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	<title>Archives des Yahia Fakharani - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>JTC 2025 &#124; ‘‘Le Roi Lear’’ ou la folie du pouvoir  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 07:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Roi Lear revient comme un vieux fantôme venu réclamer ses dettes: quand le pouvoir délire, le royaume s’effondre. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/29/jtc-2025-le-roi-lear-ou-la-folie-du-pouvoir/">JTC 2025 | ‘‘Le Roi Lear’’ ou la folie du pouvoir  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a des coïncidences qui ne sont jamais des coïncidences.&nbsp;2025&nbsp;est une&nbsp;année étrange où ‘‘Le Roi Lear’’ semble avoir décidé de refaire le tour du monde comme un vieux fantôme venu réclamer ses dettes. Le&nbsp;Royaume-Uni, les&nbsp;États-Unis,&nbsp;l’Italie,&nbsp;la Pologne, la Roumanie, l’Espagne,&nbsp;l’Égypte, l’Iran… partout, le même cri shakespearien : quand le pouvoir délire, le royaume s’effondre. Même Jung n’aurait pas rêvé un symbole aussi discipliné.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18000478"></span>



<p>Aux Journées théâtrales de Carthage (JTC 2025),&nbsp;à deux reprises&nbsp;sur la même scène du Théâtre de l’Opéra de la&nbsp;Cité de la culture,&nbsp;ce n’est pas un spectacle que nous avons vu : c’est&nbsp;un diagnostic, presque&nbsp;une IRM&nbsp;du psychisme collectif.&nbsp;</p>



<p>Le mythe est revenu parce que les peuples n’arrivent plus à contenir ce qu’ils sentent approcher.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">‘’Le Roi Lear’’ égyptien : le père épuisé </h2>



<p>Le 22 novembre, l’Égypte&nbsp;ouvre le bal&nbsp;à l’Opéra de Tunis avec la pièce de Shakespeare, mise en scène de&nbsp;Shadi&nbsp;Sorour, avec&nbsp;le grand&nbsp;Yahia&nbsp;Fakharani dans le rôle-titre.&nbsp;</p>



<p>Ce Lear-là était un roi épuisé, entouré de courtisans qui parlent trop et comprennent trop peu.&nbsp;Un patriarche qui cherche l’amour dans la flatterie, la vérité dans le mensonge comme tant de pouvoirs contemporains qui confondent adhésion et obéissance.&nbsp;</p>



<p>Dans le silence de la salle, on sentait le malaise : ce roi ne tombait pas seul, il tombait avec nous.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18000516" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Le-Roi-Lear-Iran.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading">‘‘Le Roi Lear’’ iranien : l’opéra du chaos </h2>



<p>Le 26 novembre, place au spectacle&nbsp;musical&nbsp;iranien,&nbsp;mis&nbsp;en scène par&nbsp;Aylika&nbsp;Abdelrazghi, produit par Ali&nbsp;Oji, avec le prodigieux Mohammad Reza&nbsp;Yazdani.&nbsp;</p>



<p>Deux heures où Shakespeare devient une partition, où la musique&nbsp;et le son de&nbsp;guitare électrique&nbsp;amplifie la folie du pouvoir mieux que n’importe quel éditorial politique.&nbsp;</p>



<p>Ici, on entrait dans un Lear mystique, traversé de fractures intérieures.&nbsp;Ce n’était pas seulement un roi qui s’effondrait : c’était une âme en crise&nbsp;frappée&nbsp;par la vérité qu’il avait trop longtemps refusée.&nbsp;</p>



<p>Là où l’Égypte montrait un père, l’Iran montre un système :&nbsp;un royaume qui se dévore lui-même, une scène qui résonne comme un bulletin d’actualité que l’on aurait préféré ne pas comprendre.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi Lear revient toujours quand le monde vacille ?  </h2>



<p>Chaque fois que <em>‘‘Le Roi Lear’’</em> réapparaît massivement dans le monde, l’Histoire semble vivre une torsion particulière :&nbsp;</p>



<p>&#8211; 1606 : épidémies, complots, crise de succession en Angleterre;&nbsp;</p>



<p>&#8211; 1940-45 : seconde guerre mondiale, chute des empires européens;</p>



<p>&#8211; 1968-1975 : révoltes étudiantes, fin du colonialisme, crises politiques mondiales;</p>



<p>&#8211; 2019-2020 : pandémie, effondrement des certitudes, défaillance des leaderships;&nbsp;</p>



