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	<title>Archives des Sissi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Sissi - Kapitalis</title>
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		<title>La Syrie, symbole du retour triomphant de la Russie au Moyen-Orient&#8230; et après ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2019 08:43:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; Dans un récent entretien, le géographe Fabrice Balanche résume parfaitement la position devenue prédominante de la Russie en Syrie : «la Russie a mis fin à la parenthèse de l’hégémonie occidentale; cette guerre est le symbole de son retour sur la scène internationale et Poutine, qui parle à toutes les parties y compris...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/la-syrie-symbole-du-retour-triomphant-de-la-russie-au-moyen-orient-et-apres/">La Syrie, symbole du retour triomphant de la Russie au Moyen-Orient&#8230; et après ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203959" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Poutine-Netanyahu-Erdogan-Ben-Salman-Sissi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Dans un</em> <a href="https://www.lopinion.fr/edition/international/fabrice-balanche-en-syrie-reconstruction-moyens-bord-180839?utm_source=facebook&amp;utm_medium=social&amp;utm_campaign=barre-partage-site&amp;fbclid=IwAR2Hia4uNyGwaExmNtLOSbMGcov9aXdOY_ErcAdcAsqPwpJ6KuyOepGoSd8" target="_blank" rel="noopener">récent entretien</a>, le géographe Fabrice Balanche résume parfaitement la position devenue prédominante de la Russie en Syrie : «la Russie a mis fin à la parenthèse de l’hégémonie occidentale; cette guerre est le symbole de son retour sur la scène internationale et Poutine, qui parle à toutes les parties y compris ennemies, est en position d’arbitre».</strong></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-203952"></span></p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-112276 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Roland-Lombardi.jpg" alt="" width="200" height="244" />En effet, les raisons du succès russe en Syrie sont multiples. Nous ne reviendrons pas ici sur les détails strictement militaires qui ont permis à la Russie de s’imposer sur le terrain. Le colonel <a href="https://lavoiedelepee.blogspot.com/2017/09/tempete-rouge-enseignements.html" target="_blank" rel="noopener">Michel Goya</a> l’a déjà très bien expliqué dans une remarquable analyse en septembre 2017 . Il y décrit avec une grande précision tous les aspects techniques et tactiques de la réussite militaire russe en Syrie.</p>
<p>Rapidement, nous pouvons juste rappeler que les Russes n’agissent et ne prennent jamais de risques qu’avec un plan et une stratégie mûrement réfléchis. Certains <em>«spécialistes»</em> français, plus par idéologie et un anti-Poutine viscéral, avaient pourtant prédit, au début de l’implication directe des Russes en septembre 2015, que la Syrie serait pour l’armée russe un bourbier et un nouvel Afghanistan. Mais comparer l’intervention russe en Syrie avec l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979 était une pure aberration.</p>
<h3>Les Russes agissent souvent avec des intermédiaires</h3>
<p>Tout d’abord car le contexte local et international n’était absolument pas le même. De plus, les stratèges russes ont toujours appris de leurs erreurs (Afghanistan, première guerre de Tchétchénie) ou de leurs cafouillages (Géorgie) passés. Aussi, on n’oublie trop souvent que la Russie est l’un des rares pays (avec la France dans les années soixante et l’Etat algérien dans les années 1990) à avoir «remporté» une guerre asymétrique (Tchétchénie dans les années 2000).</p>
<p>Dernier point, les Russes agissent souvent avec des intermédiaires. Le plus souvent, ils évitent de faire les choses eux-mêmes. Même s’ils contrôlent les opérations au centimètre près, en Syrie par exemple, ils ont laissé les troupes du régime, du Hezbollah et des forces spéciales iraniennes, œuvrer au sol lors des opérations. Leurs forces terrestres ne sont intervenues que très rarement et très ponctuellement.</p>
<p>Par ailleurs, l’état des forces des armées russes s’est sensiblement amélioré depuis 2008 et la guerre en Géorgie.</p>
<p>L’armée russe bénéficie d’un plan de modernisation extrêmement ambitieux (23.000 milliards de roubles jusqu’en 2020) et prévoit un renouvellement de 70% des matériels. Les premiers effets de ce programme, mais également des évolutions tactiques et opérationnelles, ont été constatés lors de l’affaire de Crimée, où l’intervention russe fut un modèle de professionnalisme.</p>
