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	<title>Archives des Tunisia Economic Forum - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Tunisia Economic Forum - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Agriculture &#124; Un système de distribution à réformer en profondeur </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chaîne qui relie le champ tunisien à la table du consommateur est grippée. Des experts présentent des pistes de transformation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/agriculture-un-systeme-de-distribution-a-reformer-en-profondeur/">Agriculture | Un système de distribution à réformer en profondeur </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un verdict sans détour : la chaîne qui relie le champ tunisien à la table du consommateur est grippée. Trop d’intermédiaires, trop peu de régulation, des textes juridiques dépassés et des infrastructures à bout de souffle. Trois experts ont présenté, des pistes de transformation concrètes et chiffrées.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18765712"></span>



<p>Il y a quelque chose de paradoxal dans la situation que traverse l’agriculture tunisienne. Le travail est là. La production aussi. Et pourtant, aux deux extrémités de la chaîne, le compte n’y est pas : celui qui cultive peine à en tirer un revenu décent, celui qui achète supporte des prix qui ne reflètent pas la réalité du coût de production. Ce paradoxe, c’est la question centrale qu’a posée Amine Ayed, président de l’IACE, en ouvrant la dixième édition du Tunisia Economic Forum mardi 12 mai 2026, au siège du think tank à Tunis. Un forum qui, depuis une décennie, s’est construit sur le postulat qu’aucune amélioration n’est possible sans l’examen lucide et collectif des défaillances propres à chaque secteur.&nbsp;</p>



<p>Amine Ayed a tenu à replacer d’emblée le sujet dans sa juste dimension. La modernisation des filières de commercialisation agricole n’est pas une question de logistique ou d’organisation administrative. C’est un enjeu de souveraineté économique. La manière dont une économie fait circuler ce qu’elle produit détermine autant sa richesse finale que sa capacité à la générer.</p>



<p>Or, entre le producteur et l’acheteur final, le système tunisien laisse filer de la valeur à chaque étape : trop d’intermédiaires s’y sont incrustés, le secteur informel y a pris ses aises, la logistique y reste défaillante et les tensions spéculatives y sont récurrentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche morcelée</h2>



<p>Ce n’est pas un dysfonctionnement sectoriel isolé. C’est un défaut systémique qui érode l’efficacité globale de l’économie, affaiblit sa transparence et mine la confiance de ses acteurs.&nbsp;</p>



<p>Le président de l’IACE a aussi pointé un travers méthodologique persistant. Les réponses apportées jusqu’ici à ces problèmes ont été parcellaires : les marchés de gros traités séparément des enjeux logistiques, les questions de prix dissociées de celles du commerce informel, les infrastructures pensées hors de tout cadre de gouvernance cohérent.</p>



<p>L’étude présentée lors de ce forum rompt avec cette approche morcelée. Elle propose une lecture d’ensemble, articulée autour de plusieurs scénarios de transformation possibles, avec pour question centrale : comment moderniser ces circuits sans fragiliser les équilibres économiques et sociaux existants ? Car la réforme, a insisté Amine Ayed, est aussi politique que technique. Elle heurte des intérêts en place, bouscule des habitudes ancrées et interroge des rapports de force territoriaux. Elle réclame non seulement des idées, mais de la cohérence dans leur mise en œuvre, une vision à long terme et la volonté effective de les exécuter.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trop de marchés, trop peu de contrôle&nbsp;</h2>



<p>C’est Mohamed Hédi Inoubli, à la tête de l’Unité de gestion par objectifs pour la mise à niveau des circuits de distribution des produits agricoles et de la pêche au ministère du Commerce, qui a pris le relais pour cartographier les pathologies du système. Son premier constat est géographique autant qu’institutionnel : la Tunisie compte sept fois plus de marchés que ses voisins algérien et marocain. Cette prolifération, loin d’être un signe de vitalité commerciale, génère une fragmentation qui rend tout contrôle efficace quasi impossible. Elle s’accompagne d’un phénomène de glissement généralisé : les opérateurs débordent de leurs périmètres réglementaires, les rôles se brouillent, et les pratiques monopolistiques ou spéculatives s’y développent en toute impunité.&nbsp;</p>



<p>La complexité du secteur tient aussi à sa nature intrinsèque. La production agricole est, par définition, variable : d’une saison à l’autre, d’une région à l’autre, les volumes, la qualité et la disponibilité fluctuent de façon significative. Cette instabilité structurelle est aggravée par l’insuffisance chronique du financement agricole, qui empêche les producteurs de valoriser correctement leur récolte, d’atteindre les seuils de volume nécessaires et d&rsquo;acheminer leur production vers les circuits formels de distribution. Le cadre juridique censé encadrer tout cela est, lui, figé dans le temps. Obsolète, il ne permet plus d&rsquo;assurer un contrôle commercial opérationnel.&nbsp;</p>



<p>Face à cette situation, M. Inoubli a présenté le décret n° 47 de 2022 comme le levier réglementaire central de la transformation à engager. Ce texte prévoit plusieurs mécanismes complémentaires. Il rend obligatoire la déclaration des activités commerciales, visant à faire reculer l’économie informelle. Il impose la mise en place de systèmes d’information agréés, permettant une traçabilité numérique de la filière et une connaissance en temps réel des stocks disponibles par l’administration. Il introduit une distinction formelle entre stockage de régulation et stockage spéculatif. Il prévoit enfin un renforcement substantiel des pouvoirs de contrôle et des sanctions applicables.&nbsp;</p>



<p>Sur le terrain, l’approche repose sur une logique d’expérimentation avant généralisation. Un projet de marché de gros intégré est à l’étude à Béja, couvrant les légumes, les fruits et la volaille. À Sidi Bouzid, un projet pilote de plateforme numérique intégrée a déjà été testé et ses enseignements serviront de base aux futurs déploiements.</p>



<p>Par ailleurs, le système de facturation électronique développé par la Sotumag est d’ores et déjà opérationnel dans treize marchés municipaux. L’objectif est de l’étendre progressivement à l’ensemble des marchés d’intérêt national. Une refonte de la cartographie nationale des marchés est également en préparation, avec pour finalité la suppression ou la fusion des marchés dont la viabilité n’est pas démontrée. Sur ce point, M. Inoubli a rappelé une erreur récurrente des réformes passées : les chevauchements de compétences entre ministères ont souvent constitué le principal obstacle à leur concrétisation.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18765732" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une feuille de route en trois axes&nbsp;</h2>



