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	<title>Archives des Stéphanie Williams - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Stéphanie Williams - Kapitalis</title>
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		<title>Le nouveau gouvernement intérimaire mettra-t-il fin à la longue crise libyenne ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2021 07:12:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau gouvernement intérimaire de Libye sera-t-il capable de conduire le pays hors d’une crise de longue durée, ainsi que sur les défis auxquels sont confrontés les dirigeants actuels du pays d’Afrique du Nord pour normaliser les relations entre les parties au conflit et créer les conditions préalables nécessaires à la tenue d’élections générales prévues...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Mohammed-Al-Manfi.jpg" alt="" class="wp-image-337980"/><figcaption><em>Muhammad Al-Manfi doit faire valoir deux principes: l&rsquo;indépendance et la neutralité. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le nouveau gouvernement intérimaire de Libye sera-t-il capable de conduire le pays hors d’une crise de longue durée, ainsi que sur les défis auxquels sont confrontés les dirigeants actuels du pays d’Afrique du Nord pour normaliser les relations entre les parties au conflit et créer les conditions préalables nécessaires à la tenue d’élections générales prévues le 24 décembre 2021.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassan Mansour</strong> *</p>



<span id="more-337979"></span>



<p>La semaine dernière, le 17 février, les Libyens ont célébré le dixième anniversaire de la révolution qui a renversé le leader de longue date, le colonel Mouammar Kadhafi. La décennie qui a suivi le violent changement de pouvoir n’a pas permis à la Libye d’arriver au résultat souhaité. Mais au lieu de cela, le pays a été plongé dans des guerres sans fin et des troubles économiques, dont les conséquences n’ont cessé de frapper la Libye jusqu’à récemment.</p>



<p>En juin 2020, après que l’Armée nationale libyenne (ANL) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar et les forces fidèles au gouvernement d’accord national (GNA) de facto aient établi un cessez-le-feu, les Nations Unies ont intensifié leurs efforts pour reprendre le processus politique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Déterminer le sort de cette nation fatiguée par la guerre</h3>



<p>Le Forum de dialogue politique libyen qui a été commencé par la cheffe par intérim de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye Stéphanie Williams a ouvert la voie à une solution diplomatique à l’impasse dans laquelle la Libye s’est trouvée après environ un an et demi des hostilités. De la première réunion en Tunisie début novembre 2020 à celle dernière à Genève en février, 75 membres du forum représentant la société libyenne dans son ensemble travaillaient pour déterminer le sort de cette nation fatiguée par la guerre.</p>



<p>Enfin, à la grande surprise de nombreux observateurs étrangers familiers avec l’agenda libyen, les participants au forum ont réussi à se mettre d’accord avec peu d’efforts sur les listes de candidats potentiels à des postes dans un gouvernement de transition, qui est censé remplacer les deux administrations rivales à Tripoli et Al-Bayda. Ce faisant, les représentants ont en fait accompli deux tâches principales: ils ont comblé le vide de légitimité du GNA conditionné par l’expiration de l’accord de Skhirat, ainsi ils ont mis fin à la lutte violente pour le pouvoir, en plaçant l’implémentation des réformes sous contrôle international.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une nouvelle direction formée de politiciens peu connus</h3>



<p>Il convient de noter que la liste des candidats gagnants, composée du président du Conseil présidentiel (PC), de ses deux adjoints et du Premier ministre, a semblé très différente des attentes de beaucoup observateurs. Le vote a donné la victoire à des politiciens peu connus non seulement parmi les experts étrangers, mais même aux Libyens eux-mêmes. Muhammad Younis Al-Manfi, un ancien diplomate, est devenu le chef du PC, tandis qu’Abdullah Al-Lafi et Musa Al-Quni ont été choisi comme ses adjoints. À son tour, Abdelhamid Al-Dabaiba, un homme d’affaires libyen de premier plan issu d’une famille influente de la ville de Misurata, a été nommé Premier ministre. Al-Dabaiba est censé superviser la nomination des ministres et la formation du soi-disant gouvernement d’unité nationale, qui conduira la Libye aux élections nationales prévues le 24 décembre.</p>



<p>La tenue d&rsquo;élections générales est la mission première du nouveau gouvernement, de même que la réforme des forces armées, qui implique principalement leur unification, ainsi que le désarmement et l’élimination des groupes armés illégaux. Afin d’accomplir cette tâche ambitieuse, ce que leurs prédécesseurs n’ont pas fait depuis 2015, les dirigeants actuels du gouvernement intérimaire doivent tout mettre en œuvre, en gardant à l’esprit que toute manifestation de partialité ou de flirt avec des puissances étrangères au détriment des aspirations de la nation peut anéantir tous les progrès accomplis et déclencher à nouveau le conflit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des personnes «indésirables» à des postes de responsabilité</h3>



