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	<title>Archives des UGTT - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des UGTT - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>UGTT &#124; Décès de Chamseddine Khelifi, SG de la Fédération générale du transport</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 22:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chamseddine Khelifi]]></category>
		<category><![CDATA[Fédération générale du transport]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est avec une immense tristesse, que l&#8217;Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé, samedi 8 août 2026, le décès de Chamseddine Khelifi, secrétaire général de la Fédération générale du transport. L&#8217;UGTT rappelle que Chamseddine Khelifi est une figure clé des luttes sociales menées ces dernières années dans le secteur et qu&#8217;il avait activement participé...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/ugtt-deces-de-chamseddine-khelifi-sg-de-la-federation-generale-du-transport/">UGTT | Décès de Chamseddine Khelifi, SG de la Fédération générale du transport</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C&rsquo;est avec une immense tristesse, que l&rsquo;Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé, samedi 8 août 2026, le décès de Chamseddine Khelifi, secrétaire général de la Fédération générale du transport.</em></strong></p>



<span id="more-19404807"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;UGTT rappelle que Chamseddine Khelifi est une figure clé des luttes sociales menées ces dernières années dans le secteur et qu&rsquo;il avait activement participé à l&rsquo;organisation et à l&rsquo;encadrement de nombreux mouvements syndicaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l&rsquo;UGTT a également salué le parcours de Chamseddine Khelifi, un militant reconnu pour sa présence, son engagement et son intégrité et qui aura profondément empreint de son engagement le secteur du transport au cours des dernières années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Sa disparition laisse un vide au sein de ses camarades et des travailleurs du secteur, qui retiennent de lui l&rsquo;image d&rsquo;un homme de conviction dévoué à la cause ouvrière et au dialogue social</em>», ajoute la centrale syndicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et de préciser que Chamseddine Khelifi sera accompagné à sa dernière demeure demain dimanche 9 août 2026, après la prière de l&rsquo;Asr cimetière de Gammarth ​(Le cortège funèbre partira de la Cité Riadh Bouselsela).</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/08/ugtt-deces-de-chamseddine-khelifi-sg-de-la-federation-generale-du-transport/">UGTT | Décès de Chamseddine Khelifi, SG de la Fédération générale du transport</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«L’UGTT ne restera pas inactive face à la crise en Tunisie» (Selmi)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/lugtt-ne-restera-pas-inactive-face-a-la-crise-en-tunisie-selmi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 10:55:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Achour]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Slaheddine Selmi]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> «Lorsque les crises parlent, le silence équivaut à un abandon de la patrie», a déclaré Slaheddine Selmi, le SG de l'UGTT. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/lugtt-ne-restera-pas-inactive-face-a-la-crise-en-tunisie-selmi/">«L’UGTT ne restera pas inactive face à la crise en Tunisie» (Selmi)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marginalisé par le régime présidentialiste mis en place par Kaïs Saïed au lendemain de la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a de plus en plus mal à exister et à jouer le rôle qui fut longtemps le sien au centre du jeu politique en Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-19379191"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en réaction à cette marginalisation que son secrétaire général Slaheddine Selmi a déclaré que l’organisation ne resterait ni silencieuse ni inactive, soulignant que les structures de l&rsquo;organisation sont en mouvement permanent — une caractéristique qui marque son histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une allocution prononcée, ce matin, mercredi 5 août 2026, lors d’une marche qui prit le départ devant le siège de l’Union régionale du travail à Sfax, à l’occasion de la commémoration des événements du 5 août 1947 *, Selmi a ajouté, selon ses propos rapportés par <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%8A%3A-%D9%86%D8%AD%D9%86-%D9%85%D9%88%D8%A7%D8%B7%D9%86%D9%88%D9%86-%D9%88%D9%84%D8%B3%D9%86%D8%A7-%D8%B1%D8%B9%D8%A7%D9%8A%D8%A7-%D9%88%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%AA%D8%AD%D8%A7%D8%AF-%D9%84%D9%86-%D9%8A%D8%B8%D9%84-%D8%B5%D8%A7%D9%85%D8%AA%D8%A7" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM </a>: <em>«Lorsque les crises parlent, le silence équivaut à un abandon de la patrie»</em>, dans une allusion à la crise socioéconomique où continue de s’enfoncer le pays. <em> </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a aussi appelé toutes les structures syndicales ainsi que les adhérents de l’UGTT à ne pas brader la patrie, soulignant qu’il s’agit là de sa mission à l’heure actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le responsable syndical a poursuivi en affirmant que le rôle fondamental de l’UGTT consiste à défendre et à sauver le pays, déclarant : <em>«Nous avons dépassé la question sociale et celle des augmentations de salaires.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en relevant la succession de crises dans divers domaines, Selmi a rappelé que le citoyen jouit de droits sociaux — tels que l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé, aux transports et à l’éducation — qui relèvent de la responsabilité de l’État, ajoutant : <em>«Nous sommes des citoyens et non des sujets.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce même contexte, il a estimé que la récente hausse du prix des médicaments découlait de recommandations du Fonds monétaire international (FMI), lequel cherche, selon lui, à réduire l’intervention de l&rsquo;État dans le domaine social, par allusion à la levée des subvention sur beaucoup de médicaments importés qui a été décidée par le gouvernement à cause des difficultés financières et budgétaires auxquelles il fait face.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le 5 août 1947, une grève générale menée à Sfax par le leader syndicaliste Habib Achour sous la bannière de l’UGTT a réclamé un salaire minimum pour les ouvriers. Cette mobilisation sociale s’est heurtée à une violente répression militaire de l’armée coloniale française, faisant plusieurs victimes et marquant l’histoire du mouvement national.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/05/lugtt-ne-restera-pas-inactive-face-a-la-crise-en-tunisie-selmi/">«L’UGTT ne restera pas inactive face à la crise en Tunisie» (Selmi)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 06:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marginalisée par le pouvoir exécutif, l'UGTT s'invite dans le débat national en proposant des pistes pour une sortie de la crise. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/">Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marginalisée par le pouvoir exécutif, exclue du dialogue social dont elle fut historiquement l’un des principaux piliers et son influence considérablement réduite sur la scène politique, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) tente d’exister, tant bien que mal, en s’invitant, de temps en temps, dans le débat national, par des déclarations de ses dirigeants à peine relayées par les médias, en attendant des jours meilleurs.