<p>Ahmed Ben Kheder, consultant auteur de l’étude de l’IACE <em>«Remise en état des circuits de distribution des produits agricoles»</em>, a apporté la dimension prescriptive de la journée en détaillant une feuille de route structurée. Son diagnostic préalable confirme et précise ce qui avait été exposé.</p>



<p>La prolifération des intermédiaires est bien la cause première des distorsions de prix, entretenue par une évasion fiscale généralisée et des blocages juridiques tenaces. Les contrats de concession accordés aux gestionnaires de marchés sont trop courts pour déclencher un investissement privé sérieux : aucun opérateur ne s’engagera dans une rénovation coûteuse si le cadre contractuel ne lui garantit pas d&rsquo;en amortir le coût.</p>



<p>Les communes, de leur côté, manquent cruellement d’expertise technique dans la gestion des circuits de distribution agricole. Les abattoirs se sont progressivement dégradés. Et la procédure d’attribution des concessions, fondée exclusivement sur le critère financier du mieux-disant, écarte de facto les candidats les plus compétents au profit des plus offrants.&nbsp;</p>



<p>Cette situation n’est pas sans précédent. Entre 2002 et 2008, des chantiers de réhabilitation avaient été lancés. Ils n’ont pas produit les résultats attendus. Faute d’une vision stratégique d’ensemble et de mécanismes de gouvernance adaptés, ces interventions sont restées sans lendemain. La leçon à en tirer est claire selon le consultant : une réforme parcellaire est vouée à l’échec. Seule une approche systémique et cohérente peut produire des effets durables.&nbsp;</p>



<p>Sa proposition s’organise autour de trois axes. Le premier concerne la professionnalisation de la gestion des marchés. Il s’agit de créer des agences spécialisées et de confier leur pilotage à des gestionnaires compétents, soit par délégation de service au secteur privé, soit par une professionnalisation effective des équipes municipales.</p>



<p>Le deuxième axe vise la qualité des investissements et la création de valeur autour du produit agricole. Concrètement, cela suppose de substituer au critère exclusif de la capacité financière un critère de qualité de service dans la sélection des opérateurs, d’allonger la durée des contrats de concession pour rendre l’investissement attractif, et d’élaborer un cahier des charges de référence servant de socle normatif commun à tous les appels d’offres.</p>



<p>Le troisième axe, de nature transversale, porte sur la gouvernance institutionnelle : clarification des attributions respectives des acteurs centraux et locaux, meilleure articulation entre les niveaux de décision et adoption d&rsquo;un cadre juridique unifié.&nbsp;</p>



<p>Pour financer l’ensemble du programme, M. Ben Kheder a recommandé la création d’un fonds national dédié, abondé par les contributions des opérateurs du secteur. Le mode de calcul retenu est significatif : les cotisations seraient assises sur les volumes traités et non sur la valeur des produits, afin d’éviter tout mécanisme inflationniste répercuté sur le consommateur final. Ce fonds serait piloté par une unité de gestion permanente, chargée d’assurer en continu le suivi de la qualité et de la pérennité des infrastructures.</p>



<p>Parallèlement, le consultant a plaidé pour l’émergence de petites entreprises nouvelles aux côtés des opérateurs établis, dans une logique de stimulation concurrentielle susceptible d&rsquo;élever le niveau général de service.&nbsp;</p>



<p>La dimension infrastructurelle de la réforme passe aussi par la spécialisation des marchés de gros. Plutôt que des structures généralistes, M. Ben Kheder préconise des équipements dédiés à chaque grande filière : viandes rouges, viandes blanches et produits de la mer bénéficieraient chacun d&rsquo;infrastructures adaptées à leurs contraintes sanitaires et logistiques spécifiques. Cette spécialisation renforcerait la traçabilité, améliorerait les conditions d’hygiène et élèverait le niveau de professionnalisation de l&rsquo;ensemble de la chaîne.&nbsp;</p>



<p>Les effets attendus de ces transformations se déploieraient sur deux registres. Économiquement, elles permettraient de comprimer les distorsions de prix, de réduire significativement le poids du commerce parallèle et de renforcer la compétitivité des filières agricoles tunisiennes.</p>



<p>Socialement, elles agiraient à la fois sur la stabilité des prix à la consommation et sur l&rsquo;amélioration des conditions de travail de l&rsquo;ensemble des acteurs qui interviennent tout au long de la chaîne de distribution.&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Distribution agricole en Tunisie &#124; Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 10:40:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculteurs]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[intermédiaires]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intermédiaire est, au fond, le thermomètre de la filière agricole tunisienne.  Le briser ne guérira pas le patient. Il le laissera sans diagnostic.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/">Distribution agricole en Tunisie | Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 12 mai prochain, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) tient sa 10<sup>e</sup> édition du Tunisia Economic Forum. Le thème retenu — «La réforme des circuits de distribution agricole» — est louable dans son intitulé. Le diagnostic implicite qui le sous-tend, lui, mérite d’être sérieusement contesté. Car derrière l’appel à «moderniser» et à «fluidifier» les circuits, perce une vieille musique familière : ce sont les intermédiaires qui bloquent tout. Ce sont eux les coupables. Ce sont eux qu’il faut réformer, réguler, voire éliminer. Sauf que cette thèse, aussi commode soit-elle pour les chefs d’entreprises réunis en forum, repose sur un diagnostic incomplet et partial. C’est comme si on considérait le thermomètre comme la cause de la fièvre</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-18750429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Commençons par nommer les choses. L’IACE, un think tank ou un lobby ?</p>



<p>L’IACE se présente comme un espace de réflexion et de dialogue. Dans les faits, c’est l’émanation organisée du patronat tunisien, de ses oligopoles agro-industriels, de ses groupes de grande distribution, de ses conglomérats qui contrôlent à la fois la production, le stockage et la mise en marché. Un lobby, en somme, qui coche toutes les cases de la définition — représentation d’intérêts sectoriels, accès privilégié aux décideurs publics, production d’un discours pseudo-technique habillé en intérêt général.</p>



<p>Il n’y a là rien d’illégal. Mais il y a quelque chose d’intellectuellement problématique à laisser ce groupe d’intérêt définir le diagnostic de la chaîne agricole sans que personne ne soulève la question : cui bono ? À qui profite l’accusation portée contre les intermédiaires ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq limites du raisonnement de l’IACE</h2>



