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	<title>Archives des uranium - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des uranium - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’énergie nucléaire &#124; Une solution souveraine pour la Tunisie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 12:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’utilisation de l’uranium contenu dans les phosphates pour alimenter une centrale nucléaire doit vue comme une opportunité historique en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/lenergie-nucleaire-une-solution-souveraine-pour-la-tunisie/">L’énergie nucléaire | Une solution souveraine pour la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le contexte de déficit énergétique structurel actuel de la Tunisie, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.</em></strong> <em>(Photo : Le phosphate, une ressources minière nationale insuffisamment valorisée). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19565587"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie traverse une crise énergétique structurelle dont les répercussions se traduisent déjà par de graves perturbations de la vie sociale et économique (coupures d’électricité récurrentes, surcoûts industriels, dégradation de la compétitivité et du pouvoir d’achat).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation menace de s’aggraver sous la pression conjuguée de trois facteurs critiques : les perspectives alarmantes du réchauffement climatique qui accentuent le stress hydrique et les pics de consommation&nbsp;; la volatilité extrême du marché mondial des hydrocarbures qui fragilise les finances publiques&nbsp;; et la lenteur préoccupante de la transition vers les énergies renouvelables qui peine à atteindre les objectifs tracés et a peu de chances de combler le déficit actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte d’urgence, l’idée d’utiliser l’uranium contenu dans nos phosphates pour alimenter une centrale nucléaire nationale ne doit pas être vue comme un simple expédient, mais comme une opportunité historique de rupture stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mathématiquement, la ressource est disponible dans notre sous-sol. Bien au-delà de la simple production d’électricité, cette formule pourrait devenir le moteur d’une véritable souveraineté énergétique, hydrique, industrielle et géopolitique à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques des choix énergétiques dogmatiques </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire récente de l’Europe nous offre un cas d’école sur les dangers d’une mauvaise planification à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élan européen vers le démantèlement de la filière nucléaire fait aujourd’hui l’objet de profonds regrets. Ce renoncement, couplé au retard pris par la transition vers les énergies renouvelables, a provoqué une explosion inédite des coûts de l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise est parvenue à fragiliser l’Allemagne, longtemps considérée comme le moteur économique incontesté de l’Europe. La vague inouïe de faillites et de licenciements massifs qui frappe tous les pans de l’industrie allemande — touchant jusqu’aux géants historiques de l’automobile — est désormais analysée comme la résultante directe de choix énergétiques douteux et d’une dépendance totale vis-à-vis du gaz russe qui n’a pas résisté à la volatilité géostratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : face à ces enseignements historiques majeurs, la Tunisie peut-elle se permettre de calquer son avenir sur des modèles qui ont échoué ? Ne devons-nous pas, au contraire, sécuriser notre destin en sanctuarisant une source d’énergie de base stable, pilotable et locale, plutôt que de lier notre survie industrielle à des importations de gaz soumises aux mêmes instabilités mondiales ?</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NGSJycHfjv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/">La Tunisie et l’électronucléaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie et l’électronucléaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/15/la-tunisie-et-lelectronucleaire/embed/#?secret=znRN2JNw3R#?secret=NGSJycHfjv" data-secret="NGSJycHfjv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La souveraineté énergétique pour sanctuariser la Tunisie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dépendance actuelle de la Tunisie vis-à-vis du gaz importé d’Algérie dicte en partie ses marges de manœuvre régionales, dans un environnement marqué par de profondes incertitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal fournisseur de gaz de la Tunisie se trouve aujourd&rsquo;hui enserré par une ceinture d’instabilité et de feu à ses propres frontières, ce qui fait peser un risque permanent sur la fluidité et la continuité de sa situation politico-sécuritaire interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, on observe des projets et des velléités de contourner la Tunisie par de nouveaux corridors de distribution de gaz et d’hydrogène vert. Même si la faisabilité technique et financière de ces tracés alternatifs reste hautement aléatoire à court terme, leur simple programmation dessine une