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	<title>Archives des Somaliland - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Somaliland - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 07:42:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hier rivaux, les Houthis yéménites de confession chiite et les Shabaab somaliens sunnites s'allient contre Israël et l'Occident. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’ennemi de mon ennemi est mon ami. Entre les Houthis yéménites de confession chiite et les Shabaab somaliens sunnites qui sont affiliés à Al-Qaïda, la rivalité confessionnelle d’autrefois est oubliée, place à une alliance de circonstance. Jirbril Yahya Ali, cheville ouvrière de ce rapprochement, a été tué par les Américains cependant le rapprochement se poursuit, prospère et chacun trouve son compte. Le général Dagvin Anderson, commandant des forces américaines en Afrique (Africom) a fait part de son inquiétude: «Il ne s’agit pas seulement d’un problème régional, ses implications sont mondiales»</em></strong>. <em>(Photo : Un porte-conteneurs au mouillage au large des côtes du Yémen, dans le golfe d&rsquo;Aden.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19563721"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une enquête publiée par le <em><a href="https://www.wsj.com/world/middle-east/iran-oil-houthis-shipping-terrorism-bfa4fd9b" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a></em> intitulée <em>«L’alliance entre Al-Qaïda et les Houthis, le nouveau casse-tête pour les États-Unis»</em>, Michael M. Phillips indique que cette alliance naissante est mutuellement avantageuse pour les deux mouvements. Al-Shabaab, la branche d’Al-Qaïda la plus riche au monde, disposait de fonds mais avait besoin d’armes et d’entraînement. Les Houthis, quant à eux, possédaient un armement sophistiqué et une expertise technique mais ils étaient avides d’argent et d’une nouvelle base pour lancer des attaques contre l’Occident. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette nouvelle donne a fait de Jibril Yahya Ali, l’architecte du rapprochement, une cible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 février, quatre mois après son mariage avec Boudour Murshed, Jibril et Boudour faisaient leur promenade habituelle au coucher du soleil dans leur Toyota Corolla. Le téléphone de Boudour sonna, ils s’arrêtèrent et elle sortit pour répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques instants plus tard, un missile américain s’est abattu sur la voiture. Jibril fut tué sur le coup. Un ami se précipita pour éloigner Boudour de l’endroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La frappe aérienne a marqué le début des efforts américains pour démanteler l’alliance improbable entre deux des ennemis les plus acharnés des États-Unis : les combattants d’Al-Shabaab, qui opèrent en Somalie depuis vingt ans, et les Houthis, qui bénéficient depuis longtemps d’armes et d’entraînements assurés par le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, pour les États-Unis, la mort de Jibril est intervenue trop tard pour enrayer l’enchaînement d’événements qu’il avait contribué à déclencher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De part et d’autre du golfe d’Aden</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une rivalité confessionnelle opposait Houthis et Al-Shabaab jusqu’à ce que Jibril et d’autres négocient un partenariat entre eux, qui menace désormais de déstabiliser davantage le Moyen-Orient et les marchés mondiaux de l’énergie. Leurs pays respectifs, le Yémen et la Somalie, sont situés de part et d’autre du golfe d’Aden, par lequel transitait, avant la guerre d’Iran, environ 12% du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le blocus du détroit d’Ormuz exercé en grande partie par les forces iraniennes, le golfe d’Aden pourrait devenir une voie alternative pour les exportations de pétrole du Moyen-Orient. Cependant, les Houthis se sont précipités au secours de leurs alliés à Téhéran, attaquant des pétroliers liés à l’Arabie saoudite à l’aide de missiles et de drones en mer Rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis au moins 2023, Jibril servait d’intermédiaire entre les deux groupes armés, unis par leur haine des États-Unis et d’Israël, selon des responsables américains, somaliens et yéménites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril a été tué deux semaines avant le début de la guerre américaine contre l’Iran. Il n’a pas vécu assez longtemps pour constater son legs : deux groupes désignés comme organisations terroristes par les États-Unis, unis par une alliance de circonstance, et se retrouvant à la tête d’un point de passage maritime stratégique leur permettant de menacer le commerce mondial du pétrole en temps de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«D’un côté, vous avez Al-Shabaab, la branche la plus importante et la plus lucrative d’Al-Qaïda, qui se dote d’armes plus sophistiquées et d’un entraînement plus poussé»</em>, a déclaré au <em>WSJ</em> le général Anderson, avant d’ajouter : <em>«De l’autre côté, il y a les Houthis qui étendent leur influence géographique et qui ont désormais un nouveau point d’appui ce qui pourrait déstabiliser davantage l’un des points de passage économiques les plus importants au monde. Il ne s’agit pas seulement d’un problème régional, ses implications sont mondiales»</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux sources américaines proches de l’opération ont confirmé qu’une frappe aérienne américaine avait tué Jibril. Cependant, le Commandement central américain a déclaré que l’opération n’était pas militaire. Un porte-parole de la CIA a refusé de dire si l’agence était responsable de l’assassinat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ambassadeur du Yémen aux États-Unis a refusé une demande d’interview, et les responsables houthis n’ont pas répondu aux questions écrites concernant les liens du groupe avec Al-Shabaab.