<p><strong><em>1<sup>ère</sup> limite : confondre symptôme et cause.</em></strong> Les marges excessives entre producteur et consommateur — parfois multipliées par trois selon leurs propres données sont réelles. Mais elles ne sont pas la cause du dysfonctionnement ; elles en sont la conséquence.</p>



<p>Une offre agricole insuffisante, fragmentée, mal organisée, crée structurellement des rentes d’intermédiation. Accuser l’intermédiaire sans traiter la faiblesse de l’offre, c’est comme reprocher au pompier de mouiller les meubles.</p>



<p><strong><em>2<sup>e</sup> limite : occulter le problème d’investissement.</em></strong> Le secteur agricole tunisien investit peu. Très peu. Les taux d’intérêt bancaires appliqués aux agriculteurs et aux PME agroalimentaires oscillent entre 13 % et 16 %, dans un contexte où le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie est fixé à 7 %.</p>



<p>Un spread de 6 à 9 points au-dessus du taux directeur : voilà ce qu’on appelle des taux usuraires dans le langage courant, et un rationnement du crédit dans le langage académique. Qui sont les banquiers qui pratiquent ces marges ? Souvent les mêmes groupes financiers dont les représentants siègent dans les forums de l’IACE. Le conflit d’intérêts est flagrant. Et le Forum du 12 mai en parlera-t-il ? On peut en douter.</p>



<p><strong><em>3<sup>e</sup> limite : ignorer la faible productivité agricole. </em></strong>La Tunisie affiche une productivité agricole parmi les plus basses du Maghreb, avec un rendement céréalier moyen d’environ 1,5 à 1,8 tonne/hectare, contre 3 à 5 tonnes en Turquie ou au Maroc dans les zones irriguées comparables.</p>



<p>Une productivité aussi basse implique des coûts de revient élevés, qui remontent mécaniquement toute la chaîne de valeur. Ce n’est pas l’intermédiaire qui crée ce différentiel de coût : c’est l’absence d’investissement dans l’irrigation, la mécanisation, les intrants de qualité, la R&amp;D agronomique.</p>



<p>Là encore, les entreprises membres de l’IACE, qui approvisionnent ces filières en matériel et en intrants, ont leur part de responsabilité — qu’on ne saurait sous-estimer.</p>



<p><strong><em>4<sup>e</sup> limite : ignorer la collusion oligopolistique en aval. </em></strong>La grande distribution tunisienne est concentrée. Quelques enseignes — souvent liées à de grands groupes privés proches du milieu patronal — exercent un pouvoir d’achat monopolistique sur les fournisseurs. Elles imposent leurs prix d’achat, leurs délais de paiement, leurs référencements discriminatoires.</p>



<p>Dans ce contexte, l’intermédiaire — souvent un petit commerçant, un grossiste de souk, un camionneur — n’est pas le dominant de la filière : il est coincé entre un producteur appauvri en amont et une grande enseigne prédatrice en aval. Le désigner comme bouc émissaire, c’est précisément protéger ceux qui exercent le pouvoir de marché réel.</p>



<p><strong>5<sup>e</sup> limite : l’absence de toute autocritique.</strong> Le communiqué de l’IACE parle de <em>«transparence»</em>, d’<em>«écosystème résilient»</em>, de <em>«passage de la stratégie à l’exécution»</em>. Belles formules. Mais où est l’autocritique des chefs d’entreprises eux-mêmes ? Où est la question sur les délais de paiement imposés aux sous-traitants ? Sur le dumping fiscal pratiqué par certains conglomérats grâce à l’optimisation offshore ? Sur les ententes tarifaires dans la grande distribution que plusieurs enquêtes ont documentées ?</p>



<p>On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et reprocher à la bergère de mal distribuer ses produits laitiers.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qcpY26QWZJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/21/pour-lamelioration-de-la-situation-des-petites-exploitations-agricoles-en-tunisie/">Pour l’amélioration de la situation des petites exploitations agricoles en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour l’amélioration de la situation des petites exploitations agricoles en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/21/pour-lamelioration-de-la-situation-des-petites-exploitations-agricoles-en-tunisie/embed/#?secret=QeX36BtuEA#?secret=qcpY26QWZJ" data-secret="qcpY26QWZJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Remettre la réflexion sur ses pieds</h2>



<p><strong><em>Premièrement</em></strong> : plafonner les spreads bancaires sur le crédit agricole. Un taux maximum de taux directeur + 3 points — soit 10 % au plafond actuel — est une mesure urgente, calibrée sur ce que pratiquent le Maroc (8 %) ou l’Égypte pour ses filières stratégiques. Le forum devrait mettre cette question, et non les intermédiaires, au cœur de ses panels.</p>



<p><strong><em>Deuxièmement</em></strong> : conditionner les avantages fiscaux des grandes enseignes à des délais de paiement contractuels. Toute entreprise bénéficiant d’exonérations fiscales ou d’avantages du Code d’Investissement devrait être soumise à un plafond de 60 jours de paiement à ses fournisseurs agricoles, sous peine de pénalités automatiques. C’est la règle en France depuis la Loi de modernisation de l&rsquo;économie (LME) de 2008. La Tunisie attend toujours.</p>



<p><strong><em>Troisièmement </em></strong>: investir massivement dans les infrastructures de stockage et de froid. Les pertes post-récolte en Tunisie sont estimées entre 25 % et 35 % selon les filières — tomates, pommes de terre, agrumes. Ce gaspillage structurel crée l’illusion d’une pénurie artificielle que les intermédiaires sont accusés d’exploiter. La réponse est logistique et infrastructurelle, pas policière.</p>



<p><strong><em>Quatrièmement</em></strong> : ouvrir l’IACE à une représentation des producteurs agricoles et des PME agroalimentaires.</p>



<p>Un forum qui parle de distribution agricole sans agriculteurs à la table, c’est un procès où l’accusé n’est pas convié. Si l’IACE veut être un espace de dialogue national et non une chambre d’écho oligopolistique, qu’il commence par inviter ceux dont il prétend résoudre les problèmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le thermomètre n’est pas la fièvre</h2>



