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	<title>Archives des Sikhs - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Sikhs - Kapitalis</title>
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		<title>Ranjit Singh : Le destin manqué d’une Inde au-delà des castes, des religions, et de la domination anglaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 06:50:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le défi actuel pour l’Inde consiste à empêcher toute union ou fédération entre l’Afghanistan et le Pakistan.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/19/ranjit-singh-le-destin-manque-dune-inde-au-dela-des-castes-des-religions-et-de-la-domination-anglaise/">Ranjit Singh : Le destin manqué d’une Inde au-delà des castes, des religions, et de la domination anglaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ranjit Singh a su préserver le royaume multiconfessionnel du Punjab mais de son vivant seulement, pendant cinquante ans. Mais sa plus grande et sa plus grave erreur fut de ne pas tenter de s’opposer au diktat des Anglais sur le sous-continent.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-12878317"></span>



<p>Ranjit Singh fut le fondateur de l’éphémère Royaume du Punjab (le Durbar ainsi qu’on l’a nommé) au XIXe&nbsp;siècle qui dura une cinquantaine d’années, entre l’Afghanistan, le Cachemire et le Sind et la rivière Sutlej. Devenu borgne après avoir été frappé par la variole, il avait l’habitude de dire: <em>«Dieu a fait que je regarde tous les livres saints du même œil»</em>. Il unifia par la ruse, la force, les alliances matrimoniales, sous son autorité, la douzaine de principautés sikhes qui jusque-là avaient dominé la province après la décadence de l’empire Moghol et les terribles invasions afghanes du XVIIIe siècle. Mais l’État ne fut pas confessionnel, les Sikhs minoritaires y constituèrent certes la noblesse guerrière et s’assurèrent conséquemment la possession des meilleures terres, mais les Musulmans majoritaires et les Hindous y jouèrent aussi un grand rôle.</p>



<p>Il n’empêche; si le maharajah fut tolérant, et pas particulièrement respectueux des préceptes de sa religion, il faut rappeler que l’<em>adhan</em> récité du haut des minarets des mosquées était tenu pour une manifestation de la domination musulmane, qui chez les Sikhs n’avait pas laissé les meilleurs souvenirs, et de ce fait, les muezzins furent souvent décapités.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7061NTr0HD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/">‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/embed/#?secret=5oK1BtUKSd#?secret=7061NTr0HD" data-secret="7061NTr0HD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le diktat des Anglais</h2>



<p>En réalité, l’État fut le porte-drapeau du nationalisme Punjabi. Et la politique expansionniste vers les collines et les contreforts de l’Himalaya, vers la passe de Khyber, visait à garantir les frontières contre les Gurkhas en provenance du Népal, et les Afghans. Mais l’extension du Royaume du Punjab fut bloquée par les Anglais qui l’empêchèrent de s’assurer le contrôle&nbsp;des principautés sikhes du Malwa à l’est de la rivière Sutlej jusqu’à Delhi, puis vers le sud en direction de l’océan indien et de la vallée de l’Indus. A l&rsquo;ouest, elle mena à l’occupation de Peshawar et de la province du Nord-Ouest, puis à contenir les guérilleros indo-afghans&nbsp;de l&rsquo;Imam Syed Ahmed Barlawi,&nbsp;qui vaincu et tué à Balakot en 1821, n’en fut pas moins enterré décemment par ses ennemis non-musulmans. Au nord-est par la chaîne de l’Himalaya jusqu’au Népal et aux confins de la Chine, l’entreprise de conquête du général Zorawar&nbsp;Singh se solda par un échec,&nbsp;la logistique et les rudes conditions climatiques l’expliquant&nbsp;en partie.</p>



<p>Il reste que Ranjit Singh essaya&nbsp;de s’immiscer dans les affaires afghanes en tentant d’aider Shah Shuja à se saisir de la couronne au détriment de Dost Muhammad. Mais c’était sans compter une nouvelle fois avec les Anglais qui, inquiets de voir les Russes envahir l’Afghanistan, décidèrent d’occuper Kaboul, et Ranjit Singh n’eut d’autre choix que d’accepter de coopérer militairement à l’entreprise.</p>



<p>La singularité du Royaume du Punjab s’est située dans sa puissance militaire, sans équivalent dans la région, et qui lui permit de triompher&nbsp;des invincibles guerriers afghans qui pendant près de 800 ans avaient ravagé le nord de l’Inde sans rencontrer de résistance.</p>



<p>Le maharajah Ranjit Singh, illettré mais doté d’une vive intelligence et d’une curiosité sans limites, avait très vite saisi la supériorité militaire européenne et engagé de nombreux officiers, dont plusieurs réformés de la grande armée de Napoléon Bonaparte, pour entraîner la sienne, qui fut de surcroît dotée d’une puissante artillerie. Sa plus grande et sa plus grave erreur fut de ne pas tenter de s’opposer au diktat des Anglais sur le sous-continent, ou à tout le moins, de les refouler jusqu’à la frontière Yamuna.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TBoyYii0QQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/">‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/embed/#?secret=qyaMZsH8m0#?secret=TBoyYii0QQ" data-secret="TBoyYii0QQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un Etat démembré dès sa naissance</h2>



<p>Certes, cela lui permit de préserver son royaume mais de son vivant seulement. Les péripéties de la conquête anglaise du Punjab sept années après sa mort prouvèrent que la chute du Royaume fut plus due à un commandement politique et militaire déficient qu’à une quelconque supériorité militaire,&nbsp;ainsi que l’ont reconnu les Anglais eux-mêmes.</p>



