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	<title>Archives des Transmed - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 23 Aug 2026 07:32:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Transmed - Kapitalis</title>
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		<title>Transmed &#124; Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2026 07:32:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à l’article intitulé «La Tunisie goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie» d'Elyes Kasri. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/">Transmed | Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En réponse à l’article intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«La Tunisie goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie»</a>, et afin d’apporter ma contribution sur les enjeux énergétiques et stratégiques régionaux, j’ai tenu à proposer une analyse rigoureuse et documentée. Face aux postures alarmistes et aux contresens techniques qui cherchent à altérer la perception des relations entre nos deux pays, cette contribution s’attache à déconstruire les chiffres avec méthode, tout en réaffirmant la profondeur des liens fraternels et institutionnels qui unissent l’Algérie et la Tunisie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19485824"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En instrumentalisant la peur pour se tailler un costume de sauveur, Elyes Kasri accumule les contresens techniques, les contrevérités économiques et les manipulations politiques. Une remise au point méthodique s’impose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. L’illusion du corridor unique : l’Algérie, puissance multi-vectorielle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affirmation selon laquelle l’Europe et l’Algérie dépendraient de manière absolue du sol tunisien pour assurer leurs flux gaziers relève d’une méconnaissance des réalités industrielles. L’Algérie n’est nullement tributaire d’un réseau terrestre unique. Grâce au gazoduc&nbsp;Medgaz, qui la relie directement à l’Espagne sans passer par aucun pays tiers, et à ses méga-complexes de liquéfaction de Skikda et d’Arzew, elle dispose d’un accès maritime direct aux marchés mondiaux. Sa flotte de méthaniers navigue librement en Méditerranée et vers l’Atlantique, s’affranchissant de toute contrainte de transit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’être une chimère ou un projet théorique, la dimension stratégique du&nbsp;Gazoduc Transsaharien (TSGP)&nbsp;est aujourd’hui une réalité opérationnelle. Les accords trilatéraux définitifs ayant été signés entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria, et les travaux de chantier étant officiellement engagés sur le terrain, ce mégaprojet continental consacre définitivement l’Algérie comme le hub énergétique incontournable reliant l’Afrique subsaharienne à l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Confusion entre exportations et production globale :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour bâtir sa théorie d’un rapport de force asymétrique, l’auteur opère un glissement chiffré trompeur. Il évoque un volume d’exportation de 52 milliards de mètres cubes (bcm) comme s&rsquo;il s’agissait de la totalité de la ressource algérienne. C’est omettre que la production brute de l’Algérie oscille en réalité&nbsp;entre 100 et 135 milliards de mètres cubes par an. Plus de la moitié de cette ressource est consommée localement — alimentant 99 % de l’électricité algérienne — ou réinjectée dans les gisements pour en optimiser le rendement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout, s’agissant du TransMed : la redevance de transit en nature (5,25 %) perçue par Tunis couvre&nbsp;entre 60 % et 66 % de la consommation nationale tunisienne de gaz naturel. Parler de <em>«serrer la jugulaire»</em> ou menacer ce flux ne provoquerait pas la ruine d&rsquo;Alger, mais la coupure immédiate du réseau électrique tunisien. L’interdépendance énergétique n’est pas une arme d’oppression : elle est le socle d’une sécurité partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Un arbitrage industriel classique, non une «guerre psychologique»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qualifier les études relatives au gazoduc sous-marin Galsi (vers la Sardaigne) d’<em>«agression»</em> ou de <em>«guerre psychologique»</em> destinée à faire capituler la Tunisie relève d’une rhétorique victimaire. Dans le secteur des hydrocarbures, la recherche de routes alternatives constitue la norme de gestion des risques pour un État qui investit&nbsp;60 milliards de dollars&nbsp;afin de porter sa production à 200 milliards de m³. La faisabilité des conduites en eaux profondes est éprouvée — comme le prouve le Medgaz —, et attribuer des intentions machiavéliques à des études de planification industrielle traduit une déconnexion inquiétante avec la réalité des marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. Une menace pour la signature diplomatique de la Tunisie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inviter les négociateurs tunisiens à exiger unilatéralement une hausse de la redevance (à 8 ou 10 %) en facturant la <em>«protection militaire»</em> des conduites terrestres repose sur une confusion juridique grave. La sécurisation des infrastructures sur son territoire relève de la souveraineté et de la sécurité nationale de la Tunisie, non d’un service marchand facturable à un tiers. Prôner la remise en cause des traités sous le ton de la sommation entacherait la signature de l’État tunisien auprès de ses partenaires internationaux et européens — à commencer par l’Italie —, pour qui la sécurité juridique des contrats est non négociable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. Démasquer les entrepreneurs de la discorde</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’usage d’un vocabulaire d’une rare violence (<em>«tenir par la jugulaire»</em>,&nbsp;<em>«capitulation»</em>) se cache la véritable intention : saborder les relations fraternelles et historiques entre deux pays frères. Les entrepreneurs de la discorde, en rupture d’influence, tentent de sacrifier l’intérêt supérieur des deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cherchant à substituer au principe sacré du&nbsp;<em>«Khawa-Khawa»&nbsp;</em>(fraternité) la logique destructrice d’une&nbsp;<em>«Adawa-Adawa»</em>&nbsp;(animosité), ils offensent l’Histoire et la dignité de la diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les relations entre l’Algérie et la Tunisie ne se jouent pas dans une arène où l’un doit être lésé pour que l’autre triomphe. Elles reposent sur une solidarité organique, éprouvée par les épreuves de l’Histoire, un respect strict des souverainetés et une communauté de destin qu’aucun messianisme de circonstance ne saura altérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin, Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rO1yrHWn66"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/embed/#?secret=icKQdQrxiA#?secret=rO1yrHWn66" data-secret="rO1yrHWn66" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/23/transmed-du-mythe-de-la-jugulaire-a-la-realite-des-chiffres/">Transmed | Du mythe de la «jugulaire» à la réalité des chiffres</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 10:22:06 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Galsi Pipeline, le projet de gazoduc sous-marin algéro-italien censé contourner la Tunisie par la Sardaigne, est irréalisable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’agitation cyclique autour du Galsi Pipeline, le projet de gazoduc sous-marin algéro-italien censé contourner la Tunisie par la Sardaigne, est l’arme maîtresse d’une guerre psychologique menée contre la Tunisie qui traverse une crise énergétique passagère. Elle vise à persuader l’opinion publique tunisienne que le pays est remplaçable et susceptible d’être soumis à «la sanction énergétique» quitte à «vivre dans le noir» afin de donner un alibi suffisant aux adeptes de la capitulation contractuelle. La présente analyse vise à déconstruire ce narratif de l’effacement par les faits, en démontrant que la Tunisie dispose, au contraire, d’un levier d’interdépendance majeure pour exiger un rééquilibrage global de ses partenariats.</em></strong> <em>(Carte : Principaux gisements d’hydrocarbures au Maghreb et pipelines transméditerranéens).   </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri *</strong></p>



<span id="more-19478209"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">1. La valeur stratégique décuplée du TransMed face aux crises mondiales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle de pivot énergétique de la Tunisie n’est plus seulement régional, il est devenu névralgique à l’échelle mondiale. La convergence de trois crises géopolitiques majeures a décuplé la valeur stratégique du réseau terrestre trans-tunisien (TransMed) pour l’ensemble du continent européen :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; l’onde de choc de la guerre en Ukraine :</em></strong> la rupture historique et définitive des approvisionnements en gaz russe a privé l’Europe de sa principale source d’énergie fossile. Dans cette quête absolue de diversification, l’Afrique du Nord, et particulièrement l’axe Algérie-Tunisie-Italie, est devenue l’alternative immédiate la plus fiable pour sécuriser l’Europe du Sud et le cœur industriel de l’Union européenne;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; la paralysie des détroits de Bab el-Mandeb et d’Ormuz :</em></strong> les tensions militaires dans le golfe d’Aden et le golfe Persique ont gravement compromis la sécurité des routes maritimes globales. Le transit du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar et d’autres fournisseurs du Golfe par méthaniers est soumis à des goulots d’étranglement permanents, à des détours maritimes pharaoniques (via le Cap de Bonne-Espérance) et à une explosion des coûts