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="l2HG0ywVJZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/">Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Houthis ne sont pas des marionnettes de Téhéran » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/les-houthis-ne-sont-pas-des-marionnettes-de-teheran/embed/#?secret=RxvlSzcpEN#?secret=l2HG0ywVJZ" data-secret="l2HG0ywVJZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’ennemi de mon ennemi est mon ami</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis, majoritairement musulmans chiites, et Al-Shabaab, musulman sunnite, s’opposent sur un sujet de discorde sectaire datant du VII<sup>e</sup> siècle, à savoir la succession légitime du prophète Mohamed. Cette division continue d’alimenter la violence dans des régions s’étendant de l’Afghanistan à l’Irak et à la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, leurs ennemis communs unissent désormais les Houthis et les Shabaab. <em>«Ils haïssent l’Occident et Israël»</em>, a déclaré Abdullahi Mohamed Ali, ancien chef des services de renseignement somaliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agence antiterroriste yéménite décrit Jibril comme <em>«une figure clé du renforcement des liens entre les Houthis et les Shabaab, grâce à l’échange d’expertise et à la coordination, notamment pour faciliter le transfert d’armes et de matériel militaire»</em>, selon une note d’évaluation interne consultée par le <em>WSJ</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril se déplaçait clandestinement entre la Somalie et le Yémen, servant d’intermédiaire entre les Shabaab et les Houthis, selon Matt Bryden, ancien fonctionnaire de l’Onu chargé de surveiller les flux d’armes vers la Somalie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bryden a présenté des détails sur la vie et la mort de Jibril lors d’une réunion d’information à huis clos en juin, en présence de membres des forces spéciales américaines et de représentants gouvernementaux est-africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril avait 38 ans lorsqu’il a été tué. Il avait étudié la médecine vétérinaire au Yémen et dirigeait une organisation caritative à Mogadiscio, la capitale somalienne. Il était également propriétaire d’un bureau de change et d’une société d’import-export.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il portait des blessures par balle qui lui ont valu le surnom de <em>«Gajami»</em>, que l’on pourrait traduire par <em>«manchot»</em>, bien qu’il n’était amputé d’aucun bras.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après la réunion d’information, les Houthis lui ont fourni un appartement meublé à Sanaa, la capitale yéménite sous leur contrôle, et il a participé à des événements officiels dans cette ville. Les rebelles lui ont également délivré un faux passeport yéménite, sous une fausse identité, selon un document consulté par le <em>WSJ</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le mouvement Shabaab a dépêché un émissaire de haut rang, le cheikh Ahmed Elmi Samatar, pour épauler Jibril. Samatar a présenté aux Houthis une longue liste d’armes demandées, que le journal américain a pu consulter. Cette liste comprenait des missiles antiaériens portables, des roquettes Katioucha de 107 mm, des fusils de précision Dragunov, des drones d’attaque chargés d’explosifs, des missiles antichars et du matériel de vision nocturne de fabrication américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable du renseignement militaire américain a confirmé que les Shabaab recherchaient des armements sophistiqués auprès des Houthis, en plus de fusils, de mitrailleuses et de munitions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités yéménites ont arrêté Samatar en janvier 2025 mais il a été libéré ultérieurement lors d’un échange de prisonniers avec les Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samatar est retourné en Somalie, laissant Jibril continuer à représenter les intérêts des Shabaab au Yémen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jibril a continué à servir d’intermédiaire pour des livraisons d’armes, et les Shabaab ont dépêché deux experts en armement au Yémen pour l’assister. Après sa mort, le groupe a désigné un remplaçant au Yémen pour poursuivre ses opérations, a indiqué Bryden, ajoutant que l’épouse de Jibril est en fuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un rapport des services de renseignement yéménites, des sociétés écrans au Yémen sont utilisées pour dissimuler les cargaisons sous l’appellation de marchandises civiles et les acheminer vers Mukalla et d’autres ports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les armes traversent ensuite le golfe d’Aden à bord de vedettes rapides ou de bateaux de pêche et sont débarquées dans des zones peu surveillées des côtes du