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	<title>Archives des Tahar Ben Ammar - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Tahar Ben Ammar - Kapitalis</title>
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		<title>Colloque à l’ISHTC &#124; Il y a 70 ans, la Tunisie devient indépendante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:56:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Université de Manouba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Compte-rendu du colloque organisé par l'ISHC à l'occasion du 70e anniversaire de l'indépendance de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/colloque-a-lishc-il-y-a-70-ans-la-tunisie-devient-independante/">Colloque à l’ISHTC | Il y a 70 ans, la Tunisie devient indépendante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>À l’occasion du 70<sup>e</sup> anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC &#8211; Université de Manouba) a tenu un colloque à Yasmine Hammamet sur le thème «Indépendance, luttes, négociations et quête de souveraineté », les 26, 27 et 28 mars 2026, à Yasmine Hammamet. Compte-rendu des débats…</em></strong></p>



<p><strong>Adel Ben Youssef&nbsp;</strong>*</p>



<span id="more-18536485"></span>



<p>Le comité scientifique de l’ISHTC, composé des professeurs Fayçal Chérif, Ali Aït Mihoub et Bilel Saoudi a souhaité replacer la notion d’indépendance <em>«dans un cadre plus nuancé, en prenant en considération les contraintes objectives qui ont jalonné son cheminement»</em>.</p>



<p>Par une approche comparatiste, le colloque visait une réflexion approfondie sur les dimensions politiques, militantes et militaires de la lutte pour l’indépendance, et cherchait à déterminer dans quelle mesure cet événement a réellement abouti à une souveraineté pleine et entière.</p>



<p>L’ouverture a réuni, autour du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaid, le recteur de l’Université de Manouba, Pr. Ameur Chérif, la gouverneure de Nabeul, Hana Chouchani.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aboutissement des sacrifices des aïeux</h2>



<p>Le directeur de l’ISHTC, Pr. Khaled Abid, a replacé l’indépendance dans son contexte historique local et international, passant en revue les réalisations de l’État national à l’aube de l’indépendance, notamment en matière d’enseignement et de recherche scientifique. Il a salué le parrainage présidentiel de la manifestation et rappelé les activités de l’ISHTC : colloques, publications et acquisitions d’archives… Il a dénoncé certaines dérives post-14 janvier 2011 qui ont tenté de transformer cette institution de recherche, qui s’apprête à fêter sa cinquantième année dans trois ans, le Programme national de recherche scientifique (lancé en octobre 1979), en simple établissement d’enseignement supérieur, affirmant que <em>«l’ISHTC restera pour toujours le garant de l’histoire et de la mémoire tunisiennes»</em>. </p>



<p>Le ministre Belaid a souligné la symbolique de la fête de l’indépendance et les étapes de la lutte nationale contre le colonialisme français. Il a rappelé que le 20 mars 1956 incarne l’aboutissement des sacrifices de nos aïeux et a insisté sur les priorités de l’État indépendant : enseignement, santé et modernisation, en particulier pour la femme. </p>



<p>Le recteur de l&rsquo;Université de  Manouba, Pr. Ameur Cherif, a annoncé l’acquisition par le MESRS d’un grand scanner pour microfilms, qui sera mis à disposition des chercheurs et étudiants de l’ISHTC. Il a aussi rappelé la place de l’ISHTC dans les sciences humaines et sociales en Tunisie et l’engagement de l’université pour le rapatriement et la conservation des archives tunisiennes conservées en France, ainsi que pour le rayonnement national et international de l’institution. </p>



<p>La clôture du colloque s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, qui a souligné l’attention portée à l’histoire nationale, rappelant que la création du ministère de la Culture en 1961 fut un pari du gouvernement de l’indépendance, et a souligné que la culture est un pilier de développement durable, offrant des réponses créatives aux défis contemporains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le réalisme de Bourguiba a prévalu</h2>



<p>La conférence d’ouverture, donnée par l’ancien directeur de l’Institut supérieur du mouvement national (ISMN) et spécialiste en histoire contemporaine, Pr. Noureddine Dougui, a porté sur <em>«L’indépendance de la Tunisie : une genèse difficile»</em>. Le conférencier a retracé les étapes du mouvement national depuis l’occupation du territoire le 24 avril 1881, jusqu’au déclenchement de la lutte armée après le congrès du Néo-Destour le 18 janvier 1952 à Sidi Mahrez, après l’échec des négociations franco‑tunisiennes suite à la note du 15 décembre 1951.</p>



<p>Avec l’escalade de la résistance armée, la France a fini par proposer l’autonomie interne : le 31 juillet 1954, Pierre Mendès-France prononce son discours à Carthage, ouvrant la voie à un accord avec le Néo-Destour et Habib Bourguiba autorisé de rentrer en Tunisie le 1<sup>er</sup> juin 1955 ; les conventions du1<sup>er</sup> et du 3 juin 1955, signées par Edgar Faure et Tahar Ben Ammar, instituent l’autonomie interne.</p>



<p>Les négociations pour l’indépendance totale butaient sur le veto des milieux coloniaux <em>«Les Prépondérants»</em>, mais grâce au réalisme de Bourguiba, la Tunisie obtient finalement son autonomie totale et le protocole du 20 mars 1956 est signé au Quai d’Orsay par le ministre français des Affaires étrangères Christian Pineau et le Premier ministre tunisien Tahar Ben Ammar, dix‑huit jours après la fin du protectorat français au Maroc. Ces reconnaissances s’inscrivent aussi dans le contexte de la volonté française de préserver l’Algérie sous sa domination après le déclenchement de la guerre de libération le 1<sup>er</sup> &nbsp;&nbsp;novembre 1954.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18536494" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/ISHC-Colloque-independance.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p>Les sept séances scientifiques ont accueilli 30 communications présentées par des spécialistes venus de 11 pays : Tunisie, France, Espagne, Italie, Grande‑Bretagne, Algérie, Maroc, Libye, Égypte, Liban et Palestine. Côté tunisien, les universités de la Manouba, de Tunis I, d’El Manar, de Sousse et de Jendouba étaient représentées.</p>



<p>Parmi les intervenants français figuraient Pr. Pierre Vermeren, ami de longue date de la Tunisie et du Maroc, Anne Clair Bonneville et Alya Aghlan (de Paris I Panthéon‑Sorbonne). L’Université de Castille‑La Mancha (Espagne) était représentée par Pr. Miguel Hernando de Larramendi et l’Université de Pérouse (Italie) par Pr. Laura Morreale.</p>



<p>Les collègues du Liban et de Palestine n’ont pas pu se rendre en Tunisie en raison du conflit militaire au Moyen‑Orient. Néanmoins, le directeur de l’ISHTC a maintenu leurs noms sur l’affiche officielle et demandé à des collègues de lire les résumés de leurs communications. </p>



<p>Les intervenants mêlaient historiens, chercheurs confirmés et deux enseignants en sociologie, audiovisuel, anthropologie, presse…. Parmi eux, le jeune chercheur et diplomate Youssef Tlili (petit‑ fils du leader national Ahmed Tlili) qui a présenté un entretien inédit de 75 pages réalisé par l’écrivain et journaliste pakistanais Ahmad Ikbel avec son grand- père lors de son séjour aux États‑Unis en 1951. Cet entretien sera publié par l’ISHTC, a indiqué son directeur. </p>



