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	<title>Archives des Tom Barrack - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Tom Barrack - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Syrie &#124; Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 08:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps alliés des Américains, les combattants kurdes de Syrie se sentent aujourd'hui trahis par ces derniers.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/">Syrie | Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis ont toujours été fidèles à leur réputation d’opportunistes qui utilisent leurs alliés puis les jettent comme un mouchoir. Les Kurdes de Syrie et spécifiquement les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigés par Mazloum Abdi n’ont pas dérogé à ce traitement humiliant après avoir été les partenaires les plus solides et les plus fiables de Washington dans le Levant pendant plus d’une décennie.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18289694"></span>



<p>On sent que le cœur du président américain Donald Trump bat pour le président syrien Ahmed Al-Charaa sur lequel il est dithyrambique depuis leur première rencontre à Riyad en mai 2025 et lors de laquelle il l’avait notamment qualifié de jeune homme séduisant et de dur à cuire, et depuis l’étoile des Kurdes a commencé à pâlir.</p>



<p>L’envoyé spécial américain pour la Syrie Tom Barrack a déclaré que la meilleure chance des Kurdes en Syrie résidait désormais dans le nouveau gouvernement dirigé par le président Al-Charaa et que la mission des FDS à savoir combattre l’Etat islamique (EI, Daech) n’était plus d’actualité sur le terrain. Un sentiment de trahison et d’aigreur a saisi les Kurdes qui se sentent désormais en danger comme le sont les Alaouites et les Druzes.</p>



<p>Dans l’enquête du <a href="https://www.ft.com/content/8591f985-33b3-4118-90b1-6fc02f04e835" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> intitulée <em>«Les Kurdes syriens sur la défensive alors que les États-Unis tournent le dos à leurs anciens alliés»</em>, Raya Jalabi rapporte qu’à l’automne 2014, la ville de Kobané, majoritairement kurde, dans le nord de la Syrie, était sur le point de tomber aux mains des combattants de l’État islamique, numériquement et matériellement supérieurs. Les combattants kurdes luttaient pour la défendre lorsque des avions de combat américains ont commencé à leur larguer des munitions. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une autonomie kurde éphémère</h2>



<p>Ce pont aérien a changé le cours de la bataille et a contribué à forger un partenariat avec Washington qui allait façonner le destin des Kurdes du nord-est de la Syrie pour les années à venir. Ces combattants ont donné naissance aux Forces démocratiques syriennes (FDS) qui, grâce à l’armement et à l’entraînement fournis par les États-Unis, ont contribué à la défaite de l’État islamique. Les Kurdes ont ensuite profité de cette victoire pour prendre le contrôle incontesté d’un tiers du territoire syrien.</p>



<p>Toutefois, cette expérience d’autonomie kurde, qui dure depuis dix ans, semble toucher à sa fin cette semaine suite à une offensive rapide de Damas au cours de laquelle les forces gouvernementales ont repris le contrôle de territoires qui étaient sous le contrôle des FDS depuis des années et l’alliance avec Washington a été effectivement rompue.</p>



<p>Selon l’enquête, la position de Washington, fortement appuyée par la Turquie, constitue un soutien sans équivoque au redécoupage radical de la carte du pays opéré par Al-Charaa un peu plus d’un an après la chute du régime de Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant dans la transition syrienne</h2>



<p>Le journal britannique soutient que cette initiative, un pari risqué qui semble avoir porté ses fruits pour Al-Charaa, représente un tournant dans la transition syrienne. Le président syrien s’est efforcé d’unifier le pays fracturé après 14 années d’une guerre civile sanglante et l’offensive gouvernementale a permis à ses forces de prendre le contrôle de la région riche en pétrole et de consolider leur emprise sur une grande partie du pays.</p>



<p>Toutefois, <em>FT </em>souligne que, pour les Kurdes et leurs soutiens, il s’agit d’une trahison qu’ils redoutaient déjà après le retour de Trump à la Maison-Blanche l’année dernière.</p>



<p>Comme d’autres minorités en Syrie, les Kurdes se méfient du régime d’Al-Charaa et de ses forces indisciplinées et confondent souvent son mouvement avec les combattants de Daech qu’ils ont combattus par le passé.&nbsp;</p>



