkennah avec...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/tortues-marines-Kerkennah.jpg" alt="" class="wp-image-297786"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deux tortues marines ont récemment été sauvées par la garde maritime de Kerkennah (Sfax). Prises en charge par l&rsquo;Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM) de Monastir. Elles seront relâchées en mer après rétablissement.</em></strong></p>



<span id="more-297782"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1er mai 2020, la tortue baptisée Yosr, a été sauvée par la garde maritime de Kerkennah avec la collaboration de l’INSTM de Sfax qui a récupéré la blessée, précise l&rsquo;INSTM, en remerciant la garde nationale «<em>pour son soutien infaillible et sa contribution aux efforts de conservation des tortues marines en Tunisie, même en période de confinement</em>».</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/y4.jpg" alt="" data-id="297787" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/y4.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=297787" class="wp-image-297787"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/y3.jpg" alt="" data-id="297788" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/y3.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=297788" class="wp-image-297788"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/y2.jpg" alt="" data-id="297789" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/y2.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=297789" class="wp-image-297789"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/tortues.jpg" alt="" data-id="297790" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/tortues.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/?attachment_id=297790" class="wp-image-297790"/></figure></li></ul></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Institut a également rappelé que, le 19 avril dernier, les agents de la garde maritime de Kerkennah, avec la coordination de l’INSTM, annexe de Sfax, ont procédé au sauvetage de Ramzi, une tortue de mer, qui a également été transportée au centre  de l’INSTM de Monastir, pour des soins, après l&rsquo;ingestion de déchets plastiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Yosr et Ramzi, qui sont en cours de rétablissement, pourront bientôt retourner dans leur milieu naturel, rassure l&rsquo;INSTM.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On notera aussi que, mardi dernier, deux pêcheurs, Hamdi et Malek Mahjoub, amis de l&rsquo;association Notre grand bleu (NGB), ont sauvé une tortue de mer dans la zone de Sidi Abdelhamid, à Sousse. Elle était prise au piège dans des filets de pêche, dont ils l&rsquo;ont débarrassée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux pêcheurs ont examiné et pris soin de la tortue, avant de la relâcher au large de Sousse, indique l&rsquo;association NGB.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>



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