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	<title>Archives des Tahar Bekri - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Tahar Bekri - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Nouvelle de Amel Mokhtar &#124; Le mariage m’a tuée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2026 09:04:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec les jours et les années, le mariage, qu’au début, tous croient un havre d’amour, se transforme en un contrat d’une vraie société. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/06/nouvelle-de-amel-mokhtar-le-mariage-ma-tuee/">Nouvelle de Amel Mokhtar | Le mariage m’a tuée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Originaire de Sers (Kef), née en 1964 à Makthar (Siliana), Amel Mokhtar est romancière et nouvelliste. Après des études universitaires, elle rejoint en 1985, le journalisme. Elle publie en 1993, son premier roman, «‘ala nakhabi al-hayat» (Toast à la vie) à Dar Al-Adab, à Beyrouth, suivi de «Al-korsi al-hazzaz» (La chaise à bascule), en 2003, roman censuré pour immoralité, puis finalement mis en distribution. Il révèle une écriture audacieuse, dénonçant les retors de la société, transgressant les interdits et les tabous. Son œuvre, qui compte d’autres romans, comme «Maestro», 2006 ou «La fumée du palais», 2013, ainsi que des recueils de nouvelles, est aujourd’hui largement reconnue et récompensée de différents prix et distinctions littéraires.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Traduite de l’arabe et présentée par</em> <strong>Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-19760661"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Je l’ai rencontré par hasard. Cela aurait pu être passager comme toute rencontre fortuite entre un homme et une femme qui se connaissent superficiellement. Sauf que le destin planifiait à sa manière et selon ses scénarios. Le destin fixa cet instant afin qu’il devienne le début d’une histoire d’une passion enflammée, puis un mariage réussi, selon les critères sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cet instant exactement, quelqu’un m’appela au téléphone, me disant que cet homme était ton époux attendu. Peut-être m’en étais-je moquée, car j’ai cru que cela m’habitait à cause de ma mère qui insistait tout le temps et sans relâche, pour que je me dépêche de me marier, considérant qu’une fille qui dépasse la vingtaine, sans se marier est une vieille fille aux yeux de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>J’avais dépassé vingt-cinq ans mais je n’avais pas ressenti que j’étais une vieille fille, comme ils le disent.</strong> J’étais une fille joyeuse, allante, aimant la vie jusqu’à la folie. Le mariage n’était pas, quel que fût son prix, parmi mes objectifs. Mon premier objectif et le plus important était de réussir au travail, quant à mon second objectif, c’était de conserver au sein de l’institution du mariage, une passion folle. Je savais pertinemment que ce que je visais était parmi les équations difficiles, plutôt, impossibles dans la vie. Je considérais les expériences qui reconnaissaient la mort de la passion et de l’amour comme des expériences incomplètes ou bancales. Je m’assois sur le siège d’un spectateur roi qui a une haute confiance en lui-même et ses capacités. Je persistais alors sur le fait que je n’épouserais qu’un bel homme, de mon niveau culturel et de mes idées. Ainsi, nous échangerions une passion de légende. Après cela, il me sera possible de parier et de gagner le pari de conserver la flamme de la passion, entre moi et mon mari, jusqu’au dernier moment que durera notre mariage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand le téléphone me chuchota que ce bel homme était mon époux attendu, j’ai cru que c’était une autre feinte du destin.</strong> Sauf que ce dernier, cette fois-ci, était sérieux, plutôt même, généreux envers moi et m’avait fourni tout ce que je désirais : me marier. J’ai épousé un bel homme cultivé, un artiste, je me suis mariée dans la fournaise d’une histoire vraie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début du voyage-mariage, sur lequel ont passé dix ans, j’étais enthousiaste jusqu’à me vanter de mes hautes capacités, magiques, à vaincre, probablement, l’institution du mariage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A chaque occasion et à chaque rencontre avec des amis, je me vantais et insistais sur ma réussite d’avoir conservé nos sentiments enflammés, même après le mariage. Tant que mon mari croyait en mon idée et se distinguait par sa mentalité ouverte et libre, il m’a aidée et m’aidera à gagner le pari afin que notre passion reste enfiévrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Puis les fatigues involontaires commencèrent. Je suis tombée enceinte, ce que nous attendions ardemment.</strong> Arrivèrent ainsi des fatigues que je ne m’imaginais absolument pas. Tout ce que nous entendons des autres passe sans signification, jusqu’à ce que nous le vivions par nous-mêmes et posions nos pieds sur la braise. A ce moment-là et c’est seulement à ce moment, que nous nous rappelons les expériences des autres et nous les comprenons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fatigues de la grossesse changent le caractère, perturbent tous les sentiments clairs puis nous dépassons l’étape et nous fêtons le nouveau-né. Le mariage commence à étendre ses barreaux solides que nous avons pensés, au début, en or, J’avais cru, personnellement, que c’étaient des barreaux d’une passion enflammée qui ne s’éteindraient jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu à peu, le cercle des barreaux gouverne et révèle que nous sommes de vrais prisonniers de l’institution du mariage qui bénéficie de ses propres lois très spécifiques et de ses jugements excessifs envers l’homme. Souvent, les époux plongent dans les échanges d’accusations, à cause du manque de conviction, de satisfaction du choix de l’autre ou du manque de parité et l’absence de sentiments de l’un envers l’autre. Mais dans la situation que je vis, où il n’y a pas de possibilité d’accrocher les erreurs sur le porte-manteau de l’autre, dans cette situation de parité et de passion, je me demande où se trouve la faille, après avoir reconnu à moi-même, d’abord, que j’ai perdu le pari et que, ce qui reste de notre passion enflammée, ce sont des sentiments silencieux et bridés, qui n’ont pas le moindre droit de s’exprimer devant l’encombrement des sujets et des dossiers ouverts à étudier et à discuter dans le partenariat du mariage!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec les jours et les années, le mariage, qu’au début, tous croient un havre d’amour, se transforme en un contrat d’une vraie société, au sens économique profond du terme.