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	<title>Archives des Zine El Abidine Ben Ali - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Zine El Abidine Ben Ali - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’envolée des prix en Tunisie depuis 2011</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Sep 2026 09:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evolution des prix des produits alimentaires courants en Tunisie, en comparaison avec ceux en vigueur avant la «révolution» de 2010-2011. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/13/lenvolee-des-prix-en-tunisie-depuis-2011/">L’envolée des prix en Tunisie depuis 2011</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les régimes dictatoriaux des «pays frères» qui, craignant la contagion, ont misé sur l’échec de la transition démocratique en Tunisie, et y ont beaucoup contribué de diverses manières, doivent pavoiser. L’échec du «Printemps arabe» dans le pays même qui l’a déclenché les remplit aujourd’hui de joie. Comme pour donner une preuve tangible de cet échec, <a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/9/1/how-prices-in-tunisia-have-skyrocketed-since-the-arab-spring">Al Jazeera</a> a suivi l’évolution des prix des produits alimentaires courants dans notre pays et les a comparés aux tarifs en vigueur avant la «révolution» de 2010-2011. La crise du coût de la vie, qui avait contribué à renverser l’ancien régime, a perduré bien après sa chute, conclut le média qatari dans son article que nous reproduisons ci-dessous.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong>Alia Chughtai</strong> &amp; <strong>Marium Ali</strong></p>



<span id="more-19637398"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 décembre 2010, le vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s’immolait par le feu à Sidi Bouzid après des années de harcèlement policier, déclenchant une vague de contestation alimentée par le chômage, la corruption, la hausse du coût de la vie et les violences policières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mouvement, baptisé <em>«Printemps arabe»</em>, a fini par renverser le président de longue date Zine El Abidine Ben Ali ainsi que quatre autres dirigeants du monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de 16 ans plus tard, toutefois, les Tunisiens sont toujours confrontés à une crise du coût de la vie que certains jugent pire que jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour illustrer l’évolution des prix au quotidien, <em>Al Jazeera</em> a relevé le coût de produits alimentaires courants et l’a comparé aux tarifs pratiqués en 2010.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dinar a perdu la moitié de sa valeur face au dollar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En décembre 2010, un dollar américain permettait d’acheter 1,47 dinar tunisien. Aujourd’hui, il en faut 2,93 ; cela signifie que chaque dinar ne vaut plus que la moitié (49 %) de sa valeur en dollars d’il y a 15 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie importe une grande partie de ses denrées alimentaires, qu’elle règle en dollars et en euros. La dépréciation du dinar renchérit le coût de ces achats, une hausse que les consommateurs constatent directement en caisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix pratiqués en supermarché illustrent bien la situation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="770" height="962" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera.webp" alt="" class="wp-image-19637437" style="width:800px;height:auto" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera.webp 770w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera-240x300.webp 240w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera-768x959.webp 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/09/Hausse-des-Prix-Tunisie-Al-Jazeera-580x725.webp 580w" sizes="(max-width: 770px) 100vw, 770px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En 2010, avec huit dinars tunisiens, on pouvait acheter 4 kg de tomates, un demi-kilo de poulet et un litre d’huile de cuisson. Aujourd’hui, cette même somme permet d’acheter moins de la moitié de ces quantités. Le prix des tomates a augmenté de 113 %, celui du poulet de 118 % et celui de l’huile de cuisson de 129 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix des légumes ont connu une hausse encore plus spectaculaire. Les carottes coûtent désormais 428 % plus cher (soit plus de cinq fois le prix de 2010) et les pommes de terre 268 % de plus. Le bœuf, déjà l’article le plus onéreux de la liste, a vu son prix grimper de 290 % (presque quadrupler) pour atteindre 52,5 dinars le kilo, soit environ 18 dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abdessattar*, 55 ans, originaire d’El Jem, affirme qu’à l’exception des produits subventionnés, les hausses de prix sont flagrantes. <em>«On a l’impression que 20, 30 ou 40 dinars ne permettent plus d’acheter grand-chose»</em>, confie-t-il à <em>Al Jazeera</em>. Le beurre, le fromage, les produits d’entretien et les collations scolaires ont tous vu leur prix augmenter depuis l’année dernière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le graphique ci-dessous compare les prix moyens de 2010, issus du bulletin mensuel de statistiques tunisien, à ceux relevés cette semaine.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie subventionne les produits alimentaires de base depuis 1970, date de la création de la Caisse générale de compensation. L’État maintient les prix de certains produits essentiels en dessous du cours du marché et verse la différence aux producteurs et aux importateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des décennies, toutefois, certains produits ont été retirés de la liste. Fin 2022, le gouvernement a accepté de supprimer progressivement les subventions alimentaires universelles au profit de transferts monétaires ciblés afin d’obtenir un prêt du FMI, mais le président Kaïs Saïed a suspendu la mise en œuvre de ces mesures en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en résulte une situation à deux vitesses : les produits subventionnés ont conservé leurs prix fixes, tandis que les prix des denrées non subventionnées ont grimpé en flèche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Les résultats ont été vraiment, vraiment décevants»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hamed el-Matri est ingénieur et militant politique ; il vit aujourd’hui au Qatar. Il se trouvait en Tunisie lors du soulèvement de 2010 et affirme avoir été en première ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. El-Matri se souvient que le soulèvement était motivé par des revendications socio-économiques, notamment l’emploi, la liberté et la dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Les attentes étaient très élevées à l’époque. Mais quand je vois la situation actuelle, ou même celle des quinze dernières années, les résultats ont été vraiment, vraiment décevants»</em>, confie-t-il à <em>Al Jazeera</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon M. El-Matri, ces quinze années ne peuvent être considérées comme une période unique. Il décrit la période allant de 2011 à 2021 comme <em>«une transition démocratique laborieuse»</em> et ce qui a suivi comme <em>«une sorte de régime totalitaire populiste, avec une rhétorique très agressive mais une politique assez floue»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. El-Matri affirme qu’au cours des cinq dernières années, le système économique tunisien s’est considérablement affaibli, voire s’est effondré. Il explique que les investissements ont pratiquement cessé et que l’économie est au bord de la stagnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Yassine*, 44 ans, père de famille à Tunis, explique que la préparation de la rentrée scolaire de ses enfants est devenue une source d’angoisse. Les cahiers subventionnés et autres fournitures scolaires bon marché ont disparu des magasins, dit-il, et les familles se revendent désormais entre elles des livres et du matériel d’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les transports constituent une autre source de préoccupation. <em>«Les transports publics ne sont plus fiables, nous sommes donc contraints d’utiliser des moyens de transport privés. C’est devenu un souci majeur pour tous les Tunisiens»</em>, déclare-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Les gens ne peuvent plus subvenir à leurs besoins fondamentaux»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il cite l’exemple de l’huile de cuisson : alors qu’elle coûtait autrefois un dinar le litre, elle n’est plus vendue qu’en une version à cinq dinars le litre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tensions se font sentir à tout moment. Lors des récentes fêtes de l’Aïd, raconte Yassine, la plupart de ses connaissances n’ont pas pu célébrer l’événement dignement, et beaucoup ont acheté des vêtements d’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanen*, 45 ans, ouvrière dans une usine à Tunis, a confié à <em>Al Jazeera</em> que les prix avaient augmenté si rapidement que <em>«les gens ne peuvent plus subvenir à leurs besoins fondamentaux»</em>. La viande rouge, qui se vendait autrefois 20 dinars le kilo, en coûte désormais 60 ou plus, explique-t-elle, tandis que le prix des médicaments grimpe chaque jour. Les produits de base — comme les tomates en conserve, le sucre et l’huile de cuisson — ont tous connu une forte hausse, tout comme les fruits et légumes. <em>«La flambée des prix est extrême. C’est anormal »</em>, déclare-t-elle.