volonté d’isolement géo-économique de notre pays qu’une démarche stratégique rigoureuse ne peut feindre d’ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en développant une filière nucléaire civile autonome basée sur ses propres phosphates, la Tunisie ne s’offrirait-elle pas un véritable bouclier de souveraineté ? Cette autonomie énergétique absolue n’est-elle pas la condition sine qua non pour sanctuariser le pays face aux velléités hégémoniques régionales, déjouer les stratégies d’isolement infrastructurel et immuniser définitivement notre sécurité nationale contre les secousses politiques de notre voisinage ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le couplage énergie-eau comme réponse au stress hydrique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le réchauffement climatique impose une pression sans précédent sur nos ressources en eau douce, faisant du dessalement de l’eau de mer une obligation vitale pour la survie du pays, bien que cette solution soit extrêmement lourde en consommation électrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un programme nucléaire moderne offre la possibilité technique de concevoir des centrales à cogénération, capables de produire simultanément de l’électricité et de l’énergie thermique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en couplant directement la centrale nucléaire à des unités de dessalement de l’eau de mer, la Tunisie ne ferait-elle pas d’une pierre deux coups ? Ce programme ne permettrait-il pas de sécuriser l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et des régions agricoles du pays à un coût de production stable, décarboné et totalement déconnecté des fluctuations des énergies fossiles ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un saut industriel inédit pour une ambition technologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, notre industrie des phosphates exporte une part importante de sa production sous forme de produits à faible ou moyenne valeur ajoutée (minerai brut, engrais classiques).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intégration d’unités de récupération de l’uranium au sein de nos complexes chimiques modifierait en profondeur l’économie globale du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en transformant le Groupe chimique tunisien (GCT) en un producteur de métaux stratégiques de haute technologie, la Tunisie ne donnerait elle pas une impulsion décisive à la modernisation de son industrie minière, tout en générant des coproduits à très forte valeur ajoutée capables de financer la restructuration du bassin minier de Gafsa ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement d’une filière atomique civile est un projet de nation qui tire vers le haut l’ensemble du système éducatif, scientifique et industriel d’un pays. C’est un accélérateur de compétences pour la Tunisie. Il s’agit d’un domaine de haute technologie qui exige l’excellence dans la recherche, la métallurgie, la chimie de précision et la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : en mettant en place un tel cap technologique, la Tunisie ne se donnerait-elle pas les moyens de stopper la fuite de ses cerveaux en offrant des carrières d’excellence à ses jeunes ingénieurs, et en élevant le standard de notre tissu industriel national aux normes de sécurité internationales les plus strictes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nucléaire comme socle du renouvelable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par nature, les énergies renouvelables (solaire et éolien) sont intermittentes et nécessitent une énergie de <em>«base»</em> stable pour faire tourner les usines et les stations de dessalement de l’eau, jour et nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question stratégique : plutôt que d’opposer les technologies, la Tunisie ne gagnerait-elle pas à concevoir la formule <em>«Phosphates-Uranium»</em> comme le socle de base stable et décarboné de son réseau, qui permettrait d’intégrer et de sécuriser un déploiement massif et serein du solaire, de l’éolien et de sa propre filière hydrogène dans tout le pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extraction de l’uranium des phosphates et son utilisation nucléaire ne sont pas un saut dans l’inconnu pour la Tunisie, mais une trajectoire d’émancipation énergétique et hydrique éprouvée par d’autres nations émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise industrielle qui frappe actuellement l’Europe nous rappelle brutalement que l’absence de base énergétique souveraine brise les plus grandes puissances économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question centrale pour les décideurs est de déterminer si la Tunisie doit inscrire sa planification énergétique dans le temps long — celui des grands projets de sécurité nationale — afin de bâtir une infrastructure résiliente face aux crises géopolitiques régionales et d’asseoir sa stabilité future sur sa propre double richesse : ses phosphates et son accès à la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KON0725AmU"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/">Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce que le choix énergétique allemand dit à