</em></strong> <em>(Photo: Slaheddine Selmi, SG de l&rsquo;UGTT). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19362913"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation s’est rappelée au souvenir des Tunisiens, hier, samedi 1<sup>er</sup> août 2026, en communiquant sur un document de son département d’études intitulé <em>«La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour surmonter la crise»</em>, qui souligne le caractère désormais structurel des difficultés du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie dispose des ressources nécessaires pour renouer avec la croissance, mais cela nécessite des réformes structurelles, une stratégie économique à long terme et un dialogue national sur les grands choix économiques et sociaux, a-t-elle souligné dans ledit document, qui insiste sur les enjeux clés de la crise&nbsp;: le poids de la dette publique (qui dépasse 80% du PIB), la faiblesse de l’investissement, la dépendance énergétique, notamment du gaz algérien, la perte de pouvoir d’achat, la fuite des compétences et la pression sur les ressources hydriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’UGTT, le rythme de la croissance (entre 1,5 et 2,5 %, bon an mal an) demeure insuffisant pour réduire le chômage et financer adéquatement les services publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au chapitre des recommandations, la centrale syndicale appelle l’Etat à soutenir l’investissement productif, à simplifier les procédures administratives et à développer les énergies renouvelables ainsi que les secteurs à forte valeur ajoutée, en renforçant les liens entre universités, instituts de recherche et entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport appelle également à la réforme des entreprises publiques sur la base d’objectifs vérifiables, tout en maintenant le contrôle de l’État sur les secteurs stratégiques. Position du reste partagée par le président de la république Kaïs Saïed, qui rejette catégoriquement toute idée de cession, totale ou partielle, de ces entreprises qui croulent sous les déficits et les dettes et pèsent lourdement sur les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les ressources en eau, l’UGTT appelle à prendre des mesures contre le gaspillage et prône le recours au dessalement et aux eaux usées traitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réformes relatives aux subventions, à la fiscalité et aux entreprises publiques, ils ne peuvent être adoptées unilatéralement ; elles doivent faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux et s’accompagner d’une répartition équitable des coûts, souligne l’organisation syndicale, Prix Nobel de la Paix en 2015 pour son rôle important dans la conduite du dialogue national, mais qui peine à retrouver le rôle central qui fut le sien dans le dialogue politique et social dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, conclut l&rsquo;UGTT, peut tirer parti de sa proximité avec les marchés européens et africains, de son capital humain qualifié et de ses infrastructures relativement développées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la relance dépendra de la capacité à bâtir un nouveau modèle fondé sur l’investissement, la productivité, la bonne gouvernance et la justice sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une réconciliation nationale globale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant, samedi, dans l&rsquo;émission <em>‘‘Houna Tunes’’</em>, sur <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A7%D8%AA%D8%AD%D8%A7%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%BA%D9%84%3A-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AA%D8%AD%D8%AA%D8%A7%D8%AC-%D8%A7%D9%84%D9%8A%D9%88%D9%85-%D8%A5%D9%84%D9%89-%D8%AD%D9%88%D8%A7%D8%B1-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A-%D8%B4%D8%A7%D9%85%D9%84-%D9%88%D9%85%D8%B5%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%A9-%D9%84%D8%A5%D9%86%D9%82%D8%A7%D8%B0-%D8%A7%D9%84%D8%A8%D9%84%D8%A7%D8%AF" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a> Ahmed Jaziri — secrétaire général adjoint chargé du département des études et de la documentation au sein de l’UGTT — a souligné que la Tunisie fait face à des défis majeurs et que les conditions nécessaires à un niveau de vie décent ont disparu, notant que les citoyens se plaignent de plus en plus de la cherté de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a ajouté que la situation actuelle du pays a incité le département des études et de la documentation de l’Union à présenter le document analytique intitulé <em>«La Tunisie à la croisée des chemins : défis majeurs et clés pour résoudre la crise»</em>, dans le but de trouver des solutions aux problèmes de la nation, affirmant : <em>«Le syndicat travaille jour et nuit pour trouver des solutions aux problèmes de la Tunisie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a souligné au passage la nécessité pour toutes les parties concernées par la recherche de solutions à la crise multisectorielle que traverse le pays de s’unir et de parvenir à une réconciliation nationale globale. Rejetant les démarches unilatérales, qui caractérise le pouvoir exécutif depuis le 25 juillet 2021, date de la proclamation de l’état d’exception, il a prôné un dialogue inclusif associant toutes les organisations et la société civile pour faire face à la situation — une crise nécessitant, selon lui, l’instauration de l’état d’urgence pour remettre la Tunisie sur la bonne voie — tout en rappelant que le pays a actuellement besoin de toutes ses compétences professionnelles, dont beaucoup le quittent pour des cieux plus cléments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Jaziri a ajouté que ce message s’adresse à l’actuel gouvernement qui, a-t-il affirmé, refuse d’engager le dialogue avec l’Union et d’autres organisations, insistant sur le fait que la situation exige un effort concerté de toutes les parties.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en soulignant que le syndicat a ses propres idées et sa propre stratégie, et que la Tunisie ne manque de rien, le responsable syndical a affirmé que toute crise peut être résolue et que <em>«les fardeaux partagés sont légers»</em> (comme le dit l’adage).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, M. Jaziri a soutenu que la mauvaise gouvernance, le manque de suivi et la négligence ont conduit les institutions étatiques à la ruine, citant la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) comme exemple flagrant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à ceux qui imputent la crise actuelle du pays au syndicat, M. Jaziri a déclaré que l’UGTT est marginalisée depuis cinq ans et que ses propositions sont restées sans réponse.<em> «Aujourd&rsquo;hui, on rejette tout sur le syndicat, qui est une force positive et un vecteur de dialogue»</em>, a-t-il déclaré, qualifiant cette tentative de rejeter la responsabilité des problèmes du pays sur le syndicat de <em>«fuite en avant» </em>etune tentative d’éluder les véritables problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/les-remedes-de-lugtt-a-la-crise-en-tunisie/">Les remèdes de l’UGTT à la crise en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Crise énergétique et frilosité de l’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-crise-energetique-et-frilosite-de-letat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 07:20:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise qui vient d’obliger la Steg à rationner  l’électricité est un évènement notable, grave et, surtout, prévisible et même attendu.