<p>L’intermédiaire est, au fond, le thermomètre de la filière agricole tunisienne. Il mesure — parfois amplifie — les dysfonctionnements structurels d’une offre sous-investie, d’une logistique défaillante, d’un crédit inaccessible, d’une productivité anémique. Le briser ne guérira pas le malade. Il laissera simplement le patient sans diagnostic.</p>



<p>Le vrai Forum économique que la Tunisie attend n’est pas celui où le patronat interroge les autres. C’est celui où il interroge aussi ses propres pratiques — ses marges, ses délais, ses ententes, ses taux d’intérêt.</p>



<p>Ce jour-là, le débat sera vraiment national. En attendant, le Tunisia Economic Forum 2026 ressemble davantage à un procès organisé par les bouchers pour réformer les bergers.</p>



<p><em>* Ph.D.</em> </p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur:</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T, Économie pour la Tunisie</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JioYULeYKv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/">Tunisie : la révolution agricole reste à faire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la révolution agricole reste à faire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/embed/#?secret=tBRDlwTYcy#?secret=JioYULeYKv" data-secret="JioYULeYKv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/">Distribution agricole en Tunisie | Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Débat à l’IACE &#124; Le tourisme tunisien face aux mutations mondiales</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/debat-a-liace-le-tourisme-tunisien-face-aux-mutations-mondiales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 08:58:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[haut de gamme]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[maisons d’hôte]]></category>
		<category><![CDATA[retraite]]></category>
		<category><![CDATA[santyé]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Débat à la Maison de l’Entreprise à Tunis autour du thème : «Le tourisme en Tunisie vers de nouveaux horizons».</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/debat-a-liace-le-tourisme-tunisien-face-aux-mutations-mondiales/">Débat à l’IACE | Le tourisme tunisien face aux mutations mondiales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) organise, la 9e édition du Tunisia Economic Forum, jeudi le 18 septembre 2025, de 09h00 à 14h00, à la Maison de l’Entreprise, aux Berges du Lac de Tunis, autour du thème :</em></strong> <strong><em>«Le tourisme en Tunisie vers de nouveaux horizons».</em></strong></p>



<span id="more-17452103"></span>



<p>Le tourisme reste l’un des piliers de l’économie nationale, représentant un levier essentiel de croissance et d’emplois. En 2024, la Tunisie a enregistré 7,5 milliards de dinars de recettes touristiques, en hausse de 8,3% par rapport à 2023 (selon BCT), confirmant la résilience du secteur malgré les turbulences internationales.<strong></strong></p>



<p>Mais cette dynamique doit désormais s’accompagner de réformes profondes. Réglementation, gouvernance financement et adaptation aux nouvelles attentes des clients constituent autant de défis pour repositionner la Tunisie sur l’échiquier touristique mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Segments émergents et opportunités</h2>



<p>Bien que le secteur touristique ait déjà fait l’objet de nombreux constats, le Forum propose une lecture différente : identifier les filières à fort potentiel et mettre en lumière les freins principalement d’ordre réglementaire, au-delà des problématiques transversales habituelles. Ces filières porteuses sont le haut de gamme, la santé et la retraite, les maisons d’hôtes, le tourisme rural ou chez l’habitant,</p>



<p>À travers des panels interactifs, les participants débattront des leviers nécessaires pour bâtir une vision renouvelée, intégrée et durable du tourisme tunisien.</p>