d’assurance&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le TransMed comme sanctuaire d’approvisionnement :</em></strong> face à l’insécurité des détroits et à la fin du gaz russe, le TransMed s’impose comme une infrastructure géographiquement immunisée contre les crises du Moyen-Orient. Ce pipeline terrestre offre un flux continu, direct et insensible aux blocus maritimes, propulsant le sol tunisien au rang de corridor de sécurité absolue pour la survie énergétique de l&rsquo;Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. La centralité du TransMed dans l&rsquo;économie algérienne :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’examen des indicateurs macroéconomiques sectoriels démontre la dépendance de l’Algérie envers ce réseau terrestre trans-tunisien, faisant du gazoduc Enrico Mattei (TransMed) le véritable poumon financier du régime d’Alger&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le poids des hydrocarbures dans les recettes algériennes :</em></strong> les hydrocarbures représentent 93 % à 95 % des recettes d’exportation de l’Algérie et alimentent le budget de l’État algérien à hauteur de plus de 60 % via la fiscalité pétrolière&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; la part du TransMed dans les exportations de gaz algérien :</strong> selon les bilans énergétiques compilés, l’Algérie exporte environ 52 milliards de mètres cubes (bcm) de gaz naturel par an. Le TransMed en achemine à lui seul entre 22 et 25 bcm directement vers l’Italie, soit près de 45 % à 50 % de la totalité des exportations gazières algériennes, et plus de 70 % de son gaz acheminé par pipeline;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; valorisation financière pour Alger :</em></strong> au cours moyen du gaz sur le marché européen (TTF), le flux transitant par le sol tunisien génère pour l’Algérie des revenus directs estimés entre 10 et 12 milliards de dollars par an. Une interruption ou une réduction structurelle de ce flux provoquerait un choc budgétaire immédiat et ingérable pour la paix sociale algérienne suffisamment fragile et menacée par un Hirak qui couve sous les cendres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. L’irréalisme technique et le péril sécuritaire du Galsi :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données techniques validées par les registres officiels du Global Energy Monitor (mis à jour en juillet 2024), le projet Galsi est une impossibilité industrielle et financière à court et moyen terme:</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; profondeur abyssale :</em></strong> le tracé maritime (565 km de section offshore) impose une pose de conduites à une profondeur record de 2 885 mètres sous la mer Méditerranée, ce qui représente une complexité d’ingénierie exceptionnelle;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; capacité limitée :</em></strong> le Galsi a été configuré pour un débit maximal de 8 milliards de m³ par an. Il ne pourrait donc absorber qu’un quart du flux du TransMed (capacité de 32 milliards de m³), rendant tout contournement total physiquement impossible&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; impasse financière et réglementaire :</em></strong> estimé initialement à 3 milliards de dollars, sa réévaluation dépasse aujourd’hui 5 à 6 milliards de dollars. Dans le cadre du Green Deal de l’Union Européenne et du gel des financements fossiles lourds par les institutions bancaires internationales, sa levée de fonds est irréalisable, maintenant le projet au statut officiel de projet <em>«mis de côté»</em> (<em>shelved</em>), comme le confirme l’étude technique de l’<em>Eurasia Review</em>&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le fardeau critique de la vulnérabilité sous-marine :</em></strong> au-delà des barrières financières, l’impératif de sécurité internationale condamne les alternatives purement offshores&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le précédent Nord Stream 1 et 2 :</em></strong> le sabotage spectaculaire des gazoducs Nord Stream en mer Baltique (septembre 2022) a définitivement démontré la vulnérabilité intrinsèque des infrastructures sous-marines profondes face aux attaques asymétriques, au terrorisme d’État ou aux actes de guerre hybride. En haute mer, la surveillance constante et la protection physique de milliers de kilomètres de conduites immergées sont matériellement impossibles&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; l’avantage du tracé terrestre tunisien :</em></strong> face à ce péril sous-marin, le corridor trans-tunisien offre une résilience stratégique inégalée, soulignée dans l’étude sectorielle de l’Observatoire Méditerranéen de l&rsquo;Énergie. Un tracé terrestre permet un accès immédiat pour la maintenance, une surveillance continue par satellite et par patrouilles, ainsi qu’un contrôle souverain permanent, garantissant à Rome et à Alger une continuité de flux qu’aucune conduite immergée ne peut promettre.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BELWrf69K7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/la-tunisie-doit-renegocier-les-dividendes-du-gazoduc-transmed/">La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie doit renégocier les dividendes du gazoduc Transmed » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/30/la-tunisie-doit-renegocier-les-dividendes-du-gazoduc-transmed/embed/#?secret=sDUSG09O73#?secret=BELWrf69K7" data-secret="BELWrf69K7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">4. Argumentaire pour une réévaluation à la hausse des redevances de transit :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux actuel de la redevance tunisienne (5,25 %, prélevé majoritairement en nature) est obsolète et dérisoire. La Tunisie est légitimement en position d’exiger une réévaluation substantielle (objectif : 8 % à 10 %) :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; le coût de la sécurisation :</em></strong> la Tunisie assure à ses frais exclusifs la protection militaire et technologique de 400 km de conduites terrestres et de stations de compression critiques (Cap Bon). Ce service de sécurité environnementale et industrielle, qui protège l’approvisionnement européen contre les risques de déstabilisation, devrait être intégré dans le coût du transit&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; l’indexation sur la prime de substitution :</em></strong> si l’Algérie devait substituer le TransMed par du transport de GNL par voie marine pour livrer l’Italie, le coût de l’infrastructure portuaire et maritime augmenterait le coût de livraison de 25 % à 30 %. La redevance tunisienne actuelle est donc une décote majeure et une concession exorbitante accordée par la Tunisie à Alger&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; valorisation budgétaire actuelle :</em></strong> les recettes de cette redevance sont passées à plus de 1,8 milliard de dinars tunisiens (TND) par an. Ce gaz couvre entre 60 % et 66 % des besoins de consommation en gaz naturel de la Tunisie, ce qui prouve la valeur critique de cet actif dans notre équilibre énergétique national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5- Pour une diplomatie de l’interdépendance active et équitablement profitable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Céder à la panique face à l’alternative Galsi relève d’une asymétrie psychologique savamment entretenue par des officines étrangères à travers la cinquième colonne de la <em>«khawakhawanomanie»</em> ambiante, et non d&rsquo;une contrainte technique réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie détient une carte maîtresse mondiale : la sécurité, la viabilité et la supériorité stratégique terrestre de l’autoroute énergétique tunisienne vers l’Europe dans un monde marqué par la fermeture des détroits et les crises climatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est incontestablement le verrou énergétique d’une Europe qui paie au prix fort le boycott du gaz russe et l’instabilité qui prévaut, sans perspective de stabilisation à court et à moyen termes, dans les détroits d’Ormuz et Bab El Mandeb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle tient également le régime algérien par la jugulaire, car en dépit de toutes les fanfaronnades, ce régime se trouve confronté à une population frustrée et prête à en découdre ne pourra pas se passer à moyen et même à long terme du Transmed et des recettes financières et des garanties sécuritaires offertes par le transit par la Tunisie plus qu’aucun autre itinéraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il appartient aux négociateurs tunisiens d’exploiter ce nœud vital pour redresser les torts asymétriques hérités de l’histoire — qu’il s’agisse des redevances énergétiques, de la spoliation de l’Albien ou du développement de nos infrastructures critiques de transport et de logistique — et arracher un accord digne, global et protecteur des intérêts supérieurs de la Nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le célèbre philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804) a bien dit que <em>«la liberté est le droit de ne pas être soumis à la fatalité extérieure».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Note de la rédaction</em></strong>&nbsp;: <em>On a dû réduire cet article de près de la moitié de son volume, tout en l’allégeant de son appareil critique (références, sources, etc.)