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;anglais.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Source : <a href="https://www.aljazeera.com/news/2026/9/1/how-prices-in-tunisia-have-skyrocketed-since-the-arab-spring" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Jazeera</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>*Certains prénoms ont été modifiés pour préserver l&rsquo;anonymat.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tunisie &#124; Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/08/tunisie-deces-de-lhomme-daffaires-lazhar-sta/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 10:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Belhassen Trabelsi]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage Cement]]></category>
		<category><![CDATA[Lazhar Sta]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sa fille Amina Sta, qui a annoncé le décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta, dans un post sur les réseaux sociaux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/08/tunisie-deces-de-lhomme-daffaires-lazhar-sta/">Tunisie | Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est sa fille Amina Sta, qui a annoncé son décès dans un post laconique sur les réseaux sociaux. L’homme d’affaires Lazhar Sta, ancien associé de Belhassen Trabelsi, le beau-frère de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, dans l’entreprise Carthage Cement, est décédé ce mardi 8 septembre 2026. </em></strong></p>



<span id="more-19596113"></span>



<p class="wp-block-paragraph">On ne connaît pas les circonstances de ce décès, mais on sait que le prisonnier, qui souffrait de plus plusieurs pathologies chroniques, était très malade ces derniers temps et qu’il a été récemment hospitalisé en urgence à la suite de la détérioration de son état de santé. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités pénitentiaires, comme à leur habitude, sont restées silencieuses sur les circonstances de cette nouvelle mort d&rsquo;un prisonnier. La fille du défunt, quant à elle, leur fait porter la responsabilité de la détérioration de la santé de son père et le accuse de négligence et de manque de soins, en menaçant de porter plainte devant des instances internationales.    </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30 juin dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près du tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné, ainsi que son ancien associé Belhassen Trabelsi, en fuite depuis le 14 janvier 2011, à six ans de prison ferme. Accusés de corruption, d’appropriation illicite de biens appartenant à l’Etat et de détournement de fonds publics, les deux ex-associés dans Carthage Cement avaient aussi été condamnés à verser de lourdes amendes. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/08/tunisie-deces-de-lhomme-daffaires-lazhar-sta/">Tunisie | Décès de l’homme d’affaires Lazhar Sta</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Décès de Abderrahmane Tlili &#124; Le parcours heurté d’un homme controversé   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 09:35:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Tlili]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Tlili]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourhuiba]]></category>
		<category><![CDATA[Oaca]]></category>
		<category><![CDATA[UDU]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décédé à 83 ans, Abderrahmane Tlili était un commis de l’Etat, un activiste politique et un homme d'affaires assez controversé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/24/deces-de-abderrahmane-tlili-le-parcours-heurte-dun-homme-controverse/">Décès de Abderrahmane Tlili | Le parcours heurté d’un homme controversé   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Décédé le dimanche 23 août 2026, à l’âge de 83 ans, Abderrahmane Tlili était un commis de l’Etat, un activiste politique et un homme d’affaires assez controversé dont le parcours, en dents de scie, n’a pas été un long fleuve tranquille.    </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-19496930"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Fils de Ahmed Tlili, l’ancien secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui s’était illustré par son opposition à la dérive dictatoriale de Habib Bourguiba, Abderrahmane Tlili n’a pas eu de scrupules à louer ses services au même Bourguiba ainsi qu’à son successeur, non moins dictateur, Zine El Abidine Ben Ali, avec lequel il s’était, cependant, brouillé à la fin, non pour des raisons politiques, mais pour des affaires d’argent. Ce qui lui valut des démêlées judiciaires et des incarcérations pour de présumés abus commis dans la gestion de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca) qu’il avait dirigé jusqu’à sa remise à la retraite d’office en 2003.    </p>



<p class="wp-block-paragraph">Commis de l&rsquo;ETat, le défunt a été Pdg de l’Office national de l’huile pendant 11 ans, de la Société de transport pétrolier saharien pendant 5 ans, de la Compagnie franco-tunisienne de pétrole pendant 2 ans, de la Société italo-tunisienne de pétrole pendant 4 ans et de l’Oaca pendant 3 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En politique, il a démarré sa carrière au sein du Parti socialiste destourien (PSD), au pouvoir, et de son héritier le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), fondé en 1988 par Zine El-Abidine Ben Ali, avant de fonder, en 1988, à la demande de ce dernier, l&rsquo;Union démocratique unioniste (UDU) d&rsquo;obédience nationaliste arabe, l’un des partis du décor démocratique qui servaient d’alibi pour le dictateur de l’époque pour réprimer les vrais partis de l’opposition et les empêcher de participer aux comédies électorales. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour avoir servi avec zèle Ben Ali, dont il était très proche, que ses déboires avec une justice à la solde de ce dernier ne lui ont pas valu beaucoup de soutien de la part de la société civile, qui voyait dans ces déboires des règlements de comptes au sein d’un système corrompu jusqu’à la moelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2004, Abderrahmane Tlili est reconnu coupable de <em>«délits d&rsquo;abus de pouvoir, de violation des procédures légales en matière de conclusion de marchés publics et de change»</em>. Et il est condamné à 9 ans de prison ferme et à une amende de 42,7 millions de dinars; il est également condamné à une amende supplémentaire de 6,7 millions de dinars à titre de réparation du préjudice matériel subi par l&rsquo;Oaca et à 100 000 dinars pour le préjudice moral occasionné. Ses défenseurs avaient cependant souligné que <em>«ni l’instruction judiciaire, ni le tribunal, n’ont pu établir la moindre preuve matérielle tangible justifiant ces peines».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sera libéré le 17 janvier 2011, trois jours après la chute de Ben Ali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défunt avait vécu un grand drame personnel : son épouse, le docteur Saloua Tlili, a trouvé la mort le 3 juin 2003 à la suite d&rsquo;une chute du premier étage du hall de l’aéroport international de Tunis-Carthage où se trouvaient alors les bureaux de son époux. Selon des amis du couple, elle souffrait d’une dépression nerveuse et se serait suicidée. Cet épisode fit beaucoup jaser à Tunis, parmi les adversaires du défunt comme parmi ses amis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/24/deces-de-abderrahmane-tlili-le-parcours-heurte-dun-homme-controverse/">Décès de Abderrahmane Tlili | Le parcours heurté d’un homme controversé   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘14 Janvier : L’enquête’’ &#124; Chronique d&#8217;une méprise annoncée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/14-janvier-lenquete-chronique-dune-meprise-annoncee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 06:54:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Seriati]]></category>