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-crise-energetique-et-frilosite-de-letat/">Tunisie | Crise énergétique et frilosité de l’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La grave crise, presque inédite, de par son ampleur, induite par les coupures intermittentes d’électricité en pleine canicule estivale, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes face à un problème économique, financier et énergétique qui touche un secteur stratégique. Car ces coupures drastiques ne sauront à elles-seules régler le problème structurel du déficit énergétique qui approche aujourd’hui de 70%. Ni celui, financier, de la Steg, qui, comme toutes les sociétés nationales, ne se porte plutôt mal, c’est un euphémisme.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Salah El Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-19332448"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14811974" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/12/Salah-El-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans une République digne de ce nom, quand il y a une crise grave qui menace la communauté nationale, il est du devoir de l’autorité publique de s’adresser aux citoyens pour les informer, les éclairer et les rassurer. Pas de galimatias, ni de propos hystériques. Il s’agit d’articuler un discours responsable qui vise à obtenir l’approbation de la population et à calmer son désarroi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise qui vient d’ébranler l’action normale de la Steg et l’obliger à rationner la distribution de l’électricité est un évènement notable, grave, voire même attendu. Car, nul n’ignore que depuis des années, l’utilisation de la climatisation domestique n’était plus un luxe réservé aux classes aisées et qu’aujourd’hui, avoir un climatiseur chez soi est, de plus en plus, à la portée de la classe moyenne. Comme il est de notoriété que notre société nationale connait des problèmes de trésorerie et de provisions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si l’on ne peut que comprendre le choix drastique auquel notre société publique a eu recours, pour soulager ses installations qui sont menacées par le poids d’une demande de plus en plus vorace, on ne peut que s’indigner face à l’absence d’une communication responsable qui aurait pu mieux supporter le calvaire des coupures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, il aurait suffi que le service <em>«communication»</em> de la société se mette au service des usagers pour les éclairer, d’une manière régulière, sur les secteurs concernés par les coupures et sur la durée. Ces informations ne peuvent que mieux calmer la frustration des usagers, tout en aidant ces derniers à mieux s’organiser et à éviter les grandes pertes matérielles occasionnées par l’arrêt aussi bien du réfrigérateur que d’autres machines domestiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grave crise presque inédite, de part son ampleur, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes face à un problème économique, financier et énergétique qui touche un secteur stratégique. Car ces coupures drastiques ne sauront à elles-seules régler la situation. La Steg, comme toutes les sociétés nationales, ne se porte pas bien, c’est un euphémisme. La frilosité de l’État aidant, ces sociétés, majoritairement en faillite ou presque, sont souvent sous perfusion, dans une période où les caisses de l’Etat providence sont presque vides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, tant que ces sociétés restent inféodées à l’UGTT, la centrale syndicale, tant qu’elles restent toutes dans une situation précaire, et que les politiques, qui manquent souvent de courage, se résignent, comme d’habitude, à en renflouer les caisses avec de l’argent emprunté aux institutions financières, plutôt que de chercher des partenaires privés, ces pannes d’électricité vont se poursuivre et peut se multiplier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Ecrivain.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mjdxyYMlCV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/">La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Steg sous haute tension à l’image d’une Tunisie qui s’éteint » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/la-steg-sous-haute-tension-a-limage-dune-tunisie-qui-seteint/embed/#?secret=hmp44wU9Yi#?secret=mjdxyYMlCV" data-secret="mjdxyYMlCV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/29/tunisie-crise-energetique-et-frilosite-de-letat/">Tunisie | Crise énergétique et frilosité de l’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie / Electricité &#124; Retour progressif à la normale dans quelques jours  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 10:03:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Atef Bouabdallah]]></category>
		<category><![CDATA[coupures électriques]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un responsable de la Steg prévoit la fin des coupures du courant électrique et un retour progressif à la normale dans les jours à venir.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/24/tunisie-electricite-retour-progressif-a-la-normale-dans-quelques-jours/">Tunisie / Electricité | Retour progressif à la normale dans quelques jours  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le recours de la Société tunisienne d’électricité et du gaz (Steg) à des coupures intermittentes de courant — ou «délestages» — demeure une mesure exceptionnelle rendue nécessaire par la vague de chaleur sans précédent sévissant depuis une semaine en Tunisie et qui s’est traduite par une demande record d’électricité pour la climatisation, a indiqué Atef Bouabdallah, membre de la Fédération général de l’électricité et du gaz relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), tout en prévoyant un retour progressif à la normale dans les jours à venir.</em></strong></p>



<span id="more-19307115"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant sur <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/1525053/%D8%A5%D9%84%D9%89-%D9%85%D8%AA%D9%89-%D8%B3%D8%AA%D8%AA%D9%88%D8%A7%D8%B5%D9%84-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%86%D9%82%D8%B7%D8%A7%D8%B9%D8%A7%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A9-%D9%84%D9%84%D9%83%D9%87%D8%B1%D8%A8%D8%A7%D8%A1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a> ce vendredi 24 juillet 2026, M. Bouabdallah a expliqué qu’une baisse des températures ne se traduit pas par un soulagement immédiat pour le réseau électrique, car l’impact de la chaleur sur le système persiste même après la baisse du mercure. Il a ajouté que le rétablissement d’un approvisionnement normal en électricité nécessite une baisse de température d’environ 10 degrés, seuil à partir duquel le réseau pourrait retrouver son équilibre sous 48 heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les indicateurs actuels suggèrent une amélioration de la situation, mais on n’est pas encore au chapitre de l’équilibre souhaité entre l’offre et la demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’électricité en Tunisie est principalement liée à la vague de chaleur actuelle, qui a entraîné une forte hausse de la consommation d’énergie en raison de l’utilisation généralisée des climatiseurs et du fonctionnement simultané de divers appareils électriques, a