<p>Les débats qui ont suivi les communications ont été intenses et de haut niveau, abordant toutes les questions sans réserve.</p>



<p>En somme, le colloque international de l’ISHTC constitue une réussite sur tous les plans et marque un tournant important dans la recherche sur l’indépendance de la Tunisie.</p>



<p><em>* Université de Sousse.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/29/colloque-a-lishc-il-y-a-70-ans-la-tunisie-devient-independante/">Colloque à l’ISHTC | Il y a 70 ans, la Tunisie devient indépendante</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Hommage &#124; Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/hommage-mongi-slim-grand-diplomate-et-fin-negociateur/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 10:07:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mongi Slim était un diplomate tunisien de calibre international, dont le nom est resté gravé dans les annales de notre diplomatie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/20/hommage-mongi-slim-grand-diplomate-et-fin-negociateur/">Hommage | Mongi Slim, grand diplomate et fin négociateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Feu Mongi Slim était un des rares diplomates tunisiens de calibre international, dont le nom est resté gravé en lettre d’or dans les annales de la diplomatie tunisienne et lié étroitement à son histoire, une diplomatie sage, mais efficace, qui a fait d’un petit pays, comme la Tunisie, un pays hautement respecté et attentivement écoutée et de sa capitale, Tunis, une ville incontournable, lorsqu’il s’agit des questions qui intéressent, de près ou loin, le monde arabe, africain, musulman et méditerranéen et que ses analyses pertinentes étaient hautement appréciées.</em></strong></p>



<p><strong>Kamel Ayari</strong></p>



<span id="more-17949890"></span>



<p>Mongi Slim était un militant authentique pour l’indépendance de la Tunisie, comme ministre de l’Intérieur, déjà, dans le gouvernement Tahar Ben Ammar sous le Bey, en 1956, avant d’embrasser, au lendemain de l&rsquo;indépendance, une carrière diplomatique fort réussie et reconnue par tout un chacun.</p>



<p>En effet, eu égard à ses grandes qualités d’habile négociateur et de fin tacticien, Bourguiba lui confia, en toute assurance, le poste, fort convoité, d’ambassadeur à Washington <em>(photo : avec le président John F. Kennedy)</em> et en même temps représentant permanent de la Tunisie aux Nations Unies à New York, et également encore, chose rarissime, ambassadeur à Ottawa, au Canada : trois importantes et délicates missions, dont il s’acquittait à merveille, d&rsquo;ailleurs, notamment du côté de l’Onu, où il a réussi, par son sérieux et son savoir-faire, à gravir les échelons jusqu’à être élu président de son Assemblée générale, (Bouteflika a occupé lui aussi ce poste, mais bien après), cette qualité très importante lui permettant de contribuer, avec d’autres, bien sûr, à l’indépendance de certains pays africains et lui a procuré beaucoup d’estime et de considération de la part de la majorité des pays membres de l’époque.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="300" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Mongi-Slim-Time-2.jpg" alt="" class="wp-image-17949937"/></figure>
</div>


<p>A cette époque, Mongi Slim faisait la fierté des pays africains et arabes, entre-autres, qui constituaient la majorité au sein de cette haute instance internationale, qui s’activait inlassablement pour apaiser les tensions frappant certaines régions dans le monde et essayait d’instaurer l’ordre et le calme, là où ils sont indispensables.</p>



<p>Dag Hammarskjold, le secrétaire général de l’Onu d’alors, qui était en mission en Afrique, en vue de mettre terme au conflit qui déchirait les deux Congo (Kinshasa et Brazzaville), mourut dans son hélicoptère abattu en plein vol par des parties qui cherchaient à saboter ses efforts et saper la réconciliation entre les deux pays frères. Celui qui devait le remplacer normalement, c’était donc, Mongi Slim, selon tous les sondages et les observateurs internationaux qui s’accordaient à le qualifier de <em>«grand favori»</em>, et le plaçaient, de loin, devant un certain U Thant, un Asiatique (Birman plus précisément) pour lui succéder.</p>



<p>Il suffisait, alors, seulement, comme stipule le règlement en vigueur, que le gouvernement tunisien déposât le dossier de sa candidature et tour était joué et Mongi Slim serait certainement élu secrétaire général avec une majorité écrasante, mais comme Habib Bourguiba n’aimait pas que quelqu’un d’autre que lui soit connu sur la scène internationale, en décida autrement, en le rappelant à Tunis, en 1962, et en lui confiant le portefeuille des Affaires étrangères, permettant ainsi, à cet inconnu U Thant de devenir le nouveau secrétaire Général des Nations Unies. Dommage, c’était pourtant à portée de main. Quel gâchis ! &nbsp;</p>



<p>Mongi Slim sera nommé par la suite représentant personnel du&nbsp;président&nbsp;Habib Bourguiba, avec rang de ministre, en 1964&nbsp;puis ministre de la Justice en 1966. Il meurt le&nbsp;23 octobre&nbsp;1969 et est inhumé au carré des martyrs du&nbsp;cimetière du Djellaz.</p>



<p><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=25714862881451826&amp;id=100000643986788&amp;post_id=100000643986788_25714862881451826&amp;rdid=r9TOB4JZux2yOWx3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l’auteur.</a></p>
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		<item>
		<title>Il y a 50 ans mourait Mahmoud El Materi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2022 06:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chemins d'El Materi et Bourquiba s'étaient souvent croisés, et plus souvent encore décroisés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/13/il-y-a-50-ans-mourait-mahmoud-el-materi/">Il y a 50 ans mourait Mahmoud El Materi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Décédé le 13 décembre 1972, voilà exactement cinquante ans, Dr Mahmoud El Materi était l&rsquo;un des leaders du mouvement national tunisien. Il n’est pas assez connu des nouvelles générations, qui gagneraient à mieux méditer le parcours exemplaire de cet homme d’exception.</em></strong> (Illustration: les chemins d&rsquo;El Materi et Bourquiba s&rsquo;étaient souvent croisés, et plus souvent encore décroisés). </p>



<span id="more-5654702"></span>



<p>Né fin décembre 1897, à Tunis, Dr El Materi fut l’un des fondateurs, avec Habib Bourguiba, du Néo-Destour, et le premier président de ce parti nationaliste qui réussit, au terme d’un long combat, à obtenir, en 1956, l’indépendance de la Tunisie et à contribuer à la construction de l’Etat tunisien moderne.</p>



<p>Au lendemain de l’indépendance, Dr El Materi fût marginalisé et son combat passé sous silence pendant des décennies par les historiographes attitrés de Bourguiba. Mais il n’a pas tardé à être réhabilité par les historiens du mouvement national et son grand apport à la libération de la nation enfin reconnu et documenté.</p>



<p>Ayant perdu sa mère et son père alors qu’il était enfant en bas âge, Mahmoud El Materi a fait des études brillantes au collège Sadiki à Tunis puis en France où il obtint sa licence en sciences, puis son doctorat en médecine avec mention très honorable le 6 juillet 1926. Il est le troisième médecin tunisien musulman à être diplômé de la faculté de médecine de Paris et le onzième formé dans une faculté européenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pondéré El Materi et le bouillonnant Bourguiba</h2>



