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	<title>Archives des subventions - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des subventions - Kapitalis</title>
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		<title>L’interventionnisme économique des États reprend de plus belle !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 06:45:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Partout dans le monde, les responsables politiques s’enthousiasment pour la prise de possession des entreprises privées.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/04/linterventionnisme-economique-des-etats-reprend-de-plus-belle/">L’interventionnisme économique des États reprend de plus belle !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Partout dans le monde, les responsables politiques manifestent un regain d’enthousiasme pour prendre possession des entreprises privées. Si les méthodes employées varient, allant de prises de participation limitées par l’État à la nationalisation pure et simple, la tendance générale est sans équivoque.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19372596"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Que ce soit par crainte pour la résilience des chaînes d’approvisionnement, la sécurité nationale, le déclin du secteur manufacturier, la prétendue <em>«cupidité des entreprises»</em> ou une combinaison de ces facteurs, comme c’est souvent le cas, l’État joue un rôle croissant dans l’économie et il est peu probable que cela se termine bien, note le comité éditorial de <a href="https://www.bloomberg.com/opinion/articles/2026-07-27/us-economy-state-capitalism-is-back-in-fashion-that-s-not-good" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour de la nationalisation malgré ses échecs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire montre que la propriété publique, forme la plus radicale d’intervention de l’État, est presque toujours vouée à l’échec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les objectifs affichés des acquisitions publiques peuvent parfois être légitimes, une régulation fondée sur le marché, associée au maintien d’une séparation claire entre les entreprises et l’État, demeure le moyen le plus efficace d’atteindre ces objectifs. De plus, les vagues successives de nationalisation se sont souvent soldées par des déceptions, suivies d’un recul progressif de ces politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il semble que ce soit une leçon de l’histoire qu’il faudra réapprendre. Le gouvernement américain a récemment acquis des participations dans des dizaines d’entreprises, allant de la bio-métallurgie aux semi-conducteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Royaume-Uni, le nouveau Premier ministre Andy Burnham entend renationaliser les services publics précédemment privatisés, tels que l’eau, l’électricité et les transports. Ce phénomène s’est répandu à l’échelle mondiale, avec des actifs nationalisés pour une valeur allant jusqu’à 500 milliards de dollars au cours de la dernière décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables politiques avancent diverses justifications pour accroître l’intervention de l’État dans l’économie. La pandémie de Covid-19 a mis en lumière les risques liés à la dépendance aux approvisionnements étrangers en biens et matières premières essentiels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi l’intervention de l’État fait-elle son retour ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis et en Europe, les mouvements populistes attribuent la baisse du niveau de vie au déclin de l’activité industrielle causé par la mondialisation des échanges. Les plaintes concernant <em>«l’exploitation»</em> des consommateurs par certains fournisseurs monopolistiques contribuent également à cette tendance, alimentant le sentiment anti-marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les guerres en Ukraine et en Iran ont renforcé les arguments en faveur d’un contrôle étatique plus strict des investissements stratégiques, fondé sur des considérations de sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toutes ces raisons, les politiques industrielles de toutes sortes ont repris de l’ampleur, notamment les droits de douane, les subventions publiques, l’orientation de l’activité économique et même la nationalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, bien qu’il soit important d’encourager l’innovation, de soutenir les industries vitales pour la sécurité nationale, de renforcer l’économie et de réglementer les monopoles pour lutter contre la spéculation, la nationalisation n’est pas l’outil adéquat pour atteindre ces objectifs. En réalité, elle les compromet souvent plutôt qu’elle ne les favorise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nationalisation nuit à la concurrence. La raison est simple. Le défi permanent de la politique industrielle est d’éviter de tomber sous l’influence des producteurs, dont les intérêts priment sur ceux de leurs clients et sur l’intérêt général. Or, la nationalisation, loin de résoudre ce problème, l’aggrave, les décideurs politiques devenant de fait leurs propres régulateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables politiques accordent souvent un soutien financier non déclaré et non justifié, dont les bénéfices profitent à leurs alliés politiques, ou ils compensent les pertes de certains secteurs par des charges fiscales cachées. De plus, les ministères des Finances créent des incitations financières visant à affaiblir la concurrence et à favoriser les entreprises publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Inefficacités et sous-performances chroniques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le confirment des décennies d’expérience, ces politiques finissent par exacerber les inefficacités et engendrer une sous-performance chronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que les organismes de réglementation peuvent aussi faillir, comme l’ont démontré certaines privatisations mal gérées au Royaume-Uni. Toutefois, une surveillance réglementaire qui maintient une séparation claire entre l’État et les entreprises garantit une plus grande transparence et une meilleure responsabilisation, augmentant ainsi ses chances de succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée selon laquelle le soutien public à certains fournisseurs implique nécessairement une prise de participation au capital pour compenser les contribuables du coût de ce soutien est tout aussi trompeuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les entreprises subventionnées apportent un avantage public qui serait autrement insuffisant, cela constitue en soi une compensation. Si le fournisseur réalise un bénéfice, il paiera des impôts, ce qui représente une autre forme de compensation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si des innovations essentielles sont freinées par un manque de capitaux, l’État peut octroyer des subventions ou des prêts pour remédier à ce problème. La propriété directe des entreprises, avec tous ses inconvénients inhérents, est inutile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La concurrence et le secteur privé sont les clés de la réussite économique et c’est un fait qu’il est parfois nécessaire de redécouvrir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Bourse de Tunis &#124; Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté aidera à les réformer et à réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article, l’auteur appelle le président de la république Kaïs Saïed à œuvrer pour l’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté pour aider à les réformer, les rendre plus rentables, réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat et, ce faisant, stimuler la croissance économique globale dans le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-19356639"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Président peut-il collaborer avec la Bourse de Tunis (BVMT) pour sauver l’économie tunisienne en cette période de malaise économique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela se joue dans un contexte marqué par une forte inflation, un chômage élevé, un endettement important, une croissance économique faible, une détérioration du niveau de vie des familles tunisiennes et une conjoncture économique mondiale incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le président refuse de collaborer avec le FMI et les bailleurs de fonds étrangers, il dispose d’une opportunité en or : travailler avec la BVMT. Il pourrait ainsi éviter que les 105 entreprises publiques ne plombent le budget de l’État par leurs déficits en cette période difficile, tout en sauvant l’économie tunisienne dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Pourquoi le gouvernement tunisien ne procède-t-il pas à l’introduction en Bourse des entreprises publiques (CPG, Steg, Etap, Stir, Stam, Sonede, etc.) ? Il pourrait utiliser les liquidités du marché boursier pour financer et réformer ces entreprises, les rendre rentables et stimuler la croissance économique globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas l’économie informelle (ou parallèle) — qui représente 40 % de l’économie réelle — afin de collecter jusqu’à 12 milliards de dinars de recettes fiscales ? Une partie de ces fonds pourrait servir à accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, évitant ainsi au gouvernement de devoir contraindre les banques à octroyer de tels prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas le système de subventions alimentaires et énergétiques ? Une économie d’environ 5 milliards de dinars sur ce budget permettrait d’accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs ; rappelons que seule 50 % de la population tunisienne a réellement besoin de ces subventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Pourquoi le gouvernement n’encourage-t-il pas les 65 % de Tunisiens sans compte bancaire à adopter les services bancaires mobiles et à ouvrir un compte ? Cela permettrait d’intégrer au système bancaire les 29 milliards de dinars circulant dans l’économie parallèle, offrant ainsi aux banques davantage de liquidités pour prêter au secteur privé, stimuler la production industrielle et ramener le taux de chômage à 10 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour sortir la Bourse de Tunis de la tourmente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des deux dernières semaines, la Bourse de Tunis a perdu plus de 8,5 % de sa capitalisation boursière par rapport à son pic de 21 550 points atteint début juillet 2026 ; le secteur bancaire, à lui seul, a perdu plus de 11 % de sa valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La perte globale est considérable en termes de dinars : elle équivaut à 4 400 millions de dinars, soit près de 2,6 % du PIB total de 2025 (PIB de 170 milliards de dinars / 4,4 milliards de dinars = 2,6 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix élevés du pétrole brut et de l’énergie vont faire grimper l’inflation et les taux d’intérêt bancaires, ce qui se traduira par une hausse des coûts et une baisse des bénéfices pour le secteur bancaire tunisien. Cela entraînera une nouvelle baisse de l’indice boursier tunisien, tendance qui pourrait se poursuivre tout au long du mois d’août et dans les mois à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul lent mais constant a débuté début juillet, bien avant l’entrée en vigueur de la loi 2026-148 relative aux prêts sans intérêts ni garanties. Cela indique que d’autres facteurs ont incité les investisseurs à vendre massivement des actions cette semaine, provoquant une chute de 8,5 % de l’indice au cours des quatre dernières semaines et cette perte colossale de 4,4 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons désormais identifier et quantifier les véritables raisons pour lesquelles la Bourse de Tunis a connu deux journées très difficiles, mardi et mercredi derniers :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. l’indice boursier tunisien avait progressé de 65 % depuis le début de l’année ; les investisseurs ont donc souhaité prendre leurs bénéfices avant toute correction brutale, tirant les leçons de la chute de la Bourse sud-coréenne la semaine dernière et du recul d’autres marchés mondiaux en juillet&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier sud-coréen Kospi a perdu 25 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier indien BSE Sensex a perdu 10 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier Nasdaq-100 a perdu 7 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice de la Bourse de Tunis (Tunindex) a perdu 8,5 % de sa valeur en juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le secteur bancaire connaît une liquidité limitée ; on observe une abondance de vendeurs d’actions face à une faible demande cette semaine, ce qui a entraîné une baisse des cours et fait reculer le Tunindex de 3,47 points en une seule journée mardi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. La réduction de la liquidité bancaire destinée au secteur privé, les restrictions sur les dividendes et la contraction de 8 % du secteur financier en 2025 : la Banque centrale a incité les banques à limiter ou suspendre les versements afin de préserver leurs fonds propres et de restreindre les sorties de devises. Cette mesure a réduit la liquidité disponible pour les prêts et la génération de profits supplémentaires, pesant ainsi sur le cours de leurs actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Par ailleurs, le marasme économique tunisien et la faiblesse des investissements ont freiné la croissance de nombreuses entreprises ; neuf des 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont enregistré des pertes en 2025, affichent des capitaux propres négatifs et n’ont pas publié leurs rapports annuels depuis plus de trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces neuf entreprises représentent 12 % des sociétés cotées ; leurs pertes contribuent à la tendance baissière du marché boursier tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des recommandations en guise de conclusion :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien peut développer la Bourse de Tunis et générer davantage de richesse pour chaque famille tunisienne en collaborant avec le marché financier pour y introduire des entreprises publiques ; cela permettrait à ces sociétés de lever des capitaux pour investir et se développer, plutôt que de peser sur le budget de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. L’économie tunisienne a besoin de devises étrangères, et non de dinars — un <em>«mini-plan Marshall»</em> d’au moins 3 milliards de dollars est nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut imprimer des dinars, mais pas du pétrole brut. On peut imprimer des dinars, mais pas du gaz naturel. On peut imprimer des dinars, mais pas du blé ni des matières premières&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. En 2025, la Bourse de Tunis a progressé de 35 % et dispose d’importantes liquidités : le gouvernement peut collaborer avec elle et s’appuyer sur les entreprises publiques pour lever des capitaux et leur accorder des prêts destinés à l’investissement et à la croissance économique. Cela permettrait d’attirer davantage de dollars et d’euros, de réduire le niveau d’endettement, de créer des emplois et de stimuler une croissance économique supérieure au taux d’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le gouvernement tunisien peut collaborer avec le ministère des Finances, les banques commerciales et la Banque centrale pour réformer l’économie parallèle et accroître les recettes fiscales de 17 milliards de dinars (12 milliards issus de l’économie parallèle et 5 milliards grâce à la réforme des subventions).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement pourrait alors accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, réduisant ainsi ses besoins d’emprunt auprès des banques commerciales et de la Banque centrale, ce qui contribuerait à ramener l’inflation monétaire à 3 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. Toutes ces mesures aideront les banques commerciales et le gouvernement à assainir les finances publiques ; les banques disposeront de davantage de liquidités pour prêter au secteur privé et soutenir la croissance économique dans un contexte mondial incertain, tout en améliorant la notation financière (Fitch Ratings) et en réduisant le niveau d’endettement de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’adoption des mesures susmentionnées entraînera un afflux croissant de dollars américains et d’euros en Tunisie, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée ainsi que les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. Il s’agit d’une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis ; elle favorisera la création de richesse pour chaque famille tunisienne et permettra de porter le taux d’épargne de 5 % à 15 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’afflux de dollars et d’euros augmentera grâce à l’adoption de ces mesures, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée, les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. C’est une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis, tout en générant davantage de richesse pour chaque famille tunisienne.<em>* Expert financier tunisien opérant en Afrique du Sud.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 06:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marginalisée par le pouvoir exécutif, l'UGTT s'invite dans le débat national en proposant des pistes pour une sortie de la crise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/">Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marginalisée par le pouvoir exécutif, exclue du dialogue social dont elle fut historiquement l’un des principaux piliers et son influence considérablement réduite sur la scène politique, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tente d’exister, tant bien que mal, en s’invitant, de temps en temps, dans le débat national, par des déclarations de ses dirigeants à peine relayées par les médias, en attendant des jours meilleurs.</em></strong> <em>(Photo: Slaheddine Selmi, SG de l&rsquo;UGTT). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19362913"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation s’est rappelée au souvenir des Tunisiens, hier, samedi 1<sup>er</sup> août 2026, en communiquant sur un document de son département d’études intitulé <em>«La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour surmonter la crise»</em>, qui souligne le caractère désormais structurel des difficultés du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose des ressources nécessaires pour renouer avec la croissance, mais cela nécessite des réformes structurelles, une stratégie économique à long terme et un dialogue national sur les grands choix économiques et sociaux, a-t-elle souligné dans ledit document, qui insiste sur les enjeux clés de la crise&nbsp;: le poids de la dette publique (qui dépasse 80% du PIB), la faiblesse de l’investissement, la dépendance énergétique, notamment du gaz algérien, la perte de pouvoir d’achat, la fuite des compétences et la pression sur les ressources hydriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’UGTT, le rythme de la croissance (entre 1,5 et 2,5 %, bon an mal an) demeure insuffisant pour réduire le chômage et financer adéquatement les services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au chapitre des recommandations, la centrale syndicale appelle l’Etat à soutenir l’investissement productif, à simplifier les procédures administratives et à développer les énergies renouvelables ainsi que les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant les liens entre universités, instituts de recherche et entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport appelle également à la réforme des entreprises publiques sur la base d’objectifs vérifiables, tout en maintenant le contrôle de l’État sur les secteurs stratégiques. Position du reste partagée par le président de la république Kaïs Saïed, qui rejette catégoriquement toute idée de cession, totale ou partielle, de ces entreprises qui croulent sous les déficits et les dettes et pèsent lourdement sur les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les ressources en eau, l’UGTT appelle à prendre des mesures contre le gaspillage et prône le recours au dessalement et aux eaux usées traitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformes relatives aux subventions, à la fiscalité et aux entreprises publiques, ils ne peuvent