{"id":125225,"date":"2017-11-24T13:11:13","date_gmt":"2017-11-24T12:11:13","guid":{"rendered":"http:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/?p=125225"},"modified":"2017-11-24T13:11:13","modified_gmt":"2017-11-24T12:11:13","slug":"wafa-ghorbel-du-jasmin-iconoclaste-au-tango-suspendu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/2017\/11\/24\/wafa-ghorbel-du-jasmin-iconoclaste-au-tango-suspendu\/","title":{"rendered":"Wafa Ghorbel : Du \u2018\u2018Jasmin\u2019\u2019 iconoclaste au \u2018\u2018tango\u2019\u2019 suspendu"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-125226\" src=\"http:\/\/kapitalis.com\/tunisie\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Wafa-Ghorbel-Tango.jpg\" alt=\"\" width=\"626\" height=\"380\" \/><\/p>\n<p><em><strong>Les romans de Wafa Ghorbel donnent des voix et dessinent des voies aux silences imm\u00e9moriaux qui se complaisent dans une sorte de non-existence du c\u00f4t\u00e9 des coulisses de la vie.<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Par <strong>Rym Kheriji<\/strong> *<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>En lisant les deux romans de Wafa Ghorbel, je me suis retrouv\u00e9e confront\u00e9e \u00e0 un dilemme totalement inextricable, non pas \u00e0 deux mais \u00e0 trois ou encore plus de propositions ou de parties incompatibles. Soit je ne connais pas du tout Wafa, soit je croyais la conna\u00eetre sans v\u00e9ritablement saisir la quintessence de son \u00eatre, soit c\u2019est une fabuleuse affabulatrice.<\/p>\n<p><strong>Discordance entre la romanci\u00e8re et son roman<\/strong><\/p>\n<p>Pour qui conna\u00eet un tant soit peu Wafa Ghorbel, ses romans pourraient sonner comme un hiatus. Le hiatus ne s\u2019arr\u00eate pas \u00e0 l\u2019apparente et potentiellement justifiable contradiction entre la romanci\u00e8re et ses \u0153uvres.<\/p>\n<p>Une sorte de discordance les caract\u00e9rise et les distingue \u00e9galement parmi tant d\u2019autres productions \u00e9crites, bizarrement de plus en plus nombreuses depuis que le vent libertaire a balay\u00e9 de ce c\u00f4t\u00e9-ci de la M\u00e9diterran\u00e9e les brises liberticides qui ber\u00e7aient, en le dorlotant, le bon peuple soud\u00e9 dans une b\u00e9atitude artificiellement maintenue.<\/p>\n<p>Imaginez des tas de gens sous perfusion et reli\u00e9s entre eux par une gigantesque machine leur assurant une assistance respiratoire permanente. D\u2019un coup et d\u2019un seul, la machine \u00e9clate en mille morceaux, les fils se d\u00e9tachent. Ils se d\u00e9couvrent brutalement dans leurs individualit\u00e9s propres, dans leur singularit\u00e9, dans leur infinie solitude face \u00e0 eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Les romans de Wafa Ghorbel mettent en sc\u00e8ne cet \u00e9clatement qui permet une prise de conscience aussi soudaine que douloureuse et c\u2019est ce qui est terrible. Elle d\u00e9-soude un corps (dans ses dimensions sociale et individuelle) qui, pendant des mill\u00e9naires, a \u0153uvr\u00e9 \u00e0 trouver, tant bien que mal, le moyen de se trouver, de se voir, de se concevoir et de se projeter comme un tout indissociable et indissoluble. Les genres se confondent dans les deux sens du terme. Le f\u00e9minin et le masculin s\u2019entrem\u00ealent, s\u2019entrechoquent, s\u2019entrecroisent, s\u2019imbriquent, sans vraiment le faire. Leurs traits sont exag\u00e9r\u00e9s sans fr\u00f4ler la caricature ; leurs voix sont permut\u00e9es d\u2019un roman \u00e0 l\u2019autre tout en \u00e9tant contamin\u00e9es l\u2019une par l\u2019autre. Elles portent en elles l\u2019in\u00e9narrable solitude de l\u2019\u00eatre face \u00e0 lui-m\u00eame et \u00e0 ses propres impuissances.<\/p>\n<p>Les contes de f\u00e9es ont berc\u00e9 notre enfance en continuant \u00e0 transfuser aux unes comme aux autres des valeurs d\u00e9su\u00e8tes et assassines qui ont travers\u00e9 les si\u00e8cles sans vergogne et qui continuent d\u2019empoisonner les consciences en toute bonne conscience.