<p>Durant son séjour à Dijon, Mahmoud El Materi écrit des articles politiques dans plusieurs journaux de l’époque. À Paris, il est d&rsquo;abord membre du Parti communiste français, qu’il quitte rapidement pour le Parti socialiste français, et milite pour la Ligue des droits de l’homme et l’Étoile nord-africaine dont il est un membre fondateur. Il collabore alors à plusieurs journaux et, en 1924, il retrouve un vieil ami du collège Sadiki, Bourguiba. Ils entament ensemble une carrière militante au sein des associations étudiantes réunissant des Tunisiens à Paris.</p>



<p>À l’âge de 28 ans, en novembre 1926, il rentre définitivement à Tunis et est rejoint par Bourguiba. Ils fondent ensemble, en 1932, le journal nationaliste <em>L’Action tunisienne</em>. Puis rejoignent les rangs du Destour avant d’en démissionner en septembre 1933 et de créer, le 2 mars 1934, le Néo-Destour dont El Materi est élu président.</p>



<p>Suit ensuite un long combat politique entamé par deux ans d’exil à Bordj le Bœuf, dans le sud tunisien, et des tournées aux quatre coins du pays. Réputé pour sa modération et sa probité morale, El Materi ne tarde pas à avoir des désaccords avec le bouillonnant Bourguiba. Il démissionne de la présidence du parti, mais poursuit le combat pour l’indépendance.</p>



<p>Proche de Moncef Bey, dont il était le médecin particulier, il est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement nationaliste de M’hamed Chenik en 1943, gouvernement qui tombe après la destitution et l’exil de Moncef Bey. Il fait toutefois partie du second gouvernement Chenik comme ministre de l’Intérieur en 1950 chargé de négocier avec la France les accords préalables pour l’autonomie interne.</p>



<p>Après une seconde déportation au sud du pays, avec les autres leaders nationalistes dont Bourguiba, Dr El Materi poursuit son action aux côtés de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/tahar-ben-ammar-une-biographie-subjective/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tahar Ben Ammar</a>, chargé poursuivre les négociations entamées par le gouvernement Chenik et qui mènent vers l’autonomie interne puis l’indépendance. </p>



<p>Nommé ministre de la Santé publique dans le premier gouvernement formé par Bourguiba le 15 avril 1956, non pas en tant que membre du Néo-Destour mais comme indépendant, El Materi ne tarde pas à avoir de nouveaux désaccords avec ce dernier et démissionne de son poste. Resté député, il marque nettement son opposition à Bourguiba lors de débats ou de votes à l’Assemblée nationale et essuie des attaques personnelles de son compagnon de combat devenu entre-temps un autocrate attitré.</p>



<p>Dr El Materi prend alors sa retraite politique tout en se consacrant à la médecine comme premier président de l’Ordre des médecins de Tunisie et comme pionnier de l’organisation du secteur de la santé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong> (avec Wikipedia).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xhDG0XV9LV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/">Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/embed/#?secret=q3jod527qu#?secret=xhDG0XV9LV" data-secret="xhDG0XV9LV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/13/il-y-a-50-ans-mourait-mahmoud-el-materi/">Il y a 50 ans mourait Mahmoud El Materi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Nov 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le destin d'un homme, Tahar Ben Ammar, l'un des principaux architectes de l'indépendance de la Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/">Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 1969, après le désastre des coopératives, Habib Bourguiba en larmes trouva utile de tirer Tahar Ben Ammar de sa retraite pour le décorer. Geste bien tardif, quand on sait l’humiliation que le Combattant suprême fit subir au Combattant subtil, dont l’unique tort fut, aux yeux de son rival, d’avoir signé l’accord de l’indépendance, le 20 mars 1956, à Paris.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-5063360"></span>



<p>Si Tahar Ben Ammar (1889-1985) n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer. Président de la Chambre d’Agriculture, du groupe tunisien au sein du Grand Conseil, membre du Conseil consultatif pour l&rsquo;Afrique du Nord, président du Front National, ami du Prince Fayçal d’Arabie, de l’Agha Khan, Edgar Faure, François Mitterrand, Richard Nixon, le Sultan Mohamed V du Maroc au bénéfice de qui&nbsp;il intercéda&nbsp;afin d’en obtenir le retour d’exil, ses références et son carnet d’adresses ont de quoi impressionner. Il avait ce don rare de susciter des amitiés, et de les conserver.</p>



<p>Architecte de l’autonomie interne puis de l&rsquo;indépendance de la Tunisie, c’est lui qui en tant que chef du gouvernement de la régence avait conduit des négociations dures sans concessions avec la partie française, avec en toile de fond l’hostilité du lobby colonial français, la rivalité entre Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef, et les manœuvres du palais beylical et de la résidence générale française.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le porte-parole de la Tunisie en France</h2>



<p>Tahar Ben Ammar, dès 1921, avait été le porte-parole de la Tunisie en France en faveur d’une Constitution ouvrant la voie vers la reconnaissance ultérieure de la souveraineté nationale en accord avec&nbsp;la déclaration du président américaine&nbsp;Wilson.</p>



<p>Il avait été en 1920 l’un des membres fondateurs du Parti libéral constitutionnel (Destour) présidé par Abdelaziz Thaalbi et s’en était retiré pour garder sa marge de manœuvre. D’une manière générale, et lors du cheminement vers l’indépendance, il avait été en symbiose avec Habib Bourguiba.</p>



<p>L’auteur du livre laisse penser que son père jouissait d’une large marge de manœuvre, sinon d’une liberté totale, et qu’en général, il informait plus qu’il ne consultait le président du parti Néo-Destour, qui quoique souvent en détention ou en résidence surveillée, détenait la réalité du pouvoir au sein du mouvement national tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7nHAp8yyOl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/">Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ahmed Rahmouni, le conjuré rescapé des tréfonds de la mémoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/09/ahmed-rahmouni-le-conjure-rescape-des-trefonds-de-la-memoire/embed/#?secret=pWRlU8WbHB#?secret=7nHAp8yyOl" data-secret="7nHAp8yyOl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi contre Salah Ben Youssef, Tahar Ben Ammar, adepte de la réalisation des objectifs par étapes, se situa toujours fort logiquement dans le camp de Habib Bourguiba et il se prêta même à la manœuvre (c’en était bien une!) qui poussa le secrétaire général du Néo-Destour déchu à s’enfuir en Libye en janvier 1956. Cela mit fin à la guerre civile qui menaçait d’emporter le pays.</p>



<p>Malgré cela et après les accords de l’indépendance, il tenta de le convaincre de revenir, estimant que la principale pomme de discorde entre les deux hommes&nbsp;avait disparu. Mais c’était méconnaître l’hostilité implacable qui désormais séparait irrémédiablement les deux têtes du Néo-Destour. Et quand Bourguiba prit entre ses mains les rênes du pays, personne n’imaginait la suite, avec l’emprisonnement&nbsp;en 1958 de Tahar Ben Ammar et de son épouse pour une histoire scabreuse montée de toutes pièces, d’un recel de bijoux et d’argent appartenant à la famille du Bey.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Combattant Suprême et&nbsp;le Combattant Subtil</h2>