<p>Ces considérations doivent à tout moment rester en tête de l’ordre du jour des autorités de transition, car de nombreux acteurs nationaux influents ne semblent pas pleinement satisfaits de la répartition actuelle du pouvoir et de la nomination de personnes<em> «indésirables»</em> à des postes de responsabilité. Parmi ces<em> «indésirables»</em>, il y a un natif de Misurata Abdelhamid Al-Dabaiba. Après la révolution de 2011, la ville a exploité le port maritime et un accès facile au budget de l’État pour obtenir une indépendance virtuelle, en construisant une armée de milices nombreuses et bien équipées. Il est généralement admis que ce sont les groupes de Misurata qui ont apporté une contribution décisive à la levée du blocus de Tripoli en 2020 et à forcer Khalifa Haftar à retirer ses troupes de l’ouest de la Libye. L’élection d’Al-Dabaiba n’était que logique, car elle représente un résultat du conflit qui s’est terminé en faveur d’une coalition où Misurata a joué un rôle clé.</p>



<p>Il y a une autre circonstance qui pourrait potentiellement provoquer une démarche des élites dans l’est de la Libye, qui se souviennent encore de l’amertume de la défaite. La famille Al-Dabaiba a des liens étroits avec les dirigeants turcs et personnellement avec le président Erdogan. En particulier, Ali Al-Dabaiba, cousin du nouveau Premier ministre Abdulhamid Al-Dabaiba et autrefois maire de la ville de Misurata (1989-2011), qui a dirigé l’Organisation pour le développement des centres administratifs (ODAC) et a accordé aux entreprises turques 19 milliards dollars en contrats de construction libyens pendant son mandat.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une priorité : minimiser le diktat de la Turquie ou de l’Occident</h3>



<p>La question de l’engagement militaire de la Turquie constitue néanmoins un obstacle majeur à la normalisation des relations entre les parties au conflit. Ankara a activement soutenu le GNA dans la lutte contre l’ANL, en envoyant des milliers de mercenaires, de matériel militaire et de conseillers en Libye. L’ANL a mentionné à plusieurs reprises le retrait des forces turques comme une condition de la réconciliation nationale. De plus, Ali Al-Dabaiba a presque réussi à subvertir le travail du Forum de dialogue politique libyen en Tunisie, après avoir tenté de soudoyer ses participants pour les faire voter pour son cousin. Cet incident a provoqué un tollé du public libyen, forçant l’ONU à lancer une enquête sur les membres du forum.</p>



<p>À cet égard, le Premier ministre Abdelhamid Al-Dabaiba, ainsi que d’autres responsables du gouvernement nouvellement formé, devront relever le défi difficile de répondre aux attentes du peuple libyen et de la communauté internationale. Bien que les récentes réformes des organes gouvernementaux n’aient pas réellement changé l’équilibre des pouvoirs, gardant les gens fidèles aux alliés sincères du GNA au sein de la structure de direction, elles ont écarté les différences existantes entre les parties belligérantes, permettant de prolonger la trêve fragile et de relancer le processus politique.</p>



<p>Les dirigeants actuels de la Libye devraient dans un avenir proche se faire une priorité de minimiser le diktat de la Turquie ou de l’Occident et, si possible, d’empêcher leur nouvelle ingérence, ainsi que de maintenir la transparence du gouvernement intérimaire avant les élections générales. Même la moindre négligence de la neutralité et de l’indépendance, deux principes que le nouveau chef du Conseil présidentiel, Mohammed Al-Manfi, semble vouloir faire respecter, peuvent entraîner des conséquences catastrophiques et conduire à un retard indéfini dans le règlement du conflit libyen.</p>



<p><em>* Journaliste indépendant</em>.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



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		<item>
		<title>Fin du dialogue inter-libyen en Tunisie sans accord sur une autorité unifiée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/16/fin-du-dialogue-inter-libyen-en-tunisie-sans-accord-sur-une-autorite-unifiee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 11:24:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Le dialogue politique libyen sous les auspices de l’Organisation des nations unies (ONU) prend fin, après une semaine d’échanges directs, dans la banlieue de Gammarth, à Tunis. Il n&#8217;a pas débouché sur un accord sur une autorité unifiée, mais les participants ont tout de même prévu d&#8217;organiser des élections en décembre 2021. Par Cherif Ben...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/dialogue-inter-libyen-a-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-324682"/></figure>



