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	<title>Archives des sociétés communautaires - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des sociétés communautaires - Kapitalis</title>
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		<title>Sociétés communautaires &#124; Mirage ou solution miracle ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:27:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'avenir des sociétés communautaires chères à Saïed dépendra moins des textes juridiques que de leur capacité à être  rentables, innovantes et bien gérées. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/13/societes-communautaires-mirage-ou-solution-miracle/">Sociétés communautaires | Mirage ou solution miracle ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il est permis de penser que la part du lion des prêts sur l’honneur, sans taux d’intérêts ni garantis ni frais de dossier, instaurés par les dépositions de la loi n°2024-41 du 02 Août 2024 qui a donné lieu au décret d’application n°2026-148  du 23 Juillet 2026 (voir mon article : <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</a>) et qui prévoit l’attribution d’un crédit à la consommation de 5000 dinars aux ménages, d’un prêt sur l’honneur de 10000 dinars aux promoteurs de petits projets et d’un prêt sur l’honneur de 25000 dinars aux PME et sociétés communautaires, ira en fait à ces dernières, si chères à notre président, et qui n’arrivent pas à décoller malgré un arsenal juridique et des avantages fiscaux très favorables, faute de financement. On peut aussi imaginer que, la mise en place d’un mécanisme de financement de ces sociétés communautaires, sans aucune charge et avec le maximum de facilités et le minimum de bureaucratie, en affectant par la force de la loi 8% des bénéfices réalisés par les banques à la réalisation cet objectif, constitue dans l’esprit de notre président, la motivation principale derrière la publication de ce décret.</em></strong> <em>(Photo : Kaïs Saïed avec les potières de Sejnane, en août 2025).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Sadok Zerelli *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-19428902"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, depuis 2022, les sociétés communautaires occupent une place centrale dans la vision économique du président Kaïs Saïed. Présentées comme un nouveau modèle de développement fondé sur l’économie sociale et solidaire, elles ambitionnent de transformer les citoyens, notamment les jeunes et les habitants des régions marginalisées, en acteurs directs de la création de richesse. Elles reposent sur un principe simple : les membres d’une même communauté s’associent pour exploiter collectivement les ressources locales et partager équitablement les bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative soulève cependant une question fondamentale : les sociétés communautaires constituent-elles une véritable innovation capable de revitaliser l’économie tunisienne ou ne représentent-elles qu’un mirage économique fondé davantage sur l’idéalisme que sur les réalités du marché ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre objectivement à cette question, je vais adopter, comme à mon habitude, une approche d’ordre universitaire, loin de toute considération de politique politicienne de soutien ou d’opposition au président Saïed.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un arsenal juridique très favorable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés communautaires en Tunisie reposent principalement sur les textes législatifs suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Le décret-loi n° 2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires. Il s’agit du texte fondateur qui définit les objectifs des sociétés communautaires, leurs modalités de création, leur organisation et leur gouvernance et les droits et obligations des associés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le décret présidentiel n° 2022-498 du 19 mai 2022, qui approuve les statuts-types des sociétés communautaires locales et régionales. Il fournit un modèle officiel de statuts que les fondateurs doivent adapter lors de la création de leur société.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Le décret-loi n° 2025-3 du 2 octobre 2025, qui a modifié plusieurs dispositions du décret-loi de 2022. Il a notamment revu la classification des sociétés communautaires, leur composition et certaines règles de fonctionnement afin de faciliter leur développement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces textes s’ajoutent plusieurs arrêtés ministériels et circulaires publiés en 2025 et 2026, ainsi que la création d’un Secrétariat d’Etat chargé de la promotion des sociétés communautaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet porteur d’espoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal mérite de ce modèle est de replacer le citoyen au cœur du développement économique. Contrairement à l’entreprise privée classique, où le profit constitue l’objectif principal, la société communautaire poursuit également des objectifs sociaux : création d’emplois, réduction des inégalités régionales, valorisation des ressources locales et renforcement de la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs régions de l’intérieur, où le chômage dépasse largement la moyenne nationale, ce modèle peut contribuer à mobiliser une main-d’œuvre souvent inactive. L’agriculture, la pêche, l’artisanat, les énergies renouvelables ou encore le tourisme écologique offrent des domaines où ces structures pourraient développer une véritable valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les sociétés communautaires favorisent un sentiment d’appartenance et de responsabilité collective. Les bénéfices demeurent sur le territoire et peuvent être réinvestis dans le développement local plutôt que d’être transférés vers les grands centres urbains.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Bx44oaLlvJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/">Tunisie | Un Etat social sans croissance forte est une fiction</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Un Etat social sans croissance forte est une fiction » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/embed/#?secret=hXGcwYpS9z#?secret=Bx44oaLlvJ" data-secret="Bx44oaLlvJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites d’un modèle ambitieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ses intentions louables, la réussite des sociétés communautaires dépend de plusieurs conditions qui demeurent aujourd’hui incertaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier obstacle concerne le financement. La plupart des communautés disposent de peu de capitaux propres. Sans accès durable au crédit, à l’investissement ou aux garanties bancaires, de nombreux projets risquent de rester à l’état d’idée. On peut dire ou au moins espérer qu’avec la publication du décret n°2026-148 le 3 août dernier, cette difficulté va être surmontée. Mais, malheureusement, elle est loin d’être la seule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le deuxième défi et non des moindres est celui de la gouvernance. Une entreprise collective exige une gestion transparente, des compétences en comptabilité, en marketing, en droit et en management. Certes, parmi les promoteurs de ces sociétés communautaires, on peut s’attendre à un grand nombre de diplômes de l’enseignement supérieur et chômeurs depuis de longues durées, mais peut-on se rappeler les connaissances acquises sur les bancs de l’université après 10 ou 15 ans de chômage&nbsp;? Personnellement j’en doute fort</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième obstacle réside dans la compétitivité. Une entreprise, quelle que soit sa forme juridique, doit vendre ses produits ou ses services sur un marché concurrentiel. Les sociétés communautaires devront donc répondre aux exigences de qualité, de productivité, d’innovation et de rentabilité qui s’imposent à toutes les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’environnement économique tunisien demeure marqué par une croissance faible, une inflation persistante, des difficultés d’accès au financement et une bureaucratie parfois décourageante. Ces contraintes touchent autant les sociétés communautaires que les entreprises privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des réalisations en deçà des espérances</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres disponibles invitent à la prudence. En mars 2025, environ 160 sociétés communautaires avaient été créées, dont 77 % étaient des sociétés locales orientées principalement vers l’agriculture. Quelques mois plus tard, en août 2025, leur nombre atteignait 255, mais seulement 55 étaient effectivement entrées en activité, soit environ 22 % du total. Le nombre de participants est toutefois passé de 4 000 à 16 550 en moins d’un an, ce qui témoigne d’un intérêt croissant pour cette formule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres traduisent un paradoxe. D’un côté, l’adhésion populaire progresse ; de l’autre, la majorité des sociétés créées restent au stade administratif. Cette situation montre que créer une entreprise est une chose, la rendre économiquement viable en est une autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une solution miracle ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour revenir au titre de cet article, qualifier les sociétés communautaires de <em>«solution miracle»</em> serait excessif. Aucun modèle économique, à lui seul, ne peut résoudre les problèmes structurels de la Tunisie : faible croissance, chômage élevé, endettement public, déficit commercial, faiblesse de l’investissement et perte de compétitivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés communautaires peuvent constituer un outil parmi d’autres, mais elles ne remplaceront ni les investissements privés, ni les investissements étrangers, ni les réformes de l’administration, de la justice, de l’éducation ou de la fiscalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur succès dépendra également de leur capacité à attirer des compétences, à développer des partenariats avec les banques, les universités et les collectivités locales, ainsi qu’à intégrer les nouvelles technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conclusion : les sociétés communautaires représentent une idée séduisante, porteuse d’une vision plus inclusive du développement. Elles traduisent une volonté de réduire les fractures territoriales et de redonner aux citoyens un rôle actif dans la création de richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, entre l’idéal et la réalité, l’écart demeure considérable. Sans financement suffisant, sans compétences de gestion, sans environnement économique favorable et sans mécanismes rigoureux de gouvernance, elles risquent de devenir des structures symboliques plus que de véritables moteurs de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable question n’est donc pas de savoir si les sociétés communautaires sont un mirage ou une solution miracle. Elle est de déterminer si la Tunisie sera capable de réunir les conditions économiques, institutionnelles et humaines nécessaires pour transformer une idée généreuse en réussite durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir de ce modèle dépendra donc moins des textes juridiques que de sa capacité à créer des entreprises rentables, innovantes et bien gérées. Si ces conditions sont réunies, les sociétés communautaires pourront devenir un instrument utile du développement régional. Dans le cas contraire, elles risquent d’alimenter une nouvelle vague de désillusions et de déceptions, dans un pays qui en a déjà connu beaucoup et dont la population est, le moins qu’on puisse dire, à bout de ses nerfs, comme le montrent les manifestations publiques de ces dernières semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste et consultant international. </em><em></em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sCSRS5CeA8"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/">Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/embed/#?secret=2moTANhgm6#?secret=sCSRS5CeA8" data-secret="sCSRS5CeA8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 08:03:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La panique générale de la séance du 28 juillet 2026 à la bourse de Tunis annonce-t-elle un crash boursier ou un «Mardi noir» tunisien ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/">Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cinq jours après la publication dans le Jort du décret le décret n°2026-148 faisant obligation aux banques commerciales d’allouer 8% de leurs bénéfices nets de l’exercice 2025 pour accorder des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/aram-belhadj-le-mecanisme-du-pret-dhonneur-est-inapplicable/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prêts sur l’honneur</a>, sans intérêts, ni garantis ni frais de dossier, aux ménages à faibles revenus, aux promoteurs de petits projets et aux PME et sociétés communautaires, le mardi 28 juillet, l’indice boursier Tunindex chute de 3,7%, obligeant les autorités de la BVMT à suspendre la séance pour limiter les dégâts et éviter une chute plus brutale des cours des titres bancaires qui ont néanmoins continué à chuter les jours suivants. S’agit-il d’une correction technique suite à l’accroissement de cet indice durant le premier semestre de 2026 et à la prise de bénéfices par les actionnaires, comme l’affirme la présidente de la BVMT, ou d’un «Mardi noir» qui, toutes proportions gardées, rappelle le «Jeudi noir» qu’a connu la Bourse de Wall Street le 29 octobre 1929 et qui a déclenché la Grande Dépression et un chômage massif aux USA et dans toute l’Europe&nbsp;? La question mérite au moins d’être posée et analysée. L’auteur, un économiste, tente de répondre à cette question par une approche universitaire, qui a au moins l’avantage d’appeler les choses par leurs noms et de mettre les points sur les «i», sans ménager les politiciens démagogues.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr. Sadok Zerelli</strong></p>



<span id="more-19382935"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23 juillet 2026, en application des dispositions de la nouvelle loi sur les chèques adoptée le 2 août 2024 (loi n°2024-41), le décret n° 2026-148 faisant obligation aux banques commerciales d’allouer 8% de leurs bénéfices nets de l’exercice 2025 pour accorder des crédits sur l’honneur, sans intérêts, ni garantis ni frais de dossier, aux ménages à faibles revenus, aux promoteurs de petits projets et aux PME et sociétés communautaires, a été publié au Jort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq jours après, soit le 28 juillet , qui tombe un mardi, le Tunindex (indice de la Bourse de Tunis) à chute de 3,7%, obligeant les autorités boursière à suspendre la séance (en vertu d’un mécanisme de coupe-circuit, propre à la BVMT, qui ressemble aux coupures d’électricité que nous connaissons ces-jours-ci lorsqu’il y a une chute de tension dans le réseau électrique&nbsp;!) afin de limiter les dégâts et éviter un effondrement des cours, en particuliers ceux des titres bancaires qui ont chuté ce jour-là de 4% et 11%, tandis que le Tunindex a chuté de 8,7% depuis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’agit-t-il d’une coïncidence de dates et d’une correction technique du Tunindex, &nbsp;suite aux prises de bénéfices par les actionnaires et une forte augmentation du Tunindex durant le premier semestre de l’année 2026 (+60,24%) comme l’affirme Sonia Ben Fredj, présidente de la BVMT, pour rassurer les investisseurs et l’opinion publique &nbsp;(voir&nbsp;<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-suspension-de-cotation-a-la-suite-des-fortes-baisses-du-tunindex/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kapitalis</a>), ou d’une panique générale à la suite de la publication de ce&nbsp; décret n° 2026-148 décret et d’un crash boursier annonciateur d’une grave crise financière dans le dernier secteur qui&nbsp; résiste encore à la crise économique que le pays traverse depuis 2011 et demeure malgré tout rentable, celui des banques&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question est d’autant plus importante à se poser et à analyser que l’Histoire nous apprend que le crash de Wall Street (la Bourse de New York&nbsp;) qui s’est produit le jeudi 29 octobre 1929, connu dans les manuels d’Histoire sous le nom du «<em>Jeudi noir</em>» (d’où le titre de cet article, choisi par analogie), a abouti à la Grande Dépression, caractérisée par des milliers de faillites d’entreprises et un chômage massif qui a constitué un terrain fertile pour la propagation de l’idéologie nazie et la prise du pouvoir par Hitler qui a finalement décidé de &nbsp;déclencher la seconde guerre mondiale ayant fait 70 millions de morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je fais ce rappel historique pour expliquer que les fluctuations boursières ne sont pas seulement une affaire de spécialistes et de traders, mais peuvent être les signes annonciateurs de graves crises économiques et même politiques qui se profilent à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement que la BVMT n’est en rien comparable à celle de New York (NYSE) ni en termes de titres côtés (2500 à NYSE contre ….74 à la BVMT&nbsp;!) ni en termes de volumes des opérations, de sorte qu’en cas de crise dans le secteur bancaire tunisien, elle ne sera que locale et ne fera qu’aggraver la crise économique générale que le pays traverse, plus particulièrement depuis 2019, selon le proverbe bien Tunisien <em>«Kannet techkhir zadet baff</em>&nbsp;!<em>»</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rGN9F0cXnW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-suspension-de-cotation-a-la-suite-des-fortes-baisses-du-tunindex/">Bourse de Tunis | Suspension de cotation à la suite des fortes baisses du Tunindex</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bourse de Tunis | Suspension de cotation à la suite des fortes baisses du Tunindex » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-suspension-de-cotation-a-la-suite-des-fortes-baisses-du-tunindex/embed/#?secret=HOKPEeiBGD#?secret=rGN9F0cXnW" data-secret="rGN9F0cXnW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Importance du secteur bancaire dans la BVMT</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur financier est le pilier central de la Bourse de Tunis. Son importance est à la fois quantitative — par son poids dans la capitalisation et les échanges — et qualitative, parce que les banques et les compagnies financières jouent un rôle majeur dans le financement de l&rsquo;économie tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, les banques et sociétés financières représentent une part considérable des entreprises cotées à la BVMT et les grandes banques tunisiennes figurent parmi les sociétés ayant les plus fortes capitalisations boursières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, banques + assurances + services financiers représentent environ 54,4 % de la capitalisation boursière selon les données de mars 2025 (source&nbsp;: BVMT). À elles seules, les banques représentent près de la moitié de toute la capitalisation de la BVMT.