la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/02/ce-que-le-choix-energetique-allemand-dit-a-la-tunisie/embed/#?secret=08gThVTd3k#?secret=KON0725AmU" data-secret="KON0725AmU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wEd5iBA1Tm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/">Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour réduire son déficit énergétique, la Tunisie doit s’orienter vers le nucléaire » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/27/pour-reduire-son-deficit-energetique-la-tunisie-doit-sorienter-vers-le-nucleaire/embed/#?secret=3DXZwPtQ0B#?secret=wEd5iBA1Tm" data-secret="wEd5iBA1Tm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/03/lenergie-nucleaire-une-solution-souveraine-pour-la-tunisie/">L’énergie nucléaire | Une solution souveraine pour la Tunisie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 10:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Groenland et ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand  Trump.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/">Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le vaste territoire du Grand Nord avec ses énormes réserves de terres rares riches en uranium, fer, or, nickel, pétrole et gaz fait saliver le très gourmand président américain Donald Trump dont la boulimie semble ne connaître aucune limite ces derniers temps. Ses visées sur le Groenland ne datent pas d’hier mais cette fois-ci, il est déterminé à ne pas lâcher le morceau surtout que le Danemark, propriétaire du territoire, est faible face à l’appétit d’ogre de l’Oncle Sam. Quant à la population autochtone qui ne veut ni des Danois ni des Américains mais souhaite une indépendance totale, elle n’a pas droit au chapitre. La prédation trumpienne a donc toutes ces chances d’aboutir.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18219245"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à la récente intervention militaire de l’administration du président américain Donald Trump au Venezuela, les ambitions de Washington d’annexer le Groenland ne relèvent plus de la simple <em>«fantaisie politique»</em>, comme l’ont qualifiées il n’y a pas si longtemps les autorités danoises mais sont devenues une réalité débattue dans les capitales européennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une analyse publiée par <a href="https://www.thetimes.com/world/europe/article/us-greeland-takeover-four-options-examined-qh8rstkhz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Times</a>, Oliver Moody a présenté quatre options possibles pour que Washington étende son contrôle sur cette île bénéficiant d’un statut d’autonomie mais faisant partie du Royaume du Danemark. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le journal britannique, les récentes déclarations de Trump concernant la nécessité absolue de mettre la main sur le Groenland pour des raisons de sécurité nationale ne sont plus considérées comme de simples chimères politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président américain, qui évoque la possibilité d’annexer l’île depuis 2019, a réaffirmé, après les récents événements, que les États-Unis <em>«l’obtiendront d’une manière ou d’une autre»</em>, compte tenu de ce qu’il décrit comme la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce changement de ton s’accompagne d’une position plus intransigeante au sein de l’administration américaine. Stephen Miller, conseiller à la sécurité intérieure et chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche chargé des politiques, a remis en question la souveraineté du Danemark sur le territoire, affirmant que personne n’entrera en guerre contre les États-Unis pour l’avenir du Groenland.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le <em>Times</em> a présenté quatre scénarios principaux d’évolution de la crise…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Premier scénario : invasion militaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les États-Unis soient militairement capables d’occuper cette île peu peuplée avec une résistance minimale, cette option comporte des risques importants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les analystes, l’occupation du territoire d’un État membre de l’Otan pourrait sonner le glas de l’alliance et inciter la Russie et la Chine à prendre des mesures d’escalade dans l’Arctique, compromettant ainsi la sécurité des États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Second scénario : coercition et pressions économiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce scénario est jugé le plus probable par le journal car Trump dispose d’un important levier d’influence, principalement financier. Bien que le Danemark rejette l’idée de <em>«vendre»</em> le Groenland, les habitants de l’île pourraient être tentés par les promesses américaines d’investissements de plusieurs milliards de dollars dans leur économie dépendante jusque-là de la pêche et de l’aide danoise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington a déjà lancé une campagne pour gagner les faveurs de la population en ouvrant un consulat dans la capitale Nuuk et en fournissant une aide à l’éducation et au développement, ce qui converge avec les accusations selon lesquelles la Maison-Blanche