</strong> Nous réglons les problèmes d’un point de vue matériel, économique, lié à la balance économique, mondialiste. Nous discutons d’affaires diverses, et quand nous nous taisons un peu, il nous traverse l’esprit d’ouvrir les pages de notre histoire et de lire ensemble des extraits de poésie, comme nous le faisions au début de notre mariage, de voir un film au cinéma ou de pousser notre analyse de l’être humain. Nous découvrons soudain que nous sommes tous deux fatigués, nous réalisons ainsi, soudainement, que nous sommes épuisés, lui, se plaint d’un torticolis et moi, de maux de tête ou de dos. Nos regards se brisent et chacun de nous s’enfuit vers lui-même et se recroqueville sur ses vraies douleurs, c’est-à-dire, l’incapacité d’irriguer la plante fanée en son profondeur, reportant cela à demain, espérant d’autres circonstances plus souples pour une telle discussion, espérant un sentiment réel de puissance et de désir. Mais le lendemain ne sera pas meilleur, le tourbillon court et tourne d’une rapidité qui ne s’arrête pas et s’il s’arrête, c’est définitivement, pour la dernière scène d’adieu</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nuit, alors que nous nous préparons en silence pour fêter le dixième anniversaire de notre mariage, j’ai pensé proposer à mon mari la séparation, afin que chacun de nous retrouve sa liberté humaine. Au dîner, je lui ai dit : <em>«J’ai une proposition à l’occasion de cet heureux anniversaire»</em>, il sourit et dit : <em>«Moi aussi, j’ai une proposition»</em>. La curiosité m’a incité à connaître sa proposition avant de présenter la mienne. Il insista pour m’entendre la première. Notre entêtement finit par reporter cela à demain. J’étais persuadée qu’il allait me proposer la même proposition à laquelle j’ai pensée</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lit, pendant que j’étais entre sommeil et éveil, j’ai essayé pour la dernière fois de le pousser à avouer sa proposition. Sa voix enfouie dans le sommeil me parvint : <em>«Demain, je te dirai tout»</em>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Remerciements à l’auteure</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Copyright Tahar Bekri pour la traduction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une thèse de doctorat en Egypte sur la poésie de Tahar Bekri</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/17/une-these-de-doctorat-en-egypte-sur-la-poesie-de-tahar-bekri/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 06:42:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Eslam Hamza Ibrahim Al Dassouky]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Banha]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chercheur égyptien Eslam Hamza Ibrahim Al Dassouky soutient sa thèse de doctorat sur le poète tunisien Tahar Bekri.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chercheur égyptien Eslam Hamza Ibrahim Al Dassouky s’apprête à soutenir sa thèse de doctorat qui a pour thème : «La configuration de l’espace dans la poésie de Tahar Bekri» à la Faculté des lettres et des arts de l’Université de Banha, en Egypte (Département de français). </em></strong><em>Ph. Anne Savate.</em></p>



<span id="more-19658286"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Né le 7 juillet 1951 à Gabès et vivant en France depuis les années 1980, Tahar Bekri est un poète, essayiste et critique littéraire tunisien de langues française et arabe. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, sa poésie, saluée par la critique, est traduite en plusieurs langues, notamment le russe, l’anglais, l’italien, l’espagnol et le turc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soutenance aura lieu le samedi 19 septembre 2026 à 11h.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lecture poétique de Tahar Bekri à l’Atelier Goulven</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/lecture-poetique-de-tahar-bekri-a-latelier-goulven/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 08:34:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Annick Le Thoër]]></category>
		<category><![CDATA[Atelier Goulven]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Pouldu]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tahar Bekri donnera lecture, le 18 août 2026, à l’Atelier Goulven, au Pouldu, Bretagne, de son dernier récit Je te revois, père. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/10/lecture-poetique-de-tahar-bekri-a-latelier-goulven/">Lecture poétique de Tahar Bekri à l’Atelier Goulven</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sur l’invitation des Amis du Pouldu, Tahar Bekri donnera lecture, le 18 août 2026, à l’Atelier Goulven, au Pouldu, de son dernier récit Je te revois, père, paru cette année aux Ed. Edern à Bruxelles ainsi que certains de ses poèmes récents.</em></strong></p>



<span id="more-19413622"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1985, le poète Tahar Bekri fréquente Doëlan, Le Pouldu, Clohars Carnoët, dans le Finistère sud, en Bretagne, France. Région dont est originaire, son épouse, Annick Le Thoër, artiste-peintre. C’est ici que Paul Gauguin et ses amis ont séjourné et peint, à la fin du 19<sup>e</sup> siècle. L’endroit, qui garde encore ses merveilleux paysages a inspiré à Tahar Bekri de nombreux textes, comme <em>L’appel de Gauguin&nbsp;;</em> <em>Le cœur</em> <em>rompu aux océans&nbsp;</em>; <em>La nostalgie des rosiers sauvages</em> ou <em>Les arbres</em> <em>m’apaisent</em>. Il y est régulièrement invité pour donner lecture de sa poésie et rencontrer le public, médiathèque, café littéraire, galerie de peinture, etc.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Chahla et ses frères’’ &#124; L’homme est un loup pour la femme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/30/chahla-et-ses-freres-lhomme-est-un-loup-pour-la-femme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 08:08:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[Chahla et ses frères]]></category>
		<category><![CDATA[roman social]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Chahla et ses frères’’, roman de Ahmed Mahfoudh, dénonce la violence sexuelle et sociale que la femme subit dans la société tunisienne</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/30/chahla-et-ses-freres-lhomme-est-un-loup-pour-la-femme/">‘‘Chahla et ses frères’’ | L’homme est un loup pour la femme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les péripéties de Chahla, personnage principal de ce roman, sont loin d’être un voyage paisible, et les lois qui protègent la citoyenne n’empêchent la violence sexuelle et sociale qu’elle subit. Ahmed Mahfoudh mêle, dans son récit, faits réels et fictions, tente d’exorciser les démons d’une société tunisienne aux contrastes vivaces, Son roman est un appel à la vigilance.