		<category><![CDATA[Beji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
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		<category><![CDATA[Sami Sik Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Tarhouni]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si, le 14 janvier 2011, le peuple tunisien, tout comme les héros des tragédies grecques, s’est-il tout simplement égaré ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/14-janvier-lenquete-chronique-dune-meprise-annoncee/">‘‘14 Janvier : L’enquête’’ | Chronique d&rsquo;une méprise annoncée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que nous apporte 15 années après les faits la lecture de ce livre écrit deux ans après ce qu’il a été convenu de définir comme la Révolution du Jasmin ? Beaucoup de choses. Même si on peut se poser des questions sur la facilité avec laquelle les auteurs ont eu accès à des documents issus des ministères de l’Intérieur ou de la Défense, qui en Tunisie comme ailleurs, ont pour habitude de classifier les sujets sensibles sur des dizaines d’années.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-19326932"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Deux années est un délai trop court pour déroger à la règle lorsqu’il s’agit de ce qu’on ne peut qualifier juridiquement que de mutinerie d’une partie au moins de l’élite des forces de sécurité ; quelles qu’en eussent été les raisons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a ainsi appris incidemment que ce sont&nbsp;bien ces mêmes unités qui avaient vidé les résidences de la famille du dictateur déchu de ses biens les plus précieux ; pour les mettre en lieu sûr afin d’en empêcher le pillage par la populace. C’est bien la seule fois où ce fait est reconnu en tant que tel, même si l’explication qui en est rapportée demeure largement discutable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On doit donc considérer que d’une certaine manière cette documentation a été fournie en dehors des circuits hiérarchiques normaux par ceux qui avaient un intérêt à le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour commencer par le commencement, il y a la fameuse méprise qui a fait le tour du monde sur les identités des Bouazizi, Tarek le marchand ambulant qui s’est immolé, et le blogueur Mohamed dont étant toujours vivant le nom est devenu à tort le symbole de la révolte contre Ben Ali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prise d’otage, «snipers» et comités de quartiers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage est un récit détaillé des derniers moments du régime de Ben Ali, dont la chute avait été en réalité annoncée en 2008 avec les évènements du Bassin minier, lorsque le président américain Barack Obama dans ce qui apparaissait comme un dernier avertissement avait enjoint au dictateur d’apporter les réformes politiques nécessaires. Les rôles joués dans sa chute par Samir Tarhouni des brigades antiterroristes de la police et Sami Sik Salem des unités de protection de la présidence sont évidemment mis en exergue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les auteurs du livre, les deux hommes, sans aucune coordination, sans aucune couverture de leurs supérieurs, ont empêché la fuite de la famille du dictateur pour l’un, et obligé pour l’autre les représentants timorés du régime à prononcer la destitution de celui dont ils n’avaient été que les larbins. Mais on ignorait alors que l’édifice vermoulu du pouvoir menaçait&nbsp;de s&rsquo;écrouler, et un simple coup de pied a finalement suffi pour l’abattre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi qu’on peut qualifier <em>«la prise d’otages»</em> des membres du clan Trabelsi à l’aéroport de Tunis-Carthage empêchés de quitter le territoire, ainsi que les <em>«réquisitions»</em> de Mohammed Ghannouchi, Abdallah Kallel, et Fouad Mbazaa, sommés d’assumer leurs responsabilités et de prononcer la vacance du pouvoir, d’abord provisoire, puis définitive, face aux caméras de la télévision, en étant ainsi pris à témoins par l’ensemble du peuple tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ATbtzoNOpZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/14-ans-apres-la-revolution-tunisienne-les-rois-sont-nus/">14 ans après la révolution tunisienne : les rois sont nus</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 14 ans après la révolution tunisienne : les rois sont nus » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/14-ans-apres-la-revolution-tunisienne-les-rois-sont-nus/embed/#?secret=OE4YumDKqO#?secret=ATbtzoNOpZ" data-secret="ATbtzoNOpZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les fameux snipers ?&nbsp; Une Intox qui a fait florès, inventée par les blogueurs, ou par Abdelwahab&nbsp;Abdallah, à moins que ce ne fut Ridha Grira, le ministre de la Défense, et les médias, en particulier Larbi&nbsp;Nasra, le patron de la chaîne télévisée Hannibal, s’en sont emparés pour en faire une réalité dans l’esprit du public, des détenteurs du pouvoir et des forces de l’ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’habileté a&nbsp;été dans son usage politique d’en faire assumer la responsabilité à Ali Seriati, qui en&nbsp;convainquant le dictateur de partir, sa sécurité n’étant plus assurée, avait endossé à son corps défendant&nbsp;le rôle utile du comploteur. Cela arrangeait beaucoup de monde du plus haut sommet de l’État aux agents sur le terrain chargés de s’opposer aux manifestants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En inventant les Comités de quartier chargés de traquer les snipers, Ridha Grira, ou bien peut être Rachid Ammar, a envoyé la populace courir après sa propre queue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi le 14 Janvier 2011 aurait-il été ce fait imprévisible dans la chaîne des événements sanglants ayant débuté le 17 Décembre 2010 et dont la fuite du dictateur n’aurait été que le résultat accidentel ? Les auteurs du Livre l’affirment, en en faisant on aurait envie de dire une fabrication tunisienne à 100%, sans doute pour faire vibrer la fibre nationaliste. Celle qui a fait de la fuite du dictateur l’acte fondateur d’une ère nouvelle, sans ironie, qualifiée de Printemps Arabe. Celle qui a fait du peuple tunisien le digne maître de son propre destin, le fossoyeur des dictatures du monde arabe, et un acteur devenu majeur dans l’Histoire du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le peuple égaré balise la voie pour l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, le rôle joué par l’Internet, ce bras armé du Pentagone dans la guerre mondiale de l’information, pour ne pas avoir été ignoré, semble largement sous-estimé. Dans la croisade pour la démocratie ce sont&nbsp;les ambassades et les ONG américaines qui ont formé les blogueurs dont le rôle a été déterminant dans l’encadrement des masses face à l’appareil létal&nbsp;du pouvoir, depuis les lancements des mots d’ordre de mobilisation et de dispersion en passant par les parcours des manifestations et le ciblage des structures du pouvoir, en particulier les postes de police et de la garde nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffit pas de dire que les supporters du Club Africain ou de l’Espérance de Tunis possédaient l’organisation nécessaire et qu’ils étaient rompus aux affrontements avec la police. Il est vrai qu’en 2014, on n’appréciait pas encore l’impact réel&nbsp;de la toile sur le comportement des foules et que des sociétés comme Cambridge Analytica n’étaient pas encore connues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme les manifestants, les blogueurs ont risqué leurs vies, parfois pour un avenir meilleur, et quelques-uns l’ont perdue. D’autres comme certains membres des unités spéciales de la sécurité l’avaient également risquée en empêchant les rats de quitter le navire&nbsp;parce qu’ils ne voulaient pas servir de boucs émissaires à la dictature et à la répression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De là à dire qu’il n’y a pas eu d’intervention étrangère, il n’y a qu’un pas qu’on ne peut pas franchir. L’Italie et l’Algérie, gazoduc oblige,&nbsp;ne pouvaient pas rester les bras croisés face à la déliquescence entamée un mois auparavant,&nbsp;de l’autorité&nbsp;en Tunisie. Chacun y est allé de sa partition, même si on ne sait pas encore de quelle&nbsp;manière. Il faudrait aller à Rome pour en avoir la preuve.