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	<title>Archives des Soudan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Soudan - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 09:01:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le Monopoly de la subversion internationale, les Emirats se sont positionnés comme les sous-traitants d’Israël et des Etats-Unis.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/les-emirats-et-le-monopoly-de-la-subversion/">Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Parmi les premiers enseignements à tirer de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, l’effondrement des Emirats arabes unis ou tout au moins du modèle de développement et de l’image de succès de ce conglomérat d’émirats qui ont su se forger une stature de havre pour les capitaux, entrepreneurs et touristes, pour finir par perdre, dès les premiers jours des hostilités dans la région, leur image et les entrepreneurs et touristes qui ont fait leur succès fulgurant.</em></strong></p>



<p><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-18477989"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p>Il faut dire que cette guerre, menée sous la houlette d’une Amérique radicalement transformée par Donald Trump, se présente de plus en plus comme une accélération des bouleversements géostratégiques déjà perceptibles à la faveur des mouvements tectoniques en Europe de l’Est, en Afrique et en Asie.</p>



<p>Non contents d’être devenus la Suisse du Moyen-Orient, enivrés par leur succès et voulant se tailler une place dans la table des joueurs de Monopoly géostratégique, des monarchies pétrolières, lassées d’acheter des casinos, hôtels et immeubles à travers le monde, se sont mises à financer des mercenaires armés ou civils bon marché et des mouvements subversifs surtout dans des pays offrant des opportunités de sédition, comme le Yémen, le Soudan ou la Libye, aujourd’hui livrés à des conflits sans fin.</p>



<p>Dans ce Monopoly de la subversion internationale, les dirigeants des Emirats se sont positionnés comme les sous-traitants d’Israël et de leur appendice politico-militaire américain.</p>



<p>Toutefois, à la suite de l’intensification des hostilités dans la région du Golfe, les Emirats ont découvert qu’ils n’étaient qu’un comparse de second ordre et que le bouclier israélo-américain était plus une promesse qu’une réalité en situation de crise et d’urgence.</p>



<p>Il n’est pas excessif de penser qu’à l’instar d’une entreprise, un pays comme les Emirats aura causé sa propre perte en se trompant de positionnement et de modèle de gestion et de gouvernance internationaux.</p>



<p>Quand on veut attirer les touristes et les investisseurs étrangers en se présentant comme un havre de stabilité, il devient suicidaire de s’incruster dans les querelles des autres et de se mettre sous la coupe de qui que ce soit même si c’est la première puissance mondiale, car l’heure de vérité finit toujours par arriver avec son lot de chacun pour soi et de lâchage sur un ton de prière du mort.</p>



<p>A bon entendeur salut&nbsp;!</p>



<p><em>* Ancien diplomate.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IwpcAEwXPp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/">Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Un homme d’affaires des Emirats | «Nous ne servirons pas de chair à canon dans les guerres d’autrui» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/15/un-homme-daffaires-des-emirats-nous-ne-servirons-pas-de-chair-a-canon-dans-les-guerres-dautrui/embed/#?secret=QlyDWlE7nq#?secret=IwpcAEwXPp" data-secret="IwpcAEwXPp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Le chef des Druzes syriens appelle à faire sécession !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/le-chef-des-druzes-syriens-appelle-a-faire-secession/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 08:53:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chef des Druzes syriens Cheikh Hikmat Salman Al-Hijri annonce la création d’une force armée et l’indépendance de la province de Soueïda. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/le-chef-des-druzes-syriens-appelle-a-faire-secession/">Le chef des Druzes syriens appelle à faire sécession !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La grande mode par les temps qui courent est à la sécession. Au Soudan déjà partagé qui a perdu sa partie sud, voilà que les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo veulent créer leur propre État dans le Darfour. La Somalie fait face aux velléités sécessionistes de la province du Somaliland dans le nord du pays qui vient d&rsquo;être reconnue comme État par Israël. Dans le sud du Yémen, des tentatives de recréer la république du sud du Yémen ont attisé une crise aiguë entre l&rsquo;Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Et voilà maintenant que le chef de la communauté druze syrienne Cheikh Hikmat Salman Al-Hijri (photo) vient d’annoncer la création d’une force armée druze et appelle à l’indépendance de la province de Soueïda affirmant n’avoir plus rien à partager avec le pouvoir central. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong> *</p>



<span id="more-18240269"></span>



<p><em>«La Syrie se dirige vers la partition et la création de régions autonomes. C’est la seule voie pour garantir l’avenir des minorités et la stabilité du Moyen-Orient, et Israël est le seul acteur qualifié et garant pour tout accord futur dans la région»</em>, c’est ce qu’a déclaré Hikmat Al-Hijri, chef spirituel de la communauté druze syrienne à Soueïda, à la journaliste Einav Halabi qui l’a rencontré pour le compte du site d’information israélien <em>Ynet</em> -affilié au journal de droite <em>Yediot Aharonot</em>&#8211; pour aborder la situation politique à Soueïda et de ses relations avec Israël. Concernant cette province où réside un demi-million de Druzes, il va plus loin et appelle à une indépendance totale.&nbsp;</p>



<p>Al-Hijri a affirmé que le combat de la communauté druze n’est plus seulement un différend politique avec le régime mais une lutte existentielle contre <em>«une approche barbare»</em> ciblant les minorités. Il a décrit les affrontements de juillet 2025 entre les Druzes et tribus bédouines comme une <em>«guerre d’extermination»</em> dont seul Israël a sauvé les Druzes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conflits des Druzes avec les Bédouins  </h2>



<p>Il a déclaré que le gouvernement syrien était dirigé par une mentalité identique à celle de l’État islamique (Daech) ou d’Al-Qaïda, l’accusant d&rsquo;avoir adopté ce qu&rsquo;il a qualifié d&rsquo;idéologie de Daech. Il a affirmé, sans preuve, que les Druzes avaient été victimes d&rsquo;exécutions sommaires, de viols et d&rsquo;incendies de quartiers résidentiels en juillet. Ce qu’il ne dit pas c’est que des Bédouins ont été menacés par les Druzes d’être exécutés s’ils ne quittaient pas Soueïda.&nbsp;</p>



<p>Il a également affirmé que ces violences présumées avaient été perpétrées <em>«sur ordre du régime de Damas»</em> et <em>«en coordination»</em> avec des groupes armés, qualifiant les événements de véritable génocide qui a coûté la vie à 2000 membres de sa communauté.&nbsp;</p>



<p>Il convient de noter que les combats de juillet ont ensuite dégénéré en affrontements ouverts entre les Druzes et l’armée et les forces de sécurité syriennes, qui tentaient de maintenir l’ordre dans la région.</p>



<p>À cette époque, l’armée israélienne a mené des frappes contre des positions de l’armée syrienne dans la ville de Soueïda, en soutien aux factions druzes locales. Les bombardements se sont ensuite étendus au quartier général de l’état-major au cœur de Damas.</p>



<p>Les militants fidèles à Al-Hijri ont également violé l’accord qui a conduit au retrait des forces de sécurité syriennes et de l’armée de Soueïda en juillet, en attaquant des zones tribales bédouines, en les assiégeant et en procédant à des exécutions sommaires et à des massacres, selon Mufleh Sabra, chef de la confédération tribale du sud de la Syrie, qui s’est exprimé auprès d’Al Jazeera.</p>



<p>Al-Hijri n’a pas hésité à louer le rôle d’Israël, déclarant : <em>«Nul n’ignore qu’Israël a été le seul pays au monde à intervenir militairement et à nous sauver du génocide grâce à des frappes aériennes qui ont mis fin au massacre à son apogée».</em></p>



<p>Il a ajouté que la relation avec Israël est <em>«normale»</em> et fondée sur des liens de sang et des relations familiales élargies, considérant Israël comme un<em> «État de droit fondé sur des institutions»</em>, un modèle auquel aspirent les Druzes.</p>



<p>En revanche, Al-Hijri a exprimé sa profonde déception envers le monde arabe, accusant les États arabes de prendre parti pour <em>«le bourreau contre la victime»</em> et critiquant la presse arabe à qui il reproche d’avoir dépeint sa communauté comme <em>«les enfants de Satan»</em>.</p>



<p>Al-Hijri estime que la seule solution restante pour les Druzes est <em>«l’indépendance totale»</em>. Il a affirmé que les tentatives de construction d’un État civil ont pris fin après l’effondrement des accords en mars 2025, soulignant que l’idéologie dominante à Damas est celle d’Al-Qaïda et les Druzes ne peuvent vivre sous son emprise.</p>



<p>Al-Hijri a révélé la création de la <em>«Garde nationale»</em>, une armée druze locale chargée de protéger la province et a confirmé la poursuite de la coordination stratégique avec les Forces démocratiques syriennes (Kurdes) dans le nord de la Syrie.</p>



<p>Il a estimé que les Druzes ne pouvaient plus supporter les souffrances qu’ils enduraient et qu’Israël devait intervenir, soulignant que les Druzes se considèrent comme faisant partie intégrante du système d’existence qu’Israël représente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soueïda isolé su reste de la Syrie </h2>



<p>La situation à Soueïda est dramatique. Il est impossible d’y entrer ou d’en sortir pour rejoindre le reste de la Syrie. Ceux qui travaillaient hors de la province ne peuvent pas reprendre leur emploi. Les étudiants boudent les universités à travers la Syrie. Les patients se voient refuser des soins dans les hôpitaux situés hors de la province et les malades du cancer en phase terminale sont, de fait, condamnés à mourir faute de service d’oncologie à Soueïda. Selon <em>Ynet</em>, Israël a déjà soigné des centaines de patients et de Druzes blessés dans ses hôpitaux.</p>



<p>Il est à indiquer que Hikmat Al-Hijri, âgé de 60 ans, est né au Venezuela, où son père a émigré avec une importante communauté druze. Aujourd’hui, environ 150 000 Druzes vivent au Venezuela, ce qui en fait la quatrième communauté druze au monde. Il est ensuite retourné en Syrie et a étudié le droit à l’université de Damas.</p>



<p>En 2012, il a succédé à son frère à la tête de la communauté après le décès de ce dernier dans un accident de voiture dont les circonstances n&rsquo;ont jamais été clairement élucidées et qui a suscité de nombreux soupçons d’implication du régime d’Assad. La direction de la communauté est restée entre les mains de la famille Al-Hijri depuis le XIX<sup>e</sup> siècle.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BPrz8BWlyO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=UJq2joe2Ep#?secret=BPrz8BWlyO" data-secret="BPrz8BWlyO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/15/le-chef-des-druzes-syriens-appelle-a-faire-secession/">Le chef des Druzes syriens appelle à faire sécession !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quels enjeux pour Mama Africa en 2026 ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/quels-enjeux-pour-mama-africa-en-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 09:18:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des conflits armés meurtriers, des luttes pour le pouvoir et des élections à l’issue incertaine sont les défis pour l'Afrique en 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/quels-enjeux-pour-mama-africa-en-2026/">Quels enjeux pour Mama Africa en 2026 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec des conflits armés très meurtriers comme celui du Soudan qui a donné lieu à la plus grave crise humanitaire dans le monde, des luttes fratricides pour le pouvoir et des scrutins électoraux à l’issue incertaine mais aussi la région du Sahel toujours en proie à l’instabilité, les défis sont légion pour le continent africain en cette nouvelle année.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18233908"></span>