<p>Pour conclure, lors de l’Indépendance de l’Inde en 1947, les Anglais ne rétablirent pas le royaume du Punjab, mais ils créèrent à la place un État tampon, entre l’Inde et l’Afghanistan, le Pakistan, dont l’élément dominant était justement les Punjabis musulmans. Cet Etat démembré dès sa naissance en deux ailes, occidentale et orientale, joua à l’issue de la sécession du Bangladesh un rôle crucial dans la défaite et même la chute de l’Union Soviétique en 1990 après l’invasion de l’Afghanistan de 1979.</p>



<p>Le défi actuel pour l’Inde consiste à empêcher toute union ou fédération entre l’Afghanistan&nbsp;et le Pakistan. En effet, l’Histoire prouve que toute puissance contrôlant Kaboul et Lahore dominera inévitablement un jour ou l’autre Delhi et la vallée du Gange.&nbsp;</p>



<p><em>Médecin de libre pratique. &nbsp;&nbsp;</em></p>



<h1 class="wp-block-heading"><em>‘‘Ranjit Singh, Maharaja Of The Punjab’’, de Khushwant Singh, éd. Penguin Random House India, 18 avril 2017, 248 Pages.</em></h1>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MaPhAnigVp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/">«Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/embed/#?secret=biRIp4BxE6#?secret=MaPhAnigVp" data-secret="MaPhAnigVp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Mar 2024 06:52:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1849, les Anglais annexaient le royaume du Punjab à leurs possessions indiennes. Pourtant rien ne laissait présager un tel dénouement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/10/the-fall-of-the-kingdom-of-the-punjab-un-etat-independant-raye-de-la-carte-par-les-anglais/">‘‘The fall of the kingdom of the Punjab’’ : un Etat indépendant rayé de la carte par les Anglais</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 1849, les Anglais, autrement dit la John Company, annexaient le royaume du Punjab à leurs possessions indiennes. Pourtant rien ne laissait présager un tel dénouement. Le royaume disposait de l’armée autochtone la plus puissante d’Asie, commandée par des officiers français issus des guerres napoléoniennes, ou américains, et ayant à sa disposition outre une cavalerie et une infanterie entraînée à l’européenne, une puissante artillerie. Cette armée avait combattu souvent avec succès contre les terribles guerriers Pathans, et avait même réussi à conquérir sur eux la province du nord-ouest et la ville de Peshawar.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-12028917"></span>



<p>Les relations entre le royaume et la compagnie des Indes orientales qui avait conquis la totalité de l’Inde avaient été cordiales. Les Anglais avaient néanmoins obtenu un droit de passage vers l’Afghanistan et ils avaient réussi à conquérir Kaboul avec l’aide des régiments punjabis. Cependant ils n’avaient pas pu s’y maintenir; ils avaient été exterminés par les tribus montagnardes. Par ailleurs, ils avaient interdit à leurs alliés punjabis toute extension en direction du Sind ou l’Est, la rivière Sutlej devant constituer la frontière commune entre les deux puissances. Ainsi toutes les principautés indépendantes à l’est de la rivière&nbsp; passaient sous la dépendance des Anglais.</p>



<p>On ignore à quel moment les dirigeants de la John Company ont commencé à envisager la conquête du royaume voisin, d’autant que jusque-là son gouvernement s’était conduit en allié loyal.</p>



<p>Il convient de rappeler ici que l’élément dominant de l’Etat Punjabi était constitué par les Sikhs, cette confrérie religieuse d’inspiration soufie composée essentiellement par les paysans jats hindous sous l’autorité des dirigeants religieux appelés Gurus à qui était reconnue une autorité quasiment divine comparable à celle des imams chiites.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Britanniques à la manœuvre &nbsp;</h2>



<p>L’histoire&nbsp;de la confrérie, d’abord pacifique, avait été une succession de guerres contre le gouvernement musulman moghol, et quelques gurus avaient été pris et exécutés après avoir été torturés. Le dernier, Gobind Singh, avait demandé qu’après sa mort, nul guru ne lui succédât, le livre saint, l’Adi Granth, constitué d’une compilation d’hymnes composés par les gurus et des soufis musulmans, faisant désormais office de guide de la communauté.</p>



<p>Les Sikhs étaient donc fondamentalement hostiles aux musulmans qui composaient pourtant la majorité de la population. Au début du XIXe siècle Ranjit Singh avait réussi à réunifier la totalité du Punjab, le Kashmir, et une partie de l’Afghanistan sous son autorité. Mais à sa mort, en 1839, une lutte pour le pouvoir s’engageait entre différents clans sikhs, Sindhiwala, Majithia, Attari Wala, un autre, celui des Dogra, étant hindou. Son premier successeur était empoisonné, le second, son fils, mourait sous les blocs de pierre d’une arche écroulée lors de son passage à dos d’éléphant, le troisième était assassiné alors qu’il essayait une arme à feu. L’un des instigateurs du meurtre, un des frères Dogra, s’enfuyait au Kashmir en emportant la totalité du trésor royal, et l’autre se réfugiait en territoire anglais dont l’autorité apparaissait ainsi impliquée dans les désordres survenus dans l’Etat voisin. Une reine était décapitée par ses servantes, tout comme l’était un premier ministre par les soldats.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vf9a7bIx8U"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/">‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/embed/#?secret=YFmLCmCXTH#?secret=vf9a7bIx8U" data-secret="vf9a7bIx8U" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant à partir de 1845 les Anglais mobilisaient&nbsp;leurs forces indiquant clairement qu’ils se préparaient à attaquer. On en ignore encore les raisons. Le Punjab étant la voie d’invasion de l’Inde à partir de l’Afghanistan, ils n’auraient eu d’autre choix que de l’occuper, d’autant que sa population étant en majorité musulmane se serait forcément ralliée à d’éventuels envahisseurs partageant sa religion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le démembrement du Punjab</h2>