<p>Mais en définitive, le succès russe en Syrie est sûrement dû à une stratégie beaucoup plus globale, alliant tactique et outil militaire modernisés et expérimentés, à une efficacité diplomatique internationale, régionale mais aussi locale (rappelons la création, sur le terrain, par les Russes, d’un Centre de réconciliation destiné aux négociations de guerre, la protection des transferts de combattants, l’aide aux populations en coordination avec les autorités civiles, les ONG et l’Onu).</p>
<p>De fait, c’est peut-être moins la victoire militaire que les réussites diplomatiques du Kremlin, et de ses négociateurs, dignes successeurs du grand orientaliste et diplomate, Evgeni Primakov, que l’histoire retiendra…</p>
<h3>Les Russes défendent leurs intérêts nationaux… et pas seulement commerciaux</h3>
<p>Poutine n’a pas fait que lire Clausewitz, il applique ses principes : <em>«La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens»</em> ! Car au Moyen-Orient, les Russes font de la politique, leur politique. Et à la différence des Occidentaux, celle-ci, ancrée dans le réel et servie par une connaissance empirique de la région, est fondée sur le pragmatisme et leurs propres intérêts nationaux… et pas seulement commerciaux !</p>
<p>Grâce à sa politique de puissance décomplexée au Moyen-Orient, imperméable aux rivalités internes de la région, Poutine parle à tout le monde et tous les grands acteurs locaux se tournent dorénavant vers le Kremlin : la coopération avec Israël, et ce dans tous les domaines, est <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/03/09/israel-russie-des-relations-plus-profondes-quon-ne-le-croit/?fbclid=IwAR32_bvHE99gH2sqIng7s5TJAYknPfePXFXveTTQnacm9cVVOSBqfTQFiqs" target="_blank" rel="noopener">beaucoup plus profonde qu’on ne le pense</a> et l’Iran, le <em>«partenaire»</em> en Syrie, à présent en grande difficulté, ne peut plus compter que sur les Russes…</p>
<p>La Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite, ses anciens adversaires géopolitiques dans la zone, ils sont depuis allés à Canossa (cf. le partenariat russo-turc en Syrie, le dernier accord entre l’Opep et la Russie, <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2019/01/25/arabie-saoudite-russie-apres-le-pacte-du-quincy-le-pacte-de-moscou/" target="_blank" rel="noopener"><em>«le Pacte de Moscou»</em></a> sur le dos des Iraniens et même des grands groupes pétroliers russes !).</p>
<p>Quant à tous les nouveaux (et futurs) autocrates arabes (le Président Sissi, le maréchal Haftar en Libye et même Mohamed Ben Salman à Riyad…), ils ont tous les yeux de Chimène pour le <em>«Tsar»</em> Poutine, ce dernier ayant démontré avec Assad, qu’il était un allié fiable, solide et sérieux.</p>
<h3>La Russie réussira-t-elle là où les Occidentaux ont échoué ?</h3>
<p>Reste enfin à savoir quelle sera la suite donnée à ce nouveau leadership, notamment concernant la reconstruction de la Syrie et le développement économique de cette région en général et si malmenée jusqu’ici. De toute évidence, la Russie, puissance musulmane (près de 15% de la population russe est musulmane soit entre 20 et 22 millions &#8211; la plus importante des minorités &#8211; sur 150 millions d’habitants) et continentale (près de 2.500 km de frontières avec l’islam), n’aspire qu’à la stabilité du Moyen-Orient.</p>
<p>Or, même si le pays dispose d&rsquo;atouts non négligeables comme sa superficie et ses innombrables ressources naturelles, Moscou n’est pas encore en mesure de subvenir à toutes les demandes et les besoins financiers de la région. C’est la raison pour laquelle, là encore, ce sont les diplomates russes qui sont à la manœuvre afin, notamment en Syrie et aidés en cela par les Egyptiens, de faire revenir, pour des raisons certes politiques, mais aussi économiques, les Etats du Golfe (les Emirats arabes unis viennent de rouvrir leur ambassade à Damas). La Chine est également très attendue&#8230;</p>
<p>Seul l’avenir nous dira donc, si la Russie parviendra finalement à réussir là où les Occidentaux ont jusqu’ici lamentablement échoué.</p>