<p>Le Tunisia Economic Forum 2025 se positionne comme un carrefour de dialogue stratégique entre décideurs publics et acteurs privés. Un rendez-vous majeur pour repenser le tourisme tunisien et l’accompagner vers plus de qualité, de durabilité et d’innovation<strong>.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/debat-a-liace-le-tourisme-tunisien-face-aux-mutations-mondiales/">Débat à l’IACE | Le tourisme tunisien face aux mutations mondiales</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Quelle stratégie pour pallier aux lacunes de notre infrastructure ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/05/tunisie-quelle-strategie-pour-pallier-aux-lacunes-de-notre-infrastructure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2019 12:51:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructure]]></category>
		<category><![CDATA[OMMP]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
		<category><![CDATA[transport]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est acquis que la qualité de l&#8217;infrastructure terrestre et maritime tunisienne est préoccupante. Pour preuve, les mauvais scores nationaux et internationaux de notre pays dans ce domaine. Une stratégie s’impose que l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) tentera de proposer au Tunisia Economic Forum. Le forum, prévu le 11 avril 2019, à la Maison de l’Entreprise, à...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/05/tunisie-quelle-strategie-pour-pallier-aux-lacunes-de-notre-infrastructure/">Tunisie : Quelle stratégie pour pallier aux lacunes de notre infrastructure ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-205229" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/04/infrastructure-maritime-et-terrestre.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Il est acquis que la qualité de l&rsquo;infrastructure terrestre et maritime tunisienne est préoccupante. Pour preuve, les mauvais scores </strong></em><strong><em>nationaux et internationaux de notre pays dans ce domaine. Une stratégie s’impose que</em> <em>l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) tentera de proposer au Tunisia Economic Forum</em><em>.</em></strong></p>
<p><span id="more-205220"></span></p>
<p>Le forum, prévu le 11 avril 2019, à la Maison de l’Entreprise, à Tunis, aura pour thème, « <em>Les infrastructures de connectivité: qualité et efficience »</em><em>. </em>Les panels débattront de la qualité de l’infrastructure maritime et terrestre, puis termineront sur la proposition d’un plan stratégique à court, moyen et long terme, pour développer la connectivité nationale et internationale de notre pays.</p>
<p>Dans sa note conceptuelle, l’IACE relève que les budgets alloués à l’investissement public et à l’amélioration de l’infrastructure ont subi une baisse remarquable durant les 2 dernières années. Depuis la révolution à ce jour, malgré les politiques budgétaires expansionnistes, les investissements en infrastructure n’ont toujours pas connu l’essor souhaité.</p>
<p>Beaucoup de chemin reste donc encore à faire, pour bâtir des infrastructures aux normes qui répondent au mieux, aux besoins des entreprises et de la société.</p>
<p>Dans le contexte maritime, il est question de revaloriser et moderniser l’existant en recourant à de nouvelles méthodes de gestion et d’amélioration de la productivité, basées sur la digitalisation et la jonction à une infrastructure numérique fiable.</p>
<p>La connectivité à l’international – absolument nécessaire pour l’essor économique de la Tunisie – ne peut s’avérer efficiente que lorsqu’elle est associée à des infrastructures terrestres routières ou ferroviaires (le grand oublié de la chaîne logistique tunisienne) de qualité, reliant à la fois l’efficacité économique aux impératifs d’inclusion et de développement durable.</p>
<p>D’où le lien avec la qualité de l’infrastructure terrestre. Il est désormais question de mettre en place une stratégie claire pour la planification d’un réseau routier capable de générer des flux économiques. La valorisation des réseaux existants et la garantie de leur efficience devra devenir économiquement rentable.</p>
<p>Prendront part à ces joutes du côté tunisien, les ministres du Transport, de l’Equipement, l’Habitat et l&rsquo;Aménagement du territoire, et des représentants de l’Office de la marine marchande et des ports (OMPP).</p>
<p>Du côté étranger, seront présents des hauts responsables de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (<em>Cnuced</em>), et de l’Institut de la Banque asiatique de développement (<em>ADBI</em>).</p>
<p><strong><em>Source :</em></strong> <a href="https://www.iace.tn/tunisiaeconomicforum/" target="_blank" rel="noopener">IACE </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/05/tunisie-quelle-strategie-pour-pallier-aux-lacunes-de-notre-infrastructure/">Tunisie : Quelle stratégie pour pallier aux lacunes de notre infrastructure ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>4e Tunisia Economic Forum : Politiques économiques et ressources rares</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/4e-tunisia-economic-forum-politiques-economiques-et-ressources-rares/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jun 2018 14:54:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Institut arabe des chefs d’entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Taieb]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Feriani]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 4e édition du Tunisia Economic Forum se tiendra après-demain, mercredi 27 juin 2018, à la Maison de l’Entreprise, siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), aux Berges du Lac de Tunis, sous le thème : «Les politiques économiques et la contrainte des ressources rares en Tunisie. L’ouverture officielle du forum sera assurée par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/4e-tunisia-economic-forum-politiques-economiques-et-ressources-rares/">4e Tunisia Economic Forum : Politiques économiques et ressources rares</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-161433" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/4e-Forum-IACE.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La 4e édition du Tunisia Economic Forum se tiendra après-demain, mercredi 27 juin 2018, à la Maison de l’Entreprise, siège de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), aux Berges du Lac de Tunis, sous le thème : «Les politiques économiques et la contrainte des ressources rares en Tunisie.</strong> </em></p>
<p><span id="more-161428"></span></p>
<p>L’ouverture officielle du forum sera assurée par le chef du gouvernement Youssef Chahed, avec la participation du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari, ainsi que du ministre de l’Industrie et des PME, Slim Fériani.</p>
<p>La transition démocratique, la construction de la deuxième république, la révision du modèle de croissance, l’inclusion économique, la promotion des exportations et la montée en gamme sont des sujets largement débattus par les politiciens, les économistes et les opérateurs du secteur privé. La construction d’une nouvelle vision économique qui doit être partagée et prospective, est une exigence pour que le pays revienne à un niveau de croissance conséquent.</p>
<h3>Pour une croissance économique soutenue, inclusive et durable</h3>
<p>La Tunisie est en pleine mutation. Au niveau national, le pays est engagé dans réformes structurelles appelées à lui permettre de recouvrer ses fondamentaux macroéconomiques. Au niveau international, la Tunisie devrait aussi dans un futur proche faire face à de nouveaux défis compte tenu de ses futurs engagements vis-à-vis de l’Union européenne (UE) dans le cadre de l’Association de libre échange complet et approfondie (Aleca).</p>
<p>Dans ce contexte qui déterminera l’avenir du pays, l’objectif primordial est d’agir en faveur de la promotion d’une croissance économique soutenue, inclusive et durable. Cependant, les moyens et les choix stratégiques qui permettent de réaliser cet objectif suscitent des interrogations multiples dans un contexte de rareté des ressources.</p>