tenterait d’attiser des sentiments séparatistes au sein de la société insulaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Troisième scénario : libre association</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des informations indiquent que l’option de signer un <em>«accord de libre association»</em> avec le Groenland est à l’étude à Washington, similaire aux accords conclus avec les Palaos, la Micronésie et les Îles Marshall dans le Pacifique occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux termes d’un tel accord, le Groenland obtiendrait une indépendance nominale vis-à-vis du Danemark en échange du contrôle total de son territoire par l’armée américaine et d’importants privilèges commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Times</em> cite Elizabeth Buchanan, experte en géopolitique polaire, dans son livre intitulé ‘<em>‘Voudriez-vous posséder le Groenland ?’’</em>, qui affirme que cette option pourrait séduire les dirigeants locaux en quête d’indépendance mais qu’à son avis, elle nécessite l’approbation du parlement danois, ce que Copenhague tente d’éviter à tout prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatrième scénario : jouer sur les deux tableaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce jeu complexe, le Danemark pourrait parvenir à conserver une souveraineté nominale en échange d’un renforcement de la présence militaire américaine et de la conclusion d’accords commerciaux pour l’exploitation des abondantes ressources minérales rares et stratégiques de l’île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Buchanan, la mentalité pragmatique de Trump le pousse à exiger une <em>«acquisition totale»</em> comme point de départ des négociations, obtenant ainsi ce qu’il souhaite, même si cela ne correspond pas à ses ambitions initiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La réalité sur le terrain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Buchanan, le premier élément à prendre en compte pour comprendre la situation est que la logique américaine repose sur des facteurs géographiques et sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La capitale, Nuuk, est plus proche de la côte est des États-Unis que du Danemark et l’île constitue un emplacement idéal pour le déploiement de systèmes d’alerte avancée antimissile et une plateforme potentielle pour des installations nucléaires de <em>«seconde frappe»</em> en cas de futur conflit nucléaire avec la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second élément est la faiblesse du Danemark&nbsp;: ni l’Otan ni l’Union européenne ne devraient mobiliser un soutien militaire concret pour Copenhague si Washington décide d’imposer un fait accompli par la force, compte tenu des répercussions qui pourraient pratiquement signifier la fin de l’Otan sous sa forme actuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième élément essentiel pour comprendre la situation sur le terrain est que, selon Buchanan, l’objectif principal du peuple groenlandais est l’indépendance totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après des sondages cités par le <em>Times</em>, 85% des Groenlandais s’opposent à une adhésion directe aux États-Unis. Cependant, leurs opinions sur les ambitions de Trump sont partagées : 43% y voient une opportunité économique, tandis que 45% les perçoivent comme une menace.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Buchanan estime, comme le rapporte le <em>Times</em>, que l’issue des négociations dépendra de la capacité des dirigeants groenlandais à tirer profit de la situation, en exploitant l’intérêt de Trump pour l’île afin de faire pression sur Copenhague et de la retourner contre Washington, dans le but d’obtenir des concessions plus importantes qui ouvriraient la voie à l’indépendance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6yYu6NenbL"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/laventurisme-de-trump-plonge-le-venezuela-dans-lincertitude/">L’aventurisme de Trump plonge le Venezuela dans l’incertitude</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’aventurisme de Trump plonge le Venezuela dans l’incertitude » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/05/laventurisme-de-trump-plonge-le-venezuela-dans-lincertitude/embed/#?secret=pxVFtW9tYi#?secret=6yYu6NenbL" data-secret="6yYu6NenbL" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/comment-trump-va-t-il-avaler-le-groenland/">Comment Trump va-t-il avaler le Groenland ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La France : en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 10:08:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La seule réalité que connaîtra la France sera celle de l’entrée inexorable de son économie dans une profonde récession.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/">La France : en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Même si l’industrie du secteur des technologies avancées se développe de manière remarquable en Europe et notamment en France, son poids financier dans le PIB de l’UE et de la France reste relativement modeste par rapport à celui de l’industrie «traditionnelle» qui, elle, est en train de se désagréger.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oleg Nesterenko *</strong><strong></strong></p>