<p>En refusant de s’insérer dans les basses manœuvres dont le but était de justifier l’abolition du Beylicat devant le souverain marocain, Tahar Ben Ammar s’exposa ainsi à la vindicte de Bourguiba dont le caractère ombrageux et la rancune n&rsquo;ont pas peu contribué à l’instauration de son pouvoir personnel et son emprise sur le parti.</p>



<p>Ainsi parmi tous les membres du Néo-Destour qui comptaient, seuls Bechir Ben Yahmed et Mohamed Masmoudi osèrent critiquer l’injustice flagrante, au risque d’en subir des conséquences durables. Et les maquisards qui se souvenaient comment il leur avait fait parvenir des cargaisons d’armes lors de la lutte armée et qui se proposaient de protester pour le soutenir furent priés de garder leur calme, de préserver la paix civile, et de le laisser se défendre seul.&nbsp;</p>



<p>En fin de compte, Tahar Ben Ammar&nbsp;a subi&nbsp;un redressement fiscal, auquel cas les services du ministère des Finances&nbsp;eussent dû suffire pour faire l’économie d’un mauvais procès conduit par une justice d’exception, et&nbsp;cinq mois d’emprisonnement avec son épouse pour les soi-disant besoins de l’enquête, mais cette affaire marqua sa fin politique, et Bourguiba eut ainsi le champ libre pour remodeler l’Histoire et les mémoires à son image.</p>



<p>Jalousie? Orgueil? Accuser un fin politique comme le chef du Néo-Destour de mégalomanie ne suffirait pas à convaincre. Le plus probable est que le Combattant Suprême craignît&nbsp;le Combattant Subtil, en raison de l’étendue de ses relations françaises et internationales, de son influence, son rayonnement à l’intérieur même du pays, sa forte personnalité.</p>



<p>Lors du procès, si on peut qualifier ainsi la mascarade dont il fit l’objet, Tahar Ben Ammar fut questionné à propos d’un document obtenu par le résident général dont Habib Bourguiba&nbsp;était le détenteur, de Mohamed Salah Mzali, et du projet de réforme limitée du résident général Voizard, soutenu par le Bey et/ou son fils Chedli,&nbsp;avec un gouvernement et un parlement tunisiens incluant <em>«de jure»</em> des Français. Ce projet avait visiblement déboussolé un militant aussi chevronné que Hédi Nouira, au point de le&nbsp;pousser à démissionner des instances dirigeantes du Néo-Destour. Or, Voizard aurait été, tout comme Mzali, franc-maçon, selon l’auteur du livre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nationalisme ombrageux et nationalisme apaisé</h2>



<p>Sans doute,&nbsp;lors du procès, voulait-on insinuer que Tahar Ben Ammar le fût également, mais il s’est toujours opposé aux menées du résident général visant à empêcher l’émergence&nbsp; d’institutions tunisiennes homogènes, c’est- à dire réservées&nbsp;aux seuls Tunisiens de souche. Quelle souche? Il compta de nombreux juifs tunisiens parmi ses amis et collaborateurs et il ne faut pas oublier ses contacts avec Elie Cohen Hadria ou André Duran Angliviel, le rôle déterminant que joua un homme comme l’avocat Albert Bessis omniprésent lors des négociations avec la France, ni les liens tissés avec Lucie Faure, l’épouse d’Edgar, qui avait trouvé refuge à Nabeul durant l’occupation allemande de la France et qui lui ouvrit souvent les colonnes de sa revue <em>La nef</em>.&nbsp; Il n’en fut pas pour autant un cosmopolite, son engagement en faveur de l’indépendance totale du pays fut immanent, jamais contredit par les faits ou les évènements.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="munpA20jxm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/tahar-ben-ammar-une-biographie-subjective/">Tahar Ben Ammar : Une biographie subjective</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tahar Ben Ammar : Une biographie subjective » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/tahar-ben-ammar-une-biographie-subjective/embed/#?secret=f07glUBmsn#?secret=munpA20jxm" data-secret="munpA20jxm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ainsi,&nbsp;face au nationalisme ombrageux et au réformisme radical de Bourguiba, d’expression populiste, Tahar Ben Ammar représentait le nationalisme apaisé et le réformisme modéré des milieux d’affaires et des grands propriétaires terriens entretenant des relations cordiales avec le capitalisme étranger, qui se serait volontiers accommodé d’une monarchie parlementaire de type britannique, sinon on peut le supposer&nbsp;proche du modèle marocain. Bref, il constituait une alternative politique crédible, et cela, un régime nationaliste autoritaire tirant sa légitimité de l’adhésion des masses ne pouvait pas le tolérer.</p>



<p>En 1969, après le désastre des coopératives, un Bourguiba en larmes trouva utile de le tirer de sa retraite pour le décorer. Néanmoins, on se posera toujours la question de savoir comment le fils d’un agriculteur et éleveur aisé ayant quitté le lycée Carnot avant le baccalauréat pour diriger les affaires de sa famille, aura pu maîtriser de cette manière la langue de Molière ainsi que les subtilités de la politique nationale et internationale, et sera vu ouvrir toutes les portes, y compris celles du président américain Wilson en 1921, au point de devenir l’interlocuteur indispensable lors des négociations pour l’indépendance de son pays. Il y a là un mystère qui n’altère en rien le charme et la grandeur du personnage trente sept ans après sa mort.&nbsp;</p>



