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	<title>Archives des Windward - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Windward - Kapitalis</title>
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		<title>100 000 dollars pour naviguer dans le détroit d’Ormuz</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 10:40:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les propriétaires de navires proposent ces sommes considérables pour inciter les marins à rester à bord lors de la traversée du golfe d'Ormuz. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/100-000-dollars-pour-naviguer-dans-le-detroit-dormuz/">100 000 dollars pour naviguer dans le détroit d’Ormuz</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Les capitaines de pétroliers dans le</em></strong></em></strong> <strong><em><strong><em>g</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>olfe</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;Persique</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;perçoivent des rémunérations équivalant à 100 000 dollars par mois pour naviguer dans le détroit d’Ormuz, auxquelles s’ajoute une prime de risque de 50 000 dollars par traversée alors que l’Iran multiplie les attaques contre les navires.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong> <strong></strong></p>



<span id="more-19779430"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ft.com/content/0d665e5b-d8c8-4f1e-acf5-bba7193b4e6e?syn-25a6b1a6=1"><u>Finacial Times</u></a>&nbsp;indique, en citant trois sources proches des armateurs et des équipages,&nbsp;que les propriétaires de navires proposent ces sommes considérables pour inciter les marins à rester à bord, tandis que les pays du Golfe s’efforcent de maintenir le flux de pétrole brut transitant par ce détroit vital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marins ordinaires dont le salaire mensuel de base avoisine généralement les 1 500 dollars ainsi que les capitaines qui perçoivent habituellement environ 15 000 dollars par mois voient leur rémunération doubler lorsqu’ils se trouvent dans le sud de la mer Rouge et dans le golfe d’Oman et leurs revenus augmentent encore davantage lors de chaque traversée du détroit d’Ormuz, les marins ordinaires perçoivent alors au moins quatre à six fois leur salaire habituel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Q</strong>uatre à six fois le salaire habituel </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme la plupart des traversées du détroit sont effectuées par des pétroliers assurant des rotations régulières, les marins peuvent percevoir ces tarifs élevés pendant des mois d’affilée tout en étant constamment exposés au risque d’attaques iraniennes par missiles et drones. Selon une source bien informée, les marins qui s’aventurent dans ces voyages sont désormais perçus presque comme des mercenaires ce qui reflète l’ampleur des risques liés à la navigation dans le détroit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les navires qui prennent le risque de traverser cette voie maritime sont confrontés à l’une des vagues d’attaques les plus violentes depuis que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont déclenché les hostilités en février.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après la société de sécurité maritime Vanguard, au moins 14 attaques ont eu lieu depuis le 20 septembre dont quatre ont visé des navires depuis samedi 3 octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les prix élevés obtenus pour le pétrole brut parvenant à sortir du détroit, conjugués aux risques liés à l’impossibilité d’expédier le pétrole produit dans le Golfe, incitent les producteurs de la région à payer le prix fort pour ces traversées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette semaine, les tarifs d’affrètement pour le transport de cargaisons via cette voie maritime contestée ont atteint un niveau record de 1,3 million de dollars par jour, contre environ 20 000 à 50 000 dollars par jour l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La navigation pour pénétrer dans le Golfe, charger le pétrole et en ressortir prend généralement environ quatre jours. Seule une poignée de navires accepte d’effectuer ce trajet, assurant la navette pour transporter le pétrole vers d’autres tankers qui attendent au large de Fujaïrah, dans le golfe d’Oman, d’où il est ensuite acheminé vers sa destination finale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un superpétrolier type transporte environ deux millions de barils de pétrole et compte un équipage pouvant aller jusqu’à 35 marins, placés sous les ordres du capitaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>P</strong>ressions sur les<strong> équipage refusant de traverser le détroit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Manoj Yadav, secrétaire général du syndicat indien Forward Seamen’s Union of India, a déclaré que les armateurs proposent soit des sommes importantes aux marins, soit, dans certains cas, exercent des pressions sur les membres d’équipage refusant de traverser le détroit en les menaçant d’être remplacés et de voir les frais de leur rapatriement déduits de leur salaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, au moins 93 navires ont été la cible d’attaques depuis le 28 février et 24 marins ont trouvé la mort, selon l’Organisation maritime internationale (OMI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Scott Bergeron, directeur général de la compagnie de transport maritime Oldendorff Carriers, a déclaré mardi lors d’une conférence sur le transport maritime au Royaume-Uni : <em>«La réalité est que ces navires et nos marins sont devenus des cibles. C’est une situation honteuse mais c’est aussi une nouvelle réalité qui rend la vie extrêmement difficile pour les personnes dont nous dépendons»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des navires traversent le détroit d’Ormuz de nuit en désactivant leurs systèmes de positionnement par satellite (GPS).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La marine américaine a déployé des moyens de défense aérienne pour protéger les navires traversant le détroit via un itinéraire longeant la côte omanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme d’analyse maritime Windward a estimé que 13 navires avaient traversé le détroit le 4 octobre, contre 24 le même jour de la semaine précédente, une baisse consécutive à la recrudescence des attaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de Windward indiquent qu’environ 2% des navires ayant traversé le détroit d’Ormuz au cours du troisième trimestre ont été la cible d’attaques. Avant le déclenchement du conflit, environ 135 navires traversaient le détroit chaque jour, transportant près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recrudescence des attaques contre les navires  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intensification des attaques la semaine dernière a fait suite à des rapports indiquant que les flux totaux de pétrole en provenance du Golfe étaient revenus à des niveaux proches de ceux enregistrés avant le conflit, selon la plateforme de données sur les matières premières Kpler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, Kpler a indiqué ce mardi que les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz lui-même demeuraient inférieurs d’environ un tiers aux niveaux d’avant-guerre. Certains flux, qui transitaient auparavant par le détroit, ont été réorientés vers d’autres itinéraires, notamment des oléoducs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre les coûts liés aux équipages, les propriétaires de pétroliers s’acquittent de primes d’assurance contre les risques de guerre variant de 6% à 10% de la valeur de la coque du navire pour opérer dans la région, selon des courtiers en assurance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix du carburant marin ont également atteint de nouveaux sommets la semaine dernière, sous l’effet des inquiétudes du marché concernant les approvisionnements futurs, selon l’agence Argus, spécialisée dans le suivi des prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi, le prix du fioul couramment utilisé par les superpétroliers à Fujaïrah —le port de ravitaillement le plus proche du Golfe— a atteint 686 dollars la tonne, soit une hausse de 67% par rapport à la même période l’an dernier, alourdissant ainsi davantage les coûts du voyage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des marins sont originaires de communautés défavorisées dans des pays tels que les Philippines, l’Inde et l’Indonésie ainsi que de Russie, d’Ukraine et d’Europe de l’Est. Ils sont généralement attirés par ce métier pénible en raison de salaires nettement supérieurs à ceux qu’ils pourraient percevoir dans leur pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yadav a déclaré: <em>«Les marins sont perdants sur toute la ligne. S’ils refusent, ils risquent de perdre leur emploi et s’ils acceptent, ils risquent de perdre la vie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les entreprises faisant transiter des navires par le détroit figurent la compagnie sud-coréenne Sinokor et la société grecque Dynacom ainsi que des entreprises publiques du Moyen-Orient, notamment la Compagnie pétrolière nationale d’Abou Dabi (Adnoc) —qui dispose de sa propre division de transport maritime— et la Kotc&nbsp;(Kuwait Oil Tanker Company), entreprise publique koweïtienne spécialisée dans le transport maritime d’hydrocarbures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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