<p><em>* Consultant indépendant, associé au groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DNAnb0d11g"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/09/israel-russie-des-relations-plus-profondes-quon-ne-le-croit/">Israël-Russie : Des relations plus profondes qu’on ne le croit&#8230;</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël-Russie : Des relations plus profondes qu’on ne le croit&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/09/israel-russie-des-relations-plus-profondes-quon-ne-le-croit/embed/#?secret=PkN25HjIIB#?secret=DNAnb0d11g" data-secret="DNAnb0d11g" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lOjewBaoHw"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/25/arabie-saoudite-russie-apres-le-pacte-du-quincy-le-pacte-de-moscou/">Arabie saoudite-Russie : Après le Pacte du Quincy, le Pacte de Moscou ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Arabie saoudite-Russie : Après le Pacte du Quincy, le Pacte de Moscou ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/01/25/arabie-saoudite-russie-apres-le-pacte-du-quincy-le-pacte-de-moscou/embed/#?secret=OwNtJuscoz#?secret=lOjewBaoHw" data-secret="lOjewBaoHw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gvZiY0tBJd"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/syrie-la-russie-est-elle-toujours-le-maitre-du-jeu/">Syrie : La Russie est-elle toujours le maître du jeu ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : La Russie est-elle toujours le maître du jeu ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/syrie-la-russie-est-elle-toujours-le-maitre-du-jeu/embed/#?secret=Uv4qOCf6TH#?secret=gvZiY0tBJd" data-secret="gvZiY0tBJd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/03/28/la-syrie-symbole-du-retour-triomphant-de-la-russie-au-moyen-orient-et-apres/">La Syrie, symbole du retour triomphant de la Russie au Moyen-Orient&#8230; et après ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dictature, démocratie et corruption dans le monde arabo-musulman…</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/15/dictature-democratie-et-corruption-dans-le-monde-arabo-musulman/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2018 06:41:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis les échecs des «printemps arabes», on a beaucoup parlé, à juste titre, du péril islamiste ou du naufrage de la démocratie au sud de la Méditerranée et au Moyen-Orient. Mais revenons ici, sur l’un des plus grands fléaux qui touche depuis trop longtemps le monde arabo-musulman : la corruption. Par Roland Lombardi * Actuellement,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/10/15/dictature-democratie-et-corruption-dans-le-monde-arabo-musulman/">Dictature, démocratie et corruption dans le monde arabo-musulman…</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-178549" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/10/Corruption-Monde-arabe.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Depuis les échecs des «printemps arabes», on a beaucoup parlé, à juste titre, du péril islamiste ou du naufrage de la démocratie au sud de la Méditerranée et au Moyen-Orient. Mais revenons ici, sur l’un des plus grands fléaux qui touche depuis trop longtemps le monde arabo-musulman : la corruption.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong> *</p>
<p><span id="more-178548"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-112276 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Roland-Lombardi.jpg" alt="" width="200" height="244" />Actuellement, quoi que l’on en pense, nous nous dirigeons donc vers le retour inévitable des autocraties. Ce que je nommais dans une analyse précédente, le fameux <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2018/02/19/le-monde-arabe-sachemine-t-il-vers-un-printemps-des-militaires/" target="_blank" rel="noopener">«printemps des militaires»</a>.</p>
<p>En effet, sauf peut-être en Tunisie, grâce à des raisons intrinsèques et en dépit des attentats et de la menace islamiste, la transition démocratique a, tant bien que mal, relativement réussi (même s’il subsiste encore de nombreux nuages…). Ailleurs, les issues furent souvent beaucoup plus dramatiques et le retour<em> «des hommes forts»</em> et des <em>«dictateurs»</em> semble d’ores et déjà inéluctable.</p>
<p>Le phénomène est bien connu en histoire. Comme l’écrivait Gustave Le Bon, à la fin du XIXe siècle, dans sa célèbre <em>‘‘Psychologie des foules’’</em> : «(les foules) <em>abandonnées à elles-mêmes, sont bientôt lasses de leurs désordres et se dirigent d’instinct vers la servitude».</em></p>