<p>Le revue américaine <a href="https://foreignpolicy.com/2025/12/31/africa-2026-predictions-elections-ethiopia-insecurity/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Foreign Policy</a> a publié une analyse de Nosmot Gbadamosi présentant les principaux enjeux qui devraient façonner le paysage africain en 2026 dans un contexte de crises politiques, sécuritaires et électorales susceptibles de redéfinir l’équilibre des pouvoirs sur le continent.</p>



<p>Plusieurs pays africains organiseront des élections cruciales mais les experts prévoient qu’elles seront largement symboliques, avec des résultats prédéterminés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle vague de protestations de jeunes, semblables à celles observées sur le continent en 2025. Les élections prévues pour 2026 sont les suivantes :</p>



<p>Élections générales en Ouganda, le 15 janvier&nbsp;; élections présidentielles au Bénin, le 12 avril&nbsp;; élections générales en Éthiopie, le 1<sup>er</sup> juin ; élections générales en Zambie, le 13 août&nbsp;; élections présidentielles en Gambie, le 5 décembre&nbsp;; et élections générales au Soudan du Sud, le 22 décembre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan du Sud</h2>



<p>Ces élections au Soudan du Sud sont les premières depuis l’indépendance du pays en 2011. Reportées à plusieurs reprises, elles suscitent aujourd’hui de nombreux doutes, tant au niveau international que national, quant à leur faisabilité et leur équité, compte tenu de l’instabilité politique qui règne dans le pays.</p>



<p>Le Soudan du Sud est entré dans une phase critique depuis l’effondrement du fragile accord de partage du pouvoir entre le président Salva Kiir Mayardit et son ancien vice-président et opposant, Riek Machar.</p>



<p>En mars 2025, Machar a été assigné à résidence. En septembre, le gouvernement l’a inculpé de meurtre, de trahison et de crimes contre l’humanité, et l’a démis de ses fonctions de premier vice-président au sein du gouvernement d’union nationale.</p>



<p>Ce poste faisait partie de l’accord de 2018 conclu entre les deux hommes, qui avait mis fin à une guerre civile de cinq ans ayant coûté la vie à environ 400 000 personnes.</p>



<p>Ces récents développements ont permis à Salva Kiir de consolider son pouvoir sans véritable opposition et le pays est à nouveau au bord d’une guerre civile généralisée.</p>



<p><em>Foreign Policy</em> met également en garde contre le risque de débordement du conflit au Soudan, d’autant plus que l’armée soudanaise accuse Salva Kiir de soutenir les Forces de soutien rapide, ce qui pourrait entraîner le Soudan du Sud directement impliqué dans la guerre au Soudan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éthiopie</h2>



<p>Concernant l’Éthiopie,<em> FP</em> note que les élections générales à venir se déroulent dans un contexte de crise sécuritaire et économique croissante. Les tensions persistent dans les régions d’Amhara et d’Oromia, où des affrontements se poursuivent entre les forces fédérales et les groupes armés locaux, risquant de perturber le processus électoral dans une grande partie du pays.</p>



<p>Ces élections pourraient consolider le pouvoir du gouvernement, au moment même où le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT), parti au pouvoir au Tigré, accuse le gouvernement de violer l’accord de paix de 2022, exacerbant ainsi la méfiance entre les deux parties.</p>



<p>Ce climat fragile, selon la revue américaine, pourrait engendrer une instabilité accrue et alimenter les accusations d’illégitimité des élections et de manque de transparence quant à leurs résultats.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somalie</h2>



<p>Concernant les élections somaliennes, elles pourraient ne pas se dérouler comme prévu en raison de la controverse persistante entourant leur déroulement. Des réformes électorales sont en cours, visant à passer du système actuel, où les chefs de clan désignent les membres du parlement qui élisent ensuite le président, à un système de vote direct fondé sur le principe une personne, une voix.&nbsp;</p>



<p>Cette évolution représente un changement radical dans la structure du pouvoir et a suscité de vives protestations, notamment de la part des régions semi-autonomes du Puntland et du Jubaland, qui estiment que les réformes renforcent le pouvoir central à Mogadiscio et affaiblissent l’influence des régions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conflits ouverts</h2>



<p>Au Sahel et en Afrique de l’Ouest, la revue américaine met en garde contre la propagation de ce qui est décrit comme un <em>«virus des coups d’État militaires»</em>, compte tenu de l’influence croissante des juntes militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger (Alliance sahélienne), et de la multiplication des attaques perpétrées par des groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique.</p>



<p>En République démocratique du Congo, <em>FP</em> indique que l’accord négocié par l’administration du président américain Donald Trump n’a pas permis d’endiguer les combats dans l’est du pays où des affrontements avec le mouvement M23 soutenu par le Rwanda se poursuivent.</p>



<p>Au Soudan, la poursuite du conflit qui dure depuis près de trois ans, notamment avec l’intensification des combats dans la région du Kordofan. Les initiatives internationales, y compris celles menées par Washington en coopération avec les pays de la région, n’ont guère progressé, les deux camps, l’armée et les Forces de soutien rapide, privilégiant les options militaires.</p>
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		<title>La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 09:47:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à une politique étrangère offensive, les Émirats arabes unis se sont constitué une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/la-tres-controversee-politique-etrangere-des-emirats-arabes-unis/">La très controversée politique étrangère des Émirats arabes unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Émirats arabes unis mènent une politique étrangère offensive et sont parvenus à se constituer une sphère d’influence au Moyen-Orient et en Afrique, une stratégie mise en lumière après une rare escalade militaire avec l’Arabie saoudite au Yémen la semaine dernière. Le «rôle» des Émirats suscite interrogations et inquiétudes.</em></strong> <em>(Photo : Fumée s&rsquo;élevant à la suite d&rsquo;une frappe aérienne menée par l&rsquo;Arabie saoudite et qui visait ce qu&rsquo;elle décrivait comme des séparatistes du sud soutenus par les Émirats arabes unis, dans le port de Mukalla, au sud du Yémen).</em> </p>



<p><strong>Imed Bahri </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-18211639"></span>



<p>Abou Dhabi a eu recours à des alliances avec des États ou des groupes interposés, à des interventions militaires et à un soutien financier, principalement pour contrer ce qu’il perçoit comme la menace déstabilisatrice de l’islam politique, et plus particulièrement des groupes liés aux Frères musulmans.</p>



<p>De hauts responsables émiratis ont présenté cette stratégie comme un moyen de renforcer les États face aux extrémistes mais des experts de l’Onu et des responsables occidentaux affirment que cette approche a parfois exacerbé les conflits et renforcé le pouvoir des dirigeants autoritaires, une allégation que les Émirats démentent.</p>



<p><a href="https://www.reuters.com/world/middle-east/uae-foreign-policy-spotlight-after-yemen-escalation-2025-12-31/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Reuters</a> a fait un tour d’horizon sur l’implication des Émirats dans des pays clés.  </p>



<h2 class="wp-block-heading">Yémen</h2>



<p>Les Émirats ont annoncé le retrait de leurs forces du Yémen en 2019 mais ils ont conservé leur influence par le biais du Conseil de transition du Sud (CTS), une entité sécessioniste qu’Abou Dhabi a formé et armé.</p>



<p>Les Émirats considèrent le CTS comme un partenaire essentiel pour garantir l’accès maritime et un rempart contre le parti Islah, composante clé du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, que les Émirats perçoivent comme une émanation des Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Égypte</h2>



<p>Depuis que les Frères musulmans ont été renversés en 2013, Abou Dhabi est le principal bailleur de fonds du Caire et voit en l’Égypte séculariste un rempart contre le retour des islamistes.</p>



<p>En 2024, le fonds souverain des Émirats, ADQ Holding, a signé un accord de 35 milliards de dollars pour l’aménagement d’une importante portion du littoral méditerranéen égyptien, un apport crucial de devises à un moment où le Caire était confronté à des difficultés financières.</p>



<p>Leur méfiance commune envers les Frères musulmans sous-tend leur alliance politique qui les a vus coordonner leur boycott du Qatar en 2017 et leur opposition à l’influence turque en Libye, sachant que le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir en Turquie, entretient des liens étroits avec les Frères musulmans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudan</h2>



<p>Le comité des sanctions de l’Onu a décrit les allégations selon lesquelles les Émirats ont fourni un soutien militaire aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan comme crédibles.&nbsp;</p>



<p>Selon des analystes, les Émirats se méfient du commandant des forces armées soudanaises (armée régulière), le général Abdel Fattah Al-Burhan, en raison de la présence, dans ses rangs, d’islamistes issus du régime de l’ancien homme fort soudanais Omar El-Béchir. Les Émirats considèrent Hemedti Degalo comme un contrepoids à Burhan.</p>



<p>Des protagonistes, dont les États-Unis et des organisations de défense des droits humains, ont accusé les FSR de crimes contre l’humanité et de massacres à caractère ethnique dans la région du Darfour.</p>



<p>Les Émirats ont nié catégoriquement avoir fourni des armes aux FSR, déclarant dans des lettres adressées à l’Onu que ces accusations manquaient de preuves et affirmant que leur rôle était purement humanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tchad</h2>



<p>Les Émirats ont renforcé leurs liens sécuritaires et économiques avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby en signant un accord de coopération militaire en 2023 et en fournissant des véhicules blindés à cet État du Sahel qu’ils considèrent comme un rempart contre les insurgés islamistes.</p>



<p>L’attention s’est portée sur l’aéroport isolé d’Amdjarass, près de la frontière soudanaise, où Reuters a signalé une forte augmentation du trafic de vols cargo.</p>



<p>Alors que les Émirats affirment y gérer un hôpital de campagne et acheminer de l’aide aux réfugiés soudanais, le comité des sanctions de l’Onu et des responsables occidentaux allèguent que la piste d’atterrissage sert de plaque tournante logistique essentielle pour l’approvisionnement en armes des FSR.</p>



<p>Bien entendu, les Émirats démentent ces accusations, affirmant que leurs opérations sont purement humanitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libye</h2>



<p>Selon des experts de l’Onu, les Émirats ont été le principal soutien étranger du commandant de l’est libyen, Khalifa Haftar, en fournissant un appui aérien et du matériel à l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée lors de son offensive de 2019 sur Tripoli.</p>



<p>L’objectif était de renverser le Gouvernement d’union nationale (GNA), internationalement reconnu et basé à Tripoli, qui comprenait des factions liées aux Frères musulmans et bénéficiait du soutien militaire de la Turquie.</p>



<p>Alors que la guerre civile demeure dans une impasse fragile, les Émirats continuent de jouer un rôle de médiation clé en maintenant des liens étroits avec les factions de l’est et la famille Haftar et en poursuivant des efforts diplomatiques pour former un gouvernement exempt de ce qu’ils qualifient de <em>«milices extrémistes»</em>. Cependant, l’alliance de Haftar comprend des groupes salafistes radicaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël</h2>



<p>En 2020, les Émirats ont rompu avec des décennies de consensus arabe en normalisant leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham négociés par les États-Unis, une démarche que l’Arabie saoudite a jusqu’à présent refusée sans une perspective d’État palestinien.</p>



<p>L’accord a officialisé une alliance stratégique contre des adversaires communs, notamment l’Iran et les groupes islamistes comme le Mouvement de résistance islamique palestinien (Hamas).</p>