<p>Les choix de politiques publiques se trouvent en effet contraints par une rareté accentuée des ressources telles que l’eau, la terre et les ressources humaines hautement qualifiées rendant les marges de manœuvre de plus en plus limitées.</p>
<p>Pourquoi est-il aujourd&rsquo;hui plus que jamais urgent de mener des réflexions approfondies sur les problématiques économiques liées à la rareté des ressources? La réponse à cette question est aussi simple que cruciale: alors que le raisonnement sur la viabilité des choix économiques s’arrête souvent sur une logique de maîtrise des coûts dans la limite de ce que permet la rareté relative des facteurs de production reproductibles, la promotion d’une croissance économique soutenue, inclusive et durable renvoie plus largement à l’impératif d’une gestion maîtrisée et efficace de ressources épuisables, plus ou moins renouvelables ou difficilement reproductibles.</p>
<p>Une meilleure maîtrise de l’usage d’une ressource tel que l’eau rendrait d’abord moins contraignante la gestion du gap entre son offre et sa demande outre le fait qu’elle permet de préserver un facteur tout aussi rare comme la terre par évitement de l’irrigation à outrance. Elle conduirait aussi à inscrire la gestion de l’eau rare dans le cadre d’un arbitrage plus favorable aux intérêts des générations futures.</p>
<p>Quant à la gestion de la rareté des qualifications, facteur de moins en moins reproductible et de plus en plus mobile, elle renvoie plus largement à l’impératif de mener des réflexions profondes sur les politiques éducatives et sur les modalités pratiques de conserver le stock rare de talents ainsi que sur les moyens d’attirer les talents existants sur un marché international de plus en plus ouvert.</p>
<h3>Pour une vision stratégique de gestion des ressources rares</h3>
<p>Face à ces défis majeurs, il est donc important d’ouvrir le débat en vue d’esquisser les grandes lignes d’une vision nationale stratégique de gestion des ressources rares qui devrait être centrée sur l’optimisation des décisions en rapport avec leur mobilisation et leur usage, sur la définition et la priorisation des choix de politiques à entreprendre pour contribuer à leur durabilité et aussi sur la promotion d’une nouvelle gouvernance institutionnelle de ces ressources.</p>
<p>Dans cet esprit du débat que souhaite engager l’IACE sur la gestion des ressources rares lors de la 4e édition du Tunisia Economic Forum, les discussions à mener devrait se focaliser sur :<em> «Les politiques économiques et la contrainte des ressources rares en Tunisie»</em>.</p>
<p>Durant les prochaines décennies, la Tunisie doit se préparer à faire face à d’importants problèmes en termes d’accès à l’eau liés aux usages croissants et concurrents de cette ressource à la baisse tendancielle de leur offre.</p>
<p>Par ailleurs, dans la mesure où les disponibilités en terres cultivables se feront de plus en rares, les défis résultant d&rsquo;une pénurie portant simultanément sur les deux facteurs eau et terre doivent être appréhendés dans leur globalité et ne doivent donc pas être traités de manière distincte. Remédier aux pénuries de ces ressources se fait généralement par des approches techniques, institutionnelles et politiques.</p>
<p>Dans ce cadre, l’IACE propose d’étudier les modalités d’affectation de ces ressources entre les principaux secteurs de l’économie. Cette allocation devrait prendre en compte aux moins deux exigences : la première est de nature économique, celle-ci doit répondre à un impératif de recherche de l’efficacité. La seconde est plutôt multidimensionnelle et doit répondre aux préoccupations politiques, au rééquilibrage régional et à la problématique de l’emploi.</p>
<h3>Pour un benchmark des politiques optimisées</h3>
<p>Le premier panel du forum proposera ainsi de débattre de <em>«l’optimisation des politiques économiques sous contrainte de rareté».</em></p>
<p>L’impact souvent coûteux de la sollicitation de ressources rares invite à rechercher des mécanismes d’ajustement alternatifs, non exclusivement fondés sur la logique de marché. Ceci à cause de la valeur sociale, individuelle et collective de certaines ressources à l’instar de l’eau. Faudrait-il alors dans un premier temps, mettre en évidence des politiques sectorielles pour la promotion des secteurs porteurs sous la contrainte de la rareté de ces ressources. Et dans un deuxième temps, identifier les progrès réalisés et les différents problèmes rencontrés dans plusieurs pays afin de disposer d’un benchmark des politiques optimisées qui peuvent inspirer les choix à entreprendre.</p>
<p>Les politiques envisageables devraient tenir compte ensuite de l’aspect territoriale, de l’intégration dans les chaînes de valeurs globales et surtout doivent être construites dans une approche de dialogue public-privé. Ces politiques doivent à la fois rallier des objectifs d’inclusion, d’emploi, de croissance et d’amélioration de la balance commerciale. Elles doivent tenir compte en outre de l’impératif d’une transformation digitale adoptée un peu partout dans le monde et dont la mise en place pourrait être contrainte par la rareté des qualifications.</p>
<p>Le deuxième panel discutera ainsi des <em>«politiques à adopter pour une meilleure allocation des ressources rares»</em>.</p>
<p>La conséquence directe de la quatrième révolution industrielle à savoir la transformation digitale et la disponibilité des talents qui peuvent accompagner les entreprises dans leurs plans de transformation et de développement.</p>
<p>La fuite des cerveaux est un problème qui se pose au niveau mondial et dont souffrent plusieurs pays y compris certains pays développés. Les pays doivent penser et mettre en place les politiques publiques adéquates en vue d’offrir aux entreprises les ressources humaines nécessaires à leur développement. La disponibilité de ces ressources humaines au niveau national constitue aussi un facteur d’attractivité important pour le site Tunisie. Bien que ce problème soit de portée nationale, les entreprises tunisiennes doivent aussi y jouer un rôle.</p>
<p>C’est d’ailleurs dans ce cadre que le Tunisia Economic Forum sera suivi cette année par la première édition du forum de l’emploi où le problème de la rareté des talents y constituera l’un des axes majeurs.</p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/25/4e-tunisia-economic-forum-politiques-economiques-et-ressources-rares/">4e Tunisia Economic Forum : Politiques économiques et ressources rares</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les politiques publiques sous la loupe du Tunisia Economic Forum</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/09/les-politiques-publiques-sous-la-loupe-du-tunisia-economic-forum/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2016 07:32:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Bouzguenda]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ennaceur]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Ladhari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réussite des réformes économiques est tributaire d’une évaluation constante des méthodes adoptées dans leur conception et des résultats de leur mise en route. Par Wajdi Msaed La 2e édition du Tunisia Economic Forum s’est tenu jeudi 7 avril 2016 à la Maison de l’Entreprise aux Berges du Lac du Tunis, sous la présidence de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/09/les-politiques-publiques-sous-la-loupe-du-tunisia-economic-forum/">Les politiques publiques sous la loupe du Tunisia Economic Forum</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46252 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Tunisia-Economic-Forum.jpg" alt="Tunisia-Economic-Forum" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La réussite des réformes économiques est tributaire d’une évaluation constante des méthodes adoptées dans leur conception et des résultats de leur mise en route.</strong></em></p>