<p>La première guerre anglo-sikhe débutait quand&nbsp;l’armée du Punjab franchissait la rivière Sutlej sur son propre territoire pour prévenir les mouvements des Britanniques et cela fournissait à ces derniers&nbsp; un prétexte pour ouvrir les hostilités. Plusieurs batailles se déroulaient dont la plus indécise, celle de Ferozeshah, voyait les Britanniques à deux doigts du désastre final qui aurait signifié leur expulsion de l’Inde, être sauvés par la défection de deux chefs de l’armée sikhe.</p>



<p>La première guerre se terminait à Subran avec une nouvelle défaite sikhe et une nouvelle défection de son commandement, et était suivie par le démembrement du Punjab duquel étaient détachés le Kashmir, les collines sub-himalayennes et la frontière du Nord-Ouest. Le pouvoir était nominalement transféré à l’enfant Duleep Singh sous l’autorité de sa mère. Mais très vite celle-ci devenant un symbole de la pérennité de l’État et de l’indépendance était exilée.</p>



<p>La deuxième guerre anglo-sikhe débutait en&nbsp;1849 après un premier soulèvement à Multan et le massacre d’officiers anglais, ainsi que la tentative d’agents anglais de lancer les Afghans dans une guerre contre les Sikhs. La bataille de Chilian Wala voyait une nouvelle fois les Anglais menacés d’annihilation et une fois encore les Sikhs s’abstenir de porter le coup décisif par la faute d’un commandement déficient. La guerre se terminait à Gujrat par une dernière défaite après l’épuisement des munitions dans le camp punjabi.</p>



<p>Le Punjab était ainsi définitivement annexé et devenait une province de l’Inde britannique. Le Koh i noor, ce diamant extraordinaire allait orner la couronne britannique&nbsp;jusqu’à ce jour.</p>



<p>Le maharajah Duleep Singh déposé vivrait en Angleterre et se convertirait au christianisme perdant ainsi tout espoir de se voir rétablir sur le trône.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ir2uIFmHze"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/">«Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/embed/#?secret=tBZ7mZZiG7#?secret=Ir2uIFmHze" data-secret="Ir2uIFmHze" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les auteurs Sikhs, tels le célèbre écrivain journaliste Khushwant Singh, auteur du présent ouvrage, traitant de cette époque troublée, se sont&nbsp;appuyés sur des témoignages, en général issus d’officiers ou administrateurs directement impliqués dans les évènements, le plus souvent anglais, quelquefois européens, ayant un intérêt à dépeindre la Cour Royale du Punjab sous un jour très négatif, afin d’en justifier une conquête autrement injustifiable. L’un des principaux demeure celui du militaire américain Gardner. C’est dire combien il faille en prendre connaissance avec prudence.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fuite, corruption, trahison… &nbsp;</h2>



<p>&nbsp;Les Punjabis contemporains expliquent donc la défaite de leur pays par la trahison, d’abord celle des Dugras, ces hindous qui avaient effectivement aidé les Anglais en s’abstenant d’envoyer des soldats les combattre, puis acheté le Kashmir, et dont le dernier descendant, Hari Singh, empêcherait le rattachement de cette province peuplée aux 3/4 de musulmans, au Pakistan lors de la partition en 1947.</p>



<p>Relativement aux chefs sikhs abandonnant le champ de bataille au moment décisif et épargnant aux Britanniques un désastre certain, il y aurait beaucoup à dire; il est certain que les Anglais ont souvent tenté de circonvenir leurs adversaires par la corruption. La révolte arabe du Hedjaz, en 1916, l’a plus tard prouvé.</p>



<p>Néanmoins, il est étonnant que les chefs de l’armée à&nbsp;Ferozeshah qu’on aurait pu à tout le moins accuser d’incompétence après leur fuite du champ de bataille, pour ne pas dire de trahison, aient été ceux là mêmes qui ont mené la bataille suivante perdue à Subran en 1846.</p>



<p>La question se pose aussi pour Chilian&nbsp;Wala. Cette fois encore, à deux doigts d’une victoire totale, le commandement sikh a failli ou trahi.</p>



<p>La conclusion qui se dégage est édifiante: il est vrai que l’Etat sikh à la mort de Ranjit Singh est apparu non seulement traversé par des fractures communalistes mais aussi dénué des institutions et des traditions politiques nécessaires à une transition institutionnelle du pouvoir; les concurrents ont fait usage des mêmes moyens, l’assassinat, la trahison, la calomnie, que ceux qui étaient utilisés à la cour ottomane dans les mêmes conditions. Mais une réalité demeure: l’Etat sikh, armée et gouvernement, n’ont apparemment, pas plus que le président Sadate en 1973, jamais eu l’intention de vaincre, parce qu’une défaite anglaise aurait comporté pour eux le risque du rétablissement dans le sous-continent d’un pouvoir musulman, perspective qu’ils craignaient plus que tout. Il est à cet égard significatif que lors de la grande révolte contre les Anglais en 1857, ces derniers aient pu compter sur les soldats sikhs qu’ils venaient pourtant de réprimer 8 années auparavant, pour réduire avec succès les soldats hindous et musulmans qui s’étaient soulevés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fOWSsguHGV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/">‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/embed/#?secret=7zL2EkqS7F#?secret=fOWSsguHGV" data-secret="fOWSsguHGV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Faut-il en conclure que les soldats punjabis&nbsp;trahis et tombés sur le champ de bataille à Ferozeshah et Chiliianwala étaient essentiellement musulmans? Le Punjab était demeuré la seule province du nord de l’Inde fidèle à la couronne britannique lors de la grande mutinerie. Les élites au pouvoir au Punjab, sikhes et hindoues, étaient parfaitement conscientes qu’étant minoritaires dans un pays majoritairement musulman, seul le pouvoir des Anglais aurait pu préserver leur position dominante dans la société. Dans ces conditions, les accusations de trahison portées aujourd’hui contre les Dugra hindous, qui semblent justifiées, ou les généraux sikhs exécutant&nbsp;en réalité les ordres de leur gouvernement, s’apparentent plus aux luttes politiques contemporaines en vue de l’établissement d’un Etat proprement sikh au Punjab dans le cadre de la fédération indienne, ou en dehors d’elle et baptisé alors Khalistan, la destruction du Temple d’Or d’Amritsar en 1984 ayant constitué le paroxysme de la lutte indépendantiste.</p>