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des transactions, les banques occupent également une place dominante : elles représentaient 38,37 % des capitaux échangés en février 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres permettent de comprendre pourquoi une crise de confiance envers les banques peut provoquer une forte baisse de la BVMT. Si les investisseurs anticipent une diminution des bénéfices bancaires, une augmentation des charges ou une intervention réglementaire susceptible d&rsquo;affecter la rentabilité des banques, tel que ce décret n° 2026-148, les valeurs bancaires peuvent être vendues massivement. Comme elles pèsent très lourd dans l&rsquo;indice et la capitalisation, leur baisse peut entraîner mécaniquement une baisse de l&rsquo;ensemble du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rentabilité du secteur bancaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de la Bourse de Tunis montrent que les revenus du secteur bancaire coté ont progressé de 4,3 % en 2025, atteignant environ 7,29 milliards de dinars, contre 6,99 milliards en 2024. Parmi les grandes banques, la progression des revenus a été de +7,8 % pour la Biat, +11,2 % pour la BNA et +4,3 % pour Amen Bank, tandis que les revenus ont reculé de 2,8 % pour BH Bank.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, les banques cotées ont enregistré 885,6 millions de dinars de bénéfices au premier semestre 2025, contre 830,8 millions au premier semestre 2024, soit une progression de 6,6 %.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats sont importants pour mon analyse, car ils montrent que, malgré la nouvelle loi sur les chèques qui s’est traduite par un recours massif aux paiements en espèces hors du circuit bancaire, la rentabilité des banques tunisiennes reste importante et leurs actionnaires ne sont pas à plaindre, ce qui n’explique pas la panique qui s’est emparée d’eux le mardi 29 juillet et les jours suivants, qui ne peut donc s’expliquer que par les dispositions arbitraires du décret n°2026-148&nbsp;et leur anticipation de son impact négatif sur la rentabilité future des banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances économiques du décret n° 2026-148&nbsp; </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mon angle d’analyse est celui d’un universitaire, qui a enseigné durant sa carrière plusieurs disciplines économiques et de gestion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce point de vue, et sans remettre en cause les objectifs sociaux de ce décret, j’ai relevé que ses dispositions et même sa date de publication bafouent les fondamentaux de l’économie, de la finance, du droit et même de la comptabilité, des disciplines universitaires enseignées dans nos facultés de droit et de sciences économiques et nos instituts supérieurs de gestion, au point où j’en suis arrivé à me demander s’il ne vaudrait pas mieux fermer toutes ces facultés et instituts de gestion et gérer ce pays comme on gère une épicerie&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au niveau de l’économie en tant que discipline universitaire, les auteurs de ce décret semblent ignorer la différence entre dinars courants et dinars constants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Stipuler que les bénéficiaires de ces prêts sur l’honneur rembourseront exactement la même somme dans deux ans (plus un possible délai de grâce de six mois) signifie qu’en dinars constats (d’aujourd’hui), ils vont rembourser moins que ce qu’ils ont reçu et ont donc bénéficié d’un taux d’intérêt négatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans l’hypothèse où le taux de l’inflation n’augmente pas et reste à son niveau actuel qui est de l’ordre 5% (hypothèse très favorable compte tenu de l’inefficacité prouvée depuis des années de la politique monétaire menée par la BCT, basée à tort sur le taux directeur au lieu du taux de réserve obligatoire des banques – voir mon article ‘‘<em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pourquoi-linflation-ne-baisse-pas-en-tunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’inflation a-t-elle baissé en Tunisie&nbsp;?</a>’</em>’), rembourser dans deux ans un prêt sur l’honneur de 5000 D, ou 10000 D ou 25000 D (selon le profil des bénéficiaires) revient à rembourser respectivement 4535 D, 9070 D et 22675 D en dinars constants d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, les bénéficiaires de ces prêts sur l’honneur vont rembourser même moins, si on tient compte du concept économique qui est à la base de la Théorie d’allocation optimale des ressources (TAOR) à savoir la «<em>préférence pour le présent de la collectivité nationale». </em>Celui-ci est un taux positif, qui vient s’ajouter au taux d’inflation anticipé pour constituer le taux d’actualisation économique, et qui est d’autant plus élevé que la structure d’âge de la population est vieille (l’objectif étant de permettre aux personnes du troisième âge de bénéficier au maximum des projets d’investissement avant leur décès)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, pour un taux de préférence pour le présent minimum de 3%, compte tenu de la structure d’âge de la population en Tunisie, soit un taux d’actualisation économique de 8%, les bénéficiaires des mêmes prêts sur l’honneur rembourseront en fait respectivement 4286 D, 8573 D et 21433 D&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui n’en voudrait pas&nbsp;? Même les classes moyennes qui ont des difficultés à joindre les deux bouts, et elles sont légion dans notre pays, vont essayer de profiter de ce décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, mon sentiment est qu’on va assister à partir du mois de septembre à une ruée sur les banques et à une gigantesque opération de corruption où les relations personnelles et familiales dans le milieu bancaire vont jouer un rôle déterminant. L’honneur de certain(e)s ne valant pas cher, on peut s’attendre aussi à un très faible taux de recouvrement de ces prêts sur l’honneur avec un impact négatif sur l’équilibre financier des banques et les ratios prudentiels qu’elles sont tenues d’observer, ce qui peut mettre en péril l’ensemble du système bancaire, même si l’enveloppe globale à consacrer à ces prêts sur l’honneur n’est pas à priori très importante (129 millions de dinars, selon certains experts).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances financières du <strong>décret n° 2026-148&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En finances, on apprend aux étudiants que le taux d’intérêt est la rémunération du facteur capital qui doit être positif car il s’agit d’une ressource rare. On leur apprend aussi que pour qu’un projet d’investissement soit rentable, il faut que son Taux de rentabilité interne (TRI) soit supérieur au taux d’intérêt. Si ce dernier est nul, tous les projets deviennent rentables et cela engendra un gaspillage du peu de ressources financières dont le pays dispose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, pour respecter les fondements de la finance en tant que discipline universitaire, et atteindre en même temps les objectifs sociaux de ce décret, il aurait fallu ce décretn° 2026-148associe à ces prêts sur l’honneur un taux d’intérêt aussi faible soit-il mais positif, avec une prise en charge de ces intérêts par le budget de l’Etat ou d’autres sources de financement, de sorte que les bénéficiaires de ces prêts ne paieront pas d’intérêts mais l’orthodoxie financière de l’opération est respectée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre solution technique serait de consacrer les 8% des dividendes des banques pour renflouer les fonds propres et la capacité de financement de la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) ou de la Banque pour le financement des petites et moyennes entreprises (BFPME), deux institutions bancaires qui ont l’avantage d’exister et d’avoir des procédures d’attribution et de recouvrement qui &nbsp;&nbsp;fonctionnent et dont les objectifs et attributions recouvrent ceux de ce décret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, les solutions techniques pour atteindre les objectifs sociaux de ce décret, sans mettre en péril l’ensemble du secteur bancaire comme les dispositions de ce décret le font, existent mais c’est l’imagination qui manque et surtout une approche scientifique qui respecte un tant soit peu ce que, moi-même et des milliers d’autres collègues, ont passé leur vie à enseigner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances juridiques du décret n° 2026-148&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de mes études en maîtrise de sciences économiques à la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis, tous mes enseignants de disciplines juridiques (droit public, droit civil, droit constitutionnel, droit commercial, etc.) m’ont appris un principe juridique fondamental et universel&nbsp;: <em>la loi n’est pas rétroactive, </em>c’est-à-dire que ses effets et son application ne peuvent commencer qu’après son approbation par le parlement et sa publication dans le Journal officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas, comment expliquer que le décret n°2026-148 qui a été publié en juillet 2026, porte sur les bénéfices réalisés par les banques durant l’exercice de 2025 et en affecte 8% à la distribution de crédits sur l’honneur&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la bonne question que j’aimerais poser à notre président, un éminent juriste en droit constitutionnel, ainsi qu’à sa ministre des Finances, qui est aussi juriste de formation et même ancienne juge !