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	<title>Archives des URSS - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des URSS - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>‘‘Kolkhoze’’ d’Emmanuel Carrère &#124; Une fresque intime et historique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 08:20:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Académie française]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Carrère]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Carrère d’Encausse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Kolkhoze’’ d'Emmanuel Carrère est un roman vrai mêlant souffle romanesque et regard aigu sur une histoire familiale russo-française. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chaque rentrée littéraire en France a ses promesses. Rarement un livre s’impose avant même sa sortie comme un événement incontournable. Avec ‘‘Kolkhoze’’ (Éditions P.O.L, Paris, 28 août 2025), Emmanuel Carrère signe un roman vrai mêlant souffle romanesque et regard aigu sur l’histoire familiale et européenne. Les revues littéraires, magazines culturels et rubriques spécialisées l’ont placé en tête de leurs sélections, en faisant l’un des ouvrages les plus attendus.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-17355480"></span>



<p>Le récit s’ouvre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, issue d’une famille brisée : une mère aristocrate germano-russe ruinée et un père géorgien bipolaire, disparu et sans doute fusillé à la Libération. En l’épousant, il choisit un chemin inattendu, loin de la trajectoire confortable que lui offrait sa bourgeoisie. Mais il ignore l’ampleur des épreuves et des destins exceptionnels qui marqueront soixante-et-onze ans de mariage avec Hélène Zourabichvili, future Carrère d’Encausse, la célèbre historienne française spécialiste de la Russie bolchévique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fresque familiale et historique</h2>



<p>Hélène devient spécialiste reconnue de la Russie, fréquente le Kremlin et ses dirigeants, et devient secrétaire perpétuelle de l’Académie française. Sa vie, dense et prestigieuse, devient le fil conducteur d’une fresque familiale et historique, retraçant quatre générations et plus d’un siècle d’histoire russe et française. Les archives de son père, passionné de généalogie, permettent à Carrère de relier la révolution bolchévique, l’exil des Russes blancs, deux guerres mondiales, l’effondrement de l’URSS et la Russie contemporaine jusqu’à la guerre en Ukraine à des expériences personnelles et familiales.</p>



<p>La puissance de <em>‘‘Kolkhoze’’</em> tient à sa narration : Carrère transforme la réalité en roman, oscillant entre anecdotes, secrets de famille, rebondissements et grands événements historiques. Le texte mêle avec naturel la vie intime et la grande Histoire, donnant à chaque lecteur le sentiment de participer à une saga familiale universelle. L’émotion est omniprésente, mais jamais pathétique ; le roman médite sur la filiation, la mémoire et la disparition des siens. L’aveu final de l’auteur — <em>«Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi… je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père»</em> — en témoigne avec intensité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Destin exceptionnel et épreuves ordinaires</h2>



<p><em>‘‘Kolkhoze’’</em> est également un roman sur la mémoire et l’Histoire, où chaque épisode familial dialogue avec les bouleversements du monde. Carrère rend accessibles des faits historiques complexes tout en les inscrivant dans l’intime et l’émotion. La lecture de ce roman offre à la fois un voyage dans l’Histoire et un miroir de l’expérience humaine, entre grandeur et fragilité, destin exceptionnel et épreuves ordinaires.</p>



<p>Pour cette rentrée 2025, <em>‘‘Kolkhoze’’</em> se distingue comme un texte majeur confirmant Emmanuel Carrère comme un écrivain capable de conjuguer récit intime, mémoire familiale et fresque historique, avec un talent de narration rare. Ce roman captivant et profondément émouvant restera, à coup sûr, l’un des ouvrages marquants de l’année.</p>
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		<item>
		<title>Conflit russo-ukrainien &#124; Genèse et enjeux politiques et géostratégiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Jul 2025 09:01:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
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		<category><![CDATA[Pacte de Varsovie]]></category>
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		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Union soviétique]]></category>
		<category><![CDATA[URSS]]></category>
		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Volodymyr Zelenski]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous désirez connaître les raisons cachées de la genèse du conflit russo-ukrainien, cet article pourrait vous y aider.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/18/conflit-russo-ukrainien-genese-et-enjeux-politiques-et-geostrategiques/">Conflit russo-ukrainien | Genèse et enjeux politiques et géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si vous désirez connaître les raisons cachées de la genèse du conflit russo-ukrainien, cet article tiré de l’histoire de la Russie et des pays membres du Pacte de Varsovie – un traité&nbsp;d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle, conclu le 14 mai 1955 et dissous en juillet 1991 – pourrait vous y aider.</em></strong></p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-17055298"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure></div>