<p><em>* Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Tahar Ben Ammar, le combat d’un homme, le destin d’une nation’’ (en arabe), par Chedly Ben Ammar, Tunis, 2015.</em></strong></p>
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		<title>Tahar Ben Ammar : Une biographie subjective</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Sep 2017 12:12:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La biographie de Tahar Ben Ammar par son fils Chedly réhabilite la mémoire d’un homme d’Etat longtemps oublié par les historiens. Par Yassine Essid La relation écrite et détaillé de la vie d’une personne relève d’un genre littéraire moderne qui s’est constitué par contaminations et greffes successives à partir des genres antiques. Ce genre a...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-116196" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/09/Tahar-Ben-Ammar.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La biographie de Tahar Ben Ammar par son fils Chedly réhabilite la mémoire d’un homme d’Etat longtemps oublié par les historiens.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Yassine Essid</strong></p>
<p><span id="more-116195"></span></p>
<p>La relation écrite et détaillé de la vie d’une personne relève d’un genre littéraire moderne qui s’est constitué par contaminations et greffes successives à partir des genres antiques. Ce genre a ses canons, ses codes littéraires, ainsi qu’un ensemble de règles qui, appliquées avec une belle adéquation, aboutissent à ce qu’on appelle la biographie.</p>
<p>Il s’agit d’un mode supérieur de la culture historique qui est lié non pas seulement à une personnalité éminente, un souverain ou un homme d’Etat, mais aussi à tout ce qui s&rsquo;est passé à son époque et qu&rsquo;on ne saurait appréhender sans retracer l&rsquo;histoire de la nation elle-même.</p>
<p>Il en est ainsi des luttes politiques qui s&rsquo;organisent autour d’entreprises de mobilisation des fidélités, des principes autant que des hommes, d’assignation des uns et des autres à un camp, des dénonciations, des trahisons mais aussi de justifications et d’arrangements.</p>
<p><strong>Le parcours d’une vie</strong></p>
<p>Je ne saurais sincèrement affirmer si l’ouvrage de Chedly Ben Ammar rend bien compte d’un parcours politique exceptionnel d’une personne publique qui fut l’artisan de premier ordre dans le processus d’émancipation de la Tunisie.</p>
<p>Cependant, la description scrupuleuse et quasi chronologique de son parcours de vie relève bien de ce genre littéraire. Par ailleurs, de tous les soubresauts vécus par le signataire de l’accord d’indépendance, c’est certainement la tyrannie odieuse et l’impardonnable arbitraire dont Tahar Ben Ammar fut la victime de la part d’un Habib Bourguiba qui s’est progressivement engouffré dans la voie du pouvoir absolu et de la mégalomanie, qui constituent le point nodal de ce livre.</p>
<p>Ce gros volume de 750 pages, imprimé avec une police d&rsquo;écriture de petite taille, dense, souvent fastidieux, aurait gagné à être beaucoup plus concis.</p>
<p>Par ailleurs, l’auteur fait peu de cas de l’existence de travaux d’historiens dont il n’a pas manqué de dénigrer le bien-fondé de leurs études. Il s’agirait par conséquent d’une entreprise de déconstruction d’un épisode décisif de l’histoire du mouvement de libération national. Il prend ainsi la forme d’une nouvelle enquête, au centre de laquelle se trouve la figure de Tahar Ben Ammar, progressivement identifiée à celle de l’artisan glorieux qui a accompli l’exploit titanesque de contribuer fortement à l’indépendance du pays.</p>
<p><strong>La réalité cynique du politique </strong></p>
<p>La formation du premier gouvernement de Tahar Ben Ammar jusqu’à son arrestation, son scandaleux procès et son emprisonnement, sont bien mis en évidence, étayés par de très nombreux documents tirés de la propre collection familiale.</p>
<p>C’est également le cas pour la réalité cynique du politique et d’un ensemble d’événements jusqu’à ce jour dérobés à la connaissance d’une génération entière qui n’aurait connu finalement qu’un unique: Bourguiba, à la fois leader incontesté, artisan de l’indépendance et seul bâtisseur de la Tunisie nouvelle.</p>
<p>Les souvenirs d&rsquo;enfance liés au père, la profonde admiration pour son extraordinaire parcours de grand patriote, et surtout le désir de montrer que sans lui il n&rsquo;y aurait pas eu d’indépendance, serviraient aux yeux de l’auteur à réparer une injustice, d’abord politique, et ensuite historique.</p>
<p>Les vieux mandarins de la discipline historique s’étaient, paraît-il, rangés derrière le régime de Bourguiba, combattant suprême et libérateur. Un personnage déclaré considérable qui avait été porté aux nues (et l’est encore par certains partis qui se recommandent de son héritage) avec une adoration proche de la béatitude. Pour toutes ces raisons, et parce que c&rsquo;est Ben Ammar et non pas son successeur, il fallait bien se décider à produire quelque chose qui puisse ressembler à une biographie.</p>
<p>Mais trop de détails nuit, et l’ouvrage prend vite un tournant rébarbatif, chargé de redondances sans cesse amplifiées.</p>
<p>Deux cents pages au maximum auraient largement suffi pour démêler un écheveau certes complexe, mais qui a fait déjà l’objet de plusieurs études notamment celle de Khélifa Chater publiée en 2010, largement citée, ainsi que la thèse de doctorat de Youssef Sbaï, en langue arabe et déjà publiée.</p>
<p>Or Chedly Ben Ammar, considérant la vie de son père comme un dû, s’est enfermé dans un sujet hors de proportion avec ses possibilités réelles dans ce domaine. D’ailleurs il ne donne nullement la parole à des historiens de métier sur une période qui reste peu familière au public non spécialisé, même si les approches mobilisées, la manière d’ordonner les événements, de stabiliser et d’interpréter les tourmentes politiques, diffèrent. Son ouvrage oscille entre la reconstruction d&rsquo;un modèle politique fait de loyauté, d&rsquo;honneur, d&rsquo;amitié et de dévouement à la cause nationale, et la déploration d&rsquo;une versatilité inconséquente propre aux tyrans, irrespectueux des lois, usant de méthodes oppressives et violentes.</p>
<p>Aussi, cette biographie composée selon une méthode ex nihilo, ne suffit point pour penser et reste donc une forme creuse sans contenu politique. L’auteur ne cesse de relater les événements auxquels il avait pris part ou assisté ou dont il avait simplement entendu parler. Cependant l’organisation de l’analyse demeure absente et le narratif le dispute au descriptif.</p>
<p>Pourtant, la constitution de couples antithétiques par lesquels on négocie, on compose, on tergiverse, on décide, on dénonce et on trahit, qui s&rsquo;organisent autour d&rsquo;entreprises de mobilisation des fidélités aux principes et aux hommes, restent essentielle à la compréhension des événements.</p>
<p><strong>Un vide-grenier faussement historique</strong></p>
<p>La biographie n’est pas facile d&rsquo;accès. Elle tient à la fois de l&rsquo;art et de la technique. On a besoin de génie pour entreprendre l’histoire d&rsquo;une vie : il ne suffit pas de la décrire telle qu’elle se présente, depuis la naissance jusqu&rsquo;à la mort sans imaginer une combinaison de circonstances, un enchaînement d’événements. Sauf que pour tracer le roman d’une vie il faut au moins savoir décrire et écrire. Pour satisfaire le lecteur, la biographie doit avoir un commencement et une fin. Le lecteur s&rsquo;attend à ce qu’elle lui fournisse tous les renseignements possibles sur le protagoniste : sa naissance, son éducation, sa vie publique et privée, ses goûts et ses croyances. Cependant, si l&rsquo;historien de métier n’est pas toujours capable de les fournir, Chedly Ben Ammar avait tous les éléments à disposition pour composer le roman d’une vie sans oublier son contexte.</p>