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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg" alt="" class="wp-image-12235765" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/03/Oleg-Nesterenko-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Certains économistes préconisent que la fuite du secteur énergivore de l’industrie hors Union européenne (UE) n’est pas aussi grave qu’il paraît car, en ce qui concerne la part de l’industrie du secteur des technologies avancées, telles que&nbsp;technologies quantiques, de navigation, des biotechnologies et de la robotique,&nbsp;la position de l’UE et de la France est assez saine. Notamment, en 2022, 194 entreprises dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA)&nbsp;ont été créés dans l’UE contre 160 en Chine et la part du secteur des technologies avancées de l’UE représente dans les 20% du volume mondial&nbsp;: 22% dans les technologies quantiques, 20% dans la navigation, 18% dans les biotechnologies et 18% dans la robotique (données 2022).</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’ils ont, d’une part, tout à fait raison de souligner le développement accru&nbsp;du secteur en question dans les pays de l’UE, ils négligent, toutefois, le facteur du poids financier actuel de ce dernier vis-à-vis de l’apport dans le PIB de l’UE et de la France en particulier. Et ce dernier reste relativement modeste par rapport à celui de l’industrie <em>«traditionnelle»</em> qui est en train de se désagréger sur le sol européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part,&nbsp;il n’est pas à négliger que le développement du secteur des&nbsp;technologies avancées en France et en Europe, en général, se heurtera davantage dans un avenir très proche non seulement&nbsp;à la très importante concurrence américaine et chinoise déjà omniprésente, mais également à la forte croissance exponentielle de cette dernière en Chine qui affiche un grand dynamisme dans le domaine. Notamment, concernant les dépôts de brevets, tous secteurs confondus, en 2023 l’EU accuse une croissance de 2,9% contre 8,8% en Chine pour la même période (source&nbsp;: l’OEB).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le facteur de développement des hautes technologies à lui seul n’est guère salutaire&nbsp;: l’Allemagne qui a déposé en 2023 incomparablement plus de brevets que la France – 24 966 contre 10 814 – est un pays dont le marché est également en train d’entrer à grand pas dans une récession économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La force toute particulière de la France dans le domaine des technologies avancées se situe dans le secteur des transports et de l’aéronautique, et, comme indiqué auparavant, c’est bien la production du matériel de transport qui s’est littéralement effondrée dans l’Hexagone – et ceci malgré la continuation de l’innovation suivie par un important dépôt de brevets dans le domaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déficit commercial et les énergies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le déficit commercial français, ce dernier se maintient dans des sommets peu enviables : 85,9 milliards d’euros pour la période de mai 2023 à mai 2024, dont 8 milliards d’euros pour le seul mois de mai dernier (source&nbsp;: Insee).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, le camp politique de Macron peut se vanter de n’avoir creusé que 85,9Mld de déficit contre le record absolu de 162Mld d’euros qu’il a réalisé en 2022 (source&nbsp;: Douanes Françaises), mais il n’y a pas de quoi se réjouir : le très grave déséquilibre du commerce extérieur ne va que s’accentuer car, à ce jour et dans les horizons du visible, il n’y a strictement aucun indice politico-économique sérieux permettant de supposer le contraire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne date pas d’hier, puisque depuis l’année 2006, la balance commerciale française est dans le rouge chaque année consécutive sans exception et le déficit cumulé des dix-huit dernières années a déjà dépassé les 650Mld d’euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les principales raisons structurelles de ce grave déficit sont un important déséquilibre du solde des échanges des biens manufacturés, dont la compétitivité française est plombée par le très haut niveau des prix de l’énergie faisant exploser les coûts de production; la forte dépendance française aux énergies fossiles importées et, surtout, l’incapacité déconcertante du président Emmanuel Macron et des responsables de son appareil exécutif à mener une politique économique nationale et, surtout, une politique étrangère qui ne serait pas profondément irresponsable vis-à-vis des intérêts stratégiques de la France qui exigent l’atténuation des retombées désastreuses sur l’économie française par le maintien de relations politico-diplomatiques saines avec des pays-fournisseurs de l’énergie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne les capacités de la production nationale d’électricité, les inquiétudes des Français à la suite de la privation de la France de sa première source d’uranium qui est le Niger ont été atténuées par la communication d’informations sur les stocks français