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	<title>Archives des université tunisienne - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des université tunisienne - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Les leçons d’un semestre à Harvard University</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/03/les-lecons-dun-semestre-a-harvard-university/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 07:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Harvard]]></category>
		<category><![CDATA[Houssem Chéchia]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignage d'un jeune professeur tunisien sur une semestre passée à l'Université de Harvard et leçons tirées de cette expérience. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur est un jeune professeur d&rsquo;histoire et de civilisation andalouses, qui a été invité à titre de professeur associé à la prestigieuse <a href="https://www.harvard.edu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Harvard University</a>, à Cambridge, ville de l’agglomération de Boston, dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Il nous livre ici son témoignage et les leçons qu&rsquo;il tire de cette expérience. Nous publions ce témoignage pour sa pertinence et son actualité dans le contexte de la réforme rêvée à l’université tunisienne, qui caracole dans les profondeurs du classement mondial de <a href="https://www.shanghairanking.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shanghaï Rankings</a>.</em></strong></p>



<p><strong>Houssem Chéchia</strong><strong></strong></p>



<span id="more-18017198"></span>



<p>Ce semestre, à Harvard, j’ai compris une chose simple : la qualité n’est pas un luxe.</p>



<p>Aujourd’hui, j’ai donné la dernière séance du cours que j’assure cette année comme professeur invité. Quatorze rencontres, quatorze présences, quatorze moments de dialogue dense, parfois incandescent, où les étudiants arrivaient préparés, chargés de lectures, de notes, de doutes, d’enthousiasme. Rien d’extraordinaire pour eux : juste la normalité d’un cours universitaire. Deux heures de discussion libre mais rigoureusement construite, nourrie de textes, de documentaires, de matériaux que je sélectionne dès le début du semestre et que je leur envoie, avec les objectifs du cours, le résumé de chaque séance et les axes problématiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un lieu de vie intellectuelle, pas un centre d’examens</h2>



<p>Le rôle de l’enseignant, ici, n’est pas de <em>«</em><em>déverser</em><em>»</em> un savoir, mais d’ouvrir un espace.</p>



<p>Leur rôle des étudiants : penser. Vraiment penser. Analyser. Débattre. Se tromper, peut-être, mais avancer. Et ce geste — si vieux et si simple — est devenu chez nous presque un luxe.</p>



<p>Ce qui m’a frappé n’est pas ce que beaucoup imagineraient. Ce n’est ni la technologie, ni les ressources financières, ni les murs historiques chargés de prestige. Ce qui rend cette machine efficace, c’est une idée : l’université est un lieu de vie intellectuelle, pas un centre d’examens.</p>



<p>Les étudiants choisissent leurs cours, quatre ou cinq par semestre, parfois dans des disciplines sans rapport apparent. Devant moi, ce semestre, j’ai eu un mélange improbable de niveaux et de profils : licence, master, doctorat, histoire, sciences politiques, chimie…. Ce brassage, c’est cela, le sens même de l’université : désapprendre les frontières, et apprendre à penser aux interstices.</p>



<p>Et puis il y a ce chiffre qui fait rêver : 70 % des cours ont entre 4 et 8 étudiants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’enseignant est un catalyseur, pas un distributeur</h2>



<p>Imaginez ce que cela change : la parole circule, l’écoute s’installe, l’enseignant devient un catalyseur, pas un distributeur.</p>



<p>Alors, oui, en Tunisie, on dira : <em>«</em><em>C’est Harvard. Et nous, que pouvons-nous faire?</em><em>»</em></p>



<p>C’est une réponse commode, presque paresseuse. Car ce que je vois ici n’est pas d’abord une affaire d’argent, mais d’imagination. Le coût du non-changement chez nous est infiniment plus élevé que celui d’une réforme lucide. Nous continuons à enseigner comme on l’a fait il y a cinquante ans : la <em>«</em><em>sabba</em><em>»</em>, la récitation, les amphithéâtres vides d’idées et pleins de stress, l’accumulation de notes, la course aux points, la logique comptable qui a remplacé la logique intellectuelle.</p>



<p>Nous avons transformé l’université en usine à diplômes. Puis nous nous étonnons que les diplômes ne changent plus les vies.</p>



<p>Et pourtant, tout commence par une brique simple : la bibliothèque. Trois fois la bibliothèque.</p>



<p>Pourquoi mille petites salles vides quand une seule grande bibliothèque centrale pourrait devenir un cœur battant ? Pourquoi les clubs étudiants sont-ils perçus comme des dérangements ? Pourquoi la bureaucratie étouffe-t-elle la moindre initiative, la moindre tentative de partenariat, la moindre envie d’embellir un couloir, de créer un espace commun, d’obtenir un financement international ? Pourquoi faut-il des mois pour se débarrasser d’un vieux meuble cassé ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Permettre à une société de comprendre ce qu’elle est</h2>



<p>Je connais l’effort immense, souvent silencieux, de tant d’agents, d’administratifs, d’enseignants qui se battent malgré tout. Je ne jette la pierre à personne.</p>



<p>Je dis seulement : l’espoir existe, mais il réclame un changement de logique.</p>



<p>Réformer l’université tunisienne, ce n’est pas imiter Harvard. C’est s’inspirer d’un principe : l’université n’est pas un lieu où l’on passe, mais un lieu où l’on se transforme. Nous avons besoin d’une université qui forme à penser, pas à stocker ; qui encourage l’interdisciplinarité, pas l’enfermement ; qui valorise l’esprit critique, pas la répétition ; qui cultive la lenteur de la lecture, la profondeur de l’analyse, la joie d’inventer.</p>



<p>Les sciences humaines ne sont pas un luxe. Elles sont l’outil qui permet à une société de comprendre ce qu’elle est, ce qu’elle veut être, comment elle se raconte et comment elle se voit dans le monde.</p>



<p>Il suffit parfois d’un professeur invité qui revient de l’étranger, un semestre dans les veines, pour rappeler une vérité que nous avons presque oubliée : la réforme ne coûte pas cher. L’immobilisme, si.&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : des professeurs de droits contre l’amendement de la loi électorale  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/tunisie-des-professeurs-de-droits-contre-lamendement-de-la-loi-electorale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 12:58:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cour constitutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Etat de droit]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[loi électorale]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelque 125 professeurs de droit et de sciences politiques de l’université tunisienne ont dénoncé l’amendement de la loi électorale une semaine avec le scrutin. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/01/tunisie-des-professeurs-de-droits-contre-lamendement-de-la-loi-electorale/">Tunisie : des professeurs de droits contre l’amendement de la loi électorale  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Quelque 125 professeurs de droit et de sciences politiques de l’université tunisienne ont signé le communiqué dénonçant l’amendement de la loi électorale une semaine avec la tenue des élections présidentielles, y voyant «une atteinte claire aux principes de l’Etat de droit.»  </em></strong></p>



<span id="more-14094159"></span>



<p>L’empressement du président de la république à promulguer cette loi, au lendemain même de son adoption par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), est en contradiction avec son rôle de chef d&rsquo;Etat garant de la précellence de la constitution, surtout en l’absence d’une cour constitutionnelle.</p>



<p>Les professeurs de droit ont estimé que l’implication de Kaïs Saïed, en tant que candidat aux élections présidentielles, dans le processus d’amendement de la loi électorale une semaine avant le scrutin porte atteinte à la transparence de l’opération électorale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="792" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Prof-de-droit-792x1024.jpg" alt="" class="wp-image-14094169" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Prof-de-droit-792x1024.jpg 792w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Prof-de-droit-232x300.jpg 232w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Prof-de-droit-768x993.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Prof-de-droit-580x750.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Prof-de-droit-860x1112.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Prof-de-droit.jpg 1080w" sizes="(max-width: 792px) 100vw, 792px" /></figure>
</div>


<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/habib-kazdaghli-homme-de-science-et-de-conscience-rompu-a-ladversite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 11:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Bourial]]></category>
		<category><![CDATA[libertés académiques]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Kazdaghli est, à sa manière, un révélateur de notre histoire humaine et aussi un défricheur d’avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/habib-kazdaghli-homme-de-science-et-de-conscience-rompu-a-ladversite/">Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Qu’un comité scientifique dégrade un enseignant et un chercheur de la trempe de Habib Kazdaghli n’est pas un fait anodin. La notoriété internationale de l&rsquo;historien tunisien taraude certainement les jalousies grégaires et la brutalité atavique des médiocres.</em> </strong></p>



<p>Par <strong>Hatem Bourial </strong>*</p>



<span id="more-7427290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Hatem-Bourial.jpg" alt="" class="wp-image-184124" width="300"/></figure>
</div>


<p>J’ai eu, dans ma jeunesse, la grande chance de rencontrer plusieurs grands universitaires tunisiens. Aujourd’hui encore, je me souviens de Béchir Tlili et Mohamed Hedi Chérif qui m’avaient donné le goût du dix-neuvième siècle tunisien.</p>