<p>Que cela nous plaise ou non, c’est ainsi. D’ailleurs qui sommes nous, nous Occidentaux, pour juger et donner encore une fois des leçons de morale? Surtout nous Français, puisqu’il nous aura fallu trois révolutions et cinq républiques afin de parvenir à une démocratie encore bien imparfaite et qui plus est, quotidiennement émaillée par diverses affaires de corruption…</p>
<p>D’autant plus que, il est bon de le rappeler à certains, si les vieux dictateurs sont tombés, c’est moins à cause d’une aspiration à la démocratie et au libéralisme (défendue certes par une infime minorité des révolutionnaires) qu’à une revendication, désespérée et violente, de la fin du népotisme, de la corruption, une justice plus juste et surtout, un pouvoir plus <em>«redistributeur»</em> (pour la grande majorité).</p>
<h3>Sur les terres du traditionnel bakchich, la corruption règne toujours</h3>
<p>À présent, pour les populations arabes, les aspirations démocratiques, en dépit de ce que l’on veut encore nous faire croire dans certains cercles européens, sont plus que jamais secondaires. D’ailleurs, il est certain que dans cette partie du monde, on croit à l’autorité, on ne la discute presque jamais et on la respecte. À condition bien sûr que celle-ci soit forte certes, mais par-dessus tout respectable et juste. De même, les Occidentaux paraissent se satisfaire égoïstement de ce retour progressif à des régimes forts, séculiers et laïcs. En effet, après plus de sept années de troubles et de tragédies, celui-ci laisse entrevoir une future stabilité régionale. Toutefois, ce <em>«retour au calme»</em> reste très relatif. Pour preuve, la situation socio-économique de ces pays demeure encore catastrophique et n’augure rien de bon pour l’avenir. Car, comme nous le rappelait Michel Audiard : <em>«Sauf pour les dictateurs et les imbéciles, l’ordre n’est pas une fin en soi».</em></p>
<p>Au-delà des choix, et des réformes économiques et sociales profondes qui se font dangereusement attendre, certains nouveaux et futurs potentats de la région devraient prendre urgemment conscience qu’un des plus grands maux du monde arabo-musulman reste encore et toujours la corruption (avec, ne l’oublions jamais, l’islam politique sous toutes ses formes, qui se nourrit d’ailleurs de cette même corruption endémique).</p>
<p>Or, sur les terres du traditionnel bakchich, c’est loin d’être gagné ! Pour autant, même si les Occidentaux (et surtout les Français !) sont mal placés pour donner des leçons dans ce domaine, il n’en reste pas moins, que le manque d’intérêt du bien commun, qui caractérise la plupart des leaders de la région, est un véritable cancer. Les motifs et les slogans des émeutes actuelles en Irak et en Iran nous le rappellent très bien…</p>
<h3>Egypte : 1 400 procès de corruption au sein de l’Etat</h3>
<p>Pour l’heure, seul le Président égyptien Sissi paraît l’avoir compris : dictateur sûrement plus impitoyable que ses prédécesseurs, il semble demeurer (au moins pour l’instant), honnête et intègre. Certes, il a encore du mal à réformer de fond en comble l’économie archaïque de son pays. Pourtant, on ne peut objectivement nier qu’il a par ailleurs une volonté farouche de combattre toutes les formes de trafics et la corruption qui gangrènent son pays depuis des décennies (en effet, depuis 2014, et c’est historique pour ce pays, près de 1 400 procès de corruption au sein de l’appareil de l’Etat – pots-de-vin, gaspillages et détournements de fonds publics – ont eu lieu et de hautes personnalités, dont notamment un ex-ministre de l’Agriculture, ont été sévèrement condamnées).</p>
<p>De fait, le modèle proposé par Sissi, et qui séduit tous les autocrates en herbe de la région, pourrait se résumer par une nouvelle forme de «dictature éclairée orientale», fondée sur un savant mélange de société plus ou moins ouverte, de libéralisme économique et, ne nous leurrons pas, encore et toujours d’un pouvoir fort. Celui-ci serait alors, bien évidemment, expurgé des travers du passé, comme la prévarication généralisée et un népotisme outrageants.</p>
<p>Les futurs responsables arabes devraient apprendre par cœur la fameuse phrase de Napoléon : <em>«Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude»</em>… Cyniquement, notre histoire est également là pour témoigner que, tel que l’a très bien écrit Paul Lombard dans un de ses ouvrages, <em>‘‘Le vice et la vertu’’</em> (1999) : les profits personnels et la malversation ne sont pas antinomiques avec l’action politique ou le sens de l’intérêt général. Nos grands corruptibles qu’étaient Richelieu, Mazarin, Napoléon ou Talleyrand, ne sont-ils pas restés dans l’histoire (à tort ou à raison) comme de grands serviteurs de l’Etat?</p>