<p>Il existe aujourd’hui au Canada et aux Etats Unis un mouvement politique Punjabi pro Khalistan, dont quelques militants ont été assassinés, il y a quelques mois, suscitant des accusations au plus haut niveau (Trudeau et Biden) contre les services secrets de l’Inde.</p>



<p>Ce livre, écrit, il ne faut pas l’oublier, sous l’égide de la Fondation Rockefeller, révèle donc depuis sa publication en 1962 un double intérêt, d’abord punjabi nostalgique d’une indépendance révolue illégalement supprimée par les Anglais que&nbsp;la libération de l’Inde et surtout la création du Pakistan n’ont pas rétablie, ensuite américain qui n’a certainement rien d’innocent et que l’accession de l’Inde au statut de grande puissance ne rend que plus actuel.&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘The Fall of the Kingdom of Punjab’’ de Khushwant Singh , éd. Penguin Books Limited, 200 pages, 13 août 2014. </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CVdn4wMzr5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/">‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/embed/#?secret=kOuR1dOAOG#?secret=CVdn4wMzr5" data-secret="CVdn4wMzr5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 07:12:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Inde étant en voie de devenir une puissance mondiale, on ne mesure pas encore toutes les conséquences de la montée du nationalisme hindou dans cet immense pays. . </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le mouvement de Dayanand Saraswati a non seulement échoué à supprimer le système des castes en Inde, mais il l’a aussi infecté avec le virus d’un nationalisme sectaire qui imprègne actuellement une grande partie de la population, ainsi que le BJP, le parti nationaliste hindou, actuellement au pouvoir. L’Inde étant en voie de devenir une puissance mondiale, on ne mesure pas encore toutes les conséquences de cette évolution. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-10231753"></span>



<p>Comment d’une religion idolâtre reflétant les forces cosmiques, encadrée par un clergé exerçant sur la pensée un contrôle absolu au nom du monopole de l’interprétation du texte sacré&nbsp;et enseignant une notion cyclique du temps, peut-il naître un courant monothéiste doté d’une vision linéaire du temps, et donc du sens (politique) de l’Histoire, et contestant la domination de ce même clergé au nom même du texte qu’il monopolise?</p>



<p>Ce n’est pas d’Akhenaton, de Moïse, ou de Mohamed qu’il s&rsquo;agit, mais d’un obscur prêcheur hindou originaire du Gujarat indien né en 1825, qui un jour à l’âge de 14 ans lors d’une cérémonie hindoue requérant le jeûne et la privation de sommeil, constata dans le temple, en présence d’une assemblée en majorité plongée dans le sommeil, comment une souris, animal impur pour les Hindous, venait consommer les offrandes déposée aux pieds de l’idole locale, en l’occurrence celle du Dieu Shiva.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur les voies du renoncement</h2>



<p>Cette révélation relativement à l’inanité de l’adoration des idoles fut le début d’une quête du savoir qui l’entraîna vers l’étude du sanskrit, puis à l’âge de 21 ans, après le refus du mariage arrangé par ses parents, sur les voies du renoncement et de la mendicité de par les routes de l’Inde, depuis Puna dans le Maharashtra jusqu’à l’Himalaya, afin d’entrer en contact avec les maîtres spirituels les plus connus de leur époque.</p>



<p>Au fil du temps il devint un grand tribun et un  redoutable polémiste utilisant les védas dans son argumentation, dénonçant les aspects les plus critiquables de l’Hindouisme, à savoir les pèlerinages et les bains dans les rivières, les offrandes aux idoles et l’idolâtrie, les castes, les mariages d’enfants, l’interdiction du mariage des veuves, le tantrisme ou culte de la jouissance sexuelle, tout en prônant surtout l’acquisition du savoir par l’instruction, et la foi en un Dieu unique créateur omnipotent et juge des actions humaines, récompensant les bons et châtiant les mauvais. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FRv0zyNbMp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/">«Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/embed/#?secret=fmd5S3PVjN#?secret=FRv0zyNbMp" data-secret="FRv0zyNbMp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Evidemment cela lui valut une grande renommée, beaucoup&nbsp;de partisans, tout comme l’inimitié des Brahmanes, les prêtres hindous, dont il sapait la légitimité en dénonçant autant leur cupidité que leurs tentatives d’asseoir dans les esprits des superstitions chargées de pérenniser leur emprise.</p>