<p>Bien que la guerre de Gaza ait entraîné une baisse du soutien populaire, les responsables émiratis ont critiqué à plusieurs reprises la conduite militaire israélienne mais ont maintenu leurs relations diplomatiques avec Israël, considérant cette relation comme un outil important d’influence régionale et un canal privilégié vers Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Somaliland</h2>



<p>Les Émirats se sont efforcés de tisser des liens économiques et sécuritaires étroits avec la république autoproclamée du Somaliland, Abou Dhabi ayant souvent perçu le gouvernement fédéral somalien de Mogadiscio comme étant étroitement lié au Qatar et à la Turquie.</p>



<p>Un élément central de cette stratégie est l’investissement de 442 millions de dollars de DP World pour développer et exploiter le port de Berbera, créant ainsi une alternative stratégique à Djibouti sur le golfe d’Aden.</p>



<p>En 2017, le parlement du Somaliland a voté en faveur de l’autorisation pour les Émirats de construire une base militaire à Berbera. Bien que la base ait été ultérieurement désignée à des fins civiles, les Émirats continuent d’y former des forces de sécurité tout en maintenant une présence consulaire à Hargeisa.</p>



<p>La semaine dernière, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, une avancée diplomatique facilitée par Abou Dhabi, selon Axios, qui cite des responsables israéliens.</p>



<p>Il est également à signer que les Émirats sont le seul État arabe à s’être abstenu concernant la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne de reconnaître le Somaliland.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="B4qznpulpp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/embed/#?secret=IqgRQ1ePz9#?secret=B4qznpulpp" data-secret="B4qznpulpp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
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		<title>Yémen &#124; Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jan 2026 09:01:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hamedti Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Houthis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Yémen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Saoudiens, excédés par l'activisme militaire de leurs voisins, ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/yemen-scenes-de-menage-entre-larabie-saoudite-et-les-emirats/">Yémen | Scènes de ménage entre l’Arabie saoudite et les Émirats !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est du jamais vu ! D’habitude, entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les différends se règlent très discrètement et en sourdine. Cette fois-ci, les Saoudiens, excédés, ont frappé et ont clamé haut et fort leur colère. Ils ont bombardé des cargaisons d’armes au Yémen en provenance des Émirats arabes unis </em></strong><em>(Photo)</em><strong><em>. Abou Dhabi a aussitôt démenti la présence d’armes dans les cargaisons et dit avoir retiré immédiatement ce qui reste de ses troupes au Yémen. Comme au Soudan où ils nient catégoriquement participer à la guerre en soutenant Hamedti Dagalo, leurs déclarations sont toujours à prendre avec des pincettes. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18168073"></span>



<p>Dans une enquête parue dans le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/30/saudi-arabia-yemen-strikes-uae-mukalla/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>, Claire Parker et Abbie Cheeseman rapportent que cet épisode marque une escalade sans précédent des tensions entre les deux puissances rivales du Golfe. </p>



<p>L’Arabie saoudite a lancé une frappe aérienne sur la ville portuaire de Mukalla, dans le sud du Yémen, tôt mardi matin, 30 décembre 2025, ciblant ce qu’elle a présenté comme des cargaisons d’armes destinées à une force séparatiste soutenue par les Émirats arabes unis. Cette force séparatiste s’était efforcée ces dernières semaines de consolider son emprise territoriale sur le sud du Yémen.</p>



<p>L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux puissances du Golfe officiellement opposées aux rebelles houthis soutenus par l’Iran au Yémen mais dont les objectifs dans ce pays notamment et dans la région en général divergent de plus en plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Saoudiens excédés par les Emiratis</h2>



<p>Dans un communiqué publié mardi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a fermement condamné son ancien allié, affirmant que le Royaume <em>«considère toute menace à sa sécurité nationale comme une ligne rouge et n’hésitera pas à prendre toutes les mesures nécessaires pour contrer une telle menace»</em>.&nbsp;</p>



<p>Le général de brigade Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenant le gouvernement yéménite internationalement reconnu, a déclaré que la frappe avait eu lieu après l’arrivée, durant le week-end, à Mukalla de deux navires partis du port émirati de Fujairah sans autorisation et dont les transpondeurs avaient été désactivés.</p>



<p>Al-Maliki a ajouté : <em>«Le port a été fermé et tout le personnel local a été évacué. Les équipages des deux navires ont ensuite déchargé une importante quantité d’armes et de véhicules blindés.»</em> Il a précisé que ces armes étaient destinées au Conseil de transition du Sud, mouvement séparatiste implanté dans les provinces orientales d’Hadramaout et d’Al-Mahra, et que les autorités saoudiennes avaient mis en garde de hauts responsables des Émirats arabes unis contre la poursuite de ce transfert.</p>



<p>Face à leur refus d’obtempérer, Al-Maliki a déclaré : <em>«Les forces aériennes de la coalition ont mené une opération militaire limitée ciblant des armes et des véhicules de combat déchargés des deux navires au port de Mukalla»</em>. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, et authentifiées par Storyful, montrent de la fumée s’échappant des châssis noirs de plusieurs véhicules militaires au port.</p>



<p>Dans un communiqué publié mardi, le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a réagi en contestant la version des faits donnée par l’Arabie saoudite concernant le rôle des Émirats au Yémen et a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait fait pression sur une quelconque partie yéménite pour mener des opérations militaires menaçant l’Arabie saoudite ou ses frontières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retrait des troupes émiratis du Yémen</h2>



<p>Le communiqué exprime sa surprise face à la frappe et dément que la cargaison à destination du Yémen contienne des armes. Il précise que les véhicules à bord des navires n’étaient pas destinés à une quelconque partie yéménite mais aux forces émiraties déjà présentes au Yémen.</p>



<p>Par la suite, le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a annoncé son intention de retirer ses dernières équipes antiterroristes présentes au Yémen. Les Émirats ont retiré la majeure partie de leurs forces du Yémen en 2019.</p>



<p>Le porte-parole adjoint du département d’État américain, Tommy Pigott, a déclaré mardi dans un communiqué que le secrétaire d’État Marco Rubio s’était entretenu avec son homologue saoudien au sujet de la situation au Yémen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Washington appelle à la retenue</h2>



<p>L’administration Trump est restée largement silencieuse face à l’escalade des tensions entre ses alliés du Golfe ces dernières semaines. M. Rubio a déclaré que les États-Unis étaient <em>«préoccupés par les récents événements dans le sud-est du Yémen»</em>. Il a ajouté : <em>«Nous appelons à la retenue et à la poursuite des efforts diplomatiques dans le but de parvenir à une solution durable»</em>.</p>



<p>Cette escalade intervient après l’offensive menée, au début du mois, par les forces loyales au Conseil de transition du Sud (CTS), qui ont conquis les gouvernorats d’Hadramaout et d’Al-Mahra, chassant les forces soutenues par l’Arabie saoudite lors d’une opération visant à s’emparer de vastes portions du Yémen frontalières de l’Arabie saoudite et d’Oman. Le CTS, créé en 2017, fait partie du Conseil de direction présidentiel, une alliance fragile de personnalités politiques du sud du Yémen qui, ensemble, forment le pouvoir exécutif du gouvernement internationalement reconnu.</p>



<p>Les membres du CTS et leurs alliés du Golfe partagent l’objectif de contrer les Houthis, le mouvement rebelle soutenu par l’Iran qui s’est emparé de la capitale, Sanaa, en 2014, déclenchant une guerre civile. L’Arabie saoudite soutient un Yémen unifié, tandis que le CTS, soutenu par les Émirats, cherche à rétablir un État indépendant dans le sud du Yémen, qui a existé pendant près de vingt ans avant l’unification en 1990.</p>



<p>L’offensive éclair du CTS ce mois-ci semble avoir pris l’Arabie saoudite par surprise et les tensions n’ont cessé de s’exacerber tandis que Riyad évaluait sa riposte.</p>



<p>En fin de semaine dernière, l’Arabie saoudite a ciblé une zone de la province de Hadramaout où les forces du CTS tentaient de progresser, lors d’une frappe qualifiée d’avertissement par les médias pro-saoudiens. Samedi, Maliki a menacé d’une intervention de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite si le CTS ne se retirait pas du territoire qu’il avait conquis.</p>



<p>Ahmed Naji, analyste principal pour le Yémen au sein de l’International Crisis Group, a déclaré lors d’un entretien téléphonique, après sa rencontre avec des responsables saoudiens et yéménites à Riyad la semaine dernière, que les récents efforts diplomatiques pour contenir la crise avaient échoué.</p>



<p>Il a ajouté que la déclaration saoudienne de mardi, dans laquelle Riyad accusait directement le gouvernement des Émirats arabes unis d’être à l’origine de l’attaque du Conseil de transition du Sud, constituait l’avertissement le plus ferme jamais adressé aux Émirats arabes unis par le Royaume.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9Iv8bh4eYD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/">Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/embed/#?secret=u4WuWhUphv#?secret=9Iv8bh4eYD" data-secret="9Iv8bh4eYD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux pays puissants et arrogants</h2>



<p>La déclaration indiquait :<em> «Les mesures prises par les Émirats arabes unis sont extrêmement dangereuses et contraires aux principes fondateurs de la Coalition pour le soutien à la légitimité au Yémen. Elles ne servent pas l’objectif de la Coalition, qui est d’assurer la sécurité et la stabilité du Yémen»</em>, faisant référence à la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.</p>



<p>Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également appuyé mardi l’appel du gouvernement yéménite, reconnu internationalement, exigeant le retrait des forces émiraties du pays dans les 24 heures et a demandé aux Émirats arabes unis de cesser tout soutien militaire et financier à toute partie présente au Yémen.</p>



<p>Le président Rashad Al-Alimi, chef du Conseil de direction présidentiel soutenu par Riyad, a annulé un accord de défense conjoint avec les Émirats arabes unis, décrété l’état d’urgence pour 90 jours au Yémen et imposé un blocus aérien, maritime et terrestre de 72 heures sur tous les ports et points de passage frontaliers. Il a également ordonné le retrait de toutes les forces stationnées à Hadramaout et à al-Mahra et leur remise de leurs positions à une force soutenue par l’Arabie saoudite.</p>



<p>Quatre membres du Conseil de direction présidentiel ont condamné les mesures prises par Al-Alimi, notamment l’annulation de l’accord de défense et l’expulsion des forces émiraties du pays. Hisham al-Jabri, chef de cabinet de l’un des membres du Conseil, Faraj Salmeen Al-Bahsani, a déclaré par SMS s’attendre à ce que la frappe de mardi accélère les efforts du Conseil de transition du Sud pour proclamer un État indépendant dans le sud du Yémen.</p>



<p>Selon Farea al-Muslimi, chercheuse à Chatham House à Londres, la rupture naissante entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis aura des répercussions importantes pour la région. Elle a déclaré: <em>«Ce sont des pays puissants. Ils possèdent des armes. Ils n’ont pas de parlement. Il est impossible de les tenir responsables et ils sont très arrogants. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ne se sont jamais attaqués de la sorte auparavant. C’est très dangereux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Adam Baron, chercheur associé à la New America Foundation à Washington, a déclaré que l’Arabie saoudite et les Émirats partagent une étroite affinité stratégique avec les États-Unis mais que leurs stratégies régionales respectives s’opposent de plus en plus. <em>«Nous l’avons constaté au Yémen, au Soudan et en Somalie. Nous l’avons constaté en mer Rouge et nous constatons maintenant –bien qu’inévitablement et encore relativement limité pour l’instant– une escalade de ces tensions»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergence des stratégies régionales</h2>



