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	<title>Archives des Vladimir Maïakovski - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Vladimir Maïakovski - Kapitalis</title>
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		<title>Le poème du dimanche: ‘‘Le poète est un ouvrier’’ de Vladimir Maïakovski</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Nov 2020 08:12:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vladimir Vladimirovitch Maïakovski, né le 7 juillet 1893 à Baghdati (gouvernement de Koutaïssi, Empire russe) et décédé le 14 avril 1930 à Moscou, est un poète russe qui a appartenu à la génération de l’Âge d’argent des grands poètes russes ayant vécu à cheval entre la période de la Russie impériale et celle du début...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Lili-Brik-Maiakovski.jpg" alt="" class="wp-image-323778"/><figcaption><em>Vladimir Maïakovski et sa muse Lili Brik. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Vladimir Vladimirovitch Maïakovski, né le 7 juillet 1893 à Baghdati (gouvernement de Koutaïssi, Empire russe) et décédé le 14 avril 1930 à Moscou, est un poète russe qui a appartenu à la génération de l’Âge d’argent des grands poètes russes ayant vécu à cheval entre la période de la Russie impériale et celle du début de l’URSS.</em></strong></p>



<span id="more-323777"></span>



<p>Né dans une famille modeste, Maïakovski s’installe à Moscou en 1906, après le décès de son père. Il devient rapidement un des meneurs du mouvement futuriste après sa rencontre avec le poète et peintre David Bourliouk qu’il a connu en 1911 et qui lui a mis<em> «le pied à l’étrier»</em>. Il fonde avec Bourliouk l’association Queue d’Âne qui regroupera plusieurs poètes se réclamant du futurisme dont Velimir Khlebnikov, Vassili Kamenski et Alexeï Kroutchenykh. Le premier manifeste du mouvement, <em>«Une gifle au goût public»</em>, est publié en 1912.</p>



<p>Tout en exploitant cette nouvelle poésie, il en révolutionne les codes dans <em>«La Flûte en colonne vertébrale» </em>(aussi connue sous le nom de<em> «La Flûte des vertèbres», </em>1915) ou dans son <em>«Nuage en pantalon» </em>(1915), véritable manifeste du futurisme, qui est le fruit de sa relation troublée avec Lili Brik qu’il a rencontrée en 1915 alors qu’il entretient une relation avec sa jeune sœur Elsa Triolet, la future égérie de Louis Aragon.</p>



<p>Il lui écrira et lui dédiera sa vie durant ses plus belles poésies. Lili est déjà mariée avec Ossip Brik qui devient l’ami et l’éditeur du poète. Un ménage complice à trois s’instaure. Avec Serge Tretiakov, il fonde le journal<em> «LEF»</em> (1923-1925) qui influencera toute une génération d’écrivains.</p>



<p>De retour à Moscou et après la Révolution d’Octobre de 1917, qu’il accueille d’abord favorablement, Maïakovski utilise, sincèrement, son talent au service du pouvoir politique, notamment dans le poème <em>«Lénine»</em> (1924-1925). En décembre 1918, il participe avec Ossip Brik à des discussions avec l’école du parti communiste russe du district de Viborg afin de mettre en place une organisation futuriste affiliée au parti. Baptisée Komfut, l’organisation est officiellement créée en janvier 1919 mais est rapidement dissoute à la suite de l’intervention d’Anatoli Lounatcharski.</p>



<p>Le poète sillonne pourtant l’Europe en ambassadeur et visite Berlin et Paris. De 1923 à 1925 il prend les commandes de la revue <em>«LEF»</em> à l’avant garde du futurisme. Partout on écoute ce géant à la voix de stentor célébrer la révolution dont il est le chantre. Il se met au service de l’Agence télégraphique russe (ROSTA) et conçoit les images et les textes des posters satiriques Agitprop.</p>



<p>Après une série de ruptures et de réconciliations, Vladimir se sépare définitivement de Lili en 1924. Il part pour une tournée de conférences à New York en 1925 et il y rencontre Elly Jones, une jeune émigrée russe et de leur passion brève, trois mois, naît une fille Patricia Jones Thompson. Il ne la reverra qu’en 1929.</p>



<p>Lili ne le supportera guère et les relations se dégradent avec les Brik, plus tumultueuses que jamais après son retour à Moscou sous le feu des télégrammes. Il entretient une brève relation avec Tatiana Iakovleva, nièce d’Alexandre Iacovleff, et lui dédie un poème que Lili tente d’éclipser.</p>