<p>Ainsi au cours d’une discussion, évoquant le trait blanc tracé sur les fronts des fidèles de Vishnou et censé les conduire au paradis, il supposa que le blanchiment de la totalité de la face aurait des résultats encore plus extraordinaires. Il fut victime de plusieurs tentatives d’assassinat, mais le dernier lui fut fatal. Néanmoins son succès le conduisit à créer un mouvement en 1875, l’Arya Samaj ou Société des Aryens, chargée de l’instruction des fidèles, de la prise en charge des orphelins, mais aussi de la protection de la vache. Et partout où il se rendait et enseignait, des sections locales étaient créées, afin de convertir les foules, et de les encadrer grâce à l’action sociale et à l’instruction.</p>



<p>Fut-il influencé dans l’établissement de sa révélation nouvelle par l’Islam, le Christianisme, et le Sikhisme, les trois grandes religions monothéistes en Inde? Probablement. Ses critiques des brahmanes ne diffèrent que peu de celles de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Kabir</a> ou de Nanak. Des membres de la Théosophie, un mouvement considéré par beaucoup comme une supercherie, se sont pendant un certain temps au moins, intéressés à son mouvement, lui conférant une dimension internationale, en particulier lorsqu’il prêchait les valeurs éthiques communes à toutes les religions tout en en dénonçant les tares. Le fait qu’ils aient plus tard pris leur distance peut s’expliquer par le ton de plus en plus spécifiquement hindou du mouvement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Communautarisme, nationalisme et séparatisme   </h2>



<p>La vision historique de l’Arya Samaj, tout à fait étrangère à l’Hindouisme, en considérant l’Inde comme un pays occupé par les étrangers, mérite l’attention. Si les étrangers en question sont bien à l’époque les Anglais, dont d’aucuns parmi les Hindous ont pris l’habitude de vanter les bienfaits de leur occupation pour le pays, les Musulmans sont tout autant considérés en tant qu’étrangers comme l’altérité nuisible, ou à tout le moins comme des Hindous convertis qu’il est licite de faire revenir à leur foi première, l’Hindouisme&#8230; tout comme les Sikhs d’ailleurs. Ainsi beaucoup de militants de l’indépendance, parmi ceux qui ont été exécutés ou sont morts dans les geôles anglaises, ont été Aryasamajis.</p>



<p>Néanmoins l’effort missionnaire visant les Musulmans et les Sikhs au Punjab a eu comme conséquences que ces communautés s’estimant à juste titre menacées ont développé leurs propres structures politiques et sociales pour résister. C’est ainsi que le communautarisme en est sorti renforcé, conduisant plus tard à la création du Pakistan, au mouvement séparatiste Sikh au Punjab, mais aussi à l’accession au pouvoir des partis nationalistes hindous contemporains, investis par les hautes castes défendant leurs intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UMVlmP3VYN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/">‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/embed/#?secret=DzICINKSmC#?secret=UMVlmP3VYN" data-secret="UMVlmP3VYN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est un Brahmane, Godsé, membre d’un parti nationaliste, le RSSS, qui a assassiné le mahatma Gandhi, mais ce sont des idées inspirées par l’Arya Samaj, ainsi que la perte de la vallée de l’Indus au bénéfice du Pakistan, qui expliquent son geste. Ce sont toujours ces mêmes Brahmanes, ainsi que le BJP, le parti nationaliste hindou, actuellement au pouvoir, qui ont mené les foules <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détruire la mosquée à Ayodhya </a>en 1993.</p>



<p>Aujourd’hui l’Inde s’apparente pour les Musulmans à ce qu’était l’Allemagne pour les Juifs au temps des Nazis:&nbsp;exclusion, persécution, emprisonnement, lynchage.</p>



<p>Dayanand Saraswati&nbsp;avait certes eu pour objectif de débarrasser l’Hindouisme des scories de la superstition, de l’idolâtrie, de la misogynie, afin d’en faire le levier de la puissance de son pays. Néanmoins en cherchant à convertir les minorités, il voulait supprimer la diversité et créer un pays et un Etat exclusivement hindous. Ce faisant, tout en échouant à en supprimer le système des castes, il l’a infecté avec le virus d’un nationalisme sectaire qui imprègne actuellement une grande partie de la population. L’Inde étant en voie de devenir une puissance mondiale, on n’en mesure pas encore toutes les conséquences.&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’, K.C. Yadav Edition, 1987, 134 pages</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B0dpJggBz4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/12/amritsar-mrs-gandhi-last-battle-lassassinat-dindira-gandhi-en-inde-ou-larroseur-arrose/">Amritsar, Mrs Gandhi last battle : L&rsquo;assassinat d’Indira Gandhi en Inde ou l’arroseur arrosé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Amritsar, Mrs Gandhi last battle : L&rsquo;assassinat d’Indira Gandhi en Inde ou l’arroseur arrosé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/12/amritsar-mrs-gandhi-last-battle-lassassinat-dindira-gandhi-en-inde-ou-larroseur-arrose/embed/#?secret=ukl3bom8Ll#?secret=B0dpJggBz4" data-secret="B0dpJggBz4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Oct 2023 06:59:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[yogis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kabir ne fut ni Brahmane, ni Imam, ni Guru, il fut un représentant de la piété populaire indienne unissant hindous et musulmans. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/">‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le message de fraternité universelle de Kabir dans l’Inde dominée aujourd’hui par un parti politique sectaire hindou d’inspiration nazie, garde donc toute son actualité.&nbsp; En ce sens, s’il fut bien un mystique, le caractère personnel de sa quête du salut et son refus de toute autorité dans le rite en font toujours une alternative au fanatisme, au chauvinisme, et à l’intolérance.&nbsp;</em></strong> &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-10080880"></span>