<p>&#8211; 2025 : instabilité politique généralisée, confusion morale, perte de repères et montée des extrêmes.&nbsp;</p>



<p>Comme si Shakespeare avait créé un&nbsp;sismographe de la conscience collective&nbsp;:&nbsp;quand les rois perdent la tête, Lear sort de son tombeau.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les archétypes d’un pouvoir qui ne tient plus </h2>



<p>Jung nous a appris&nbsp;que&nbsp;les mythes reviennent quand les&nbsp;angoisses ne sont pas&nbsp;symbolisées.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>En 2025, Lear n’est plus seulement&nbsp;un personnage&nbsp;:&nbsp;c’est l’archétype&nbsp;du Vieux Roi,&nbsp;celui qui croit gouverner alors que tout s’effrite, celui qui s’entoure de flatteurs et punit la vérité, celui qui abdique sans comprendre qu’il renonce à son âme, celui qui confond amour et loyauté automatique.&nbsp;</p>



<p>Marie-Louise&nbsp;von&nbsp;Franz, élève de Young,&nbsp;écrivait que la mort du vieux souverain est la condition de naissance d’un nouveau centre psychique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Nous y sommes.&nbsp;</p>



<p>Goneril&nbsp;et&nbsp;Regan, les deux filles perfides du Roi Lear ne sont pas des <em>«méchantes»</em>.&nbsp;Ce sont les forces qui prennent le pouvoir quand la conscience vacille :&nbsp;ambition sans limites,&nbsp;manipulation affective,&nbsp;lutte clanique,&nbsp;loyautés toxiques.&nbsp;</p>



<p>Elles sont les populismes qui grimpent quand le royaume n’a plus de centre,&nbsp;les clans qui dévorent un pays quand l’autorité symbolique s’effondre.&nbsp;</p>



<p>Cordelia, la plus jeune fille du Roi Lear,&nbsp;ne flatte pas. Elle dit ce qui est vrai. C’est pour cela qu’elle est rejetée.&nbsp;</p>



<p>Elle est le Soi jungien : la vérité psychique, l’axe intérieur, la conscience profonde qu’on sacrifie par paresse morale.&nbsp;Et quand Lear la retrouve, il retrouve son âme mais trop tard.&nbsp;</p>



<p>Peut-être est-ce ainsi que renaissent les mondes :&nbsp;par une vérité qu’on entend seulement après l’effondrement.&nbsp;</p>



<p>Pour Jung, toute transformation commence par la<em>&nbsp;nigredo</em> : la noirceur, le chaos, la décomposition de l’ancien monde.&nbsp;</p>



<p>La tempête de Lear n’est pas une météo. C’est la tempête de 2025 : guerres, crises de valeurs, autorité en chute libre, solitude numérique, fatigue morale extrême.&nbsp;</p>



<p>Dans ces tempêtes-là, on ne devient pas fou : on devient lucide&nbsp;au&nbsp;prix&nbsp;fort.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que  »Le Roi Lear » révèle de nous </h2>



<p>Au fond, parler de Lear en 2025 revient à poser une question simple et dangereuse :&nbsp;avons-nous encore des rois lucides,&nbsp;ou seulement des royaumes qui dégringolent ?&nbsp;</p>



<p>Le théâtre a répondu avant nous.&nbsp;Il a montré un patriarche aveugle, un système qui s’effondre, un peuple qui paie le prix.&nbsp;Et il nous&nbsp;murmure&nbsp;:&nbsp;<em>«Si vous ne réglez pas vos complexes de pouvoir,&nbsp;l’Histoire le fera pour vous.&nbsp;Généralement sans préavis.»&nbsp;</em></p>



<p>Avec <em>‘‘Le Roi Lear’’</em>, les&nbsp;JTC 2025 n’ont pas simplement inauguré une édition.&nbsp;Elles ont diagnostiqué un monde malade, et nous ont tendu un miroir que personne ne voulait vraiment regarder.&nbsp;</p>



<p>Comme toujours, Shakespeare gagne.&nbsp;Et nous, nous sortons du théâtre un peu plus conscients…&nbsp;ou un peu plus inquiets.&nbsp;La frontière entre les deux est, elle aussi, tragiquement shakespearienne.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/29/jtc-2025-le-roi-lear-ou-la-folie-du-pouvoir/">JTC 2025 | ‘‘Le Roi Lear’’ ou la folie du pouvoir  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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