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-19093059"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Comment qualifier ce roman&nbsp;? Roman social&nbsp;? Roman sociologique&nbsp;? Les deux, peut-être, tant la fiction ici colle à la réalité avec moultes détails, regards précis, références et autres allusions à des programmes sociaux que l’auteur rappelle dans un souci comparatif dans l’histoire du pays, comme s’il s’agissait de faire un constat de l’état actuel des lieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité rurale est en confrontation avec celle de la ville. La ville-jungle, écrit-il, la ville-ogresse où les êtres sont des proies faciles, pour ceux qui ont la vie difficile. Combat perdu d’avance, qui écrase les démunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des accents féministes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce cadre, qu’Ahmed Mahfoudh place l’héroïne de son nouveau roman, Chahla. Jeune villageoise de la campagne kairouanaise, est en lutte contre le pouvoir des mâles, de la société machiste. Celui de son père, de ses frères qui veulent l’empêcher de poursuivre ses études, la soumettre à travailler comme domestique chez des familles aisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des accents féministes, le roman relate la tragédie d’une jeune fille aux origines modestes, qui quitte son village contre le gré des siens pour s’affranchir de la condition à laquelle elle est destinée. Pleine d’ambitions et de rêves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des références à Albert Camus et à son <em>‘‘Homme révolté’’</em>, à Bchira Ben Mrad, à Gisèle Halimi, à des voix de femmes qui s’élèvent, qui se battent. Ce sont des modèles de lecture pour la jeune lycéenne qui refuse le sort qu’on veut lui imposer, la volonté de s’en sortir aidant, le désir d’échapper au couvercle qui étouffe. Mais s’émanciper a un prix, s’affermir a un sacrifice sous la domination masculine,&nbsp;vis-à-vis de la femme, qu’elle soit de la campagne ou de la ville d’ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Violence sociale et bestialité masculine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chahla arrive dans la capitale pour commencer des études supérieures juridiques, avec la complicité et le soutien d’une modeste cousine. Entre rêves amoureux et conquêtes d’une vie plus libre, plus ouverte, les joies sont contrariées.par des déboires cruels. L’homme reste un loup pour la femme, pourrait-on écrire. Mais qui incriminer&nbsp;? Quoi condamner&nbsp;? L’indigence&nbsp;? La violence sociale&nbsp;? La bestialité masculine&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman est écrit à rebours de l’image positive véhiculée sur l’émancipation des femmes en Tunisie, pays doté des lois les plus progressistes du Monde arabe, il y a donc comme une inquiétude sur la régression qui menace les acquis, l’émancipation depuis la révolution et que l’auteur désigne nommément dans son texte. La pesanteur sociale a la vie dure&nbsp;! La prise de pouvoir conservateur et rigoriste s’emploie à détruire le socle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les péripéties de Chahla sont loin d’être un voyage paisible, et les lois qui la protègent comme citoyenne n’empêchent la violence sexuelle qu’elle subit, ni l’abus. Ahmed Mahfoudh mêle, dans ce roman, faits réels et fictions, tente d’exorciser les démons d’une société aux contrastes, vivaces, Il écrit un livre comme un appel à la vigilance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Constat d’échec certes, mais contexte dans lequel Chahla, malgré son drame et son retour, vaincue au village, décide de revenir en ville se battre pour se réaliser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Chahla et ses frères’’, roman de Ahmed Mahfoudh, Editions Arabesques, 172p., Tunis 2026, 271 pages, 20 DT.      </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/30/chahla-et-ses-freres-lhomme-est-un-loup-pour-la-femme/">‘‘Chahla et ses frères’’ | L’homme est un loup pour la femme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Tahar Bekri remonte à rebours le fleuve du temps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/tahar-bekri-remonte-a-rebours-le-fleuve-du-temps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 07:10:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Salah El Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec '‘Je te revois, père’’, Tahar Bekri tourne le dos à l’univers cristallisé de la strophe, au profit d’une narration fluide, dense et assurée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/tahar-bekri-remonte-a-rebours-le-fleuve-du-temps/">Tahar Bekri remonte à rebours le fleuve du temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après ‘<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/tahar-bekri-l-a-la-recherche-du-temps-perdu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘Le battement des années’’ </a>et <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/le-pays-de-braise-de-tahar-bekri/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Mon pays, le braise et la brûlure’’</a>, ses deux derniers recueils de poésie, publiés en 2025, Tahar Bekri surprend ses lecteurs avec la parution de son premier récit, ‘‘Je te revois, père’’, tournant le dos aux versets et à l’univers cristallisé de la strophe, au profit d’une narration fluide, dense et assurée. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salah El Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-18749562"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, affranchi des contraintes formelles, mais toujours tourmenté par le temps qui passe, il se décide à poursuivre sa quête, en remontant <em>«à rebours»</em>, le fleuve du temps, l’occasion de renouer le lien avec les siens, ces êtres chers qui lui ont donné la vie, tout en chantant la terre qui l’avait vu naître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, et alors que dans<em> ‘‘Le battement des années’’, </em>l’évocation des vieux souvenirs de ses années parisiennes et de ses séjours bretons est, souvent, veloutée et chatoyante, dans<em>&nbsp;‘‘Je te revois mon père’’</em>, les réminiscences, quant à elles, charrient un profond chagrin, doublé d’un pénible et douloureux sentiment de nostalgie, ce qui affuble le texte d’une tonalité assez grave, accentuée par une mélodieuse tristesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans ce nouvel ouvrage qui se présente sous la forme d’une triade, notre narrateur-poète, l’armure fendue, donne libre cours à ses émois, sans pour autant cesser d’être, à la fois, tendre et lucide, cherchant à partager avec le lecteur le bilan d’une destinée assez mouvementée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, le récit comporte trois unités narratives. La première, qui occupe les trois-quarts du récit, est consacrée au souvenir du père, cette figure centrale qui avait marqué la jeunesse du narrateur. <em>‘‘Conte de l’oiseau vert’’</em> et <em>‘‘Ô mère’’</em>, deux courts récits, comportent, quant à eux, deux vibrants hommages rendus aussi bien à la mère, partie très tôt, emportée par la maladie, qu’à la terre qui avait vu naître le narrateur.