<p>Le journal cite le responsable politique kurde Hassan Mohammed Ali: <em>« La déclaration de Barrack est on ne peut plus claire. La communauté kurde se sent trahie. Nous avons combattu Daech et perdu plus de 10 000 vies et voilà que ce même Daech est de retour avec les mêmes forces de la coalition. Nous avons le sentiment d’avoir été sacrifiés au profit d’autres »</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT </em>indique que Trump, après s’être entretenu avec Al-Charaa mardi dernier, a déclaré que <em>« bien qu’il apprécie les Kurdes, ces derniers ont reçu d’énormes sommes d’argent, du pétrole et d’autres ressources et agissaient donc davantage pour leur propre intérêt que pour le nôtre mais nous entretenons de bonnes relations avec les Kurdes et nous nous efforçons de les protéger »</em>.</p>



<p>Les FDS ont émergé du chaos de la guerre civile syrienne, qui a débuté en 2011, grâce à leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), d’inspiration marxiste-léniniste. Ses combattants étaient perçus comme l’antithèse des combattants loyalistes de l’EI, ce qui en faisait des alliés pragmatiques de Washington, qui les a soutenus en tant que forces terrestres pour la campagne aérienne menée par les États-Unis. Ce partenariat a provoqué la colère d’Ankara car le PKK menait une insurrection contre l’État turc depuis des décennies.</p>



<p>Les FDS ont atteint un effectif de 60 000 hommes et femmes, dont plus de la moitié étaient des combattants arabes et non kurdes, selon des sources officielles. Si leurs efforts contre l’État islamique ont été largement salués, leur gouvernance interne, notamment leur vaste administration civile, a suscité des critiques de la part de certains Arabes syriens en raison de leurs méthodes de plus en plus autoritaires, en particulier dans les zones majoritairement arabes qu’elles contrôlaient. De nombreux rebelles anti-Assad les considéraient également avec méfiance car elles privilégiaient le contrôle territorial à l’opposition au dictateur.</p>



<p>Lorsque Al-Charaa a pris le pouvoir en décembre 2024, le compte à rebours a commencé, le nouveau président ayant clairement indiqué qu’il ne tolérerait pas un État fracturé.</p>



<p>Les États-Unis ont rapidement soutenu Al-Charaa aux côtés de puissants alliés comme la Turquie et l’Arabie saoudite et ont cherché à réconcilier les deux camps. En mars de l’année dernière, Washington a négocié un accord entre Al-Charaa et le commandant des FDS, Mazloum Abdi, visant à intégrer celles-ci et leurs organes affiliés à l’État syrien. Les modalités pratiques devaient être finalisées avant la fin de 2025. Cependant, ces négociations ont piétiné, chaque partie s’accusant mutuellement de mauvaise foi et de refus de compromis.</p>



<p>Dans les semaines précédant l’offensive, Al-Charaa a proposé un accord aux responsables kurdes, à condition qu’ils l’acceptent immédiatement, selon des responsables syriens et kurdes ainsi que des personnes proches des pourparlers. Cet accord stipulait que les FDS pourraient intégrer trois divisions et deux bataillons à l’Armée nationale syrienne et leur commandant Abdi deviendrait vice-ministre de la Défense.</p>



<p>L’envoyé américain Barrack et d’autres ont exhorté les FDS à accepter l’accord, selon un haut responsable syrien et d’autres personnes au fait des négociations.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, les FDS ont tenté de renégocier en exigeant des conditions qui, selon un responsable syrien, rendraient l’intégration pratiquement impossible, une affirmation corroborée par plusieurs autres.</p>



<p>Les responsables kurdes ont pour le part estimé qu’ils attendaient simplement des garanties de sécurité, compte tenu des massacres sectaires perpétrés par les forces gouvernementales et leurs alliés ailleurs en Syrie.</p>



<p>L’échéance a expiré, les FDS rejetant ce qu’elles savaient être la dernière offre de Damas et les deux parties sont restées dans l’impasse quant à l’acceptation par les Kurdes du déploiement des forces gouvernementales syriennes dans le nord-est du pays.</p>