<p>M. Baron a indiqué que la divergence des stratégies régionales est apparue publiquement sur plusieurs fronts ces dernières semaines, citant notamment les développements au Soudan et en Somalie. Il a noté que le président Donald Trump avait déclaré le mois dernier que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait demandé à Washington de travailler à une solution au conflit au Soudan où Riyad et les Émirats soutiennent des camps opposés.</p>



<p>M. Baron a également affirmé que la reconnaissance officielle, la semaine dernière, par Israël du Somaliland, région sécessioniste du nord de la Somalie, pourrait avoir incité Riyad à réajuster ses rapports de force. Les Émirats maintiennent une présence militaire au Yémen et se sont abstenus de participer à la déclaration de la Ligue arabe condamnant l’initiative israélienne.</p>



<p>Al-Muslimi a déclaré que les États arabes, ainsi que la communauté internationale dans son ensemble, devraient se ranger du côté de l’Arabie saoudite au Yémen. Il a souligné les premiers signes de soutien, notamment une déclaration publiée mardi par le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, qui a exprimé sa vive inquiétude face à l’escalade rapide et dangereuse de la situation, notamment l’incapacité du Conseil de transition du Sud à répondre aux demandes du gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite.</p>



<p>Oman, qui partage une frontière avec la province yéménite d’Al-Mahra, dans le sud-est du pays, a également appelé mardi à la désescalade et au dialogue pour résoudre la crise.</p>



<p>Al-Muslimi rappelle que ce sont les citoyens ordinaires qui en paieront le prix, tandis que les puissances régionales poursuivent leurs propres intérêts. <em>«Les Yéménites resteront pris en étau entre ennemis et, pire encore, entre amis»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lSX7B1Gsj5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/">Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Yémen | Pourquoi Donald Trump cible-t-il les Houthis maintenant? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/18/yemen-pourquoi-donald-trump-cible-t-il-les-houthis-maintenant/embed/#?secret=bdHjO53e4h#?secret=lSX7B1Gsj5" data-secret="lSX7B1Gsj5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Soudan &#124; Des héros de l’ombre au cœur du génocide</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/soudan-des-heros-de-lombre-au-coeur-du-genocide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 10:48:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aide humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[crimes de guerre]]></category>
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		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[FSR]]></category>
		<category><![CDATA[Kordofan-Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Omar El-Béchir]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur du conflit contemporain le plus brutal, des Soudanais risquent leur vie pour apporter nourriture et médicaments aux civils.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/31/soudan-des-heros-de-lombre-au-coeur-du-genocide/">Soudan | Des héros de l’ombre au cœur du génocide</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au cœur du conflit contemporain le plus brutal, des milliers de Soudanais risquent quotidiennement leur vie pour apporter nourriture, médicaments et soutien psychologique à des millions de civils. Ces héros de l’ombre restent méconnus et sont surtout très peu soutenus. Le manque de reconnaissance à leur égard est également flagrant. Ils ont été parmi les nominés pour le prix Nobel de la paix mais ne l’ont pas reçu malgré l’énorme courage et la bravoure dont ils font preuve dans le conflit le plus sanglant du monde. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18163993"></span>



<p>Le correspondant du journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2025/dec/24/sudan-war-volunteers-emergency-response-rooms-aid-food-medicine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> Mark Townsend a mis en lumière dans une enquête ces héros de l’ombre, les présentant comme contribuant à l’une des initiatives humanitaires les plus audacieuses et efficaces dans un contexte d’une guerre qui fait rage depuis le 15 avril 2023 et qui a transformé le pays en théâtre de la pire crise humanitaire mondiale. </p>



<p>Dans une guerre interminable où les lignes de front sont mouvantes et avec l’effondrement des institutions étatiques, ce réseau de solidarité locale s’est imposé comme la seule alternative capable de fournir nourriture, soins médicaux et soutien psychologique à des millions de Soudanais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Femmes et enfants victimes de viol</h2>



<p>L’enquête inclut des témoignages directs de volontaires, telle Amira, qui se sont infiltrés dans les zones contrôlées par les Forces de soutien rapide (FSR) pour venir en aide aux femmes et aux enfants victimes de viol, au péril de leur vie.</p>



<p>Chaque matin, Amira franchissait clandestinement la ligne de front mouvante dans l’État du Kordofan-Nord, au centre du Soudan, pour pénétrer en territoire contrôlé par les FSR, un groupe paramilitaire responsable d’innombrables crimes de guerre et génocide, durant le conflit dévastateur qui ravage le pays.&nbsp;</p>



<p>Les deux camps la considéraient avec suspicion. <em>«J’étais constamment interrogée»</em>, a confié Amira au journal britannique avant d’ajouter : <em>«J’étais surveillée tous les jours et même lorsque j’allais au marché, on me demandait d’où venait l’argent»</em>.</p>



<p>Townsend estime que dans ce climat de peur et de méfiance, le Soudan, confronté à la pire crise humanitaire au monde, a offert l’une des histoires les plus inspirantes de l’année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’action humanitaire devenue extrêmement dangereuse</h2>



<p>À travers ce vaste pays, des antennes de cellules de crise ont vu le jour, créées par de simples citoyens soudanais pour fournir nourriture et soins médicaux vitaux à des millions de personnes. Amira n’osait même pas révéler à sa mère son appartenance à ce réseau.</p>



<p>Le journaliste explique que l’action humanitaire au Soudan est devenue extrêmement dangereuse, et pourtant, le réseau des cellules de crise s’est développé pour compter quelque 26 000 volontaires œuvrant dans 96 des 118 districts du pays, apportant une aide à plus de 29 millions de personnes soit plus de la moitié de la population.</p>



<p>Le <em>Guardian</em> décrit ce réseau comme unique par sa capacité à transcender les clivages ethniques et régionaux et à gagner la confiance des communautés locales, ce qui en fait un élément crucial du maintien d’une certaine cohésion sociale dans un pays ravagé par la guerre.</p>



<p>Cependant, cette même efficacité a fait des volontaires des cibles directes pour les belligérants. Selon le rapport, au moins 145 volontaires ont été tués, tandis qu’un nombre indéterminé a été arrêté ou a disparu en raison du manque de communication dans de vastes régions du pays. Les volontaires sont également soumis à la torture, aux passages à tabac et à des accusations de partialité politique.</p>



<p>À l’échelle internationale, l’enquête du <em>Guardian</em> révèle un paradoxe frappant. Bien qu’étant l’organisation la plus efficace et la moins coûteuse sur le terrain par rapport aux agences des Nations Unies, les Cellules de réponse d’urgence (CRU) souffrent d’une grave pénurie de financement.</p>



<p>Selon <em>The Guardian</em>, ces cellules ont reçu moins de 1% de l’aide internationale totale allouée au Soudan. La suspension de l’aide américaine a exacerbé la crise, laissant les CRU avec un déficit financier de 77%. Cette situation a entraîné la fermeture de centaines de cuisines communautaires qui permettaient d’éviter une famine généralisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoin d&rsquo;aides et non de compliments </h2>



<p>Townsend note dans son rapport que la visite de représentants des CRU à Londres et leur rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères constituent une reconnaissance politique significative de leur courage. Cependant, les volontaires insistent sur le fait que leur véritable besoin est une protection et un financement direct et non des éloges.</p>



<p>Le journaliste britannique ajoute que les CRU ont été nominées cette année pour le prix Nobel de la paix mais, à la surprise de nombreux acteurs humanitaires, elles ne l’ont pas obtenu. Toutefois, les volontaires sont restés imperturbables. <em>«On veut juste aider»</em>, a déclaré Jamal, l’un d’eux.</p>



<p>Il convient de noter que la création de ces services d’urgence est attribuée aux Comités de résistance, apparus lors des manifestations populaires contre le régime d’Omar El-Béchir et qui ont joué un rôle déterminant dans sa chute en avril 2019.</p>



<p>Face à la mobilisation populaire en faveur d’un pouvoir civil durant la période de transition, et malgré la répression croissante et les attaques ciblées contre les manifestants, des initiatives médicales d’urgence temporaires ont vu le jour pour soigner les blessés. Ces initiatives ont constitué le noyau initial des services d’urgence, menées par de jeunes hommes et femmes, pour la plupart membres des Comités de résistance, dans le but d’apporter une aide à leurs communautés.</p>



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		<title>Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 15:46:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra, des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert et autant de crimes de guerre mais aussi des assassinats basés sur des critères ethniques ce qui relève du génocide, les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18095095"></span>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/12/sudan-el-fashir-darfur-killings-kidnapping/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié une enquête de Kathrine Houreld et Hafiz Haroun concernant les enlèvements de masse et les crimes -notamment basés sur des critères ethniques- perpétrés par les Forces de soutien rapide (FSR) après la prise de contrôle d’El Fasher, ville de l’ouest du Soudan.</p>



<p>Selon des survivants, des organisations de défense des droits humains et des proches des personnes enlevées, les FSR ont détenu des milliers de civils, exigeant des rançons exorbitantes et exécutant ceux qui ne pouvaient pas payer.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont assiégé El Fasher pendant un an et demi, à partir de 2014, et ont systématiquement tué et enlevé ceux qui tentaient de fuir. Lorsque l’armée soudanaise s’est retirée de ses dernières positions dans la ville fin octobre et que les FSR en ont pris le contrôle, leurs combattants ont enlevé des civils en masse, y compris des femmes et des enfants. Des survivants ont rapporté que les captifs ont été torturés et affamés puis contraints de contacter leurs familles pour les supplier de les aider.</p>



<p>Le <em>Washington Post</em> a interviewé neuf victimes d’enlèvement, leurs familles ainsi que des militants. Les témoignages sur les détails concernant les méthodes d’attaque, les lieux où sont enlevés les otages et leur traitement correspondent souvent aux rapports des témoins oculaires et des organisations de défense des droits de l’homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tableau effroyable</h2>



<p>Les difficultés de communication à El Fasher rendent complexe l’évaluation de l’ampleur des exactions commises sur place mais des témoignages divulgués dressent un tableau effroyable : des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra et des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert.</p>



<p>Les Nations Unies ont déclaré que le Soudan connaissait la pire crise humanitaire au monde, avec des dizaines de milliers de morts et 12 millions de déplacés en trois ans de guerre civile.</p>



<p>Les récits d’atrocités commises à El Fasher, l’une des plus grandes villes du Darfour, ont mis en lumière les divisions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux riches États du Golfe alliés aux États-Unis, mais aux intérêts divergents au Soudan.</p>



<p>L’Arabie saoudite soutient l’armée soudanaise, tandis que les Émirats arabes unis sont accusés d’apporter un soutien militaire et financier aux FSR. Les dirigeants émiratis ont nié ces allégations, mais des armes vendues aux Émirats ont été retrouvées à plusieurs reprises dans les stocks des FSR et des responsables politiques de tous bords à Washington ont commencé à critiquer ouvertement les Émirats.</p>