expliqué le responsable syndical, ajoutant que la demande quotidienne en électricité a atteint environ 6 000 mégawatts cet été, alors que la capacité disponible actuelle ne dépasse pas 4 400 mégawatts ; cet écart important a nécessité la mise en place de mesures visant à alléger la pression sur le réseau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande n’avait pas dépassé 5 000 mégawatts l’été précédent, ce qui signifie que la consommation a augmenté d’environ 1 000 mégawatts cette année ; cette hausse sans précédent est attribuée à la durée prolongée de la vague de chaleur et aux températures exceptionnellement élevées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la Tunisie dispose d’un accord d’échange d’électricité avec l’Algérie, cette dernière est elle-même confrontée à une forte tension sur son propre réseau électrique. Cette situation a limité sa capacité à fournir à la Tunisie le volume habituel d’électricité, estimé à environ 300 mégawatts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment s’effectue le délestage ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à cette question, le dirigeant syndical a indiqué que les opérations de délestage ne sont pas réalisées de manière anarchique ; elles sont au contraire gérées de façon stratégique afin de protéger le réseau électrique de l’effondrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe deux types de délestage, a-t-il expliqué : le premier est manuel et suit un plan préétabli, tandis que le second est automatique. Le délestage automatique intervient lorsque la charge devient excessive et que le réseau ne peut plus y faire face ; des lignes spécifiques sont alors automatiquement déconnectées pour éviter un effondrement total du réseau — ou <em>«blackout»</em> — qui pourrait survenir en quelques secondes seulement si aucune mesure de délestage n’était mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Nous menons actuellement une bataille pour garantir l’approvisionnement en énergie, et la priorité absolue pour tous est de préserver la stabilité du réseau électrique»,</em> a ajouté M. Bouabdallah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse à une question autour des &nbsp;plaintes concernant l’application inégale des coupures d’électricité, le responsable a souligné que l’objectif est de gérer la crise tout en minimisant les effets négatifs, prévoyant un retour progressif à la normale de l’approvisionnement en électricité au cours des trois prochains jours, à condition que les températures continuent de baisser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Bouabdallah a insisté sur le fait que la crise actuelle exige une planification à long terme, notant que cela nécessite des investissements importants pour moderniser les infrastructures électriques et accroître les capacités de production — une entreprise qui impliquerait la mobilisation de ressources financières estimées jusqu’à 30 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la semaine dernière, la Steg a recours à des coupures quasi-quotidiennes d’électricité, expliquant que cette mesure vise à préserver l’intégrité et la pérennité du réseau électrique face à une consommation d’électricité record provoquée par la flambée des températures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision a suscité un vif mécontentement, notamment au sein de la population, au moment où le pays connaît une intense vague de chaleur, avec des températures record dépassant parfois de 10 degrés les moyennes saisonnières.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Le blues des livreurs Glovo tunisiens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/18/le-blues-des-livreurs-glovo-tunisiens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 12:06:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[coût du carburant]]></category>
		<category><![CDATA[couverture sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Glovo]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[livreurs]]></category>
		<category><![CDATA[plateformes numériques]]></category>
		<category><![CDATA[salaires]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mobilisation des livreurs Glovo tunisiens pour exiger l'amélioration de leurs conditions de rémunération et de travail. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/18/le-blues-des-livreurs-glovo-tunisiens/">Le blues des livreurs Glovo tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La mobilisation des livreurs tunisiens — qui a débuté devant le siège de Glovo, filiale locale du célèbre groupe espagnol, dans le quartier du Lac 2 à Tunis — se transforme en un conflit plus large concernant la reconnaissance des droits des travailleurs de l’économie des plateformes numériques. L&rsquo;UGTT, la puissante centrale syndicale, soutient leurs revendications, alors que les autorités publiques restent de marbre, alors qu&rsquo;elles sont censées avoir voix au chapitre, puisque la plupart de ces plateformes numériques ne respectent pas le droit du travail. </em></strong><em>(Photo; Image générée par IA).</em> </p>



<span id="more-19255749"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les principales revendications figurent des rémunérations jugées insuffisantes, la prise en charge intégrale des frais de carburant et d’entretien par les livreurs, l’absence de couverture sociale, les risques d’accidents de la route et la possibilité d’être exclus des applications sans aucune procédure de recours. L’esclavage moderne, en quelque sorte, dans toute sa splendeur numérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier arrêt de travail a été organisé le 10 juillet par un groupe de livreurs de Glovo ; ils s’étaient rassemblés devant les bureaux de l’entreprise pour dénoncer des conditions de travail difficiles et l’absence de protections adéquates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des images et des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux montraient de nombreuses motos stationnées sur le lieu de la manifestation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilisation s’est ensuite élargie aux travailleurs utilisant d’autres applications de livraison. Le 15 juillet, un représentant des livreurs a annoncé une grève générale du secteur, expliquant que la hausse des coûts du carburant, de l’entretien des véhicules et des données mobiles nécessaires au fonctionnement des applications de géolocalisation absorbait une part croissante de leurs revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les revendications clés incluent l’instauration d’un tarif minimal obligatoire de trois dinars pour toute livraison effectuée dans un rayon de trois kilomètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les livreurs réclament également une rémunération individuelle pour chaque commande, contestant le système permettant aux plateformes de regrouper plusieurs livraisons en une seule course — une pratique qui réduit la rémunération et les primes versées au livreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre question concerne l’organisation du temps de travail ; les manifestants demandent la suppression du système de créneaux horaires fixes, jugé trop rigide, car il peut pénaliser les travailleurs en cas de panne de moto, de crevaison ou d’autres imprévus. La proposition consiste à adopter un modèle similaire à celui utilisé par les chauffeurs de taxi via des applications, leur permettant de se connecter et de se déconnecter librement selon leurs disponibilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La liste des revendications comprend aussi une demande de revenu journalier minimal garanti de 80 dinars pour huit heures de travail effectif. Ce montant a suscité des débats sur les réseaux sociaux, mais ses partisans soutiennent qu’il est nécessaire pour couvrir les frais de carburant, d’entretien, de connexion internet, la dépréciation du véhicule ainsi que les risques professionnels. </p>