être adoptées unilatéralement ; elles doivent faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux et s’accompagner d’une répartition équitable des coûts, souligne l’organisation syndicale, Prix Nobel de la Paix en 2015 pour son rôle important dans la conduite du dialogue national, mais qui peine à retrouver le rôle central qui fut le sien dans le dialogue politique et social dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, conclut l&rsquo;UGTT, peut tirer parti de sa proximité avec les marchés européens et africains, de son capital humain qualifié et de ses infrastructures relativement développées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la relance dépendra de la capacité à bâtir un nouveau modèle fondé sur l’investissement, la productivité, la bonne gouvernance et la justice sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une réconciliation nationale globale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant, samedi, dans l&rsquo;émission <em>‘‘Houna Tunes’’</em>, sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D8%AA%D8%AD%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%BA%D9%84%3A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AA%D8%AD%D8%AA%D8%A7%D8%AC-%D8%A7%D9%84%D9%8A%D9%88%D9%85-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%AD%D9%88%D8%A7%D8%B1-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A-%D8%B4%D8%A7%D9%85%D9%84-%D9%88%D9%85%D8%B5%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%A9-%D9%84%D8%A5%D9%86%D9%82%D8%A7%D8%B0-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%84%D8%A7%D8%AF" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a> Ahmed Jaziri — secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de l’UGTT — a souligné que la Tunisie fait face à des défis majeurs et que les conditions nécessaires à un niveau de vie décent ont disparu, notant que les citoyens se plaignent de plus en plus de la cherté de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a ajouté que la situation actuelle du pays a incité le département des études et de la documentation de l’Union à présenter le document analytique intitulé <em>«La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour résoudre la crise»</em>, dans le but de trouver des solutions aux problèmes de la nation, affirmant : <em>«Le syndicat travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a souligné au passage la nécessité pour toutes les parties concernées par la recherche de solutions à la crise multisectorielle que traverse le pays de s’unir et de parvenir à une réconciliation nationale globale. Rejetant les démarches unilatérales, qui caractérise le pouvoir exécutif depuis le 25 juillet 2021, date de la proclamation de l’état d’exception, il a prôné un dialogue inclusif associant toutes les organisations et la société civile pour faire face à la situation — une crise nécessitant, selon lui, l’instauration de l’état d’urgence pour remettre la Tunisie sur la bonne voie — tout en rappelant que le pays a actuellement besoin de toutes ses compétences professionnelles, dont beaucoup le quittent pour des cieux plus cléments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a ajouté que ce message s’adresse à l’actuel gouvernement qui, a-t-il affirmé, refuse d’engager le dialogue avec l’Union et d’autres organisations, insistant sur le fait que la situation exige un effort concerté de toutes les parties.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en soulignant que le syndicat a ses propres idées et sa propre stratégie, et que la Tunisie ne manque de rien, le responsable syndical a affirmé que toute crise peut être résolue et que <em>«les fardeaux partagés sont légers»</em> (comme le dit l’adage).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, M. Jaziri a soutenu que la mauvaise gouvernance, le manque de suivi et la négligence ont conduit les institutions étatiques à la ruine, citant la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) comme exemple flagrant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à ceux qui imputent la crise actuelle du pays au syndicat, M. Jaziri a déclaré que l’UGTT est marginalisée depuis cinq ans et que ses propositions sont restées sans réponse.<em> «Aujourd&rsquo;hui, on rejette tout sur le syndicat, qui est une force positive et un vecteur de dialogue»</em>, a-t-il déclaré, qualifiant cette tentative de rejeter la responsabilité des problèmes du pays sur le syndicat de <em>«fuite en avant» </em>etune tentative d’éluder les véritables problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/">Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Sortir de la pauvreté &#124; L’angle mort moral de l’économie mondiale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/sortir-de-la-pauvrete-langle-mort-moral-de-leconomie-mondiale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 07:16:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ajustement structurel]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses publiques]]></category>
		<category><![CDATA[ordre économique mondial]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque l’ordre économique mondial se dérègle, ce sont les familles les plus pauvres et les plus vulnérables qui absorbent le choc.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/sortir-de-la-pauvrete-langle-mort-moral-de-leconomie-mondiale/">Sortir de la pauvreté | L’angle mort moral de l’économie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lorsque l’ordre économique mondial se dérègle — sous l’effet des tensions géopolitiques, des chocs énergétiques, de la rareté des financements, du ralentissement de la croissance et du retour des disciplines budgétaires imposées — </em></strong><strong><em>qui paiera le prix du grand désordre ?</em></strong><strong><em> On sait qu’à chaque vacillement des équilibres financiers, ce sont les corps les plus exposés, les salaires les plus faibles, les subventions les plus vitales, les familles les plus vulnérables qui absorbent le choc.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18865771"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Quand les États revoient leurs priorités et que l’ajustement devient nécessaire, il faut se rappeler ce que l’économie moderne a toujours exclu de ses équations : <strong><em>les pauvres</em></strong>. Leur dignité est cette frontière morale qui interdit de traiter l’humain comme une variable d’équilibre, de sacrifier les vies au nom des comptes, et de transformer toute souffrance en simple ligne de coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la <em>«pauvreté»</em> n’existe pas dans la vingtaine d’équations fondamentales de la théorie économique. On y trouve l’utilité, le bien-être, le revenu, la préférence, le surplus du consommateur &#8230; On y mesure tout, la propension à consommer, l’élasticité de la demande, la production, l’investissement, la consommation, la balance des paiements, la croissance, le taux d’intérêt&#8230; Mais nulle part, dans les manuels économiques enseignés qui forment les dirigeants d’entreprises, les banquiers et les gouvernants, n’apparaît le mot <em>«pauvreté». </em>Comme si l’absence de mesure valait absence d’existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourtant ce mot-là que portent, cinquante pour cent de la population mondiale qui vivant avec moins de cinq dollars et demi par jour et par personne – ceux que l’on appelle pauvres. Ils demandent que la pauvreté ne soit pas une humiliation quotidienne, qu’on cesse de les traiter comme des coûts budgétaires ou des lignes de bilan. Ils veulent être reconnus comme des vies humaines, des visages, des sujets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre ce que l’économie sait compter et ce que les pauvres demandent de sauver, il y a un abîme, celui de l’angle mort moral de l’économie moderne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pauvre comme variable d’ajustement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le langage économique, le pauvre n’apparaît jamais en tant que tel, il se dissous dans des agrégats. Il est le <em>«ménage à bas revenu»</em>, le <em>«secteur informel»</em>, parfois la <em>«population vulnérable»</em>. Ces mots ont une vertu apparente — la neutralité — et un vice profond, ils effacent le visage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière l’abstraction se joue une inversion morale. Lorsqu’une économie est en difficulté, le modèle cherche la variable la plus <em>«flexible»</em>, celle qui peut absorber le choc au moindre coût pour l’équilibre d’ensemble. Or cette variable, presque toujours, c’est le pauvre, son salaire, sa subvention, sa retraite, son accès au soin et à l’eau potable, son éducation, sa sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le riche dispose de capital mobile, d’avocats, de frontières fiscales ; le pauvre n’a que sa subsistance, et c’est elle qu’on ajuste. L’ajustement <em>«par le bas»</em> est la conséquence logique d’un système qui mesure l’efficience globale et reste aveugle à la dignité particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pauvreté est d’abord une confiscation du temps. Le riche peut attendre, différer ses choix, investir, se tromper, recommencer. Le pauvre, lui, vit dans l’urgence. Il ne choisit pas entre plusieurs avenirs ; il tente d’empêcher l’effondrement du présent. C’est pourquoi l’économie se trompe lorsqu’elle parle de <em>«préférences»</em> là où il n’y a que la contrainte pour la moitié de l’humanité. Le pauvre ne préfère pas ; il est simplement privé du temps long qui rend ces choix possibles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PQvAkKjnLO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/embed/#?secret=oYC3m1euHf#?secret=PQvAkKjnLO" data-secret="PQvAkKjnLO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’aberration des plans d’ajustement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, sous le nom rassurant de <em>«programme d’ajustement»</em>, <em>«programme d’urgence»</em> ou autres dénominations équivalentes, on a appliqué à des dizaines de pays — singulièrement en Afrique et en Amérique latine — une même ordonnance, dévaluer, couper les dépenses publiques, supprimer les subventions sur le pain et le carburant, privatiser, comprimer les salaires, ouvrir les frontières &#8230; Le diagnostic était comptable ; le remède