<p>Par<strong> Wajdi Msaed</strong></p>
<p><span id="more-46251"></span></p>
<p>La 2e édition du Tunisia Economic Forum s’est tenu jeudi 7 avril 2016 à la Maison de l’Entreprise aux Berges du Lac du Tunis, sous la présidence de Mohamed Ennaceur, président de l’Assemblée des représentants du peuple ( ARP ) et avec la participation de 3 membres du gouvernement.<br />
Placée sous le thème <em>«Evaluation des politiques publiques : méthodes et résultats»</em>, cette édition s’est penchée a procédé à cette évaluation des politiques en vue de les «ajuster à temps et, surtout, d’instaurer une culture de redevabilité et de transparence aussi bien dans leur conception que dans leur mise en route», a indiqué Ahmed Bouzguenda, président de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE, initiateur de ce forum), organisateur du forum, rappelant que sa 1ère édition, tenue en mars 2015, a permis de discuter d’un <em>«livre blanc»</em> élaboré par l’IACE sur les réformes à mettre en place dans le pays pour assurer la relance de la machine économique, rendre plus attractif le climat des affaires et impulser l’investissement. Cette fois-ci, on a voulu souligner l’importance des méthodes et des approches pour assurer la réussite des politiques adoptées.</p>
<p><strong>Le prix du consensus </strong></p>
<p><em>«L’étude de ce thème avec ce haut niveau de compétences tunisiennes et étrangères prouve l’importance capitale qu’il revêt à cette étape cruciale par laquelle passe notre pays»,</em> a indiqué le président de l’ARP, soulignant que les politiques publiques sont au cœur des fonctions de l’Etat et la raison d’être de ses institutions. La tenue de ce forum coïncide, d’ailleurs, avec la phase de mise en place de ces institutions et d’élaboration de nouvelles politiques basées sur le consensus national, garant de la bonne marche du pays.</p>
<p>Répondant à une remarque relative au retard accusé par l’ARP dans la promulgation des projets de lois relatives aux réformes économiques et notamment le nouveau code d’investissement, M. Ennaceur a indiqué que ce retard est dû à plusieurs facteurs objectifs dont notamment la multitude de projets de lois déposés par le pouvoir exécutif au bureau de l’ARP et le souci des représentants du peuple d’écouter l’avis des professionnels et des experts sur les textes proposés et leur impact attendu sur la situation économique et sociale, ajoutant que le multipartisme prévalant dans le pays et les différentes visions qui se dégagent autour de chaque sujet recommande l’adoption d’un consensus afin d’assurer la viabilité et la pérennité des nouvelles lois. <em>«Il n’y a donc pas de nonchalance de la part de l’Assemblée»</em>, a-t-il précisé.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46254" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Tunisia-Economic-Forum-2.jpg" alt="Tunisia-Economic-Forum-2" width="500" height="300" /></p>
<p><strong>La préservation de l’intérêt général </strong></p>
<p>Qu’évalue-t-on? Comment évalue-t-on? Ce sont les deux principales questions au cœur de la problématique centrale débattue, et qui porte sur l’efficacité des modes de gouvernance actuels.</p>
<p>En effet, l’évaluation des politiques publiques engage directement la portée et l’efficacité de l’action publique et, par voie de conséquence, la préservation de l’intérêt général. Elle nécessite donc une réflexion approfondie sur les méthodes à déployer, surtout que «<em>ce qui se joue dans l’évaluation des politiques publiques est susceptible de transformer même la nature de l’Etat</em>».</p>
<p>Conscient de la pertinence, de l’actualité et de la complexité du sujet, l’IACE a réussi à réunir, autour des cinq panels du forum, plus de 300 experts, opérateurs économiques et personnalités politiques nationales et étrangères.</p>
<p><strong>Gouvernance, efficacité et redevabilité</strong></p>
<p>Le premier panel, qui s’est intéressé à l’évaluation du point de vue de la redevabilité et des techniques adoptées, a enregistré la participation de Jean-Eric Furubo, membre du bureau exécutif de l’European Evaluation society (Suède), qui a insisté sur la nécessité de mettre les politiques adoptées à l’épreuve des objectifs recherchés. Le 2e panel, modéré par Mustapha Kamel Nabli, ancien ministre du Développement économique et de la Coopération internationale et ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a traité de l’évaluation de la gouvernance du point de vue de l’indépendance des parties intervenantes.</p>
<p>Trois cas d’analyse sectorielle ont meublé les 3 autres panels. Les politiques publiques de l’emploi ont été débattues au 3e panel, en présence du ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Zied Ladhari, avec la participation de Mohamed Bridaa, DG de Microsoft Tunisie. On a, dans ce contexte, insisté sur le fait que l’évaluation des politiques actives de l’emploi rentre dans le cadre d’une approche <em>«ex post»</em>, afin de voir de manière rétrospective la portée des politiques adoptées. Il s’agit plus précisément de voir si elles ont réussi à atteindre leur objectif ou pas, afin d’envisager son éventuelle reconduite.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-46255" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Tunisia-Economic-Forum-3.jpg" alt="Tunisia-Economic-Forum-3" width="500" height="300" /></p>
<p>L’incitation à l’investissement à travers un code plus approprié a été le sujet du débat du 4e panel, modéré par Faiçal Derbel, membre du comité directeur de l’IACE et en présence de Yassine Brahim, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale. Ce thème, rentrant dans le cadre de l’évaluation «<em>ex ante</em>», a été débattu avant l’adoption du code en question par l’Assemblée, ce qui a nécessité l’étude de ses impacts attendus, de déterminer au préalable les méthodes de sa mise en œuvre et fixer les modalités de son évaluation à posteriori.</p>
<p>Le cinquième et dernier panel a traité de la réforme du secteur bancaire, en présence de Slim Chaker, ministre des Finances, et d’Ahmed El Karam, président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) en tant que modérateur.</p>
<p>Les participants ont procédé à une évaluation mi-parcours de la réforme mise en route pour voir si elle répond aux objectifs assignés, si elle n’a pas été détournée de ses objectifs, si elle s’est avérée efficace et si ses coûts sont élevés.</p>
<p><em>«Notre objectif est de prendre connaissance des méthodes et des recours, conçus comme de bonnes pratiques, et de tirer les leçons des réussites et des échecs des expériences internationales</em>», a souligné le président de l’IACE. A cet égard, les documents du forum seront d’une grande utilité pour aider les décideurs, législateurs et membres du gouvernement, à corriger les erreurs constatées en cours de chemin et rectifier les approches adoptées dans la mise en route des réformes de manière à leur assurer une plus grande adéquation avec les besoins de l’économie réelle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/09/les-politiques-publiques-sous-la-loupe-du-tunisia-economic-forum/">Les politiques publiques sous la loupe du Tunisia Economic Forum</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Ahmed El Karam : «C’est en Tunisie que l’argent sera en sécurité»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Apr 2016 08:26:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed El Karam]]></category>
		<category><![CDATA[Amen Bank]]></category>