<p>Du souffle d’épopée, de l’exaltation de la passion d’un fils qui a concentré la tendresse en puissance pour son père dans le ferme espoir de réhabiliter sa mémoire et remettre ainsi l’histoire à l’endroit, l’ouvrage s’est transformé à la fin en un vide-grenier prétentieux et faussement historique où se mêlent les documents officiels, les photos d’époque en plus de la reconstitution, malvenue, d’un arbre généalogique complet de la lignée Ben Ammar-Ben Ayed.</p>
<p><em>* Chedly Ben Ammar, ‘‘Tahar Ben Ammar homme d’Etat (1889-1985). La force de la persévérance’’, Tunis, 2017, 752 pages. </em></p>
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		<title>25 juillet 1957 : Le coup d’Etat masqué de Bourguiba</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Jul 2017 17:20:44 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-107556" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Proclamation-de-la-republique.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>En ce 25 juillet 1957, date de l’abolition de la monarchie et de la proclamation de la république, les Tunisiens se souviendront de la déchéance successive de Lamine Bey, Bourguiba et Ben Ali.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Khlil Mestiri *</strong></p>
<p><span id="more-107555"></span></p>
<p>Suite à la rencontre entre le nouveau président du conseil des ministres français Pierre Mendès France et le président du Néo-destour Habib Bourguiba au château de la Ferté d’Amilly, en juillet 1954, il a été convenu d’entamer le processus d’indépendance de la Tunisie.</p>
<p>Le 31 juillet, Pierre Mendès France arrive à Tunis et annonce au monarque tunisien Son Altesse Lamine Bey que «<em>l’autonomie interne de la Tunisie est reconnue et proclamée sans arrière-pensée par le gouvernement français</em>». Les négociations dureront plus de dix mois jusqu’à fin mai 1955.</p>
<p><strong>La voie toute tracée de l’indépendance </strong></p>
<p>Après le retour triomphal de Bourguiba à Tunis le 1er juin 1955, accueilli à sa descente du bateau au port de la Goulette par les trois fils de Lamine Bey et suite à la signature des conventions de l’autonomie interne de la Tunisie le 3 juin 1955 à Paris entre les deux parties contractantes composées du côté tunisien par le Premier ministre Tahar Ben Ammar, son chef de cabinet Taoufik Ben Cheikh, le négociateur en chef Mongi Slim, son chef de cabinet Ahmed Mestiri, et le délégué Fathi Zouhir, sans oublier le négociateur en chef de la délégation tunisienne aux pourparlers de Paris, Aziz Djellouli (qui a dû quitter les négociations une semaine auparavant en raison d’un différend sur le contenu des accords de l’autonomie interne tunisienne) et du côté français par le président du conseil des ministres Edgard Faure.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-107560" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Bourguiba.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Bourguiba sur le chemin du pouvoir.</em></p>
<p>Plus tard, le 20 novembre 1955 à Poitiers, Pierre Mendès France déclarait: <em>«Il nous fallait consolider la présence française sur de nouvelles bases, c’est ce que nous avons fait en Tunisie».</em></p>
<p>Le 29 décembre 1955, Lamine Bey scelle le décret portant la création d’une Assemblée nationale constituante afin de promulguer une Constitution en vue de proclamer par la suite une Monarchie Constitutionnelle-</p>
<p>Parlementaire et qui mettrait fin à la Monarchie absolue. Les élections ont été prévues pour le 8 avril 1956.</p>
<p>À l’occasion de la signature du décret beylical, Ahmed Mestiri, directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur, déclare: <em>«L’Assemblée constituante aura à définir le régime de Monarchie constitutionnelle qui doit être instauré dans ce pays». </em></p>
<p>Les événements se précipitent jusqu’au 20 mars 1956, date de la signature du protocole de l’indépendance tunisienne par le Premier ministre Tahar Ben Ammar et le ministre français des Affaires étrangères Christian Pineau.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-107561" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Tahar-Ben-Ammar.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Tahar Ben Ammar signe le traité de l&rsquo;indépendance le 20 janvier 1956.</em></p>
<p>Dans la foulée, les élections ont lieu et, le 26 mars, les résultats des élections de l’Assemblée nationale constituante sont annoncés et les élus sont majoritairement Néo-destouriens. L’Assemblée tient sa première audience solennelle le 8 avril, Bourguiba, alors encore président du Néo-destour, est élu président de l’Assemblée par les députés et il est ensuite proposé le lendemain à la candidature du poste de Premier ministre, ce que Lamine Bey approuve en le nommant le 11 avril à la place de Ben Ammar.</p>
<p><strong>La liquidation des « fellagas»</strong></p>
<p>Pendant ce temps là, le nouveau Premier ministre Bourguiba, avec la complicité de son vice-Premier ministre Bahi Ladgham, avait conclu un accord secret avec le Haut commissaire de France, Roger Seydoux, afin de l’aider à se débarrasser des militants yousséfistes (<em>«fellagas»</em>) terrés dans les montagnes du sud tunisien. Le Haut commissaire Seydoux accepta la demande de Bourguiba et lui fournit le 8e régiment des tirailleurs tunisiens de l’armée française appuyés par l’artillerie ainsi que l’aviation de l’armée de l’occupation.</p>
<p>En conséquence, des soldats tunisiens sont utilisés pour pourchasser et fusiller des civils tunisiens totalement à l’insu du Bey Lamine. Ce n’est qu’après quelques temps que le Bey saura ce qui a été convenu entre Bourguiba et Seydoux. Le souverain protesta auprès du Haut commissaire et se fâcha contre Bourguiba. Cette affaire engendra une grave querelle entre les deux hommes au palais beylical de Carthage.</p>
<p>Entre-temps le massacre continue au sud du pays jusqu’au mois de mai 1956, faisant plus de 1500 victimes yousséfistes environ, abattus pour avoir suivi les consignes du leader nationaliste Salah Ben Youssef qui leur ordonna de ne pas déposer leurs armes et de refuser les conventions de l’autonomie interne et de l’indépendance.</p>
<p>Le 31 mai, un décret supprime tous les privilèges, exonérations et immunités dont disposent les membres de la famille beylicale. Malgré lui, le souverain a été contraint d’y apposer son sceau.</p>
<p>Le 21 juin, un décret modifie les armoiries du royaume et supprime toute allusion à la dynastie husseinite.</p>
<p>Le 13 août, le Premier ministre Bourguiba promulgue le Code du statut personnel élaboré par le ministre de la Justice Ahmed Mestiri et les deux cheikhs Zeitouniens, Mohamed Fadhel Ben Achour et Abdelaziz Djaït.</p>
<p>Les mois passaient et le Bey ne se doutait pas qu’il avait nommé un Premier ministre qui allait sonner le glas de 252 ans de Monarchie Husseinite.</p>
<p>Le 12 juillet 1957, soit quatre jours après la fête de l’Aïd El Kebir, Lamine Bey conversait avec ses deux gendres le docteur Hamadi Ben Salem et Hamadi Bahri dans l’un des salons du palais beylical. Rien n’annonçait encore le coup d’Etat qui se préparait pour le 25 juillet. Cependant, le Bey et ses gendres étaient soucieux. Après un long silence, il interroge le docteur Ben Salem sur ce qu&rsquo;il pouvait appréhender. «<em>Altesse, finit-il par répondre après un bref moment d&rsquo;hésitation, ne voyez-vous pas que votre Premier ministre est en train de vous dépouiller graduellement de vos prérogatives. Il me semble que vous avez tout intérêt à prendre les devants, à proclamer devant l&rsquo;Assemblée Constituante la fin de la Dynastie et à recommander du même coup un régime démocratique. Prenez cette initiative avant que la chose ne vous soit infligée»</em>. **</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-107564" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/07/Tahar-Ben-Ammar-Lamine-Bey-et-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" width="500" height="300" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Tahar Ben Ammar, Lamine Bey et Habib Bourguiba, qui prendra bientôt toute la place. </em></p>