<h3>Le rêve démocratique a fait long feu, à présent, il faut manger</h3>
<p>Finalement, échaudés par les exemples irakien, syrien et libyen, beaucoup n’aspirent qu’à la sécurité et ne rêvent à présent que de sortir du marasme économique général fortement aggravé par les Printemps arabes. Dans le même temps, comme l’évoquait récemment le professeur <a href="https://www.econostrum.info/La-politique-mediterraneenne-de-l-Europe-au-banc-des-accuses-des-Rencontres-de-Cybele_a24802.html" target="_blank" rel="noopener">Yahia Zoubir</a>, c’est surtout une certaine forme de «sécurité humaine» qui est attendue, c’est-à-dire, grosso modo, le minimum vital.</p>
<p>Les rêves démocratiques ont fait long feu. À présent, il faut manger et nourrir sa famille. Au fond, ce que souhaite réellement la jeunesse arabe dans son ensemble, c’est moins des changements politiques profonds que de pouvoir simplement travailler et enfin, vivre dignement. Sans cela, leur tentation à l’exil et à l’émigration ne cessera encore de grandir… avec les conséquences désastreuses que l’on sait, et ce, pour les deux rives de la Méditerranée!</p>
<p>À défaut donc de proposer, pour l’instant, des rêves réalisables ou plus modestement, de grands projets de société, il nous faut au moins espérer que les nouveaux et futurs autocrates prennent enfin conscience du bien commun et de l’impérative nécessité d’inventer de nouvelles formes de gouvernances locales.</p>
<p><em>* Consultant indépendant, associé au groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0UppRqumus"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/27/cessez-le-feu-entre-israel-et-le-hamas-legypte-de-sissi-a-la-manoeuvre/">Cessez-le-feu entre Israël et le Hamas : l’Egypte de Sissi à la manœuvre</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Cessez-le-feu entre Israël et le Hamas : l’Egypte de Sissi à la manœuvre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/27/cessez-le-feu-entre-israel-et-le-hamas-legypte-de-sissi-a-la-manoeuvre/embed/#?secret=joT1P7EPI2#?secret=0UppRqumus" data-secret="0UppRqumus" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SnwfLBJOYV"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/syrie-la-russie-est-elle-toujours-le-maitre-du-jeu/">Syrie : La Russie est-elle toujours le maître du jeu ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Syrie : La Russie est-elle toujours le maître du jeu ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/syrie-la-russie-est-elle-toujours-le-maitre-du-jeu/embed/#?secret=jZxAYcdK0f#?secret=SnwfLBJOYV" data-secret="SnwfLBJOYV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZloKVdq5aQ"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/">L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Egypte de Sissi : Un retour sur l’échiquier international ? (2-2) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/04/20/legypte-de-sissi-un-retour-sur-lechiquier-international-2-2/embed/#?secret=F63gAfR5CV#?secret=ZloKVdq5aQ" data-secret="ZloKVdq5aQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Le Nobel de chimie Ahmed Hassan Zewail sera enterré en Egypte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Aug 2016 10:14:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Californie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dépouille de Ahmed Hassan Zewail, Prix Nobel de chimie en 1999, décédé hier à 70 ans, aux Etats-Unis, sera rapatriée en Egypte. Le célèbre chimiste est décédé, mardi, après une maladie diagnostiquée en 2013. Né le 26 février 1946, à Damanhur (gouvernorat de Beheira), Ahmed Hassan Zewail avait exprimé, de son vivant, le souhait d&#8217;être enterré dans...</p>
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<p><em><strong>La dépouille de Ahmed Hassan Zewail, Prix Nobel de chimie en 1999, décédé hier à 70 ans, aux Etats-Unis, sera rapatriée en Egypte.</strong></em></p>
<p><span id="more-59952"></span></p>
<p>Le célèbre chimiste est décédé, mardi, après une maladie diagnostiquée en 2013.</p>
<p>Né le 26 février 1946, à Damanhur (gouvernorat de Beheira), Ahmed Hassan Zewail avait exprimé, de son vivant, le souhait d&rsquo;être enterré dans son pays natal.</p>
<p>L&rsquo;Egypte l&rsquo;avait fait docteur honoris causa de l&rsquo;université d&rsquo;Alexandrie et lui a décerné, en 1999, l&rsquo;Ordre du Grand Collier du Nil.</p>
<p><em>«L&rsquo;Egypte a perdu l&rsquo;un de ses fils fidèles et un brillant savant»</em>, a déclaré, mardi soir, le président égyptien Abdelfattah Al-Sissi, dans un communiqué officiel.</p>