&nbsp;Et le port de Bizerte occupe une position trop stratégique pour l’Otan entre les bassins oriental et occidental de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la nomination de Béji&nbsp;Caïd&nbsp;Essebsi au poste de Premier ministre provisoire, n’avait d’autre objectif en préparant l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir, que de lier irrémédiablement le sort du pays au marché international, par le biais de la dette odieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est par conséquent&nbsp;tout à fait inutile de chercher ce qu’a fait la CIA durant les journées révolutionnaires :&nbsp;elle a probablement fait comme en Ukraine,&nbsp;en Géorgie, ou en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samir Tarhouni et&nbsp;Sami Sik Salem ont-ils donc été des héros ? Certainement puisqu’ils ont endossé à un moment crucial la volonté du peuple, et qu’ils en ont payé le prix fort. Malheureusement, il est apparu qu’il existait une large dichotomie entre celle-ci et celle de sa classe politique. Et cette dichotomie est devenue méprise lorsque, convaincu d&rsquo;être libre, il a choisi pour le gouverner ceux qui se souciaient&nbsp;le moins de sa prospérité et de sa sécurité. Ainsi le peuple tunisien, tout comme les héros des tragédies grecques, s’est-il tout simplement égaré. Avait-il réellement le choix ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘14 Janvier, l&rsquo;enquête’’ de Abdelaziz Belkhodja et Tarak Cheikhrouhou, Apollonia Editions, Tunis 2013, 200 Pages. La traduction arabe est parue en 2014.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3qoDIcenTT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/historiographie-retour-sur-le-14-janvier-2011/">Historiographie : Retour sur le 14 janvier 2011</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Historiographie : Retour sur le 14 janvier 2011 » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/historiographie-retour-sur-le-14-janvier-2011/embed/#?secret=0wLQD4UiCN#?secret=3qoDIcenTT" data-secret="3qoDIcenTT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Le piège du présidentialisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 07:20:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Guidara]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[présidentialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De Bourguiba à Saïed, en passant par Ben Ali, la présidence est demeurée le centre de gravité de l’État tunisien , avec les échecs que l'on sait. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-le-piege-du-presidentialisme/">Tunisie | Le piège du présidentialisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De Bourguiba à Saïed, en passant par Ben Ali, la présidence est demeurée le centre de gravité de l’État tunisien – la parenthèse démocratique de 2014-2021, trop fragile pour s’enraciner, n’aura pas suffi à rompre ce schéma. Le problème n’est pas seulement la nature des dirigeants qui se sont succédé, mais l’architecture institutionnelle qui, depuis 1959, continue de produire des hommes «providentiels».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ali Guidara</strong> *</p>



<span id="more-19312803"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="341" height="512" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png" alt="" class="wp-image-19296482" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png 341w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2-200x300.png 200w" sizes="auto, (max-width: 341px) 100vw, 341px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La crise politique tunisienne, qui resurgit de décennie en décennie, ne se réduit pas à la personnalité de ses dirigeants successifs : elle trouve sa source dans un choix institutionnel vieux de plus de soixante ans, celui d’avoir fait de la présidence de la République le centre de gravité de l’État. Depuis la première Constitution tunisienne, cette architecture a produit la même mécanique : concentration du pouvoir, personnalisation du régime, et retour cyclique de la figure du <em>«sauveur»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution de 1959 s’inspire largement de la V<sup>e</sup>&nbsp;République française, promulguée un an plus tôt. Comme De Gaulle, Habib Bourguiba est persuadé qu’un exécutif fort est le meilleur rempart contre l’instabilité. Sauf que la France dispose déjà d’une tradition parlementaire ancienne, d’une administration solide, d’une justice indépendante et d’un pluralisme politique capables de contenir un exécutif puissant, malgré des failles certaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie, jeune État sans ces contrepoids, ne dispose d’aucun de ces amortisseurs. En transplantant la philosophie d’une présidence forte sans les institutions censées la limiter, elle ouvre la voie à une concentration du pouvoir sans commune mesure avec le modèle dont elle s’inspirait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chef de l’exécutif, le président nomme et défait le gouvernement, oriente la politique nationale, concentre l’essentiel des leviers de décision. Les révisions constitutionnelles successives ne feront qu’accentuer cette domination – jusqu’à consacrer, en 1975, Bourguiba président à vie – avant de permettre, sous Zine el-Abidine Ben Ali, la consolidation d’un régime pleinement autoritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La révolution de 2011 ouvre une rupture réelle. Les constituants de 2014 ne se contentent pas de chasser un homme : ils tentent de corriger l’architecture même qui avait permis des décennies de pouvoir personnalisé. Pour la première fois depuis l’indépendance, la logique des contre-pouvoirs devient un principe fondateur des institutions tunisiennes, avec un partage des rôles entre président, chef du gouvernement et Parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la parenthèse démocratique au retour du chef</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette parenthèse démocratique demeure toutefois fragile. Rivalités institutionnelles, instabilité gouvernementale, fragmentation partisane, crise économique : les tensions s’accumulent et nourrissent une désillusion croissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’opinion publique, les lenteurs propres au débat démocratique sont lues comme les preuves d’un État impuissant. Face à cette fatigue, l’idée d’un président aux pouvoirs élargis regagne du terrain – portée par la nostalgie diffuse d’un commandement fort et par la conviction, ancrée depuis 1959, qu’un seul homme peut trouver les solutions là où les institutions échouent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Constitution imposée par Kaïs Saïed en 2022 consacre le retour d’une présidence dominante. Le Parlement et le gouvernement sont relégués au second plan ; le pays renoue avec la logique verticale de 1959.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte soumis au référendum n’est d’ailleurs pas celui remis par la commission consultative que Kaïs Saïed avait lui-même chargée d’élaborer. Son président, le juriste Sadok Belaïd, s’en est publiquement désolidarisé, estimant qu’il ouvrait la voie à une dictature. Rappelons que ce référendum n’a mobilisé que 30,5 % des électeurs inscrits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’une rupture, cette confiscation du pouvoir présentée comme une réforme est un retour en arrière – celui d’un État organisé autour d’un chef, et non autour d’un équilibre des pouvoirs et des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des textes, c’est toute une culture politique que façonne le présidentialisme. Un président élu au suffrage universel direct et détenteur de l’essentiel du pouvoir exécutif dispose d’un blanc-seing sans équivalent. Il cesse de représenter seulement l’État : il finit par incarner, aux yeux d’une partie de la population, la nation elle-même – une conception que les démocraties modernes ont abandonnée depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concentration de légitimité transforme le rapport des citoyens à la politique. Les campagnes électorales cessent de porter sur des projets de société pour se cristalliser autour de personnalités. Chaque crise – économique, sociale, institutionnelle – ravive l’espoir de voir surgir un dirigeant capable de tout résoudre par sa seule volonté. Plus les citoyens attendent tout du président, plus il paraît indispensable ; plus il paraît indispensable, plus les autres institutions perdent en crédit. Le Parlement devient un obstacle, les partis des facteurs de division, les corps intermédiaires des freins à l’action publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir du piège : penser au-delà de l’homme providentiel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bourguiba, Ben Ali, Saïed : trois hommes, trois époques, mais une seule architecture institutionnelle, celle qui fait de la présidence