le fut aussi. Et le résultat, mesuré dans la seule langue du modèle — déficit, inflation, balance des paiements — pouvait parfois sembler bon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais que disait ce résultat des milliers, parfois des millions de vies qui sont précipitées dans l’extrême pauvreté, l’insécurité alimentaire ou le dénuement total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aberration fut de croire que l’on pouvait assainir des finances publiques en laissant hors de l’équation le vrai coût humain de cet assainissement — et que l’on ait appelé <em>«rigueur»</em> ce qui était, pour des millions de gens, une cruauté administrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On rétorquera que ces plans furent nécessaires, que des États endettés risquent de ne pas rembourser leurs créanciers. C’est exact, il y avait de vrais déséquilibres, de vraies gabegies, de vrais privilèges à défaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scandale n’est pas qu’il ait fallu corriger ; c’est l’ordre des priorités — l’équilibre budgétaire d’abord, le corps humain ensuite, s’il en reste — et la certitude tranquille des décideurs que la douleur d’autrui était un paramètre, non une limite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libéralisme : la promesse et le glissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Soyons justes avec le libéralisme, à sa source, le libéralisme est une philosophie de la dignité, il affirme que l’individu a le droit de contracter, de posséder, d’entreprendre, de n’être pas soumis à l’arbitraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le glissement s’est produit lorsqu’on a fait du moyen une fin. La liberté économique est devenue la valeur suprême devant laquelle la dignité doit s’incliner. On est passé du <em>«marché pour les hommes»</em> au <em>«hommes pour le marché»</em>. Et dans sa version contemporaine, le libéralisme économique a enfanté une étrange créature, un individu réduit à son capital humain, sommé d’être <em>«entrepreneur de lui-même»</em>, responsable de tout — de son chômage comme de sa maladie. Le pauvre n’est alors plus une victime d’un ordre injuste ; il devient le gestionnaire défaillant de sa propre vie. C’est la forme la plus subtile du mépris, faire porter à l’écrasé la responsabilité de son écrasement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capitalisme : ce qu’il produit et ce qu’il ne voit pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitalisme est sans doute la machine la plus efficace que l’humanité ait jamais construite pour produire de la richesse. Il a sorti des centaines de millions d’êtres humains de la misère absolue. Le capitalisme optimise une chose, le rendement du capital. Tout ce qui sert ce rendement, il le voit, le compte. Tout ce qui ne le sert pas — la dignité de celui qui ne <em>«rapporte»</em> rien — il le traite, au mieux, comme une externalité ; au pire, comme un obstacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De là vient un paradoxe, celui qu’un système peut accumuler des richesses inouïes tout en appauvrissant moralement ceux qu’il enrichit, et matériellement ceux qu’il ignore. Le pauvre du capitalisme contemporain est celui qui est de trop — l’<em>«inemployable»</em>, le <em>«non-rentable»</em>, celui dont l’existence ne trouve aucune case dans la comptabilité du profit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enseignement économique ou la fabrique de l’aveuglement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment des esprits brillants, en viennent-ils à administrer la douleur sans la voir ? On n’enseigne pas seulement des modèles ; on enseigne un <em>«regard»</em>. Pendant des années, on apprend au futur décideur que l’agent économique est rationnel et égoïste, que tout a un prix, que l’éthique relève de la sphère privée et n’a rien à faire dans l’analyse économique. On lui apprend, surtout, à raisonner <em>«toutes choses égales par ailleurs»</em> — formule innocente en apparence, et qui consiste à mettre méthodiquement entre parenthèses tout ce qui dérange le modèle, à commencer par la dignité des pauvres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude célèbre a montré que l’enseignement prolongée de l’économie rend plus enclin à des comportements intéressés et moins coopératif. Un certain enseignement économique peut, lorsqu’il se coupe de la philosophie morale, former des intelligences techniquement brillantes mais affectivement désarmées devant la souffrance sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne sort pas indemne d’avoir appris pendant des années que la générosité est <em>«irrationnelle»</em> et la dignité <em>«non quantifiable»</em>. Le diplômé en économie ne devient pas méchant ou cynique, il devient aveugle. Et un aveugle bienveillant qui tient les leviers d’une économie peut faire plus de dégâts qu’un cynique lucide. Voilà pourquoi réformer l’économie n’est pas d’abord une affaire de modèles, mais de <em>formation du regard</em>, on ne fera pas une économie de progrès avec des esprits dressés à ne pas voir la dignité humaine.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pbc4681ElA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/">Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouveau choc mondial | Argent rare pour les pays en développement » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/nouveau-choc-mondial-argent-rare-pour-les-pays-en-developpement/embed/#?secret=41llp0VQvH#?secret=pbc4681ElA" data-secret="pbc4681ElA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Réinscrire la dignité dans l’équation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire ? Certes, les bons sentiments n’ont jamais nourri personne — mais exiger que l’économie élargisse son <em>regard </em>à la mesure de son pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, faire de la dignité une contrainte, non une variable d’ajustement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, rendre compte de l’invisible. Mesurer ce que coûte vraiment un ajustement sur le plan social. Ce qui se compte finit toujours par compter. Tant que la souffrance des pauvres restera hors-bilan, elle restera la première variable que l’on sacrifie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, rendre la parole à ceux que l’on chiffre. La dignité est aussi le droit d’être un sujet de sa propre histoire, et non l’objet des plans d’autrui. Aucun programme conçu sans les pauvres, sur les pauvres, n’a jamais respecté leur dignité — quelles qu’aient été ses bonnes intentions. Le paternalisme expert est encore une forme de mépris ; il décide du bien d’autrui sans lui demander son avis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On objectera que la dignité ne se met pas en équation. Une science qui ne sait mesurer que ce qui rapporte finira par ne servir que ceux à qui cela rapporte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pauvreté est une confiscation de l’avenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lutter contre la pauvreté au XXIᵉ siècle suppose de la comprendre comme une privation de <em>capacité productive</em> et de <em>pouvoir d’agir</em>. Le pauvre est celui qui ne peut pas produire, négocier, anticiper, se prémunir contre le risque. Or les pays en développement ont souvent réduit la misère sans construire les structures qui rendent la prospérité irréversible. La pauvreté y est devenue une oscillation permanente au bord du gouffre où la moindre sécheresse, maladie ou dévaluation reprécipite des millions de personnes dans l’insécurité vitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Penser la lutte contre la pauvreté, c’est donc penser la résilience structurelle bien plus que l&rsquo;aumône, et substituer à l’obsession du <em>«combien donner»</em>, celle de <em>«quelles capacités installer»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la pauvreté est une <em>expropriation de l’avenir</em>, l’impossibilité faite à un être humain de se projeter. Un État ne peut pas être réduit à un arbitre de coûts, évalué uniquement à sa capacité à satisfaire des créanciers. Il doit être stratège, visionnaire et notamment bâtisseur de conditions durables d’émancipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conditions reposent d’abord sur des infrastructures matérielles, qui donnent accès à l’eau, à l’énergie, au logement, à la santé, au transport, au numérique et au financement&nbsp;; ensuite sur des infrastructures juridiques, qui sécurisent la propriété privée, protègent les contrats en sécurisant les relations économiques (pas de corruption pour obtenir un droit, pas de lenteur judiciaire coupable…), formalisent les activités sans les étouffer et garantissent l’égalité devant les opportunités&nbsp;; enfin sur des infrastructures éducatives, qui transforment l’école, la formation professionnelle, l’apprentissage technique et la culture numérique en moteur de mobilité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vaincre la pauvreté, au fond, c&rsquo;est rendre aux pauvres le temps long, et avec lui la dignité d&rsquo;être les auteurs de leur histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, la grande erreur de l’économie moderne aura été de croire qu’une société peut sauver ses équilibres en mutilant ceux qui ont déjà tout perdu. On peut réduire un déficit, rassurer des créanciers ; mais si cette victoire se paie par l’humiliation des pauvres, par l’effacement des visages derrière les agrégats macroéconomiques, alors ce n’est plus une politique économique, c’est une abdication morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le XXIᵉ siècle ne pourra pas se contenter d’une économie qui ajuste plus vite les budgets qu’elle ne répare les destins, qui parle de soutenabilité financière en oubliant la soutenabilité humaine. Le premier devoir d’une pensée économique digne de ce siècle est donc de rendre aux pauvres ce qu’aucun modèle économique, ne devrait leur retirer, un visage, un temps et une place dans l’équation du monde<strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VHVc94QlfI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=1proMa9WmG#?secret=VHVc94QlfI" data-secret="VHVc94QlfI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/04/sortir-de-la-pauvrete-langle-mort-moral-de-leconomie-mondiale/">Sortir de la pauvreté | L’angle mort moral de l’économie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>FMI &#124; Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 06:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FMI prescrit souvent la discipline budgétaire au mauvais moment, au mauvais patient et avec le mauvais diagnostic.