<p>Durant les 36 ans de coopération&nbsp;et d’assistance, l’URSS a&nbsp;certes dominé les pays de l’alliance, mais elle les a également aidés à reconstruire les infrastructures détruites lors de la deuxième&nbsp;guerre mondiale, ce qui a nécessité un investissement colossal pour remettre sur pieds toutes les économies&nbsp;des pays du pacte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>A en croire la rhétorique des médias occidentaux, le conflit russo-ukrainien a commencé lorsque l’armée russe a envahi l’Ukraine le 24 février 2022. Le seul objectif de Poutine, d’après eux, est d’annexer ce pays. Et aujourd’hui, on parle d’une menace russe d’annexion des pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), en plus de la Pologne et de la Finlande. Une fois ces pays annexés, Poutine ferait la guerre à toute l’Europe, répète-t-on aussi.</p>



<p>Cette rhétorique cherche, en réalité, à impliquer l’Otan dans le conflit russo-ukrainien afin de déstabiliser et affaiblir la Russie pour la partager ensuite en trois grands territoires&nbsp;: la partie de la Russie occidentale passera sous la souveraineté de l’Union européenne; les deux autres, qui se trouvent en Asie, passeront sous contrôle&nbsp;des Américains.</p>



<p>L’Occident cherche à cacher ce qui a été rapporté par Zbigniew Brzezinski dans son livre ‘‘<em>Le grand échiquier’’</em> paru en 1997. Ce politologue américain d’origine polonaise était conseiller à la sécurité nationale du président des Etats-Unis Jimmy Carter. Brzezinski a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant une tendance plus agressive vis-à-vis de l’URSS. Il est resté jusqu’à sa mort un russophobe farouche, et son origine polonaise y était sans doute pour beaucoup.</p>



<p>Dans son livre, Brzezinski écrivait : <em>«Si les Etats-Unis veulent dominer le monde, ils doivent dépiécer  la Russie en trois parties pour l’affaiblir et s’emparer de ses richesses naturelles (énergies, métaux. métaux rares, etc.) et ensuite neutraliser la Chine».</em>  </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’extension de l’Otan vers l’Est&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Au moment de la chute du mur de Berlin en 1989, James Baker a été chargé par le président américain Georges Bush de réorganiser l’Europe autour d’un noyau dur qu’est la réunification des deux Allemagne et l’extension de l’Otan vers l’Est de l’Europe</p>



<p>La réunification fut actée&nbsp;en un temps record. Le traité y afférent fut signé à&nbsp;Moscou le 12 septembre 1990 mettant fin à la&nbsp;question qui empoisonnait les relations internationales depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Chacun des partenaires a essayé de tirer avantage de la nouvelle situation. L’Allemagne a retrouvé&nbsp;son unité, et les Russes ont reçu la promesse que l’Otan ne s’étendra pas jusqu’à ses&nbsp;frontières, la déclaration&nbsp;de Baker selon laquelle&nbsp;l’Otan ne s’étendra pas vers l’Est ayant été&nbsp;prise au mot par Moscou.</p>



<p>Du point de vue des Russes, lequel doit être également entendu, cette promesse non tenue est à l’origine des tensions actuelles à l’est de l’Europe, dont celle qui a surgi récemment en Ukraine. Les Américains ont en effet permis à l’Otan d’intégrer de nouveaux membres parmi les pays qui faisaient partie du Pacte de Varsovie. De cette expansion, Gorbatchev dira plus tard que la promesse non tenue était une provocation et une violation de l’esprit des assurances faites en 1990.</p>