<p>Quelques jours plus tard, le 6 janvier, les forces gouvernementales ont pénétré dans les quartiers kurdes d’Alep, la deuxième ville de Syrie, lors d’une opération planifiée qui, grâce à la médiation américaine, a permis aux Kurdes de se retirer de la ville en deux jours.</p>



<p>De là, les forces gouvernementales ont rapidement conquis les provinces de Raqqa et de Deir ez-Zor, tombées après la défection de combattants tribaux arabes des FDS.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter de nouveaux combats</h2>



<p>Selon le journal britannique, Al-Charaa et Abdi ont conclu un accord en 14 points et un cessez-le-feu dimanche 17 janvier au soir. Comme prévu, Damas a imposé un accord plus contraignant : le personnel kurde sera désormais intégré individuellement et non plus en unités collectives, un coup dur pour les FDS qui espéraient conserver leur influence. La proposition de nommer Abdi vice-ministre a été également retirée.</p>



<p>Le <em>FT</em> indique qu’après la perte du soutien de Washington à l’autonomie kurde, l’identité de ceux qui soutiendront désormais les objectifs kurdes, reste incertaine. Des sources proches des négociations ont indiqué que l’intransigeance des Kurdes sur des points clés leur a coûté des alliés essentiels ces derniers jours, tout comme leur décision d’abandonner leurs postes de garde dans certaines prisons et camps de détention abritant des membres de l’EI. La version des responsables kurdes fait état que ce retrait fait suite à des attaques menées depuis Damas.</p>



<p>L’armée américaine a commencé à transférer des prisonniers en Irak par crainte d’une reprise des combats, signe qu’elle craint que le cessez-le-feu ne tienne pas.</p>



<p><em>«&nbsp;Ils ont maintenant prouvé que nous ne pouvons pas leur faire confiance pour gérer les prisons. Leur volonté de les abandonner et de risquer de libérer des prisonniers endurcis de l’EI a suscité l’indignation générale&nbsp;»</em>, a déclaré un diplomate occidental.</p>



<p>Certains combattants kurdes se sont repliés sur leurs positions initiales, se cachant dans la ville lourdement fortifiée de Kobané. Ils affirment se préparer à combattre les forces gouvernementales qu’ils accusent de commettre des atrocités dans un climat de désinformation généralisée.</p>



<p>Les FDS et les habitants de Kobané affirment que la ville est déjà assiégée et accusent le gouvernement d’avoir coupé l’électricité et l’eau.</p>



<p>Dareen Khalifa, conseillère principale à l’International Crisis Group a déclaré : <em>«&nbsp;Tout au long de cette année, les Forces démocratiques syriennes ont mal interprété les signaux et commis des erreurs d’appréciation, ne prenant pas pleinement en compte les conséquences du fait que les États-Unis ne s’appuient pas exclusivement sur elles comme principal partenaire dans la lutte contre le terrorisme&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>



<p>Elle estime que malgré le faible niveau de confiance, les deux parties doivent reprendre rapidement les négociations et finaliser l’accord afin d’éviter de nouveaux combats.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zjjWpElGAR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=4hXtAYnGfV#?secret=zjjWpElGAR" data-secret="zjjWpElGAR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Moyen-Orient &#124; Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 07:05:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un analyste israélien appelle à la partition de la Syrie en cinq États qui plus est, dans un journal très proche de Benjamin Netanyahu. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/">Moyen-Orient | Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un article reflétant la mentalité de certains cercles occidentaux et israéliens concernant l’avenir de la Syrie, révélant une attitude provocatrice et arrogante et ne cachant même plus les intentions vicieuses de redessiner la carte du Moyen-Orient, l’auteur israélien Jason Shvili a appelé dans les colonnes du journal </em></strong><a href="https://www.israelhayom.com/opinions/partition-syria-to-save-it/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Israel Hayom</em></strong></a><strong><em> au démantèlement de la Syrie et à sa partition bien qu’il s’agisse d’un État indépendant qui existe depuis plus d’un siècle. Longtemps avant Israël lui-même.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17615164"></span>