<p class="wp-block-paragraph">A titre de comparaison, la rémunération quotidienne d’une aide- ménagère en Tunisie varie entre 45 et 50 dinars, sans autre frais personnel que le transport de et vers le lieu de travail. La revendication des livreurs semble donc raisonnable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La contestation a reçu le soutien de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui réclame la reconnaissance officielle des travailleurs des plateformes — en particulier les livreurs — ainsi que leur intégration encadrée dans le système économique. La centrale syndicale revendique une rémunération équitable, une couverture sociale et sanitaire, une assurance contre les accidents, ainsi que le droit pour ces travailleurs de constituer des instances syndicales représentatives. Selon une étude présentée par l’UGTT le 29 juin, environ 60 000 personnes en Tunisie travaillent via des plateformes numériques dans des secteurs tels que la livraison commerciale, la distribution de produits pharmaceutiques, les services à domicile et le transport de passagers à moto. Il apparaît que 98 % d’entre elles ne disposent pas d’une couverture sociale adéquate, tandis que 75 % font face à des revenus irréguliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, 60 % de ces livreurs peineraient à obtenir une assurance pour les véhicules qu’ils utilisent dans le cadre de leur activité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/la-tunisie-releguee-par-les-aberrations-islamistes-et-les-utopies-gauchistes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 10:55:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attractivité]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[islam politique]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’image de la Tunisie s’est tellement détériorée depuis 2011 qu'elle a beaucoup perdu de son attractivité de l’investissement extérieur.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/la-tunisie-releguee-par-les-aberrations-islamistes-et-les-utopies-gauchistes/">La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’image de la Tunisie, aussi bien à l’intérieur qu’à l’étranger, s’est tellement détériorée depuis 2011 que notre pays a beaucoup perdu de son attractivité de l’investissement extérieur. Ce dont témoignent les récentes enquêtes et classements internationaux en la matière. A qui le faute ? </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19243672"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les reproches faits à l’islam politique pour son bilan considéré désastreux au cours de la décennie noire (2011-2021) semblent faire l’objet d’un consensus croissant en Tunisie et pour certains l’allure d’un discours légitimateur virant au fonds de commerce politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, pour être rigoureux et équitable, il faudrait également faire assumer à la gauche tunisienne son lot de dégâts et de méfaits contre non seulement l’économie nationale mais surtout la culture du travail et de la juste récompense de l’effort et du risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le règne de Ben Ali était loin d&rsquo;être idyllique, la mentalité tribale et préindustrielle d’Ennahdha et de ses satellites et le rôle corrosif et surenchériste des partis et organisations gauchistes y compris l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de même que la mixture insipide de ce qui est qualifié d’Islam de gauche, méritent amplement leur part de responsabilités dans l’énorme gâchis qu’est perçue la Tunisie aujourd’hui par de nombreux Tunisiens et étrangers notamment les institutions qui la classent en bas du tableau dans divers secteurs y compris en matière d’attractivité des investissements. Jugeons-en&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Global Investment Risk and Resilience Index (Girri 2026) classe la Tunisie 118<sup>e</sup> sur 150 pays, soit une perte de 7 places par rapport à l’édition précédente. À l’échelle de l’Afrique, elle occuperait la 14<sup>e</sup> position, sachant qu’avant 2011, elle disputait la première place africaine, tour à tour, à l’Afrique du Sud et à Maurice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Global Opportunity Index classe la Tunisie au 88<sup>e</sup> rang mondial sur 130 pays (selon la dernière édition de l’indice du Milken Institute).</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; L’Indice d’Attractivité Mondiale relègue la Tunisie à la 101<sup>e</sup> place sur 146 pays, la classant dans la catégorie des pays dits <em>«peu attractifs»</em> avec un score global faible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le FMI classe la Tunisie 160<sup>e</sup> sur 164 pays au monde pour le ratio Investissement/PIB, derrière le Mozambique, le Tchad et le Bénin. Son ratio est de 10,4%, contre une moyenne africaine de 23,3 et une moyenne marocaine de 26,1%.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Après une cascade de régimes et de responsables depuis 2011, le plus dramatique, c’est que l’enjeu en Tunisie semble moins de changer de régime ou de responsables, que de rectifier le logiciel d’un peuple abreuvé jusqu’à la lie d’aberrations et d’utopies gauchistes et anarchistes qui tendent à la rapprocher dangereusement du statut de pays ingouvernable dans un monde en pleine volatilité et en mode de survie prenant des fois une allure interventionniste et agressive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/17/la-tunisie-releguee-par-les-aberrations-islamistes-et-les-utopies-gauchistes/">La Tunisie reléguée par les aberrations islamistes et les utopies gauchistes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Grève bancaire et inaction de la tutelle</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/tunisie-greve-bancaire-et-inaction-de-la-tutelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 09:45:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[banques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[CBF]]></category>
		<category><![CDATA[conflit social]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19132109</guid>