<p><strong><em> Le dialogue politique libyen sous les auspices de l’Organisation des nations unies (ONU) prend fin, après une semaine d’échanges directs, dans la banlieue de Gammarth, à Tunis. Il n&rsquo;a pas débouché sur un accord sur une autorité unifiée, mais les participants ont tout de même prévu d&rsquo;organiser des élections en décembre 2021.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Cherif Ben Younès</strong></p>



<span id="more-324678"></span>



<p>La représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en Libye, Stéphanie Williams, a, en effet, annoncé, dimanche soir, 15 novembre 2020, «<em>la fin du cycle de dialogue politique inter-libyen</em>», qui a démarré lundi dernier en Tunisie, sans qu&rsquo;un accord clair ne soit trouvé entre les différentes parties participantes, notamment concernant une autorité unifiée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le deuxième round des discussions aura lieu via visioconférence</h3>



<p>Il a été, par ailleurs, convenu de «<em>tenir une nouvelle réunion entre les parties du dialogue libyen en Tunisie la semaine prochaine via visioconférence</em>», a précisé l&rsquo;émissaire onusienne par intérim en<strong> </strong>Libye, lors d&rsquo;une conférence de presse.</p>



<p>«<em>Les participants à ce forum se sont mis d&rsquo;accord sur une structure de réforme du pouvoir exécutif ainsi que les conditions de candidature pour pourvoir les postes de responsabilité, signalant que le Conseil de Présidence composé de trois membres représentant le Sud, l&rsquo;Est et l&rsquo;Ouest, travaillera sur la réconciliation nationale</em>», a-t-elle encore souligné, insistant sur la nécessité qu&rsquo;il y ait des concessions de la part de toutes les parties libyennes, <em>«notamment en abandonnant la mentalité de tout gagner</em>».</p>



<p>Par ailleurs, des sources bien informées assurent qu&rsquo;il y a eu une convergence des points de vues au cours de la réunion du dimanche soir, ce qui a conduit à l&rsquo;annonce de la clôture du forum.</p>



<p>Vendredi, l&rsquo;ONU a, d&rsquo;ailleurs, annoncé que les délégués libyens en Tunisie avaient accepté de tenir des élections nationales le 24 décembre 2021, sans toutefois préciser s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;élections présidentielles, parlementaires ou générales.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Il n&rsquo;est pas possible de résoudre tous les conflits de 10 ans en une semaine</h3>



<p>«<em>Nous sommes parvenus à un consensus sur trois dossiers importants, à savoir une feuille de route </em>[vers la tenue d&rsquo;élections]<em>, les conditions de candidature et les pouvoirs du pouvoir exécutif</em>», a déclaré Mme Williams, dans le même cadre, ajoutant qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de résoudre tous les conflits qui datent de 10 ans (depuis la chute du régime de l&rsquo;ancien dictateur, Mouammar Kadhafi) en une semaine.</p>



<p>Rappelons que les pourparlers ont connu la participation de 75 représentants, choisis par les Nations Unies en fonction de leur affiliation géographique, politique ou idéologique, mais sans les principales parties impliquées dans le conflit libyen, qui oppose essentiellement le gouvernement de Fayez Sarraj à l&rsquo;armée de Khalifa Haftar.</p>



<p>Ces discussions se sont déroulées parallèlement à des pourparlers militaires dans la ville côtière libyenne de Syrte concernant les mécanismes de mise en œuvre de l&rsquo;accord de cessez-le-feu.</p>



<p>Les participants à ce forum militaire ont convenu de retirer tous les mercenaires de la guerre civile en ouvrant la route côtière et en les rassemblant à Tripoli et Benghazi, pour commencer, dans une étape suivante, à les sortir des terres libyennes.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/11/16/fin-du-dialogue-inter-libyen-en-tunisie-sans-accord-sur-une-autorite-unifiee/">Fin du dialogue inter-libyen en Tunisie sans accord sur une autorité unifiée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le rapport du Congrès américain qui accable les Frères musulmans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/11/le-rapport-du-congres-americain-qui-accable-les-freres-musulmans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2020 13:17:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais un document occidental n’a provoqué un tel affolement dans les rangs de l’Organisation internationale des Frères-musulmans. Les plus enflammés y voient une «déclaration de guerre» et menacent de riposter. Les plus rusés courbent le dos, craignant une interdiction de la confrérie. Par Hichem Cherif * La Société des Frères musulmans (en arabe : جمعية...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/11/le-rapport-du-congres-americain-qui-accable-les-freres-musulmans/">Le rapport du Congrès américain qui accable les Frères musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Ghannouchi-qaradhaoui.jpg" alt="" class="wp-image-42513"/><figcaption><em>Rached Ghannouchi faisant allégeance à Youssef Al-Qaradâwî, l&rsquo;un des chefs des Frères musulmans.</em></figcaption></figure>