</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0MExGLHDtI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/29/le-probleme-de-lenergie-en-tunisie-1-6-lhydrogene-vert-pourrait-etre-la-solution/">Le problème de l’énergie en Tunisie (1/6) : l’hydrogène vert pourrait être la solution</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le problème de l’énergie en Tunisie (1/6) : l’hydrogène vert pourrait être la solution » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/29/le-probleme-de-lenergie-en-tunisie-1-6-lhydrogene-vert-pourrait-etre-la-solution/embed/#?secret=clR1nGLxyT#?secret=0MExGLHDtI" data-secret="0MExGLHDtI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/22/la-tunisie-goulot-energetique-de-leurope-et-jugulaire-de-lalgerie/">La Tunisie, goulot énergétique de l’Europe et jugulaire de l’Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 08:20:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[junte militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Mouradia]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19406797</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le gazoduc Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital pour l'Algérie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la demande pressante d’amis chers et de confrères dont le patriotisme commande le respect, il convient aujourd’hui — à contre-cœur et en me pinçant très fort le nez — de descendre dans l’arène. L&rsquo;objectif est de dissiper le tissu de contes de fées et de<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> contre-vérités</a> crasses que le soi-disant Dr Abderrahmane Cherfouh a commis dans les colonnes de Kapitalis pour tenter de faire taire la critique et de délégitimer mes analyses sur les relations tuniso-algériennes.</em></strong> **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19406797"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce texte de la plume indigeste du Dr Cherfouh ne relève ni de la réflexion ni du débat d&rsquo;idées, mais d&rsquo;une tentative de voltige informationnelle assez pathétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accuser un diplomate tunisien de <em>«diaboliser»</em> l’Algérie parce qu’il dissèque les leviers d’influence d’un pays voisin est un procédé d&rsquo;intimidation intellectuelle usé jusqu&rsquo;à la corde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passer au scalpel les impostures de ce censeur d’opérette permet de trancher dans le vif d&rsquo;une relation bilatérale que certains tentent de faire avaler sous perfusion sentimentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1- L’imposture morale </strong>: avant d’ausculter la souveraineté tunisienne, Dr Chelfouh, en mal de reconnaissance, devrait interroger son effroyable désertion morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà un clinicien qui a choisi de s&rsquo;installer confortablement au Canada, fuyant la misère politique et économique de son propre pays pour aller soigner les rhumes à Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’exilant pour son confort personnel, il a délibérément choisi de priver ses concitoyens de ses prétendus talents, foulant aux pieds le serment d’Hippocrate avec un cynisme consommé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est depuis son exil doré, bien au chaud à des milliers de kilomètres, que Dr Cherfouh s’improvise général en chef du patriotisme maghrébin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son indignation sélective et sa sémantique, si lourdement calquée sur les communiqués de presse des officines de la Mouradia, trahissent sa véritable fonction : celle de prête-nom pour la propagande d’un régime militaire aux abois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plume du Dr Cherfouh n’est pas guidée par la fraternité, elle est simplement téléguidée. Le public tunisien refuse de recevoir des ordonnances géopolitiques d’un expatrié qui a troqué son stéthoscope contre les basses œuvres de la guerre psychologique régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- La nature prédatrice de la junte d’Alger : </strong>&nbsp;Dr Cherfouh tente de draper la junte d’Alger dans les vertus de la fraternité maghrébine. La réalité politique est une insulte à ce concept.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie est gouvernée par une oligarchie militaire prédatrice, une gérontocratie de généraux à médailles qui maintient son propre peuple sous une chape de plomb d’un autre âge, étouffe l’expression populaire, embastille les journalistes au moindre mot et a totalement assassiné l’élan démocratique du Hirak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paternalisme de caserne, où un régime despotique, liberticide et corrompu se pique de donner des leçons de morale et de bon voisinage par l’intermédiaire du soi-disant Dr Chelfouh, est d’un comique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la farce rhétorique, il faut appeler les choses par leur nom : le régime militaire d’Alger s’est érigé en principale menace contre les aspirations démocratiques, de justice sociale et de progrès du peuple tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En exportant son modèle autocratique et liberticide par un chantage permanent, la Mouradia cherche activement à étouffer le pluralisme tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pouvoir gérontocratique ne peut tolérer l’émergence d’une véritable démocratie moderne et progressiste à ses portes, de peur qu’elle ne serve d’exemple à une jeunesse algérienne opprimée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Saboter le progrès institutionnel et social de la Tunisie est une stratégie de survie pour cette junte kleptocrate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un régime qui traite ses propres citoyens en sujets terrorisés n’a aucune légitimité pour venir dicter les frontières de la liberté d’expression ou des analyses diplomatiques en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que ces messieurs les généraux balaient d’abord les cours de leurs propres prisons avant de vouloir régenter l’esprit critique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, de la <em>«décennie noire»</em> aux maquis du GSPC et d’Aqmi, Alger a toujours utilisé la porosité terroriste transfrontalière comme un bouton de pression politique pour forcer Tunis à l’alignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3- Le chantage au Transmed </strong>ou le paradoxe d’un cordon ombilical vital&nbsp;: l’arrogance d’Alger atteint son paroxysme lorsque, par la voix du Dr Cherfouh, elle présente le transit du gaz comme une <em>«faveur»</em> ou une obole charitable accordée à la Tunisie. C’est un contresens économique absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime algérien est en situation de faillite systémique sur tous les plans. Il ne survit artificiellement que grâce à la rente des hydrocarbures, dont une part majeure transite par le gazoduc Transmed via le sol tunisien pour alimenter l’Italie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Transmed n’est pas une fleur faite à la Tunisie ; c’est le ballon d’oxygène vital de la Mouradia, la laisse énergétique sans laquelle le budget de l’État algérien s’effondrerait instantanément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, par un renversement burlesque des réalités, Alger utilise ce tuyau indispensable à sa propre survie comme une arme de chantage pour vassaliser la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce piratage commercial s&rsquo;appuie sur une spoliation tarifaire évidente :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1 &#8211; une redevance tunisienne dérisoire de 5,25 %.</strong> Pour 400 kilomètres d’infrastructures lourdes qui hypothèquent le territoire national, la Tunisie ne perçoit qu’une maigre redevance, un taux dérisoire bloqué par les menaces d’Alger depuis des décennies;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2- le modèle souverain du Maroc </strong>: à titre de comparaison, sur l’ancien gazoduc GME, le Maroc avait imposé un taux de 7 % à 10 % des volumes, assorti du transfert de la propriété intégrale des installations à l’État marocain après 25 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant dire qu’à Alger, on sait compter quand il s’agit d’exploiter les voisins à vil prix, tout en se permettant de menacer de fermer les vannes à la moindre velléité d’indépendance diplomatique et d’expression des aspirations démocratiques de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie n’est pas une affaire de sensiblerie mémorielle ni de slogans lénifiants comme le <em>«khawa-khawa»</em> bon pour les naïfs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’a besoin ni de la protection étouffante ni des conseils d’un pays en faillite systémique qui ne produit rien d’autre que du ressentiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En analysant lucidement les risques de cette dépendance structurelle, les observateurs indépendants font leur strict devoir d’expertise et de patriotisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valets d’influence de la Mouradia, qu’ils écrivent masqués derrière la fausse identité du soi-disant Dr Cherfouh depuis son exil doré et pantouflard au Canada ou à découvert, doivent comprendre que la Tunisie n’est pas et ne sera jamais la 70<sup>e</sup> wilaya algérienne. Surtout qu’elle a toujours, tout au long de son histoire plusieurs fois millénaire, gouverné ce territoire voisin à partir de Carthage, Dougga, Kairouan, Mahdia et Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à la liberté d’opinion et d’analyse géopolitique restera libre, souverain et totalement imperméable aux intimidations des censeurs d’Alger ou d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un vieux proverbe tunisien dit :.ما دواء الفم الابخر كان السواك الحار</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** La rédaction : avec cette réponse, on clos ce débat qui ne saurait s&rsquo;éterniser. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les précédents éléments de ce débat tuniso-algérien sur Kapitalis : </em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wp5uySbXRw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=DPH8FFX6Tv#?secret=wp5uySbXRw" data-secret="wp5uySbXRw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o3R0sfDGrK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/embed/#?secret=h4DdyvGPwb#?secret=o3R0sfDGrK" data-secret="o3R0sfDGrK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="g7ZqNi4P65"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/embed/#?secret=S3Edq3HXDp#?secret=g7ZqNi4P65" data-secret="g7ZqNi4P65" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xIYvTNOios"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=NdPXFu2oS9#?secret=xIYvTNOios" data-secret="xIYvTNOios" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P0QSnTOt7C"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/embed/#?secret=49EqZcbabL#?secret=P0QSnTOt7C" data-secret="P0QSnTOt7C" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Fékih]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les différends territoriaux et énergétiques relatifs aux relations entre l'Algérie et la Tunisie,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En réaction à l’article de M. Abderrahmane Fékih intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Tunisie-Algérie / aux origines d’un contentieux territorial»</a> et à sa prise de position ravivant des griefs territoriaux et énergétiques relatifs aux relations algéro-tunisiennes, ce texte entend apporter un point de vue fondé sur la rigueur du droit international public (uti possidetis juris, Convention de bornage de 1970) ainsi que sur la réalité des enjeux techniques et économiques (gisement d’El Borma, partenariat gazier TransMed). L’objectif de cette contribution est de proposer une analyse objective et apaisée, démontrant que la solidité stratégique entre la Tunisie et l’Algérie repose sur des traités souverains incontestables et ne saurait être altérée par des récits d’amertume ou des tentatives de déstabilisation mémorielle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19401619"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci dit, M. Fékih, je prends acte avec satisfaction de votre ton courtois et de votre attachement à la fraternité algéro-tunisienne, des sentiments que je partage du fond du cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la <em>«vérité historique»</em> que vous cherchez à me rappeler ne relève pas de faits oubliés, mais d’une grille de lecture anachronique. Rétablir la vérité, ce n’est pas déterrer des griefs éteints par le droit international ; c’est rappeler avec sérénité que la solidité de nos liens repose sur des traités souverains et des engagements que nos deux nations ont réellement choisis d’honorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des récits qui risquent d’installer une défiance artificielle entre deux peuples frères, l’examen du droit, de la réalité du terrain et de nos accords bilatéraux le prouve : entre l’Algérie et la Tunisie, la solidarité stratégique n’est pas une illusion, mais un choix fondamental scellé par l’Histoire, basé sur le respect mutuel et le bon voisinage.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y4R5HlRaVo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=UPO7SimbmZ#?secret=y4R5HlRaVo" data-secret="y4R5HlRaVo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">I. Le droit international et la souveraineté territoriale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit international, votre position repose sur une confusion majeure entre les différends franco-tunisiens de l’époque coloniale et les obligations d’un État algérien souverain ayant acquis son indépendance en 1962.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En qualifiant de<em> «mauvaise foi»</em> le refus de l’Algérie indépendante de céder des territoires délimités sous la colonisation, vous fermez les yeux sur une règle fondamentale du droit international public : le principe de l’<em>uti possidetis juris</em>&nbsp;(<em>«vous posséderez ce que vous possédiez»</em>). Consacré en Afrique dès juillet 1964 par la Déclaration du Caire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), ce principe veut que les nouveaux États accèdent à l’indépendance dans les frontières administratives héritées de la puissance coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette règle n’a pas été conçue pour avantager l’Algérie aux dépens de la Tunisie ou d’un autre pays, mais pour offrir un cadre clair, capable d’éviter les déchirements, la guerre, les luttes fratricides, le sang et le chaos sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Remettre en cause les tracés hérités au nom de prétentions historiques antérieures ouvrirait une boîte de Pandore aux conséquences imprévisibles pour toute la région — qu’on pense aux découpages coloniaux ayant amputé l’Algérie à l’Ouest au profit de la Moulouya, ou aux dynamiques transfrontalières des populations touarègues au Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour prémunir le continent contre ces querelles sans fin que le droit international a tranché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son accession à la souveraineté le 5 juillet 1962, l’Algérie héritait donc légitimement de son territoire dans ses contours existants. Vouloir opposer un arrangement politique provisoire, discuté dans la douleur de la guerre de libération (comme les échanges entre Ferhat Abbas et Habib Bourguiba), à une norme internationale impérative constitue un anachronisme juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie souveraine du président Bourguiba l’avait d’ailleurs parfaitement compris. En signant la Convention de bornage du 6 janvier 1970, elle réglait définitivement, et dans un esprit de fraternité, la question des frontières communes. Parler aujourd’hui de <em>«spoliation»</em>, c’est méconnaître le droit international, mais c’est aussi effacer la signature de l’État tunisien lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, vous tentez d’expliquer l’abandon des revendications tunisiennes par un soi-disant <em>«rapport de forces» </em>défavorable, suggérant que Habib Bourguiba aurait plié sous la contrainte face à une Algérie menaçante et mieux armée. Cette lecture simpliste fait injure à la mémoire et à la stature diplomatique du Combattant suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1960, l’Algérie sortait à peine d’une guerre de libération éprouvante et se concentrait tout entière sur sa reconstruction. Elle n’a jamais menacé la Tunisie d’une quelconque intention belliqueuse. Habib Bourguiba, fin diplomate, intelligent et respecté sur la scène internationale, n’a pas cédé à la peur. Visionnaire, il a agi en homme d’État (voir mon article publié dans<em> Kapitalis : «Israël-Palestine : Et si les Arabes et les Palestiniens avaient écouté Bourguiba en 1965 ?»</em>). En adhérant à la Charte de l’OUA en 1964 et en signant la Convention de 1970, il a fait le choix de la raison, de la stabilité et de l’avenir du Maghreb. Réduire cette décision mûrie à une capitulation est une contrevérité qui altère la portée d’un engagement historique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vYtBFAxyBA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/embed/#?secret=gjybr1ujWM#?secret=vYtBFAxyBA" data-secret="vYtBFAxyBA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">II. La réalité technique d’El Borma et les enjeux énergétiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vous allez plus loin dans le procès d’intention en réveillant la légende urbaine du <em>«puits oblique»</em> que l’Algérie aurait creusé pour <em>«détourner le pétrole tunisien»</em> à El Borma. Ce récit spectaculaire, très populaire sur les réseaux sociaux, ne résiste pas un instant à la réalité géologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gisement d’El Borma est un réservoir pétrolier continu qui s’étend de part et d’autre de la frontière. En matière d’hydrocarbures, l’exploitation d’une nappe commune suit les lois de la physique des fluides, pas des scénarios de piraterie industrielle. Loin des théories du complot, la gestion d’El Borma a toujours fait l’objet d’échanges techniques réguliers entre les compagnies nationales des deux pays (Sitep et Sonatrach) pour exploiter la ressource de manière rationnelle et respectueuse de la souveraineté de chacun. Transformer un enjeu technique classique en preuve d’<em>«ingratitude»</em> relève du raccourci politique et déforme la réalité de notre coopération. Les ingénieurs tunisiens ne sont pas si naïfs ni aussi dupes pour ne pas découvrir un soi-disant détournement de pétrole à El Borma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En qualifiant l’attitude de l’Algérie d’<em>«acte prédateur»</em>, vous vous éloignez de la rigueur historique pour privilégier l’émotion et les accusations personnelles. Si l’Algérie s’était comportée en <em>«prédateur»</em>, comment expliquer des décennies de partenariat stratégique, le partage des retombées du gazoduc TransMed qui traverse le territoire tunisien vers l’Europe, ou les approvisionnements énergétiques d’urgence accordés lors des moments critiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas meilleure illustration que le dernier message daté du 4 août 2026 adressé par la Tunisie à l’Algérie : une lettre de remerciement de la Steg aux dirigeants de Sonelgaz pour son soutien décisif en approvisionnement électrique, signée par Fayçal Trifa, PDG de la STEG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie fraternité ne consiste pas à ignorer les divergences, mais à savoir les résoudre par le dialogue et le droit. Réduire plus de soixante ans de solidarité à une rhétorique de la prédation est une posture qui ne sert ni la vérité, ni les intérêts de nos deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En demandant <em>«un peu d’humilité»</em> et en ramenant la coopération énergétique à une simple fatalité géographique, vous faites une erreur de lecture sur la diplomatie interétatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité énergétique et la solidarité régionale ne relèvent ni de la charité paternaliste, ni de la condescendance, mais d’un partenariat réfléchi. Le passage du gaz algérien par la Tunisie via le TransMed est un accord équilibré : il offre à la Tunisie des redevances précieuses et une énergie sécurisée, tout en assurant à l’Algérie un accès fiable au marché européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappeler ces faits n’a rien d’arrogant ; c’est un acte de clarté. L’arrogance consisterait plutôt à balayer d’un revers de la main des décennies d’accords et de solidarité concrète pour nourrir une méfiance artificielle et préfabriquée entre deux peuples voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ironisant sur les livraisons de gaz, vous confondez aussi soutien tarifaire et don budgétaire. Personne n’a jamais prétendu que l’Algérie versait une aide directe sans contrepartie. La réalité repose sur deux leviers bien réels : la redevance de transit perçue par la Tunisie sous forme de gaz, et des contrats d’approvisionnement à long terme conclus entre Sonatrach et la Steg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bénéficier de ces conditions n’a rien d’un mythe : c’est le résultat concret d’une alliance solide. Nier cette réalité sous prétexte qu’il ne s’agit pas de charité relève de la querelle de mots et d’un orgueil mal placé. Sans ces accords stratégiques, la facture énergétique pèserait bien plus lourdement sur les ménages et les finances publiques tunisiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Dépasser le ressentiment et construire le Maghreb</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici une autre perle de votre part : en appelant à <em>«rendre à César ce qui appartient à César»</em> tout en peignant l’État algérien sous les traits d’un voisin dominateur, vous montrez les limites de votre démarche, qui préfère l’amertume à l’examen des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faudrait-il <em>«rendre»</em> alors que le droit international, la déclaration de l’OUA de 1964 et la Convention de 1970 ont fixé nos frontières de manière claire et définitive ? L’Algérie n’a rien confisqué à la Tunisie, ne lui a rien annexé ; elle a partagé avec elle les épreuves de l’Histoire et les exigences du voisinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout état de cause, les relations privilégiées entre la Tunisie et l’Algérie ne font pas que des heureux. Nombreux sont ceux qui voient d’un mauvais œil cette entente solide entre les deux États. Il faut porter un regard lucide sur ce phénomène récurrent : il existe des voix et des intérêts qui guettent le moindre grain de sable, la moindre tension diplomatique ou médiatique pour tenter de fragiliser les relations entre nos deux pays et les discréditer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces entrepreneurs de la discorde exploitent chaque faille pour nourrir le ressentiment et affaiblir l’axe algéro-tunisien. Céder à la surenchère mémorielle, c’est offrir une victoire à ceux qui redoutent un Maghreb stable et uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La critique et le débat sont des droits fondamentaux. Chaque citoyen algérien ou tunisien a le droit de porter un regard exigeant sur l’axe Alger-Tunis, mais l’injure, la provocation, la haine et l’atteinte à la dignité sont à bannir et à dénoncer. La liberté d’expression trouve sa limite lorsqu’elle se transforme en insulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire une alliance stratégique, essentielle à notre sécurité commune et à notre stabilité énergétique, à un procès d’intention est une erreur de perspective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les peuples tunisien et algérien sont unis par des liens fraternels trop anciens pour s’effriter face à des discours d’amertume. Ce que nous devons viser, ce n’est pas le réveil de vieilles querelles, mais une ambition partagée, fondée sur le respect mutuel, la vérité des faits et la souveraineté de nos nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien basé au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZZgq5g5mKc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=m6vNSbJ3sJ#?secret=ZZgq5g5mKc" data-secret="ZZgq5g5mKc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Aug 2026 07:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[attaque de Gafsa]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[eaux souterraines]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse aux analyses à charge tendant à ériger l’Algérie en menace pour la Tunisie, avec un discours nourri de contrevérités,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Suite à l’article publié dans votre journal et intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Les menaces réelles de la stabilité tunisienne’’</a> de M. Elyes Kasri, je ne peux, en tant que citoyen algérien profondément attaché à l’axe Tunis- Alger, rester silencieux face à des accusations aussi graves portées contre l’Algérie. En tant que fervent partisan des relations algéro-tunisiennes, j’ai souhaité apporter un éclairage factuel, juridique et historique afin de déconstruire certaines approximations qui nuisent à une analyse sereine de la géopolitique de notre région.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-19355069"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’un ancien ambassadeur, ayant exercé les plus hautes fonctions de représentation de l’État tunisien à l&rsquo;étranger, se prête à un tel pamphlet à charge est particulièrement regrettable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lecture lucide des relations tuniso-algériennes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la récurrence d’analyses à charge tendant à ériger l’Algérie en menace pour la Tunisie, et à un discours nourri de contrevérités, d’approximations historiques, économiques et juridiques, il apparaît indispensable de rétablir les faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de l’article porte, une fois de plus, des accusations particulièrement graves contre le voisin algérien. Habitué des réquisitoires à charge, il s’appuie malheureusement sur des contresens historiques et des approximations géopolitiques qui masquent les réalités de notre région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il me paraît indispensable de substituer l’émotion à la rigueur des faits, des traités et de notre histoire commune. Au-delà des postures individuelles, la responsabilité impose le respect des faits, du droit international et des engagements qui unissent nos deux nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. Frontières terrestres &#8211; Un cadre juridique définitif et incontestable :<em> </em></strong>affirmer que l’Algérie occupe des territoires tunisiens relève d’une méconnaissance flagrante du droit international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frontières terrestres entre nos deux pays ne souffrent d’aucune ambiguïté. Elles ont été définitivement délimitées par l’accord du 20 mars 1970, puis consolidées par la convention du 19 mars 1983. Ce cadre juridique bilatéral a définitivement réglé les contentieux hérités de la période coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agiter aujourd’hui le spectre d’une prétendue spoliation territoriale constitue un anachronisme qui ne repose sur aucune réalité juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Sécurité énergétique &#8211; L’Algérie, partenaire constant et non prédateur&nbsp;: </strong>accuser l’Algérie de nuire à la Tunisie sur le plan énergétique est un non-sens économique. C&rsquo;est exactement l’inverse qui se produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au gazoduc TransMed, l’Algérie fournit entre 65 % et 70 % du gaz naturel indispensable à la production d’électricité tunisienne. Ce partenariat stratégique, assorti de facilités de paiement durant les périodes de difficultés macroéconomiques, constitue le véritable poumon énergétique de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne cherche pas à déstabiliser un pays que l’on contribue quotidiennement à alimenter en énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En géopolitique, les intentions réelles ne se mesurent pas aux rumeurs, mais aux flux économiques. Fragiliser l’axe énergétique Alger-Tunis ne pénaliserait pas l’Algérie : cela infligerait une double peine à l’économie et aux consommateurs tunisiens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="J3DRIpslx4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=19Onw1FzJO#?secret=J3DRIpslx4" data-secret="J3DRIpslx4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Stress hydrique &#8211; L’impératif de la coopération face au changement climatique&nbsp;: </strong>imputer le stress hydrique tunisien à une prétendue volonté d’assèchement de ses ressources de la part de l&rsquo;Algérie relève d’une aberration scientifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble du Maghreb subit les conséquences du changement climatique. Bien loin de s’opposer sur cette ressource vitale, l’Algérie, la Tunisie et la Libye ont signé à Tripoli un accord historique visant à mettre en place un mécanisme commun de gestion des eaux souterraines du Système aquifère du Sahara septentrional. Cet accord garantit un échange transparent de données et une exploitation équitable des ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on suivait le raisonnement développé dans cet article, il faudrait croire que l’Algérie consacrerait ses journées à assécher les nappes phréatiques communes tout en subventionnant le gaz qui éclaire les foyers tunisiens. Une telle contradiction ne résiste pas une seconde à l’épreuve des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. Flux transnationaux &#8211; Ne pas confondre crises subies et manœuvres politiques&nbsp;: </strong>réduire les phénomènes de contrebande et les flux migratoires subsahariens à de prétendues manœuvres algériennes constitue un raccourci simpliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La contrebande frontalière pénalise d’abord l’économie algérienne, en détournant massivement des produits fortement subventionnés par l’État, notamment les carburants et les produits alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la crise migratoire, elle est continentale. Avec des milliers de kilomètres de frontières sahéliennes, l’Algérie en subit les effets au même titre que la Tunisie. Présenter cette réalité comme une stratégie de déstabilisation revient à occulter le rôle des réseaux criminels de passeurs ainsi que les insuffisances des politiques migratoires européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. Vérités historiques &#8211; Gafsa et la lutte contre le terrorisme :</strong> l’exercice de désinformation atteint son paroxysme lorsque l’auteur tente de réécrire l’histoire en attribuant à l&rsquo;Algérie les événements tragiques de Gafsa en 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les archives historiques établissent clairement que cette agression contre la Tunisie du Président Habib Bourguiba fut organisée par le régime libyen de l’époque. L’Algérie s’y était opposée **.