<p><strong>Le dernier assaut contre la monarchie </strong></p>
<p>Bourguiba comprit alors le danger d’une telle initiative si elle était suivie. Elle lui couperait l’herbe sous les pieds, le priverait de la gloire et décide alors d’agir vite. C’est donc le jeudi 25 juillet qu’il choisit pour donner l’assaut et réaliser son plan.</p>
<p>Le 25 juillet, se tenait alors la séance cruciale de l’Assemblée nationale constituante devant les quatre-vingt-douze députés, un grand nombre d’invités, notamment l’ambassadeur de France Georges Gorse, d’autres ambassadeurs accrédités à Tunis et de nombreux représentants de la presse nationale et étrangère.</p>
<p>De son palais, Lamine Bey suivra les débats de l’Assemblée retransmis en direct sur la radiodiffusion. Hypnotisé, le souverain demeurera impassible devant la démesure de l’événement.</p>
<p>La séance plénière durera du matin jusqu&rsquo;à la fin de l’après-midi, une douzaine de députés ont pris la parole, tels que Ahmed Ben Salah, Rachid Driss, Ahmed Drira, Azouz Rebai, Chedly Ennaifar, Mohamed Kacem, Abdesslam Achour et d’autres… Tous, ont tenu presque le même discours, des calomnies et injures à l’encontre des souverains qui se sont succédé sur le trône husseïnite, allant même aux mensonges sur les chiffres des allocations et dépenses réservés à la famille régnante. Tous ont fait allusion directement ou indirectement au projet d’abolir la monarchie et à la nécessité d’instaurer une république libre, tous avec la même faiblesse tant morale qu’intellectuelle et sans doute tous désireux de plaire à un homme affamé de compliments et assoiffé d’éloges qu’était le futur président Bourguiba.</p>
<p>Tous sauf un seul député qui a tenu l’unique discours honnête et raisonnable. C’était Mohamed Badra, ancien ministre du souverain nationaliste Moncef Bey. Il annonce son intention de soumettre une motion à l’assemblée. En des termes émouvants, il retrace dans ses grandes lignes le court règne de Moncef Bey : <em>«Quelques élus, en particulier M&rsquo;hamed Chenik et Aziz Djellouli, m’ont prié de rappeler le rôle capital joué par l&rsquo;héroïque souverain dans la lutte nationale»</em>, souligne-t-il.</p>
<p>En bon défenseur du Moncefisme et par respect à la vérité historique, Mohamed Badra prononce le nom de Moncef Bey avec déférence et considération. Il conclut: «Il nous faut nécessairement reconnaître les mérites de ce Bey exceptionnel avant de tourner la page de la monarchie et d’ouvrir celle de la république», sous les vifs applaudissements de tous les députés.</p>
<p><strong>Bourguiba fait déposer Lamine Bey</strong></p>
<p>Visiblement, Bourguiba est énervé, les applaudissements soulevés par l&rsquo;attachement de Mohamed Badra au souverain martyr Moncef Bey ont dû l&rsquo;agacer. Le Premier ministre décide alors de prendre la parole et de conclure avec son long discours final.</p>
<p>Tout de suite, un décret pris au nom du peuple, énonce que la monarchie est abolie, que la république est proclamée et que son premier président est Habib Bourguiba sous l’ovation de toute la salle de l’assemblée au palais beylical du Bardo.</p>
<p>Aussitôt que la séance est clôturée, une délégation dirigée par Ali Belhouane, vice-président de l’Assemblée et comprenant le ministre de l’Intérieur Taïeb Mehiri, le ministre de la Justice Ahmed Mestiri et le directeur de la Sûreté nationale Driss Guiga, se rend au palais beylical de Carthage pour remettre au souverain le nouveau décret et lui demander de quitter les lieux avec sa famille.</p>
<p>Le monarque déchu est privé de tous ses biens : argent, bijoux, vêtements, mobilier et même son palais de Carthage qui n’appartenait pas au domaine de l’Etat mais qui était un héritage de son père.</p>
<p>Lamine Bey est ensuite transféré avec sa famille vers une vieille demeure délabrée de la Manouba, son fils Chedly et son gendre le docteur Ben Salem seront emprisonnés durant quelques années, le souverain Lamine terminera sa vie locataire dans un vétuste appartement au quartier La Fayette de Tunis, jusqu’à sa mort en septembre 1962.</p>
<p>Le président Habib Bourguiba s’autoproclamera président à vie en 1974 jusqu’à ce qu’il fut à son tour renversé par son Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali par le coup d’Etat de 1987.</p>
<p>L’histoire retiendra que le sort dont a écopé le président Bourguiba de la part de son successeur Ben Ali, a été le même qu’il avait infligé lui même au Bey Lamine trente ans auparavant.</p>
<p>Nulle nation et nul Etat ne se construisent par la vengeance et la haine, mais par la continuité et la complémentarité.</p>
<p><em>* Etudiant.</em></p>
<p><b>** </b><em>Après avoir recueilli des témoignages sur la vie du gendre de Lamine Bey avant et après l&rsquo;abolition de la monarchie et la proclamation de la république, il est indéniable de rétablir la vérité historique autour de ce valeureux et honorable monsieur qui a, jusqu&rsquo;à sa mort, été loyal à son beau père, lui vouant un amour filial inconditionnel et qui a lui même été victime des sanctions portées contre la famille beylicale, enlevant ainsi à jamais le moindre doute sur un éventuel acte de traîtrise de sa part. Par cette vérité historique, je tiens à exprimer mon soutien aux enfants de Hamadi Bahri et de la princesse Kabboura et ma conviction que justice leur sera rendue.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/24/25-juillet-1957-coup-detat-masque-de-bourguiba/">25 juillet 1957 : Le coup d’Etat masqué de Bourguiba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>A la Médiatèque de l&#8217;Ariana : Soirée d&#8217;hommage à Tahar Ben Ammar</title>
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		<dc:creator><![CDATA[emna benabdallah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jun 2017 11:39:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ariana]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La bibliothèque de la Médiatèque de l&#8217;Ariana accueillera, lundi 19 juin 2017, à 22h30, une séance de dédicace du nouvel ouvrage de Chedly Ben Ammar.  L&#8217;auteur présentera au public son livre ‘‘Tahar Ben Ammar, homme d’Etat : La force de la persévérance’’, en hommage à son père, autrefois Grand vizir sous la monarchie des Beys de Tunis (août 1954...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/15/a-la-mediateque-de-lariana-soiree-dhommage-a-tahar-ben-ammar/">A la Médiatèque de l&rsquo;Ariana : Soirée d&rsquo;hommage à Tahar Ben Ammar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-91560" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Tahar-Ben-Ammar.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La bibliothèque de la Médiatèque de l&rsquo;Ariana accueillera, lundi 19 juin 2017, à 22h30, une séance de dédicace du nouvel ouvrage de </strong></em><em><strong>Chedly Ben Ammar. </strong></em><span id="more-101724"></span></p>
<p>L&rsquo;auteur présentera au public son livre <em>‘</em><em>‘<a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/04/14/histoire-tahar-ben-ammar-la-force-et-la-perseverance/">Tahar Ben Ammar, homme d’Etat : La force de la persévérance</a>’’, </em>en hommage à son père, autrefois Grand vizir sous la monarchie des Beys de Tunis (août 1954 &#8211; mars 1956), puis Premier ministre (20 mars &#8211; 9 avril 1956). C&rsquo;est Habib Bourguiba qui lui succédera et le poursuivra en justice, n&rsquo;ayant pas apprécié que ce soit lui qui, en tant que chef du gouvernement, signe les accords d’autonomie interne en 1955 et le protocole d’indépendance en 1956.</p>