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mes enseignants de droit commercial m’ont appris aussi que dans le régime des sociétés anonyme (SA), ce qui est le cas de toutes les banques commerciales, l’Assemblée générale des actionnaires, qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire, est <em>«<strong>souveraine</strong>»</em>, c’est-à-dire que ses décisions s’imposent à tous les acteurs économiques et sociaux, y compris au PDG lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas, comment expliquer que l’Etat interfère dans les attributions des AG des banques pour affecter par la force de la loi une partie des dividendes, dont la répartition relève exclusivement des attributions des AG d’actionnaires, selon les statuts même d’une SA ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une autre bonne question que j’aimerais poser à notre président et à sa ministre des Finances, qui est la ministre de tutelle du secteur bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si je ne suis pas juriste, j’aurais préféré que, pour préserver la face et respecter un tant soit peu les dispositions et l’esprit du droit commercial, l’Etat crée de nouvelles taxes sur l’activité bancaire ou décide d’augmenter encore plus l’impôt sur les bénéfices des banques, le faisant passer de 40% actuellement à 48%, et affecter les recettes supplémentaires qu’ils en retirent pour financer un fond social tel que le Foprolos ou même l’ex-Fond de Solidarité Social (FSN), pour aider les catégories sociales qu’il veut et sous la forme qu’il veut (dons, prêts avec ou sans intérêts, rénovation d’écoles ou de routes etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat en termes de prélèvement sur les bénéfices des banques pour des objectifs sociaux sera le même, mais dans un cas on applique des techniques de gestion dignes d’un Etat moderne, et dans l’autre cas, on fait du bricolage juridico-financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances comptables du décret n°2026-148&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne terminerai pas cette attaque en règle mais scientifique, qui ne va certainement pas plaire en haut lieu, contre les dispositions et l’esprit même de ce décretn°2026-148, qui va faire vaciller le dernier secteur d’activité qui demeure rentable et tient encore debout dans notre économie moribonde, sans mentionner que les comptables des banques doivent se couper les cheveux en quatre pour savoir comment redresser les comptes de l’exercice 2025 pour y intégrer l’affectation obligatoire de 8% des dividendes à ces crédits sur l’honneur, décrétée en juillet 2026, sachant que la plupart des banques ont déjà tenu leur AG (en général, elles le font vers le mois d’avril) et distribué leurs dividendes à leurs actionnaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là aussi, mes enseignants de comptabilité m’ont appris que les compte d’un exercice ne doivent prendre en compte que les dépenses et recettes imputables à cet exercice. Comment traiter cette affectation à posteriori des dividendes tout en respectant les mécanismes et règles comptables&nbsp;? C’est un défi pour tous les comptables des banques et l’Ordre des experts comptables de Tunisie (OECT) devrait à mon avis intervenir pour trouver une procédure comptable «<em>de moindre mal</em>» et la recommander à toutes les banques, autrement chacune va inventer sa solution comptable, ce qui engendrera &nbsp;une pagaille et mettra en cause la crédibilité et la fiabilité même des documents comptables des banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les anticipations rationnelles des investisseurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le célèbre économiste américain et prix Nobel en économie, Robert E. Lucas, a développé la «<em>Théorie des anticipations rationnelles</em>» dans laquelle il explique, entre autres, que les investisseurs, notamment en bourse, ne prennent pas leurs décisions sur la base des valeurs des paramètres socio-économiques et financiers qu’ils observent actuellement sur les marchés, mais sur la base de leur anticipation ou prévision de l’évolution de ces paramètres dans un futur plus ou moins lointain correspondant à l’horizon de la portée de leurs décisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est par cette théorie qu’on peut expliquer pourquoi les actionnaires des banques qui viennent de toucher des dividendes confortables et supérieurs à ceux de l’exercice précédent, ont décidé quand même, le mardi 28 juillet et les jours suivants, de vendre leurs actions et de sortir d’un secteur d’activité qui demeure pourtant l’un des rares à être encore rentable en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont le sentiment, à tort ou à raison, que le secteur bancaire est désormais dans le collimateur du président de la république et que, tout comme ce décret n° 2026-148 a fixé à 8% des bénéfices à allouer aux prêts sur l’honneur, un autre décret pourrait être pris, dans un avenir plus ou moins proche, pour porter ce pourcentage à 15% ou pourquoi pas à 30% ou même 40%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont parfaitement conscience de l’arbitraire de ce taux de 8% des bénéfices, fixé par la loi n°2024-41 et repris par le décret n° 2026-148 (sur quelle base et par quelle méthode ce pourcentage a-t-il été déterminé&nbsp;? pourquoi pas 1% ou 10%&nbsp;? etc.), du non-respect des dispositions du droit commercial par l’Etat qui se permet de piétiner sur les attributions des AG d’actionnaires et de l’impact attendu fort négatif de ces prêts sur l’honneur sur les ratios d’équilibre financier, la trésorerie et la rentabilité de tout le secteur bancaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans être un oiseau de mauvais augure, comme notre président de la république aime qualifier les économistes, ma conclusion est forcément politique, car les liens entre la chose économique et la chose politique sont évidents et ne sont plus à démontrer, au point que la science économique, en tant que discipline universitaire, s’appelait jusqu’au début des années 1950 «<em>économie politique</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle, il me parait évident que la source du problème de l’inadaptation de l’esprit et les dispositions de ce décret n°2026-148, ainsi que de plusieurs autres textes législatifs qui se sont avérés des échecs et qui, non seulement &nbsp;n’ont pas atteint leurs objectifs, mais ont même produit les résultats contraires (voir la nouvelle loi sur les chèques qui a abouti à une utilisation massive des espèces en tant que moyen de paiement alors qu’elle visait à réduire cette pratique, ou la loi sur la sous-traitance qui a finalement abouti à un accroissement du chômage parmi les ouvriers occasionnels…) est à rechercher dans… le taux de participation aux dernières élections législatives qui n’a pas dépassé 11%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce très faible taux a créé selon moi un «<em>syndrome de légitimité</em>» chez nos députés, qui n’oublient pas que neuf Tunisiens sur dix ne les ont pas élus, ce qui les pousse à rechercher cette légitimité et à élaborer souvent dans la précipitation et sans consulter les experts concernés ni aucune étude d’impact, des lois destinées avant tout à accroitre leur popularité et à justifier leurs présence à l’Assemblée et leurs salaires&nbsp;: loi sur le droit de chaque famille, y compris celles résidentes, à acquérir une voiture au régime FCR, loi sur les chèques pour libérer des milliers de prisonniers et forcer les&nbsp;banques à accorder des prêts sans intérêts et sans garanties, contrairement à toutes les pratiques bancaires dans tous les pays du monde, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces lois bouleversent les secteurs d’activité concernés et mettent leur existence en péril, c’est le dernier de leurs soucis, à partir du moment où ils acquièrent la popularité et la légitimité qu’ils recherchent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, un économiste de la vieille école, au sens propre et figuré, le travail législatif de nos députés n’est pas de l<em>’économie</em>, ni de la <em>politique </em>ni même de <em>l’économie politique</em>, mais de la <em>démagogie politique</em>&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que Dieu sauve ce pays, parce que ses enfants n’en sont pas capables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/le-mardi-noir-a-la-bourse-de-tunis-bvmt/">Le «Mardi noir» à la Bourse de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Aram Belhadj &#124; Le mécanisme du prêt sur l’honneur est inapplicable</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/aram-belhadj-le-mecanisme-du-pret-dhonneur-est-inapplicable/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 12:44:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aram Belhadj]]></category>