<p>Il y a toujours une difficulté indéniable à cerner un enseignement qui fait appel à des concepts philosophiques et religieux qu’en dehors de l’Inde l’on ne maîtrise qu’imparfaitement. Un exemple en est le bestiaire hindou où le singe constitue le caprice, le cygne la précision, le héron la trahison, et où le serpent, sourd de nature, danse en suivant les mouvements du musicien, et représente donc l’illusion.</p>



<p>La difficulté supplémentaire est que Kabir représente en Inde un cas atypique puisqu’étant tisserand, donc de basse caste, il empiète sur les prérogatives des Brahmanes, ces&nbsp;prêtres consacrés de l’hindouisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’amour de Dieu</h2>



<p>Kabir fut il un soufi musulman ou un sage hindou du XVe siècle ? S’il fut musulman, il n’accorda jamais d’importance autre que symbolique aux versets du Coran, à la pratique religieuse et la célébration des rites, selon lui sans liens avec le plus important, l’éthique personnelle. S’il fut hindou, il s’attaqua au système des castes, à l’hypocrisie et à l’avidité des Brahmanes et des yogis,&nbsp;et au formalisme d’un rite dénué de sens.</p>



<p>La récitation des Vedas ne fut jamais pour Kabir un acte méritoire et la vache représenta parfois l’illusion, parfois l’ignorance, tout comme la distinction entre Turcs et Hindous.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tsa5PK271v"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/">«Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Cette nuit la liberté»: naissance de l’Inde et du Pakistan, ces ennemis si intimes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/15/cette-nuit-la-liberte-naissance-de-linde-et-du-pakistan-ces-ennemis-si-intimes/embed/#?secret=AyDI39vKc5#?secret=Tsa5PK271v" data-secret="Tsa5PK271v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Néanmoins si Kabir utilise un vocabulaire complexe avec des allusions souvent difficiles&nbsp;à saisir que&nbsp;son inimitié avec les Brahmanes aide à comprendre, sa terminologie est fondamentalement&nbsp;hindoue puisque selon lui le salut se situe dans la fusion avec un maître indéfinissable de l&rsquo;univers,&nbsp;dont la révélation illumine comme la vision d’un diamant pur&nbsp; parfait. C’est évidemment le renoncement, la méditation et la contemplation qui y font accéder, mais le chemin en est ardu. Il faut oublier le besoin, la haine, la rancune, l’orgueil, l’égoïsme, l’avidité, l’ambition, et se concentrer sur le nom divin grâce à la poésie et à la musique célébrant l’amour de Dieu.</p>



<p>La notion la plus difficilement&nbsp;saisissable dans le contexte du monothéisme abrahamique bien entendu, c’est&nbsp; l’état de détachement où le bien comme le mal considérés de la même manière n’ont plus d’intérêt. Dans cette indifférence, où situer l’amour de Dieu, fondement&nbsp; de la mystique Soufi? Mais peut être&nbsp;cette égalisation du bien et du mal n’est-elle&nbsp;inspirée que par le détachement&nbsp; bouddhiste.</p>



<p>Cependant,&nbsp;&nbsp;pour peu que la fusion de l’âme dans l’Éternel soit la finalité de l’hindouisme, la vénération de son nom n’en constitue pas moins un acte méritoire chez les musulmans, et pas seulement soufis. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le salut de soi-même</h2>



<p>Kabir peut donc tout aussi bien avoir été un musulman soufi qui pour se faire comprendre par la masse hindoue fit appel à la symbolique qui lui est la plus familière, sans susciter chez lui aucune gêne. Mais le concept nouveau qu’il semble introduire dans cette dévotion pourtant personnelle, c’est bien celui d’un intercesseur qu’il appelle le Guru, seul à connaître et révéler les desseins du&nbsp;divin. Et cela étonne puisque d’un autre côté, il prétend établir une relation personnelle directe avec le divin dont le but est le salut de soi-même.</p>



<p>Néanmoins, le Guru de Kabir apparaît nimbé de mystère, et de toute évidence, il n’est pas humain. Dans le chiisme, l’intercesseur est l’imam, et il semble qu’il l’ait hérité du Zoroastrisme, dont en tant que religion des Aryens un substratum commun&nbsp; est partagé avec l’hindouisme, où l’acquisition&nbsp;de la connaissance se fait toujours sous l’autorité d’un Maître, en règle un Brahmane.</p>



<p>Kabir, n’étant qu&rsquo;un tisserand, n’était pas reconnu en tant qu’enseignant, et&nbsp; son antipathie pour les prêtres, les brahmanes, en fut exacerbée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5J7vluE4hT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/12/amritsar-mrs-gandhi-last-battle-lassassinat-dindira-gandhi-en-inde-ou-larroseur-arrose/">Amritsar, Mrs Gandhi last battle : L&rsquo;assassinat d’Indira Gandhi en Inde ou l’arroseur arrosé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Amritsar, Mrs Gandhi last battle : L&rsquo;assassinat d’Indira Gandhi en Inde ou l’arroseur arrosé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/12/amritsar-mrs-gandhi-last-battle-lassassinat-dindira-gandhi-en-inde-ou-larroseur-arrose/embed/#?secret=Tk49UmJfCo#?secret=5J7vluE4hT" data-secret="5J7vluE4hT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cependant, selon un récit apocryphe, grâce&nbsp;à un subterfuge, il a pu acquérir le cordon d’un célèbre yogi lui permettant d’enseigner. Se considérait-il lui-même comme un Guru? Il prétendait détenir la vérité et apprendre aux autres la voie de la libération. Néanmoins, l’institutionnalisation de la fonction du Guru, si on peut s’exprimer ainsi ne s’est faite que plus tard avec l’avènement de la confraternité sikh, ce terme voulant par ailleurs dire<em> «élève»</em>, qui prétendait gommer les différences de castes&nbsp;ou de religion entre musulmans et hindous. Mais si Kabir ne fut pas un gourou sikh, ces derniers n’hésitèrent pas à compiler plusieurs de ses écrits en les intégrant&nbsp;dans leur livre saint, le Guru Granth.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fraternité universelle</h2>