nord de la Somalie, selon un responsable du renseignement militaire américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De là, elles sont transférées aux unités combattantes des Shabaab dans le sud de la Somalie, où se concentrent les activités des insurgés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2025, les États-Unis ont détruit deux embarcations non identifiées entrant dans les eaux somaliennes en provenance du Yémen, transportant ce que l’Africom a décrit comme des armes conventionnelles sophistiquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore quelles armes figurant sur la longue liste de demandes des Shabaab sont effectivement parvenues aux militants en Somalie. Toutefois, la possibilité que le groupe se procure des drones d’attaque ou d’autres armes capables de frapper les bases américaines et somaliennes depuis les airs inquiète les deux armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le général de brigade Ahmed Abdullahi Sheikh, ancien commandant des forces spéciales somaliennes, a déclaré : <em>«J’ignore quels sont leurs plans mais il est certain que quelque chose se prépare»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël entre dans la danse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À ces préoccupations sécuritaires s’ajoute la décision d’Israël, en décembre, de reconnaître l’indépendance du Somaliland, région située au nord-ouest des frontières internationalement reconnues de la Somalie et qui s’est proclamée État indépendant en 1991.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Somaliland pourrait offrir à Israël un accès à Berbera, ville portuaire de la mer Rouge dotée d’une piste d’atterrissage si longue que la Nasa l’avait louée comme site d’atterrissage d’urgence pour la navette spatiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Berbera pourrait également fournir aux Israéliens un point d’observation supplémentaire pour surveiller et attaquer les Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Michael Milstein, ancien haut responsable du renseignement israélien, a déclaré que les Houthis avaient été un facteur déterminant lors de la reconnaissance du Somaliland comme État indépendant par Israël. Il a ajouté : <em>«Une présence militaire au Somaliland confère une position très avantageuse pour contrer les Houthis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une allocution télévisée datant du mois d’août, le chef houthi, Abdul-Malik, a déclaré que son groupe surveillait de près les mouvements israéliens au Somaliland, qu’il a présentés comme visant à contrôler le golfe d’Aden, le détroit de Bab El-Mandeb et la mer Rouge. Il a ajouté : <em>«Nous agirons à tout moment pour cibler toute activité ou présence de l’ennemi israélien au Somaliland»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin, une délégation houthie de quatre personnes a quitté le Yémen par la mer, traversé le golfe d’Aden et accosté sur la côte sud de la Somalie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une source du renseignement régional, les hommes ont ensuite traversé la jungle pour rejoindre leurs homologues à Jilib, capitale de facto du territoire contrôlé par les Shabaab.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Houthis cherchaient à coordonner leurs efforts pour perturber les activités israéliennes à Berbera, craignant que le port ne devienne une plateforme israélienne permanente de surveillance et de lancement d’attaques contre le Yémen. Les Houthis ont promis aux dirigeants des Shabaab des armes plus sophistiquées et un entraînement accru.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des combattants des Shabaab se rendent régulièrement au Yémen pour recevoir une formation houthie sur la fabrication d’engins explosifs improvisés (EEI) plus meurtriers et l’utilisation d’armes de pointe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un responsable du renseignement militaire américain a déclaré qu’au moins 100 combattants Shabaab avaient effectué ce voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Onu a rapporté l’année dernière que le groupe envoie des groupes d’une trentaine de combattants se former au tir de précision, aux opérations de défense aérienne et aux techniques de fabrication d’EEI plus meurtriers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le premier groupe envoyé a suivi une formation avant départ comprenant un enseignement religieux et des conseils pour gérer les contacts limités avec leurs familles pendant leur séjour à l’étranger, selon des informations recueillies par une source de renseignement régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une cérémonie d’adieu a été organisée et des discours de motivation ont été prononcés à l’intention des combattants sur le départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son briefing en juin, Bryden a déclaré qu’un groupe de combattants Shabaab avait passé trois mois cette année à Saada, au Yémen, pour étudier l’assemblage de drones et de systèmes permettant aux opérateurs de visualiser les images des caméras embarquées comme s’ils étaient dans un cockpit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des formateurs houthis se rendent également en Somalie pour former les combattants d’Al-Shabaab au pilotage de drones, selon un responsable militaire américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Shabaab paie en espèces et est parfaitement en mesure de s’offrir les biens et services des Houthis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une évaluation des services de renseignement américains, le groupe armé Al-Shabaab perçoit au moins 100 millions de dollars par an en extorquant des entreprises et des voyageurs somaliens aux points de contrôle routiers et dans le port de Mogadiscio.