		<category><![CDATA[prêt d’honneur]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le prêt d’honneur, à taux zéro, sans intérêts, ni frais de dossier ni garanties exigées, instauré en Tunisie, est inapplicable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/aram-belhadj-le-mecanisme-du-pret-dhonneur-est-inapplicable/">Aram Belhadj | Le mécanisme du prêt sur l’honneur est inapplicable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le prêt sur l&rsquo;honneur, un mécanisme de financement à taux zéro, sans intérêts, sans frais de dossier ni garanties exigées, instauré en Tunisie par le décret n°2026-148, demeure inapplicable tant que la Banque centrale de Tunisie n’a pas publié de circulaire à l’intention des banques précisant les conditions et les documents annexes (formulaire de demande, déclaration sur l’honneur, etc.).</em></strong></p>



<span id="more-19374594"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce qu’a déclaré l’économiste Aram Belhadj, dans un poste sur sa <a href="https://www.facebook.com/Aram.Belhadj" target="_blank" rel="noreferrer noopener">page Facebook</a>, en indiquant avoir lui-même déposé, hier, mardi 3 juillet 2026, une demande de prêt sur l’honneur d’un montant de 5 000 dinars auprès d’une agence bancaire (voir le fac-similé ci-dessous), sans doute pour voir comment la banque réagirait à sa demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Théoriquement, et selon le décret n°2026-148, dont la portée populiste et électoraliste n’échappe à personne, ce prêt est alimenté par une ligne de 8 % des bénéfices des banques et s’adresse aux particuliers (jusqu’à 5 000 dinars), aux porteurs de micro-projets (jusqu’à 10 000 dinars), aux PME et aux sociétés communautaires (jusqu’à 25 000 dinars), la grande idée du président de la république Kaïs Saïed pour révolutionner l’économie tunisienne.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="733" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-733x1024.jpg" alt="" class="wp-image-19374602" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-733x1024.jpg 733w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-215x300.jpg 215w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-768x1073.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-1100x1536.jpg 1100w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-580x810.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-860x1201.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj-1160x1621.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/08/Demnde-de-pret-Aram-Belhadj.jpg 1466w" sizes="auto, (max-width: 733px) 100vw, 733px" /></figure>
</div><p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/aram-belhadj-le-mecanisme-du-pret-dhonneur-est-inapplicable/">Aram Belhadj | Le mécanisme du prêt sur l’honneur est inapplicable</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Biat lance une plateforme dédiée aux sociétés communautaires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/la-biat-renforce-lance-une-plateforme-dediee-aux-societes-communautaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 05:45:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Biat]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Biat lance une plateforme numérique dédiée à la soumission des demandes de financement pour les sociétés communautaires.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/la-biat-renforce-lance-une-plateforme-dediee-aux-societes-communautaires/">La Biat lance une plateforme dédiée aux sociétés communautaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le prolongement de son engagement en faveur d’un développement économique inclusif et durable, la Biat a annoncé, dans un communiqué publié le 12 décembre 2025à Tunis, le lancement d’une plateforme numérique dédiée à la soumission des demandes de financement pour les sociétés communautaires.</em></strong></p>



<span id="more-18082451"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la Biat de simplifier et digitaliser les démarches d’accès au financement offrant ainsi aux entrepreneurs communautaires un outil accessible et convivial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à cette plateforme, les utilisateurs pourront soumettre leurs demandes de financement en ligne via une interface intuitive et sécurisée ; et bénéficier d&rsquo;un traitement plus rapide de leurs demandes, grâce à l’automatisation de plusieurs étapes du processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour accompagner les utilisateurs dans cette nouvelle expérience, la Biat met à disposition une équipe dédiée, chargée d’assurer un accompagnement personnalisé à chaque étape, de la soumission de la demande jusqu’à la décision finale. Cette équipe est également disponible pour répondre à toutes les questions et fournir une assistance technique si nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet s&rsquo;inscrit dans la stratégie de la Biat visant à soutenir les entrepreneurs communautaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En facilitant l’accès au financement, la Biat réaffirme son rôle de partenaire de confiance pour les sociétés communautaires, contribuant ainsi au développement socio-économique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plus d&rsquo;informations sur la plateforme et les modalités de soumission des demandes, consulter le <a href="http://www.biat.com.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site officiel de la Biat</a>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://societe-communautaire.biat.com.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien vers la plateforme.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contact téléphonique&nbsp;dédié : 31 31 16 38.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/la-biat-renforce-lance-une-plateforme-dediee-aux-societes-communautaires/">La Biat lance une plateforme dédiée aux sociétés communautaires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie accorde de nouveaux avantages aux sociétés communautaires  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/la-tunisie-accorde-de-nouveaux-avantages-aux-societes-communautaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Oct 2025 10:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi n°2025-3]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que ne fait-on pas en Tunisie pour impulser les sociétés communautaires, dont le président Saïed attend monts et merveilles ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/la-tunisie-accorde-de-nouveaux-avantages-aux-societes-communautaires/">La Tunisie accorde de nouveaux avantages aux sociétés communautaires  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que ne fait-on pas pour donner un coup de pouce salutaire aux sociétés communautaires, dont le président Kaïs Saïed attend qu’elles impulsent l’économie dans les régions intérieures, mais qui ont encore du mal à s’imposer dans le tissu entrepreneurial tunisien&nbsp;?</em></strong></p>



<span id="more-17605888"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret-loi n°2025-3 du 2 octobre 2025, modifiant et complétant le décret-loi n°2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires, a été publié, avant-hier vendredi 3 octobre 2025, au Journal officiel de la République tunisienne (JORT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte vise à simplifier les procédures, à encourager la participation locale et à ouvrir de nouvelles perspectives aux promoteurs de ces projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret-loi prévoit plusieurs avantages aux sociétés communautaires comme l’exonération totale d’impôts et de taxes pendant 10 ans à compter de la création, la suspension de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour certaines opérations, des taux d’intérêt préférentiels pour les prêts bancaires, une garantie du Fonds national de garantie pour les financements, la priorité d’accès à la location à long terme (jusqu’à 40 ans) de terrains domaniaux agricoles et non agricoles, avec exonération de loyer pendant 5 ans outre la possibilité d’exploiter des produits forestiers non ligneux et de gérer des services de transport collectif régulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vertu de ce décret-loi, les sociétés communautaires sont classées en sociétés communautaires locales qui regroupent des participants résidents dans une même délégation et sociétés communautaires régionales qui regroupent les participants résidents dans plusieurs délégations du même gouvernorat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première catégorie, le nombre minimum de participants est fixé à 10 tandis que pour la deuxième catégorie, il convient de réunir un minimum de 15 personnes. Toutefois, tous les participants doivent avoir la qualité d’électeur aux élections locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capital d’une société communautaire ne peut être inférieur à 5000 dinars pour les sociétés locales et à 10&nbsp;000 dinars pour les