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis huit décennies, le Fonds monétaire international (FMI) prétend soigner les crises de balance des paiements comme on traite une fièvre, par une réduction de la dépense, une compression de la demande et une discipline budgétaire présentée comme morale avant même d’être économique. Le problème est que la discipline est prescrite, trop souvent, au mauvais moment, au mauvais patient et avec le mauvais diagnostic. À un pays frappé par une flambée importée de l’énergie, une sécheresse, une guerre ou une panique des capitaux, on demande de couper dans les dépenses publiques, les subventions vitales, l’investissement et parfois la santé. Le médecin appelle cela stabilisation. Le malade, lui, appelle cela asphyxie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><strong>Yahya</strong></strong> <strong>Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18802405"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La grande erreur du FMI est qu’il traite des économies pauvres comme si elles souffraient d’un excès de demande, alors qu’elles souffrent souvent d’un manque d’offre, d’un manque de devises, d’un manque d’infrastructures, d’un manque d’assurance contre les chocs et, surtout, d’un manque d’État. L’austérité peut corriger une économie en surchauffe. Elle devient destructrice lorsqu’elle est imposée à une économie déjà comprimée, où chaque unité monétaire publique retirée détruit plus d’une unité monétaire de revenu privé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le vice de diagnostic : confondre désordre budgétaire et choc de survie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le multiplicateur budgétaire – qui mesure l’effet d’une variation de la dépense publique ou de la fiscalité sur le Produit Intérieur Brut (PIB) &#8211; est supérieur à 1, la réduction de la dépense publique fait baisser le PIB plus vite qu’elle ne réduit le déficit. Autrement dit, une coupe budgétaire réduit l’activité plus fortement que l’économie initialement recherchée, rendant l’austérité contre-productive. L’endettement du pays mesuré par le ratio dette sur PIB se détériore, puisque la dette baisse peu et le PIB s’effondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’austérité prétend sauver la solvabilité ; elle peut fabriquer l’insolvabilité. C’est l’ironie centrale, on administre un traitement censé rassurer les créanciers, mais qui détruit la capacité future de remboursement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur est de croire que la soutenabilité se mesure seulement par la coupe budgétaire, alors qu’elle dépend d’abord de la croissance économique, de la cohésion sociale, des recettes futures et de la capacité productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI a lui-même reconnu, à travers les travaux de Blanchard et Leigh, que les multiplicateurs budgétaires utilisés dans plusieurs programmes avaient été sous-estimés. Cette reconnaissance aurait dû conduire à une révolution de méthode en calibrant les programmes selon l’état réel de l’économie, la profondeur de la récession, la structure des importations, la capacité de protection sociale, le niveau d’informalité, et non selon une feuille de calcul universelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays riches, une crise systémique déclenche des plans de soutien, des garanties, des stabilisateurs automatiques, parfois des politiques monétaires non conventionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays pauvres, la même crise déclenche fréquemment une mission du FMI, puis des objectifs de déficit, puis des coupes. Autrement dit, les économies qui disposent le moins d’amortisseurs sont celles auxquelles on demande de se priver d’amortisseurs. C’est une inversion de la logique de l’assurance, plus le risque est élevé, moins la protection est permise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pauvreté n’est pas une variable d’ajustement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une économie pauvre n’est pas une petite économie riche. C’est un système à seuils, où la moindre coupe peut provoquer des pertes irréversibles, un enfant retiré de l’école, un traitement médical interrompu, une entreprise informelle qui ferme, un agriculteur qui vend son outil de production, une famille qui bascule vers la pauvreté chronique. Les modèles qui raisonnent seulement en agrégats voient une dépense diminuée ; la réalité sociale voit un capital humain détruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’austérité imposée aux pays pauvres réduit la croissance potentielle. Elle produit de <em>«l’hystérèse»</em>, le choc d’aujourd’hui devient une faiblesse permanente, irratrapable. Un État qui coupe dans la santé affaiblit la productivité future ; un État qui coupe dans l’éducation réduit les recettes fiscales de demain ; un État qui coupe dans l’investissement énergétique reste dépendant des importations qui provoqueront la prochaine crise. La vraie question est combien coûtera l’absence d’une dépense publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI raisonne trop souvent comme si toute dépense était suspecte et toute coupe vertueuse. Une macroéconomie moderne doit distinguer la dépense qui nourrit la rente de la dépense qui achète du temps, protège le capital humain et accroît la capacité productive. Une subvention universelle mal ciblée peut être inefficace ; un transfert ciblé aux ménages vulnérables peut empêcher l’effondrement de la demande intérieure. Un déficit destiné à financer des importations courantes peut accroître la vulnérabilité extérieure ; un déficit orienté vers l’énergie solaire, l’irrigation, la logistique ou autres investissements similaires peut, au contraire, constituer un véritable actif souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La discipline budgétaire intelligente consiste à couper ce qui entretient la rente, protéger ce qui évite l’effondrement, et investir dans ce qui réduit la dépendance au prochain choc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un pays importateur de pétrole subit une flambée internationale des prix, son déficit augmente mécaniquement. Exiger alors le même objectif nominal de déficit revient à punir un pays pour un prix mondial qu’il ne contrôle pas. Une macroéconomie sérieuse doit raisonner en déficit structurel, corrigé du cycle et des termes de l’échange. Ce que les pays avancés revendiquent pour eux-mêmes doit cesser d’être refusé aux pays en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est aussi politique. Une réforme économiquement correcte peut devenir économiquement fausse si elle détruit la confiance sociale nécessaire à son application. Supprimer les subventions sans mécanisme crédible de compensation est une rupture de contrat social. Un programme qui stabilise les comptes au prix d’une explosion sociale est un programme mal conçu, car l’instabilité politique détruit à son tour l’investissement, les recettes et la monnaie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cœur du problème : une institution d’assurance devenue tribunal de discipline</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI devait être l’assureur de dernier ressort du système monétaire international. Dans une architecture juste, il mutualiserait les chocs, prêterait contra-cycliquement et empêcherait qu’un choc externe ne devienne une dépression interne. Mais l’institution s’est souvent comportée comme un tribunal de discipline budgétaire, où le prêt arrive avec une présomption de culpabilité. Le pays en crise doit prouver qu’il n’a pas mérité sa crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présomption est économiquement contestable. Dans un monde de taux d’intérêt mondiaux déterminés hors des frontières des pays en développement, de prix alimentaires et énergétiques fixés sur des marchés oligopolistiques, de chaînes logistiques fragiles et de monnaies faibles face au dollar, une large part de la crise est importée. Faire porter tout l’ajustement au budget national revient à demander au patient de payer pour la maladie du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’asymétrie est d’autant plus forte que la gouvernance du Fonds reflète encore l’ordre économique d’après-guerre. Les pays qui subissent le plus les programmes ne disposent pas du pouvoir de les redéfinir. Ce déséquilibre transforme la technique en politique, derrière une cible de déficit se cache une certaine vision de l’État, de la protection sociale, du rythme des réformes et de la souveraineté économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat oppose deux conceptions de la responsabilité : la responsabilité comptable, qui exige de couper aujourd’hui, et la responsabilité historique, qui refuse de détruire les capacités de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question des surcharges révèle cette contradiction morale et économique. Faire payer plus cher les pays qui empruntent davantage et plus longtemps peut sembler logique dans une banque commerciale ; cela devient absurde dans une institution de stabilisation. C’est comme augmenter la prime d’assurance au moment précis où la maison brûle. Ces pénalités retirent des ressources aux pays quand leur besoin de liquidité est maximal, aggravent la contrainte extérieure et nourrissent le ressentiment politique contre l’ordre multilatéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut cesser de confondre conditionnalité et punition. Une conditionnalité intelligente devrait protéger les dépenses critiques, imposer la transparence, combattre les rentes, élargir l’assiette fiscale, améliorer les entreprises publiques, moderniser la gestion de la dette, mais elle ne devrait jamais transformer un choc exogène en cure d’appauvrissement collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’économie du développement enseigne, c’est que les pays ne sortent pas de la pauvreté par la contraction permanente de leur demande intérieure. Ils en sortent par l’accumulation de capital humain, l’apprentissage productif, la diversification, la montée en gamme, la stabilité institutionnelle et l’accès au financement. L’austérité peut être un pont temporaire vers la crédibilité ; elle devient une prison lorsqu’elle empêche de construire des hôpitaux, routes, écoles, ports, réseaux électriques, systèmes d’irrigation, &#8230;.