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HRB4WClxuV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/">Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/embed/#?secret=oxN7uWp8ux#?secret=HRB4WClxuV" data-secret="HRB4WClxuV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sous le signe de la nostalgie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ensemble, même si les trois récits apparaissent sous le signe de la nostalgie, et même si, dans le premier récit, la voix est entachée d’amertume, le ton reste mesuré, attendri et indulgent. Certes, dans cette séquence, on est plongé dans un univers, à la fois, nourri de tension et miné par une sorte de méfiance qui cache mal une tendresse mal assumée. Pourtant, le narrateur ne manifeste ni rancœur, ni aigreur. Ainsi, au-delà des douloureux souvenirs, pour lui, le père reste un repère. C’est dans le regard de cet homme austère et taciturne qu’il se mesure et c’est dans sa parole, aussi retenue et aussi lapidaire fût-elle, qu’il apprend à s’affirmer.&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le récit, la rigidité de l’autorité paternelle est dédramatisée. Non seulement, elle ne parvient pas à freiner l’épanouissement du <em>«je»</em>, cette situation de tension permanente à laquelle il était soumis lequel, ne fait que le rendre encore plus résilient, déterminé à se frayer, seul, un chemin vers la réussite, résolu à ne pas décevoir son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la deuxième séquence du livre, loin du ton de la confidence, le narrateur nous invite à partager l’odyssée du jeune Lucien qui, comme Ulysse, son paronyme, fait un long voyage et rentre chez lui, après une longue absence, retrouver les siens.&nbsp; Et, aussitôt, le récit du jeune homme rentant au bercail, foulant le sol natal, va être le prétexte à une émouvante déclaration d’amour dédiée à Gabès, cette <em>«merveille du monde…»</em>, ce <em>«paradis sur terre»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="H3KWyNETmn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/le-pays-de-braise-de-tahar-bekri/">Le pays de braise de Tahar Bekri</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le pays de braise de Tahar Bekri » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/21/le-pays-de-braise-de-tahar-bekri/embed/#?secret=X2tgkexrsd#?secret=H3KWyNETmn" data-secret="H3KWyNETmn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Libérer la parole prisonnière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Je te revois père’’</em> est un récit qui se transforme en une sorte d’hymne chantant le souvenir aussi bien du père, de la mère et de la ville natale, comme si à travers cette sorte de trinité, il cherchait à libérer celle parole prisonnière qui devait l’irritait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit-chant semble répondre à une triple urgence. Pour le narrateur-poète, Il s’agit, à la fois, de revisiter le passé, de témoigner et de faire le bilan d’un parcours atypique.À travers ces pérégrinations dans le temps, c’est le bilan d’une vie faite d’épreuves, de luttes et de défis, qui nous est raconté, mais aussi, le récit du murissement d’un tempérament, de l’éclosion d’une sensibilité et de la naissance d’une mélodieuse voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de cette expérience poétique et humaine, on pourrait voir à travers ces tableaux vivants et émouvants, que Tahar Bekri nous peint dans <em>‘‘Je te revois père’’</em>, le témoignage sur un moment crucial de l’histoire d’une jeune nation en gestation et nous fait entendre dans la complainte du<em> «je»</em>, le cri d’une jeunesse assoiffée de liberté, luttant contre la rigidité de l’autorité paternelle et l’arrogance et le despotisme du pouvoir politique. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Essayiste.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘</em></strong><strong><em>‘Je te revois, père’’ de Tahar Bekri, Éditions Asmodée Edern, Bruxelles, 2026, 130 pages).</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j6tmZvNPbc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/tahar-bekri-de-gabes-la-ou-la-poesie-le-mene/">Tahar Bekri | De Gabès là où la poésie le mène</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tahar Bekri | De Gabès là où la poésie le mène » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/15/tahar-bekri-de-gabes-la-ou-la-poesie-le-mene/embed/#?secret=vKI1MryoP4#?secret=j6tmZvNPbc" data-secret="j6tmZvNPbc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>Rencontre à Paris sur les poètes de Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/10/rencontre-a-paris-sur-les-poetes-de-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 06:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Moussa]]></category>
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		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre autour des «Poètes de Tunisie» de langue arabe, le 25 avril 2026, à l’Institut du Monde Arabe à Paris (IMA). </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut du Monde Arabe à Paris (IMA) organise, dans le cadre de son programme «Les Samedis de la poésie», une rencontre autour des <a href="https://www.imarabe.org/fr/agenda/litterature-et-poesie/les-samedis-poesie-poetes-tunisie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Poètes de Tunisie</a>», le 25 avril 2026, de 16h30 à 17h30.</em></strong></p>



<span id="more-18609079"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Méconnue en France, la poésie tunisienne arabophone fait pourtant montre d’une grande richesse depuis les années 1980. Après un passage du néoclassicisme au romantisme puis à des formes modernes, elle adopte vers libre et prose, portée par plusieurs influents poètes majeurs»</em>, notent les organisateurs. Ils ajoutent&nbsp;que cette rencontre voudrait attirer l’attention sur la richesse et la vitalité de la poésie tunisienne de langue arabe, particulièrement depuis les années 1980.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 1930, la poésie tunisienne arabophone était brillamment passée, avec Abulkacem Chebbi (1909-1934), du néoclassicisme au romantisme, avant d’évoluer à son propre rythme vers des conceptions plus modernes, sans rompre avec la métrique classique. Ce, avant de suivre la voie tracée par la révolution du langage poétique en Irak et au Liban en adoptant progressivement le vers libre et le poème en prose. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Abû al-Qassim al-Chabbi, les sept autres poètes choisis comptent sans nul doute parmi les plus novateurs et les plus influents&nbsp;: Habib Zannad (né en 1946), Moncef Ouhaibi (né en 1949), Mohammad Ghozzi (1949-2024), Jamila Méjri (née en 1951), Moncef Mezghanni (né en 1954), Sghaïer Ouled Ahmed (1955-2016) et Amel Moussa (née en 1971).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle séance sera organisée au cours des prochains mois, mettant l’accent sur la création poétique tunisienne arabophone depuis l’an 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La séance, qui sera présentée par </em>Farouk Mardam-Bey,<em>proposera un récital en arabe et en français avec accompagnement musical au qanoun. Les poèmes qui seront lus par </em>Samara Jaad (en arabe) et Marie-Stéphane Cattaneo (en français), sont traduits de l’arabe par Tahar Bekri et extraits de son livre<em> ‘‘Poètes Tunisiens’’</em> paru l&rsquo;année dernière aux Editions Nehed. Les lectures seront accompagnées au qanoun par Hend Zouari.</p>