		<category><![CDATA[hommes d’affaires]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[Panama papers]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les hommes d’affaires tunisiens doivent ramener leur argent en Tunisie, car c’est ici qu’il sera le plus en sécurité, a indiqué Ahmed El Karam. Le président de L&#8217;Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) et vice-Pdg de l’Amen Bank a adressé ce message aux hommes d’affaires tunisiens, lors de Tunisia Economic Forum,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/08/ahmed-el-karam-cest-en-tunisie-que-largent-sera-en-securite/">Ahmed El Karam : «C’est en Tunisie que l’argent sera en sécurité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-348 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/05/Ahmed-El-Karam1.jpg" alt="Ahmed El Karam" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les hommes d’affaires tunisiens doivent ramener leur argent en Tunisie, car c’est ici qu’il sera le plus en sécurité, a indiqué Ahmed El Karam.</strong></em></p>
<p><span id="more-46136"></span></p>
<p>Le président de L&rsquo;Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF) et vice-Pdg de l’Amen Bank a adressé ce message aux hommes d’affaires tunisiens, lors de Tunisia Economic Forum, organisé jeudi 7 avril, à l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), en rappelant que <em>«l’affaire de Panama Papers n’est pas la première»</em> dans laquelle des noms de tunisiens sont cités.</p>
<p>En février 2015, les «<em>Swissleaks</em>» avaient, en effet, révélé des relations entre 256 Tunisiens et la banque HSBC.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Nabil Ben Ameur</strong></p>
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		<title>Slim Chaker : « Plus question d’hypothéquer le stade de Radès »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Apr 2016 07:57:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Radès]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Chaker]]></category>
		<category><![CDATA[sukuks]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’hypothèque de la Cité olympique de Radès dans le cadre de l’émission de sukuks (emprunts obligataire islamiques) n’est plus à l’ordre du jour. C’est ce qu’a annoncé Slim Chaker, ministre des Finances, jeudi 7 novembre, lors du Tunisia Economic Forum. «La question des sukuks est un problème idéologique avant d’être technique. Nous avons cherché quel...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/08/slim-chaker-plus-question-dhypothequer-le-stade-de-rades/">Slim Chaker : « Plus question d’hypothéquer le stade de Radès »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-39490 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/stade-Radès.jpg" alt="stade Radès" width="626" height="380" /><br />
<em><strong>L’hypothèque de la Cité olympique de Radès dans le cadre de l’émission de sukuks (emprunts obligataire islamiques) n’est plus à l’ordre du jour.</strong></em></p>
<p><span id="more-46130"></span></p>
<p>C’est ce qu’a annoncé Slim Chaker, ministre des Finances, jeudi 7 novembre, lors du Tunisia Economic Forum.</p>
<p><em>«La question des sukuks est un problème idéologique avant d’être technique. Nous avons cherché quel bien de l’Etat nous pourrions utiliser dans le cadre de cette opération et nous avons pensé à la Cité de olympique»</em>, a rappelé M. Chaker. Mais en raison de la polémique qui a éclaté dans le pays à ce sujet, <em>«nous y avons renoncé pour l’instant»</em>, a-t-il indiqué.</p>
<p>Il faut dire aussi que les bailleurs de fonds «<em>halal</em>», dont on espérait quelque générosité vis-à-vis de la <em>«démocratie tunisienne»</em> (sic!), ne se sont pas bousculés au portillon. Ils préfèrent faire fructifier leurs avoirs aux pays des <em>«koffars»</em> (infidèles)</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Nabil Ben Ameur</strong></p>
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		<title>Tunisia Economic Forum évalue les politiques publiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Mar 2016 08:35:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Chaker]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Brahim]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Laâdhari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 2e édition du Tunisia Economic Forum se tiendra le jeudi 7 avril 2016 et portera sur le thème : «Evaluation des politiques publiques : méthodes et résultats». Organisé par l’IACE à son siège, la Maison de l’Entreprise, aux Berges du Lac de Tunis, cet événement international se penche, chaque année, sur des thématiques macroéconomiques...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/26/tunisia-economic-forum-evalue-les-politiques-publiques/">Tunisia Economic Forum évalue les politiques publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-44686" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/03/Tunis-Economic-Forum.jpg" alt="Tunis-Economic-Forum" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>La 2e édition du Tunisia Economic Forum se tiendra le jeudi 7 avril 2016 et portera sur le thème : «Evaluation des politiques publiques : méthodes et résultats».</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-44685"></span></p>
<p style="text-align: left;">Organisé par l’IACE à son siège, la Maison de l’Entreprise, aux Berges du Lac de Tunis, cet événement international se penche, chaque année, sur des thématiques macroéconomiques majeures destinées à faire avancer la réflexion et les actions afin de mieux répondre aux défis actuels de la Tunisie. Il réunit des experts, décideurs politiques, chefs d’entreprises, représentants d’organisations internationales, pour enrichir le débat, tirer des leçons et dégager des solutions.</p>
<p style="text-align: left;">Dans la continuité de la première édition de mars 2015, qui a permis la discussion d’un livre blanc, élaboré par l’IACE, sur les réformes traitant de l’importance des méthodes pour assurer la réussite de l’adoption des politiques, cette deuxième édition se penchera sur l’évaluation des politiques publiques pour permettre de les ajuster à temps et surtout instaurer une culture de redevabilité et de transparence, tant dans leur gestion et leur conception.</p>
<p style="text-align: left;">Qu’évalue-t-on ? Comment évalue-t-on ? Qui évalue ? Sont autant de problématiques centrales compte-tenu des modes de gouvernement actuels.</p>
<p style="text-align: left;">La question de l’évaluation des politiques publiques engage directement l’efficacité de l’action publique et dès lors, la préservation de l’intérêt général. Elle nécessite donc une confrontation de points de vue et une réflexion profonde quant aux méthodes à déployer, tant ce qui se joue dans l’évaluation des politiques publiques est susceptible de transformer la nature même de l’Etat.</p>
<p style="text-align: left;">Cette année, l’IACE réunira plus de 300 experts, spécialistes, et personnalités politiques du monde entier. L’ouverture sera assurée par Mohamed Ennaceur, président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Et les débats se dérouleront en présence de Slim Chaker, ministre des Finances, Yassine Brahim, ministre du Développement, de l&rsquo;Investissement et de la Coopération internationale, et Zied Laadhari, ministre de La Formation professionnelle et de l&rsquo;Emploi.</p>
<p style="text-align: left;">Les débats seront enrichis par, notamment, Laure de la Bretesche, secrétaire générale pour la Modernisation de l’action publique (France), Ana Maria Ruiz Martinez, présidente de l’Agence pour l’évaluation des politiques publiques et la qualité des services (Aeval-Espagne), et Jan Furubo, membre du bureau exécutif de l’European Evaluation Society (Suède).<br />
Les modes d’évaluations seront débattus pour chaque phase du cycle des politiques publiques, soit ex ante, ex post, en cours, et prendront comme cas d’analyse les politiques publiques de l’emploi, le nouveau code d’investissement et la réforme du secteur bancaire L’objectif étant de prendre connaissance des méthodes et des recours conçus comme des bonnes pratiques et tirer des leçons des réussites et échecs des expériences internationales.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/03/26/tunisia-economic-forum-evalue-les-politiques-publiques/">Tunisia Economic Forum évalue les politiques publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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