<p>Un documentaire relatant la vie de Tahar Ben Ammar sera projeté au cours de la soirée, qui sera suivie d&rsquo;une séance de dédicace de l&rsquo;ouvrage.</p>
<p>La Médiatèque se trouve au 24 avenue de l&rsquo;indépendance, à l&rsquo;Ariana (en face du lycée pilote).</p>
<p style="text-align: right;"><strong>E. B. A.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/06/15/a-la-mediateque-de-lariana-soiree-dhommage-a-tahar-ben-ammar/">A la Médiatèque de l&rsquo;Ariana : Soirée d&rsquo;hommage à Tahar Ben Ammar</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Histoire : Tahar Ben Ammar, la force de la persévérance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2017 11:40:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Ammar]]></category>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/14/histoire-tahar-ben-ammar-la-force-et-la-perseverance/">Histoire : Tahar Ben Ammar, la force de la persévérance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-91560" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Tahar-Ben-Ammar.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Chedly Ben Ammar vient de publier l’ouvrage le plus complet et le plus fouillé sur son père ‘‘Tahar Ben Ammar, homme d’Etat : La force de la persévérance’’.</strong> </em></p>
<p><span id="more-91559"></span></p>
<p>Ce volumineux ouvrage de près de 800 pages richement illustré et reproduisant de nombreux documents inédits et de grande valeur historique est sans conteste le document le plus complet sur cet homme politique, né le 25 novembre 1889 à Tunis et mort le 10 mai 1985, qui a joué un rôle primordial dans le mouvement national tunisien et qui, dès 1920, a été président de la première délégation du parti nationaliste Destour pour négocier les revendications tunisiennes avec les autorités coloniales françaises. Et c’est en tant que chef du gouvernement tunisien qu’il a signé les accords d’autonomie interne en 1955 et le protocole d’indépendance en 1956. C’est ce qu’Habib Bourguiba, premier président de la république ne lui pardonnera jamais, en essayant, à partir de 1958, de le marginaliser, de le faire oublier voire de le déshonorer, en le faisant traduire devant la haute cour de justice et en mettant en branle sa machine de propagande et de réécriture de l’histoire.</p>
<p>L’homme, qui décédera en 1985, à 96 ans, fera face à l’ingratitude, à la haine et à l’ignominie, avec courage et abnégation. «<em>Un homme qui a vécu à l’encontre de la haine, qui a aimé dans une période trouble, un homme qui a affronté la violence, les trahisons, la lâcheté, la peur, un homme qui a su pardonner sans toutefois rien oublier</em>», écrira son fils dans cette sorte de roman de la vie de Tahar Ben Ammar, où il a tenté de faire émerger l’action de son père «<em>de l’amas de commentaires dans lesquels Habib Bourguiba a voulu l’enfermer»</em>.</p>
<p>L’ouvrage est nourri des récits que Tahar Ben Ammar avait fait de son vivant à ses enfants, des nombreux documents qu’il laissés, des recherches effectuées par l’auteur, des archives, tunisiennes et françaises, et dont certaines sont inédites et jettent de nouvelles lumières sur une période agitée de l’histoire tunisienne contemporaine, et un grand nombre de témoignages des acteurs de premier ordre de cette histoire, ceux en tout cas qui ont accepté de revenir sur certains épisodes sans calcul ou parti-pris.</p>
<p><em>‘‘La force de la persévérance’’</em> est un ouvrage qui réhabilite un grand patriote et un leader nationaliste qu’on a cherché à offenser. Il rétablit la vérité sur son parcours irréprochable au service de son pays et le montre tel qu’il fut au regard de tous ceux qui l’ont connu et côtoyé de près. Le fait qu’il soit écrit par son propre fils ne réduit en rien son intérêt, car les faits et les documents historiques présentés parlent d’eux-mêmes et sont mis à la disposition des historiens pour éclairer leur travaux à venir sur une histoire encore récente et dont des pans entiers méritent d&rsquo;être mieux éclairés.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/14/histoire-tahar-ben-ammar-la-force-et-la-perseverance/">Histoire : Tahar Ben Ammar, la force de la persévérance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’ancien ministre Mohamed Masmoudi n’est plus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 06:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kadhafi]]></category>
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		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien ministre et ambassadeur, Mohamed Masmoudi est décédé, lundi 7 novembre 2016, à Mahdia, sa ville natale, l’âge de 91 ans. Né le 29 mai 1925 à Mahdia, dont il était maire, Mohamed Masmoudi a fait ses études secondaires au Collège Sadiki à Tunis. En 1949, il a été à la tête de  la fédération...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/08/lancien-ministre-mohamed-masmoudi-nest-plus/">L’ancien ministre Mohamed Masmoudi n’est plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-71427" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Mohamed-Masmoudi.jpg" alt="mohamed-masmoudi" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’ancien ministre et ambassadeur, Mohamed Masmoudi est décédé, lundi 7 novembre 2016, à Mahdia, sa ville natale, l’âge de 91 ans.</strong></em></p>
<p><span id="more-71422"></span></p>
<p>Né le 29 mai 1925 à Mahdia, dont il était maire, Mohamed Masmoudi a fait ses études secondaires au Collège Sadiki à Tunis. En 1949, il a été à la tête de  la fédération du parti du Néo-Destour en France. Cinq ans plus tard, il a occupé le poste de ministre d&rsquo;État dans le gouvernement Tahar Ben Ammar et participé à la négociation avec la France de l&rsquo;indépendance de la Tunisie. Il deviendra, en 1956, ministre de l&rsquo;Économie, puis secrétaire d&rsquo;État à l&rsquo;Information avant de prendre la tête du ministère du Tourisme qui venait d&rsquo;être créé. En 1965, il a été nommé ambassadeur à Paris et, en 1970, il a été nommé ministre des Affaires étrangères.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-71429" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Mohamed-Masmoudi-2.jpg" alt="mohamed-masmoudi-2" width="500" height="335" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>1954: Le défunt à droite avec Tahar Ben Ammar, Lamine Bey et Habib Bourguiba.</em></p>
<p>En 1974, il a été le principal artisan de l&rsquo;accord d&rsquo;union entre la Tunisie et la Libye, signé alors à Djerba par Habib Bourguiba et Mouammar Kadhafi, mais aussitôt remis en question par la partie tunisienne. S&rsquo;en suivra une longue traversée du désert qui ne l&rsquo;a jamais vu revenir sur la scène politique.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-71431" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Mohamed-Masmoudi-1.jpg" alt="mohamed-masmoudi" width="500" height="364" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Paris, 1954: Négociations de  l&rsquo;indépendance. Le défunt à gauche avec Bahi Ladgham, Tahar Ben Ammar et Mongi Slim.</em></p>
<p>En 1977, il a publié <em>« Les Arabes dans la tempête »</em>, paru à Paris, aux éditions Jean-Claude Simoën.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/08/lancien-ministre-mohamed-masmoudi-nest-plus/">L’ancien ministre Mohamed Masmoudi n’est plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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