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		<title>Tunisie &#124; Hommage à la romancière Souad Guellouz</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/tunisie-hommage-a-la-romanciere-souad-guellouz/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 10:07:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzedine Guellouz]]></category>
		<category><![CDATA[Métline]]></category>
		<category><![CDATA[Souad Guellouz]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la Bibliothèque nationale de Tunisie, rencontre d’hommage à la mémoire de la poétesse Souad Guellouz décédée le 27 janvier 2026.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Bibliothèque nationale de Tunisie a organisé, aujourd’hui, samedi 4 avril 2026, une rencontre d’hommage à la mémoire de la poétesse Souad Guellouz décédée le 27 janvier dernier.</em></strong></p>



<span id="more-18583617"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Née en 1937 à l’Ariana, Souad Guellouz peut être considérée comme la pionnière du roman féminin de langue française en Tunisie, a noté le poète Tahar Bekri dans sa page Facebook. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«‘‘La vie simple’’, son premier roman, écrit en 1958, à peine à vingt ans, ne sera publié qu’en 1975, à la MTE, il aura attendu 18 ans pour voir le jour. Je ne sais si l’auteure s’est expliquée là-dessus»</em>, a-t-il rappelé. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Roman de la ruralité, les Guellouz sont originaires de Métline, c’est aussi le roman d’émancipation, l’auteure est issue d&rsquo;un milieu de lettrés, formés à l’école bilingue.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enseignante de français au Lycée rue de Russie à Tunis, Guellouz s’est essayée au roman, à la nouvelle et à la poésie. Elle est l’auteure de <em>‘‘Jardins du nord’’</em>, <em>‘‘Salammbô’’</em>, 1982, <em>‘‘Myriam ou le rendez-vous de Beyrouth’’</em>, 1998, et d’un recueil de poésie <em>‘‘Comme un arc-en-ciel’’</em>, 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je ne me souviens pas l’avoir rencontrée, c’est par son frère, feu Si Ezzedine Guellouz, qui fut ambassadeur à l’Unesco, à Paris, et auquel elle dédie le livre, que j’ai entendu parler d’elle . Je l’ai lue, apprenant beaucoup sur le Nord de la Tunisie, étant du sud»</em>, note encore Bekri. &nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/04/tunisie-hommage-a-la-romanciere-souad-guellouz/">Tunisie | Hommage à la romancière Souad Guellouz</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Beït al-Hikma écarte Tahar Bekri et Moncef Ghachem de «la» poésie francophone de Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/beit-al-hikma-ecarte-tahar-bekri-et-moncef-ghachem-de-la-poesie-francophone-de-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 08:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Kacem]]></category>
		<category><![CDATA[Amina Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
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		<category><![CDATA[poésie francophone]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Garmadi]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Zine Elabidine Hamda]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Beit al-Hikma exclut nos deux grands poètes Tahar Bekri et Moncef Ghachem de  «la» poésie francophone de Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/beit-al-hikma-ecarte-tahar-bekri-et-moncef-ghachem-de-la-poesie-francophone-de-tunisie/">Beït al-Hikma écarte Tahar Bekri et Moncef Ghachem de «la» poésie francophone de Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Académie tunisienne des sciences, des lettres, et des arts (Beït al-Hikma) vient d’annoncer l’organisation le 15 avril 2026 d’un colloque portant sur «La poésie francophone de Tunisie». Mais dans l’aréopage poétique qui illustre selon les organisateurs «la» poésie francophone de Tunisie, sont exclus nos deux grands poètes Tahar Bekri et Moncef Ghachem. Un choix difficile à justifier et encore moins à défendre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zine Elabidine Hamda *</strong></p>



<span id="more-18568896"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Zinelabidine-Hamda.jpg" alt="" class="wp-image-18568918" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Zinelabidine-Hamda.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Zinelabidine-Hamda-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Zinelabidine-Hamda-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le programme proposé au public porte, en effet, sur les œuvres des poètes tunisiens Mohamed Jamoussi, Salah Garmadi, Amina Saïd, Abdelaziz Kacem, du franco-hongrois Lorand Gaspar, résident en Tunisie entre 1970 et 1995 et mort à Paris en 2019, du&nbsp;poète italien, né en Tunisie, Mario Scalesi, mort en 1922 à Palerme et auteur d’un seul recueil, <em>‘‘Les poèmes d’un Maudit’’</em> publié à titre posthume, et des membres de l’Académie Hichem Ben Ammar, Kamel Gaha et Samir Marzouki, les deux derniers étant modérateurs du colloque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Académie reste certes dans son rôle quand elle sélectionne les plumes qu’elle juge pertinentes pour ses colloques. Elle peut ignorer des voix montantes comme celles de Fatima Maouia et Mokhtar El Amraoui. Mais écarter Bekri et Ghachem relève, à mon sens, de l’incompréhensible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que ne faut-il pas pour être invisibilisé&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Faut-il rappeler à nos éminents académiciens que Moncef Ghachem est un des pionniers de la poésie tunisienne en langue française&nbsp;? Ses recueils de poésie qui chantent, qui crient plutôt, la mer de Mahdia, sa ville natale, la terre tunisienne, ses lieux sublimes, ses paysages et ses hommes, ses affres et sa résilience, sont traduits dans plusieurs langues. Il est détenteur du&nbsp;Prix Albert-Camus (1994), lauréat de la mention spéciale du Prix international de poésie de langue française Léopold Sédar Senghor pour l&rsquo;ensemble de son œuvre<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moncef_Ghachem#cite_note-5"></a>(2006). Il a été fait Chevalier de l&rsquo;Ordre des palmes académiques françaises en&nbsp;1993&nbsp;et est détenteur du Cordon culturel du&nbsp;président de la République tunisienne (1994). Que ne faut-il