<p>J’ai également une immense dette à l’égard de Hafedh Sethom et Ahmed Kassab qui m’avaient appris le territoire dans ses moindres replis et donné la leçon de géographie que le lycée n’avait pas au programme.</p>



<p>Ces gens du savoir étaient nombreux et surtout modestes, tournés vers leur enseignement et leurs recherches. Ils étaient également généreux et prodiguaient leur savoir à qui le demandait et sans compter. Je pourrais citer une centaine de noms que je n’épuiserai pas cette généalogie du savoir en partage.</p>



<p>Comment ne pas citer parmi ces mentors impromptus Abdelwahab Bouhdiba, Fathi Triki, Azzeddine Guellouz, Jacques Darcueil et Georges Nonnenmacher, Tahar Gallali ou Mohamed Ben Ahmed, tous passionnés par la connaissance et investis pour sa diffusion.</p>



<p>Aujourd’hui encore, je demeure dans le sillage de plusieurs universitaires de grand calibre à l’image de Mohamed Jaoua, Hatem Mrad et consorts. Auprès d’eux, c’est l’intelligence qui prévaut et passe devant toute autre considération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces justes qui prônent le partage du savoir</h2>



<p>C’est dans cette optique que des savants authentiques comme Abdelaziz Kacem ou Alia Baccar Bournaz et Hédia Khadhar sont toujours disponibles, faciles à aborder et prompts au partage. Pour ne citer qu’eux, car je l’ai dit, la liste de ces justes qui prônent le partage du savoir est heureusement fort longue.</p>



<p>Ces personnalités ont en commun de considérer que l’université n’est pas une tour d’ivoire et que le mandarinat n’est plus de mise. Leurs héritiers sont nombreux et j’ai le bonheur d’en côtoyer quelques uns à l&rsquo;image de Riadh Ben Rejeb, Mohamed Kerrou, Sana Ben Achour, Fatma Charfi ou Farah Hached pour ne citer qu’elles et eux.</p>



<p>Dans cet inventaire du savoir vertueux, Habib Kazdaghli figure en bonne place. Foncièrement engagé, militant du savoir qui éclaire et chercheur infatigable, il a toujours respecté la collégialité et les libertés fondamentales, individuelles ou académiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pBDX86L80c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/">Tempête sur les libertés académiques en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tempête sur les libertés académiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/embed/#?secret=ZseBQg4eul#?secret=pBDX86L80c" data-secret="pBDX86L80c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Entre ses engagements politiques et son cursus universitaire, Habib Kazdaghli est un homme irréprochable à qui il est incompréhensible qu’on s’attaque.</p>



<p>Ceux qui le font, du haut de leurs dérisoires tours d’ivoire devenues des tours de contrôle aux allures de miradors, prennent une triste revanche sur un homme d’honneur. Je crois qu’il leur est insupportable que l’un de leurs pairs réussisse brillamment et en conviction.</p>



<p>La notoriété internationale de Habib Kazdaghli taraude certainement leurs jalousies grégaires et leur brutalité atavique envers tout ce qui leur échappe. Plus largement, le travail de fond de ce professeur émérite les met face à leurs failles et leurs propres fragilités.</p>



<p>Plus haut, j’évoquais de grands professeurs qui ont marqué leur époque mais qu’en est-il aujourd’hui quand le laborieux le dispute au besogneux et que les universitaires sont arcboutés à leurs dignités et recroquevillés sur leurs privilèges ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des manœuvres risibles et pitoyables</h2>



<p>C’est une mentalité de <em>«meddeb»</em> qui prévaut aujourd’hui à l’université et je le dis en toute conscience, en me référant à la génération précédente. Où sont passés la générosité, le partage et le respect du disciple ?</p>



<p>Je ne reconnais plus les traits de ce qui devrait être le laboratoire démocratique par excellence.</p>



<p>Qu’un comité scientifique dégrade un enseignant et un chercheur de la trempe de Habib Kazdaghli n’est pas un fait anodin. Hier, on aurait pu le faire subir à ceux qui n’étaient pas dans l’uniformité et pourquoi pas Salah Garmadi, Daly Jazy, Mohamed Talbi, Ali El Hili ou d’autres iconoclastes&nbsp;?</p>



<p>Et puis, ne l’oublions pas, tout scientifique qu’il soit, ce comité est également traversé par les clivages politiques de ses membres. Et certaines tendances idéologiques, bien implantées malgré leur passéisme, ont une dent contre le doyen Kazdaghli.</p>



<p>Toutes ces manœuvres cousues de fil blanc ne seraient que risibles et pitoyables si elles ne recélaient un terrible relent d’inquisition. On s’attaque à l’honneur d’un homme, au nom d’un autodafé qui ne dit pas son nom et se cache sous les oripeaux blafards d’un<em> «conseil scientifique»</em> détourné de sa vocation et des principes qui devraient lui tenir lieu de charte.</p>



<p>Ce conseil de discipline a quelque chose de médiéval, de profondément violent. Parmi ceux qui le composent, certains ne ressentiront même pas l’insupportable anomalie qui sous-tend leur arrêt si contestable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un homme de conviction rompu à l’adversité</h2>



<p>Ce n’est pas la première fois qu’on tente, en l’humiliant, de faire payer à Habib Kazdaghli sa singularité. Sans doute persévèrera-t-il malgré ce tir de sommation, dans le chemin qui est le sien. Car il est d’abord un homme de conviction rompu à l’adversité, l’incompréhension et tous les dénis.</p>



<p>Pour ce qui me concerne, il restera toujours un ami que je respecte et admire pour sa résolution et son savoir-faire. Qu&rsquo;un comité scientifique probablement dominé par des courants revanchards, lui fasse un sort, n&rsquo;y changera rien.</p>



<p>L’opportunisme politicien va toujours à contre-courant de l’histoire. Ce n’est pas le cas de Habib Kazdaghli qui, à sa manière, est un révélateur de notre histoire humaine et aussi un défricheur d’avenir. Si le populisme ambiant peut mettre des menottes aux fleurs, il lui sera difficile de bâillonner l’intelligence du monde. Malgré une regrettable vendetta qui est à classer au registre des gesticulations. </p>



<p>* <em>Ecrivain.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dans le Top 1000 universités au monde, aucune tunisienne!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[OCDE]]></category>
		<category><![CDATA[Shanghai Ranking 2022]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les rapports internationaux dénoncent les carences du système universitaire en Tunisie : des diplômes bidouillés, gonflés artificiellement et des diplômés qui manquent en moyenne trois années de formation pour retrouver les compétences/connaissances moyennes obtenues dans les pays de l’OCDE.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/">Dans le Top 1000 universités au monde, aucune tunisienne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le très attendu et le plus prestigieux classement annuel des universités à l’échelle planétaire est sorti cette semaine. Le <a href="https://www.shanghairanking.com/rankings/gras/2022" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shanghai Ranking 2022 </a>présente le Top 1000 des universités les plus performantes au monde. Dans ce palmarès, aucune n’est tunisienne. Gravissime…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-3164036"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure>
</div>


<p>Pourtant, dans ce classement multicritères, on trouve l’Egypte (avec 7 universités), l’Arabie Saoudite (5) le Liban (1) la Jordanie (1), le Qatar (1) Oman (1) et les Emirats (1), et plusieurs pays africains.</p>



<p>Israël, avec toujours plus des publications scientifiques avant-gardistes et de brevets, fait mieux que l’ensemble des pays arabo-musulmans réunis.</p>



<p>Dans ce classement, on retrouve l’Iran et la Turquie, avec aussi un effectif respectable d’universités performantes (une quinzaine au total).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le décrochage de la Tunisie est patent!</h2>



<p>Très inquiétant ! La décennie noire (post-2011) a malmené le système universitaire tunisien. Les 12 gouvernements successifs ont investi plus dans les mosquées et dans le recrutement des imams et des fonctionnaires fantômes, négligeant la formation du capital humain, l’accumulation du savoir et l’investissement dans la recherche-développement et les technologies.</p>



<p>Des politiques publiques qui ont totalement tourné le dos à l’éducation et à la recherche scientifique (appliquée et fondamentale). Les montants alloués (4% du PIB) ne sont plus suffisants, face à des besoins de financements et des coûts de production de la recherche (risquée) qui montent en flèche.</p>



<p>En Tunisie, le système universitaire est dans un piteux état. Les intrants mobilisés par l’Etat pour ce système se sont atrophiés, avec les dévaluations successives du dinar, les déficits budgétaires, et surtout une mal-gouvernance pathétique !</p>