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une nouvelle doctrine : soigner la solvabilité par la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La refondation du FMI devrait partir d’un principe simple, la dette d’un pays pauvre ne se stabilise durablement ni par l’écrasement social ni par l’illusion comptable, mais par l’augmentation de sa capacité à produire, exporter, taxer équitablement et protéger sa population contre les chocs. La solvabilité est une croissance rendue crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer deux austérités. L’austérité corrective, lorsqu’elle réduit les rentes, les privilèges fiscaux, les dépenses improductives et les déficits de convenance. Et l’austérité primitive, lorsqu’elle coupe dans les dépenses qui permettent à une société de rester productive, instruite, soignée, nourrie et stable. La première peut être nécessaire. La seconde est une destruction de capital déguisée en discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle doctrine pourrait reposer sur cinq règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, toute crise exogène &#8211; choc énergétique, pandémie, catastrophe climatique, guerre régionale &#8211; devrait déclencher automatiquement une clause de suspension ou d’assouplissement des objectifs nominaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, les cibles budgétaires devraient être structurelles et non mécaniques, corrigées du cycle, de l’inflation importée et des termes de l’échange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, les dépenses de protection du capital humain devraient être sanctuarisées : santé primaire, éducation de base, nutrition, transferts ciblés et sécurité alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, les investissements réduisant la vulnérabilité externe &#8211; énergie renouvelable, eau, agriculture, logistique, … &#8211; devraient bénéficier d’une règle d’or, car ils diminuent le risque futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquièmement, chaque programme devrait comporter une clause de révision du multiplicateur, si la contraction est plus forte que prévu, les objectifs s’ajustent automatiquement au réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette doctrine exigerait de mesurer les effets réels, distinguer la dépense utile de la dépense clientéliste, publier les écarts entre prévisions et résultats, rendre les gouvernements responsables de la qualité de l’investissement, et rendre le FMI responsable de la qualité de ses diagnostics. La vraie rigueur est l’obligation de résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays en développement doivent aussi changer de posture. Ils ne doivent pas arriver à Washington en simples demandeurs de décaissement, mais avec une stratégie de négociation, des scénarios macroéconomiques alternatifs, estimation nationale des multiplicateurs, cartographie sociale des coupes, hiérarchisation des dépenses productives, plan de compensation ciblée et coalition régionale lorsque les chocs sont communs. Un pays qui négocie avec des chiffres subit moins les chiffres des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le XXI<sup>e</sup> siècle a besoin d’un FMI capable de distinguer l’austérité qui corrige d’une austérité qui tue, la dépense qui gaspille d’une dépense qui sauve, la discipline qui bâtit d’une discipline qui brise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu touche à la légitimité même du multilatéralisme. Si l’ordre international demande aux pays pauvres de rester ouverts aux chocs mondiaux – souvent provoqués par les puissants &#8211; il doit leur offrir autre chose que des leçons de frugalité lorsque ces chocs les frappent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI fut une invention nécessaire du monde de 1944. Mais le monde de 2026 n’est plus celui de Bretton Woods. Il est plus jeune, plus endetté, plus climatique, plus fragmenté, plus multipolaire. Il exige une institution qui ne soigne pas la dette en détruisant la croissance économique, qui ne confonde pas pauvreté et indiscipline, qui ne prescrive pas la saignée à ceux qui manquent déjà de sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc le dire sans nuance inutile, l’austérité n’est pas une science quand elle ignore le cycle économique, les chocs, les seuils sociaux et les pertes irréversibles. Elle devient une morale déguisée en modèle. Un médecin digne de ce nom ne récite pas un protocole ; il regarde le patient, comprend la maladie et adapte le traitement. Le monde émergent ne demande pas l’impunité budgétaire. Il demande une médecine économique qui restaure les capacités vitales au lieu d’épuiser les dernières réserves du patient.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Inflation en Tunisie &#124; Causes profondes et voies de sortie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/inflation-en-tunisie-causes-profondes-et-voies-de-sortie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 07:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel waheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[céréales]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Même si le rythme de l’inflation semble se stabiliser, la hausse des prix continue de peser sur le pouvoir d’achat des Tunisiens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/inflation-en-tunisie-causes-profondes-et-voies-de-sortie/">Inflation en Tunisie | Causes profondes et voies de sortie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Même si le rythme de l’inflation semble se stabiliser, la hausse des prix continue de peser sur le pouvoir d’achat des Tunisiens. Derrière les chiffres officiels se cachent des facteurs multiples : chocs internationaux, fragilités structurelles et choix de politique économique. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour identifier des réformes capables de contenir durablement les pressions inflationnistes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-18442287"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, l’économie mondiale traverse des turbulences majeures. La Tunisie n’y échappe pas. La hausse continue des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et des biens de consommation met en lumière la fragilité des équilibres économiques nationaux. Certains peuvent penser que l’inflation est seulement le résultat de décisions politiques ponctuelles ou de la spéculation. Pourtant, les chiffres montrent que les pressions extérieures et les contraintes structurelles jouent un rôle déterminant. Identifier les causes réelles est essentiel pour envisager des solutions durables et éviter que la hausse des prix ne devienne un facteur de tension sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chocs internationaux, moteur initial de l’inflation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation actuelle puise ses racines dans des perturbations économiques mondiales majeures :</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie de&nbsp;Cocid-19 a désorganisé les chaînes d’approvisionnement, entraînant une hausse des coûts de transport et des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre en&nbsp;Ukraine a fait exploser les prix du pétrole, des céréales et des engrais. Le prix du blé a augmenté de plus de 50 % sur les marchés internationaux entre 2021 et 2023, impactant directement la facture alimentaire tunisienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un pays importateur net comme la Tunisie, ces tensions se traduisent directement par une&nbsp;inflation importée, pesant sur les coûts de production et sur les prix à la consommation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fragilités structurelles, terrain fertile pour la hausse des prix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs internes amplifient la pression sur les prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, la dépendance aux importations&nbsp;: l’énergie, les céréales et les intrants agricoles restent largement importés. La dépréciation du dinar ou la hausse des prix internationaux pèsent directement sur le coût de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, les chaînes de distribution complexes&nbsp;: le nombre élevé d’intermédiaires entre producteurs et consommateurs augmente les marges et accentue les hausses de prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la productivité limitée&nbsp;: certains secteurs agricoles et industriels ne produisent pas assez pour répondre à la demande. Même lors d’une bonne saison, les prix restent élevés en raison de pertes post-récolte et de logistique inefficace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Subventions entre soutien et distorsion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les subventions alimentaires et énergétiques jouent un rôle social crucial mais soulèvent aussi des débats. Elles rendent l’inflation officielle moins représentative de la réalité du marché. Leur financement, souvent via création monétaire ou emprunt, peut accroître la pression inflationniste. Entre 2024 et 2025, le gouvernement tunisien a injecté environ 18 milliards de dinars dans le budget de soutien, illustrant le dilemme entre soutien social et maîtrise de l’inflation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-1024x682.png" alt="" class="wp-image-18442301" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-1024x682.png 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-300x200.png 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-768x512.png 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-580x387.png 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-860x573.png 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie-1160x773.png 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Inflation-Infographie.png 1358w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Voies pour stabiliser durablement les prix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour maîtriser l’inflation sur le long terme, plusieurs mesures doivent