<em> \u2018\u2018Le Jasmin noir\u2019\u2019<\/em> est, \u00e0 l\u2019inverse de cette bonne vieille morale vicieuse, pernicieuse et sournoise, un conte bien humain o\u00f9 tout commence mal et tout finit mal dans le pire des mondes, le vrai. Mais, qu\u2019on ne s\u2019y trompe pas.<\/p>\n<p><strong>Un roman qui d\u00e9tonne et \u00e9tonne<\/strong><\/p>\n<p>Dans un paysage <em>\u00ablitt\u00e9raire\u00bb<\/em> tunisien qui brille par un exc\u00e8s d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le fait politique, le mot \u00abjasmin\u00bb n\u2019a aucun lien avec notre actualit\u00e9 qui ti\u00e9dit de plus en plus, qui n\u2019en finit pas de moisir, en prenant des allures de pain de lie, de beurre rance. L\u2019inattendu est bien l\u00e0.<\/p>\n<p>Le roman d\u00e9tonne et \u00e9tonne. Suffit-il de d\u00e9m\u00e9nager pour tourner la page et tout recommencer? Cela suffit-il \u00e0 tout oublier? Le changement d\u2019espace de vie correspond-il \u00e0 un repositionnement par rapport \u00e0 son environnement imm\u00e9diat et sa destin\u00e9e ? Que nenni\u2026 Pures balivernes et franche mascarade. Le r\u00e9cit prend l\u2019allure d\u2019un chemin de croix. La suite reste \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Redoutant fort que la <em>\u00absuite ind\u00e9pendante\u00bb<\/em> du <em>\u2018\u2018Jasmin noir\u2019\u2019<\/em> ne soit per\u00e7ue, notamment par <em>\u00abl\u2019intelligentsia\u00bb<\/em> autochtone, que comme un deuxi\u00e8me cri sans grande envergure emprisonn\u00e9 dans une bouteille jet\u00e9e \u00e0 la mer, j\u2019ai entrepris la lecture du <em>\u2018\u2018Tango de la d\u00e9esse des dunes\u2019\u2019<\/em> avec une l\u00e9g\u00e8re appr\u00e9hension. Une suite qui n\u2019en est pas une, un titre aux accents exotiques et aux airs racoleurs, une couverture qui enfonce le clou. Pourtant, l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019\u00e9motion presque palpable qui \u00e9mane du premier r\u00e9cit est toujours pr\u00e9sente dans le second. Sauf que les paradoxes s\u2019amoncellent de plus belle. Un univers romanesque se profile \u00e0 travers ces paradoxes qui semblent de plus en plus \u00e9vidents. Le choix du style \u00e9pistolaire impose un destinataire privil\u00e9gi\u00e9. Toutefois, ce destinataire est flout\u00e9 au fil des phrases et devient presque inexistant, laissant place au lecteur qui devient le destinataire l\u00e9gitime d\u2019une mani\u00e8re presque incontr\u00f4lable. Encore une fois, trois lettres. Mais cette fois, les lettres sont-elles aussi spontan\u00e9es que ce que l\u2019auteure a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment affich\u00e9 dans le premier volume? Une volont\u00e9 d\u2019ordre et d\u2019organisation affich\u00e9e gr\u00e2ce aux titres qui annoncent chacune des diff\u00e9rentes parties des trois lettres-r\u00e9ponses du deuxi\u00e8me volume, brouille les pistes. Le piano est d\u00e9saccord\u00e9, la voix chancelle sous le poids de tr\u00e9molos incontr\u00f4lables. La langue aussi. La qu\u00eate du mot et de la phrase justes devient conqu\u00eate de l\u2019invraisemblable avec un langage de plus en plus familier et une syntaxe qui malm\u00e8ne la forme n\u00e9gative, comme pour effacer le d\u00e9ni et lui interdire l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la parole.<\/p>\n<p>Le cri spontan\u00e9 du <em>\u2018\u2018Jasmin\u2019\u2019<\/em> appara\u00eet m\u00e9ticuleusement \u00e9tudi\u00e9 dans <em>\u2018\u2018Le Tango\u2019\u2019<\/em>, tandis que l\u2019\u00e9cho calcul\u00e9 ressemble fatalement aux baragouinages d\u2019un agonisant tentant d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de se faire absoudre sur son lit de mort. Nul pardon possible, nulle absolution. Les jeux sont faits et la vie continue son bonhomme de chemin avec son lot d\u2019injustices, de regrets et de morts, petites ou grandes, tout d\u00e9pend de la longueur\u2026du chemin parcouru. Et l\u2019obsession du chiffre huit qui sonne comme une envie de d\u00e9mystifier le sept. Les sept p\u00e9ch\u00e9s capitaux, les sept jours de la semaine, les sept nains de blanche neige et les sept merveilles du monde. Tout est faux et la supercherie a assez dur\u00e9. Le bien et le mal s\u2019enlacent, se bercent, se consolent de ne pas \u00eatre assez parlants dans une langue et un espace qui les d\u00e9passent.