<p>Quand on sait qu’<em>Israel Hayom</em> est le journal le plus proche de Benjamin Netanyahu et qui a accompagné son ascension politique, quand on connaît la perfidie des Israéliens et leur capacité à souffler sur les braises surtout dans un contexte d’une Syrie si fébrile où le pouvoir central est en crise avec les composantes confessionnelles, on ne peut pas prendre à la légère les intentions israéliennes toujours soucieuse d’avoir un voisinage faible et divisé.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La division en marche de la Syrie</h2>



<p>Jason Shvili commence son article par un constat qu’il lance tout de go : <em>«La Syrie ne fonctionne pas. Elle n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais. Elle doit être divisée»</em>.&nbsp;</p>



<p>Et cette partition, il la présente d’une manière vicieuse comme une solution, estimant que les principaux groupes ethniques et religieux –musulmans alaouites, chrétiens, arabes sunnites, druzes et kurdes– méritent l’autodétermination. Pour lui, ces communautés qui ont toujours coexisté en Syrie devraient avoir le droit de se séparer sinon l’alternative est un bain de sang supplémentaire. Il estime que les États-Unis s’obstinent et tentent ridiculement de maintenir l’intégrité territoriale de la Syrie après des décennies de guerre civile. C’est plutôt la mauvaise foi de Shvili qui est ridicule et cocasse. D’ailleurs, il appelle à l’autodétermination des composantes ethniques de la Syrie mais celle des Palestiniens n’existe pas à ses yeux.</p>



<p>L’analyste israélien se base sur les drames confessionnels du mois de ramadan et de cet été pour justifier la division de la Syrie. Il rappelle qu’Al-Charaa a promis que sous son règne l’État syrien s’engage à protéger toutes les minorités et communautés du pays sauf que ses actions et celles de son régime prouvent le contraire. En mars dernier, des forces liées au régime ont tué des Alaouites dans la région côtière syrienne de Lattaquié. Quelques mois plus tard, en juillet, des membres de tribus bédouines et d’autres forces fidèles à Al-Charaa ont brutalement assassiné des centaines de Druzes dans la province syrienne de Soueida. Et tout récemment, des musulmans alaouites ont été chassés de leurs foyers à Damas.</p>



<p>Shvili considère que le président Trump fait fausse route en soutenant le nouveau dirigeant syrien, Ahmed Al-Charaa, qu’il qualifie de terroriste islamiste dont la tête était mise à prix de 10 millions de dollars jusqu’en décembre dernier. Ce qui est vrai, mais les choses se présentent désormais différemment dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T0whn6e8lJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/les-luttes-confessionnelles-dechirent-la-syrie/">Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les luttes confessionnelles déchirent la Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/les-luttes-confessionnelles-dechirent-la-syrie/embed/#?secret=fd28Pe8ZSf#?secret=T0whn6e8lJ" data-secret="T0whn6e8lJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les drames confessionnels</h2>



<p>Cependant, et malgré ces atrocités, toutes les minorités syriennes ont exprimé leur volonté de rester au sein du pays. Elles demandent simplement une certaine autonomie pour gouverner leurs propres communautés et ne pas être soumises à la tyrannie de la majorité arabe sunnite syrienne. Mais Al-Charaa refuse d’envisager toute possibilité d’autonomie régionale pour les minorités syriennes et insiste sur la création d’un État syrien unitaire. L’administration Trump partage cet avis et son envoyé spécial pour la Syrie, Tom Barrack, a déclaré qu’il devait y avoir <em>«une nation, un peuple, une armée, une Syrie»</em>.</p>



<p>Sans ciller, Shvili s’interroge: <em>«Pourquoi les États-Unis insistent-ils ridiculement sur le maintien de l’intégrité territoriale d’un pays qui n’aurait jamais dû être créé ?»</em>.&nbsp;</p>



<p>Il convoque l’Histoire et veut instrumentaliser l’échec des accords franco-britanniques de Sykes-Picot pour justifier la partition de la Syrie. Il estime qu’après la Première Guerre mondiale, les puissances alliées victorieuses qui décidèrent de se partager le butin de l’Empire ottoman vaincu au Moyen-Orient ont tracé des frontières arbitraires au mépris des aspirations des différents peuples de la région. C’est ainsi que naquirent la Syrie et une grande partie du Moyen-Orient actuel. Résultat : un siècle de conflits longs et sanglants entre groupes ethniques et religieux rivaux.</p>