pas pour être invisibilisé&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Voix libres de tous les combats</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tahar Bekri, quant à lui, continue de briller de mille feux. Il vient de sortir deux nouvelles œuvres,<em> ‘‘Je te revois, père’’ </em>(Bruxelles, Asmodée Edern,&nbsp;2026), livre autobiographique en prose poétique et une anthologie de <em>‘‘Poètes tunisiens&nbsp;: textes choisis, traduits de l’arabe’’ </em>(Tunis, Nehed). Après une thèse sur l’Algérien Malek Haddad, il traduit Abul Kacem Chebbi et Mahmoud Darwish. Du lieu de son exil forcé par le régime despotique de Bourguiba, après une courte incarcération injuste, il n’a cessé de chanter dans ses recueils de poésie la Tunisie, sa terre natale, ses maux et ses espérances. Sa voix libre a été de tous les combats pour les libertés en Tunisie, pour l’indépendance de la Palestine, pour les causes d’émancipation des Africains et des Sud-Américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son œuvre prolifique, dans les deux langues française et arabe, est éditée en Tunisie, en France, en Belgique et au Canada. Elle est traduite en plusieurs langues en Allemagne, en Russie, en Turquie, en Italie, au Portugal, en Espagne, en Islande, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Elle fait l’objet de colloques, de recherches académiques en Tunisie, en France, en Italie, au Canada, au Danemark.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, la Faculté des lettres et sciences humaines de Sfax, qui figure bien dans le paysage académique tunisien, lui a consacré, les 2 et 3 mars 2017, un colloque international sous le titre «<em>Géopolitique de l’œuvre de Tahar Bekri»</em>, dont Kapitalis a rendu compte dans son édition du 25 février de la même année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tahar Bekri figure dans l’anthologie<em> ‘‘French Poetry: The Yale Anthology of Twentieth-Century’’</em>, New Haven, Yale University Press,&nbsp;2004. Membre de l&rsquo;Union des écrivains tunisiens, détenteur de l’ordre du Mérite culturel de la République tunisienne (1993), Tahar Bekri est récompensé du Prix international de littérature francophone&nbsp;Benjamin Fondane (2018). Il est le seul poète tunisien à être consacré en 2019 par l’Académie française qui lui décerne le&nbsp;prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises. En 2022, il devient membre de la plus ancienne académie de poésie en France (fondée en 1323), l’Académie des Jeux floraux<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tahar_Bekri#cite_note-17"></a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux parcours étincelants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Académie Beït al-Hikma ignore-t-elle ces deux parcours étincelants qui honorent la Tunisie et les Tunisiens dans le monde par leur modestie et la grandeur de leurs écrits&nbsp;? J’en doute fort connaissant les membres du Département des Lettres de Beït al-Hikma. Il est vrai que la sagesse de cette auguste institution s’intéresse davantage, depuis quelque temps, au questionnement du Code du statut personnel et de la promotion des finances islamiques qu’aux questions lancinantes relatives à la liberté et à la justice que soulèvent les plumes tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces mots rendent hommage à nos deux poètes illustres invisibilisés. C’est aussi à cela que sert la liberté d’expression.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Journaliste et écrivain.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Mise au point de Samir Marzouki</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je serais reconnaissant à la rédaction de <em>Kapitalis</em> de publier la mise au point suivante relativement à l’article de M. Hamda concernant le colloque sur la poésie francophone de Tunisie qu’organise le groupe de recherche sur la littérature tunisienne de langue française dépendant du département de Lettres de Beit al-Hikma le 15 avril 2026 et ce dans le but d’éclairer vos lecteurs et d’éviter une polémique stérile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord l’allégation selon laquelle les organisateurs de ce colloque auraient écarté les poètes Moncef Ghachem et Tahar Bekri est totalement fausse car Moncef Ghachem est au centre de la communication de Farah Zaiem dont le titre, qui mentionne la mer et les poissons, est une référence explicite au poète de Mahdia pour qui est familier de cette œuvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, Tahar Bekri lui-même prendra la parole au cours d’un second colloque du même groupe de recherche, toujours à Beit al-Hikma, une semaine après ce premier colloque, les 22 et 23 avril, et ce pour parler de son œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut enfin préciser ce qui suit pour éviter les confusions et les accusations à l’emporte-pièce contre l’Académie et les académiciens qui, dans leur spécialité, ont pour le moins déjà fait leurs preuves sur tous les plans, y compris déontologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le colloque est organisé par un sous-groupe de recherche que je coordonne et qui est consacré à la poésie francophone de Tunisie, ce sous-groupe est une émanation du groupe de recherche coordonné par le Professeur Kamel Gaha et consacré, lui à la littérature francophone de Tunisie. Le projet du sous-groupe travaillant sur la poésie francophone de Tunisie est un projet de longue haleine visant à documenter cette poésie et prévoyant plusieurs colloques et tables-rondes pour atteindre cet objectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le colloque du 15 avril est le premier de cette série de travaux scientifiques. Son programme a été élaboré à partir de propositions de communications conçues par les communicants à partir d’un argumentaire expliquant l’ensemble de la démarche et ses diverses étapes sans indication, sauf à titre d’exemple, Tahar Bekri et Moncef Gachem figurant du reste parmi ces rares exemples, des poètes dont il conviendrait de traiter l’œuvre et sans mentionner aucune priorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel à communications était adressé aux membres du groupe de recherche mais aussi à d’autres universitaires ayant travaillé sur la poésie francophone de Tunisie. Le premier colloque, qui doit durer un seul jour, ne pouvait ambitionner de présenter un panorama exhaustif de la poésie francophone de Tunisie. Il se contente d’entamer, à partir de quelques exemples, une recension prévue dès le départ comme plus ambitieuse. Mohamed Aziza, Chams Nadir, par exemple, est un des plus grands poètes francophones de notre pays. Or, l’étude de son œuvre riche et complexe, n’a pas tenté, pour ce premier colloque, un des chercheurs pressentis mais cela ne signifie nullement que l’œuvre de ce grand protagoniste de notre histoire littéraire ne sera pas abordée dans les prochains travaux de notre