l’unique lieu d’exercice réel du pouvoir. Les hommes changent ; le mécanisme, lui, demeure. C’est là tout le piège : chercher à corriger le système en changeant seulement d’homme, c’est se condamner à répéter indéfiniment la même crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rompre durablement avec ce cycle suppose d’interroger la source même d’une légitimité qui, conférée par le suffrage universel direct à une seule personne, écrase par construction toutes les autres institutions. La Constitution de 2014, malgré ses failles, reste à ce jour l’alternative la plus aboutie que la Tunisie ait connue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une évolution vers un véritable régime parlementaire mérite d’être sérieusement posée sur la table : un président élu par le Parlement, cantonné à des fonctions d’arbitrage, de représentation et de garantie constitutionnelle ; un gouvernement issu de la majorité parlementaire, responsable devant les représentants de la nation ; des compétences clairement réparties, chaque institution comptable de ses décisions devant les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne serait pas une solution miracle. Mais l’expérience tunisienne, comme tant d’autres, le confirme : la concentration du pouvoir ne produit pas une stabilité durable, elle produit une dépendance récurrente à des figures providentielles, tôt ou tard tentées par l’abus de pouvoir et condamnées à décevoir, et elle profite, presque immanquablement, à un petit cercle de proches qui prospère à l’ombre du pouvoir et de ses abus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’efficacité d’un État ne se mesure pas à la puissance d’un seul homme, mais à la clarté des responsabilités et à la capacité des institutions à coopérer tout en se contrôlant mutuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable défi des prochaines réformes n’est pas de trouver un meilleur président. C’est de bâtir des institutions suffisamment solides pour que la Tunisie n’ait plus jamais besoin d’un <em>«sauveur»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;* <em>Docteur en politiques publiques.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Vke94o6Dgc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/">Tunisie | Le double abandon de la démocratie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Le double abandon de la démocratie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/23/tunisie-le-double-abandon-de-la-democratie/embed/#?secret=5UaAoAeMAb#?secret=Vke94o6Dgc" data-secret="Vke94o6Dgc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Majdi Boudhina explique les raisons de sa démission du parti de Abir Moussi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/tunisie-majdi-boudhina-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-parti-de-abir-moussi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 12:22:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Majdi Boudhina]]></category>
		<category><![CDATA[Nabeul]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[présidence à vie]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le député Majdi Boudhina a été poussé vers la porte du Parti destourien libre par les partisans de la présidente Abir Moussi, en prison. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/tunisie-majdi-boudhina-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-parti-de-abir-moussi/">Tunisie | Majdi Boudhina explique les raisons de sa démission du parti de Abir Moussi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis la publication, il y a cinq jours, d’une lettre ouverte adressée à Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), dans laquelle il l’exhortait à ne pas briguer un troisième mandat à la tête du parti, Majdi Boudhina fait face à une levée de boucliers virulente de la part de la majorité des partisans de Mme Moussi, qui est incarcérée depuis le 3 octobre 2026 et poursuivie dans plusieurs affaires.</em></strong></p>



<span id="more-19189650"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Membre du bureau politique du parti et ancien député du Parlement dissous, élu sur une liste de Nabeul 2, M. Boudhina a fait valoir que <em>«le leadership ne se mesure pas au simple fait de se maintenir à un poste, mais aussi à la capacité de prendre une décision ouvrant la voie au renouveau et préservant l’image du parti»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction des partisans de Mme Moussi a été, comme il devait lui-même s’y attendre, d’une grande virulence, allant jusqu’à l’accuser de trahison et d’agir pour le compte d’autrui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la publication de nombreux messages exhortant cette majorité à faire preuve de raison — en soulignant qu’un troisième mandat d’Abir Moussi risquait de nuire tant à elle qu’au parti, et en appelant à faire primer les intérêts politiques et organisationnels — toutes ses tentatives ont échoué. Aujourd’hui, Boudhina a décidé de jeter l’éponge et de se retirer du PDL, comme l’indique sa dernière publication sur les réseaux sociaux : <em>«Le bon côté des choses, c’est que l’histoire retiendra mon passage au sein du parti de l’une de ces deux manières seulement : soit comme un traître, un agent, un mercenaire, un infiltré&#8230; soit comme le seul à avoir osé&#8230; En attendant ce moment-là, c’est terminé, et je vous souhaite le meilleur.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour rappel, voici le message adressé par l’ex-député à la présidente du PDL traduit de l’arabe : </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«À Mme Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre — actuellement détenue arbitrairement pour s’être opposée au pouvoir en place : j’ai appris que le parti s’apprête à tenir son congrès dans les semaines à venir et que vous comptez briguer un troisième mandat à sa présidence, à l’instar de la plupart de ses dirigeants. Cette situation m’amène à m’interroger sur les principes et les bonnes pratiques que nous avons longtemps prônés concernant la nécessité de respecter la loi ainsi que l’alternance au pouvoir et le renouvellement des responsabilités.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Si telle est notre propre attitude, comment pouvons-nous critiquer ou contester l’intention de Kaïs Saïed de briguer un troisième mandat présidentiel ? Sur quelle base pourrions-nous nous opposer à ses partisans — qui l’inciteront à briguer un troisième mandat, voire à gouverner à vie — alors que nous n’avons pas su tirer les leçons de l’expérience et des conséquences liées à des dirigeants tels que Habib Bourguiba et Zine El Abidine Ben Ali (que Dieu ait leur âme) ? Ces derniers se sont accrochés au pouvoir au lieu de choisir une sortie honorable, comme l’ont fait de nombreux autres dirigeants dans le monde.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ne pensez-vous pas que le moment est venu de réformer en profondeur les statuts du parti – initialement conçus sur mesure – en y insufflant un vent de fraîcheur et en donnant la parole aux énergies, aux personnalités et aux jeunes talents capables de dynamiser le parti et de relever les défis posés par l’évolution de la situation, tant au niveau international que national&nbsp;? (Bien entendu, je ne me porte pas candidat à un poste quelconque, afin de ne pas être accusé de convoiter une position.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ne pensez-vous pas que nous avons — tout comme les autres partis — lamentablement échoué en laissant passer des occasions ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sauver la Tunisie de Kaïs Saïed et de ses acolytes, tout en reconquérant la confiance du peuple, exige davantage d’abnégation, d’intégrité et une remise en question critique. Le moment n’est-il pas venu pour nous tous de prendre du recul et de passer le relais à d’autres figures du parti — qui ne manquent pas ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ne prêtez pas l’oreille à ce même chœur qui a fait du ‘‘zaim’’ [leader, par allusion à Bourguiba, Ndlr] un président à vie et maintenu Ben Ali au pouvoir pendant vingt-trois ans ; ce sont des hypocrites mus par des intérêts mesquins. Élevez-vous au-dessus du simple statut de chef de parti pour devenir un véritable leader. Prenez cette décision — un geste noble qui vous assurera une place dans l’histoire et dans le cœur de tout le peuple tunisien — à moins, bien sûr, que vous ne pensiez qu’il n’y a personne d’autre capable d’accomplir cette tâche.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je suis conscient que ce message pourrait me coûter mon poste au sein du parti ; néanmoins, j’appelle au renouvellement et à la restructuration de toutes les instances du parti, en commençant par ma propre fonction.