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière, suggérer une quelconque complaisance de l’Algérie envers le terrorisme constitue une insulte à la mémoire de toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie a payé un tribut humain considérable durant la décennie noire pour éradiquer ce fléau. Forte de cette expérience douloureuse, elle constitue aujourd’hui un partenaire essentiel de la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme, grâce à un échange permanent de renseignements et à une coopération opérationnelle le long de la frontière commune.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre destin commun face aux défis du siècle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La doctrine de sécurité nationale algérienne repose sur un principe simple : une Tunisie instable constitue une menace directe pour la sécurité de l’Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alger n’a donc aucun intérêt politique, économique ou sécuritaire à fragiliser Tunis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amitié algéro-tunisienne n’est ni un slogan ni une formule diplomatique. Elle est une réalité géographique, historique et humaine, scellée notamment par le sang versé à Sakiet Sidi Youssef.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne badine pas avec la mémoire des martyrs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre que l’Algérie entretient un lien avec le terrorisme revient à insulter la mémoire des militaires algériens et tunisiens tombés sous les mêmes balles, notamment dans le massif du Chaambi. La sécurité frontalière n’est pas une faveur : elle est notre tranchée commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diviser pour régner demeure une vieille recette coloniale. À qui profiterait une discorde durable entre Alger et Tunis ? Certainement pas à nos deux peuples. Fragiliser notre voisinage immédiat, c’est ouvrir la porte aux ingérences étrangères qui rêvent de transformer le Maghreb en terrain de rivalités géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’auteur pousse le contresens diplomatique jusqu’à accuser l’Algérie d’exercer un prétendu chantage énergétique ou terroriste afin d’isoler la Tunisie sur la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment peut-on sérieusement prêter à Alger la volonté d’isoler un pays dont elle défend régulièrement les intérêts dans les enceintes internationales, rappelant constamment que la stabilité de la Tunisie constitue une condition essentielle de la sécurité régionale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’un ancien ambassadeur, censé incarner la retenue, la nuance et le sens de l’État, se laisse aller à des accusations gratuites est profondément regrettable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie n’est ni le lieu des ressentiments personnels ni celui des invectives. Elle exige de la hauteur de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cherchant à diaboliser le partenaire algérien, l’auteur ne fragilise pas l’Algérie ; il affaiblit sa propre crédibilité et dessert les intérêts stratégiques profonds de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien résident au Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** L&rsquo;implication d&rsquo;éléments de l&rsquo;armée algérienne dans l&rsquo;organisation de cette attaque de Gafsa a été prouvée et documentée par des historiens (NDLR).   </em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wj4KkR0cjp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/">Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/tunisie-algerie-les-graines-de-la-discorde/embed/#?secret=sOsEfdIIdA#?secret=wj4KkR0cjp" data-secret="wj4KkR0cjp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 06:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sahara tunisien]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’heure n’est plus aux slogans creux, mais à l’action froide et rationnelle pour rattraper le déficit énergétique de la Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/">La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le paradoxe du jour en Tunisie semble être le potentiel que lui prêtent de nombreux experts de pouvoir fournir l’Europe en énergie électrique alors que la part de la compensation énergétique creuse un trou de plus en plus profond dans son budget et que la principale aspiration des Tunisiens est devenue de connaître suffisamment à l’avance l’horaire et la durée des prochaines coupures d&rsquo;électricité auxquelles ils se sont résignés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19319894"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Depuis son indépendance, la Tunisie a été le pays des contrastes. Pays arabo-musulman doté d’une société ouverte et d’un statut de la femme que certains conservateurs islamistes considéraient blasphématoire, en plus d’une qualité de vie que ses voisins nettement plus riches ne pouvaient que lui envier et cherchaient la première occasion pour en profiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, les paradoxes se sont multipliés mais dans une direction opposée, dans la mesure où les slogans d’emploi, de liberté, de refus de toute ingérence étrangère semblent avoir enfanté leurs contraires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe du jour semble être le potentiel prêté par de nombreux experts tunisiens et étrangers à la Tunisie de pouvoir fournir l’Europe en énergie électrique alors que la part de la compensation énergétique creuse un trou de plus en plus profond dans le budget national et que la principale aspiration des Tunisiens est devenue de connaître suffisamment à l’avance l’horaire et la durée des prochaines coupures d&rsquo;électricité auxquelles ils se sont résignés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La nécessaire réorganisation du secteur énergétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grave est qu’un pays voisin utilise ce levier pour exercer une influence indue sur les choix de la Tunisie quitte à donner l’impression de vouloir la réduire au statut de province en raison de cette dépendance énergétique alors que ce même pays accapare, en vertu d’un découpage territorial colonial assimilable à un recel de bien mal acquis à la suite de ce qui pourrait être assimilé à un crime de guerre par la France coloniale, d’importantes ressources énergétiques et hydrauliques qui reviennent historiquement à la Tunisie et la mettraient à l’abri du besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nombreux slogans de liberté, de dignité et surtout d’indépendance et de compter sur soi gagneraient, surtout dans le domaine énergétique et dans cette conjoncture socio-économique volatile, à faire l’objet d’une priorité absolue par le Conseil de sécurité nationale quitte à figurer comme un point principal et permanent sur son ordre du jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre la réorganisation du secteur énergétique et une réforme sérieuse de l’Etap et de la Steg, une décision gagnerait à être prise pour faire du plan solaire une priorité vitale nationale quitte à tout mettre en place pour rattraper les retards dans sa mise en œuvre et accélérer les prochaines étapes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, une négociation, basée uniquement sur l’intérêt national, devrait être menée avec les parties intéressées par le transit du Transmed (pipeline acheminant le gaz algérien en Italie en passant par le territoire tunisien) alors que l’échéance de renégociation des frais de transit approche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Compter sur soi et ne rien attendre des voisins terrestres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir soulevé avec le président De Gaulle et la direction politique algérienne de l’époque la question de la restitution du Sahara tunisien, Bourguiba avait obtempéré dans le fol espoir que la reconnaissance de la dette envers la Tunisie encouragerait les dirigeants algériens à faire bénéficier la Tunisie d’au moins d’une partie des richesses du Sahara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a été remercié à Gafsa, le 27 janvier 1980 **. Ses successeurs ont bénéficié de ce genre de reconnaissance, sous d’autres formes, de la part d’un régime qui se targue d&rsquo;être le fer de lance de la lutte pour l’émancipation des peuples alors qu’il ne cesse d’opprimer et de piller son propre peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie ne devrait rien attendre des régimes des pays voisins qui ont poussé leurs peuples au dénuement et à l&rsquo;exil et devrait prendre conscience sans la moindre illusion que son existence est déjà une menace existentielle pour ces deux pays voisins, créations coloniales et structures socio-politiques en crise systémique et perpétuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne compter que sur soi-même. ABSOLUMENT, surtout dans le domaine de l’énergie et vis-à-vis des voisins terrestres dont le mauvais sort a accablé la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’heure n’est plus aux slogans ni aux émotions déplacées, mais à l’action froide, rationnelle et surtout patriotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien diplomate.