<p>Alors que la famine gronde, le cri torturé du <em>«Treizième apôtre»</em> plus désespéré que jamais résonne:<em> «À bas votre amour, à bas votre art, à bas votre société, à bas votre religion ».</em> Le 14 avril 1913, il mit fin à ses jours. Une certitude, il rédigea sa propre épitaphe deux jours avant sa mort: <em>«Le canot de l’amour s’est fracassé contre la vie (courante). Comme on dit, l’incident est clos. Avec vous, nous sommes quittes. N’accusez personne de ma mort. Le défunt a horreur des cancans. Au diable les douleurs, les angoisses et les torts réciproques !… Soyez Heureux !».</em></p>



<p>O<em>n gueule au poète:<br>«On voudrait t’y voir, toi, devant un tour !<br>C’est quoi, les vers ?<br>Du verbiage !<br>Mais question travail, des clous !»<br>Peut-être bien<br>en tout cas<br>que le travail<br>est ce qu’il y a de plus proche<br>de notre activité.<br>Moi aussi je suis une fabrique.<br>Sans cheminée<br>peut être<br>mais sans cheminée c’est plus dur.<br>Je sais, vous n’aimez pas les phrases creuses.<br>Débiter du chêne, ça, c’est du travail.<br>Mais nous<br>ne sommes-nous pas aussi des menuisiers ?<br>Nous façonnons le chêne de la tête humaine.<br>Bien sûr,<br>pêcher est chose respectable.<br>Jeter ses filets<br>et dans ses filets, attraper un esturgeon !<br>D’autant plus respectable est le travail du poète<br>qui pêche non pas des poissons<br>mais des gens vivants.<br>Dans la chaleur des hauts-fourneaux<br>chauffer le métal incandescent<br>c’est un énorme travail !<br>Mais qui pourrait<br>nous traiter de fainéants ?<br>Avec la râpe de la langue, nous polissons les cerveaux.<br>Qui vaut le plus ?<br>Le poète<br>ou le technicien<br>qui mène les gens vers les biens matériels ?<br>Tous les deux.<br>Les cœurs sont comme des moteurs,<br>l’âme, un subtil moteur à explosion.<br>Nous sommes égaux,<br>camarades, dans la masse des travailleurs,<br>prolétaires du corps et de l’esprit.<br>Ensemble seulement<br>nous pourrons embellir l’univers,<br>le faire aller plus vite, grâce à nos marches.<br>Contre les tempêtes verbales bâtissons une digue.<br>Au boulot !<br>La tâche est neuve et vive.<br>Au moulin<br>les creux orateurs !<br>Au meunier !<br>Qu’avec l’eau de leurs discours<br>ils fassent tourner les meules !</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="s29irOTPwN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/09/le-poeme-du-dimanche-tsarskoie-selo-danna-akhmatova/">Le poème du dimanche: ‘‘Tsarskoïe Selo’’ d’Anna Akhmatova</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Tsarskoïe Selo’’ d’Anna Akhmatova » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/09/le-poeme-du-dimanche-tsarskoie-selo-danna-akhmatova/embed/#?secret=HiMIe0wl59#?secret=s29irOTPwN" data-secret="s29irOTPwN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DlIIXmWHHS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/23/le-poeme-du-dimanche-epigramme-contre-staline-dossip-mandelstam/">Le poème du dimanche: ‘‘Épigramme contre Staline’’ d’Ossip Mandelstam</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Épigramme contre Staline’’ d’Ossip Mandelstam » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/02/23/le-poeme-du-dimanche-epigramme-contre-staline-dossip-mandelstam/embed/#?secret=QGt8IB9Qrn#?secret=DlIIXmWHHS" data-secret="DlIIXmWHHS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ADbaBMR6kH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/12/le-poeme-du-dimanche-le-dernier-poeme-de-serguei-essenine/">Le poème du dimanche : ‘‘Le dernier poème’’ de Sergueï Essenine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le dernier poème’’ de Sergueï Essenine » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/12/le-poeme-du-dimanche-le-dernier-poeme-de-serguei-essenine/embed/#?secret=FeWnNOx15e#?secret=ADbaBMR6kH" data-secret="ADbaBMR6kH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le poème du dimanche: ‘‘Tsarskoïe Selo’’ d’Anna Akhmatova</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Aug 2020 08:13:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Anna Akhmatova est une immense poétesse russe née le 11 juin 1889 à Odessa et décédée le 5 mars 1966 à Moscou. Adulée, icône des lettres russes, figure de proue et âme d’une génération de grands poètes surnommée l’Âge d’argent dont elle sera la seule rescapée, elle sera pour la postérité et la Russie éternelle...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/09/le-poeme-du-dimanche-tsarskoie-selo-danna-akhmatova/">Le poème du dimanche: ‘‘Tsarskoïe Selo’’ d’Anna Akhmatova</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Anna-Akhmatova.jpg" alt="" class="wp-image-311194"/></figure>