être envisagées. Il convient d’abord de réformer progressivement les subventions. Il s’agit de mieux cibler les ménages vulnérables pour réduire le coût budgétaire et limiter les distorsions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient ensuite de renforcer la production locale&nbsp;en renforçant l’offre nationale pour réduire la dépendance aux importations et amortir l’effet des chocs extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre urgence&nbsp;: moderniser les circuits de distribution&nbsp;en simplifiant la chaîne, réduisant les intermédiaires et améliorant la transparence des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la stabilisation du cadre macroéconomique&nbsp;aidera à maîtriser les déficits publics, gérer la masse monétaire et renforcer les réserves en devises pour restaurer la confiance dans le dinar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La maîtrise de l’inflation ne peut donc se limiter à des ajustements monétaires ponctuels. Elle nécessite une&nbsp;approche globale et cohérente, combinant réformes structurelles, stabilisation macroéconomique et renforcement de la production locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réduire durablement les tensions sur les prix, la Tunisie doit relancer l’investissement et la production locale, accroître la productivité et l’efficacité des marchés, et restaurer la confiance dans l’économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures sont essentielles pour protéger le pouvoir d’achat des ménages et garantir une&nbsp;stabilité sociale et économique durable, tout en permettant aux politiques publiques d’anticiper et d’amortir les futurs chocs économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique et cadre d’entreprise publique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Cette tribune a été rédigée par l’auteur et structurée avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle pour correction, ajustement du style et recherche de données chiffrées. L’infographie résumant chiffres clés, causes et voies de sortie a été créée pour illustrer visuellement l’analyse et faciliter la compréhension.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/inflation-en-tunisie-causes-profondes-et-voies-de-sortie/">Inflation en Tunisie | Causes profondes et voies de sortie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Tunisie peine à exploiter son immense potentiel d’énergies renouvelables</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/la-tunisie-peine-a-exploiter-son-immense-potentiel-denergies-renouvelables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Nov 2024 12:04:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Energy]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
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		<category><![CDATA[politique macroéconomique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’immense potentiel de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables peut-il triompher de ses politiques désastreuses ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/la-tunisie-peine-a-exploiter-son-immense-potentiel-denergies-renouvelables/">La Tunisie peine à exploiter son immense potentiel d’énergies renouvelables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le magazine spécialisé <a href="https://www.africa-energy.com/news-centre/hot-topics/can-tunisias-huge-renewable-energy-opportunity-prevail-against-its-terrible-politics">Africa Energy</a> se demande si l’immense potentiel de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables peut triompher de ses politiques désastreuses.</em></strong></p>



<span id="more-14692449"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Tunisie a certaines des meilleures perspectives en matière d’énergies renouvelables en Afrique. Elle dispose de bonnes ressources éoliennes, d’excellentes ressources solaires et d’un fort impératif économique pour remplacer le gaz algérien importé et coûteux. Sa proximité avec l’Europe signifie également qu’elle sera parmi les premiers pays à bénéficier du HVDC et – potentiellement – de la technologie de l’hydrogène vert»</em>, note le magazine dans un récent article. Il estime que notre pays dispose d’<em>«excellents responsables»</em> dirigeant la politique du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie  qui souhaitent que les projets en cours en matière d’énergies renouvelables réussissent. Mais ils n’ont pas vraiment les coudées franches et font face à certaines contraintes, estime-t-il.   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Africa Energy</em>, qui a pesé les risques et les opportunités, se montre plutôt sceptique. Le fait que les autorités s’empressent de désigner à chaque fois des boucs émissaires et de prétendus <em>«profiteurs»</em> parmi les opérateurs économiques rend la réalisation des projets beaucoup plus difficile qu’elle ne devrait l’être, estime l’auteur de l’article. Qui pointe également du doigt&nbsp; la politique macroéconomique du gouvernement, qu’il qualifie d’inflationniste et de dépendante des subventions.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/23/la-tunisie-peine-a-exploiter-son-immense-potentiel-denergies-renouvelables/">La Tunisie peine à exploiter son immense potentiel d’énergies renouvelables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises publiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Jihed Azour]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[masse salariale]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie, qui n'a pas repris les négociations avec le FMI, au point mort depuis octobre 2022, pourra-t-elle s'en sortir avec ses propres moyens? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/">Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie a enregistré des signes d’amélioration économique, mais le taux de croissance reste faible et des réformes structurelles sont nécessaires, a déclaré Jihed Azour, soulignant l’absence de négociations entre le FMI et la Tunisie sur de nouveaux financements. Cependant, le président Saïed, qui n’est pas pressé de voir ces négociations reprendre, estime que la Tunisie peut se relancer en comptant sur ses propres moyens.</em></strong> <em>(Illustration: Jihad Azour reçu par le président Saïed en juin 2022). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri &nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<span id="more-14435440"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une déclaration à l’agence de presse Tap en marge des réunions annuelles 2024 du FMI et de la Banque mondiale (BM), le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que la situation économique de la Tunisie a montré quelques signes d’amélioration, notamment dans le commerce extérieur et l’agriculture, mais la croissance reste faible, à 1,6% en 2024 et 2025, selon les prévisions du FMI publiées dans son rapport sur les <em>Perspectives de l</em><em>’</em><em> </em><em>économie mondiale</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit du niveau le plus faible parmi tous les pays d’Afrique du Nord&nbsp;: l’Egypte 4,1%, la Mauritanie 4,2%, le Maroc 3,6% et l’Algérie 3% en 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Impulser les investissements et créer des emplois</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’économie tunisienne est actuellement confrontée à des défis majeurs liés à la nécessité de créer des emplois et de développer le volume des investissements. Selon Azour, le gouvernement tunisien a pu adopter certaines mesures en termes de dépenses publiques, mais l’économie nationale doit bénéficier d’autres réformes structurelles qui contribuent à augmenter le niveau des investissements et à la création d’emplois, car le FMI s’attend à ce que le taux de chômage atteindra un niveau élevé de 16,4% en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je pense qu</em><em>’</em><em>il est nécessaire d</em><em>’</em><em>introduire des réformes pour augmenter le niveau de croissance, réduire le fardeau des banques publiques et élargir le cercle du financement»</em>, a déclaré Azour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le FMI ne dispose d</em><em>’</em><em>aucune information sur l</em><em>’</em><em>existence de nouvelles négociations avec le gouvernement tunisien sur l</em><em>’</em><em>accès au financement et le précédent programme de financement pour lequel la Tunisie avait reçu l</em><em>’</em><em>approbation préliminaire n</em><em>’</em><em>a pas été finalisé»</em>, a-t-il rappelé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SVXqgoe0ly"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/23/la-tunisie-pourra-t-elle-se-passer-du-fmi/">La Tunisie pourra-t-elle se passer du FMI ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie pourra-t-elle se passer du FMI ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/23/la-tunisie-pourra-t-elle-se-passer-du-fmi/embed/#?secret=geHw0BVZeh#?secret=SVXqgoe0ly" data-secret="SVXqgoe0ly" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En octobre 2022, les services du FMI et les autorités tunisiennes étaient parvenus à un accord pour soutenir les politiques économiques de la Tunisie avec un accord de 48 mois au titre du mécanisme élargi de financement d’environ 1,9 milliard de dollars, mais les négociations ont été bloquées fin 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin 2023, le président Kaïs Saïed a déclaré que, dans toute négociation avec le FMI, les solutions ne doivent pas être présentées sous forme de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/06/kais-saied-a-propos-du-pret-fmi-je-refuse-les-diktats-imposes-par-letranger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">diktats</a>, ajoutant que les solutions conventionnelles ne feraient qu’aggraver la crise sociale et avoir un impact négatif sur la situation en Tunisie et dans la région dans son ensemble.