<p>Les sanctions américaines répétées imposées aux FSR et à l’armée soudanaise, elle aussi coupable de violations massives des droits humains, n’ont guère permis d’enrayer les massacres.</p>



<p>Le mois dernier, lors de sa visite à la Maison-Blanche, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a lancé un appel au président Donald Trump pour obtenir son aide afin de mettre fin au conflit. Trump a déclaré à <em>Truth Social</em> qu’il collaborerait avec les partenaires régionaux pour mettre fin à ces atrocités.</p>



<p>Pendant ce temps, de nombreux survivants restent détenus sous la menace des armes.</p>



<p>On estime à 270 000 le nombre de personnes qui se trouvaient à El Fasher et dans ses environs lors de sa chute le 27 octobre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les preuves des massacres dissimulées</h2>



<p>Selon les Nations Unies, quelque 106 000 personnes ont fui la ville ces six dernières semaines, tandis que le sort des autres demeure inconnu.</p>



<p>Nathaniel Raymond, directeur du Laboratoire de recherche humanitaire de l’École de santé publique de Yale, estime que les Forces de soutien rapide ont déjà tué des dizaines de milliers de personnes. Son laboratoire publiera la semaine prochaine un rapport cartographiant d’au moins 140 sites où des corps se sont accumulés et documentant les actions considérables entreprises par les FSR pour dissimuler les preuves des massacres.</p>



<p>Raymond raconte : <em>«Une force de la taille d’une brigade est déployée pour dégager les corps et rien ne laisse présager un retour à la normale : aucune activité aux puits, sur les marchés, dans les rues, ni dans les transports en commun. Ils pensent devoir ramasser le plus de corps possible, le plus rapidement possible, avant que quiconque n’entre dans la ville»</em>. Le <em>Washington Post</em> cite un infirmier de 37 ans qui a déclaré être resté en ville pendant tout le siège. Son jeune frère a tenté de s’échapper en août mais les FSR l’ont enlevé et tué, malgré le paiement d’une rançon par sa famille, déjà très pauvre.</p>



<p>L’infirmier a ajouté que lorsque les combattants ont pris d’assaut la ville, il s’est enfui avec un groupe d’une centaine de personnes mais qu’ils ont été rapidement capturés. Il a précisé qu’une trentaine d’entre eux ont été sommairement exécutés.</p>



<p><em>«Je leur ai dit que j’étais médecin et que j’aidais tout le monde, y compris les membres des Forces de soutien rapide»</em>, a-t-il déclaré, convaincu que cela lui a sauvé la vie.</p>



<p>Le médecin a raconté que les survivants avaient été transportés en convoi jusqu’à Kutum, à une journée et demie de route : <em>«Ils nous ont déposés devant une maison abandonnée et nous ont ordonné de contacter nos familles. Ils m’ont dit : ‘‘Tu dois les convaincre de payer 50 millions de livres soudanaises sinon nous t’exécuterons sur-le-champ’’»</em>. Il a ajouté : <em>«J’ai contacté mes amis car je savais que ma famille n’avait pas assez d’argent»</em>. Le médecin a indiqué que ses amis avaient négocié la rançon et l’avaient ramenée à 15 millions de livres soudanaises, soit environ 25 000 dollars. Pendant qu’il attendait des nouvelles de son sort, les combattants ont amené d’autres jeunes hommes d’El Fasher et leurs chefs les ont incités à tuer à leur guise. Il s’est souvenu d’une conversation au cours de laquelle on avait dit à leurs ravisseurs : <em>«Vous devez en tuer la moitié pour faire pression sur les autres et les contraindre à payer la rançon»</em>.&nbsp;Le lendemain, ses amis avaient remis la somme totale pour sa libération et il avait été relâché près de la ville de Tawila, où de nombreux rescapés d’El Fasher avaient trouvé refuge.</p>



<p>Un autre homme, âgé de 26 ans, a raconté avoir rejoint une foule importante fuyant vers l’ouest de la ville le 26 septembre. Il se souvient que le groupe a été pris pour cible par des tirs d’artillerie et des drones pendant sa fuite, et que lorsqu’ils ont atteint un remblai de terre construit par les FSR pour encercler la ville, des véhicules blindés ont ouvert le feu. <em>«Certains ont essayé de s’échapper, mais en vain, et beaucoup ont été tués. D’autres ont fait semblant d’être morts, allongés immobiles au sol comme nous et les véhicules ont alors commencé à foncer sur les gens»</em>, a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<p>Les conducteurs des blindés scrutaient le sol, écrasant tout ce qui bougeait. <em>«Une dizaine de personnes ont été tuées dont ma sœur et je n’ai rien pu faire pour la sauver»</em>, a-t-il dit.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prisonniers conduits comme du bétail</h2>



<p>Il a poursuivi en expliquant qu’à chaque barrage routier, d’autres personnes étaient tuées par les combattants des FSR ou attaquées par des milices arabes alliées à dos de chameau. Il raconta que le groupe avec lequel il avait quitté El Fasher, qui comptait environ 150 personnes, s’était réduit à une trentaine, mais que le calvaire était loin d’être terminé. <em>«J’étais avec mon ami et sa femme. Un soldat a tenté de prendre sa femme comme servante mais il a refusé et l’a serrée fort dans ses bras. Il fut alors abattu et sa femme tomba sur lui. Un des soldats dit: ‘‘Laissez-les se vider de leur sang’’»</em>.</p>



<p>Il ajouta que des combattants des FSR lui avaient bandé les yeux, ainsi qu’à une douzaine d’autres survivants, et leur avaient lié les mains derrière le dos. Ils les avaient conduits comme du bétail à Zamzam, un ancien camp de réfugiés et les avaient placés avec d’autres prisonniers. Puis, expliqua-t-il, leurs ravisseurs s’en prirent aux membres des groupes ethniques associés aux milices qui avaient défendu El Fasher contre les Forces de soutien rapide.</p>



<p>Chaque personne était sommée d’indiquer son appartenance tribale, a-t-il raconté. <em>«Si quelqu’un disait ‘‘Zaghawa’’ ou appartenait à une autre tribu africaine, il était tué. Si quelqu’un disait être soldat, il était également tué»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Finalement, a-t-il poursuivi, lui et dix autres prisonniers ont été conduits dans une cellule d’une prison au sud-ouest d’El Fasher. Le troisième jour, a-t-il expliqué, les FSR leur ont ordonné de contacter leurs familles et d’exiger 15 millions de livres soudanaises. Deux prisonniers ont demandé une somme inférieure, prétextant que leurs proches ne pouvaient pas réunir une telle somme, mais ils ont été immédiatement tués.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont ordonné aux prisonniers restants de contacter leurs familles et, pendant l’appel, ils leur braquaient leurs armes sur eux. <em>«Ils nous battaient et nous humiliaient jusqu’à ce que nos familles cèdent»</em>, précise-t-il.&nbsp;</p>



<p>Il a indiqué que sa famille avait réussi à payer la rançon en plusieurs fois et que lui et trois autres survivants avaient été libérés et conduits dans un camp de personnes déplacées situé à proximité.</p>



<p>Un troisième témoignage a mis en lumière le caractère systématique de cette opération d’extorsion. La prison de Daqris, à Nyala, est surpeuplée et accueille des milliers de prisonniers transférés d’El Fasher, selon une source proche du dossier. Cette source a ajouté que les détenus ne sont libérés que par l’officier des Forces de soutien rapide qui les a amenés, après le versement de rançons par des proches via une application de paiement électronique. La source a expliqué qu’environ 60 détenus sont entassés dans chaque cellule ordinaire et six dans chaque cellule d’isolement. <em>«Les prisonniers subissent des actes de torture et de violence de la part des gardiens et beaucoup sont morts»</em>, a déclaré la source. Les décès dus aux mauvais traitements et aux maladies, notamment au choléra, sont si fréquents qu’une fosse commune située près de la prison s’est rapidement remplie.</p>



<p>Dans un communiqué publié cette semaine, le Réseau des médecins soudanais a indiqué que plus de 5 000 civils sont détenus à Nyala, notamment à la prison de Daqris. Parmi eux figurent du personnel médical, des personnalités politiques et des journalistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vuhmabWEVg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/embed/#?secret=sAZiPQITjd#?secret=vuhmabWEVg" data-secret="vuhmabWEVg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Militantisme sur les réseaux sociaux &#124; Overdose et immaturité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 09:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Youssef Bouanani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les réseaux sociaux, Instagram en tête, sont devenus la caisse de résonnance des pensées les plus pauvres.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avec les guerres au Moyen-Orient, l’assassinat de Charlie Kirk, ou les timides petits postes et «stories» que je vois en ce moment sur le Soudan (toutes ces causes méritent l’attention et tout drame mérite compassion, sans échelle de valeur), les réseaux sociaux, Instagram en tête, sont devenus la caisse de résonnance des pensées les plus pauvres. Le théâtre d’un bavardage passionné s’éparpillant dans tous les sens, et qui ne sert à rien.</em></strong></p>



<p><strong>Youssef Bouanani *</strong></p>



<span id="more-17878132"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Youssef-Bouanani.jpg" alt="" class="wp-image-17878217" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Youssef-Bouanani.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Youssef-Bouanani-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Youssef-Bouanani-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis la signature du cessez-le feu à Gaza, le 10 octobre 2025, j’ai constaté un <em>«retour à la normale»</em> des militants 2.0 sur internet. Déjà que durant l’été, les posts et<em> «stories»</em> sur la plage et en train de faire la fête ont pris une part importante dans le flux journalier des photos et vidéos atroces de personnes tuées, éventrées ou décapitées, depuis la mi-octobre, je ne vois plus l’effervescence des derniers mois de la part des nouveaux militants du 21<sup>e</sup> siècle. Attention, je ne cherche pas à verser dans un <em>«takfirisme»</em> moral qui consisterait à nier la sincérité de leur position; je m’interroge plutôt sur la profondeur et la constance de leur ferveur, une fois la tendance, ce <em>«trend»</em> éphémère et bruyant nourri de visibilité instantanée, consommé.</p>



<p>Je n’ai jamais été un militant et je ne compte pas le devenir, mais dans mes lectures d’adolescent passionné de politique, j’ai appris le modèle militant avec des personnages comme Robespierre, Proudhon, Charles Mauras, Lénine, De Gaulle, Che Guevara, Castro, Bourguiba, Nasser, et tant d’autres. Des hommes animés par une foi inébralable dans leur cause, jamais à court de mots, de slogans ou d’actions pour faire avancer leurs idées. Un panache hors du commun qui donnait naissance à des révolutions. Un style particulier faisant qu’ils étaient suivis par des masses entières et arrivaient à faire ce que tant d’autres avant eux pensaient impossible d’accomplir. Malheureusement, l’injustice et les malheurs dans le monde deumeurent, mais je crains bien que des caractères comme ces gens-là n’existent plus.</p>



<p>Je vais m’abstenir de faire du «<em>Gen z bashing</em>» ou de simplement dire que c’était mieux avant. Avant quoi ? Avant internet, avant que la télé ne devienne en couleurs, avant mai 68, avant l’invention du <em>«chocolat Dubaï»</em>..? Trop facile les discours de comptoir qui jettent le tort sur tout et n’importe quoi. Je pense plutôt que c’est un mal d’antan, le mal du vide; amplifié par l’époque et les réseaux sociaux, et qui touche ma génération plus que les autres. Ceci a pour résultat de transformer le militantisme d’un don de soi à la cause, à un don de la cause pour soi. Je m’explique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les pensées les plus pauvres</h2>