<p>Le défunt, qui était docteur honoris causa de plusieurs universités aux Etats-Unis, en Grande Bretagne (Oxford), en Suisse (Lausanne), en Belgique (Louvain, Liège), en Australie (Swinburne), au Canada (New Brunswick) et en Italie (La Sapienza), était professeur à l’Institut de technologie de Californie (CalTec).</p>
<p>Ses recherches en chimie lui avaient valu d&rsquo;être récompensé, en 1999, par un prix Nobel : il avait réussi à photographier, à l&rsquo;aide d&rsquo;un laser, les atomes d&rsquo;une molécule en train de bouger durant une réaction chimique. Pour cela, il avait utilisé une nouvelle unité très rapide: la femtoseconde.</p>
<p>Ahmed Hassan Zewail était également membre de nombreuses académies, notamment la National Academy of Sciences, l&rsquo;American Academy of Art and Sciences et l&rsquo;Académie royale des sciences et des Lettres du Danemark.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z.A.</strong></p>
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		<title>Égypte : Cherif Ismaïl remplace Ibrahim Mahlab à la tête du gouvernement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[benmansour3 benmansour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2015 10:48:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[démission]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sissi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président égyptien Sissi a accepté ce matin la démission du gouvernement présentée par le Premier ministre Ibrahim Mahlab. Ibrahim Mahlab, qui était en visite de deux jours en Tunisie au début de la semaine, a présenté, ce matin, la démission de son gouvernement au président Abdelfattah Sissi, qui l’a acceptée, tout en le chargeant de conduire...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13732 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/mahlab-démission.jpg" alt="mahlab démission" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le président égyptien Sissi a accepté ce matin la démission du gouvernement présentée par le Premier ministre Ibrahim Mahlab.</strong></em><span id="more-13731"></span><br />
Ibrahim Mahlab, qui était en visite de deux jours en Tunisie au début de la semaine, a présenté, ce matin, la démission de son gouvernement au président Abdelfattah Sissi, qui l’a acceptée, tout en le chargeant de conduire les affaires du pays jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement.</p>
<p>Cette démission vient quelques jours après l’arrestation du ministre de l’Agriculture Salah Hilel, accusé dans une grande affaire de corruption. Le juge en charge du dossier a ordonné dernièrement la prolongation de sa détention pour 15 jours.</p>
<p>Des sources égyptiennes avaient avancé le nom de Moheb Memmich, chef actuel du projet du nouveau Canal de Suez, pour le poste de Premier ministre jusqu’aux prochaines élections législatives en Égypte prévues en 2015.</p>
<p>Mais on vient d’apprendre que le président Abdelfattah Sissi vient de charger l&rsquo;ex-ministre du Pétrole, dans le gouvernement démissionnaire, Chérif Ismaïl  de former le nouveau gouvernement dans un délai d’une semaine.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>A. B. M</strong></p>
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		<title>Sissi sera-t-il le Bonaparte de la révolution égyptienne?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2015 08:59:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Sissi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sissi est-il en train d’appliquer à l’Egypte la fameuse phrase de Napoléon: «Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude»? Par Roland Lombardi* Dans le concert d’«analyses» françaises sur l’évolution de l’Egypte, le président égyptien est victime d’un véritable «Sissi bashing». Même si le Quai d’Orsay...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12849 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Abdelfattah-Sissi.jpg" alt="Abdelfattah-Sissi" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Sissi est-il en train d’appliquer à l’Egypte la fameuse phrase de Napoléon: «Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude»?</strong></em></p>
<p>Par <strong>Roland Lombardi</strong>*</p>
<p><span id="more-12848"></span></p>