<p>C’est ce qui reviendra, des années&nbsp;après, comme un leitmotiv dans la bouche de Poutine qui ne cesse d’affirmer que <em>«l’Occident a triché&nbsp;et nous a trompés de manière abjecte».</em>&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Q6ofJBMhaA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/les-raisons-historiques-du-conflit-russo-ukrainien/">Les raisons historiques du conflit russo-ukrainien</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les raisons historiques du conflit russo-ukrainien » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/15/les-raisons-historiques-du-conflit-russo-ukrainien/embed/#?secret=6WijtV9olm#?secret=Q6ofJBMhaA" data-secret="Q6ofJBMhaA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’échec des accords Minsk I et Minsk II</h2>



<p>Le protocole de Minsk, puis les accords de Minsk I et II, ont été adoptés par la Russie et l’Ukraine pour mettre fin à la guerre dans le Donbass qui a fait plus de 14 000 morts depuis 2014. Pourtant, selon certains experts, ces deux textes étaient voués à l’échec dès leur signature, le 5 septembre 2014 (Minsk I) et le 12 février 2015 (Minsk II).  </p>



<p>La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Mitterrand avoueront eux-mêmes avoir dupé Poutine en donnant à l’Ukraine le temps de s’armer!</p>



<p>C’est en tout cas ce qu’a affirmé sans ciller l’ancienne chancelière allemande en 2022.<em>«L’accord de Minsk de 2014 était une tentative de donner du temps à l’Ukraine. Elle en a également profité pour devenir plus forte, comme vous pouvez le voir aujourd’hui»</em>, a-t-elle déclaré à l’hebdomadaire<em>&nbsp;Die Zeit, </em>le 7 décembre 2022<em>.&nbsp;</em></p>



<p><em>«Il était clair pour nous tous que le conflit était dans une impasse, que le problème n’avait pas été résolu, mais c’est précisément ce qui a donné un temps précieux à l’Ukraine»</em>, a insisté la chancelière allemande.</p>



<p>L’accord de Minsk, que Merkel avait signé, en septembre 2014, avec le président français de l’époque, François Hollande, le président ukrainien Petro Porochenko et le président russe Vladimir Poutine est aujourd’hui dépeint comme un effort de paix que le président russe aurait désavoué. Ce point de vue est pour le moins inexact et orienté.</p>



<p>Par ses déclarations, Merkel a confirmé que l’Otan voulait la guerre dès le début, mais qu’elle avait besoin de temps pour s’y préparer militairement.</p>



<p>Depuis la dissolution de l’Union soviétique en 1991, les États-Unis poursuivent l’objectif de rester la <em>«seule puissance mondiale»</em>. À cette fin, Washington a mené de nombreuses guerres et a étendu l’Otan à l&rsquo;Europe de l’Est. Aujourd’hui, ils veulent également intégrer l’Ukraine, la Géorgie et d’autres anciennes républiques soviétiques dans l’Otan et soumettre la Russie afin de piller ses ressources et d’isoler la Chine.</p>



<p>Deux mois à peine après l’entrée en fonction du troisième gouvernement de Merkel, les États-Unis et l’Allemagne ont organisé un coup d’État en Ukraine en février 2014, qui a fait appel à des milices pour aider un régime pro-Otan à prendre le pouvoir. Washington et Berlin ont toutefois eu un problème. Le rôle dominant joué dans le nouveau régime par les nationalistes de droite, admirateurs du collaborateur des Nazis, Stepan Bandera, et les milices fascistes, a divisé le pays, en particulier dans l’Est, majoritairement russophone, où la perspective d’être dirigé par des ultranationalistes ukrainiens était accueillie avec horreur.</p>



<p>La Russie, craignant pour sa base de la flotte de la mer Noire à Sébastopol, a annexé la Crimée. Les séparatistes soutenus par la Russie ont proclamé des républiques indépendantes à Donetsk et à Lougansk, dans l’est de l’Ukraine. Les nouveaux dirigeants de Kiev n’ont pas été en mesure d’empêcher cela. L’armée ukrainienne s’est effondrée. Les soldats peu enclins à se sacrifier pour le nouveau régime avaient déserté en masse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kiev cherchait à gagner du temps pour s&rsquo;armer </h2>