groupe de recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Précisons que le groupe de recherche n’est pas constitué que d’académiciens et que l’appel à communications a été également adressé à des universitaires qui ne faisaient pas partie de ce groupe de recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’existence, dans le programme, de deux poètes qui n’avaient pas de passeport tunisien, je me contenterais de dire que le colloque est intitulé <em>«Poésie francophone de Tunisie»</em> et non <em>«Poésie tunisienne de langue française»</em>, ce qui ne signifie pas la même chose. Laurent Gaspar, bien que <em>«franco-hongrois»</em>, a passé la moitié de sa vie en Tunisie et son rapport à notre pays pourrait être envié par bien des Tunisiens. De plus, comme la communication de notre colloque qui lui sera consacrée le montre, l’inspiration tunisienne irrigue son œuvre. Scalési, quant à lui, bien que maltais, a vécu et publié en Tunisie, deux recueils du reste et pas un seul, et son œuvre, comme celle de Mohamed Jamoussi, illustre une période où la poésie francophone de notre pays ne se détachait pas suffisamment de l’influence de la poésie française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un mot sur des insinuations que comprend l’article auquel je réponds ici. Oui, Kamel Gaha, Samir Marzouki et Hichem Ben Ammar sont académiciens mais aucun d’entre eux n’a besoin de l’Académie pour promouvoir son œuvre. Kamel Gaha a publié deux recueils francophones remarqués. Samir Marzouki en a aussi publié deux et il en a un troisième sous presse tandis que Hichem Ben Ammar, qui fait partie d’un autre département que celui qui organise le colloque et qui n’est peut-être même pas au courant que ce colloque parlera de son œuvre, en a publié plusieurs. Il se trouve que, parmi les propositions qui ont remonté des contributeurs au colloque et qui n’avaient, je me permets de le répéter, aucune consigne relative aux poètes à traiter ni aucun listing de priorité, leurs trois œuvres poétiques ont été mentionnées, tout simplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre pays, nous manquons de travaux relatifs à notre patrimoine littéraire. Combien de colloques se sont intéressés au sujet de la poésie francophone de Tunisie&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, quand des universitaires sérieux et une institution prestigieuse comme l’Académie s’y intéressent, peut-être qu’il convient d’abord d’assister aux travaux auxquels ce colloque annoncé doit donner lieu avant de stigmatiser ses organisateurs pour des oublis qui n’en sont pas.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/beit-al-hikma-ecarte-tahar-bekri-et-moncef-ghachem-de-la-poesie-francophone-de-tunisie/">Beït al-Hikma écarte Tahar Bekri et Moncef Ghachem de «la» poésie francophone de Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tahar Bekri &#124; De l’errance et la sérénité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 06:10:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Appollinaire]]></category>
		<category><![CDATA[Gabès]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Machta]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ‘‘Le battement des années’, Tahar Bekri invite le lecteur à une déambulation à travers un Paris transformé par l’imagination du poète. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/">Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D’un bout à l’autre du dernier recueil de Tahar Bekri, ‘‘Le battement des années’’, le lecteur est invité à suivre, pas à pas, une sorte de déambulation à travers un Paris transformé par l’imagination créatrice du poète en un lieu correspondant parfaitement à son état d’âme. Cette promenade est loin d’être celle d’un touriste à la recherche du pittoresque. Les lieux parisiens sont plutôt transfigurés par le regard d’un poète en quête du plus profond de lui-même, dans un espace intime, dans lequel il fut contraint de passer une grande partie de sa vie, d’une part et d’autre, ces mêmes lieux renferment tant de mystère, ne cessent de l’interpeller. </em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moncef Machta *</strong></p>



<span id="more-18542339"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta.jpg" alt="" class="wp-image-16264519" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Moncef-Machta-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit donc d’une poésie de l’errance qui rappelle cet accent lyrique dans le vers de Guillaume Apollinaire, extrait de<em> ‘‘La chanson du mal-aimé’’</em>&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’erre à travers mon beau Paris sans avoir le cœur d’y mourir».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette errance semble n’avoir aucune motivation particulière, à part celle mobilisée par l’état d’âme du poète qui éprouve un profond sentiment de mal-être, d’être, en quelque sorte, dans l’entrave, dans l’impossibilité de prendre son élan, de revenir sur les mêmes lieux, les mêmes rues, les mêmes monuments&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«D’une rue à l’autre</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;L’errance jamais souveraine&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous découvrions les mêmes lieux</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les mêmes devantures les mêmes portes&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous déambulions».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poète est comme empêché dans son mouvement, se compare aux péniches qui longent la Seine, fixées au bord, enchainées à l’anc<em>re&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les péniches qui vont et viennent</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les cordes qui nous enchainent à l’ancre&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lieux de la déambulation sont nommés, les uns après les autres, tantôt ils ont une consonance particulière&nbsp;; <em>«Rue Gît-le-Cœur&nbsp;», «Rue Saint-André des arts»</em>, tantôt, ils font référence à des artistes, comme Picasso et son atelier. Les lieux se réfèrent aussi à l’Histoire, au nom ancien de la capitale&nbsp;: <em>«A Lutèce»</em>. Le passé surgit du fin fond de l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres lieux se référent à des personnages historiques&nbsp;; comme Voltaire, Bonaparte ou à des poètes comme Apollinaire, Victor Hugo, Verlaine ou Baudelaire, Sartre et Simone de Beauvoir, Rimbaud, le poète aux semelles de vent. A travers cette errance, le poète met ses pas dans les leurs, va sur leur trace dans les lieux qu’ils avaient fréquentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au hasard de la déambulation, il va à la rencontrer du marchand de châles de Russie, et c’est l’occasion de s’évader vers les terres lointaines, les paysages du Nord, cela, à la simple vue d’objets sur les étals :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Poils de chèvres cachemire de laine</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Petrouchka chapka gants</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et peaux de rennes &nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>D’étal en étal</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nous abolissions les frontières»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette écriture représente les différents visages du poète. Le poème se veut à la fois, une traversée dans le besoin de rejoindre l’autre et dans le même temps, un pont qui permet de rejoindre l’autre rive. Le poète est, de ce fait, tantôt celui qui agit, tantôt, celui qui regarde agir. Il est aussi bien celui qui se laisse porter par les flots, que celui qui tient le gouvernail. Il est celui qui se définit par son caractère aérien qui lui permet de maintenir la tête hors de l’eau que celui qui renonce à poursuivre sa route, de peur d’être englouti par les flots.