sociétés régionales sachant que la société communautaire peut accepter les dons et les legs conformément à la législation en vigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un Registre national des sociétés communautaires, géré par le département en charge des sociétés communautaires, sera mis en ligne sur une plateforme électronique centralisant les données, inscriptions et mises à jour. L’inscription à ce registre confère la personnalité morale et un identifiant unique à chaque société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le décret-loi, il est mis fin à la participation de tout participant lorsqu’il cesse de satisfaire aux conditions d’agrément de participation ou en cas de manquement aux principes fondamentaux de l’activité de la société communautaire et à ses modes de gestion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte redéfinit également la gouvernance. Ainsi, les conseils d’administration comprendront de 3 à 10 membres selon la taille de la société, élus pour 3 ans renouvelables deux fois, avec des règles strictes d’incompatibilité pour éviter les cumuls de mandats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, un dispositif complet d’accompagnement, de suivi et d’incitation est mis en place. Les sociétés communautaires devront transmettre leurs rapports et procès-verbaux au ministère concerné, qui pourra émettre des réserves, convoquer des assemblées extraordinaires ou, en cas de manquements graves, dissoudre le conseil d’administration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Recevant, jeudi, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, le président Kais Saïed avait donné ses instructions pour lever tous les obstacles devant les promoteurs des sociétés communautaires soulignant la nécessité de leur garantir l’accompagnement nécessaire.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VJw7IRfjm9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/">Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les sociétés communautaires en Tunisie : économie alternative ou fiction politique ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/15/les-societes-communautaires-en-tunisie-economie-alternative-ou-fiction-politique/embed/#?secret=VS7XJpxfIf#?secret=VJw7IRfjm9" data-secret="VJw7IRfjm9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/05/la-tunisie-accorde-de-nouveaux-avantages-aux-societes-communautaires/">La Tunisie accorde de nouveaux avantages aux sociétés communautaires  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour Kaïs Saïed, les sociétés communautaires doivent réussir coûte que coûte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 12:38:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[décret-loi n°2022-15]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Chouad]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si les sociétés communautaires n'arrivent pas à percer malgré les facilités dont elles bénéficient, c'est parce qu'elles sont entravées.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/03/pour-kais-saied-les-societes-communautaires-doivent-reussir-coute-que-coute/">Pour Kaïs Saïed, les sociétés communautaires doivent réussir coûte que coûte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si les sociétés communautaires auxquelles des facilités ont déjà été accordées n’arrivent pas à percer, ce n’est pas parce qu’elles ont été mal conçues au départ ou que leurs promoteurs manquent d’expérience et/ou de compétence, semble penser le président de la République, Kaïs Saïed, qui a pointé, encore une fois, jeudi 2 octobre 2025, les obstacles entravant leur développement.</em></strong></p>



<span id="more-17598590"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une réunion au Palais de Carthage avec le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chouad, le chef de l’Etat a cru devoir appeler à une campagne médiatique intensive pour promouvoir ce dispositif qui peine à s’imposer dans le tissu entrepreneurial national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet appel est intervenu après la signature par le chef de l’État d’un décret portant amendement de certaines dispositions du décret-loi n°2022-15 du 20 mars 2022 relatif aux sociétés communautaires, et qui vise à simplifier les procédures administratives aux jeunes porteurs de projets et de leur ouvrir de nouvelles opportunités, comme si les coups de pouce auxquels ils ont eu droit jusque-là de la part des autorités publiques n&rsquo;ont pas suffi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs, le président n’a de cesse d’insister sur la nécessité d’accompagner pleinement les promoteurs de ces structures, tout en dénonçant toute tentative de les remettre en question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a, dans ce contexte, souligné que les sociétés communautaires constituent un levier essentiel pour permettre aux jeunes de créer leur propre richesse et de participer activement au développement économique et social de toutes les régions du pays. Si elles n&rsquo;arrivent pas à s&rsquo;imposer, le vice n&rsquo;est pas en elles, mais dans l&rsquo;environnement bureaucratique national qui ne les aide pas à prospérer, semble penser  le président. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/03/pour-kais-saied-les-societes-communautaires-doivent-reussir-coute-que-coute/">Pour Kaïs Saïed, les sociétés communautaires doivent réussir coûte que coûte</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kaïs Saïed entre salut républicain et défis de gouvernance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/27/kais-saied-entre-salut-republicain-et-defis-de-gouvernance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 05:58:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[élections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Leith Lakhoua]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a besoin aujourd’hui non seulement d’un cap politique, mais d’un dispositif administratif cohérent, innovant et résolument orienté vers les résultats. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/27/kais-saied-entre-salut-republicain-et-defis-de-gouvernance/">Kaïs Saïed entre salut républicain et défis de gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a besoin aujourd’hui non seulement d’un cap politique, mais d’un dispositif administratif cohérent, innovant et résolument orienté vers les résultats. Il ne s’agit pas de renier le rôle historique joué par le président Kaïs Saïed dans le redressement du pays, mais bien de reconnaître que la phase actuelle exige une gouvernance plus structurée, plus participative et plus orientée vers l’efficacité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Leith Lakhoua</strong> *</p>



<span id="more-16870227"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Leith-Lakhoua.jpg" alt="" class="wp-image-321007"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il est incontestable que le président Kaïs Saïed a, à un moment décisif de l’histoire récente de la Tunisie, réussi à écarter de graves dangers qui menaçaient l’existence même de l’État républicain. Face à une anarchie parlementaire croissante, à la complaisance de certaines institutions de l’État vis-à-vis de réseaux mafieux, et à une infiltration systématique des intérêts privés dans les rouages publics, l’intervention du président a été salutaire. Elle a permis de remettre de l’ordre dans un pays qui glissait lentement mais sûrement vers une forme de désintégration institutionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réussites et échecs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les actions positives à mettre à son actif, on peut citer la relance de plusieurs entreprises nationales stratégiques comme la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), la Société nationale des celluloses et du papier Alfa (SNCPA) et la Société tunisienne du sucre (STS). Ces entités, longtemps paralysées, connaissent depuis un retour progressif à l’activité, ce qui contribue indéniablement à l’effort national de relance économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, à côté de ces réussites, certaines initiatives du président ont montré leurs limites, voire leur inefficacité. C’est le cas notamment des <em>«charikat ahlia»</em>, sociétés communautaires qui peinent à émerger, faute de garanties solides assurant la viabilité de leurs projets.