<p>Aujourd’hui, et parce que je donne plusieurs formations empiriques par an en Tunisie, je constate la déchéance et l’ampleur des dégâts. Les laboratoires universitaires sont désertés (sans vie), les logiciels sont majoritairement piratés, le matériel informatique caduque et d’un autre temps. Les laboratoires sont délabrés, ils manquent de tout, sans données empiriques et sans expérimentations, sans formations préalables à la recherche et à la publication. Les chercheurs n’ont pas accès aux bases de données et de revues universitaires les plus citées. Désolant…</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="W285cEa1DQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/luniversite-tunis-el-manar-987e-au-shanghai-ranking-2021/">L&rsquo;Université Tunis-El Manar 987e au Shanghai Ranking 2021</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;Université Tunis-El Manar 987e au Shanghai Ranking 2021 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/16/luniversite-tunis-el-manar-987e-au-shanghai-ranking-2021/embed/#?secret=dhARDH0QyG#?secret=W285cEa1DQ" data-secret="W285cEa1DQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il n’en fallait pas plus pour faire fondre les extrants du système universitaire : publications, brevets, excellence, citations, facteur d&rsquo;impact, prix d’excellence, innovations, startups, entrepreneurs formés…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mandarins se reproduisent entre eux !</h2>



<p>Les universitaires méritants et prolifiques en recherche ont voté par les pieds; la Tunisie se vide progressivement de ses élites, scientifiques et penseurs mondialement recherchés. Les plus ambitieux sont partis chercher ailleurs de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail (recherche, formation, moyens, etc.). Ils sont partout dans le monde, une diaspora qui doit venir en aide à leur université d’origine… et à leur terre natale.</p>



<p>L’État tunisien laisse faire la déchéance. Et collectivement les universités tunisiennes sombrent dans la médiocrité, se mutilent progressivement et se saignent de jour en jour. Les meilleurs étudiant(e)s partent parfaire leurs études doctorales et postdoctorales en Europe et en Amérique du Nord. La quasi-totalité de cette relève ne revient plus!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="512" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Shanghai-Ranking-2.jpg" alt="" class="wp-image-3164348" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Shanghai-Ranking-2.jpg 526w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Shanghai-Ranking-2-300x292.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /><figcaption><em>Quand la puissance est synonyme d&rsquo;excellence.</em></figcaption></figure>
</div>


<p>Le système universitaire tunisien s’amoncelle lentement, mais sûrement !</p>



<p>Une sélection adverse est à l’œuvre, les meilleurs universitaires, surtout ceux formés en Occident, quittent le bateau et claquent la porte pour aller enseigner dans les pays du pétrodollar.</p>



<p>D’autres, formés localement, profitent du vide, pour niveler par le bas et démanteler les règles de financement et d’avancement au mérite.</p>



<p>La bureaucratie gouvernementale et les mandarins de la science font le reste, avec la complicité des syndicats et les universitaires affiliés aux partis. Des universitaires à la recherche d’avancement injustifiable, à la conquête de compléments de salaires (et de privilèges), par des postes de conseillers politiques (des postes bidons), ou par des jetons de présence dans des conseils d’administration formés par le jeu des accointances et des alliances politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’arbre se juge à ses fruits!</h2>



<p>Dommage pour les enfants et le capital humain de la Tunisie. Dommage pour les investissements majeurs et les décisions historiques prises par Bourguiba, Ben Salah… en matière d’édification d’un système universitaire compétitif et d’un système d’innovation avant-gardiste.</p>



<p>Vivement un bilan de la décennie post-2011, vivement une évaluation des déterminants de cette débâcle!</p>



<p>Le verdict du Ranking de Shanghai vient confirmer les conclusions négatives émises dans le dernier rapport de l’OCDE au sujet du système éducatif et universitaire tunisien (hiver 2022).</p>



<p>Ce rapport, qui est passé sous silence par les médias, dénonce des diplômes bidouillés, gonflés artificiellement et des diplômés qui manquent en moyenne trois années de formation pour retrouver les compétences/connaissances moyennes obtenues dans les pays de l’OCDE. Le rapport dénonce le manque de moyens et l’indifférence des partis politiques ayant gouverné le pays depuis 2011. Il décrie le manque des soft skills dans les cursus universitaires en Tunisie.</p>



<p>Les enfants des plus nantis et les décideurs politiques font leurs études au Canada, en France et ailleurs dans le monde. Les autres fréquentent les universités locales, et beaucoup d’entre eux finissent en chômeur de longue durée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se comparer pour se mesurer</h2>



<p>Les carences observées dans le système éducatif et universitaire se sont multipliées, et on ne peut même pas les chiffrer correctement. La Tunisie a, depuis 2016, arrêté de participer aux évaluations des apprentissages diligentées par Pisa (un système OCDE), sur une base périodique et comparative. La mal-gouvernance n’est pas compatible avec les indicateurs et les métriques évaluatives.</p>



<p>Ce ne sera pas inutile de vérifier son rang dans la compétition mondiale que se livrent les établissements d’enseignement supérieur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6gFs5T6Shl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/30/la-journee-du-savoir-ou-lhymne-a-lignorance/">La Journée du Savoir ou l’hymne à l’ignorance</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Journée du Savoir ou l’hymne à l’ignorance » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/30/la-journee-du-savoir-ou-lhymne-a-lignorance/embed/#?secret=TDr6ayCtnn#?secret=6gFs5T6Shl" data-secret="6gFs5T6Shl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les Etats-Unis continuent de largement dominer le classement de Shanghai, en plaçant 39 universités parmi les 100 premières et occupant les trois premiers rangs avec Harvard, Stanford et le MIT.</p>



<p>Derrière, la Chine monte en puissance avec 9 institutions dans le Top 100 (7 l’an dernier), devançant désormais la Grande-Bretagne (qui voit Cambridge passer de la 3e à la 4e place. Suivent derrière l’Australie (7 dans le Top 100) et le Canada (5 contre 4 en 2021). L’Allemagne se situe au même niveau que la France (4), mais son premier établissement n’arrive que 56e.</p>



<p>C’est dans ces campus de l’excellence que se forment les meilleures élites, s’édifient les innovations les technologies de l’avenir, c’est dans ces campus que se joue la compétition économique des mois et années à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agir pour moderniser le système universitaire</h2>



<p>Des centaines de professeurs universitaires tunisiens opèrent à l’étranger comme expatriés, et excellent dans leur recherche.</p>



<p>Ceux-ci, formés aux frais des contribuables tunisiens, doivent aider le système universitaire de leur pays natal, en offrant des formations, en faisant du bénévolat et en invitant des post-docs tunisiens pour des séjours scientifiques dans leurs laboratoires de recherche ou universités.</p>



<p>Un système de partenariat doit être élaboré, sur une base transparente, productive et surtout volontaire (non bureaucratisée). Et cela ne coûtera pas cher aux payeurs de taxes.</p>



<p>Pour publier, l’anglais doit être privilégié et valorisé dans le système universitaire tunisien. Les revues scientifiques, les logiciels, et la science de manière générale fonctionnent en anglais. La Tunisie doit s’ajuster et mettre ses pendules à l’heure.</p>



<p>Pratiquement 95% des articles scientifiques cités sont publiés en anglais. Les publications en langues française, mandarin ou arabe constituent des epsilons dans un marché de la science de plus en plus globalisé.</p>



<p>Dramatique pour la Tunisie, très souvent, il faut attendre des livres et des articles traduits par des Français (de l’anglais) pour que les chercheurs tunisiens les utilisent en seconde et troisième mains. Et cela peut prendre 5 à 10 ans. Entre-temps, le savoir a évolué, et l’imitation ne permet pas de l’avancement radical des connaissances et donc de la publication à haute valeur ajoutée.</p>



<p>La caravane de la science est déjà passée, loin devant… Les suiveurs et les imitateurs ne peuvent pas rattraper le retard, et espérer faire la différence par des publications synchronisées avec ce que se fait dans les meilleures universités américaines.</p>



<p>Un grand nombre d’universitaires médiatisés par les plateaux de TV tunisiennes n’ont jamais publié un seul article scientifique (évalué par les pairs et à l’aveugle), ou n’ont jamais suivi une seule formation de mise à niveau, depuis qu’ils ont soutenu leur thèse de maîtrise ou de doctorat… il y a 15, 20, 30 ans. Et cela ne rend pas service à la science et aux universités, ces incubateurs de talents et de compétences. Inimaginable ailleurs dans le monde.</p>



<p>Le gouvernement Bouden doit assumer ses responsabilités, et venir au secours du système universitaire national, qui bat de l’aile et de plus en plus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ALMAwndgLI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/28/universites-tunisiennes-et-classements-internationaux-lambition-politique-surpasse-la-mission-universitaire/">Universités tunisiennes et classements internationaux : l’ambition politique surpasse la mission universitaire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Universités tunisiennes et classements internationaux : l’ambition politique surpasse la mission universitaire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/28/universites-tunisiennes-et-classements-internationaux-lambition-politique-surpasse-la-mission-universitaire/embed/#?secret=fER1q5opsJ#?secret=ALMAwndgLI" data-secret="ALMAwndgLI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dr Bouden est une universitaire (Ph.D) et le président Kaïs Saïed a été aussi universitaire. Lui aussi a été mal pris par la vague du nivellement par le bas, n’ayant pas soutenu son doctorat, jamais publié dans une revue scientifique reconnue par les pairs, au terme de plus de 34 ans de carrière au titre d’assistant universitaire… Il faut le faire!</p>