<p>Shvili, oubliant – ou feignant d’oublier – &nbsp;qu’Israël lui-même est né de cet imbroglio géostratégique provoqué par la Grande-Bretagne, prétend vouloir mettre fin à ce cercle <em>«vicieux de conflits»</em> et réparer l’injustice commise contre les peuples du Moyen-Orient par les puissances coloniales occidentales il y a un siècle.</p>



<p>Dans le cas de la Syrie, cela signifie accorder aux différents groupes ethniques du pays le droit à l’autodétermination et déconstruire l’État syrien dans son intégralité et le remplacer par des États distincts pour les Alaouites, les Druzes, les Arabes sunnites, les Chrétiens et les Kurdes. Il estime que c’est la seule option pour les minorités syriennes d’obtenir ou de conserver leur autonomie car Al-Charaa refuse toute forme de décentralisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des groupes géographiquement concentrés </h2>



<p>L’Israélien considère que la partition est facile car tous ces groupes sont géographiquement concentrés : les Alaouites à Lattaquié, les Kurdes au Rojava (nord et nord-est de la Syrie), les Druzes à Soueida, les chrétiens à Wadi al-Nasara (vallée des chrétiens) et les Arabes sunnites dans le reste de la Syrie actuelle. La définition des frontières de ces nouveaux États ne devrait donc pas poser trop de difficultés.*</p>



<p>La difficulté, en revanche, sera d’assurer la viabilité des États nouvellement indépendants. Lattaquié, Wadi Al-Nasara et Soueida disposent de peu de ressources naturelles et ces deux derniers sont peu peuplés. Le Rojava, doté de ressources naturelles et d’une population importantes, est enclavé et confronté à un puissant <em>«ennemi»</em>, la Turquie, qui rejette l’idée qu’une partie du Kurdistan obtienne son indépendance. Wadi Al-Nasara et Soueida sont également enclavés, tout comme le sera le nouvel État arabe sunnite.</p>



<p>Selon l’apprenti sorcier israélien, tous ces nouveaux États auront besoin d’une aide extérieure pour garantir leur indépendance. Le nouvel État arabe sunnite peut probablement compter sur un soutien important de la part des autres États arabes sunnites et de la Turquie. Lattaquié peut compter sur le soutien de la Russie car elle abrite encore des bases aériennes et navales russes vitales.</p>



<p>Israël, selon lui, aidera certainement les Druzes de Soueida à maintenir leur sécurité et à développer leur économie rappelant que l’État a déjà pris des mesures contre les forces d’Al-Charaa afin de protéger les Druzes de nouvelles atrocités. Il estime qu’il serait également avantageux pour Israël de s’assurer de nouveaux alliés en aidant les nouveaux États de Wadi Al-Nasara, de Lattaquié et surtout du Rojava car Israël et les Kurdes ayant une longue histoire d’amitié.</p>



<p>En réalité, le soutien israélien au Rojava pourrait s’avérer nécessaire car la Turquie recourra très certainement à la force militaire pour empêcher cette région désormais semi-autonome d’accéder à l’indépendance, à moins qu’une autre puissance régionale, comme Israël, ne s’engage à la défendre. En effet, la Turquie et son mandataire, l’Armée nationale syrienne, occupent déjà de vastes zones du nord et du nord-est de la Syrie. De plus, rien ne garantit que les troupes américaines actuellement stationnées au Rojava y resteront. Le président Trump a déjà réduit leurs effectifs et souhaite, à terme, le départ de toutes les troupes américaines de la zone. Israël peut conclure une alliance stratégiquement très avantageuse avec le Rojava en armant ses forces et en garantissant sa sécurité face à la Turquie et au groupe État islamique (EI).</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GetDVoMrB1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/">En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Syrie, les Druzes croisent le fer avec les milices islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/21/en-syrie-les-druzes-croisent-le-fer-avec-les-milices-islamistes/embed/#?secret=tafGP5sFul#?secret=GetDVoMrB1" data-secret="GetDVoMrB1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un plaidoyer pour la partition</h2>