<\/p>\n<p>L\u2019empathie est-elle encore possible ou seulement envisageable dans un monde inculte, brutal, informe, difforme? Contre toute attente, selon Wafa Ghorbel, la question ne peut \u00eatre r\u00e9solue par une formule pragmatique. La culpabilit\u00e9 ou le cynisme n\u2019\u00e9claircissent d\u2019aucune mani\u00e8re l\u2019\u00e9quation et tout reste \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p><strong>Les silences imm\u00e9moriaux<\/strong><\/p>\n<p>Comment une lectrice de Bataille et, de par sa formation litt\u00e9raire, de plein d\u2019autres qu\u2019ils soient Fran\u00e7ais, Alg\u00e9riens, Tunisiens, Marocains ou autres, peut-elle cr\u00e9er des narrateurs et des personnages qui aient un regard aussi <em>\u00abna\u00eff\u00bb<\/em> sur l\u2019amour, les hommes, la vie, l\u2019existence, la soci\u00e9t\u00e9 et Dieu !? Question facile et pourtant inutile.<\/p>\n<p>Les romans de Wafa Ghorbel donnent des voix et dessinent des voies aux silences imm\u00e9moriaux qui se complaisent dans une sorte de non-existence du c\u00f4t\u00e9 des coulisses de la vie. Des r\u00e9cits prenants, qui se lisent d\u2019une traite et que l\u2019on a du mal \u00e0 quitter, m\u00eame apr\u00e8s le dernier mot qui reste suspendu comme un parfum ent\u00eatant. Ce que l\u2019on pourrait consid\u00e9rer par moments comme de la na\u00efvet\u00e9, cr\u00e9e un style, une vision, une mani\u00e8re nouvelle d\u2019interroger le monde en le pointant du doigt, \u00e0 la mani\u00e8re des fieff\u00e9s garnements qui narguent, avec un zeste d\u2019espi\u00e8glerie et une bonne dose de cruaut\u00e9, les adultes bien-pensants. La lumi\u00e8re en devient moins aveuglante, malgr\u00e9 la noirceur d\u00e9cupl\u00e9e de la nuit.<\/p>\n<p>Faut-il se pr\u00e9cipiter sur le premier manuel d\u2019analyse litt\u00e9raire et se presser de jargonner en classant l\u2019un comme l\u2019autre des deux romans dans des moules pr\u00e9\u00e9tablis afin de passer rapidement \u00e0 autre chose ? Qu\u2019il s\u2019agisse de romans autobiographiques, de romans \u00e9pistolaires, d\u2019autofictions ou de fictions , que ces romans soient de facture r\u00e9aliste, fantasmagorique, n\u00e9oromantique, les textes de Wafa Ghorbel, en remuant la fange infecte et en faisant \u00e9clater les cha\u00eenons bien solides de l\u2019hypocrisie qui enserre les soci\u00e9t\u00e9s actuelles, lib\u00e8rent non des relents f\u00e9tides mais la senteur du pur bonheur. Bonheur d\u2019\u00e9crire certes, mais aussi bonheur de s\u2019ouvrir au monde et d\u2019ouvrir son \u00eatre tout entier au pire comme au meilleur. Souffrir, ce n\u2019est pas mourir.<\/p>\n<p>Jouir, ce n\u2019est pas vivre. L\u2019essentiel est ailleurs et la qu\u00eate de cet ailleurs \u2012 peut-\u00eatre une sorte de <em>\u00abm\u00e9taphysique de la s\u00e9paration\u00bb<\/em> (corporelle et spatiale) ou de <em>\u00abdialectique du d\u00e9samour\u00bb<\/em> (des \u00eatres et des choses) \u2012 est fondamentale dans ces deux premiers textes d\u2019une romanci\u00e8re qui trouve ou retrouve sa voix en s\u2019adonnant \u00e0 ce qui est certainement sa vocation premi\u00e8re, l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p><em>* Wafa Ghorbel, \u2018\u2018Le Jasmin noir\u2019\u2019, Maison Tunisienne du Livre, 2016, 237 pages, 18DT; \u2018\u2018Le Tango de la d\u00e9esse des dunes\u2019\u2019, Maison Tunisienne du Livre, 2017, 280 pages, 20DT.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les romans de Wafa Ghorbel donnent des voix et dessinent des voies aux silences imm\u00e9moriaux qui se complaisent dans une sorte de non-existence du c\u00f4t\u00e9 des coulisses de la vie. 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