<p>Les parents et les payeurs de taxes insistent pour procurer à leurs enfants des formations qualifiantes, des universités et des professeurs universitaires dignes de ce nom. Les universités et les universitaires méritent plus de moyens, plus de reconnaissance et plus de financement au mérite (par projet et non par accointance).</p>



<p>Les universités tunisiennes doivent faire avancer les connaissances utiles à la croissance économique et à la productivité globale. Les universitaires tunisiens doivent aussi sortir de leur tour d’Ivoire et se regarder en face, dans les classements de la performance (publications, citations, facteur d’impact, etc.).</p>



<p>Il n’est jamais trop tard pour bien faire…</p>



<p>* <em>Universitaire au Canada.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/17/dans-le-top-1000-universites-au-monde-aucune-tunisienne/">Dans le Top 1000 universités au monde, aucune tunisienne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les réserves de l’IAUPL sur la réforme du statut d’enseignant-chercheur en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/16/les-reserves-de-liaupl-sur-la-reforme-du-statut-denseignant-chercheur-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 06:22:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[IAUPL]]></category>
		<category><![CDATA[statut d’enseignant-chercheur]]></category>
		<category><![CDATA[syndicat Ijaba]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association internationale des professeurs et maîtres de conférences des universités (IAUPL), organisation non gouvernementale partenaire officiel de l’Unesco et ayant un statut consultatif auprès de l’Onu a rendu public hier mardi 15 juin 2021 le communiqué suivant relatif à la réforme du statut d’enseignant-chercheur en Tunisie où elle appelle le gouvernement tunisien à «mettre en...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/16/les-reserves-de-liaupl-sur-la-reforme-du-statut-denseignant-chercheur-en-tunisie/">Les réserves de l’IAUPL sur la réforme du statut d’enseignant-chercheur en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/IAUPL-Ijaba.jpg" alt="" class="wp-image-352782"/></figure></div>



<p><strong><em>L’Association internationale des professeurs et maîtres de conférences des universités <a href="http://www.iaupl.org/membres/reforme-du-statut-denseignant-chercheur-en-tunisie/?fbclid=IwAR2DHxmqoFL1E4fF-LAaFak3nOVGgU8Xkni6NPW0zEdwLxcUOq6d2KBu_M8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(IAUPL)</a>, organisation non gouvernementale partenaire officiel de l’Unesco et ayant un statut consultatif auprès de l’Onu a rendu public hier mardi 15 juin 2021 le communiqué suivant relatif à la réforme du statut d’enseignant-chercheur en Tunisie où elle appelle le gouvernement tunisien à «mettre en cohérence le statut des enseignant-chercheurs avec les conditions normatives internationales».</em></strong></p>



<span id="more-352781"></span>



<p>Les observations de l’Association internationale des professeurs et maîtres de conférences des universités (IAUPL), ONG au sein du système de l’Organisation des Nations-Unies, visent à aider les États à élaborer et mettre en œuvre des politiques mondiales en faveur des enseignants universitaires conformément à la <em>«Recommandation concernant la condition du personnel de l’enseignement supérieur»</em> (Unesco, 1997) qui stipule notamment que :</p>



<ul class="wp-block-list"><li><em>«L’accès à la profession académique dans l&rsquo;enseignement supérieur devrait être fondé exclusivement sur les qualifications académiques, la compétence et l&rsquo;expérience acquise» </em>(Article 25, Partie VI, paragraphe A);</li><li><em>«Il convient de favoriser, tant au niveau international qu’au niveau national, l&rsquo;application des normes internationales susmentionnées au bénéfice de l&rsquo;enseignement supérieur. A cette fin, le principe des libertés académiques devrait être scrupuleusement respecté»</em> (Article 27, Partie VI, paragraphe A);</li><li><em>«Le personnel enseignant de l’enseignement supérieur devrait jouir du droit à la liberté syndicale et l’exercice de ce droit devrait être activement encouragé. La négociation collective ou toute procédure équivalente devrait être encouragée conformément aux normes établies par l’Organisation internationale du travail dans les instruments énumérés à l’appendice»</em> (Article 52, Partie IX, paragraphe E).</li></ul>



<p>L’IAUPL a pris connaissance des déclarations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République Tunisienne concernant la réforme de l’enseignement supérieur qui annoncent la création d’un statut à tronc commun mêlant les enseignants-chercheurs à d’autres corps enseignant à l’université tunisienne et de surcroît avec une multitude de grades.</p>



<p>Plus précisément, le statut proposé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la République Tunisienne comporte sept grades séparés. Ce statut permet également à d’autres corps enseignants sans qualification diplômante à la recherche d’intégrer le corps des enseignants-chercheurs.</p>



<p>Or, le système le plus couramment utilisé dans le monde ne comporte que deux corps principaux : professeurs des universités et maîtres de conférences. Le diplôme de doctorat (et son équivalent international : PhD, candidat des sciences, etc.), qui correspond au titre universitaire d’une formation par la recherche, est le seul garant de l’accès aux fonctions initiales d’enseignant-chercheur par le biais d’un concours de recrutement indépendant et qui assure la qualité du système d’enseignement national et sa cohérence à l’international.</p>



<p>Aussi l’IAUPL, en référence à la Recommandation de l’Unesco 1997, considère que cette réforme crée des conditions inégalitaires d’accès aux fonctions universitaires et qu’elle remet en cause l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur en Tunisie.</p>



<p>La réforme de l’enseignement supérieur en Tunisie supposerait-elle une création de sept titres académiques différents qui correspondraient aux conditions d’accès équivalentes à chaque grade d’enseignants-chercheurs, énoncé par la réforme et, qui seront reconnus par une communauté internationale ?</p>



<p>Du point de vue d’une ONG internationale des universitaires, la réforme de l’enseignement supérieur en Tunisie est en contradiction avec la <em>«Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relative à l’enseignement supérieur» </em>(Unesco, 2019) et créera des différences substantielles pour la finalité et la reconnaissance du titre de doctorat tunisien à l’international. Elle ne donnera pas non plus de garanties à un accès égalitaire et harmonique aux différents grades universitaires des titulaires du doctorat, y compris pour les jeunes tunisiens qui l’ont obtenu à l’étranger et qui sont de retour dans leur pays d’origine. La réforme déstabilisera une mise en place collégiale de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur et du renforcement des capacités des enseignants-chercheurs dans les universités tunisiennes et compromettra les libertés académiques.</p>



<p>Or, selon l’Article VIII point 2 Section IV de ladite Convention : <em>«Chaque État Partie, dans la mesure du possible, en fonction de sa situation et de sa structure constitutionnelle, législative et règlementaire, doit mettre en place un système objectif et fiable pour l’homologation, la reconnaissance et l’assurance qualité de ses établissements d’enseignement supérieur afin de favoriser la confiance dans son système d’enseignement supérieur».</em></p>



<p>L’IAUPL met actuellement l’accent sur la promotion harmonieuse de la <em>«Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur»</em> et de ses équivalents régionaux et internationaux, notamment pour répondre aux demandes toujours plus nombreuses d’une assurance qualité face à l’internationalisation croissante de l’enseignement supérieur.</p>



<p>L’IAUPL appelle le gouvernement de la République Tunisienne au dialogue, dans des conditions démocratiques, avec les organisations du personnel enseignant, notamment avec le syndicat Ijaba au niveau national, afin de mettre en cohérence le statut des enseignant-chercheurs avec les conditions normatives internationales; cela en vue de ne pas créer de différences substantielles dans l’assurance qualité, d’assurer un accès juste et équitable à la profession, de défendre les jeunes docteurs et de protéger les conditions statutaires des enseignants-chercheurs Tunisiens conformément à l’Objectif du développement durable ODD 8 ‘Travail décent’ de l’Agenda 2030.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/16/les-reserves-de-liaupl-sur-la-reforme-du-statut-denseignant-chercheur-en-tunisie/">Les réserves de l’IAUPL sur la réforme du statut d’enseignant-chercheur en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Des pistes pour aider l’université tunisienne à sortir de la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 12:44:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Ijaba]]></category>
		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[universitaires]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis deux ans, l’université tunisienne traverse une période de grave paralysie. Comment en sommes-nous arrivés là, loin des objectifs majeurs du savoir et de la recherche scientifique : être une locomotive du développement durable, du progrès, et de la prospérité ? Par Ezzedine Ferjani * La principale caractéristique de cette crise : l’absence totale de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/01/des-pistes-pour-aider-luniversite-tunisienne-a-sortir-de-la-crise/">Des pistes pour aider l’université tunisienne à sortir de la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Manifestation-Ijaba.jpg" alt="" class="wp-image-213915"/><figcaption><em>Manifestations des universitaires et chercheurs du syndicat Ijaba.</em></figcaption></figure>