<p>Shvili estime, à la fin de son plaidoyer pour la partition, que ni le Rojava ni aucune partie de la Syrie actuelle n’ont la moindre chance de prospérer s’ils sont contraints de rester au sein du même pays. De son point de vue, en insistant sur le maintien de l’unité syrienne, les États-Unis et leurs alliés condamneront son peuple à de nombreuses années supplémentaires de tyrannie et de massacres. <em>«Le président Trump a toujours affirmé son ambition de voir naître un Moyen-Orient nouveau et plus prospère. Il peut commencer par permettre et encourager les peuples de l’actuelle République arabe syrienne à rechercher l’autodétermination dans leurs propres États indépendants»</em>, conclut l’analyste israélien.</p>



<p>En voyant avec quelle certitude Jason Shvili appelle à la partition de la Syrie en cinq États qui plus est, dans un journal très proche du pouvoir israélien et en constatant avec quelle arrogance Benjamin Netanyahu ne cesse d’affirmer qu’il redessine le Moyen-Orient depuis le 7 octobre 2023, cette volonté de faire éclater la Syrie doit être prise très au sérieux surtout que depuis l’effondrement du défunt Axe de la résistance, Israël est complètement désinhibé et s’adonne à la domination et à la prédation sans se soucier de rien du tout.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/08/moyen-orient-israel-planifie-t-il-la-partition-de-la-syrie/">Moyen-Orient | Israël planifie-t-il la partition de la Syrie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ces Tunisiens qui soutiennent le Hezbollah libanais</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 12:03:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Barrack]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des Tunisiens manifestent à Tunis pour protester contre la décision des autorités libanaises de désarmer le Hezbollah. </p>
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<p><strong><em>Une manifestation s’est tenue dans la soirée du vendredi 8 août 2025, devant l’ambassade du Liban à Tunis pour protester contre la décision des autorités libanaises de désarmer le Hezbollah, dénonçant ce qu’ils appellent «un agenda colonial et sioniste». La manifestation fait suite aussi à la publication de récents rapports documentant les crimes de guerre israéliens contre les civils et les infrastructures au Sud-Liban.</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17203013"></span>



<p>Les manifestants ont dénoncé les efforts croissants de Beyrouth pour démanteler les capacités militaires du Hezbollah, estimant que ces efforts s’inscrivent dans une campagne plus large visant à affaiblir les <em>«mouvements de résistance»</em> à Israël dans la région.</p>



<p>La manifestation a été organisée par la Coordination pour l’action commune pour la Palestine, une coalition de plus en plus influente et active dans le soutien à la cause palestinienne.</p>



<p>Et qui déjà organisé des sit-in et des manifestations de plusieurs jours devant les ambassades américaine et égyptienne, accusant les gouvernements des deux pays de complicité dans la guerre israélienne contre Gaza.</p>



<p>Dans un communiqué publié le 6 août, la Coalition a rejeté ce qu’elle a qualifié de <em>«tentatives persistantes»</em> du gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah, groupe de résistance chiite soutenu par l’Iran, affirmant que ces efforts servent des <em>«programmes coloniaux et sionistes»</em> visant à mettre fin à toute résistance dans la région au projet expansionniste d’Israël au Moyen-Orient.</p>



<p>Cette manifestation intervient dans un contexte de tensions croissantes le long de la frontière sud du Liban et fait suite à la proposition de désarmement la plus détaillée jamais présentée par Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un plan américain pour le désarmement du Hezbollah </h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Selon Reuters, les États-Unis ont présenté au Liban un plan visant à éliminer progressivement la présence armée du Hezbollah d’ici la fin de l’année, en échange de l’arrêt des opérations militaires israéliennes dans le pays et du retrait des forces israéliennes de cinq positions au sud du Liban. Ce plan, soumis par Tom Barrack, envoyé du président Donald Trump dans la région, est actuellement examiné à Beyrouth. Lors d’une réunion du cabinet jeudi dernier, le gouvernement libanais a approuvé les objectifs généraux du plan, qui comprennent le contrôle de toutes les armes par l’État, le déploiement de forces libanaises dans les zones frontalières clés et l’ouverture de pourparlers indirects avec Israël pour résoudre la question des prisonniers et finaliser les frontières du Liban avec Israël et la Syrie. <em>«Nous n’avons pas examiné les détails ni les composantes de la proposition américaine. Nos discussions et notre décision se sont limitées à ses objectifs»</em>, a déclaré le ministre libanais de l’Information, Paul Morcos, à l&rsquo;issue de la réunion. Des ministres affiliés au Hezbollah et à son allié politique chiite, Amal, auraient quitté la réunion en signe de protestation.</p>