<p>Au final, s’il ne fut ni Brahmane, ni Imam, ni Guru, il fut un représentant de la piété populaire indienne unissant, quoiqu’on en dise aujourd’hui, hindous et musulmans, dans une même ferveur, comme par exemple lors du festival annuel célébré sur le tombeau de M&rsquo;uin&nbsp;al din Chishti, à Ajmer, et qui fut le théâtre d’un attentat à la bombe perpétré en 2007 par des fanatiques hindous.</p>



<p>Le message de fraternité universelle de Kabir dans l’Inde dominée aujourd’hui par un parti politique sectaire hindou d’inspiration nazie, garde donc toute son actualité.&nbsp; En ce sens, s’il fut bien un mystique, le caractère personnel de sa quête du salut et son refus de toute autorité dans le rite en font toujours une alternative au fanatisme, au chauvinisme, et à l’intolérance.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<h1 class="wp-block-heading"><em> »Kabir: Une expérience mystique au-delà des religions », de &nbsp;Michel Guay,&nbsp;éd. Albin Michel, Paris 2 mai 2012, 304 pages.</em></h1>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/08/kabir-une-experience-mystique-au-dela-des-relogions-un-soufi-ni-hindou-ni-musulman/">‘‘Kabir , une expérience mystique au-delà des religions’’ : un soufi, ni hindou , ni musulman</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Amritsar, Mrs Gandhi last battle : L&#8217;assassinat d’Indira Gandhi en Inde ou l’arroseur arrosé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jun 2022 06:52:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L'utilisation de la religion à des fins politiques, ou du terrorisme, sont-ils l'apanage des seuls musulmans? Ce qui s'est passé au Punjab en Inde en juin 1984 dans le Temple d'Or d'Amritsar invite à la réflexion.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L&rsquo;utilisation de la religion à des fins politiques, ou du terrorisme, sont-ils l&rsquo;apanage des seuls musulmans? Les événements survenus au Punjab en Inde en juin 1984 dans le Temple d&rsquo;Or d&rsquo;Amritsar, et qui ont conduit à l&rsquo;assassinat du Premier ministre indien Indira Gandhi quelques mois plus tard, invitent à considérer les dangers que l&rsquo;irruption de la religion dans le champ politique fait encourir à tout pays.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-1403108"></span>



<p>Les Sikhs constituent cette communauté religieuse célèbre pour les turbans et les barbes de ses fidèles, alliant au monothéisme et à une vision (soufie) de l&rsquo;islam, des pratiques issues de l&rsquo;adoration populaire hindoue, la Bhakti.</p>



<p>A l&rsquo;origine le Sikhisme avait pour ambition d&rsquo;abolir le système&nbsp;des castes et de fondre musulmans et hindous dans une même confraternité, mais il a fini par se différencier des deux grandes religions, au prix de guerres longues et cruelles contre les empereurs Moghols musulmans et les Afghans, depuis lesquelles il entretient le culte du martyr, et les Sikhs, toujours hantés d&rsquo;être absorbés dans la majorité hindoue et de perdre leur identité, n&rsquo;ont eu de cesse, après l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Inde et la partition du Pakistan, de lutter pour un Etat où ils seraient majoritaires au sein de la fédération indienne.</p>



<p>Pour des raisons historiques, la plupart des Sikhs résident dans l&rsquo;État du Punjab, mais ils n&rsquo;ont jamais réussi à en réunir la majorité politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cause qui allait nourrir le terrorisme sikh</h2>



<p>En 1978, Indira Gandhi&nbsp; préparait son retour sur la scène politique à la tête du parti du Congrès, après avoir été évincée du pouvoir et condamnée à la&nbsp;prison. Pour cela, elle avait besoin de provoquer l&rsquo;éclatement de la coalition politique au pouvoir, le Janata. Le Punjab lui semblait l&rsquo;État où elle aurait le plus de chances d&rsquo;y arriver. Le gouvernement régional y était dominé par une alliance entre le Janata principalement hindou, et le parti régionaliste Sikh Akali Dal.</p>



<p>&nbsp;Afin de provoquer une scission entre Sikhs et Hindous, le conseiller sikh de Indira, Zail Singh, crut nécessaire d&rsquo;enflammer le sentiment identitaire sikh, d&rsquo;essence religieuse. Il se servit pour cela d&rsquo;un Sant, un religieux sikh, nommé Jarnail Singh Bhindranwale, et de l&rsquo;hostilité de sa communauté contre une secte dissidente, les Nirankaris, de gros commerçants alliés aux Hindous.</p>



<p>En 1978, la convention Nirankarie tenue à Amritsar fut attaquée par des Sikhs dirigés par Bhindranwale et&nbsp;au cours de l&rsquo;affrontement quelques-uns des assaillants furent tués. Ils furent considérés comme des martyrs et les amis d&rsquo;Indira Ghandi&nbsp;obtinrent la cause qui allait pendant des années nourrir le terrorisme Sikh, et conduire à son propre assassinat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Massacres en chaîne</h2>