<p>Avec les guerres au Moyen-Orient, l’assassinat de Charlie Kirk, ou les timides petits postes et <em>«stories»</em> que je vois en ce moment sur le Soudan (toutes ces causes méritent l’attention et tout drame mérite compassion, sans échelle de valeur), les réseaux sociaux, Instagram en tête, sont devenus la caisse de résonnance des pensées les plus pauvres. Le théâtre d’un bavardage passionné s’éparpillant dans tous les sens, et qui ne sert à rien. Il n’y a rien de plus nuisible à une cause que l’écart entre le discours et le geste.</p>



<p>Particulièrement depuis octobre 2023, pour beaucoup de jeunes sur les réseaux, militer est un plaisir. Le plaisir de se sentir appartenir à un groupe, d’avoir l’impression de défendre une cause qui semble juste, souvent sans comprendre ses fondements, ou bien même si elle est fondée.</p>



<p>Dans ce militantisme jeune, et par défintion immature, on milite doucement dans la pratique, fort sur les réseaux. On milite entre deux soirées de fêtes, deux séances de shoping, deux passages chez l’esthéticienne et parfois même entre deux consultations chez le psychologue. Bien loin ce militantisme des épopées des biographies de personnages historiques cités plus haut. Je ne dis pas que ces personnages historiques ne faisaient que le maquis, Castro était amateur de bonne chair, de belles femmes et des fameux cigares. Mais le sérieux de leur verbe et surtout de leurs actions a fait en sorte qu’ils aient obtenu davantage de résultats concrets que ceux qui militent aujourd’hui.</p>



<p>Alors, pourquoi le militant d’aujourd’hui semble-t-il s’être laissé glisser dans cette mollesse tranquille et bien beige à côté de la ferveur de leurs aînés ?</p>



<p>Aujourd’hui, plus qu’hier, s’opposer et partager les mêmes publications sur les réseaux est une façon de se sentir vivant. Au fond, l’activiste digital n’a pas vraiment espoir de voir un changement dans le monde, mais le fait d’avoir quelque chose à combattre participe à son équilibre; c’est la raison pour laquelle c’est même important que le malheur qu’il combat demeure le plus longtemps possible, ou qu’il le remplace très vite.</p>



<p>Les passions sur les réseaux concernant le conflit au Moyen-Orient se sont calmées, alors même qu’objectivement, rien n’a changé. Le conflit est sur pause, les scandales demeurent et pourtant plus rien sur mon <em>«feed insta»</em>. C’est en tout cas évident qu’il y a toujours une forme de jubilation d’un côté comme de l’autre du champ politique quand un événement a lieu, qui confirme un discours et qui en fragilise un autre. Il suffit de voir la vitesse à laquelle tous se ruent sur le moindre fait, pour comprendre que les enjeux profonds que l’événement pourrait dévoiler comptent peu par rapport à son potentiel de victoire symbolique. On fait mine de s’affliger, mais on se réjouit des drames qui nous font bien voir par le groupe. Dans ce contexte, la dynamique des réseaux sociaux peut difficilement aboutir à autre chose que de la mauvaise foi.</p>



<p>Dans ce contexte, l’événement n’a de valeur que par le fruit qu’on peut en tirer. Il ne suscite pas une réflexion, mais un réflexe. Est-ce que ce qui se passe fait mes affaires et donc mérite que je milite pour (autrement dit que je clique pour le partager dans ma story) ? Ou ça ne fait pas mes affaires et donc je continue à scroller ? C’est ici l’horizon indépassable de l’analyse politique des individus sur les réseaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Information et indifférence</h2>



<p>Au-delà de cette bêtise issue d’un mal-être que j’explique plus tard, est-ce que des facteurs extérieurs participent à cette perte d’essence dans le militantisme jeune ? Oui. Dans un modèle où les médias doivent parler de tout et n’importe quoi pour ratisser le plus large possible afin de survivre économiquement, l’événement vaut peu par lui-même, car noyé dans l’équivalence générale. J’exclus certains médias, mais ouvrez la première page d’un grand journal généraliste et vous verrez qu’on passe de la guerre à un récap du match de football, du sort d’un peuple entier aux derniers scandales amoureux d’une célébrité, sans la moindre distinction. Il n’y a aucune cohérence et donc aucune valeur véhiculée dans le récit de l’actualité, et c’est pour ça que le monde de l&rsquo;information est par nature relativiste et qui nous conditionne à traiter l’information avec une forme d’indifférence. Staline disait <em>«la mort d’un homme et une tragédie, la mort de millions d’hommes n’est qu’une statistique»</em>.</p>



<p>Précurseur, le petit père des peuples. On nous parle de 70 000 morts quelque part, de 500 000 là bas, presque autant pas loin&#8230; Apathie générale, là où si on réalisait ce que donnait réellement 500 000 morts devant nos yeux, on ne dormirait plus la nuit! &nbsp;</p>



<p>Gilles Lipvestsky, dans son essai <em>“L’ère du vide”</em>, paru il y a 42 ans, en parle avec ces mots «<em>La politique est entrée dans l’ère du spectaculaire. Liquidons la conscience rigoriste et idéologique au profit d’une curiosité dispersée, captée par tout et rien. (&#8230;) Notre société ne connaît pas de préséance, de codification définitive, de centre, rien que des stimulations et des options équivalentes en chaîne. (&#8230;) De là résulte l’indifférence postmoderne, indifférence par excès, non par défaut. L’apathie répond à la pléthore d’informations, à leur vitesse de rotation. Sitot enregistré, l’événement est oublié, chassé par d’autres encore plus spectaculaires</em>».</p>



<p>En avril 2025, quand il y a eu l’histoire du mur qui s’est effondré sur des adolescents à Sidi-Bouzid, ou depuis quelques années avec les vagues d’arrestations de personnes <em>«plus ou moins»</em> critiques de Kais Saied, plus récemment quand il y a eu l’affaire de la pollution à Gabès (comme ci ce n’était pas le cas depuis 40 ans avec des crimes contre l’envrionnement et les habitants de la région et que personne n’a réellement engagé d’actions et demandé des comptes), j’ai naïvement pensé que ça allait avoir un impact durable et que la vague d’indignation sur les réseaux sociaux allait produire quelque chose d’inédit, équivalant à l’effervescence générale qu&rsquo;on pouvait voir à ce moment-là sur Internet. Que nenni ! Quelques jours plus tard, on parlait et on partageait avec la même passion d’autres choses plus banales. Les manifestations n’ont duré que quelques jours, la poussière a été mise sous le tapis, et le pouvoir a continué avec son fameux <em>«Circulez, il n’y a rien à voir!»</em>.</p>



<p>Attention, si les autorités de mon cher pays tombent sur cet article, je tiens à préciser que je n’appelle aucunement à un soulevenement populaire ou à un trouble à l’ordre public, uniquement à ce que les malheurs d’un peuple qui souffre s’arrêtent.</p>



<p>Il y a aucune décence et aucune cohérence dans la gestion des paroles et des émotions sur Internet et c&rsquo;est pour ça que je pense que la réaction se résume à l’expressivité.</p>



<p>En d’autres termes, pour ma génération, le contenu expressif, c’est le seul vrai contenu. Ce qui explique pourquoi malgré les aberrations qui occurent en Tunisie chaque semaine, les autorités ne semblent pas vraiment s’inquiéter d’un soulèvement populaire, tant et aussi longtemps que les indignations digitales se relaient indifféremment au gré des circonstances, c’est-à-dire qu’elles remplissent une fonction cathartique.</p>



<p>Ce qui est important, c’est de pouvoir extérioriser et projeter un conflit intérieur, dans les limites de son confort et sans pour autant aller jusqu’au bout et mettre ses idées en actions ordonnées qui demandent un changement. Pour résumer, plus le jeune crie sa colère de manière symbolique et affiche sa révolte, entre deux posts qui n’ont rien à voir, plus on peut partir du principe qu’il n’en a rien à cirer.</p>



<p>Ces grands personnages historiques militants cités plus haut, avaient principalement un point en commun : au moment où ils ont senti que leur destin et celui de leur groupe (nation) étaient trop régis par des facteurs extérieurs, ils sont passés à l’action. Pourquoi, à mon avis, alors que ma génération n’a quasiment plus les moyens de contrôler son destin, elle ne prend pas action ?</p>



<p>Il se peut que je me trompe, mais je pense que la génération la plus individualisée et hédoniste jamais observée est incapable d’imaginer les moyens de mettre en place le changement, s’il ne vient pas d’en haut, d’une autoritié.</p>



<p>Autrement dit, le jeune individualisé et n’appartenant au groupe que par le titre et rien par la pratique, est incapable d’imaginer pour le collectif une porte de sortie et une série d’action pour l’emprunter. Il faut qu’elle lui soit servie sur un plateau d’argent.</p>



<p>Revenons à notre sujet principal. Les idées politiques elles-mêmes deviennent des cloisons. Le jeune est politiquement immature par défaut, et ce n’est pas de sa faute. Sans éducation politique sérieuse, il adopte une pensée en vase clos. Autrement dit, il devient encore plus bête ! J’en veux pour preuve mon observation de quelque chose de l’ordre du jeu vidéo dans la manière dont les jeunes deviennent politisés. On s’interesse à la politique parce que tout le monde le fait (la<em> trend</em>, le mal de cette génération), puis, sans beaucoup lire et sans trop se renseigner, on adopte une position politique en excluant tout le reste du spectre. Ensuite, on joue le script correspondant à l’avatar qu’on s’est choisi et plus on crie haut et fort nos idées en marginalisant celles de l’autre, plus socialement on paraît intelligent, malin et on gagne des points de valeurs symboliques.</p>



<p>On croit tout savoir du conflit palestinien, de l’implication des émiratis au Soudan, de la tactique militaire des Russes en Ukraine, des élections municipales à New-York et du bien-fondé ou pas de la politique (parfois schizophrénique) de Trump. Le pire ce n’est pas d’être sûr de ses idées, c’est la méchaneté avec laquelle on rejette celles des autres et la bêtise avec laquelle on arbore un patchwork d’idées préfabriquées, apprises sur le tas avec à coup de vidéos de 45 secondes, modèle <em>«fast-food»</em>, tout cela dans le but de revomir cet amas difforme d’informations dans la nouvelle agora de notre époque (Internet) et bien se faire voir. Ceci n’est que le symptôme du<em> «moi»</em> de l’individu d’aujourd’hui.</p>



<p>Le jeune est en crise existentielle et identitaire, à cause d’une multitude de raisons, parfois individuelles, mais surtout résultat de l’identité moderne qui a tendance à être fluctuante et instable. Face à ce mal structurel, pourquoi le jeune semble alors sans défense ? Ça prendrait un livre entier à essayer de l’expliquer, mais dans un contexte de libération et d’initiative individuelle, il est de plus en plus difficle de trouver les ressources qui permettent de stabiliser sa vie intérieure par soi-même. Le jeune est jeté dans le bain de la vie tout seul, dans un contexte d’éclatement de la famille, de crise de l’éducation et de la hiéarchie (le meurtre du père œdipien, encouragé par le postmodernisme finit bien souvent mal), d’érosion des régimes symboliques qu’ils soient religieux ou séculier, et d’essor des dispositifs qui favorisent la comparaison, notamment les réseaux sociaux qui mettent en scène des jeunes de son âge plus beaux, plus riches, plus célèbres, mais bien souvent moins équilibrés. L’influenceur vedette n’existe que parce qu’il y a des influençables bêtes, ne l’oubliez pas.</p>