<p><em><strong>Jamais un document occidental n’a provoqué un tel affolement dans les rangs de l’Organisation internationale des Frères-musulmans. Les plus enflammés y voient une «déclaration de guerre» et menacent de riposter. Les plus rusés courbent le dos, craignant une interdiction de la confrérie.</strong></em></p>



<p>Par <strong>Hichem Cherif</strong> *</p>



<span id="more-307530"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Hichem-Cherif.jpg" alt="" class="wp-image-170144"/></figure></div>



<p>La Société des Frères musulmans (en arabe : جمعية الأخوان المسلمين; Jamiat al-Ikhwan al-muslimin), raccourcie en Frères musulmans (الإخوان المسلمون ; al-Ikhwān al-Muslimūn), est une organisation transnationale islamique sunnite fondée en 1928 par Hassan El-Banna à Ismaïlia, dans le nord-est de l’Égypte.</p>



<p>Composée d’un appareil militaire et d’une organisation ouverte, son objectif officiel est la renaissance islamique et la lutte non violente contre <em>«l’emprise laïque occidentale»</em> et «<em>l’imitation aveugle du modèle européen»</em> en terre d&rsquo;islam.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une organisation violente hostile à la laïcité et à l’Etat civil</h3>



<p>Cette organisation panislamiste est officiellement considérée comme organisation terroriste par le gouvernement égyptien, la Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Elle a rapidement essaimé ses idées dans les pays à majorité musulmane du Moyen-Orient, au Soudan ou en Afrique du Nord, et a également établi des instances nationales dans des pays non-musulmans. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements autonomes, comme le Jama’a al-islamiya ou le Hamas.</p>



<p>Son opposition fondamentale et parfois violente aux États laïcs arabes a amené son interdiction ou la limitation de ses activités dans certains pays, comme la Syrie et l’Égypte. La lutte contre l’État d’Israël est au cœur du mouvement, et le théoricien du jihad armé, Sayyid Qutb, qui entrera par la suite en rupture avec le mouvement, fut pendant un temps l’un de ses membres égyptiens les plus en vue. Néanmoins, ses différentes branches ont depuis condamné le recours à la violence en dehors de la Palestine. Le mouvement entretient avec les institutions promouvant le wahhabisme saoudien des relations alternant entre coopération et rivalité.</p>



<p>La nébuleuse des Frères musulmans serait coordonnée par la Muslim Association of Britain de Londres, s’appuyant sur la banque Al-Taqwa. Néanmoins, selon Xavier Ternisien, elle ne constitue pas une structure pyramidale centralisée mais une mouvance hétérogène, labile et multiforme.</p>



<p>Après la révolution égyptienne de 2011, les Frères musulmans arrivent au pouvoir lors des premières élections législatives démocratiques et libres dans l&rsquo;histoire du pays. En mai 2012, le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, devient le premier président civil élu démocratiquement en Égypte. Le 3 juillet 2013, un coup d’État militaire renverse puis réprime les Frères musulmans. L’Arabie saoudite, emboîtant le pas à l’Égypte, qualifie alors les Frères d’<em>«organisation terroriste».</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Ghannouchi-Qaradhaoui-Istanbul.jpg" alt="" class="wp-image-111144" width="500"/><figcaption><em>Ghannouchi et Al-Qaradâwî siègent côte à côte dans les instances de la confrérie.</em></figcaption></figure></div>



<p>Réunie, le 11 juillet 2018, pour une audition sous l’intitulé de «la menace des Frères musulmans pour les Etats-Unis et leurs intérêts», la sous-commission de la sécurité nationale du Congrès américain a rendu un rapport aux conclusions extrêmement alarmantes, décrivant la Confrérie fondée en 1928 par l’Egyptien Hassan Al-Banna comme étant <em>«une organisation islamiste radicale ayant essaimé en un réseau de filiales dans plus de 70 pays».</em></p>



<p>Pour cerner les contours de la menace que constituent les Frères musulmans pour les États-Unis et le monde, la commission s’est basée sur les témoignages et les rapports d’expertise d’un groupe d’éminent spécialistes composé de Hillel Fradkin, de l’Hudson Institute; Jonathan Schanzer, de la Foundation for Defence of Demecracies; Zuhdi Jasser, de l’American Islamic Forum for Democracy; Daniel Benjamin, Norman E. McCulloch Jr., John Sloan Dickey, du Center for International Understanding, au sein de Dartmouth College et de l’ambassadeur Ryan Crocker, diplomate en résidence à Princeton University.</p>