<p>Presque rien des accords de Minsk n’a été mis en œuvre par l’Occident. En particulier, la partie ukrainienne a boycotté tous les accords. Elle ne voulait pas d’un règlement négocié. Faute de soldats prêts à se battre, le président nouvellement installé Petro Porochenko a mobilisé le bataillon Azov et d’autres milices, que l’oligarque milliardaire a en partie financées lui-même. Ces milices ont été intégrées aux forces armées et envoyées dans les régions séparatistes pour terroriser la population locale et alimenter le conflit.</p>



<p>Le régime de Kiev – que ce soit sous la direction de Porochenko ou de son successeur Volodymyr Zelensky – et ses bailleurs de fonds à Berlin et Washington n’ont jamais voulu une solution pacifique. Ce qui les intéressait c&rsquo;était de gagner du temps pour préparer la guerre, même si cela avait des conséquences désastreuses pour la population des zones touchées.</p>



<p>Du point de vue de Kiev, la construction de la paix <em>«ne sera possible qu’une fois les territoires libérés, c’est-à-dire une fois qu’ils seront à nouveau entièrement sous contrôle ukrainien»</em>. Position que conforte cet aveu de François Hollande en 2022 : <em>«Les accords de Minsk ont permis à l’Ukraine de renforcer ses capacités militaires».</em></p>



<p>Le répit, l’Occident et Kiev semblent l&rsquo;avoir mis à profit : depuis 2014, l’Ukraine a renforcé ses capacités militaires. Et l’armée ukrainienne est complètement différente de celle de 2014. Elle est mieux entraînée et mieux équipée. C’est le mérite des accords de Minsk d’avoir donné à l’armée ukrainienne cette opportunité.</p>



<p>Ces accords auraient aussi empêché la zone contrôlée par les séparatistes de s’étendre. À&nbsp;l’hiver 2015, ces derniers étaient aux portes de Marioupol et venaient de remporter deux batailles décisives, reprenant l’aéroport de Donetsk et&nbsp;la ville&nbsp;de Debaltsevo.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La confiance perdue entre Moscou et l’Occident </h2>



<p>Regrettant les divisions au sein de l’Union européenne (UE) et l’ambiguïté de l’Allemagne, «<em>refusant de mettre en question le pipeline Nord Stream 2</em>», François Hollande a rapporté  qu’il était partisan de sanctions maximales, rappelant qu’il avait lui-même annulé la vente de navires Mistral à la Russie en 2014.</p>



<p>Étrangement, Hollande, qui&nbsp;estime qu’une solution pérenne est nécessaire pour la paix en Ukraine, a achevé son propos en affirmant que «<em>les accords de Minsk peuvent être ressuscités pour établir un cadre légal déjà accepté par toutes les parties</em>».&nbsp;</p>



<p>L’aveu de Merkel a pourtant déjà suscité une vive réaction du président Poutine&nbsp;:&nbsp;«<em>La confiance est presque inexistante, mais après de telles déclarations, une question de confiance se pose : comment négocier, sur quoi, et s’il est possible de négocier avec quelqu’un, quelles sont les garanties?</em>»,&nbsp;s’est-il interrogé.</p>



<p>«<em>J’espérais encore que les autres parties prenantes à ce processus étaient sincères avec nous. Il s’avère qu’ils nous trompaient aussi. Il s’agissait uniquement de renforcer l’Ukraine avec des armes, en la préparant aux hostilités</em>», a ajouté Poutine. Au vu de ces nouveaux éléments, Moscou aurait «<em>peut-être</em>» dû lancer son opération militaire en Ukraine plus tôt, a-t-il estimé, soulignant que la Russie espérait pour sa part être en mesure de résoudre le conflit dans le Donbass par le biais des Accords de Minsk. </p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accord d’Istanbul aurait pu apporter la paix</h2>



<p>Plusieurs politologues pensent que les négociations d’Istanbul en 2022 ont été une occasion ratée pour arrêter un conflit insensé. Cette chance a été torpillée par le Premier ministre britannique Boris Johnson, dépêché par les Européens. L’expérience des républiques post-soviétiques en matière d’accords de sécurité avec Moscou montre que les pourparlers russo-ukrainiens de 2022 avaient peu de chances d’aboutir.</p>