					<description><![CDATA[<p>Menace d'une nouvelle grève générale des banques et établissements financiers trois semaines après celles  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/tunisie-greve-bancaire-et-inaction-de-la-tutelle/">Tunisie | Grève bancaire et inaction de la tutelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trois semaines après l’arrêt de travail des 23, 24 et 25 juin 2026, la Fédération générale des banques et établissements financiers brandit la menace d&rsquo;une grève générale et met en cause directement la sélection de surveillance. Ce n’est plus un conflit social ordinaire. C’est un aveu d’échec institutionnel — et la tutelle en est désormais partie prenante, qu’elle le veuille ou non.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-19132109"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce développement était prévisible et avait été prévu. Le scénario annoncé se confirme point par point.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tribune publiée sur Kapitalis</a> le 23 juin, nous avions identifié le mécanisme de reproduction de ce conflit : Conseil bancaire et financier (CBF) et Union générale tunisienne du travail (UGTT) tirent chacun une partie de leur légitimité institutionnelle du conflit lui-même, ce qui leur confère un intérêt objectif — même inconscient — à différer sa résolution durable. Nous avions conclu que le scénario écrit d’avance allait se rejouer — et que les retraités attendraient leur virement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois semaines plus tard, le scénario se réalise point par point. Aucun accord n’a été conclu. Aucune médiation n’a abouti. Le CBF maintient sa position. L’UGTT monte d’un cran. Et la menace d’une grève générale sectorielle entre dans le débat public comme si c’était une surprise — alors que c’était la suite logique d’une impasse que personne n’a voulu résoudre en juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est nouveau, en revanche, c’est la cible de l’interpellation syndicale. L’UGTT ne vise plus seulement le CBF. Elle met en cause directement la sélection de surveillance. Et ce glissement change tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tutelle mise en cause : un conflit qui change de natu<strong>re</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que le conflit opposait patronat et syndicat, la tutelle pouvait se permettre une neutralité de façade — celle de l’arbitre qui attend que les parties s’épuisent avant d’intervenir. Ce modèle de gestion par l’inertie a une certaine logique dans des conflits sectoriels limités. Il n’a aucune logique dans le secteur bancaire tunisien de 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un secteur bancaire en conflit social chronique, dont les banques publiques sont censées constituer le bras financier du Plan de développement national 2026-2030 actuellement examiné au Parlement, n’est pas un sujet de droit social sectoriel. C’est un sujet de politique économique nationale. Et à ce titre, la neutralité de la tutelle n’est plus une position — c’est une décision par défaut dont elle assume désormais la responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">BCT, ministère des Finances, Présidence du gouvernement : trois niveaux d’autorité, aucune intervention publique documentée depuis le 25 juin. Ce silence a un coût. Il s’accumule. Et il est en train d’atteindre un niveau où le taire devient intenable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la tutelle choisit de ne pas faire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Désamorcer cette crise n’est pas hors de portée des autorités de tutelle. Les leviers existent, ils sont documentés et ils sont légaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BCT dispose d’une autorité de surveillance sur les établissements bancaires qui inclut explicitement la capacité à formuler des recommandations sur leur gouvernance sociale et leurs conditions d’exercice. Le ministère des Finances, en sa qualité d’actionnaire de référence des banques publiques, dispose d’une capacité d’orientation directe sur leur politique sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Présidence du gouvernement peut convoquer une médiation de haut niveau qui sortirait le dossier de la logique patronale-syndicale pour le replacer dans son contexte national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun de ces leviers n’a été activé. Or chaque semaine sans accord est une semaine où la crédibilité du secteur bancaire tunisien se dégrade — auprès des investisseurs étrangers qui lisent les signaux sociaux avant de lire les projections de croissance, auprès des bailleurs internationaux qui conditionnent leur soutien à la stabilité des institutions, auprès des citoyens qui paient le prix de chaque arrêt de service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tutelle a le pouvoir de désamorcer. Elle a le pouvoir d’assainir le climat social. L’exercer n’est pas une ingérence — c’est une responsabilité constitutive de sa fonction. Ne pas l’exercer est un choix. Et ce choix a des conséquences que la neutralité ne peut pas effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La crise sociale devient un instrument de résistance passive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’analyse doit aller là où le confort institutionnel préférerait ne pas aller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement 2026-2030 exige des banques publiques tunisiennes des réformes profondes : transformation digitale accélérée, refonte des processus opérationnels, intégration de l’intelligence artificielle, modernisation de la gouvernance RH, réduction des délais décisionnels. Des réformes qui bousculent des équilibres internes établis, des habitudes de gestion ancrées, des zones de confort institutionnel que trois décennies d’immobilisme ont solidifiées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or un secteur bancaire en conflit social chronique est, structurellement, un secteur difficile à réformer. Les directions générales peuvent invoquer la nécessité de préserver la paix sociale pour différer les restructurations. Les conseils d’administration peuvent reporter les décisions de transformation au nom de la stabilité du personnel. Les autorités de tutelle peuvent justifier leur attentisme par la priorité donnée à la résolution du conflit social avant tout autre agenda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce schéma, la crise sociale devient un alibi commode — pas nécessairement conscient, pas nécessairement coordonné, mais fonctionnellement efficace — pour une résistance passive aux réformes que le Plan impose. Un sabotage qui ne dit pas son nom. Une inertie qui se drape dans le vocabulaire de la prudence sociale pour éviter de nommer ce qu’elle est : un obstacle à l’exécution nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lecture n’est pas une accusation de mauvaise foi généralisée. C’est une observation structurelle sur la façon dont les crises institutionnelles peuvent être instrumentalisées — consciemment ou non — par tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tutelle doit en avoir conscience. Et agir en conséquence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la crise bancaire compromet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan de développement national 2026-2030, désormais en cours d’examen parlementaire, assigne au secteur bancaire public un rôle de premier plan dans le financement de la transformation économique du pays. Ce rôle suppose un secteur bancaire performant, stable, réformé et crédible. Un secteur bancaire en grève chronique est l’antithèse exacte de ces quatre qualificatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque jour de conflit non résolu est un jour où les banques publiques consacrent leur énergie managériale à la gestion de crise sociale plutôt qu’à l’exécution des réformes. Chaque arrêt de travail est un signal négatif envoyé aux partenaires économiques que la Tunisie cherche à convaincre. Chaque semaine d’immobilisme de la tutelle est une semaine où la fenêtre d’opportunité ouverte par de bons résultats financiers se rétrécit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan 2026-2030 n’est pas un document administratif. C’est un engagement de l’État envers lui-même. Et cet engagement ne peut pas coexister durablement avec un secteur bancaire public que l’État refuse de sortir d’une crise sociale qu’il a les moyens de résoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’inaction n’est pas de la neutralité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question que pose cette nouvelle menace de grève générale bancaire n’est pas syndicale. Elle n’est même plus sociale. Elle est politique — au sens le plus direct du terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce que la Tunisie veut exécuter le Plan 2026-2030 ? Si oui, elle a besoin de banques publiques performantes, réformées et socialement stables. Et cela suppose que la tutelle sorte de son attentisme pour exercer pleinement l’autorité que la loi lui confère — désamorcer la crise, assainir le climat social, et créer les conditions dans lesquelles les réformes nécessaires peuvent être conduites sans être sabotées par l&rsquo;inertie institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inaction de la tutelle n’est pas une position neutre. C’est un choix — celui de laisser le conflit se reproduire jusqu’à ce qu’il devienne ingérable. Et quand il deviendra ingérable, il sera trop tard pour invoquer la neutralité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un État qui planifie l’avenir de son économie ne peut pas s’offrir le luxe de laisser ses instruments d’exécution se consumer dans un feu qu’il avait le pouvoir d’éteindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre de banque.