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Bien que je sache que cette lettre finira probablement à la corbeille, je vous exhorte — alors que vous entamez un troisième mandat — à mettre de côté votre statut d’avocate et de professeure de droit pour privilégier une approche économique et sociale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je demande que les activités du parti se concentrent sur les enjeux auxquels le peuple tunisien est confronté, plutôt que sur les préoccupations élitistes et les agendas politiques qui ont épuisé tant le parti que ses membres.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ce sont les conditions de vie des citoyens — leur coût de la vie, leur bien-être, leur sécurité et leur tranquillité d’esprit — qui changent la donne et vous assurent le soutien du public. Si, toutefois, vous nourrissez le désir ardent de rester à la tête du parti pour les années à venir, je vous exhorte à ne pas organiser ce congrès ; personne ne vous en tiendrait rigueur, compte tenu de votre situation actuelle — qui vous empêche même de signer légalement la convocation de l’assemblée. S’il vous plaît, abstenez-vous simplement de briguer un troisième mandat illégitime, car une telle démarche vous porterait préjudice, à vous comme au parti.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«En fin de compte, être président ou non, à mon avis, importe moins que de maintenir le leadership. Cela requiert un minimum d’altruisme et une grande capacité à former de nouveaux leaders, dont aucun n’a jamais occupé de poste de haut niveau.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai tiré la sonnette d&rsquo;alarme, convaincu que nous sommes tous partenaires au sein de ce parti, unis par nos luttes, celles de nos pères et grands-pères, et par mon amour pour la Tunisie et pour sauver Abir de ses propres démons et de la prison.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>«Mon roi, vous n&rsquo;êtes qu&rsquo;un homme.»</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/09/tunisie-majdi-boudhina-explique-les-raisons-de-sa-demission-du-parti-de-abir-moussi/">Tunisie | Majdi Boudhina explique les raisons de sa démission du parti de Abir Moussi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ridha Grira condamné à 14 ans de prison</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 12:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Grira]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien ministre Ridha Grira condamné à une peine de 14 ans de prison dans une affaire de corruption et de faux et usage de faux. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison/">Ridha Grira condamné à 14 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné l’ancien ministre Ridha Grira et un autre accusé à une peine de 14 ans de prison dans une affaire de corruption et de faux et usage de faux, alors qu’il était ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, rapporte <a href="https://www.mosaiquefm.net/fr/national-tunisie/1515747/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison">Mosaïque FM</a>.</em></strong></p>



<span id="more-18742082"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1955, Ridha Grira est ingénieur diplômé de l’Ecole centrale de Paris. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité entre 1992 et 2011. </p>



<p class="wp-block-paragraph">A la chute de Zine El Abidine Ben Ali et sa fuite en Arabie saoudite, le 14 janvier 2011, il était ministre de la Défense. Ses déboires judiciaires ont commencé depuis cette date et ne semblent pas près de finir. Il a notamment été accusé d’octroi illégal de terrains à Carthage et de cession illégale d’un bien appartenant à l’État et de changement de sa nature.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/07/ridha-grira-condamne-a-14-ans-de-prison/">Ridha Grira condamné à 14 ans de prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La condamnation de Halima Ben Ali à 6 ans de prison confirmée en appel</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/la-condamnation-de-halima-ben-ali-a-6-ans-de-prison-confirmee-en-appel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 10:12:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Halima Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Maktouf]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El-Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cour d’appel de Tunis confirme le jugement de première instance condamnant Halima Ben Ali à 6 ans de prison. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/la-condamnation-de-halima-ben-ali-a-6-ans-de-prison-confirmee-en-appel/">La condamnation de Halima Ben Ali à 6 ans de prison confirmée en appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière de la Cour d’appel de Tunis a confirmé le jugement de première instance condamnant Halima Ben Ali, la fille de l’ancien président Zine El-Abidine Ben Ali, à six ans de prison et à une amende.</em></strong></p>



<span id="more-18733544"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Halima Ben Ali, qui réside en France, avait été condamnée en première instance à la même peine pour des faits de malversations financières, indique <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%AA%D8%A3%D9%8A%D9%8A%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%AD%D9%83%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%A8%D8%AA%D8%AF%D8%A7%D8%A6%D9%8A-%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%B3%D8%AC%D9%86-6-%D8%B3%D9%86%D9%88%D8%A7%D8%AA-%D9%81%D9%8A-%D8%AD%D9%82-%D8%AD%D9%84%D9%8A%D9%85%D8%A9-%D8%A8%D9%86-%D8%B9%D9%84%D9%8A" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que le 1<sup>er</sup> avril dernier, la Cour d’appel de Paris s’était prononcée contre l’extradition de la fille de l’ancien président vers la Tunisie. Son avocate, Me Samia Maktouf, avait plaidé contre son extradition, affirmant qu’un retour forcé dans son pays d’origine équivaudrait à <em>«une condamnation à mort». </em>La cour avait également ordonné la levée immédiate de son contrôle judiciaire.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/05/la-condamnation-de-halima-ben-ali-a-6-ans-de-prison-confirmee-en-appel/">La condamnation de Halima Ben Ali à 6 ans de prison confirmée en appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Fatma Riahi &#124; ‘‘Mon père a tué Bourguiba’’</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/fatma-riahi-mon-pere-a-tue-bourguiba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 06:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dora Bouchoucha]]></category>
		<category><![CDATA[Fatma Riahi]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Lina Chaabane]]></category>
		<category><![CDATA[Mabrouk Riahi]]></category>
		<category><![CDATA[Nomadis Images]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[SVP Production]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La réalisatrice tunisienne Fatma Riahi parle de son deuxième long métrage documentaire ‘‘Mon père a tué Bourguiba’’.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/fatma-riahi-mon-pere-a-tue-bourguiba/">Fatma Riahi | ‘‘Mon père a tué Bourguiba’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son deuxième long métrage ‘‘Mon père a tué Bourguiba’’, en cours de développement, la réalisatrice tunisienne Fatma Riahi examine le rôle de son père dans un complot manqué visant à renverser le premier président de la république. Elle analyse l’impact de ses choix politiques sur la famille après son emprisonnement et comment cela a façonné sa propre vie.</em></strong></p>