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Attaque de cette ville du sud-ouest tunisien par des éléments armés infiltrés de l’Algérie voisine en connivence avec les gouvernements algérien et libyen dans le but de déstabiliser le pouvoir de&nbsp;Habib Bourguiba</em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%A9nements_de_Gafsa_(1980)#cite_note-stora-2"><em><sup>.</sup></em></a>.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7e0EjVAFRG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/">La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/embed/#?secret=p1IHv7lwyv#?secret=7e0EjVAFRG" data-secret="7e0EjVAFRG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/27/la-tunisie-pourra-t-elle-fournir-leurope-en-energie/">La Tunisie pourra-t-elle fournir l’Europe en énergie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Tunisiens connaissent-ils les ressources de leur sous-sol ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:52:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il paraît qu’en Tunisie, le pétrole coule sous les sables du Sud. Il paraît — car personne ne vous le dira officiellement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/les-tunisiens-connaissent-ils-les-ressources-de-leur-sous-sol/">Les Tunisiens connaissent-ils les ressources de leur sous-sol ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il paraît qu’en Tunisie, le pétrole coule sous les sables du Sud. Il paraît — car personne ne vous le dira officiellement. Ni Bourguiba ne l’a dit clairement. Ni Ben Ali. Ni la Troïka. Ni Nidaa. Ni Ennahdha. Ni Qalb Tounes. Ni Kais Saïed, le président qui parle de souveraineté nationale à longueur de discours, mais dont les gouvernements successifs depuis 2019 maintiennent les citoyens dans une ignorance souveraine sur l’état de leurs ressources nationales.</em></strong> <em>(Photo : le champ gazier Nawara à Tataouine). </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong>, Ph.D.</p>



<span id="more-18792024"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’omerta a ses idéologues à gauche, à droite, au centre et au palais de Carthage. C’est le seul vrai consensus national : ne rien dire aux Tunisiens sur leur propre sous-sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors permettez-moi, chiffres à la main, de commettre ce que les cercles du pouvoir tunisien appellent une indiscrétion — et que les démocraties normales appellent simplement information publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gouvernorat de Tataouine : le Koweït tunisien qu’on a décidé d’ignorer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par le Sud, cette Tunisie oubliée qui produit et qui souffre simultanément. Le gouvernorat de Tataouine concentre à lui seul 46% de la production nationale de pétrole brut et 27% du gaz naturel. En clair : presque la moitié du pétrole tunisien sort des terres d’une région qui n’a ni université digne de ce nom, ni hôpital équipé, ni autoroute. Voilà le paradoxe tunisien dans toute sa splendeur sarcastique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ Nawara — opéré conjointement par l’autrichien OMV et l’Etap (50% chacun) — a atteint son pic en 2022 à 1 milliard de mètres cubes (bcm) de gaz naturel, soit l’équivalent d’environ 1 000 millions de litres d’équivalent pétrole annuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À un prix moyen de 5 dollars le million de BTU, Nawara représentait au pic environ 500 millions de dollars de valeur brute annuelle. Depuis, le champ s’effondre : -48% de production enregistrés en 2025 selon l’Onem. Nawara tousse. Et Tunis se tait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ onshore Sabria (Etap 55%, Serinus Energy 45%), le complexe Anaguid East (OMV/Etap, en développement), les concessions Jinane et Benefsej Sud — toutes arrêtées pour maintenance en septembre 2025 — complètent ce tableau sudiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernorat de Kébili, voisin et également producteur, contribue au même ensemble géologique du bassin de Ghadames, sans que le citoyen de Douz ou de Matmata sache jamais combien de barils partent chaque matin de ses terres vers les ports méditerranéens.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JdELy55lhf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/">Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie et la facture de la hausse des prix du pétrole » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/17/tunisie-et-la-facture-de-la-hausse-des-prix-du-petrole/embed/#?secret=0p3kEE6HKh#?secret=JdELy55lhf" data-secret="JdELy55lhf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Gouvernorat de Sfax et le Golfe de Gabès : l’offshore qu’on sous-exploite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En mer, le champ Ashtart (Etap 50%, Perenco 50%) peut produire jusqu’à 30 000 barils/jour, soit 4,8 millions de litres quotidiens. Valorisés à 72 dollars le baril — cours BMI 2026 — cela représente 2,16 millions de dollars par jour, soit 788 millions de dollars annuels à pleine capacité. Mais le champ a été arrêté entre juin et juillet 2025. Pour maintenance. Sans communiqué officiel. Sans transparence. Dans l’ombre, comme il se doit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le champ Didon (permis Zarat, Etap 100%) peut atteindre 20 000 barils/jour. Le champ Cercina (Etap 51%, Panoro UK 49%) produit 8 000 barils/jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, le Golfe de Gabès représente l’un des derniers bastions offshore tunisiens — avec des infrastructures vieillissantes que ni le budget de l’État ni l’appétit des investisseurs étrangers ne suffisent à renouveler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2024, Tunis a décidé de ne pas renouveler les concessions des champs Rahmoura et Ashtart expirés, préférant l’opération directe par l’Etap. Résultat : des champs qui ne produisent plus rien, au nom de la souveraineté. C’est ce qu’on appelle, en économie politique, couper son nez pour faire peur à son visage.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WRSCt2uZbJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/">Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déficit énergétique de la Tunisie multiplié par dix entre 2010 et 2022   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/31/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-multiplie-par-dix-entre-2010-et-2022/embed/#?secret=lNAljjqvyC#?secret=WRSCt2uZbJ" data-secret="WRSCt2uZbJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bizerte : une raffinerie de 1963 pour une Tunisie de 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernorat de Bizerte abrite la seule raffinerie du pays, gérée par la Stir depuis 1963 — soit l’année où John Kennedy était encore vivant et où la Tunisie venait à peine d’enterrer le beylicat. Capacité nominale : 34 000 barils/jour, soit 5,4 millions de litres/jour. Taux d’utilisation réel en 2025 : 52,5% seulement. En 2023, production en chute de 26,4% suite à un arrêt dont les causes officielles restent, vous l’aurez deviné, non explicitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, la Tunisie importe 84 500 barils/jour de produits raffinés nets en 2026 — soit 13,4 millions de litres quotidiens achetés à l’Italie, à la Russie, à Malte, à la Bulgarie et à la Roumanie. Coût : environ 2,7 milliards de dollars par an. Ce que la Tunisie ne raffine pas chez elle, elle le paie à l’étranger. En toute souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le projet de deuxième raffinerie à Skhira (2 milliards de dollars, 120 000 b/j initialement, avec QatarEnergy) ? Suspendu sine die. Le sous-sol libyen devait fournir le brut. La politique libyenne a fourni le chaos. Résultat : zéro.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Gazoduc Transmed : 370 km de tuyau dont le Tunisien ignore l’existence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pipeline Transmed — officiellement baptisé Enrico Mattei par l’Italie — traverse 370 kilomètres de territoire tunisien, de la frontière algérienne jusqu’à Cap Bon, avant de plonger sous la Méditerranée vers la Sicile. Capacité technique totale du réseau : 33 bcm/an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie perçoit en contrepartie du transit un droit en nature — du gaz algérien — qui constitue une part significative de ses importations énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car voici le comble : la Tunisie produit 1,0 bcm de gaz en 2026, mais en consomme 5,0 bcm. Elle importe donc 3,9 bcm, quasi exclusivement d’Algérie. À 5 dollars le MMBTU moyen, ces importations coûtent environ 600 millions de dollars annuellement. En 2035, BMI projette des importations de 5,5 bcm — la dépendance s’aggrave pendant que la production nationale s’effondre à 0,8 bcm. La Tunisie sera alors capable de couvrir à peine 12,6% de sa propre consommation gazière. Le reste : importé, facturé, payé en devises rares.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La production nationale : les chiffres qu’on ne cite jamais</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les données brutes, celles que ni le palais de Carthage, ni le ministère de l’Industrie, ni les partis d’opposition n’ont jamais eu la courtoisie d’expliquer au citoyen :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Pétrole brut 2024</strong> : 30 200 barils/jour = 4,8 millions de litres/jour. Valeur au prix de 80,70 $/b : environ 890 millions de dollars annuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Pétrole brut 2026</strong> (estimé) : 27 700 b/j = 4,4 millions de litres/jour. Valeur à 78 $/b : environ 789 millions de dollars annuels. Soit 100 millions de dollars de moins qu’en 2024, en deux ans seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; Pétrole brut 2035</strong> (projeté) : 22 500 b/j = 3,6 millions de litres/jour. Valeur à 70 $/b : environ 575 millions de dollars annuels. La trajectoire est univoque : vers le bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; Les réserves prouvées en pétrole</strong> : 410 millions de barils en 2026, tombant à 380 millions en 2035. Les réserves en gaz : 60 bcm aujourd’hui, 50 bcm en 2035. Chaque année, la Tunisie pompe sans remplacer. Elle mange son capital sans le renouveler. C’est ce qu’on appelle, en comptabilité nationale, manger les meubles.