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La peur de ne plus se retrouver</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A travers cette errance, le poète nous révèle la crainte de perdre ses repères jusqu’à ne plus se reconnaître, ni reconnaître le monde qui l’entoure. C’est la peur de ne plus être en mesure de reconnaître les choses les plus familières. Cette difficulté se traduit par la récurrence de tous les termes en rapport à une certaine difficulté à retrouver les repères, voire, les nommer&nbsp;: <em>«nommer les arbres sans les reconnaître»</em>.&nbsp;Récurrence des termes en rapport à la mémoire et à l’amnésie&nbsp;: <em>«Marcher sur l’oubli»</em>, titre d’un autre recueil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se produit ainsi une véritable course éperdue à la recherche du mot juste, à même de traduire, de définir avec exactitude les sensations qu’il éprouve. D’où cet inventaire de mots qui expriment ce dont on est incapable d’exprimer&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Mots qui tombent</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comme des pétales dans la rue»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La quête d’un paradis perdu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le poète se rend compte qu’en définitive, tous les mots qu’il recherche ne font que converger vers ce qui est susceptible de fonder son être, à savoir, le pays natal. Et là, ce sont les retrouvailles heureuses avec Gabès, la ville qui l’a fait naître. Evocation de son enfance et des palmiers de son grand-père&nbsp;: <em>«Je te retrouve»</em>. Un îlot, un havre, un espace de quiétude, plein de sensations susceptibles de mobiliser tous ses sens. Chaleur et lumière du couchant, paix, silence, frémissement des arbres, odeur de henné. De là, des envolées lyriques&nbsp;s’adressant aux éléments comme s’ils étaient des êtres vivants :&nbsp;<em>«De quelle mélancolie es-tu faite, terre&nbsp;?», «Je reviens te voir, jardin».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désir de retrouvaille avec le pays natal est associé à la douleur ressentie devant les atteintes portées par l’homme à la nature. Il semble trembler devant les dégâts subis par la palmeraie, dus à la pollution causée par l’industrie chimique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’évocation, d’une part, de moments de bonheur marqués par <em>«l’allégresse juvénile»</em> et d’autre, de moments plus douloureux marqués par la maladie de la mère&nbsp;: <em>«Mère souffrante et douleur retenue»</em>. Il y a comme une jonction dans la douleur, la souffrance&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Voici la mer qui vomit ses algues</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tant de sables alourdis d’huile gluante»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il souhaite, par contre, c’est de retrouver sa terre natale par les étés brûlants, la mer&nbsp;<em>«sans algues gluantes, sans soufre, sans fumées»</em> noires ou jaunes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le battement des années</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, toute cette quête se trouve constamment travaillée par le rythme des années qui passent, dont les résonances se font au plus profond de soi. Les <em>«battements des années»</em> sont associés au rythme du cœur, <em>«vibrant de mille mélancolies»</em>, où la liberté est toujours présente. Ils rappellent les battements d’ailes d’un oiseau, à la recherche d’un envol qui déploie une grande sérénité, une ouverture sur le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recueil est une poésie qui invite à la contemplation, qui résiste au fracas du monde, appelle à la dimension solaire, empreinte de clarté, laissant de côté ce qui a trait au brouillard et à la confusion. C’est une poésie où la mélancolie et l’écriture de l’exil opposent à la tourmente, un besoin de paix verlainienne, qui n’est pas loin de rappeler ses vers&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le ciel est par-dessus le toit</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Si bleu si calme»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/tahar-bekri-de-lerrance-et-la-serenite/">Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tahar Bekri parraine le Printemps des poètes à Sète</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/tahar-bekri-parraine-le-printemps-des-poetes-a-sete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 08:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Printemps des poètes]]></category>
		<category><![CDATA[Sète]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’écrivain et poète franco-tunisien Tahar Bekri parraine le Printemps des poètes, qui se tient du 10 au 14 mars 2026 à Sète.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/tahar-bekri-parraine-le-printemps-des-poetes-a-sete/">Tahar Bekri parraine le Printemps des poètes à Sète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Printemps des poètes, qui se tient du 10 au 14 mars 2026 à Sète,  ville portuaire du sud-est de la France, célèbre la Méditerranée avec sa création ‘‘Éloge’’. Cette session est parrainée par<strong><em> l’écrivain et poète franco-tunisien Tahar Bekri.  </em></strong></em></strong></p>



<span id="more-18454640"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La compagnie Mot pour mot, qui organise l’événement, propose une odyssée artistique mêlant théâtre, musique et poésie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La compagnie ira à la rencontre du jeune public<em> «pour l’amener à se réapproprier le terrain de la pensée»,</em> du 10 au 13 mars, au sein des établissements scolaires.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/tahar-bekri-parraine-le-printemps-des-poetes-a-sete/">Tahar Bekri parraine le Printemps des poètes à Sète</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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