<p><b><i>Depuis deux ans, l’université tunisienne traverse une période de grave paralysie. Comment en sommes-nous arrivés là, loin des objectifs majeurs du savoir et de la recherche scientifique : être une locomotive du développement  durable, du progrès, et de la prospérité ?</i></b><br></p>



<p> Par<strong> Ezzedine Ferjani</strong> *<br></p>



<span id="more-215939"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/10/Ezzeddine-Ferjani-1.jpg" alt="" class="wp-image-70762"/></figure></div>



<p> La principale caractéristique  de cette crise : l’absence totale de dialogue et de communication entre les parties prenantes et l’absence de volonté de part et d’autre de résoudre le conflit en cours. <br></p>



<p> Les responsables politiques, l’administration, l’universitaire et les étudiants sont des partenaires qui sont censés travailler ensemble pour atteindre les objectifs cités. Les discours enflammés, les passions exacerbées, la haine partagée, la violence verbale et la mobilisation des médias dans le conflit ont créé, au sein de l’université, une atmosphère délétère, nous faisant passer à côté de l’essentiel, au mépris de toute analyse rationnelle et froide des tenants et aboutissants de la crise. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Eviter les surenchères et les fuites en avant dans l’adversité<br></h3>



<p> Cette crise, comment en sortir très rapidement ? Il faut d’abord arrêter tous les discours passionnés, agressifs et violents, que l’on entend ça et là. Il faut ensuite que les parties prenantes, à savoir le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les représentants du Syndicat général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SGESRS) relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et de l’Union des enseignants universitaires et chercheurs tunisiens (Ijaba), se réunissent pour discuter, ne fut-ce  pendant qu’une petite heure de temps et élaborer ensemble une solution possible et acceptable par toutes les parties, en évitant les surenchères et les fuites en avant dans l’adversité.<br></p>



<p> Il faut aussi revoir et équilibrer l’échelle des salaires, car il est aberrant qu’un enseignant bac +4 touche autant qu’un assistant  universitaire ou qu’un bac +6 touche 1000 DT de plus qu’un professeur universitaire. Donc rétablir dans leurs droits les universitaires en accordant un supplément de 350DT net pour l’assistant et de 1000DT net pour le professeur. <br></p>



<p> Par ailleurs, l’effort doit être équitablement récompensé, car il n&rsquo;est pas normal qu’un enseignant universitaire qui consacre 6 heures par semaine à son travail soit payé exactement le même salaire qu’un autre qui travaille 60 heures pendant la même durée : cette injustice ne peut plus durer. <br></p>



<p> Il s’agit aussi de créer rapidement des mécanismes d’insertion pour les 5000 détenteurs de doctorat au chômage. C’est une situation aberrante et intenable.<br></p>



<p> Pour permettre à l’université de mieux jouer son rôle comme vecteur de développement durable, il convient enfin de mieux faire connaître les services d’aide à la recherche et, surtout, les généraliser et les démocratiser, car offrir, annuellement, des aides à la recherche pour 100 jeunes universitaire est très en-deçà des besoins. Il faudrait faire bénéficier de cette aide au moins 2000 chercheurs. Car ce n’est qu’ainsi que l’on permettra à l’université de jouer un rôle central dans le développement du pays.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Avoir une conscience claire des objectifs, des possibilité et des moyens<br></h3>



<p> La Tunisie ne pourra avancer sur la voie du progrès et de la modernité si les responsables au sommet n’ont pas une conscience claire des objectifs de développement, des possibilités et des moyens disponibles. Car, est-il normal que la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), le Groupe chimique tunisien (GCT), la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg), Tunisair ou encore les caisses sociales et l’université continuent de s’enfoncer dans la crise et de sacrifier à la médiocrité et d’accepter le délabrement ? Que faisons-nous depuis la révolution de 2011 pour sortir le pays de la crise, sinon de la politique politicienne, tout en continuant tournant en rond??<br></p>



<p> La Tunisie mérite mieux, d’autant qu’elle dispose de l’une des meilleures élites intellectuelles du monde arabe, d’entrepreneurs dynamiques, d’une jeunesse ambitieuse, d’une histoire riche et d’une diversité merveilleuse.<br></p>



<p> Arrêtons donc de tâtonner et d’improviser et mettons enfin notre pays sur les rails du développement durable, du progrès, de la prospérité partagée et de la modernité. </p>



<p><em>*  Professeur, écrivain, et directeur d&rsquo;une institution universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SPDgU4gHhP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/20/le-4-mai-2019-naissance-du-corps-social-des-universitaires-en-tunisie/">Le 4 mai 2019 : naissance du corps social des universitaires en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le 4 mai 2019 : naissance du corps social des universitaires en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/05/20/le-4-mai-2019-naissance-du-corps-social-des-universitaires-en-tunisie/embed/#?secret=ObGc2DAmNC#?secret=SPDgU4gHhP" data-secret="SPDgU4gHhP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><strong><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Arvi50ucFL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/12/leconomie-en-couleurs-selon-mounir-majdoub-un-humanisme-nouveau/">«L’économie en couleurs» selon Mounir Majdoub: Un humanisme nouveau</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «L’économie en couleurs» selon Mounir Majdoub: Un humanisme nouveau » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/12/leconomie-en-couleurs-selon-mounir-majdoub-un-humanisme-nouveau/embed/#?secret=6KuXIML466#?secret=Arvi50ucFL" data-secret="Arvi50ucFL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0NsBoVsMoF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/04/environnement-universite-et-science-pour-le-developpement/">Environnement, université et science pour le développement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Environnement, université et science pour le développement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/04/environnement-universite-et-science-pour-le-developpement/embed/#?secret=OqKYb5owDr#?secret=0NsBoVsMoF" data-secret="0NsBoVsMoF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DGl74T6BB1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/institut-de-lenvironnement-un-vecteur-de-developpement/">Institut de l’Environnement : Un vecteur de développement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Institut de l’Environnement : Un vecteur de développement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/institut-de-lenvironnement-un-vecteur-de-developpement/embed/#?secret=pIXC1IHH9k#?secret=DGl74T6BB1" data-secret="DGl74T6BB1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/06/01/des-pistes-pour-aider-luniversite-tunisienne-a-sortir-de-la-crise/">Des pistes pour aider l’université tunisienne à sortir de la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le 4 mai 2019 : naissance du corps social des universitaires en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 May 2019 08:10:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ijaba]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Syndicat des universitaires-chercheurs tunisiens (Ijaba) est en passe de s’imposer comme un acteur incontournable de la vie publique et il l’a montré à l’occasion de la manifestation du 4 mai 2019 à Tunis. Par Dr Farid Khiari * Cette manifestation sans précédent marque un tournant décisif dans l’histoire de l’université tunisienne : c’est la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Manifestation-Ijaba.jpg" alt="" class="wp-image-213915"/></figure>



<p><strong><em>Le Syndicat des universitaires-chercheurs tunisiens (Ijaba) est en passe de s’imposer comme un acteur incontournable de la vie publique et il l’a montré à l’occasion de la manifestation du 4 mai 2019 à Tunis. </em></strong><br></p>



<p> Par <strong>Dr Farid Khiari </strong>*<br></p>



<span id="more-213914"></span>



<p> Cette manifestation sans précédent marque un tournant décisif dans l’histoire de l’université tunisienne : c’est la première fois que des universitaires organisent une manifestation monstre, plus de 50% des universitaires exerçant en Tunisie, soit plus de 4000 enseignants-chercheurs qui réclament l’entrée en vigueur de l’accord signé avec le gouvernement le 7 juin 2018 pour faire appliquer l’échelle salariale qui situe les universitaires à son sommet, et donner à l’université tunisienne beaucoup plus de moyens pour mieux accomplir sa mission d’enseignement public de qualité pour préparer le futur de notre pays. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les universitaires femmes ont été à la tête du cortège <br></h3>



<p> Par une belle journée de printemps ensoleillée, comme notre pays en a le secret, la manifestation s’est ébranlée à partir du ministère de l’Enseignement supérieur au sein duquel les membres d’Ijaba font un sit-in depuis près de 54 jours maintenant, dormant en plein air, sous l’escalier du ministère. <br></p>



<p> L’ambiance était bonne enfant et marquée par une forme de fraternité nouvelle que les universitaires ont senti pour la première fois de leur carrière : pour la première fois, chaque universitaire avait une forte impression d’être une partie d’un tout, qu’il protège ce tout en le défendant et qu’il est protégé en retour par l’ensemble de ses collègues, une conviction qui n’a jamais été sentie ni partagée auparavant. Comme d’habitude dans notre pays, les universitaires femmes ont été à la tête du cortège et ont représenté près ou plus de 50% des manifestants. <br></p>