<span id="more-18478373"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film, produit par la réalisatrice en coproduction avec Nomadis Images (Dora Bouchoucha et Lina Chaabane) et SVP Production (Omar Ben Ali), a été sélectionné pour le Pitching Forum du Festival international du documentaire de Thessalonique, qui s’est déroulé du 5 au 15 mars 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Mon père a tué Bourguiba’’</em> est un voyage profondément personnel pour la réalisatrice, qui puise dans les archives familiales pour raconter l’histoire de son père, membre d’un groupe ayant planifié un coup d’État militaire en 1987 contre le régime d’Habib Bourguiba, premier président du pays après l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le complot a échoué – le titre du film est inspiré d’une remarque malencontreuse faite par la petite sœur de la réalisatrice, alors âgée de cinq ans, à un gardien de prison – et pourtant, ses conséquences ont bouleversé la vie familiale et personnelle de Riahi. À partir de photos de famille et de lettres échangées il y a plus de trente ans avec son père alors qu’il était en prison, la réalisatrice tente de comprendre ses choix et leur impact <em>«sur la petite fille que j&rsquo;étais et sur la femme que je suis devenue»</em>, confie-t-elle au magazine <a href="https://variety.com/2026/film/global/my-father-killed-bourguiba-failed-plot-tunisia-1236687834/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Variety</a>, lors d’en entretien à Thessalonique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riahi — dont le premier long métrage,<em> ‘‘A Haunted Past’’</em>, a été présenté en avant-première à l’IDFA en 2018 — a expliqué que si <em>‘‘Mon père a tué Bourguiba’’</em> est intimement lié à la politique de l’époque, <em>«ce n’est pas un film politique»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18478398" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/03/Fatma-Riahi-Mon-pere-a-tue-Bourguiba.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Surmonter la fracture</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’ai grandi tiraillée entre deux idées apparemment opposées&nbsp;: la vision politique de mon père et celle que défendait Bourguiba»</em>, a-t-elle déclaré. Et d’ajouter&nbsp;: <em>«Plutôt que de résoudre cette contradiction, le film m’a permis de l’appréhender et d’en accepter toute la complexité.»</em> En confrontant ces points de vue divergents, elle espère que, grâce à ce travail de réflexion, elle et d’autres pourront surmonter la fracture qui continue de diviser la Tunisie aujourd’hui&nbsp;:<em> «Peut-être cela nous aidera-t-il à nous comprendre et à nous accepter mutuellement, malgré nos différences et nos divergences d’opinions»</em>, dit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Considéré comme le <em>«père de la Tunisie»</em>, Bourguiba a dirigé le pays pendant trois décennies après l’indépendance du pays. Malgré ses idées progressistes, il était largement perçu comme un dirigeant autoritaire et un despote. Le père de Riahi, Mabrouk, était quant à lui membre du «Groupe de sécurité», un mouvement idéologiquement plus conservateur, islamiste en l’occurrence, déterminé à renverser le régime de Bourguiba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre 1987, la veille du coup d’État que Mabrouk et ses complices projetaient de lancer, le Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali réussit à renverser le régime et à assigner Bourguiba à résidence. Deux mois plus tard, Mabrouk et ses acolytes furent arrêtés et emprisonnés par le gouvernement Ben Ali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le choix d’un père</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fut un tournant pour Riahi et sa famille, qui, dans les années qui suivirent, subirent un harcèlement systématique de la part du régime et de ses partisans – simplement parce qu&rsquo;ils avaient été entraînés dans <em>«un conflit que je n&rsquo;avais pas choisi, un conflit causé par les choix de mon père»</em>, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, durant toutes ces années tumultueuses – et même après la mort de son père en 2005 – la famille est restée silencieuse sur son calvaire&nbsp;: <em>«Je parlais rarement de ce qui était arrivé à notre famille, sauf à un cercle très restreint d&rsquo;amis proches.</em> <em>Ce silence était dicté par la peur»</em>, a déclaré Riahi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a basculé en 2011, lorsqu’un soulèvement populaire a finalement renversé le régime honni de Ben Ali. Dans les années qui ont suivi, la Tunisie a mis en place une Commission Vérité et Dignité. Riahi et sa sœur ont été convoquées pour témoigner durant l’été 2017, aux côtés de milliers d’autres opposants au gouvernement de Ben Ali, victimes de persécutions et de harcèlement en raison de leurs opinions. Ce fut, a-t-elle confié, <em>«le moment décisif qui m&rsquo;a poussée à réaliser ce film»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Punition collective</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«C’était la première fois que je parlais devant une caméra, devant des inconnus, et même devant ma sœur, de cette période de l’histoire de notre famille»</em>, a déclaré la réalisatrice. En racontant les souffrances endurées par sa famille à cause de la politique de punition collective de Ben Ali, Riahi a <em>«découvert le pouvoir de la confession»</em>. Par la suite, elle a réalisé : <em>«Je voulais en parler davantage.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Mon père a tué Bourguiba’’</em> n’est cependant pas qu’un dialogue avec le passé. Se remémorant son propre parcours vers la maternité, Riahi a souligné qu’elle réfléchit de plus en plus à l’héritage qu’elle transmet à ses deux enfants, consciente que – pour le meilleur ou pour le pire – ses choix pourraient façonner leur vie, tout comme ceux de son père ont influencé la sienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’essaie de ne pas transmettre de traumatisme, de peur ou de tristesse à mes enfants»</em>, a-t-elle déclaré. <em>«Je parle à mon fils aîné de la révolution, de la Tunisie et de son grand-père, mais je reste très sélective. En même temps, grâce à ce film, mes enfants sont indirectement impliqués dans ce passé, même si ce n’est que symboliquement»</em>, a-t-elle enchaîné. <em>«J’éprouve parfois un sentiment partagé à ce sujet, mais j’y vois aussi un aspect positif. Apprendre l’histoire, pratiquer l’honnêteté et être encouragés à questionner le passé peuvent les rendre plus conscients, moins craintifs et moins silencieux que nous ne l’étions.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘A Haunted past (Absences)’’</em>, premier long métrage documentaire de la réalisatrice, est sorti en 2018. C’est le portrait d’une famille tuniso-bosniaque. Taoufik, condamné pour terrorisme, est livré à son sort : il s’occupe seul de ses trois filles, encore en âge d’adolescence.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>L. B.</strong> (Avec <a href="https://variety.com/2026/film/global/my-father-killed-bourguiba-failed-plot-tunisia-1236687834/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Variety</a>). &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/16/fatma-riahi-mon-pere-a-tue-bourguiba/">Fatma Riahi | ‘‘Mon père a tué Bourguiba’’</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/autoritarisme-islamisme-et-absence-de-la-gauche-dans-les-societes-arabes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[gauche]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Charfi]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les partis de gauche dans le monde arabe muselés au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/05/autoritarisme-islamisme-et-absence-de-la-gauche-dans-les-societes-arabes/">Autoritarisme, islamisme et absence de la gauche dans les sociétés arabes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans de nombreux pays arabes, le pouvoir politique s’est longtemps présenté comme «au-dessus des idéologies». Au nom de la stabilité, de la sécurité nationale ou de la lutte contre l’extrémisme, les régimes autoritaires ont systématiquement neutralisé, interdit ou affaibli les forces idéologiques organisées : partis de gauche, mouvements syndicaux autonomes, courants libéraux structurés. Cette stratégie, présentée comme pragmatique, repose sur une illusion majeure : l’idée qu’une société peut fonctionner sans idéologie.</em></strong> <em>(Photo : Manifestation pro-Saïed, le 17 décembre 2025 à Tunis). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18438796"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’histoire politique montre que lorsqu’on exclut toutes les idéologies explicites, on ne supprime pas l’idéologie ; on en impose une autre, implicite, souvent religieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés où la religion structure déjà les imaginaires collectifs, cette idéologie par défaut prend presque mécaniquement la forme de l’islam politique. L’exemple tunisien est à cet égard paradigmatique : après vingt-trois années de neutralisation méthodique de la gauche et de toute vie idéologique autonome sous Zine El-Abidine Ben Ali, la révolution de 2011 a vu l’émergence fulgurante d’Ennahdha, devenue la force politique dominante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article défend l’idée que la gauche – entendue comme tradition critique, sociale et rationaliste – constitue le seul contrepoids capable de modérer le dogmatisme religieux dans les sociétés arabes, non par la répression, mais par la production de sens, de justice sociale et de citoyenneté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’impossibilité d’une société sans idéologie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Louis Althusser rappelait que l’idéologie n’est pas un simple ensemble d’idées, mais une structure qui organise le rapport des individus à leur réalité sociale (Althusser, <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>, 1970). À ce titre, aucune société humaine ne peut s’en passer. La question n’est donc pas de savoir s’il y aura une idéologie, mais laquelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les sociétés arabes, la religion joue historiquement un rôle structurant : elle organise le temps, les normes sociales, les rituels et une partie de la morale collective. Lorsque l’État interdit les idéologies politiques modernes – socialisme, libéralisme, nationalisme critique –, il ne fait que laisser la religion occuper l’espace idéologique vacant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hannah Arendt a montré que les régimes autoritaires détruisent les médiations intellectuelles et sociales qui permettent aux individus de penser politiquement (<em>Les origines du totalitarisme</em>, 1951). Une fois ces médiations détruites, le retour du religieux comme cadre totalisant devient presque inévitable, car il offre des réponses simples à des sociétés privées de débat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ben Ali ou la fabrication d’un islamisme latent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime de Ben Ali illustre parfaitement cette dynamique. Officiellement laïc, moderniste et hostile à l’islam politique, l’État tunisien a en réalité éradiqué toute vie idéologique autonome, en particulier la gauche syndicale, marxiste ou sociale-démocrate. Les partis existaient formellement, mais étaient vidés de toute capacité d’action réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ennahdha, interdite mais jamais idéologiquement combattue sur le terrain intellectuel, a survécu sous une forme diffuse : réseaux caritatifs, mosquées, solidarités informelles, exil idéologique. Comme l’explique Olivier Roy, l’islamisme prospère moins par excès de religiosité que par absence de concurrence idéologique crédible (<em>L’échec de l’islam politique</em>, 1992).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, lorsque l’appareil répressif s’est effondré en 2011, le seul courant disposant d’un capital symbolique, organisationnel et moral était l’islamisme. La gauche, affaiblie, marginalisée, souvent coupée des classes populaires, n’a pas pu jouer son rôle historique de médiation sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’islamisme comme idéologie de substitution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamisme n’est pas un simple retour du religieux ; c’est une idéologie moderne, au sens où il politise la religion pour répondre à des problèmes contemporains : injustice sociale, corruption, crise morale, domination étrangère. Sayyid Qutb, l’un de ses théoriciens majeurs, proposait déjà une vision totalisante de la société islamique comme alternative aux idéologies occidentales (<em>Signes de piste</em>, 1964).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette idéologie repose sur une réduction du politique au moral, et du citoyen au croyant. Elle tend à naturaliser l’ordre social, à sacraliser les normes et à délégitimer le conflit politique, pourtant essentiel à toute démocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans contre-idéologie structurée, l’islamisme devient la seule grille de lecture disponible. Il n’est alors pas choisi librement : il s’impose par défaut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la gauche est structurellement indispensable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La gauche, historiquement, n’est pas seulement une force politique ; elle est une tradition intellectuelle fondée sur la critique, la rationalité, l’égalité et la justice sociale. De Marx à Gramsci, de Rosa Luxemburg à Edward Said, elle a toujours articulé le social, le politique et le culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Antonio Gramsci insistait sur la notion d’hégémonie culturelle : une idéologie ne triomphe pas par la force, mais parce qu’elle devient le sens commun (Gramsci, <em>Cahiers de prison</em>). Dans les sociétés arabes, l’islamisme a conquis cette hégémonie faute d’alternative crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gauche peut modérer le dogmatisme religieux non en l’attaquant frontalement, mais en proposant une lecture sociale des injustices, réhabilitant le citoyen face au croyant, réintroduisant le conflit politique légitime, et défendant l’autonomie de la raison.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La répression ne produit pas la sécularisation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des grands malentendus des régimes autoritaires arabes a été de croire que la répression du religieux produirait la laïcité. L’histoire montre l’inverse. Comme l’explique Talal Asad, la sécularisation est un processus culturel et politique long, jamais imposé par décret (<em>Formations of the Secular</em>, 2003).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En interdisant le débat, les régimes ont sacralisé la religion. Ce qui est interdit devient pur, moral, incorruptible. La gauche, au contraire, désacralise en politisant : elle ramène les discours religieux à des enjeux sociaux concrets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comparaison avec l’Amérique latine et l’Europe du Sud</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience internationale confirme ce diagnostic. En Amérique latine, la montée de la théologie de la libération – inspirée par la gauche – a permis de désamorcer le conservatisme religieux en l’articulant à la justice sociale (Gustavo Gutiérrez, <em>Théologie de la libération</em>, 1971).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Espagne et au Portugal, la transition démocratique post-dictatoriale a été portée par des forces de gauche capables de canaliser les héritages religieux sans les nier, mais en les subordonnant au politique (Manuel Castells, <em>La transition démocratique en Espagne</em>, 1981).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas tunisien : une gauche absente, un islamisme dominant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, la faiblesse de la gauche après 2011 n’est pas seulement organisationnelle ; elle est aussi culturelle. Coupée des quartiers populaires, souvent enfermée dans un discours élitiste, elle n’a pas su concurrencer l’islamisme sur le terrain du sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, comme le soulignait Mohamed Charfi, la modernité politique ne peut être importée ; elle doit être produite de l’intérieur (<em>Islam et liberté</em>, 1998). La gauche tunisienne a manqué cette production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réhabiliter l’idéologie pour éviter le dogme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Exclure les idéologies dans les pays arabes ne produit ni neutralité ni stabilité. Cela revient à institutionnaliser une idéologie implicite, religieuse, non débattue, non critiquée. L’expérience de Ben Ali l’a démontré : en éradiquant la gauche, il a préparé le terrain à un islamisme hégémonique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable alternative n’est pas entre autoritarisme et islamisme, mais entre vide idéologique et pluralisme critique. Dans ce pluralisme, la gauche joue un rôle irremplaçable : elle est la seule tradition capable de transformer la foi en choix privé et la politique en espace commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans gauche, le dogme prospère. Avec elle, la religion redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une conviction parmi d’autres, et non une idéologie par défaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références bibliographiques (sélection)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Althusser, L. (1970). <em>Idéologie et appareils idéologiques d’État</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arendt, H. (1951). <em>Les origines du totalitarisme</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Asad, T. (2003). <em>Formations of the Secular</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charfi, M. (1998). <em>Islam et liberté</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gramsci, A. (1975). <em>Cahiers de prison</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qutb, S. (1964). <em>Signes de piste</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roy, O. (1992). <em>L’échec de l’islam politique</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Said, E. (1978). <em>L’Orientalisme</em>.</p>
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