<p>Après le retour d&rsquo;Indira au pouvoir lors des élections de 1979, Zail Singh fut nommé ministre&nbsp;de l&rsquo;Intérieur, mais trois meurtres, celui d&rsquo;un grand propriétaire d&rsquo;une chaîne de journaux hindous, du chef de la secte des Nirankaris, et d&rsquo;un politicien sikh, apportèrent bientôt la preuve qu&rsquo;au Punjab, les choses commençaient à échapper à tout contrôle, d&rsquo;autant que de nombreux politiciens sikhs se rangeaient désormais sous la bannière de Bhindranwale, dont l&rsquo;objectif proclamé était devenu l&rsquo;indépendance et la création d&rsquo;un Etat sikh nommé Khalistan. Bhindranwale fut arrêté mais après&nbsp; environ un mois d&#8217;emprisonnement il fut remis en liberté&nbsp;sans être jugé, et le ministre de l&rsquo;Intérieur Zaïl Singh déclara qu&rsquo;après tout, rien ne prouvait qu&rsquo;il avait été à l&rsquo;origine des assassinats.</p>



<p>Après cela, l&rsquo;aura de Bhindranwale s&rsquo;accrut considérablement, et des commandos armés sikhs opérant à son nom se mirent à attaquer les Hindous dans les lieux publics et les transports en commun, et de nombreux policiers et des fonctionnaires furent assassinés.</p>



<p>Finalement, Bhindranwale, recherché par la police, se réfugia&nbsp;dans Temple d&rsquo;Or, le plus saint des lieux saints sikhs, entouré de ses partisans armés, et lorsque la police reçut l&rsquo;ordre de le déloger, elle ne put le faire, le Temple d&rsquo;Or ayant été puissamment fortifié sous la direction d&rsquo;un général d&rsquo;armée, Shahbeg Singh, héros de la guerre du Bangladesh&nbsp;et passé du côté des terroristes.</p>



<p>En juin 1984, Indira Ghandi&nbsp;envoya finalement l&rsquo;armée pour les déloger, mais le moment fut mal choisi, cette époque de l&rsquo;année correspondant à un pèlerinage annuel et une foule nombreuse fréquentant alors le lieu saint pour y célébrer&nbsp;le martyr de l&rsquo;un de ses chefs, les gurus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le terrorisme fait 10 000 morts en dix ans au Punjab</h2>



<p>Finalement quand l&rsquo;armée mit le siège devant le temple, de nombreux terroristes s&rsquo;étaient échappés et des milliers de pèlerins s&rsquo;y retrouvèrent prisonniers. Et lorsque l&rsquo;assaut fut donné, les soldats rencontrèrent une telle résistance qu&rsquo;ils firent appel aux tanks, et de nombreux obus explosifs endommagèrent&nbsp;sérieusement certains des bâtiments&nbsp;du complexe, en particulier l&rsquo;Akal&nbsp;Takht. Les principaux chefs du mouvement, Bhindranwale et Shahbeg Singh en particulier, trouvèrent la mort, et il semble que quelques-uns furent exécutés par les soldats. Mais des milliers de pèlerins furent tués également, quelques-uns durant les combats, les autres faits prisonniers, puis abattus.</p>



<p>Tout ceci provoqua évidemment une grande colère dans l&rsquo;ensemble de la communauté sikhe qui considéra la destruction de ses lieux saints et la mort d&rsquo;innocents pèlerins comme un outrage irréparable.</p>



<p>En fin de compte, quatre mois après, en octobre 1984, Indira Ghandi fut assassinée&nbsp;par deux de ses gardes du corps sikhs, dont elle avait refusé de se séparer. Le jour de sa crémation fut le coup d&rsquo;envoi d&rsquo;un massacre sur une grande échelle des Sikhs. Plus de 20.000 membres de la communauté trouvèrent la mort en deux journées, et la police, qui n&rsquo;avait pas reçu l&rsquo;ordre d&rsquo;intervenir,&nbsp;assista impassible à la destruction de leurs biens et de leurs demeures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Calculs politiques, irresponsabilité et confusion des esprits</h2>



<p>Plus de 38 ans après, les responsables du massacre, des membres du Parti du Congrès et de la mairie de Delhi, n&rsquo;ont pas été punis. Mais le terrorisme devait se prolonger encore pendant dix ans au Punjab et il fit plus de 100.000 morts. Mais la population lassée&nbsp;des terroristes qui avaient sombré dans le banditisme, et des représailles qu&rsquo;elle endurait de la part de la police et de l&rsquo;armée, cessa de leur apporter son aide.</p>



<p>Cette affaire est exemplaire parce qu&rsquo;elle démontre combien l&rsquo;usage des sentiments religieux à des fins politiques est dangereux. L&rsquo;Inde est un pays officiellement laïc, où le communautarisme est en principe interdit. Pourtant on y a eu recours pour mobiliser les Sikhs au bénéfice d&rsquo;Indira Gandhi, on a refusé de faire juger Bhindranwale quand on en avait la possibilité, et on a au tout début laissé les terroristes pénétrer et se fortifier dans le lieu saint qu&rsquo;on fut plus tard obligé de détruire, sous le prétexte du respect des sentiments religieux.</p>



<p>Ceci devrait servir d&rsquo;avertissement à tous les pays où la justice est asservie à des considérations religieuses. En Tunisie des milliers de jeunes ont été envoyés se battre en Syrie au nom du jihad, dans les rangs de Daech, et à ce jour, non seulement on ne sait pas ce qu&rsquo;ils sont devenus, mais on n&rsquo;a toujours pas jugé les responsables, et le parti politique qui a fait de la référence identitaire son cheval de bataille trouve maintenant des alliés dans la soi-disant élite moderniste, au nom de la lutte pour la démocratie. C&rsquo;est incroyable jusqu&rsquo;à quel degré&nbsp;d&rsquo;irresponsabilité la confusion des esprits peut mener.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de pratique libre.</em></p>



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