<p> Pourtant, ce samedi 4 mai 2019, l’ambiance ne devait pas être à la fête et à la joie mais à la colère car le ministre de l’Enseignement supérieur, avec l’accord du chef du gouvernement, a suspendu depuis le 1er mars 2019 non seulement les salaires des universitaires affiliés à Ijaba, c’est-à-dire bientôt trois mois au jour d’aujourd’hui, mais de plus, et c’est plus grave, il a suspendu leur couverture sociale et médicale à la CNAM et au CNRPS. Nombre d’universitaires se sont retrouvés seuls face à la maladie et à celle de leurs proches. <br></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un précédent dans l’histoire de l’université tunisienne <br></h3>



<p> À cela a répondu une formidable solidarité venue de la part d’un grand nombre de médecins qui ont décidé de soigner gratuitement les universitaires et les membres de leurs familles qui sont malades. <br> Il a fallu à la Ligue des droits de l’homme plus de 10 jours pour prendre position face à cet acte sans nom de priver les universitaires et leurs familles de couvertures sociales et de salaires, peut-être qu’il faut en chercher les causes dans le fait qu’un de ses membres est affilié à l’autre syndicat, ce qui n’honore pas trop cette institution. <br></p>



<p> Ijaba attend encore la condamnation de tels actes (suspension de salaires et privation de la couverture médicales des universitaires) par le syndicat des avocats, celui des magistrats, celui des architectes, celui de l’ordre des médecins, celui de ceux et celles sensés représenter le peuple tunisien à l’Assemblée nationale dont, soit dit en passant, 70% d’entre eux, paraît-il, ne sont même pas titulaires d’un simple baccalauréat, et de tant d’autres professions restées silencieuses et, du coup, complices de cette décision inqualifiable. Seul le courageux syndicat des journalistes a condamné ces pratiques indignes d’un Etat qui prétend être un Etat de droit. Seuls les indignes ont pris la parole pour soutenir cette action immorale inqualifiable.<br></p>



<p> Au lieu d’exprimer cette crainte, suspension de salaire et de couverture médicale, la manifestation du 4 mai 2019 restera comme un précédent dans l’histoire de l’université tunisienne en tant qu’affirmation de ce nouveau corps social : jamais il n’y eut autant d’allégresse, de joie et de fête dans une manifestation d’universitaires. Une nouvelle fraternité a vu le jour durant cette incroyable manifestation doublée d’une solidarité exemplaire, fruit d’une lutte commune et de principes et de valeurs communs, partagés maintenant depuis 2011. <br></p>



<p> On aurait aimé que les collègues non-grévistes eussent rejoint le cortège pour prendre part à cette alacrité de l’intelligence qui envoûte, et qui renoue à nouveau avec l’espoir perdu depuis tant de décennies du fait de la compromission d’un syndicat organique qui dit à qui veut l’entendre qu’il <em>«défend»</em> les universitaires. <br></p>



<p> Un seul regret toutefois : si on s’était manifesté plus tôt, si on s’était organisé plus tôt, si on avait ce syndicat moderne et si porteur d’espoirs pour les universitaires-chercheurs plus tôt, si on s’était mêlé du sens de la marche de notre pays et de son à-venir, la Tunisie ne serait probablement pas dans cette situation désespérée et sans issue du fait de l’incompétence de ces dirigeants depuis des décennies. L’élite des élites de ce pays est désormais dans le paysage public et a l’intention de défendre fermement les intérêts publics, dont et surtout l’université publique.</p>