<p>Finie l’époque de la verticalité, qui amenait une cohésion de la pensée et une stabilité de l’être qui sait d’où il vient et là où il va. Place aujourd’hui à la fragilité intime, angoisse chronique qui rend l’individu particulièrement vulnérable à tout ce qui peut lui donner l’illusion d’une certitude et qui le pousse bien souvent à aduler de faux dieux.</p>



<p>Ce jeune, va donc chercher à l’extérieur des objets propres à forger son identité et cette tentation de réagir en permanence sur les réseaux, naît dans une promesse de détente narcissique. Demandez à un jeune s’il se sent utile ? Beaucoup parlent de dépression, ça en devient même un thème de rigolade entre nous. Le vide pour seul certitude et la nature ayant horreur du vide, le jeune finit trop souvent par le remplir avec&#8230;n’importe quoi.</p>



<p>En effet, l’individu qui se sent stérile et qui a l’impression d’être un épiphénomène, son rare moment de gratification dans une journée normale, c’est la dopamine secrtée par son cerveau lorsqu’il se sent habité par une cause lorsqu’il est sur Internet. Ajoutez à cela que son post inutile, sera peut-être même rétribué par un minable <em>«cœur»</em> ou <em>«like»</em> qui ne veut rien dire sur une publication vue et revue 100 fois. Une overdose. Encore une preuve de ce manque de sérieux ? Bien souvent ce partage ne s’accompagne même pas d’un commentaire personnel construit et intelligent. On repartage bêtement, sans vérifier, sans s’intéresser outre-mesure, sans y ajouter autre chose que parfois un emoji triste, ou une indignation stéréotypée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> Une image fragmentée du réel</h2>



<p>Les réseaux inhibent la faculté de comprendre un sujet, c’est-à-dire prendre tous les éléments qui le composent en admettant toute l’étendue de leur complexité et en prenant le temps de bien comprendre l’information. Dans les faits, c’est tout le contraire. Non seulement on ne prend rien ensemble parce que les réseaux renvoient toujours une image fragmentée du réel, mais en plus on a tout le loisir de ne prendre que ce qui nous arrange. Et par ailleurs, le mode de communication propre au réseau nous invite implicitement à être laconiques et malhonnêtes, ce qui ne favorise pas tout à fait l’esprit de dialogue. L’ennui avec la compréhension, c’est que c’est un effort, une démarche qui amenuise, dans le phénomène considéré, son pouvoir de satisfaction immédiate. Parce que les choses sont rarement aussi simples qu’elles devraient l’être pour correspondre aux lectures binaires qui soulagent la frustration.</p>



<p>Dans une époque où l’on ne cultive plus un potager en attendant patiemment ses fruits, où l’on n‘attend plus le passage de notre chanson préférée à la radio, mais où on peut la streamer quand ça nous chante, et où l’attente devient une peine atroce, la gratification instantnée est loi. Les idées politiques et le militantisme n’échappent pas à cela. On veut vite s’approprier un sujet, vite le partager et vite recevoir la gratification de savoir qu’on fait partie du lot et qu’on est dans le camp des bons. C’est pour ça qu’à mon sens, il s’agit moins d’un engagement sincère que de la confirmation de sa propre existence par la mise en scène de <em>«soi»</em> et par la tenue d’un discours qui est le plus souvent destiné à ceux qui n’ont pas besoin de l’entendre.</p>



<p>Entre exil et tourmentes, Lénine a passé 40 ans à militer. Bourguiba en a sacrifié autant avant de voir la Tunisie indépendante. Robespierre en a perdu la tête, littéralement. Une cause demande du sérieux, de l’action et surtout la temporalité longue. Combien de nos jeunes peuvent consacrer autant de temps dans l’action de leur cause ? Il faudrait déjà qu’ils lisent et se renseignent plus, et puis qu’ils passent à l’action au lieu de partager une story entre deux scrolls abrutissants.</p>



<p>En outre, il faut prendre la mesure de la violence invisible qui résulte de cette conjoncture morale du jeune. On a tendance à s’accommoder de ce qui ne tourne pas rond, tant qu’on n’en paie pas les frais, mais à terme ça ne profite à personne et on aurait tort de ne pas s’inquiéter du genre d’homme que le monde postmoderne est en train de créer.</p>



<p><em>* Étudiant en sciences politiques et affaires publiques et internationales.&nbsp;</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WjPBu3Blcz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/les-reseaux-sociaux-entre-connectivite-et-peril/">Les réseaux sociaux entre connectivité et péril</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les réseaux sociaux entre connectivité et péril » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/12/les-reseaux-sociaux-entre-connectivite-et-peril/embed/#?secret=SA8zZw6BWH#?secret=WjPBu3Blcz" data-secret="WjPBu3Blcz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/11/militantisme-sur-les-reseaux-sociaux-overdose-et-immaturite/">Militantisme sur les réseaux sociaux | Overdose et immaturité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats ont commencé à reconnaître les erreurs de leur politique au Soudan suite aux massacres d’El Fasher, au Darfour.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans l’échelle du crime, le boucher du Darfour Mohamed Hamdan Dagalo, que tout le monde appelle Hemedti, joue dans la même catégorie que le génocidaire israélien Benjamin Netanyahu. Toutefois, il semble que le vent a tourné et qu’il commence à perdre un soutien de poids. Certains médias internationaux indiquent que les Émirats arabes unis ont commencé à reconnaître les erreurs de leur politique au Soudan suite aux massacres d’El Fasher, marquant ainsi leur première admission officielle d’un changement d’approche depuis leur soutien aux Forces de soutien rapide (FSR) après le coup d’État militaire de 2021.&nbsp;</em></strong><em>(Photo : Femmes et enfants déplacés d&rsquo;El-Fasher dans un camp à Tawila, lundi &#8211; AP).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17846018"></span>



<p>Les récentes déclarations d’Anwar Gargash, l’un des responsables les plus importants de la diplomatie émiratie, témoignent d’une évolution de la position des Emirats et d’une tentative de prendre ses distances avec la milice d’Hemedti, devenue un fardeau politique et moral pour Abou Dhabi.</p>



<p>Cette prise de distance intervient dans un contexte de pression internationale croissante et d’inquiétudes quant à l’impact de ses liens économiques étroits –notamment dans le secteur de l’or et les ports de la mer Rouge– sur son rôle futur au Soudan.</p>



<p><a href="https://www.theguardian.com/world/2025/nov/04/sudan-rsf-militia-uae-united-arab-emirates" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> rapporte que, pour la première fois, les Émirats ont publiquement reconnu les erreurs de leur politique au Soudan, après que leur réputation internationale a été ternie par leur soutien aux FSR, responsables de massacres à El-Fasher, capitale du Darfour-Nord, suite à la prise de contrôle de la ville à la fin du mois dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Abou Dhabi avoue s’être trompé</h2>



<p>Dans un discours prononcé à Bahreïn, Anwar Gargash, conseiller diplomatique de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats Mohamed Ben Zayed, a déclaré que les Émirats arabes unis et d’autres pays avaient <em>«commis une erreur en n’imposant pas de sanctions aux auteurs du coup d’État de 2021»</em>, en référence au putsch ayant renversé le gouvernement de transition civil au Soudan conduit par Abdallah Hamdok et soutenu à la fois par le chef de l’armée régulière le général Abdel Fattah Al-Burhan et Mohamed Hamdan Dagalo (Hemedti), chef des FSR.</p>



<p>Après, ces deux derniers ont évincé le gouvernement civil de Hamdok et ont pris le pouvoir ensemble avant de se déchirer ce qui a conduit à la guerre civile ayant éclaté en avril 2023.</p>



<p><em>«Nous avons tous commis une erreur en laissant ces deux généraux rivaux renverser le gouvernement civil»</em>, a affirmé M. Gargash avant d’ajouter: <em>«Rétrospectivement, il s’agissait d’une erreur fondamentale. Nous aurions dû rester fermes et qualifier ce qui s’est passé de coup d’État, mais nous ne l’avons pas fait»</em>.</p>



<p><em>The</em> <em>Guardian</em> estime que cette déclaration marque un tournant important dans la position des Émirats arabes unis, Abou Dhabi ayant joué un rôle prépondérant depuis la chute du régime d’Omar Hassan el-Béchir en 2019 en affaiblissant les forces civiles et en renforçant l’influence de l’armée, sous prétexte de <em>«garantir la stabilité»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du soutien total à la reconnaissance des erreurs</h2>



<p>Suite au soulèvement de 2019, les Émirats et l’Arabie saoudite ont cherché à renforcer le Conseil militaire de transition qui a succédé à Omar El-Béchir, en lui accordant une aide de 3 milliards de dollars.</p>



<p>Cependant, lorsque les civils ont repris le contrôle du gouvernement, une part importante de cette aide a été gelée. Jonas Horner, du Conseil européen des relations étrangères, affirme que cette décision a directement fragilisé le gouvernement civil et ouvert la voie au coup d’État de 2021, puis à la guerre civile de 2023.&nbsp;<em>«Si les États du Golfe avaient soutenu le gouvernement civil comme promis, le destin du Soudan aurait été radicalement différent»</em>, ajoute Horner.</p>



<p>Aujourd’hui, quatre ans après le coup d’État, les Émirats admettent pour la première fois que leur politique a dévié de sa trajectoire et qu’ils sont contraints de prendre leurs distances avec les FSR qu’ils ont parrainées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Armement non déclaré et démentis officiels</h2>



<p>Des rapports concordants de l’Onu et de la presse indiquent que les Émirats ont secrètement armé les FSR, malgré leurs démentis répétés. En janvier dernier, l’administration Biden a imposé des sanctions à Hemedti et à sept entreprises basées aux Émirats, les accusant de financer la milice.</p>



<p>Pendant 18 mois, des organisations de la société civile soudanaise ont averti que la prise de contrôle d’El-Fasher par les FSR entraînerait des massacres à motivation ethnique, imputant une responsabilité particulière aux Émirats, puissance la plus influente sur Hemedti.</p>



<p>Malgré la condamnation des massacres par Abou Dhabi, le pays a tenté d’en rejeter la faute sur l’armée soudanaise, se présentant comme victime de <em>«campagnes de désinformation menées par des factions islamistes au sein de l’armée et des organisations occidentales hostiles aux Émirats arabes unis»</em>.</p>



<p>Cependant, des militants des droits humains comme Yasmin Ahmed de Human Rights Watch ont affirmé que le véritable test pour cette évolution de la position des Émirats serait leur coopération avec le comité des Nations Unies sur l’embargo sur les armes au Soudan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intérêts économiques et politiques étroitement liés</h2>



<p>Les Émirats entretiennent des liens économiques étroits avec le Soudan depuis plusieurs décennies, considérant ce pays comme une source vitale de denrées alimentaires et de minerais mais aussi comme un point stratégique important sur la mer Rouge.</p>