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nuidOrpwwp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/">Grève bancaire | CBF et UGTT, chacun sa partition pour une même musique</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Grève bancaire | CBF et UGTT, chacun sa partition pour une même musique » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/embed/#?secret=2jRtSfhpru#?secret=nuidOrpwwp" data-secret="nuidOrpwwp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/04/tunisie-greve-bancaire-et-inaction-de-la-tutelle/">Tunisie | Grève bancaire et inaction de la tutelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Budget de l’Etat &#124; L’UGTT met en garde contre la dépendance excessive au financement de la BCT</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/02/budget-de-letat-lugtt-met-en-garde-contre-la-dependance-excessive-au-financement-de-la-bct/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2026 12:23:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BCT]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[CPG]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2027]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisair]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'UGTT met en garde contre les conséquences inflationnistes d’un recours excessif aux facilités de la BCT pour financer le budget. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/02/budget-de-letat-lugtt-met-en-garde-contre-la-dependance-excessive-au-financement-de-la-bct/">Budget de l’Etat | L’UGTT met en garde contre la dépendance excessive au financement de la BCT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cherchant à maintenir le contact avec un pouvoir exécutif qui le nargue et le néglige totalement,</em></strong> <strong><em>l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a mis en garde le gouvernement contre les conséquences inflationnistes d’un recours excessif aux facilités de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour financer le budget. </em></strong></p>



<span id="more-19117835"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces facilités ont atteint un niveau sans précédent d’environ 11 milliards de dinars, rappelle l&rsquo;organisation, qui appelle à réserver ces fonds aux seules dépenses d’investissement public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une lettre adressée au ministère des Finances exposant ses propositions pour le projet de loi de finances 2027, a souligné la nécessité de rationaliser la politique d’endettement actuelle grâce à une diplomatie financière active et en évitant toute ambiguïté ; il a également proposé de relancer l’émission d’emprunts obligataires nationaux ouverts à l’ensemble des entreprises et des citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation a par ailleurs appelé à porter le budget de l’investissement public à 8 milliards de dinars afin de donner la priorité aux grands projets dans les secteurs de la construction, des infrastructures et des transports. Elle a également appelé à abandonner la politique de financement des déficits des entreprises publiques au profit d’un plan d’investissement global visant à les sauver — en particulier la Compagnie des phosphates de Gafsa et Tunisair — tout en mettant en place des mécanismes pour faciliter l’accès des entreprises nationales aux financements des fonds climatiques internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Neuf tranches d’impôt sur le revenu </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un autre plan, l’UGTT a proposé, dans sa lettre adressée au ministre des Finances, de relever à 7 000 dinars le plafond de la première tranche de l’impôt sur le revenu — laquelle est totalement exonérée d’impôt — tout en instaurant neuf tranches d’imposition dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation a expliqué que cette proposition vise à alléger la charge fiscale pesant sur la classe moyenne et à respecter le principe de progressivité de l’impôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La centrale syndicale a également appelé à une révision des déductions fiscales pour les salariés, soit en supprimant le plafond des déductions pour frais professionnels, soit en le portant à 4 000 dinars par an, outre l’augmentation de la déduction fiscale pour les chefs de famille à 1 000 dinars et pour les enfants à 300 dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UGTT a également critiqué les directives gouvernementales d’élaboration du budget axées sur l’austérité, faisant valoir que la limitation des promotions à un plafond de 40 % porte atteinte au principe du mérite professionnel ; il a réclamé l’insertion, dans la loi de finances, d’une disposition visant à mettre en œuvre les accords conclus avec la confédération syndicale qui restent en attente d&rsquo;application.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/02/budget-de-letat-lugtt-met-en-garde-contre-la-dependance-excessive-au-financement-de-la-bct/">Budget de l’Etat | L’UGTT met en garde contre la dépendance excessive au financement de la BCT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Grève bancaire &#124; CBF et UGTT, chacun sa partition pour une même musique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 07:58:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[augmentations salariales]]></category>
		<category><![CDATA[CBF]]></category>
		<category><![CDATA[code du travail]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue social]]></category>
		<category><![CDATA[Grève des banques]]></category>