<p><em>* Docteur en histoire de l’Université Paris 7 Denis Diderot, Me de conférences à l’Université de Sousse.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Environnement, université et science pour le développement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/04/environnement-universite-et-science-pour-le-developpement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jun 2018 09:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Institut de l&#8217;Environnement à Tunis. En Tunisie, autorités publiques, société civiles et universités conjuguent leurs efforts pour préserver l’environnement et garantir un développement durable. Mais ce n’est qu’un début et beaucoup reste à faire dans cette voie. Par Pr. Ezzedine Ferjani * En cette période de remous politique, de réflexion autour de l’université tunisienne, de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-95049" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Institut-Environnement.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Institut de l&rsquo;Environnement à Tunis.</em></p>
<p><em><strong>En Tunisie, autorités publiques, société civiles et universités conjuguent leurs efforts pour préserver l’environnement et garantir un développement durable. Mais ce n’est qu’un début et beaucoup reste à faire dans cette voie.</strong> </em></p>
<p>Par<strong> Pr. Ezzedine Ferjani</strong> *</p>
<p><span id="more-157867"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-157873 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Ezzeddine-Ferjani-1.jpg" alt="" width="200" height="289" />En cette période de remous politique, de réflexion autour de l’université tunisienne, de la philosophie de formation et du rôle des sciences et du savoir, je tiens à apporter cette contribution publique afin de participer à l’effort de pousser vers l’avant, de consolider les acquis, de corriger les erreurs et d’infléchir la destinée de notre pays vers la réussite (à laquelle nous sommes condamnés) de ce changement de cap d’un certain 14 Janvier 2011.</p>
<h3>L’environnement</h3>
<p>Idéal philosophique de réconciliation du <em>«sapiens»</em> avec son environnement, de pérennité de la vie et de symbiose harmonieuse, ce concept trouve aussi en Tunisie un écho. Même si les difficultés restent multiples, un grand travail est en train de s’accomplir: un ministère y est consacré, des institutions multiples, un tissu associatif riche et beaucoup de travail en formation et en recherche-développement.</p>
<p>Fédérer les efforts, cibler des objectifs joignables, avancer, progresser; telle est la consigne.</p>
<p>L’Institut de l’environnement est impliqué profondément dans cette dynamique. Un travail important est en train de s’accomplir dans la sérénité et la conviction: colloques, séminaires, journées d’étude, workshops, conférences, débats, journées de propreté, 250 arbustes et fleurs plantées: un vrai réveil à la conscience de science utile, de culte du vert et de l’arc en ciel naissent et s’épanouissent.</p>
<p>Bravo aux collègues dynamiques et entrepreneurs; bravo à des étudiants de plus en plus conscients et généreux et des structures convaincues qui veillent, encadrent, encouragent, récompensent l’effort et tirent vers le haut par le partage d’une information qui donne du désir de participer, d’y mettre la main. Et si on déplore dans tout le campus quelques 5 arbres brisés par des vents de 100 Km/h, la volonté et l’amour du vert et du vivant nous ont vite conduits à remplacer et planter toujours davantage: un sapin symbole de vie et de pérennité a vite remplacé un malheureux palmier, 100 variétés de palmiers seront plantés à sa mémoire et 1000 eucalyptus, cyprès et autres sapins sont d’ores et déjà programmés pour la prochaine fête de l’arbre.</p>
<p>Dans la dynamique qui s’installe, une formation d’ingénieurs dans le domaine du génie de l’environnement, des masters en paysage et développement durable, un passage au solaire photovoltaïque et à l’&rsquo;eau de puits afin de stopper l’hémorragie de consommation électrique et d’eau, la création d’un deuxième laboratoire de recherche, la valorisation et l’exploitation du potentiel en matériel de recherche, le suivi, le contrôle de qualité, la veille au bien-être des étudiants, la solidarité et la promotion de l’esprit de respect, d’amitié et de fraternité&#8230;</p>
<p>Tout cela et beaucoup plus, c’est cela le travail pour la stratégie! C’est cela l’important! C’est cela le travail pour le développement durable, l’épanouissement des jeunes et l’ouverture des voies envers leur réalisation de soi, leur épanouissement.</p>
<h3>Université et science</h3>
<p>Nous sommes conscients des difficultés que rencontre actuellement l’université tunisienne. Seul le dialogue, la concertation, le respect mutuel et le souci de développement durable, d’amour de la patrie, du culte du travail et de l’abnégation peuvent contribuer à montrer les issues pour avancer toujours et jalonner cette avance de réalisations et de succès.</p>
<p>Les dernières assises ont fixé des objectifs et des procédures ambitieuses pour une nouvelle étape de l’université: œuvrons pour leur concrétisation, donnons leur forme, trouvons les meilleures voies pour que ces projets soient traduits en réalités tangibles, en réalisations concrètes!</p>
<p>Que l’université se transforme petit-à-petit en moteur de développement! Fédérons nos efforts pour cela. Les fantastiques perspectives qu’ouvrent la science et le savoir appliqués sont à notre disposition. Du chemin a été parcouru par notre pays sur cette voie. Persévérons dans le culte de l’intelligence et de l’excellence associées aux vertus indéniables du travail et de la conscience positive, constructive et dévouée!</p>
<p><em>* Directeur de l’Institut de l’environnement.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis:</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tBc3qodxcO"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/institut-de-lenvironnement-un-vecteur-de-developpement/">Institut de l’Environnement : Un vecteur de développement</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Institut de l’Environnement : Un vecteur de développement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/07/institut-de-lenvironnement-un-vecteur-de-developpement/embed/#?secret=hTqmWLcSDl#?secret=tBc3qodxcO" data-secret="tBc3qodxcO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Epqd6zgoeN"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/31/faouzia-charfi-linfatigable-militante-pour-la-science/">Faouzia Charfi, l’infatigable militante pour la science</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Faouzia Charfi, l’infatigable militante pour la science » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/31/faouzia-charfi-linfatigable-militante-pour-la-science/embed/#?secret=QTdZmulU05#?secret=Epqd6zgoeN" data-secret="Epqd6zgoeN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/04/environnement-universite-et-science-pour-le-developpement/">Environnement, université et science pour le développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«Planitude de la terre» : Débarrassons l’université tunisienne des charlatans !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/planitude-de-la-terre-debarrassons-luniversite-tunisienne-des-charlatans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 08:42:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[recherche scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’auteur demande de la radiation des professeurs incriminés dans la thèse «la terre est plate» et la démission du ministre de l’Enseignement supérieur. Par Dr Foued Nasfi * La demande de la démission du ministre de l’Education, un homme irréprochable et ministre très compétent, n’est formulée que par méchanceté, médiocrité et calculs politiques par des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/planitude-de-la-terre-debarrassons-luniversite-tunisienne-des-charlatans/">«Planitude de la terre» : Débarrassons l’université tunisienne des charlatans !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-90753" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Platitude-de-la-terre.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>L’auteur demande de la radiation des professeurs incriminés dans la thèse «la terre est plate» et la démission du ministre de l’Enseignement supérieur.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Foued Nasfi</strong> *</p>
<p><span id="more-92507"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-92510 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Foued-Nasfi.jpg" alt="" width="200" height="160" />La demande de la démission du ministre de l’Education, un homme irréprochable et ministre très compétent, n’est formulée que par méchanceté, médiocrité et calculs politiques par des opportunistes qui se cherchent une aura.</p>
<p>Il n’en n’est pas de même de celle du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, gérant un petit ministère par les effectifs, où s’est produit un cataclysme de l’ampleur de celui généré par la soutenance d’une thèse de doctorat sur la «<em>planitude de la terre</em>», raz-de-marée tel que les protagonistes de cette «<em>thèse</em>» doivent au plus vite être radiés de ce ministère, le ministre s’en tirant en présentant sa démission.</p>
<p><strong>L’université tunisienne ridiculisée</strong></p>
<p>L’université tunisienne jouissait d’un grand prestige auprès de bien des nations, et voilà qu’elle se retrouve ridiculisée d’Indonésie en Inde, des Émirats arabes à l’Europe, et qui sait, même aux Amériques. Les nouvelles se répandant à la seconde via internet, une bourde commise à Sfax est connue la minute suivante dans le reste du monde. Quoiqu’on ait mis quand même 6 ans pour apprendre l’existence de la thèse d’Amira Kharoubi, commencée en 2011, et sur le point d’être défendue en 2017 !</p>
<p>Les plus prestigieuses universités du monde, section mathématiques, n’ont jamais remis en question Newton, Kepler, Einstein (Prix Nobel de physiques, 1921, re-consécration en 2016) etc., alors qu’à l´université de Sfax, au département non de mathématiques, mais de géologie, on soutient en mauvais français ceci (les <em>«phautes»</em> sont de l’auteure): <em>«En ce qui concerne les lois physiques connue on a rejeté les lois de Newton, de Kepler et d’Einstein vue la faiblesse de leurs fondements et ont a proposé par contre une nouvelle vision de la cinématique des objets conforme aux versets du coran. La vitesse de la lumière et du son sont ainsi recalculé et on démontré que leurs vitesses correspond à celle de l’ordre 1.43.109 km/s. La théorie du Bigbang et de l’expansion universelle ont été également rejeté » (…) «les étoiles se situent à 7 000 000 km avec un diamètre de 292 km et leur nombre est limité. Ils possèdent trois rôles : pour être un décor du ciel; pour lapider les diables et des signes pour guider les créatures dans les ténèbres de la terre» (…) «Le prophète de l’islam dit que ‘‘la maison la plus fréquentée se situe dans le ciel au-dessus d’elle Kâaba si elle effondre elle tombe sur elle’’. Ce ‘‘hadith’’ pourrait confirmer que la terre est immobile puisque ‘‘cette maison se situe sur el Kâaba et puisqu’il [Mahomet] a assuré qu’elle est au dessus d’elle cela signifie que la position de la maison la plus fréquentée et el kaaba est constamment fixe’’»</em> (sic !).</p>
<p>Une thèse de doctorat est structurée et comporte : introduction, matériels et méthodes, résultats, discussions et conclusion.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-92515 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Jamel-Touir.jpg" alt="Jamel Touir" width="500" height="235" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Jamel Touir, le «professeur encadreur», ancien membre de l&rsquo;Assemblée nationale constituante. </em></p>
<p><strong>Un torchon rempli de dogmes et de «bondieuseries»</strong></p>
<p>Jamel Touir, le directeur de ladite «<em>thèse</em>», et son auteure Amira Kharoubi, qui ont travaillé 6 ans sur le sujet, ne disent pas quels instruments, de quelles marques, de quel âge, à quel emplacement ils les ont utilisés. Le nombre de leurs tests est inconnu, les résultats ne sont pas des colonnes de nombres, les fruits de tests de répétabilité et de reproductibilité, tout en trouvant des nombres sans virgules, sans nous dire comment il faut lire leur vitesse qui <em>«correspond à celle de l&rsquo;ordre»</em> de 1.43.109 km/s sachant que les nombres sont croissants par 3 décimales : 1 puis 1000 puis 1000.000, puis 1000.000.000, etc., alors comment lire : 1.43.109 km/s ?</p>