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CcAjmlHOoA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-lantisysteme-au-coeur-du-systeme/">Tunisie │ Kaïs Saïed, l’antisystème au cœur du système</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Kaïs Saïed, l’antisystème au cœur du système » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/17/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-lantisysteme-au-coeur-du-systeme/embed/#?secret=KvDggAS6zJ#?secret=CcAjmlHOoA" data-secret="CcAjmlHOoA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute l’opacité entourant le Conseil national des régions et des districts (CNRD), dont les prérogatives restent floues. Il semble que ce conseil devait contribuer à l’élaboration de la loi électorale relative aux collectivités locales; or, à ce jour, aucune élection municipale n’a été tenue, et les communes du pays vivent dans une anarchie croissante, marquée par l’abandon, l’inefficacité, et l’absence de toute gestion structurée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la Tunisie se trouve à l’orée de plusieurs projets stratégiques à forte valeur ajoutée : le port en eaux profondes d’Enfidha, le pont de Bizerte, la réhabilitation de l’aéroport de Tunis-Carthage, le développement du réseau ferroviaire, la transition vers l’énergie verte, ou encore le projet ambitieux de la Cité médicale des Aghlabides. Ces projets, vitaux pour l’avenir économique du pays, mériteraient un pilotage institutionnel spécifique, méthodique et suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi, afin de passer à une vitesse supérieure et répondre aux exigences de l’heure, il devient nécessaire d’envisager une série de mesures structurelles :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réévaluation du CNRD pour déterminer de manière claire s’il constitue une véritable valeur ajoutée ou s’il représente une charge superflue pour les finances publiques; le cas échéant, sa dissolution permettrait de recentrer les ressources sur des structures réellement utiles;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’adoption d’une loi électorale claire et organisation des élections municipales : la vacance du pouvoir local ne peut plus durer, et il est impératif de rétablir les conseils municipaux élus afin de restaurer une gestion locale responsable, légitime et efficace;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la création d’un ministère des Grands Projets qui aurait pour mission exclusive de piloter les projets d’envergure nationale, avec un calendrier précis, des budgets clairs et des rapports d’avancement périodiques (trimestriels ou semestriels);</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la constitution de cellules d’expertise auprès de la présidence&nbsp;: le président gagnerait à s’entourer de conseils techniques dans les différents domaines de gestion (économie, infrastructure, énergie, santé, gouvernance territoriale), capables de suivre le rendement des institutions, proposer des solutions et garantir un minimum de continuité et d’évaluation dans l’action publique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GYTbxnuokX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-simpatiente-et-menace/">Tunisie │ Kaïs Saïed s’impatiente et menace !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Kaïs Saïed s’impatiente et menace ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/03/tunisie-%e2%94%82-kais-saied-simpatiente-et-menace/embed/#?secret=HkJf4NEWQG#?secret=GYTbxnuokX" data-secret="GYTbxnuokX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le temps est venu de construire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que Kaïs Saïed a été confronté à des trahisons, parfois au plus haut niveau de l’État, y compris parmi les personnes qu’il avait lui-même promues. Mais ces cas isolés ne doivent pas justifier une méfiance systématique ni entraver la dynamique nécessaire à la gestion efficace d’un pays en quête de stabilité et de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps est venu non plus de dénoncer, mais de construire; non plus de soupçonner, mais de confier avec méthode, contrôle et rigueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a besoin aujourd’hui non seulement d’un cap politique, mais d’un dispositif administratif cohérent, innovant et résolument orienté vers les résultats. Il ne s’agit pas de renier le rôle historique joué par le président, mais bien de reconnaître que la phase actuelle exige une gouvernance plus structurée, plus participative et plus orientée vers l’efficacité. C’est à ce prix que la Tunisie pourra relever les défis du monde moderne et redonner espoir à ses citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Consultant en organisation industrielle et logistique.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/27/kais-saied-entre-salut-republicain-et-defis-de-gouvernance/">Kaïs Saïed entre salut républicain et défis de gouvernance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bientôt, «une véritable croissance dans toutes les régions» annonce Kaïs Saïed</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/bientot-une-veritable-croissance-dans-toutes-les-regions-annonce-kais-saied/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 May 2025 07:51:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[égalité salariale]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Issam Lahmar]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Riadh Chaoued]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu'à quand l'Etat tunisien va-t-il continuer à maintenir les entreprises communautaires sous perfusion au frais des contribuables?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/bientot-une-veritable-croissance-dans-toutes-les-regions-annonce-kais-saied/">Bientôt, «une véritable croissance dans toutes les régions» annonce Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 1<sup>er</sup> mai, jour de célébration de la fête internationale du travail, Kaïs Saïed a déclaré que les lois doivent répondre aux attentes des Tunisiens et être en phase avec leurs revendications légitimes en matière d’emploi et de dignité, tout en réitérant son attachement à ce qu’il appelle «l’égalité salariale». </em></strong></p>



<span id="more-16384179"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la république, qui s’exprimait au cours d’une réunion, au Palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzeri, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar et le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a ensuite soulevé les difficultés rencontrées par les <em>«sociétés communautaires»</em>, dont il veut faire l’alpha et l’oméga de son modèle économique participatif, et qui, deux ans après leur lancement à cor et à cri, ont encore du mal à tenir leur promesse. <em>«Ces difficultés sont parfois provoquées par de faux promoteurs proches de l’ancien régime dans le but de saboter pareilles initiatives»</em>, a déclaré Saïed.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les Tunisiens sont aujourd’hui plus que déterminés à créer une nouvelle histoire et à barrer la route devant les tentatives des poches rétrogrades de semeurs de discorde, de conflits et de divisions»</em>, a martelé le chef de l’Etat, qui aime expliquer tout ce qui ne marche pas dans le pays par des complots ourdis par les personnes tapies dans l’ombre et qui cherchent à empêcher la réussite de son projet politique, initié par la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Des efforts sont en cours pour trouver les financements nécessaires</em> [à ces entreprises] <em>afin de réaliser une véritable croissance dans toutes les régions du pays»</em>, a cependant tenu à assurer le chef de l’Etat, sans préciser où ces financements vont-ils être trouvés, sachant que lesdites <em>«sociétés communautaires» </em>bénéficient déjà de nombreux avantages et privilèges, et pas seulement fiscaux, et que cela ne semble pas avoir eu d’impact sur leur réussite escomptée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;à quand l&rsquo;Etat, qui s&rsquo;endette non pour relancer l&rsquo;investissement mais pour financer son train-train quotidien, va-t-il continuer à maintenir ces entreprises sous perfusion au frais des contribuables? N&rsquo;est-il pas temps de faire le bilan de cette initiative et de prendre les mesures raisonnables qui s&rsquo;imposent? Si une chose ne marche pas ou s&rsquo;avère très couteuse et peu rentable, ne serait-il pas plus judicieux de l&rsquo;abandonner et de passer à autre chose?   </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. </strong>(avec Tap).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/02/bientot-une-veritable-croissance-dans-toutes-les-regions-annonce-kais-saied/">Bientôt, «une véritable croissance dans toutes les régions» annonce Kaïs Saïed</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie continue de décrocher dans le domaine de l’IA</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Feb 2025 10:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoweek]]></category>
		<category><![CDATA[Hachemi Alaya]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
		<category><![CDATA[Startups]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'économiste Hachemi Alaya déplore le décrochage de la Tunisie dans le domaine de l’Intelligence artificielle (IA).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/">La Tunisie continue de décrocher dans le domaine de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Evoquant l’événement le plus important de la semaine écoulée, qui est le tremblement de terre déclenché par la start-up chinoise Deepseek, l’économiste Hachemi Alaya a souligné, dans sa mettre de veille Ecoweek (XVIe année, N° 5 du 2 février 2025) ce qu’il considère comme le décrochage de la Tunisie dans le domaine de l’Intelligence artificielle (IA). &nbsp;</em></strong></p>