<p>En conclusion, la genèse&nbsp;du conflit russo-ukrainien sert seulement les intérêts&nbsp;des Américains&nbsp;pour s’emparer des richesses naturelles russes: pétrole, gaz, or, métaux et surtout&nbsp;métaux rares. L’Ukraine n’est qu’un moyen pour parvenir démembrer la Russie et ensuite isoler la Chine</p>



<p>Les allégations selon lesquelles l’objectif de l’intervention de l’armée russe en 2022 est l’annexion de l’Ukraine n’est qu’un mensonge et une rhétorique des médias occidentaux. En effet, la Russie possède 17 millions de km<sup>2</sup> pour une population de 150 millions de personnes, par conséquent Poutine n’est pas dans le besoin d’annexer d’autres terres et encore moins incapable de faire la guerre à toute l’Europe</p>



<p>La Russie cherche à ce que l’on accorde plus de liberté à la minorité russe du Donbass, afin qu’elle puisse avoir accès à la langue et à la culture russes dans les écoles publiques ukrainiennes, ce que refusent d’entendre les ultras nationalistes de Stepan Bandera. Poutine exige aussi la démilitarisation de l’Ukraine et sa non adhésion à l’Otan. </p>



<p>Ceux qui avancent que l’Ukraine est libre d’intégrer l’Otan et d’installer une base militaire occidentale tout près de la frontière russe doivent se rappeler qu’en 1962 une troisième guerre mondiale, nucléaire celle-là, aurait pu être déclenchée entre l’URSS de Nikita Khrouchtchev et les Etats-Unis de John Kennedy, suite à l’installation de missiles russes à Cuba. A cette époque les Américains jugeaient inadmissible l’installation de telles armes non loin de leurs frontières. Pour éviter un conflit armé lourd de conséquences, Khrouchtchev a dû retirer ses missiles de Cuba.</p>



<p>Les puissances mondiales, Etats-Unis, Chine et Russie ne permettront&nbsp;jamais l’installation de bases militaires&nbsp;hostiles à leurs&nbsp;frontières. Demain, si les choses se détériorent entre l’Otan, les Etats-Unis et la Chine, nous aurions certainement un conflit, plus dévastateur, entre la Chine et Taïwan. &nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MqtGJKXOcT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/06/the-russo-ukrainian-war-mourir-pour-black-stone-ou-le-tragique-destin-de-lukraine/">‘‘The Russo Ukrainian war’’ | Mourir pour Black Stone ou le tragique destin de l’Ukraine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The Russo Ukrainian war’’ | Mourir pour Black Stone ou le tragique destin de l’Ukraine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/06/the-russo-ukrainian-war-mourir-pour-black-stone-ou-le-tragique-destin-de-lukraine/embed/#?secret=xfHHzvgc3H#?secret=MqtGJKXOcT" data-secret="MqtGJKXOcT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/18/conflit-russo-ukrainien-genese-et-enjeux-politiques-et-geostrategiques/">Conflit russo-ukrainien | Genèse et enjeux politiques et géostratégiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘La mort des Ceausescu’’ : 22 ans avant la Révolution du Jasmin, un coup d’Etat clé en main</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/la-mort-des-ceausescu-22-ans-avant-la-revolution-du-jasmin-un-coup-detat-cle-en-main/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2025 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ceausescu]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Europe de l’Est]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des éléments de comparaison entre les révolutions de Roumanie en 1989 et de Tunisie en 2011. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/09/la-mort-des-ceausescu-22-ans-avant-la-revolution-du-jasmin-un-coup-detat-cle-en-main/">‘‘La mort des Ceausescu’’ : 22 ans avant la Révolution du Jasmin, un coup d’Etat clé en main</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les éléments de comparaison entre les révolutions de Roumanie en 1989 et de Tunisie en 2011, sont à ce point nombreux et concordants qu’il est difficile de les attribuer à la seule spontanéité des révolutionnaires, et non pas à des coups d’Etat planifiés par des élites soucieuses de muter par instinct de survie pour perpétuer leur pouvoir sous une autre forme avec l’indispensable complicité internationale.</em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia * </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-15445975"></span>