<p><strong><em>Anna Akhmatova est une immense poétesse russe née le 11 juin 1889 à Odessa et décédée le 5 mars 1966 à Moscou. Adulée, icône des lettres russes, figure de proue et âme d’une génération de grands poètes surnommée l’Âge d’argent dont elle sera la seule rescapée, elle sera pour la postérité et la Russie éternelle la Reine de la Neva. Celui qui ne connaît pas la Reine de la Neva ne connaît pas la littérature russe!</em></strong></p>



<span id="more-311192"></span>



<p>Anna Akhmatova, de son vrai nom Anna Andreïevna Gorenko, est née le 24 juin 1889 à Bolchoi Fontan, la Grande Fontaine, près d’Odessa, en Ukraine, au bord de la Mer Noire. Elle sera poète si elle veut, mais jamais sous le nom de Gorenko – son père, d’un milieu aisé et cultivé, se refusant à ce qu’elle «salisse» le patronyme familial. Elle adopte donc le nom de sa grand-mère d’origine tatare et devient Anna Akhmatova. De son nom de plume elle peut désormais signer ses premiers poèmes.</p>



<p>Elle lit les Grecs et un des poètes qu’elle révère, Pouchkine, étudie le droit à Tsarkoïe Selo, épouse le poète Nicolas Goumiliov, fondateur du mouvement poétique appelé acméisme. Goumilov fonde l’Atelier des Poètes avec Ossip Mandelstam notamment. Elle formera avec Goumiliov, Mandelstam, Sergueï Essenine, Alexandre Blok, Vladimir Maïakovski, Marina Tsvetaïeva et Boris Pasternak <em>«l’Âge d’argent»</em>, une génération de génies de la poésie russe qui ont grandi dans la Russie impériale mais qui ont vécu la révolution bolchevique et son traumatisme.</p>



<p>Ces poètes connaîtront tous une fin tragique sous Staline, ils seront pour la plupart décédés ou bien par suicide ou bien assassinés. La seule rescapée fut Anna. Son recueil ‘<em>‘Requiem’’</em> est un témoignage de cette période glaçante et très dure à vivre. Outre son surnom la Reine de la Neva, elle est aussi surnommée l’Âme de l’Âge d’argent.</p>



<p>À partir de 1922, elle sera censurée, traquée, persécutée par le régime soviétique. Refusant de fuir, <em>«exilée de l’intérieur»</em>, elle fait de la poésie son maquis, sa résistance, sa liberté. À la veille du troisième anniversaire de la mort de Staline, le 4 mars 1956, Akhmatova dit à son amie et confidente Lydia Tchoukovskaïa : <em>«Staline est le plus grand bourreau que l’histoire ait jamais connu. Gengis Khan, Hitler sont des enfants de chœur à côté de lui». </em>Il faut attendre la mort du tyran en 1953, pour que de nouveaux recueils soient publiés, <em>‘‘Poèmes sans héros’’</em> et <em>‘‘Requiem’’</em>.</p>



<p>Quand le poète Robert Frost lui rend visite dans sa datcha en 1962, elle écrit : «J’ai tout eu: la pauvreté, les voies vers les prisons, la peur, les poèmes seulement retenus par cœur, et les poèmes brûlés. Et l’humiliation, et la peine. Et vous ne savez rien à ce sujet et ne pourriez pas le comprendre si je vous le racontais…».</p>



<p>En 1964, elle est autorisée à sortir d’URSS pour recevoir un prix de poésie de Taormine en Italie et elle est faite docteur honoris causa de l’université d&rsquo;Oxford.</p>



<p>Elle vécut donc à travers les guerres, la Révolution et la grande Terreur stalinienne et sa vie personnelle est à l’image des tourments de son siècle. Elle décéda en mars 1966 sans connaître de son vivant la parution intégrale de son œuvre. Célébrée aujourd&rsquo;hui en Russie, elle reste pour la postérité la Reine de la Neva. Un musée Anna Akhmatova est fondé en 1989 à Saint-Pétersbourg, il est abrité au sein du palais des comtes Cheremetiev.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Monument-Anna-Akhmatova-Saint-Petersbourg.jpg" alt="" class="wp-image-311193" width="500"/><figcaption><em>Statue d’Anna Akhmatova à Saint-Pétersbourg.</em></figcaption></figure></div>



<p><em>Toutes les âmes bien aimées sont sur de hautes étoiles.<br>Comme il est doux de n’avoir plus personne à perdre<br>Et de pouvoir pleurer. L’air de Tsarskoïe Selo<br>Ne fut créé que pour porter les chants.</em></p>



<p><em>Sur la rive un saule d’argent<br>Caresse l’eau claire de septembre.<br>Surgissant du passé, en silence,<br>Elle vient à ma rencontre, mon ombre.</em></p>



<p><em>Il y a tant de lyres ici, pendues aux branches,<br>La mienne aussi, dirait-on, a sa place.<br>Et cette petite bruine ensoleillée,<br>Comme une heureuse nouvelle, me console.</em></p>



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