<span id="more-15383883"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’économiste estime que l’appropriation de l’IA n’est pas une affaire restreinte aux géants de la tech qui disposent de moyens financiers stratosphériques, mais qu’elle est accessible à tous les pays. Mais il déplore que, dans ce domaine, la Tunisie, qui préfère les sociétés communautaires aux startups, ne cesse, hélas, de décrocher.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’est en tout cas ce que révèlent les rapports publiés cette semaine. Notre pays souffre un choix politique où l’économie sociale distributiviste éclipse l’économie de l’innovation et de la production; une utopie nostalgique de préférence à une vision d’avenir»</em>, écrit Hachemi Alaya, estimant qu’<em>«en prenant le risque de rater le train de l&rsquo;IA, la Tunisie consacre son déclin»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ecoweek</em> publie d’ailleurs un graphique du le <em>«Top 10 des pays d’Afrique les mieux préparés à l’IA»</em>, établi à partir des données du FMI – AI Preparedness Index, où la Tunisie apparaît au 4<sup>e</sup> rang africain (84<sup>e</sup> mondial sur 174 pays), avec un score global inférieur à la moyenne (0,465 sur 1 point), derrière les Seychelles, 1<sup>er</sup> africain (57<sup>e</sup> mondial), Maurice, 2<sup>e</sup> africain (60<sup>e</sup> mondial), et l’Afrique du Sud, 3<sup>e</sup> africain (69<sup>e</sup> mondial).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette piètre performance est d&rsquo;ailleurs confortée par l’Indice mondial de préparation à l’intelligence artificielle 2024 établi par Oxford Insights, publié la semaine écoulée, et qui place la Tunisie au 92<sup>e</sup> rang mondial (sur 188 pays), en recul de 11 places par rapport à son classement 2023 et de 38 places depuis le classement de 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, qui fut le premier pays africain et arabe à s’engager fermement dans le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et ce dès la fin des années 1980, peut cependant se consoler de devancer (pour combien de temps encore&nbsp;?) les autres pays d’Afrique du Nord, le Maroc (96<sup>e</sup> mondial), l’Egypte (108<sup>e</sup> mondial), l’Algérie (117<sup>e</sup> mondial) et la Libye (162<sup>e</sup> mondial). Mais il n’y a pas de quoi pavoiser, car notre pays aurait pu faire beaucoup mieux s’il avait su profiter de la qualité de ses ingénieurs dans ce domaine, dont un grand nombre ont quitté le pays pour aller monnayer leurs compétences sous d’autres cieux plus cléments. Et on ne peut sérieusement les en blâmer, puisqu’ils servent ainsi mieux leur pays que s’ils y sont restés à se morfondre sans la frustration. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/02/la-tunisie-continue-de-decrocher-dans-le-domaine-de-lia/">La Tunisie continue de décrocher dans le domaine de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Biat engagée pour la réussite des sociétés communautaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2025 07:08:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Biat]]></category>
		<category><![CDATA[développement inclusif]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[sociétés communautaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Biat se distingue comme partenaire d’accompagnement, de formation et de conseil des sociétés communautaires.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Biat, acteur clé de l’écosystème économique national, va bien au-delà du rôle traditionnel de financement. Elle se distingue comme un véritable partenaire d’accompagnement, de formation et de conseil, offrant aux entrepreneurs des sociétés communautaires un soutien global pour la réussite des projets.</em></strong></p>



<span id="more-15269499"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la stratégie nationale visant à promouvoir un développement inclusif et durable, les sociétés communautaires occupent une place centrale. Ces structures encouragent une gestion équitable des ressources locales et renforcent l’autonomie économique des régions, tout en répondant aux défis socio-économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Biat, acteur clé de l’écosystème économique national, va bien au-delà du rôle traditionnel de financement. Elle se distingue comme un véritable partenaire d’accompagnement, de formation et de conseil, offrant aux entrepreneurs des sociétés communautaires un soutien global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accompagnement et formation pour la réussite des projets</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de cet engagement, la Biat a pris part au programme de formation organisé par le Conseil Bancaire et Financier (CBF). Réparti sur deux sessions, ce programme a couvert des thématiques essentielles telles que la gouvernance, la gestion administrative et financière, la stratégie de projet et le développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Biat a spécifiquement animé deux journées axées sur la comptabilité et la finance, renforçant les capacités des gestionnaires des sociétés communautaires. Cet accompagnement technique vise à structurer ces entités et à maximiser leur impact économique et social, tout en leur facilitant l’accès aux financements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vision inclusive et durable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Biat a récemment signé une convention de partenariat avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle pour financer les sociétés communautaires. Ce partenariat met en lumière sin engagement envers un développement économique durable et inclusif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La banque propose également un accompagnement personnalisé pour guider les entrepreneurs dans la mise en œuvre et la pérennisation de leurs projets. Grâce à une expertise pointue, les équipes de la Biat accompagnent ces structures dans le montage financier de leurs projets et les aident à relever les défis opérationnels et à saisir les opportunités de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une équipe dédiée au siège de la banque centralise l’ensemble du processus d’accompagnement des sociétés communautaires. Elle accompagne les entrepreneurs à chaque étape, en leur offrant des conseils personnalisés, un suivi et un soutien spécifiques à leurs besoins. Par ailleurs, le réseau des 205 agences de la Biat est mobilisé pour fournir les informations pratiques et pour recevoir les dossiers dans les meilleures conditions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenaire engagé pour un impact durable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Forte de son rôle d’acteur de référence, la Biat se positionne comme un catalyseur de transformation pour les sociétés communautaires. En combinant conseils stratégiques, formations sur mesure et solutions financières adaptées, elle soutient les entrepreneurs locaux dans leur ambition de bâtir des projets pérennes pour contribuer durablement au développement des régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Banque responsable, elle contribue activement au développement économique et social, en favorisant l’émergence d’initiatives locales et en renforçant les dynamiques communautaires. Cet engagement illustre la volonté de la banque de participer à une croissance inclusive, durable et responsable, en mettant son expertise et ses ressources au service de projets à fort impact.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des initiatives d’économie sociale et solidaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés communautaires sont des initiatives d’économie sociale et solidaire basées sur une gouvernance collégiale, où les actionnaires se partagent équitablement les bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, le décret n°15-2022 régit ces sociétés, visant une répartition équitable des richesses et le développement régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sociétés communautaires doivent avoir un capital minimum de 10 000 DT pour les sociétés communautaires locales ou 20 000 DT pour celles qui exercent à l’échelle régionale, et au moins 50 membres. Chaque membre détient une seule action avec une voix égale, et un conseil d&rsquo;administration gère la société. Jusqu&rsquo;à 35% des bénéfices peuvent être partagés entre les membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sociétés sont prioritaires dans la politique nationale de développement économique et social, visant à promouvoir une gestion participative et équitable des ressources locales et à renforcer l&rsquo;autonomie économique des régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une banque attentive à sa responsabilité sociétale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Banque universelle, acteur de référence en Tunisie, la <a href="http://www.biat.com.tn/">Biat</a> constitue aujourd’hui un groupe bancaire solide avec ses filiales dans les domaines de l’assurance, de la gestion d’actifs, du capital-investissement, de l’intermédiation boursière et du conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Implantée sur tout le territoire, la Biat compte aujourd’hui 206 agences à travers toute la Tunisie. Près de 2000 collaborateurs travaillent au service de tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises et institutionnels. Très attentive à sa responsabilité sociétale, la Biat a traduit son positionnement citoyen par de nombreux engagements. La création de la Fondation Biat pour la jeunesse tunisienne, au printemps 2014, en est emblématique et ancre cet engagement de façon pérenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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