<p>La&nbsp;révolution roumaine&nbsp;occupe une place à part dans la <em>«désoviétisation»</em> de l’Europe de l’Est. Peut-être parce&nbsp;que violente, elle s’est terminée d’une manière tragique par l’exécution filmée d’un vieux président et de son épouse. Peut-être aussi parce qu’elle a donné lieu à une mise en scène médiatique de grande ampleur. Elle est survenue fin décembre 1989 avec l’ouverture du rideau de fer et du mur de Berlin, environ deux mois après, alors que tous les hommes forts du Pacte de Varsovie avaient quitté la scène politique emportés par le vent des réformes qui avec l’avènement de Gorbatchev soufflait en Union Soviétique et balayait l’Est européen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vieux président réfractaire</h2>



<p>Ceausescu, le premier tenant d’un national communisme&nbsp;sous&nbsp;férule soviétique, qui avait assuré à son pays une place à part au point d’obtenir des Américains la clause de la nation la plus favorisée, avait été le dernier stalinien, celui qui s’était opposé d’une manière véhémente aux changements préconisés par Gorbatchev, en les qualifiant à juste titre de suicidaires. Mais sommé de rectifier le tir dès 1987 par son puissant suzerain russe, le Roumain n’en avait pas moins maintenu le cap, celui avant tout de l’indépendance, imposant le remboursement des créanciers internationaux,&nbsp;mais aussi celui de l’économie socialiste traditionnelle,&nbsp;en réalité un capitalisme d’État.</p>



<p>En 1989, la Roumanie apparaissait aux yeux des Américains et des Soviétiques comme un cas réfractaire appelé à disparaître rapidement. Et une campagne médiatique ininterrompue issue de la Radio Free Europe faisait&nbsp;apparaître le peuple roumain comme un martyr victime du népotisme de la famille Ceausescu, et d’un programme délirant de remboursement de la dette amputant les salaires, le réduisant à la faim, au froid, à la maladie, à la misère, et pour les femmes victimes d’une politique nataliste de l’Etat, aux avortements clandestins, bref, du génocide.</p>



<p>A cela s’était&nbsp; surajouté le récit des destructions des villages traditionnels appelés à être remplacés par des cités monolithiques sans âmes, incarnant le socialisme, qu’on avait mis sur la volonté du régime de faire disparaître la minorité hongroise importante dans le pays. Et naturellement, on s’était fait fort d’insister sur l’absence de liberté politique, et sur la répression de toute opinion dissidente.</p>



<p>Il y avait quand même eu des signes avant-coureurs, les émeutes des usines de Brasov de 1987 qui avaient vu les ouvriers des usines pour la première fois manifester contre le régime, ce qui dans une dictature du prolétariat avait été à tout le moins paradoxal.</p>



<p>Naturellement les meneurs avaient été pris et jugés, et les ouvriers avaient été dispersés dans d’autres usines. Mais ce qui donnait lieu aux attaques les plus persistantes était naturellement le culte de la personnalité voué au Conducator, dans la pure tradition stalinienne. Et il est vrai que lors du congrès du Parti communiste un mois avant sa chute, il avait été ovationné 70 fois au cours de son discours. Et qu’y avait-il dit? Qu’il dénonçait le pacte germano-soviétique de&#8230; 1939.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9cR8VeWzVD"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/musaddiq-and-the-struggle-for-power-in-iran-vieux-malade-en-pyjama-heros-malgre-lui/">‘‘Musaddiq and the struggle for power in Iran”: vieux malade, en pyjama, héros malgré lui</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Musaddiq and the struggle for power in Iran”: vieux malade, en pyjama, héros malgré lui » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/27/musaddiq-and-the-struggle-for-power-in-iran-vieux-malade-en-pyjama-heros-malgre-lui/embed/#?secret=Ocv2hC2wf7#?secret=9cR8VeWzVD" data-secret="9cR8VeWzVD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Autrement dit, Ceausescu remettait en question l’annexion de la Moldavie, province roumaine à cette date, par l’URSS, alors que l’Amérique et l’Europe se souciaient&nbsp;avant tout de l’unification allemande et nullement des frontières de l’URSS. Cela suffit aux yeux de beaucoup pour impliquer les services secrets soviétiques dans la crise qui s’annonçait. Et alors que les <em>«massacres»</em> de la ville de Timisoara débutaient&nbsp;avec des manifestations contre le régime à partir du 14 décembre 1989, le président roumain y envoyait les généraux Stanculescu et Chitac&nbsp;mater le soulèvement mais ne s’en rendait pas moins en Iran en visite officielle quelques jours plus tard sans préjuger de la gravité de la situation. Ces généraux seront 20 ans plus tard jugés et condamnés pour avoir fait tirer sur la foule et causé plus de 200 morts.</p>