<p>Dans le concert d’«analyses» françaises sur l’évolution de l’Egypte, le président égyptien est victime d’un véritable «<em>Sissi bashing</em>». Même si le Quai d’Orsay ne le pratique plus depuis l’achat par Le Caire de 24 Rafale, ce «<em>Sissi bashing</em>» a encore cours chez la plupart des observateurs.</p>
<p><strong>Popularité intacte du nouveau «dictateur»</strong></p>
<p>Contrariés par une réalité égyptienne qu’ils avaient idéologiquement occultée et une évolution du pays qu’ils n’ont pas su anticiper, certains chercheurs français enragent littéralement de voir (et se refusent à l’admettre) la popularité toujours intacte du nouveau «dictateur». Alors, les critiques fusent encore et toujours. Que cela soit au sujet de la répression, certes brutale, du régime mais aussi concernant les mesures touchant l’économie égyptienne, qui ne seraient, pour certains, sans efficacité et surtout que poudre aux yeux…</p>
<p>Mais qu’en est-il réellement ?</p>
<p>Le 6 août dernier, l’Egypte a donc inauguré, en grande pompe et avec une fastueuse cérémonie, la seconde voie du canal de Suez.<br />
D’une longueur de 72 kilomètres, cette nouvelle voie a pour objectif de doubler la capacité du trafic de cette artère fondamentale qui relie la mer Méditerranée et la mer Rouge. D’après les estimations des autorités égyptiennes, d’ici 2023, 97 navires pourront emprunter quotidiennement le canal, contre 49 aujourd’hui. La nouvelle circulation dans les deux sens permettra aussi de réduire le temps d’attente des bateaux (18 à 22h actuellement contre 11h demain). Enfin, l’Egypte table ainsi sur un triplement à court terme des revenus du canal qui passeraient de 5 à 15 milliards de dollars par an.</p>
<p>Au-delà de son côté hautement symbolique, ce projet a littéralement enthousiasmé les Egyptiens puisque ce sont eux qui l’ont financé. D’ailleurs, il n’aura fallu que 8 jours pour réunir l’équivalent de 9 milliards de dollars afin de lancer les travaux ! Ces travaux ont été réalisés en seulement un an, là aussi un record ! Même si des soldats et des conscrits, mal payés, ont grandement contribué à la rapidité de l’accomplissement de l’ouvrage…</p>
<p>Les Egyptiens, comme leurs aïeux antiques, ont toujours été passionnés par les grands travaux aux dimensions <em>«pharaoniques»</em>. C’est la raison pour laquelle, Sissi en avait fait les projets phares de ses promesses électorales. D’ailleurs, d’autres travaux de grandes ampleurs sont prévus. Comme le développement d’une grande plateforme industrielle et commerciale au bord du Canal avec notamment des ports et un grand centre de services pour les flottes commerciales. Celle-ci devrait permettre la création, selon les prévisions les plus optimistes, de plus d’un million d’emplois dans les décennies à venir. Il y a aussi le projet de la construction d’une nouvelle capitale administrative entre le Caire et Suez, la <em>«Sissi-City</em>» dont le coût s’élèverait à 45 milliards de dollars.</p>
<p>Cependant, malgré les félicitations et les encouragements du FMI ainsi que le retour en Egypte de nombreux investissements internationaux privés comme publics (grands groupes industriels, aides et fonds du Golfe, de l’Union Européenne, de la Russie ou de la Chine…), certains experts, échaudés qu’ils sont par les promesses non tenues et les échecs passés, comme le projet de Tochka sous Moubarak, estiment que cette politique de grands travaux, à haute intensité de main d’œuvre, sera insuffisante pour relancer la troisième économie de l’Afrique.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12850" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Sissi-inaugure-le-nouveau-canal-de-Suez.jpg" alt="Sissi-inaugure-le-nouveau-canal-de-Suez" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Inauguration du nouveau canal de Suez.</em></p>
<p><strong>Volontarisme dans le domaine socio-économique </strong></p>
<p>L’un des meilleurs spécialistes du sujet, le chercheur Jean-Yves Moisseron, estime quant à lui, et à juste titre, que <em>«le maréchal Sissi mène une politique keynésienne de relance à partir de grands travaux mais cette politique ne s’accompagne pas d’injections massives de revenus dans l’économie du pays»</em>. L’économiste n’a pas tout à fait tort: pour relancer réellement une économie, les interventions keynésiennes ne suffiront pas. C’est d’une véritable et totale refonte de l’économie que l’Egypte a besoin pour vaincre la misère et le chômage qui touchent encore le pays malgré un frémissement d’amélioration.</p>
<p>Toutefois, il serait malhonnête de nier une certaine évolution, depuis l’arrivée au pouvoir de Sissi, de la mentalité de ceux qui détiennent entre leurs mains encore 20 à 40% de l’économie du pays, à savoir les militaires.</p>