d’uranium qui semblent être suffisants pour faire fonctionner les centrales électriques de l’Hexagone durant les 32-40 ans années à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Texte n° 222 déposé au Sénat, le 19 décembre 2023, dévoile : «<em>Si la France ne dispose pas directement d’uranium naturel sur son territoire, les opérations d’enrichissement ont, elles, lieu en France. Aujourd’hui, pour faire fonctionner nos 56 réacteurs nucléaires, EDF a besoin de 8 à 10 000 tonnes d’uranium naturel chaque année. Fin 2021, le stock d’uranium appauvri entreposé sur notre territoire national était de 324 000 tonnes</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’apaisement des Français à ce sujet est bien hâtif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce même texte stipule : «<em>…en conservant ce rythme actuel&nbsp;</em>[de l’accroissement des réserves de l’uranium],&nbsp;<em>il devrait avoisiner 550 000 tonnes en 2050</em>». Ce qui laisse sous-entendre, à juste titre, l’importance stratégique de la continuation de l’accumulation des stocks. Pourtant, les indications des rythmes de l’accumulation des réserves de l’uranium indiqués dans ce texte du Senat sont aujourd’hui totalement coupées de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non seulement ils ne sont plus réalisables, mais la probabilité est forte que les réserves stratégiques <em>«intouchables»</em> dont la France dispose commenceront à être consommées sous peu, faute de volumes d’importations suffisantes, et cela sera le signe du début du désastre énergétique à venir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant d’avoir retiré ce début juillet 2024 le permis d’exploitation d’un important gisement d’uranium à Madaouéla (Nord du Niger) au groupe canadien GoviEx, le 19 juin, le gouvernement nigérien a retiré le permis d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren au groupe français Orano (ex-Areva). Imouraren qui est classé comme l’un des plus grands gisements d’uranium au monde, avec des réserves estimées à 200 000 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique étrangère du gouvernement de Macron a fait perdre à la France son premier fournisseur d’uranium qui est le Niger. Et ceci d’une manière irrévocable : les puissances étrangères que la France a ouvertement inscrit sur la liste de ses ennemis feront et sont déjà en train de faire le nécessaire pour assurer cette irrévocabilité. La perte par la France de l’accès à ces gigantesques réserves de combustible pour ses centrales électriques est un échec stratégique qui réduit considérablement les alternatives d’approvisionnement et met Paris en position de dépendance accrue vis-à-vis d’autres fournisseurs actuels et potentiels restants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parlant du second fournisseur d’uranium pour la France – le Kazakhstan – qui, après la perte du Niger, devient, de facto, le tout premier fournisseur, les autorités françaises n’oublient pas de mentionner que l’exploitation et l’importation depuis ce pays de l’Asie centrale se déroulent via l’entreprise locale Katco qui assure 7% de la production mondiale d’uranium et dont le français Orano détient 51% du capital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, ce que l’Elysée <em>«oublie»</em> de communiquer à ses citoyens, c’est que les 49% restants du capital de Katco sont détenus par l’entreprise Kazatomprom, laquelle, à son tour, appartient à 50% à l’entreprise Tsentr Obogosheniya Urana dont la Fédération de Russie est le copropriétaire. On ne peut que féliciter la présidence française d’être victime de tels trous de mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">IDE : les illusions et la réalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la France, dont les flux nets des investissements directs étrangers (IDE) ont atteint 72,7 milliards d’euros en 2022 et 39,1 milliards en 2023, reste depuis plusieurs années consécutives bien en tête des IDE sur le sol européen – ce résultat positif est à nuancer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les stocks d’investissements étrangers en France se concentrent à près de 70% sur trois secteurs : 35% pour l’industrie (à fin 2023), 14% pour les finances-assurance et 19% pour l’immobilier (source : Banque de France).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les investissements étrangers assez impressionnants, il est important de ne pas négliger les facteurs qui s’y attachent et qui sont d’une importance stratégique. Notamment, les IDE qui ont lieu en France visent non pas la création de nouveaux emplois, de nouveaux projets de développement et de nouveaux sites, mais principalement l’extension des sites déjà existants. En 2021, les projets visant la création de nouveaux sites ne représentaient que 31%, contre 69% pour des sites déjà existants. Le nombre moyen d’emplois créés par projet étaient de 38.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps et à titre de comparaison, ces proportions sont tout à fait différentes dans d’autres pays européens et ceci en grande défaveur de la France. Notamment, selon les dernières données disponibles (année 2021), en Allemagne, les projets visant la création de nouveaux sites représentaient 81%, contre 19% pour des sites déjà existants. Le nombre moyen d’emplois créés en Allemagne par projet était de 45. Au Royaume-Uni, les projets visant la création de nouveaux sites représentaient 77%, contre 23% pour des sites déjà existants. Le nombre moyen d’emplois créés en Grande Bretagne par projet était de 68 (source : EY).