<p>Mais le général Stanculescu après la mort mystérieuse par balles du ministre de la Défense, le Général Milea, rentrait à Bucarest et lors du dernier meeting du président roumain, quand celui-ci fut conspué par la foule, le convainquait de s’enfuir en hélicoptère avec son épouse pour assurer sa sécurité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mise en scène macabre</h2>



<p>D’abord détenu&nbsp;dans une caserne de l’armée, le couple présidentiel était amené dans une école, jugé par une cour militaire, en présence de&#8230; Stanculescu, celui-là même qui prétendait assurer sa sécurité, et fusillé sans ménagement. Le film du procès était diffusé le jour de Noël, le 25 décembre, par la télévision roumaine sans jamais en montrer les acteurs, hormis les accusés. La présidente y était accusée de s’arroger de faux diplômes&nbsp;universitaires. La plaidoirie de l’avocat de la défense, s’excusant devant la Cour de devoir défendre des coupables sans circonstances atténuantes, conférait finalement à la chute du dictateur, combatif et courageux jusqu’à la fin face à ses juges, un relent de trahison, de bassesse, et de mensonge, que les révélations ultérieures sur le mise en scène macabre de Timisoara, des cadavres sortis de leurs tombes et exposés dans la rue, ne feront que renforcer.</p>



<p>On s’est aperçu finalement que ce sont les Hongrois, relayés par les Yougoslaves, qui avaient avancé le chiffre de 5000 morts, et la presse occidentale avait relayé&nbsp;l’information sans vérifier parce qu’il était considéré&nbsp;dans l’ordre normal des choses que le régime de Ceausescu massacre son peuple. Sauf que les morts n’ont jamais dépassé les 200, et que c’est l’armée qui la plupart du temps a tué les manifestants.</p>



<p>Cependant des rumeurs ont circulé concernant les assassinats commis par des commandos de la Securitate, la police politique roumaine, tirant sur la foule,&nbsp;qui sont demeurées sans fondements concernant leurs auteurs. On a même parlé de snipers étrangers, parlant roumain avec un fort accent, des Moldaves venus d’URSS, évidemment des spéculations que rien n’est venu corroborer.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hsYFIo2yWy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/"> ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="«  ‘‘Pour la peau de Kadhafi’’: le salaire de la peur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/pour-la-peau-de-kadhafi-le-salaire-de-la-peur/embed/#?secret=TCF3hDgBtx#?secret=hsYFIo2yWy" data-secret="hsYFIo2yWy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Au contraire, il semble bien que la Securitate, loin de réprimer les manifestations, les ait plutôt encadrées. On a même parlé de soldats libyens envoyés par Kadhafi défendre le régime, une information démentie par le nouveau président Ion Iliescu à la demande du Maître de Tripoli.</p>



<p>Tout cela pour dire que jusqu’à présent, 36 ans après les faits, on ignore encore ce qui s’est réellement passé. Au vu de la composition du nouveau gouvernement, ce sont des communistes partisans&nbsp;d’une réforme du régime et proches des idées de Gorbatchev, soutenus par l’armée soucieuse de faire oublier son rôle dans la répression des manifestants, qui ont pris le pouvoir,&nbsp;dans un véritable coup d’État. Ils ne sont apparus au grand jour qu’après la prise de la télévision, et se sont baptisés Front du Salut National (FSN). Mais un vieux militant communiste passé à la dissidence comme Brucan par exemple avait eu des contacts très étroits avec le département d’État de Washington et la CIA.</p>