<p>Le Hezbollah a été fondé en réponse à l’invasion du Liban par Israël en 1982, puis à son occupation. Soutenu par l’Iran, il est devenu une puissante guérilla qui a mené la campagne pour mettre fin à l&rsquo;occupation israélienne au Sud-Liban en 2000.</p>



<p>La guerre de 2006 contre Israël, qui s’est terminée sans que ce dernier n’atteigne ses objectifs militaires, a accru la popularité du groupe dans le monde arabe et musulman. De Tunis à Alep, des images du chef du Hezbollah chiite de l’époque, Hassan Nasrallah, ornaient les cafés et même les foyers sunnites du Maghreb, où beaucoup le voyaient comme un symbole de la résistance anticoloniale.</p>



<p>Cependant, la décision du Hezbollah, dans les années 2010, de déployer des combattants pour soutenir l’ancien dictateur syrien Bachar Assad pendant le soulèvement qui a dégénéré en guerre civile a gravement terni sa réputation.</p>



<p>Les images choquantes des atrocités commises par les forces d’Assad et leurs alliés ont laissé de nombreux habitants de la région désillusionnés par un groupe autrefois considéré comme l&rsquo;avant-garde de la libération. Pour ses détracteurs, le Hezbollah n’était plus qu’un instrument de la politique étrangère de Téhéran.</p>



<p>Pourtant, avec le déclenchement de la guerre de Gaza en 2023 et la décision du Hezbollah de rejoindre ce qu’il a appelé un <em>«front de solidarité»</em> avec le Hamas tout en défendant la frontière sud du Liban contre d’éventuelles incursions israéliennes, le groupe a commencé à regagner une partie de son prestige perdu, les drapeaux jaunes du Hezbollah réapparaissant lors des manifestations à Sanaa, Rabat, Tunis et Nouakchott.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«La Palestine est notre boussole»</h2>



<p><em>«Nous soutenons la résistance et son droit de porter les armes contre l&rsquo;occupant. Vous nous trouverez toujours aux côtés des canons des fusils pointés sur les sionistes ; c&rsquo;est notre place et notre voie»</em>, a déclaré Jawaher Chenna, membre de la Coordination d’action commune pour la Palestine, défendant la position du groupe. D’autres militants de la Coalition et des Tunisiens qui ont promis de se joindre à la manifestation ont critiqué le gouvernement libanais pour sa tentative d’apaisement envers Washington au détriment de sa propre sécurité et de celle de la cause palestinienne. <em>«La Palestine est notre boussole. Nous soutenons quiconque tire sur les sionistes»</em>, ont commenté de nombreux manifestants sur les réseaux sociaux.</p>



<p>La manifestation à Tunis a fait également suite à la publication récente de rapports d&rsquo;organisations internationales documentant les crimes de guerre israéliens contre les civils et les infrastructures au Sud-Liban. <em>«De nombreux villages frontaliers du sud du Liban ont été rasés, et là où des écoles étaient restées debout, plusieurs ont été vandalisées et au moins deux ont été saccagées par les forces israéliennes»</em>, a déclaré Ramzi Kaiss, chercheur sur le Liban à Human Rights Watch (HRW). <em>«En pillant des écoles, les forces israéliennes ont commis des crimes de guerre apparents et mis en péril l’éducation des élèves libanais»</em>, a ajouté HRW.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MlUnej3UkF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/percee-du-chiisme-en-tunisie-entre-realite-et-fantasme/">Percée du chiisme en Tunisie entre réalité et fantasme </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Percée du chiisme en Tunisie entre réalité et fantasme  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/07/percee-du-chiisme-en-tunisie-entre-realite-et-fantasme/embed/#?secret=njYsJGUB4I#?secret=MlUnej3UkF" data-secret="MlUnej3UkF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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