		<category><![CDATA[pensions de retraite]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des retraités sans pension pendant  les trois jours de grève dans les banques les 23, 24 et 25 juin 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/">Grève bancaire | CBF et UGTT, chacun sa partition pour une même musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trois jours de grève dans les banques, les établissements financiers et les compagnies d&rsquo;assurance, les 23, 24 et 25 juin 2026. Des retraités sans pension. Des fonctionnaires sans salaire. Et deux communiqués — l’un patronal, l’autre syndical — qui se répondent comme deux acteurs qui ont répété leur texte ensemble.</em></strong> <strong><em>Ce n’est pas une métaphore. C’est une lecture.</em></strong> <em>(Photo : Les agents des banques manifestent devant le siège du CBF, à Tunis, lundi 22 juin).</em>  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19023694"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil bancaire et financier (CBF) répond à ce que personne ne demande en affirmant, dans son communiqué du 22 juin, que la grève est <em>«injustifiée»</em> au motif que les augmentations salariales prévues par le Décret n°68 du 30 avril 2026 ont été intégralement versées. Problème : personne ne les conteste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le syndicat revendique les augmentations de 2025 — jamais accordées. Le CBF répond sur 2026. C’est le vieux procédé rhétorique de la substitution : remplacer le grief réel par un grief fictif plus facile à réfuter, puis triompher de cette réfutation comme si elle réglait le différend. Elle ne règle rien. Elle le déplace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième problème : le Décret n°68 fixe un plancher légal — pas un plafond. D’autres secteurs soumis au même cadre ont négocié et obtenu des revalorisations supérieures à 5%. Le CBF est le seul acteur patronal à avoir transformé ce minimum légal en maximum indépassable. Ce choix est patronal, non légal. Et le communiqué entretient délibérément la confusion entre les deux — ce qui est, en soi, un aveu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième problème : invoquer <em>«l’intérêt général»</em> dans un secteur qui a dégagé 1,6 milliard de dinars de résultat net en 2024 — en hausse de 12% — sans reverser un centime de revalorisation aux salariés en 2025, c’est une posture. Pas un argument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué du CBF ne mentionne à aucun moment que le dialogue social est à l’arrêt depuis la nomination du nouveau président du CBF en 2023. Ni que la correspondance syndicale de janvier 2024 demandant la reprise des consultations est restée sans réponse pendant dix-huit mois. Ni que le refus d’appliquer l’article 412 alinéa 2 de la loi n°41/2024 du Code de commerce — relatif aux crédits accordés aux employés — constitue un dossier distinct et tout aussi bloqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas démontrer l’absence de motif social suffisant en ignorant méthodiquement les motifs. Un communiqué patronal a le droit d’être partial. La lecture qu’on en fait n’a pas cette latitude.</p>



<h2 class="wp-block-heading">UGTT : revendications légitimes, stratégie discutable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La légitimité des revendications syndicales est réelle et documentée. Les données sont claires : résultat net sectoriel de 1,6 milliard de dinars, produit net bancaire de 8,035 milliards, performances en hausse continue — pendant que les employés des banques privées n’ont obtenu aucune revalorisation en 2025 alors que leurs collègues du secteur public en bénéficiaient. L’injustice est réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la légitimité d’une revendication n’immunise pas la stratégie qui la porte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier point : choisir les 23, 24 et 25 juin — précisément les jours de versement des salaires et des pensions — n’est pas un hasard. C’est un choix tactique délibéré pour maximiser la pression patronale via la pression citoyenne. Syndicalement compréhensible. Socialement discutable. Les retraités et les fonctionnaires ne sont pas parties au conflit. Les transformer en levier de négociation mérite d’être nommé pour ce que c&rsquo;est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième point : face à dix-huit mois de silence patronal, la Fédération syndicale n’a pas publiquement documenté l’épuisement des mécanismes d’arbitrage et de médiation prévus par la convention sectorielle commune et par le Code du travail. L’escalade directe vers trois jours de grève sectorielle totale, sans étapes intermédiaires visibles, fragilise la posture syndicale sur le plan de la proportionnalité — même quand la cause est juste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième point : les revendications portent simultanément sur les augmentations 2025, l’article 412 et les charges fiscales de la loi de finances 2026. Chaque dossier est légitime. Leur accumulation dans un seul mouvement brouille le message public et offre au CBF la possibilité de noyer le débat dans la complexité technique. Une hiérarchisation plus lisible aurait servi les salariés mieux qu’un communiqué destiné aux seuls initiés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le scénario que personne ne veut nommer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici ce que les deux communiqués — patronal et syndical — ont en commun : ils ne proposent aucune sortie de crise. Ils positionnent. Ils imputent. Ils menacent. Mais ils ne résolvent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que le recoupement implicite des deux positions devient visible : CBF et UGTT tirent chacun une partie de leur légitimité institutionnelle du conflit lui-même. Le CBF existe comme interlocuteur patronal incontournable précisément parce qu’il y a un syndicat à affronter. L’UGTT mobilise et fédère précisément parce qu’il y a un patronat à combattre. Dans ce système, la résolution durable du conflit représente un coût institutionnel que les deux parties ont un intérêt objectif — même inconscient — à différer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est connu : grève en novembre 2025, grève en juin 2026, aucun accord durable entre les deux. Ce n’est pas l’aggravation d’un conflit — c’est sa reproduction à l’identique. Le scénario est écrit d’avance. Chaque partie joue son rôle. Et les retraités, eux, attendent leur virement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que ni le CBF ni l’UGTT ne disent pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grève éclate au moment précis où le Plan de Développement national 2026–2030 est en cours d’examen au Parlement — un plan qui assigne aux banques publiques un rôle central dans le financement de la transformation économique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un secteur bancaire qui entre en grève générale dans ce contexte, avec un dialogue social rompu depuis trois ans, envoie un signal que les autorités de tutelle — BCT, ministère des Finances, Présidence du gouvernement — ne peuvent pas se permettre d’ignorer. Ce n’est pas une affaire entre le CBF et l’UGTT. C’est une affaire d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie question n’est pas celle des 5%. C’est celle de savoir si la Tunisie dispose d’un modèle de dialogue social sectoriel capable de produire des accords durables — ou si elle est condamnée à rejouer indéfiniment le même scénario : blocage, escalade, grève, retenues sur salaires, accord minimal, nouveau blocage…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays qui ambitionne de financer sa décennie de développement la plus déterminante ne peut pas gérer ses relations sociales bancaires comme si nous étions en 1995.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse s’écrit dans les agences fermées. Et dans les réformes du dialogue social que personne, ni du côté patronal ni du côté syndical, n’a encore eu le courage de proposer. **</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique et cadre bancaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">** <em>Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/23/greve-bancaire-cbf-et-ugtt-chacun-sa-partition-pour-une-meme-musique/">Grève bancaire | CBF et UGTT, chacun sa partition pour une même musique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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