<p>Ils ont «<em>démontré</em>» que l’âge de la terre est de 13500 ans !</p>
<p>Si le nombre d´étoiles est «<em>limité</em>», il est impératif de donner ce nombre !</p>
<p>Par répétabilité et reproductibilité, quiconque utilisant leurs méthodes et leurs instruments doit impérativement trouver les mêmes résultats qu’eux, en novembre, comme en juin, à Tombouctou comme à Oulan-Bator !</p>
<p>Tel est un travail de doctorat, qui doit <em>«amener des avancées certaines pour une contribution à l’avancement de la science»</em>.</p>
<p>Or, à quoi a-t-on assisté ? A un torchon rempli de dogmes et de <em>«bondieuseries»</em> qui a peut-être sa place au pied d’un marabout, au rayon sorcellerie, mais définitivement pas dans une université.</p>
<p><strong>Il faut les dégager tous !</strong></p>
<p>Comme ce manège dure depuis 2011, plusieurs personnes sont en cause, et à sanctionner par un renvoi de l’université car elles ne lui font pas honneur :</p>
<p>&#8211; la doctorante qui a accepté de «<em>travailler</em>» sur le sujet;</p>
<p>&#8211; le professeur Jamel Touir, encadreur de la doctorante, et qui recevra quelques 3000 DT pour la soutenance de cet <em>«exploit»</em>;</p>
<p>&#8211; le chef du département dont dépend le professeur Touir, et qui est rémunéré au moins 250 DT/ mois en plus de son salaire;</p>
<p>&#8211; les rapporteurs de la thèse qui n’ont pas crié au scandale;</p>
<p>&#8211; les membres de la commission de thèse, au courant du sujet de la thèse.</p>
<p>Dire que tous ces professeurs qui ont déshonoré l’université perçoivent chacun près de 1500 DT/ mois pour <em>«encadrement et recherche»</em>… et voilà le fruit de leur recherche !</p>
<p>Tant de dépenses pour dire que la terre est plate, alors que s’ils avaient lu l’histoire grecque, ils auraient su que 500 ans avant Jésus-Christ, soit depuis 2500 ans, Philolaos établit que la terre est sphérique et tourne en 1 jour+1nuit «autour d’1 feu». Quoique vivant au 21e siècle et dotés des appareils de technologie de pointe, leurs calculs des distances : rayon, distance terre-lune, terre-soleil, etc., sont battus en brèche par ceux d’Erastothène (250 ans avant J.-C.) qui lui ne disposait que de ses yeux et son cerveau pour tous appareils !!!!!</p>
<p>Comme, suivant les chiffres de 2012, le nombre d’universités est restreint : 13, le nombre d’établissements supérieurs : 195 publics + 44 privés, le nombre de professeurs : 1105, le nombre de maîtres de conférence : 793 (oublions les maitres assistants et assistants qui ne peuvent encadrer un doctorant), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique se doit de connaître de loin ses enseignants, les sujets sur lesquels ils travaillent, l’orientation de leurs recherches, etc.</p>
<p>Vu ce qui s’est produit, le ministre de l’Enseignement supérieur doit radier de l’université tous les professeurs en cause, de même qu’il se doit par la suite de démissionner, pour sauvegarder le peu d’honneur qui reste à l’université tunisienne, dont j’étais si fier d’être un des docteurs d’Etat en sciences biologiques.</p>
<p><em>* Docteur d’Etat de l’université de Tunis, biochimiste, retraité, vivant en Suède.</em></p>
<p><em><strong>Article lié:</strong> </em></p>
<p><a href="http://kapitalis.com/tunisie/2017/04/03/sfax-la-science-massacree-au-nom-des-libertes-academiques/"><em>Sfax : La science massacrée au nom des libertés «académiques»</em></a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/21/planitude-de-la-terre-debarrassons-luniversite-tunisienne-des-charlatans/">«Planitude de la terre» : Débarrassons l’université tunisienne des charlatans !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les dérives de l’université en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/03/15/les-derives-de-luniversite-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Mar 2017 06:15:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[doctorat]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supérieur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’enseignement supérieur en Tunisie vit des moments difficiles et se trouve dans un état de délabrement sans précédent. Récit d’une supercherie avalisé par un doyen peu scrupuleux. Par Béchir Ben Aissa * L’université tunisienne assumait, depuis toujours, la responsabilité de l’enseignement et de la recherche, mais aussi celle de la promotion des valeurs normatives éthiques...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-86923" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/03/Ministere-Enseignement-superieur.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>L’enseignement supérieur en Tunisie vit des moments difficiles et se trouve dans un état de délabrement sans précédent. Récit d’une supercherie avalisé par un doyen peu scrupuleux.</em> </strong></p>
<p>Par <strong>Béchir Ben Aissa</strong> *</p>
<p><span id="more-86922"></span></p>
<p>L’université tunisienne assumait, depuis toujours, la responsabilité de l’enseignement et de la recherche, mais aussi celle de la promotion des valeurs normatives éthiques et morales. Parmi les angles sous lesquels l’activité universitaire est souvent considérée et qui fournissent les critères selon lesquels elle peut être évaluée, nous citons habituellement la communauté universitaire et les principes éthiques impliqués dans son développement.</p>
<p>La responsabilité de l’université est perçue à la lumière d’une épistémologie des vertus dont celles de la <em>«pensée critique»</em> et de l&rsquo;«<em>honnêteté intellectuelle</em>» qui se concentrent sur la poursuite universelle de la compréhension et de la vérité.</p>
<p>Sans moralisme aucun, je dirais que l’enseignement supérieur en Tunisie vit des moments difficiles et se trouve dans un état de délabrement sans précédent.</p>
<p>Une profonde crise éthique sous-tend les épiphénomènes (fuite de cerveaux, dégradation du statut de l’enseignant, nivellement par le bas, absence de vision et de visibilité, compétences livrées à elles-mêmes, complaisance, mandarinat, clientélisme, etc.) qui s’aggravent au fil des ans.</p>
<p>Je ne compte nullement m’ériger en donneur de leçons ou en contempteur des travers de mes collègues. Pour éviter de duper les autres, il faut d’abord apprendre à ne pas se duper soi-même. Pour ne pas abuser les autres, ne pas s’abuser soi-même, étant entendu qu’on est soi-même la personne qu’il est le plus facile d’abuser.</p>
<p>Mais pour ne pas en être complice, on aura, au moins, témoigné contre ce que nous considérons comme une tromperie, une fraude flagrante.</p>
<p>Je commence par les faits qui m’ont inspiré cette réflexion.</p>
<p>J’ai été invité à faire partie d&rsquo;un jury pour évaluer un dossier d’habilitation à diriger des recherches (HDR). On découvre, après la soutenance, que la thèse qui fait partie du dossier et supposée être éditée, comme le mentionne l’exemplaire distribué aux membres du jury, chez telle maison d’édition, n’a jamais été éditée nulle part. L’éditeur a écrit, le 18 janvier, puis, le 24 janvier 2017, dans deux courriels différents, qu’il n’a jamais publié ladite thèse et qu’il n’a jamais autorisé l’auteur de celle-ci à utiliser son logo.</p>
<p>La thèse jointe au dossier soumis le 2 février 2016 (dernier délai du dépôt) à l’attention de la commission afin que les travaux du dossier bénéficient de la recevabilité, n’a jamais été publiée ni avant ce jour-là, ni ce jour-là, ni presqu’une année après.</p>
<p>Et comme le candidat a fait croire que celle-ci était publiée en janvier 2016 (dépôt légal, logo d’un éditeur connu et numéro d’ISBN), il serait très difficile pour le jury et pour la commission de ne pas considérer cela comme une tromperie volontaire ou un usage de faux ou même une fraude dont le concerné est pleinement responsable.</p>
<p>La thèse n’a jamais été évaluée par un comité éditorial de lecture qui aurait témoigné de sa valeur scientifique justifiant son édition et sa diffusion.</p>
<p>Là aussi, on pourrait accuser le candidat de supercherie, car, par son geste, il a fait croire à la commission et au jury que sa thèse a déjà mérité une évaluation positive de nature à appuyer son dossier.</p>
<p>Jusqu’à la soutenance, le 7 janvier dernier, il n’a jamais révélé aux instances évaluatives que c’était une impression en 10 exemplaires comme il l’avouera après coup.</p>
<p>Le candidat a écrit dans un courriel, daté du Lundi 23 janvier 2017, au président de la commission de doctorat et d’habilitation que le 2 février 2016, le jour-même du dépôt du dossier, il était allé chez un imprimeur, à El-Menzah, pour <em>«travailler la couverture»</em> avec lui.</p>
<p>Le dépôt légal indiqué sur la thèse imprimée date de «<em>Janvier 2016</em>», alors qu’il a écrit, lui-même, dans le courriel précité, que les 10 exemplaires ont été imprimés, en sa présence et avec son accord, le 2 février 2016. A quoi servait donc cette date du «<em>dépôt légal</em>» sans valeur sinon à abuser la commission?</p>
<p>La candidate avoue, aujourd’hui, presqu’une année après le dépôt de son dossier et l’obtention de la recevabilité (sans laquelle il n’y aurait eu ni évaluation ni soutenance), qu’il n’a été tiré de sa thèse que 10 exemplaires, imprimés et jamais vraiment édités.</p>
<p>Le jury demanda au doyen, par le biais de la commission, de suspendre la remise du diplôme pour fraude caractérisée, faux et usage de faux. La Commission a consacré deux réunions à cette affaire (le 20 janvier et le 30 janvier 2017) et après de longues discussions, elle a décidé d&rsquo;envoyer, le 14 février dernier, via le doyen et le recteur une lettre au ministre de l’Enseignement supérieur lui demandant un report de la délivrance du diplôme et la prise des mesures nécessaires. Cette lettre ne lui serait vraisemblablement jamais parvenue.</p>
<p>Puis, le même jour, il a écrit une lettre en arabe au doyen, envoyée par mail et dans laquelle le président lui a demandé de venir débattre de <em>«l’affaire»</em> avec les membres de la commission de doctorat. Mais 13 jours se sont écoulés sans que le doyen ne réponde et ne dise s’il a fait suivre la lettre au ministre ou non.</p>
<p>La commission vient d’apprendre que le doyen a délivré au candidat son diplôme de HDR et qu&rsquo;il a aussi fait publier aux éditions de Dar Allittihad, à Tunis (20, avenue de Paris), le <em>«travail de longue haleine»</em> de la concernée.</p>
<p>Les membres de la commission ont décidé d&rsquo;adresser au doyen, via le bureau d&rsquo;ordre, une courte lettre dans laquelle ils lui ont demandé de leur dire ce qu’il a fait de leur requête adressée au ministre.</p>
<p>Enfin, et après nous avoir gravement abusés par la fausse publication de sa thèse, voilà que le candidat décide de nous signifier la «<em>grande importance</em>» de son ouvrage dit de longue haleine, durement critiqué par le jury, en publiant, ces derniers jours (sûrement après la soutenance et après la découverte de sa supercherie), à l’ouverture de cet ouvrage une préface de la chercheuse française de très bonne notoriété dont on taira le nom.</p>
<p>Seulement, là aussi, nous sommes dans la tromperie totale et cette préface n’est qu’un leurre qui ne témoigne que d’un ouvrage à la qualité incertaine qui, déjà présenté en France dans le cadre d’un projet d’habilitation, n’a point permis à la candidate d’être jugée digne d’habilitation (par vanité ou par calcul, elle nous a caché cet échec !). C’est madame (…) qui vient de le confirmer dans deux emails (3 et 8 mars 2017) envoyés au président de la commission. La lecture de sa lettre du 8 mars est édifiante.</p>
<p>Je m’abstiens de tout jugement et m’en tiens aux faits. Nous vivons un monde en proie à de profondes transformations dont l’analyse est difficile, les maux très graves et les remèdes complexes.</p>
<p>Ces transformations établissent un ordre nouveau qui affecte l’État et nos systèmes de gouvernance, qui pèse aussi bien évidemment sur l’université. Un changement de paradigme se dégage de ces changements massifs. Un nouveau rapport au savoir, à la formation, à l’éthique est en train de miner dangereusement les structures profondes de l’esprit et de l’institution.</p>
<p><em>* Universitaire. </em></p>
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