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Tunisie doit compter sur ses propres moyens </h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Fonds doit revoir ses propositions pour trouver une solution»</em>, a soutenu Saïed, alors que le FMI affirme qu’il revient à la Tunisie de présenter un nouveau programme qui soit crédible et éligible à un financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de la république rechigne à mettre en œuvre les réformes économiques douloureuses, comme la réduction des subventions, la baisse de la masse salariale dans le secteur public ou encore la privatisation totale ou partielle de certaines entreprises publiques en difficulté, estimant que ces réformes sont susceptibles de provoquer des tensions sociales dans le pays, Il estime également que la Tunisie peut compter sur ses propres moyens, car elle regorge de richesses encore mal exploitées et qu’il suffit de lutter contre la corruption qui gangrène l’économie nationale pour que ces richesses profitent à tous les Tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, et en attendant de cueillir les fruits promis de la lutte contre la corruption, la machine économique nationale reste bloquée et la croissance est on ne peut plus atone (0,4% en 2023, 1,6 en 2024), sans que des signes de relance ne pointent à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec Tap. </strong><strong></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rCCwifS1GI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/">Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Solutions pour sortir du bras de fer entre Kaïs Saïed et le FMI » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/22/solutions-pour-sortir-du-bras-de-fer-entre-kais-saied-et-le-fmi/embed/#?secret=BOOTzUE3Q1#?secret=rCCwifS1GI" data-secret="rCCwifS1GI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/sans-lappui-du-fmi-leconomie-tunisienne-pourra-t-elle-repartir/">Sans l’appui du FMI, l’économie tunisienne pourra-t-elle repartir ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie : une loi de finances 2025 sous le signe de l’Etat social  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/tunisie-une-loi-de-finances-2025-sous-le-signe-de-letat-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 11:13:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2025]]></category>
		<category><![CDATA[emploi précaire]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Madouri]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Nemsia]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[transferts sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi de finances 2025 vise à renforcer les fondements de l’État social. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/29/tunisie-une-loi-de-finances-2025-sous-le-signe-de-letat-social/">Tunisie : une loi de finances 2025 sous le signe de l’Etat social  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement Madouri semble privilégier les exigences des transferts sociaux sur celles de la relance économique par l’initiative privée et l’investissement, et ce dans le cadre d’une conception étatique de l’économie. C’est, en tout cas, ce qui ressort des orientations de la loi de finances pour 2025.</em></strong></p>



<span id="more-14084099"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Renforcer les fondements de l’État social, tout en continuant à rétablir les équilibres financiers, stimuler les investissements, stabiliser la reprise et réaliser le décollage économique. Tels sont les objectifs alloués par le gouvernement tunisien au projet de loi de finances pour 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet a été au centre d’un conseil des ministres réuni samedi 28 septembre 2024, au Palais du gouvernement à la Kasbah, sous la présidence du Premier ministre Kamel Madouri, qui a souligné l’importance de ce projet en tant qu’incarnation de la vision et des décisions de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi de finances doit s’appuyer sur l’évaluation des acquis réalisés, l’accumulation des résultats positifs et l’anticipation des évolutions selon une vision qui concilie les exigences d’une utilisation efficace et optimale des ressources et des programmes de l’Etat, a souligné Madouri, en appelant son cabinet à continuer d’œuvrer pour contrecarrer les impacts économiques, sociaux et climatiques, améliorer la durabilité des finances publiques et créer les conditions et les moyens nécessaires au succès de la transformation structurelle de l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a également souligné que l’amélioration des indicateurs économiques et financiers, qui demeurent faibles et mitigés depuis 2011, doit s’accompagner de mesures visant à consolider la justice fiscale, à maîtriser l’inflation, à accroître le pouvoir d’achat, à développer le système de protection sociale et à répondre aux attentes et aspirations de la population tunisienne, objectifs parfois aux antipodes les uns des autres, mais qu’il va falloir trouver les moyens de réaliser de manière coordonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre des Finances, Sihem Nemsia, a passé en revue les principales orientations générales adoptées dans le cadre de l’élaboration des équilibres financiers du projet de loi de finances pour 2025. Il s’agit notamment d’éliminer les formes d’emploi précaire, d’augmenter les allocations pour les transferts sociaux, de maintenir le système de subventions, de respecter les options nationales en matière de mobilisation des ressources et d’encourager l’entrepreneuriat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des objectifs présentés dans cet ordre, il est clair qu’à travers une telle loi de finances, le gouvernement Madouri compte privilégier les exigences des transferts sociaux sur celles de la relance économique par l’initiative privée et l’investissement, et ce dans le cadre d’une conception étatique de l’économie. Soit moins de libéralisme, et plus d’Etat providence.  Ce qui requiert la mobilisation de fonds importants, en partie par l’endettement, intérieur et extérieur.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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		<title>Skander Ounaies : «En Tunisie, l’argent existe, mais il est mal utilisé» (Podcast)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/09/skander-ounaies-en-tunisie-largent-existe-mais-il-est-mal-utilisee-podcast/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jun 2024 08:28:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dépenses de l’État]]></category>
		<category><![CDATA[endettement]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[salaires]]></category>
		<category><![CDATA[Skander Ounaies]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie paye ses dettes, c’est une bonne chose. Cela montre que l’argent existe, mais est-ce qu’il va où il doit aller, c’est-à-dire vers l’investissement?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/09/skander-ounaies-en-tunisie-largent-existe-mais-il-est-mal-utilisee-podcast/">Skander Ounaies : «En Tunisie, l’argent existe, mais il est mal utilisé» (Podcast)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les autorités tunisiennes ne cessent de se féliciter du fait qu’elles parviennent à payer leurs dettes extérieures et intérieures. Mais au-delà de cet auto-satisaction, il y a un revers de la médaille que les économistes se doivent de relever.</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/reel/1179200923274156" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Podcast.</a></p>



<span id="more-13157694"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un entretien avec la <a href="https://www.facebook.com/reel/1179200923274156" target="_blank" rel="noreferrer noopener">radio Express</a>, l’économiste Skander Ounaies a révélé ce revers de la médaille. <em>«La Tunisie paye ses dettes, c’est une bonne chose. L’Etat a demandé 700 millions de dinars et a réussi à collecter le double, c’est-à-dire 1400 millions de dinars. C’est bien également. Cela montre que l’argent existe, mais est-ce qu’il va où il doit aller, c’est-à-dire vers l’investissement?»</em>, s’interroge-t-il. Et de constater que le taux d’endettement extérieur de la Tunisie s’est élevé à la fin du premier trimestre 2024 à 156% par rapport à ce qu’il était un an auparavant. Et tout cet argent emprunté n’est pas orienté vers l’investissement créateur de richesses et d’emplois, mais il sert à financer les dépenses de l’Etat, c’est-à-dire les salaires, les frais de gestion, les subventions, etc. Et cela fait peser de nouvelles menaces et ouvre le pays à tous les scénarios, estime Skander Ounaies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/17/plus-que-dendettement-la-tunisie-a-besoin-de-vraies-reformes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’endettement </a>en soi n’est pas une mauvaise chose, encore faut-il que l’argent emprunté soit bien utilisé pour relancer une machine économique en panne avec un taux de croissance de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/16/tunisie-croissance-economique-atone-estimee-a-04-en-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">0,4% en 2023</a>. Ce n’est malheureusement pas le cas actuellement en Tunisie, pays déjà très endetté (+85% de son PIB) et qui continue d’emprunter de l’argent à gauche et à droite pour financer le train de vie faramineux d’une administration publique prolifique (plus de 650 000 salariés dans un pays qui serait mieux géré avec seulement 500 000), souvent inefficace et parfois même paralysante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème, ce n’est pas la situation en tant que telle, qui n’est pas irréversible et peut être corrigée à tout moment par des décisions moins populistes et plus courageuses. Le problème réside dans le fait que les autorités ne semblent pas en être conscientes et continuent de gérer le pays avec la même désinvolture autosatisfaite. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sYqcvuiKuY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/">Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment l&rsquo;endettement marginalise l’Égypte et la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/15/comment-lendettement-marginalise-legypte-et-la-tunisie/embed/#?secret=RCp7IZe022#?secret=sYqcvuiKuY" data-secret="sYqcvuiKuY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>  </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/09/skander-ounaies-en-tunisie-largent-existe-mais-il-est-mal-utilisee-podcast/">Skander Ounaies : «En Tunisie, l’argent existe, mais il est mal utilisé» (Podcast)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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