<p>Ainsi, depuis la destitution de Morsi, le gouvernement a lancé plusieurs programmes de relance budgétaire. Une partie de cette relance budgétaire est utilisée en investissements publics afin de stimuler la croissance à court et moyen termes. Les traitements des fonctionnaires ont été aussi augmentés et un système de contrôle des prix des produits alimentaires a été mis en place.</p>
<p>Une politique d’aide aux petites et moyennes entreprises (pour redonner espoir aux jeunes) et un système de subventions alimentaires et énergétiques (accordées prioritairement aux plus nécessiteux de la société égyptienne) ont aussi été instaurés. Ces mesures ont pour but de renforcer un programme de justice sociale qui protégera les pauvres tout en améliorant leur situation.</p>
<p>Car le nouveau président doit impérativement combler le vide laissé par les services d’aides sociales sur lesquelles les Frères musulmans avaient construit leur popularité, leur influence et leur puissance. Sissi est aussi en train de réaliser un assainissement des finances publiques, d’accroître les recettes fiscales et d’œuvrer contre la corruption.</p>
<p>D’ailleurs, et on en parle peu, afin de préparer le terrain pour d’autres futures réformes dans le domaine de la lutte contre les trafics et la corruption, le gouvernement égyptien a déjà lancé un système de carte à puce pour la vente du baladi, ce pain plat égyptien que l’on appelle aussi pita. Ce système de carte à puce automatise aussi la distribution des carburants dans tout le pays pour enrayer la corruption qui touche les réseaux de distribution. L’Etat a ainsi établi une base de données unique des usagers qui permet d’améliorer le ciblage des bénéficiaires et éviter les abus.</p>
<p>En outre, Sissi semble conscient qu’une réforme profonde et structurelle de l’économie égyptienne, basée auparavant sur la rente, est nécessaire afin de la diversifier et de la rendre plus productive tout en lui permettant d’optimiser l’utilisation du formidable potentiel et des abondantes ressources du pays.</p>
<p>D’autres gigantesques plans de développement notamment dans le domaine de l’agriculture comme du transport (créations de nouvelles provinces, développement et modernisation de l’élevage et de l’irrigation des terres, créations d’usines agricoles, constructions de routes…) ont commencé.</p>
<p>De fait, on peut dire qu’avec le printemps arabe, les militaires égyptiens ont senti le vent du boulet. Le printemps du Nil leur a ouvert les yeux. N’étant pas stupides et afin de préserver certains de leurs intérêts, ils ont pris conscience de beaucoup de choses, d’où un volontarisme incontestable dans le domaine socio-économique afin de réformer au plus vite le système économique égyptien.</p>
<p>Sissi sait aussi pertinemment que ce sont moins des revendications démocratiques (pour une minorité) qu’un violent rejet de l’affairisme, du népotisme et de la corruption (pour la majorité) qui avait jeté la jeunesse égyptienne sur la place Tahrir.</p>
<p>L’ancien maréchal connaît la fameuse phrase de Napoléon: «<em>Le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude».</em></p>
<p><strong>Un réel sens du devoir, de l’Etat et du bien commun </strong></p>
<p>Pour l’instant, même s’il est critiqué pour son autoritarisme et ses méthodes brutales dans sa lutte contre ses opposants (surtout les Frères musulmans), le Président égyptien paraît avoir toutefois un réel sens du devoir, de l’Etat et surtout du bien commun. On le dit aussi honnête, droit et intègre. Mais il semblerait qu’il soit aussi chanceux!</p>
<p>En effet,  ENI, le géant italien de l’énergie vient d’annoncer la découverte du «<em>plus grand</em>» gisement offshore de gaz naturel en Méditerranée, dans les eaux territoriales de l&rsquo;Égypte.</p>
<p>Si les prévisions se révèlent justes, ce gisement pourrait représenter un potentiel de 850 milliards de mètres cubes, ce qui en ferait l&rsquo;une des plus grandes réserves de gaz naturel au monde. Mais surtout il pourrait aider à couvrir les besoins en gaz naturel de l&rsquo;Égypte durant des décennies, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de développement pour le pays et les Egyptiens et peut-être aussi pour toute la région et même l’Europe.</p>
<p><em>* Consultant indépendant, associé au groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>
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