<p>La commission en a tiré un document de 90 page, extrêmement circonstancié, intitulé <em><strong><a href="https://docs.house.gov/meetings/GO/GO06/20180711/108532/HHRG-115-GO06-Transcript-20180711.pdf" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">«The Muslim Brotherhood’s Global Threat»</a></strong>, </em>concluant que les Frères musulmans constituent <em>«un mouvement global et influent, dont les différentes branches œuvrent à la promotion d’une idéologie radicale et extrêmement violente, même si certaines de ces branches ne sont pas directement engagées dans le terrorisme».</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/08/Ghannouchi-accueille-Qaradhaoui-a-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-111143" width="500"/><figcaption><em>Ghannouchi accueille Al-Qaradâwî,</em> à l&rsquo;aéroport de Tunis-Carthage. </figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une révision de la politique américaine vis-à-vis des islamistes</h3>



<p>À l’issue de l’audition, le président de la sous-commission, le congressiste Ron DeSantis, a reconnu ouvertement que «<em>la politique américaine n’a pas pris en compte le comportement radical des Frères musulmans et leur soutien aux groupes terroristes».</em> Un aveu perçu comme un signe précurseur de la volonté du Congrès américain et de l’Administration Trump de classer les Frères musulmans comme organisation terroriste.</p>



<p>Face à cette menace qui pointe à l’horizon, la maison-mère des Frères musulmans est restée discrète, se contentant de la rhétorique habituelle, accusant le rapport de la commission américaine de faire partie d’une <em>«campagne menée par l’extrême droite religieuse aux Etats-Unis contre l’islam»</em>. Mais, certains tentacules de la confrérie, notamment en Libye, ont qualifié ce rapport de <em>«déclaration de guerre»</em>.</p>



<p>Ainsi, le chef du Parti de la Justice et de la Construction, vitrine politique des Frères musulmans en Libye, Khaled El-Mashri, s’est empressé d’aller à la rencontre de Stéphanie Williams, qu’il a connue lorsqu’elle fut chargée d’affaires par intérim à l’ambassade américaine en Libye, et qui venait d’être nommée représentante adjointe des Nations Unies dans ce pays, pour lui <em>«demander des éclaircissements»,</em> tout en l’avertissant que ce rapport pourrait avoir des <em>«conséquences dangereuses»</em>.</p>



<p>De son côté, le chef du conseil militaire de Tripoli, l’ancien djihadiste affilié à Al-Qaida, Abdelhakim Belhaj, actuellement proche des Frères musulmans, a été plus menaçant encore. Selon une note confidentielle européenne, il aurait mis en garde une source occidentale, avec laquelle il s’est entretenu à Istanbul, que le rapport du Congrès constitue à ses yeux <em>«une déclaration de guerre des Etats-Unis et de leurs alliés émiratis contre les Frères musulmans»</em>, mettant en garde son interlocuteur que cela allait <em>«avoir des conséquences, y compris en Libye».</em></p>



<p>Pour l’instant, toutes ces menaces demeurent de l’ordre de l’intimidation verbale. Mais, si l’administration Trump venait à mettre à exécution ses menaces de classer les Frères musulmans comme organisation terroriste, nul ne doute que les bras armés de la confrérie n’hésiteraient pas à passer des paroles aux actes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ennahdha refuse de condamner les Frères musulmans</h3>



<p>Pourquoi ne pas demander à Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, et membre de longue date de cette organisation, qui prône la transparence, la fidélité à la Tunisie et le consensus, de se présenter devant le peuple tunisien pour faire son <em>mea-culpa</em> , donner un aperçu de la vision et de la philosophie de cette confrérie, qu’il dit ne plus partager, et condamner définitivement sa politique, nous donnant ainsi la preuve qu’il a en pris ses distances et qu’il luttera désormais contre son intrusion en Tunisie ?</p>



<p>S’il ne le fait pas, c’est qu’il garde un lien avec cette organisation et partage encore sa vision.</p>



<p>* <em>Avocat.</em></p>



<p><strong><em><a href="https://docs.house.gov/meetings/GO/GO06/20180711/108532/HHRG-115-GO06-Transcript-20180711.pdf" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Lire le rapport américain en anglais.</a></em></strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/11/le-rapport-du-congres-americain-qui-accable-les-freres-musulmans/">Le rapport du Congrès américain qui accable les Frères musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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