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, les résultats de l’attraction des IDE dans l’économie française qui sont présentés par l’actuel pouvoir en tant que succès de sa politique sont bien à nuancer : la monnaie étrangère investie en France génère de 30 à 50% d’emplois en moins qu’en Allemagne ou en Grande-Bretagne, ce qui reflète nettement la réalité désastreuse de la politique française d’emploi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défaillances d’entreprises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de secret pour personne que dans la période du 06/2023 au 06/2024, la quasi-intégralité des pays de l’UE ont enregistré un nombre de défaillances d’entreprises supérieur à celui d’avant la pandémie du Covid.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France ne fait non seulement pas l’exception dans la tendance généralisée dans l’espace européen, mais en % détient même le <em>«leadership»</em> vis-à-vis de l’Allemagne et du Benelux au niveau des défaillances d’entreprises et ceci depuis le début de 2023.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entreprises, les coûts dus à plusieurs éléments clés tels que le refinancement, les salaires et l’énergie sont nettement plus élevés qu’avant la période Covid – ce qui n’est guère le cas de la demande. Le grand manque de confiance des ménages dans l’avenir les fait privilégier l’épargne à la consommation, ce qui déclenche un cercle vicieux, dont la formule est simple : la baisse de la consommation augmente les faillites d’entreprises qui détruisent l’emploi et, de facto, baissent d’avantage la demande des ménages – ce qui, à son tour, impacte directement la croissance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non seulement la France enregistre 60 210 entreprises de toutes tailles confondues qui sont entrées en procédure de défaillances ou de cessation de paiement sur un an (données de la Banque de France, fin mai 2024), ce chiffre inclue les 5 161 entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grosses PME – ce qui est supérieur même à celui du triste record de 4 825 défaillances qui ont été comptabilisées en septembre 2009, après la crise financière que le monde a connue. Les secteurs-clés, tels que l’industrie, l’information/communication et le transport sont grandement impactés et la tendance les concernant ne fait que s’aggraver.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Post-scriptum</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux Etats-Unis qui ont pu, jusqu’à présent, maintenir leur économie à un niveau tout à fait confortable via le déclenchement dans le monde de guerres de répression des menaces à leur hégémonie assurée par le statut de l’outil principal opérationnel qui est le dollar américain, en couvrant grossièrement les invasions par des slogans sur l’apport de la lumière de la démocratie dans des ténèbres dictatoriaux et en tuant au passage des millions de personnes dans ledit processus de <em>«démocratisation»</em> – la France n’est guère ni en position, ni en capacité d’appliquer ce&nbsp;<em>modus operandi</em>, même si ce dernier est considéré comme le plus efficace pour obtenir gain de cause avec l’engagement de la moindre contrepartie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éléments énumérés dans ce dossier d’une manière non exhaustive et ne comprenant pas toute une série d’autres problèmes structurels graves de l’économie française, tels que le niveau des impôts et taxes le plus élevé au monde, le système fiscal le plus complexe au monde, la dette publique exorbitante qui connait la plus grande croissance au sein de l’UE et atteint 3 200 Mld €, le gigantesque déficit public qui se creuse davantage chaque année et atteint la hauteur de 154Mld € pour la seule année de 2023 après 124,9Mld € pour l’année de 2022 – ce sont de désastreuses conséquences structurelles produites par la politique nationale et étrangère néfaste menée par la gouvernance française et nécessitant un changement radical de son vecteur dans les plus brefs délais. Le cas échéant, la seule réalité que connaîtra la France sera celle de l’entrée inexorable de son économie dans une profonde récession.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien professeur auprès des masters des grandes écoles de commerce de Paris),</em> président du <a href="http://www.c-cie.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CCIE</a>. </p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-1-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La France : en marche vers la récession (1-2).</a> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/11/la-france-en-marche-vers-la-recession-2-2-les-technologies-avancees-seront-elles-salutaires/">La France : en marche vers la récession (2-2) : Les technologies avancées seront-elles salutaires ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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