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EoNoVBpxN2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-pourrait-atteindre-les-73-dici-2030/">Le déficit énergétique de la Tunisie pourrait atteindre les 73% d’ici 2030</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le déficit énergétique de la Tunisie pourrait atteindre les 73% d’ici 2030 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/10/22/le-deficit-energetique-de-la-tunisie-pourrait-atteindre-les-73-dici-2030/embed/#?secret=ikiqcs7guz#?secret=EoNoVBpxN2" data-secret="EoNoVBpxN2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’omerta : pourquoi ce silence organisé ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Posons la question frontale : pourquoi cette omerta systémique sur les ressources énergétiques tunisiennes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, le secret protège les rentes. Quand le citoyen ne sait pas combien de barils partent de Tataouine, il ne peut pas calculer ce que l’État en tire, ce qui revient aux compagnies étrangères, et ce que l’Etap — dont les rapports financiers arrivent avec deux ans de retard — verse réellement au Trésor. L’opacité est la mère de toutes les rentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, le silence évite les questions sociales. Quand les habitants de Tataouine — qui produisent 46% du pétrole national — réclament leur part du développement régional, la réponse officielle est le gaz lacrymogène, pas la transparence budgétaire. L’omerta évite d’avoir à justifier pourquoi la région qui pompe souffre pendant que la capitale consomme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, les partis politiques sont tous complices. Ennahdha a gouverné sans publier un seul bilan énergétique accessible au grand public. La Troïka idem. Nidaa Tounes idem. Et Kais Saied, qui a concentré tous les pouvoirs depuis 2021, n’a pas fait produire par ses services aucun rapport national sur l’état des ressources énergétiques, aucune stratégie publiée, aucun débat parlementaire digne de ce nom— le parlement étant vidé de sa substance. L’omerta transcende les clivages politiques : c’est le seul vrai programme national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, le nouveau Code des Hydrocarbures attend toujours. En février 2025, le gouvernement a examiné un projet. Dix-huit mois plus tard, le texte n’est toujours pas soumis au Conseil des ministres. Pendant ce temps, les IOCs quittent le pays — Shell a abandonné Miskar et Hasdrubal en 2021-2022 — et les licences d’exploration tombent de 20 en 2021 à 15 en 2025. Le secteur se vide de ses investisseurs pendant qu’on réfléchit à la législation qui les attirerait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Épilogue : omerta rime avec défiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie est à genoux économiquement. Son ratio dette/PIB dépasse 80%. L’accord FMI a été rejeté en avril 2025. La BCT maintient son taux directeur à 8% pour contenir l’inflation. Le dinar s’érode. Et pendant ce temps, le sous-sol tunisien continue de se vider à 27 700 barils/jour, sans stratégie de remplacement, sans transparence, sans débat national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement ne fait rien pour mériter la confiance du citoyen. Et le citoyen, faute d’information, ne peut même pas formuler les bonnes questions. C’est la boucle parfaite de l’omerta d’État : un peuple qu’on appauvrit en secret, avec son propre pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à quand ? La réponse appartient aux Tunisiens — à condition qu’on leur donne enfin les chiffres pour décider.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source principale</strong> : BMI/Fitch Solutions, Tunisia Oil &amp; Gas Report, May 2026, 91 pages, Fitch Solutions Group Limited, Londres, ISSN 2058-0762, copy deadline avril 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Données complémentaires</em></strong> : Etap (Rapport annuel 2024), Onem, EIA, Opep Secondary</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/20/les-tunisiens-connaissent-ils-les-ressources-de-leur-sous-sol/">Les Tunisiens connaissent-ils les ressources de leur sous-sol ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Que peut tirer la Tunisie du Forum des pays exportateurs de gaz ? </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/02/que-peut-tirer-la-tunisie-du-forum-des-pays-exportateurs-de-gaz/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Mar 2024 08:17:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de doublement de la capacité du gazoduc Transmed approvisionnant l’Italie en gaz algérien, via la Tunisie, est un excellent projet à faire aboutir dans les meilleurs délais.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/02/que-peut-tirer-la-tunisie-du-forum-des-pays-exportateurs-de-gaz/">Que peut tirer la Tunisie du Forum des pays exportateurs de gaz ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 7<sup>e</sup> Forum des pays exportateurs de gaz (Gas Exporting Countries Forum, GECF), qui se tient à Alger du 29 février au 2 mars, et auquel participe le président de la république Kaïs Saïed en tant qu’invité d’honneur, se focalisera sur les dossiers de coopération conjointe entre les principaux pays producteurs de cet hydrocarbure. L’objectif étant de garantir la stabilité des marchés du gaz et de faire face aux défis potentiels.</em></strong> <em>(Illustration : réunion à huis clos du groupe de travail ad-hoc de haut niveau du GECF, à Alger, le 29 février 2024).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">par <strong>Imed Bahri </strong></p>



<span id="more-11822061"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«La Déclaration d&rsquo;Alger»</em>, qui sera émise à l’issue des travaux, sera discutée et révisée par un groupe d’experts avant d’être adoptée par les présidents et chefs de gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum regroupe 12 membres permanents à savoir l’Algérie, la Bolivie, l’Egypte, la Guinée équatoriale, l’Iran, la Libye, le Nigéria, le Qatar, la Russie, Trinité-et-Tobago, les Emirats arabes unis et le Venezuela. Il compte en plus 7 membres observateurs qui sont l’Angola, l’Azerbaïdjan, l’Irak, la Malaisie, la Mauritanie, le Mozambique et le Pérou. Les Etats-Unis, Canada, Norvège, Arabie Saoudite, Chine parmi les plus grands producteurs n’adhèrent pas à ce forum.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum des pays exportateurs de gaz est une organisation intergouvernementale fondée en 2001 à Téhéran et qui réunit les principaux pays producteurs de gaz. Ces pays détiennent 70% des réserves mondiales en gaz prouvées, plus de 40% de la production commercialisée, 47% des exportations par gazoduc et plus de la moitié des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL). Il contribue à tracer l’avenir de l’énergie dans le monde et se propose comme plate-forme de coopération et de dialogue visant à défendre les droits souverains des pays membres sur leurs ressources en gaz naturel.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZeDs9KEKJL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/la-tunisie-et-le-hub-energetique-mediterraneen/">La Tunisie et le hub énergétique méditerranéen</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et le hub énergétique méditerranéen » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/la-tunisie-et-le-hub-energetique-mediterraneen/embed/#?secret=87Xcmf79S3#?secret=ZeDs9KEKJL" data-secret="ZeDs9KEKJL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 7<sup>e</sup> édition se tient à un moment où les besoins mondiaux en gaz sont en hausse et où les pays européens cherchent à diversifier leurs approvisionnements, notamment auprès des pays du sud, afin de réduire leur dépendance de la Russie. De gros intérêts sont donc en jeu et de gros projets en perspective pour sécuriser les approvisionnements en gaz et assurer le transport de ce carburant. Dans cette perspective, la Tunisie, qui reste déficitaire dans ce secteur, ses besoins dépassant de loin sa production, peut faire valoir sa position géographique au cœur de la Méditerranée pour se greffer aux dynamiques en cours et attirer quelques juteux investissements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Espérons que les experts tunisiens présents à ce forum sauront faire valoir les atouts de notre pays dans ce domaine, et qui ne sont pas que géographiques. Le projet de doublement de la capacité du <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/24/la-tunisie-et-le-hub-energetique-mediterraneen/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gazoduc Transmed</a> approvisionnant l’Italie en gaz algérien, via la Tunisie, est déjà un excellent projet à défendre et à faire aboutir dans les meilleurs délais. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0tUEtcaF9O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/02/tunisie-algerie-main-dans-la-main-dun-meme-pas/">Tunisie &#8211; Algérie : main dans la main, d’un même pas</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Algérie : main dans la main, d’un même pas » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/02/tunisie-algerie-main-dans-la-main-dun-meme-pas/embed/#?secret=WrTcjZJB79#?secret=0tUEtcaF9O" data-secret="0tUEtcaF9O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/03/02/que-peut-tirer-la-tunisie-du-forum-des-pays-exportateurs-de-gaz/">Que peut tirer la Tunisie du Forum des pays exportateurs de gaz ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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