<p>La résurgence du Parti Libéral et du Parti Agrarien, supprimés par les communistes à l’issue de la seconde guerre mondiale, a donné lieu&nbsp;à de nombreux affrontements de rue, et malgré une nette victoire aux urnes du FSN, le nouveau régime n’a pas hésité&nbsp;à faire appel aux mineurs sauvages du charbon lors de ce qu’on a appelé les <em>«minériades»</em>, et il y en eût six, pour mater les étudiants l’opposition, casser les manifestations et tenir la rue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un coup d’Etat maquillé en révolution</h2>



<p>La Révolution roumaine n’aurait donc été qu’un coup d’état organisé dans un souci de survie par des officiers de l’armée et des services de renseignement trop compromis avec un régime qui avait perdu tous ses appuis sur la scène internationale et dont&nbsp;l’élimination était inéluctable.&nbsp;Et c’est la famille du couple assassiné qui symboliquement en fit les frais, en particulier avec d’autre <em>«suicides»</em>, ceux du général Marin Ceausescu, frère du président exécuté, ou du fils de ce dernier, Nicu, une figure abhorrée du régime.</p>



<p>Ce modèle roumain de <em>«Révolution»</em> fut-il un prototype utilisé ultérieurement dans d’autres pays? Au vu de ce qui s’est passé lors du printemps arabe, il est légitime de se le demander. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="We4RdRPv0T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/24/iraq-from-revolution-to-dictatorship-massacres-coups-detat-et-ambitions-le-reve-unitaire-fracasse/">‘‘Iraq from revolution to dictatorship’’ : massacres, coups d’Etat et ambitions. Le rêve unitaire fracassé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Iraq from revolution to dictatorship’’ : massacres, coups d’Etat et ambitions. Le rêve unitaire fracassé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/24/iraq-from-revolution-to-dictatorship-massacres-coups-detat-et-ambitions-le-reve-unitaire-fracasse/embed/#?secret=0hEFIemRVc#?secret=We4RdRPv0T" data-secret="We4RdRPv0T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Une campagne médiatique internationale contre un président  autoritaire s’appuyant sur son clan familial mafieux, refusant de libéraliser son régime malgré des injonctions internationales à le faire, une présidente affairiste et ignorante qui s’arroge des titres universitaires honorifiques, un soulèvement précurseur dans le bassin minier deux années auparavant, maté par les forces de sécurité, un évènement déclencheur faisant office de massacre, comme le suicide par le feu d’un marchand ambulant, l’ambiguïté des services de sécurité face aux manifestations, l’élimination du dictateur opportunément exfiltré pour ne plus revenir, les milices présidentielles et les snipers venus d’ailleurs tirant sur la foule dont aucun élément n’a jamais été capturé, les morts et les blessés, le ralliement opportun de l’armée au nouveau régime, le parachutage à sa tête d’une figure de l’ancien régime qui en deviendra plus tard président, la mutation de l’ancien parti au pouvoir revenu sur la scène sous un autre nom, l’encadrement de la rue par la terreur et la peur, le jugement d’une famille honnie à laquelle tous les maux sont attribués, la perpétuation du système économique et juridique dans le nouveau régime, enfin jusqu’à l’opposition se faisant récemment nommer Front du Salut National…. </p>



<p>Les éléments de comparaison entre les évènements de Roumanie et de Tunisie, pour ne pas dire du Printemps Arabe, sont à ce point nombreux et concordants qu’il est difficile de les attribuer à la seule spontanéité des révolutionnaires, et non pas à des coups d’Etat planifiés par des élites soucieuses de muter par instinct de survie pour perpétuer leur pouvoir sous une autre forme avec l’indispensable complicité internationale.<strong><em>‘</em></strong></p>



<p><strong><em>‘La mort des Ceausescu. La vérité sur un coup d’Etat communiste’’ de Catherine Durandin, éd. François Bourin, 13 novembre 2009, 216 pages.</em></strong></p>



<p></p>
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