<p>En 2022, Abou Dhabi Ports a investi environ 6 milliards de dollars dans le projet de port d’Abu Amama, au nord de Port-Soudan, avant que Burhan ne l’annule. Cette décision a incité Abou Dhabi à veiller à la protection de ses intérêts dans tout futur accord politique.</p>



<p>L’or soudanais demeure la principale ressource du pays. Selon les données de 2024, les exportations officielles d’or vers les Émirats ont atteint 1,52 milliard de dollars, soit environ 97 % du total des exportations officielles du Soudan. Cependant, les chiffres réels sont bien plus élevés, car près de 90% de la production soudanaise, estimée à 13,4 milliards de dollars par an, est acheminée clandestinement vers les Émirats arabes unis via les pays voisins.</p>



<p>La famille Hemedti entretient des liens commerciaux directs avec les Émirats, possédant d’importantes mines d’or au Darfour par le biais de la société Al-Junaid. Hemedti a également envoyé des milliers de combattants au Yémen pour soutenir la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats, renforçant ainsi les liens politiques et militaires.</p>



<p>Outre les intérêts économiques, la politique des Émirats est guidée par des considérations idéologiques. Le pays perçoit l’islam politique, et en particulier les Frères musulmans, comme une menace existentielle qu’il convient d’endiguer. Dans cette optique, le soutien à Hemedti était considéré comme un moyen efficace de saper l’influence des islamistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve post-El-Fasher</h2>



<p>Face au fardeau moral et politique que représentent les massacres perpétrés par les FSR, les Émirats subissent une pression croissante pour s’engager dans la résolution de la crise soudanaise. Washington estime que la clé d’un règlement réside dans un accord parrainé par les Émirats et l’Égypte (qui soutient Abdel Fattah Al-Burhan) qui inciterait les belligérants –les FSR et l’armée– à parvenir à un cessez-le-feu global.</p>



<p>En septembre, les États-Unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats ont signé une déclaration commune définissant le cadre d’une trêve humanitaire de trois mois, suivie d’une période de transition civile de neuf mois. La déclaration affirmait: <em>«L’avenir de la gouvernance au Soudan sera décidé par le peuple soudanais au terme d’un processus de transition global, non dominé par aucun groupe armé»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, le dernier paragraphe reflétait la ligne rouge traditionnelle des Émirats: <em>«L’avenir du Soudan ne saurait être déterminé par des groupes extrémistes violents liés aux Frères musulmans»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est la position exacte d’Abou Dhabi?</h2>



<p>La question demeure : les Émirats peuvent-ils véritablement rompre leurs liens avec les FSR?</p>



<p>La réponse dépendra de la façon dont ils perçoivent Hemedti: est-il un partenaire indispensable à la réalisation de leurs intérêts économiques et à la lutte contre les islamistes, ou un fardeau menaçant leur image de puissance <em>«stable et rationnelle»</em>?</p>



<p>Comme l’a déclaré Cameron Hudson, ancien responsable américain du dossier soudanais: <em>«Les Émirats nient catégoriquement toute implication. Tant que nous n’aurons pas établi les faits concernant la situation et les responsables, nous ne pourrons pas trouver de solution»</em>.&nbsp;</p>



<p>La prochaine étape révélera si Abou Dhabi passera du déni à l’action et du financement et du déni à la reddition de comptes et à la réconciliation. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qTLOjafcbj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/embed/#?secret=NMhwtCOklT#?secret=qTLOjafcbj" data-secret="qTLOjafcbj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Soudan &#124; L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 09:28:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemedti sème aujourd’hui la terreur à El-Fasher, chef-lieu de la province du Darfour.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemedti – qui fut financé et armé jadis par l’ancien président Omar Hassan El-Béchir pour perpétrer le génocide du Darfour dans les années 2000 à la place de l’armée régulière et qui s’est ensuite retourné contre son maître – sème aujourd’hui la terreur à El-Fasher, chef-lieu de la province du Darfour.</em></strong> <em>(Photo : Des personnes arrivées dimanche à Tawila. fuyant El Fasher après la prise de la ville par les miliciens des RSF).  </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17783049"></span>



<p>L’ancien chamelier, aujourd&rsquo;hui soutenu par les Emirats arabes unis, ne recule devant aucun crime dans sa course folle pour le pouvoir au Soudan. Après avoir perdu le contrôle de la capitale Khartoum et après un siège de 18 mois d’El-Fasher, il a mis la main sur la ville et ses troupes se livrent à une vengeance aveugle contre la population civile.</p>



<p>Zeinab Mohammed Salih a recueilli pour le compte du journal britannique <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2025/oct/30/they-killed-civilians-in-their-beds-chaos-and-brutality-reign-after-fall-of-el-fasher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> les témoignages de la population civile qui subit les pires exactions dans une indifférence affligeante de l’opinion publique internationale.</p>



<p>L’opinion occidentale était au rendez-vous pour l’Ukraine et l’opinion arabe et islamique l’a été pour Gaza mais pour le Soudan, il n’y a quasiment aucune mobilisation.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Nawal Khalil était infirmière bénévole depuis trois ans à l’hôpital El Fasher Sud lorsque la ville soudanaise a été prise dimanche par les Forces de soutien rapide (FSR). Elle soignait des patients, dont une femme âgée nécessitant une transfusion sanguine, lorsque l’attaque a commencé.</p>



<p><em>«Ils ont tué six soldats et blessé des civils dans leurs lits, dont des femmes. Je ne sais pas ce qui est arrivé à mes autres patients. J’ai dû fuir lorsqu’ils ont pris d’assaut l’hôpital»</em>, raconte-t-elle dans son témoignage.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de 2 000 civils tués depuis la chute de la ville </h2>



<p>Âgée de 27 ans, Nawal Khalil a été blessée par balle au pied droit et à la cuisse lorsque les combattants des FSR ont pris le contrôle du quartier général militaire voisin. Blessée et sans nourriture, elle a fui la ville et marché pendant une journée pour atteindre Garney. <em>«Sur le chemin, ils m’ont pris mon téléphone et mon argent. Je me suis retrouvée sans rien»</em>, déplore-t-elle.</p>



<p>Plus de mille personnes, dont des femmes et des enfants, ont marché pendant deux jours pour atteindre la ville de Tawila, au Darfour-Nord, après avoir fui El Fasher, tombée au terme d’un siège de 18 mois.</p>



<p>Tawila, située à environ 55 km à l’ouest d’El Fasher, est contrôlée par la faction de l’Armée de libération du Soudan dirigée par Abdul Wahid Mohamed Al-Nur (ALS-AW).</p>



<p>Mardi, les Forces conjointes, alliées à l’armée soudanaise, ont accusé les FSR d’avoir tué plus de 2 000 civils depuis la chute de la ville. L’Onu a déclaré disposer de vidéos montrant des dizaines d’hommes non armés abattus ou gisant morts, entourés de combattants des FSR.</p>



<p>Selon des témoins, des milliers de civils restent piégés par les RSF et les milices alliées à Garney, au sud-ouest d’El Fasher. Nombre d’entre eux sont d’anciens soldats de l’armée soudanaise, des Forces conjointes et d’autres groupes armés ayant combattu aux côtés de l’armée. Ils seraient détenus faute de pouvoir payer les rançons exigées, estimées entre 5 et 10 millions de livres soudanaises (6 000 à 12 000 livres sterling), d’après des survivants parvenus à Tawila. Ceux qui n’ont pas pu payer sont détenus pendant des jours et, dans certains cas, ne sont libérés qu’après avoir été gravement malades.</p>



<p>L’ALS-AW aurait autorisé les troupes gouvernementales fuyant El Fasher à entrer à Tawila à condition qu’elles rendent leurs armes.</p>



<p>Adam Yagoub, 28 ans, chauffeur originaire de Sennar, au centre du Soudan, a échappé de justesse à la mort après avoir été capturé par trois miliciens à dos de chameau près de Garney. <em>«Ils voulaient me décapiter au couteau»</em>, raconte-t-il au <em>Guardian</em>, en montrant son bras, frappé par la crosse d’un AK-47, avant de poursuivre: <em>«L’un d’eux m’a alors reconnu –son frère avait travaillé avec moi– et les a suppliés de ne pas me tuer. Nous étions 18 à avoir quitté El Fasher ensemble mais seulement huit sont arrivés à Tawila. Je pense que les autres sont morts»</em>.</p>



<p>Yagoub affirme avoir vu 22 corps près de ce qu’il appelle un <em>«faux puits»</em> utilisé par les RSF et les milices alliées entre Garney et Tawila. <em>«C’est un piège»</em>, explique-t-il avant d’ajouter: <em>«Les gens marchent toute la journée sans eau et quand ils y arrivent, les miliciens les attendent. Ils ont tué 22 hommes là-bas et ont emporté les corps pour les cacher»</em>.</p>



<p>Un autre infirmier ayant fui l’hôpital El Fasher Sud après l’attaque de dimanche a déclaré que les combattants des RSF étaient entrés par une porte et avaient ouvert le feu sur les patients du service des urgences, tuant au moins huit personnes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée soudanaise continue de résister dans certaines régions </h2>



<p>Dans une déclaration vidéo diffusée mercredi, le chef des RSF, le général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, a affirmé que tout soldat ou officier ayant <em>«violé les droits de quiconque»</em> serait tenu responsable de ses actes. Difficile de le croire&#8230;&nbsp;</p>



<p>Nombreux sont ceux qui, ayant fui El Fasher, ont passé des heures cachés près de l’unité d’artillerie de l’armée avant de s’enfuir vers l’ouest profitant de l’obscurité de la nuit. Des familles déjà déplacées du camp d’Abu Shouk ont ​​été contraintes de se déplacer à nouveau, trouvant refuge dans le quartier de Daraja Oula avant de finalement rejoindre Tawila.</p>



<p>Les personnes capturées par les RSF à Garney auraient reçu de l’eau mélangée à de la farine pour les ranimer après une journée de marche sans provisions. Des survivants ont rapporté que les personnes étaient ensuite séparées selon le sexe et l’appartenance supposée : les hommes soupçonnés d’être des combattants étaient détenus, tandis que certains civils étaient relâchés ou libérés contre rançon.</p>



<p><em>«L’ALS-AW a déployé des combattants supplémentaires autour de Tawila pour protéger les personnes fuyant El Fasher et prévenir les affrontements si les RSF poursuivent des groupes armés qui ont battu en retraite avec leurs armes»</em>, a déclaré un commandant local.</p>



<p>Il semblerait que des éléments de l’armée soudanaise et des groupes alliés continuent de résister dans la région de Jebel Wana, au nord-ouest d’El Fasher, après avoir perdu le contrôle de la ville.</p>



<p>Médecins Sans Frontières (MSF) indique faire face à un afflux important de personnes dans sa clinique de l’hôpital de Tawila.</p>



<p><em>«Plus de 1 000 personnes sont arrivées </em>[d’El Fasher]<em> de nuit, à pied et en camion, après un voyage extrêmement dangereux. Beaucoup étaient dans un état de grande faiblesse, souffrant de malnutrition et de déshydratation»</em>, explique Sylvain Penicaud, coordinateur de projet chez MSF.</p>



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