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après Abdullahi, un ancien commandant somalien, Al-Shabaab exploite également l’orpaillage artisanal le long des monts Al-Amadow, au nord du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’armée américaine a mené environ 40 frappes aériennes contre des cibles d’Al-Shabaab en Somalie cette année, contre 41 pour l’ensemble de l’année 2025, selon l’Africom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Houthis, s’implanter dans le sud de la Somalie, région qui contrôle le commerce via le golfe d’Aden, est tout aussi important que l’argent versé par Al-Shabaab.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Traditionnellement, les relations entre les Houthis et Al-Shabaab étaient purement transactionnelles mais cela ne signifie pas que de nouveaux facteurs, potentiellement d’importance stratégique, n’ont pas émergé après la guerre Iran-États-Unis»</em>, a déclaré Awes Hagi Yusuf Ahmed, conseiller à la sécurité nationale de la Somalie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les Houthis ambitionnent d’obtenir l’aide du mouvement Al-Shabaab pour déployer des radars afin de surveiller les navires dans les eaux qu’ils partagent.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6PQbksdqRH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/">L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exportation du pétrole saoudien via la mer Rouge menacée ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/21/lexportation-du-petrole-saoudien-via-la-mer-rouge-menacee/embed/#?secret=YvVkXA6DBP#?secret=6PQbksdqRH" data-secret="6PQbksdqRH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/linquietant-rapprochement-entre-les-houthis-et-les-shabaab/">L’inquiétant rapprochement entre les Houthis et les Shabaab</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 09:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à une politique étrangère offensive, les Émirats arabes unis se sont constitué une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes.</em></strong> <em>(Photo : Fumée s&rsquo;élevant à la suite d&rsquo;une frappe aérienne menée par l&rsquo;Arabie saoudite et qui visait ce qu&rsquo;elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-18211639"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/uae-foreign-policy-spotlight-after-yemen-escalation-2025-12-31/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Yémen</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Égypte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tchad</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libye</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de <em>«milices extrémistes»</em>. Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somaliland</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B4qznpulpp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=IqgRQ1ePz9#?secret=B4qznpulpp" data-secret="B4qznpulpp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le Soudan rejette la proposition américano-israélienne d’accueillir les Palestiniens de Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/16/le-soudan-rejette-la-proposition-americano-israelienne-daccueillir-les-palestiniens-de-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2025 07:12:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Est]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Somalie]]></category>
		<category><![CDATA[Somaliland]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-Unis et Israël ont contacté des responsables de trois pays d’Afrique de l’Est pour discuter de la réinstallation des Palestiniens de Gaza.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/16/le-soudan-rejette-la-proposition-americano-israelienne-daccueillir-les-palestiniens-de-gaza/">Le Soudan rejette la proposition américano-israélienne d’accueillir les Palestiniens de Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Les médias israéliens ont rapporté</em></strong></em></strong>, <strong><em>citant un rapport de l’Associated Press ayant obtenu l’information de sources américaines et israéliennes, que les États-Unis et Israël ont contacté des responsables de trois pays d’Afrique de l’Est pour discuter de la réinstallation des Palestiniens de Gaza.</em></strong></p>



<span id="more-15900077"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les sources contactées ont affirmé que le Soudan avait rejeté la proposition, tandis que la Somalie et le Somaliland ont déclaré qu’ils n’étaient pas au courant de la proposition, a rapporté Kan TV. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le plan de Donald Trump, les 2 millions d’habitants de Gaza devraient être déplacés et relocalisés définitivement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain a proposé que les États-Unis prennent possession du territoire et y développent un projet immobilier pour le transformer en une riviera sur la côte est de la Méditerranée.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
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